François Hollande nous a promis la parité et beaucoup de femmes, dont de nombreuses féministes, se sont ralliées à son phallus blanc. Pourtant, les images du nouveau président ne montrent que des hommes. Ce matin, à la mairie de Paris, seule sa compagne, habillée de blanc comme le fut Ségolène, tranchait au milieu d’une masse de costards cravates. Les premières nominations sont sans surprise : Perre-René Lemas secrétaire de l’Elysée, Jean-Marc Ayrault premier ministre et Paul Jean-Ortiz conseiller diplomatique.
Pour l’instant, aucune femme n’a joué un rôle prépondérant dans l’intronisation du nouveau président et dans ses premières apparitions publiques. Certes, il distribue des bises à toutes les femmes qu’il rencontre mais ça nous fait une belle jambe.
Il n’y a pas de doute que des femmes seront nommées dans des postes de responsabilité, plutôt secrétaires d’Etat que ministres d’Etat. Et pour combien de temps ? Résisteront-elles au premier remaniement ministériel ? Nous avons l’habitude de tenir des rôles de potiches, de boniches, de seconds couteaux et de sous-hommes et les espoirs sont très minces de voir les choses changer.
Ségolène Royal résiste bien au renvoi au néant car, en tant qu’ancienne compagne du président et mère de ses quatre enfants, en tant qu’ancienne candidate à la présidence et pilier du PS elle est courtisée par les journalistes et , paradoxalement, on ne l’a jamais autant vue depuis cinq ans. Son rôle n’est pas négligeable car elle rappelle sans se lasser les principes et les lois de la République. Sera-t-elle la première femme présidente de l’Assemblée nationale ? Elle mérite bien ce lot de consolation.
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