
Paul Gauguin, D’où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ? http://www.futura-sciences.com/fr/doc/t/physique/d/lhc-une-cle-pour-le-futur_838/c3/221/p2/
Le Conseil constitutionnel saisi par un homme qui ne parvient pas à retrouver ses origines a jugé que la loi encadrant l’accouchement anonyme était conforme à la Constitution. http://www.elle.fr/Societe/News/Accouchement-sous-X-l-anonymat-est-necessaire-2017864
Il est tout de même choquant qu’en 2012, on juge indispensable d’empêcher des enfants de connaître leur ascendance. Les arguments des spécialistes consultés dans ce cadre ont de quoi choquer le législateur a entendu éviter le déroulement de grossesses et d’accouchements dans des conditions susceptibles de mettre en danger la santé tant de la mère que de l’enfant et prévenir les infanticides ou des abandons d’enfants », car la réalité de cesse de démontrer que pratiquement tous les enfants adoptés et tous les enfants en général éprouvent un jour le besoin impérieux d’avoir une certitude sur leurs origines.Comme le dit Matthieu Evers, à l’origine de la saisine du Conseil, Sans représentation mentale de son histoire, c’est le trou noir.

Peinture rupestre aborigène vieille de 40 000 ans. Elle raconte l’origine du peuple. La recherche des origines est une constante de la condition humaine. http://www.lousonna.ch/dossier/hommes/iaborigenes.html
Contrairement à ce qu’on voudrait nous faire croire, l’accouchement sous X n’a pas été inventé pour protéger la mère et l’enfant mais pour protéger l’honneur d’une famille, les frasques irresponsables d’un homme et son impunité notamment pour une pension alimentaire ou un héritage, satisfaire au diktat de l’église catholique qui excommunie les femmes qui avortent et préfère les enfants malheureux qui hériteront du royaume des cieux aux femmes maîtresses de la procréation,
L’accouchement sous X ne profite pas aux premiers concernés, la mère et l’enfant.Il profite aux partisans de la commercialisation du ventre des femmes, certains membres du corps médical en tête.
Les lobbies anti avortement particulièrement puissants et efficaces au sein de l’Église catholique relayée par le réseau de ses groupes de pression occultes (Opus Dei, Ordre de Malte, etc.) présents dans toutes les hautes sphères du gouvernement, encouragent les femmes à donner naissance à des enfants non désirés, parfois fruits de viol par inceste ou de viol “classique” et ont tout intérêt à ce que l’accouchement sous X perdure. Une pseudo “aide à l’adoption” figure même dans le programme du Front national qui ne se dit pas ouvertement hostile à l’avortement mais qui se dit ouvertement favorable à “l’aide aux mères en détresse”, comprenez dissuasion d’avorter.
Favoriser l’accouchement sous X c’est aussi donner un blanc seing aux hommes irresponsables à l’origine de grossesses non désirées, admirés comme “séducteurs”.
Il n’y a plus ni filles mères ni bâtards pour justifier l’accouchement sous X
A l’époque pas si lointaine des “filles-mères”, quand la femme avait “fauté”, qu’elle était bannie de la société et qu’il ne lui restait souvent pas d’autre issue que la prostitution, on peut admettre que l’accouchement sous X pouvait la protéger. Mais aujourd’hui, il n’y a plus de filles mères, seulement des mères célibataires auxquelles nos institutions ont donné un statut qui se matérialise par des droits spécifiques sous la forme d’allocations de solidarité.
Le foyer monoparental, généralement constitué d’une mère et de ses enfants est nommé, reconnu et admis comme un foyer comme les autres, une famille comme les autres puisque aujourd’hui, avec un divorce pour 5 mariages et les unions libres, pratiquement toute famille a passé, passe et passera par la case foyer monoparental. De nos jours et depuis plusieurs années, dans notre société française, avoir un enfant hors mariage n’est plus une tare même si ça reste un fardeau et que l’homme géniteur n’est responsabilisé qu’au prix de démarches pénibles et risquées. La recherche de paternité n’est pas bien vue par les hommes conernés, on l’a vu avec l’affaire Montand quand le célèbre papypapa a refusé à une jeune fille qui pensait être sa fille, le test de paternité qui lui aurait permis de satisfaire ses questions. La justice lui ayant donné raison, le test de paternité a été fait post mortem ce qui a plus indigné les foules que le besoin pour cette jeune fille de mener sa quête sur ses origines. Même s’il ne s’agissait pas dans cette affaire de naissance sous X, elle illustre le mépris dans lequel on tient les enfants qui se demandent de quels géniteurs ils sont la descendance.
L’accouchement sous X est discriminant pour la mère et l’enfant
L’accouchement sous X est à mettre au même niveau que le mépris dans lequel notre société dirigée par les hommes impose aux femmes un statut inique. Les mâles qui trouvent normal de vendre ou d’acheter des vagins et d’autres orifices féminins continuent à défendre l’anbonymat des géniteurs dans un contexte où l’adoption et la procréation médicalement assistée ainsi que la gestation pour autrui sont devenus un commerce qui rapporte.
A l’occasion des débats publics sur les lois bio éthiques, j’ai entendu l’éminent docteur Olivennes pleurnicher sur le fait que nos lois étaient très en retard par rapport aux possibilités médicales de gestation pour autrui. Nous sommes parfaitement au point, larmoyait-il, nous avons même déjà acqui le matériel nécessaire, nous sommes prêts ùaos la loi n’autorise pas les mères porteuses. Ah comme c’est triste, Monsieur Olivennes, de ne pouvoir disposer de l’utérus des femmes comme on l’entend pour pouvoir se payer des porsches et des villas à Saint Barth aux frais du contribuable. En effet, si la gestation était lé”galisée, la sécurité sociale serait invitée à rembourser cette entreprise très coûteuse. Ajoutons, que cet acte soit-disant médical est coûteux pour la santé de la mère porteuse qui doit subir toutes sortes de contrôles médicaux, de dosages sanguins et hormonaux, des échographies et qui prend des risques comme toutes les femmes qui doivent se gaver d’hormones pour que l’embryon s’accroche solidement aux parois de leur utérus. N’oublions pas encore les risques inhérents à toute grossesse illustrés par le taux de mortalité périnatale élevé aux époques ou dans les pays où les grossesses ne sont pas suivies. Contrairement à ce que voudraient nous faire croire les idéologues religieux ou capitalistes, la nature et le déterminisme reproductif de la femme n’a rien de parfait ni d’anodin. Les contes de fée de Perrault ou d’Andersen sont là pour nous le rappeler en mettant en scène des histoires de veufs qui se remarient pour le malheur de leurs enfants d orphelins. Ils nous rappellent les terribles ravages démogrphiques des milliers de femmes qui mouraient en couches et des bébés qui ne dépassaient pas leur première et unique année de vie.
Encourager des femmes qui sont enceintes sans l’avoir choisi et qui estiment pour des raisons qui les concernent, qu’elles ne peuvent pas élever un enfant, c’est parfaitement cynique pour la santé mentale et physique de la femme et pour l’enfant qui sera abandonné, traumatisé en conséquence, souvent maltraité comme tant d’enfants confiés à la DDASS ont eu l’occasion de le raconter.
Loin de moi l’idée de juger les femmes qui, en toute liberté, confient un enfant à l’adoption. De même, je ne juge pas les couples qui endurent de lourds traitements médicaux dans l’espoir d’avoir un enfant quand la nature ne leur est pas favorable. Je ne juge pas non plus les couples qui choisissent d’adopter un enfant abandonné et qui lui donneront une chance comme les parents adoptifs de Fleur Pellerin, notre nouvelle ministre des PME, l’ont fait.
Ce que je réprouve c’est tout un système légal et religieux qui se substitue à la femme pour décidezr qu’elle ne doit pas avorter et confier le nouveau-né à l’adoption ou alors qu’elle doit louer son utéris,à un prix exorbitant pour sa santé mentale et physique.
Ce que je réprouve, c’est ce système qui trouve bon pour l’enfant de lui cacher l’identité de ses géniteurs et de le lancer dans la vie sans se soucier des souffrances qu’il endurera parce qu’il aura été abandonné et parce qu’il sera délibérément amputé de son histoire personnelle. Toutes les civilisations construisent leur future sur la connaissance de leur passé. Bible, Coran, mythologie grecque, Rêves ches les Aborigènes d’Austrazlie, mythes chez les Indiens d’Amériques, contes véhiculés de génération en génération en Afrique par les griots ou d’autres conteurs dans toutes les communautés humaines, l’objet de ces mythes étant essentiellement d’expliquer l’origine du monde.

Dans la mythologie contemporaine, Paul gauguin a peint une grande fresque sur les origineshttp://lespeinturesdenormac.blogspot.fr/2012/03/van-gogh-e-il-viaggio_25.html
Quel rapport entre l’accouchement sous X, la gestation pour autrui et la prostitution ?
Et on voudrait continuer à institutionnaliser l’interdiction de ce besoin légitime en maintenant l’accouchement sous X.
848000 références quand on tape “gestion pour autrui” sur Google, uniquement en français….La prostitution reposant sur la location d’utérus touche les mêmes pays connus pour l’importance de leurs trafics d’êtres humains comme, par exemple, l’Ukraine, la Russie, la Thaïlande …
Mais, me demanderez vous, quel est le rapport entre le maintien de l’accouchement sous X et la gestation pour autrui ? C’est la préparation d’une loi autorisant en France la location d’utérus. De nombreuses associations soutenues par des sommités du monde de la santé et de la science militent activement pour la promulgation d’une loi autorisant la location d’utérus, ou la gestation pour autrui comme elles disent.
Le lien c’est celui du statut de la femme qui l’infériorise au point de lui faire accepter -servitude volontaire- de louer des parties de son corps et de ne pas en disposer comme elle le souhaiterait. C’est inciter les femmes pauvres à porter les bébés des femmes riches comme autrefois les femmes pauvres nourrissaient au sein les enfants des femmes riches. On appelait alors “frères de lait” ces tandems de gredin riche et gredin pauvre qui avaient été nourri au même sein et dont regorgent les romans de cape et d’épée.
Accouchement sous X, faire un enfant pour autrui, subir des grossesses non désirées, se laisser culpabiliser d’avorter, se rendre malade d’être stérile, sacrifier sa vie professionnelle pour se consacrer à son mari et ses enfants participent de l’exploitation des femmes. Dans toutes ces situations de féminitude, on veut faire croire aux femmes que c’est mieux pour les enfants, ce qui est complètement faux. En quoi l’accouchement sous X protège l’enfant abandonné ? En quoi l’enfant à naître d’une mère porteuse des gamètes d’autres femmes est-il protégé? En quoi un enfant non désiré est-il protégé? En quoi un enfant biologiquement identique à des parents qui le font porter par une autre femme sera-t-il plus heureux ou tout simplement heureux ?
Il n’y a qu’une manière de rendre un enfant heureux, c’est de l’aimer et de lui donner par l’éducation les moyens de se faire une place dans sa famille et dans la société. Trop d’enfants qui sont déjà nés ne bénéficient pas d’amour et de soins indispensables et les adopter est l’acte le plus respectueux et le plus humaniste qui soit. Vouloir à tout prix se reproduire est un acte égoïste et narcissique qui se moque de l’enfant et même, comme le disent certains, c’est un mouvement vers l’eugénisme, la sélection raciale ou sociale.
Documentation

Mères porteuses en Inde. Photo Le Monde2 du 19 juin 2009 (S. Clair)
- L’avis de Marie-Pierre Martinet pour le planning familial Marie-Pierre Martinet : Nous dénonçons le risque de marchandisation du corps des femmes. Dans tous les pays où la GPA est autorisée, de manière plus ou moins encadrée, on observe une régression importante de la condition des femmes. C’est le cas en Inde, mais aussi aux États-Unis. Ce sont généralement les femmes les plus pauvres, les moins autonomes, qui acceptent d’être mères porteuses. Leurs motivations semblent donc davantage financières qu’altruistes. Enfin, au-delà du renforcement de la domination économique des femmes, il existe aussi un risque médical important. Comment est-ce que la société envisage de prendre en compte la mise en danger sociale et médicale de ces femmes ? http://www.regards.fr/societe/faut-il-autoriser-la-gestation
- Synthèse des arguments pour et contre la GPAParmi les tenants d’une autorisation contrôlée du recours aux mères porteuses, on trouve : l’association Maia, le Comité Clara, Elisabeth Badinter, la ministre de la famille, Nadine Morano, Geneviève Delaisi de Perceval, un groupe de travail du Sénat.Parmi les opposants, aux rangs plus fournis, on trouve, le « père » du premier bébé éprouvette français, le médecin René Frydman, la philosophe Sylviane Agacinski, la ministre du logement, Christine Boutin, l’OPESCT (l’office parlementaire dédié à l’éthique qui regroupe plusieurs députés et sénateurs sensibles à ces questions et qui publient des rapports), le Comité Consultatif National d’Ethique, les églises catholiques et protestantes ainsi que les représentants de l’islam et dans une moindre mesure le consistoire de Paris. A propos des opposants, René Frydman se dit « outré par le lobbying de certaines associations qui prônent la légalisation de cette pratique pour défendre les intérêts de quelques nantis ». http://www.lobbycratie.fr/2009/06/19/gestation-pour-autrui-le-debat-sur-les-%C2%AB-meres-porteuses-%C2%BB-accouche-dans-la-complexite/
- la gestation pour autrui un business qui rapporte “si vous ne pouvez pas mener une grossesse nous le ferons pour vous” …en Thaïlande… http://www.global-ivf.com/fr/?catID=8
- Mères porteuses à Kiev http://mere-porteuse.net/Notre clinique propose des garanties et le choix entre des dizaines de femmes de notre base de données, choisies et vérifiées en ce qui concerne la conformité aux exigences de la législation d’Ukraine. Nous résoudrons toutes les questions nécessaires liées à l’organisation et la sécurité du séjour de la mère porteuse à Kiev, les rencontres, le transport etc. Nous proposons quelques diverses séries de services standard, ainsi que les services particuliers.
- $53 040 pour les frais de GPA, dont le tiers pour l’intermédiaire http://www.meres-porteuses.com/futurs-parents/frais
- Comité de soutien pour la légalisation de la GPA http://claradoc.gpa.free.fr/
L’association Clara justifie ainsi son action Nous considérons la femme libre et responsable de son corps, à l’égal de l’homme. Nous considérons qu’il appartient à la femme et à elle seule de décider ou non de venir en aide à une autre femme en portant un enfant avec lequel elle n’a aucun lien génétique.
Nous pensons que la GPA ne doit pas être assimilée à de la « vente d’enfants » car son objet n’est pas l’enfant à naître, mais les conditions de développement in utero d’un embryon déjà existant, issu d’un projet parental .
Nous considérons que la GPA est éthique lorsqu’elle se déroule dans un cadre assurant toute précaution médicale, physique, juridique, psychologique; elle est reconnue alors comme un acte compassionnel de don entre deux femmes qui ont donné leur consentement éclairé.
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