Un relief représentant le blason de la justice et sa balance.

L’accusé, qui devra accomplir au minimum une peine de sûreté de 18 ans, était jugé à huis clos depuis mercredi pour ces agressions sexuelles sur les femmes de 81 et 86 ans le 29 novembre 2008, dans le centre de Reims, à moins d’une heure d’intervalle.

Une première victime avait été agressée à son domicile alors que la seconde avait été violée et frappée dans le hall de son immeuble situé quelques centaines de mètres plus loin. Des traces d’ADN relevées avaient permis de confondre l’accusé.

Lors de ses réquisitions, l’avocate générale a réclamé la perpétuité assortie de la peine de sûreté maximale de 22 ans, évoquant un individu "très ancré dans sa psychopathie, incapable de reconnaître sa responsabilité et qui présente un risque important de récidive".

Célibataire et sans enfant, il avait déjà été condamné par la cour d’appel de Troyes en mai 2009 à 20 ans de réclusion pour avoir commis des viols aggravés sur deux retraitées de 66 et 84 ans en septembre et octobre 2005 à Reims.

En première instance en février 2008, l’homme avait été acquitté par la cour d’assises de la Marne à la faveur de rapports d’expert estimant son sexe trop petit pour pratiquer une pénétration et à cause de l’imprécision des témoignages des victimes.

Le parquet général avait alors interjeté appel du verdict.

  • Francis Evrard Déjà condamné trois fois depuis 1975 pour des attentats à la pudeur et des viols

http://www.franceinfo.fr/actu/faits-divers/article/le-recidiviste-francis-evrard-devant-les-assises-pour-viol-63393

Francis Evrard comparaît à partir d’aujourd’hui devant la cour d’assises du Nord (Douai), pour l’enlèvement et le viol d’Enis, 5 ans, en août 2007 à Roubaix. Déjà condamné trois fois depuis 1975 pour des attentats à la pudeur et des viols, il risque la prison à perpétuité. Un procès qui pose la question du traitement des récidivistes.

C’était le 15 août 2007. L’alerte enlèvement est rapidement déclenchée après l’enlèvement d’Enis, jeune garçon de 5 ans, à Roubaix. L’homme arrêté n’était pas un inconnu des services de police. A 63 ans, Francis Evrard a déjà écopé de 3 condamnations pour attentats à la pudeur ou viols.

Au moment de l’enlèvement et du viol d’Enis, Francis Evrard était sorti de prison depuis un peu plus d’un mois. Il avait été libéré le 2 juillet de la prison de Caen, où il venait de purger une peine de 18 ans de prison pour le viol de deux autres garçons.
_ Cette fois, c’est la perpétuité qu’encourt Francis Evrard.

Le 15 août 2007, l’enfant et son agresseur avaient été retrouvés peu après minuit dans ce garage loué par Evrard, partiellement dénudés, grâce à des témoignages qui avaient permis le déclenchement du plan alerte-enlèvement. Evoquant des “pulsions”, Francis Evrard avait reconnu les attouchements et le viol par pénétration digitale, avant de se rétracter. Sa demande de requalification des faits en attouchements sexuels a été rejetée.

Le calvaire du petit Enis avait relancé le débat sur le contrôle des délinquants sexuels à leur sortie de prison alors qu’Evrard était soumis depuis sa libération à une “surveillance judiciaire” qui s’est révélée inopérante.
_ L’enquête avait révélé par ailleurs qu’il avait obtenu d’un médecin de la
prison de Caen une ordonnance pour du Viagra, dont une plaquette entamée avait été retrouvée dans le garage de Roubaix.

Francis Evrard a récemment écrit au président Nicolas Sarkozy pour lui demander de l’autoriser à “subir une ablation des testicules par chirurgie”, une pratique interdite en France. “A mon âge actuel, je n’en souffrirai pas et cela empêchera mes tendances envers les enfants”, affirmait-il dans une lettre datée du 21 septembre. Pour le père d’Enis, Mustafa Kocakurt, Francis Evrard “se fout de la gueule du monde. Il essaie de se faire passer pour un martyr” à quelques jours de son procès.

Selon l’accusation, Evrard avait commencé en 2004 un traitement de castration chimique dans le seul but de bénéficier d’un aménagement de peine et l’avait interrompu en apprenant que sa demande de libération conditionnelle avait été rejetée. A l’époque des faits, le président de la République Nicolas Sarkozy avait annoncé la création de la loi sur la rétention de sûreté qui permet de maintenir en détention les personnes condamnées à 15 ans de prison ou plus à la fin de leur peine si elles sont toujours considérées dangereuses.

Pour Christophe Régnard, président de l’Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), “la loi (sur la rétention de sûreté) n’a été faite que pour montrer à l’opinion publique que le gouvernement faisait quelque chose”. “Ce qui nous pose problème, on l’a vu récemment avec la joggeuse (enlevée, violée et tuée par un récidiviste en septembre dans l’Essonne, ndlr), c’est que les gens ne sont pas suivis dès leur entrée en prison sur le plan psychiatrique. Si on veut minimiser la récidive, il faut nous donner les moyens de fonctionner”, estime-t-il.
 Un nouveau projet de loi sur la récidive devrait être prochainement examiné par la commission des Lois de l’Assemblée nationale avant la fin octobre.

  • Le service pénitentiaire d’insertion et de probation s’est battu quatre mois pour lui et n’y est pas arrivé

http://www.montpellier.maville.com/actu/actudet_-Assises-24-ans-de-reclusion-pour-le-violeur-recidiviste_10112-1592843_actu.Htm

Un trentenaire était jugé pour une tentative d’agression sexuelle et un viol commis en janvier 2009 à Montpellier et Saint-Jean-de-Védas

La vraie justice,   ce n’est pas celle qui se déguise en vengeance sociale. Une conviction chevillée au corps de Me Benyoucef. Qui, même en briscard du pénal qu’il est, sait bien que cette vérité-là est à répéter à l’envi face à des jurés d’un jour. Des profanes de la chose judiciaire pouvant être tentés de passer outre toute considération philosophique.
D’autant qu’au regard du parcours de l’accusé, il y a, certes, de quoi se glacer. Face à un homme jugé en Assises depuis jeudi pour une tentative d’agression sexuelle et un viol commis les 1er et 7 janvier 2009 à Montpellier et à Saint-Jean-de-Védas. Ajoutant, au sordide de cette instruction, deux condamnations antérieures pour avoir souillé l’intimité de trois autres jeunes femmes, une décennie plus tôt dans le Gard.
Pourquoi tout cela ? Les blouses blanches ont asséné leurs certitudes. Chose certaine pour Me Darrigade, le conseil des victimes :   « Voilà un homme qui rêve sa vie et se projette dans un avenir qu’il n’aura jamais ! Il choisit, par désespoir, douleur, parce que sa vie n’est pas satisfaisante, de s’alcooliser et de prendre des toxiques. Puis, on prend et on se sert. Avec une gradation dans l’horreur : ‘ Je vais te tuer ! Après, je baiserai ton cadavre et je le déposerai devant la gendarmerie.’ »Mais encore ?   « Un homme mêlant la ruse et la force avec un art consommé pour arriver à ses fins », estime l’avocat général Deville dans un réquisitoire flirtant avec le laborieux et le monocorde. À la manière d’un Alain Decaux gavé d’antidépresseurs, façon ‘ canard gersois ‘, vous racontant la fuite de Marie-Antoinette à Varennes.
L’accusation retrouvant à la fin de son réquisitoire, comme par enchantement, une certaine forme de vigueur assumée en réclamant,   « fermement, une peine à la mesure de son parcours ». Soit vingt-cinq années de réclusion dont les deux tiers assortis d’une peine de sûreté et d’une interdiction définitive du territoire à verser dans la tirelire de la société.
Autant dire,   « une peine d’élimination »,estime Me Benyoucef. Et de renchérir :   « Contrairement à ce que vous a dit monsieur l’avocat général, quand on est dans ce box, on est d’abord un homme. Ne l’oubliez pas, ne l’oubliez jamais !. »
L’avocat se lançant ensuite dans un monologue, comme pour se pincer, même trente ans de barre plus tard :   « Y aurait-il, dans ce monde, des hommes dont le seul désir serait de générer le mal ? Moi, je n’y crois pas ! Juger, c’est aussi avoir de l’empathie. On s’étonne après des situations de récidive. Mais en matière de réinsertion, il n’a eu droit à rien ! Les béquilles ont été inexistantes, ça n’a été que le mépris ! Le service pénitentiaire d’insertion et de probation s’est battu quatre mois pour lui et n’y est pas arrivé. Alors lui… S’il appartient à la communauté des monstres, construisez un endroit pour les mettre tous. En espérant que, quand la marée montera, elle en emportera. »
Emportés, les jurés l’ont été par leur intime conviction en condamnant l’accusé à vingt-quatre années de réclusion criminelle. Dont seize de sûreté.

Jean-François CODOMIÉ

  • Jacky Messager, viols sur mineure

http://www.jhm.fr/justice/tribunal-d-assises/4132-vingt-annees-de-reclusion-pour-le-violeur-recidiviste

Accusé de viols répétés commis en 2009 et en 2010 à l’encontre d’une mineure âgée de 12 ans, Jacky Messager a été condamné à 20 années de réclusion criminelle par la cour d’assises de Haute-Marne, hier soir, au terme de la deuxième journée d’un procès mené à huis clos à la demande de la partie civile.

  •  Il percutait les scooters des jeunes filles pour les violer

http://www.mlyon.fr/9416-un-violeur-recidiviste-comparait-depuis-hier-devant-la-cour-d-assises-du-rhone.html