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Archives de Catégorie: Histoire et culture juives

La reconnaissance de « la Palestine » par l’Assemblée nationale implique la destruction d’Israël

Je vous invite à lire cet article lucide de Riposte laïque.

La Connectrice

Le FN et les socialistes voteront de concert pour la création d’un nouvel État musulman

marion_marechal_lepenLe 28 novembre prochain se déroulera à l’ Assemblée nationale un vote fortement symbolique en vue de la reconnaissance d’ un État qui n’a jamais existé dans l’histoire  : La « Palestine » .

L’ imposture historique et morale que représenterait la création d’ un nouvel État musulman sur le sol ancestral du peuple juif signifierait pourtant (mais personne n’est dupe) la fin de l’État d’Israël. L’horrible attentat commis contre une synagogue à Jérusalem le 18 novembre dernier a montré une fois de plus ce que valent les « Palestiniens». C’ est en effet aux cris de « Allah Ouakbar» que les deux terroristes armés d’armes à feu, de couteaux et de haches ont massacré deux rabbins et deux fidèles qui priaient dans ce lieu sacré juif (les deux jihadistes «palestiniens » ont aussi tué lors de cette attaque, d’ une balle dans la tête, un héroïque policier druze israélien) .

Les médias intoxiqués par l’argent des pétromonarchies du Golfe et par l’ antisémitisme de son élite niveleuse considèrent Mahmoud Abbas, le chef de l’ « Autorite Palestinienne » comme un modéré, voire un homme de paix. Mahmoud Abbas, de son nom de guerre Abou Mazen, est pourtant aussi le chef du Fatah et de son aile djihadiste : Les Martyrs des Brigades Al-Aqsa (spécialistes des attentats suicides dans les lieux publiques en Israël ). Le site Wikipedia explique bien (pour ceux qui ne l’auraient pas encore compris) que le nom de cette organisation «…vient du concept islamique de martyr ainsi que du nom de la mosquée Al-Aqsa, lieu saint dans la religion musulmane ».

En 2004, Mahmoud Abbas déclarait officiellement que les «Brigades » faisaient partie intégrante du Fatah dont il est aujourd’hui le chef.

Les «Palestiniens» sont donc majoritairement représentés par des organisations telles que le Hamas, le Djihad Islamique Palestinien (DIP) et le Fatah de Mahmoud Abbas.

Ces mouvements terroristes seraient donc cautionnés par l’ Assemblée nationale française !

Notons les propos de Marion Maréchal Le Pen tenus le 18 novembre dernier sur BFM TV et RMC : «Au FN, nous sommes pour la reconnaissance d’un État palestinien…Donc, je pense que je voterai pour» . Rappelons que cette infâme proposition de reconnaissance d’ un nouvel État Djihadiste sur le sol biblique de l’ « Ancien» et du « Nouveau Testament » émane d’ une proposition des socialistes (à tête plate, comme le disait Nietzsche) de l’Assemblee nationale…

Ajoutons encore que pendant des siècles, le terme «Palestinien» définissait les Juifs. Ainsi, par exemple, le philosophe Emmanuel Kant (1724-1804) décrivait les Juifs dans la première partie de L’Anthropologie comme les «natifs de Palestine en exil». Jusqu’à peu près la moitié du 20ème siècle la Palestine était pour tous – y compris les Arabes – la terre du peuple juif…

Le mot Palestine se réfère en fait au peuple des Philistins dont les origines géographiques se trouvent dans la région de la Mer Égée. C’est donc  un peuple occidental qui n’a aucun rapport avec le monde arabe dont sont issus les «Palestiniens» dont on parle dans les médias depuis quelques décennies et qui sont une «création» datant du 20ème siècle.   C’est avant ou après (on ne sait exactement) la révolte juive de Bar-Kochba qui se déroula entre 132 et 134, que l’Empereur romain Hadrien, qui occupait avec son armée la terre d’Israël, décida de débaptiser la Judée (région de l’ancien royaume d’Israël où vivait la tribu de Juda dont la majorité des Juifs actuels sont les descendants) et de la renommer Palæstina. Ici encore, aucun lien n’existe entre le mot «Palestine»  et un quelconque peuple arabe et/ou musulman !   – C’est seulement au 7ème siècle de l’ère chrétienne  que les Arabes conquirent la «Palestine», c’est-à-dire la terre ancestrale des tribus d’Israël (dont celle de Juda faisait partie).    –  C’est aussi au  7ème siècle de l’ère chrétienne que les Arabes violèrent le lieu le plus saint du judaïsme en construisant à Jérusalem, sur l’emplacement même où se trouvait le Temple du Roi Salomon, la Mosquée El-Aqsa et le Dôme du Rocher. Plus de cent constructions musulmanes existent maintenant sur le mont du Temple !

Pour finir,nous citerons un texte de Paul Claudel qui écrivait avec tant de perspicacité :

« Cela n’empêche pas que dans la lutte engagée mes sympathies ne soient entièrement pour Israël(…) Je ne partage pas du tout la sympathie passionnée de notre ami Massignon pour les Arabes, qui en réalité n’ ont jamais ce qu’ on appelle «habité» cette terre où ils bivouaquent…».

(Paul Claudel, Lettre à Jacques Madaule datée 6 juin 1948).

Frédéric Sroussi

Pétition en faveur de la reconnaissance de la « Palestine » par la France

Lire aussi mon précédent article à propos de l’appel d’autres membres de la communauté juive (Comité d’urgence) contre la reconnaissance de l’Etat palestinien par la France. En effet, pour Shalom Akhshav (la Paix maintenant, LPM), il ne peut y avoir de paix sans la co-existence de deux états, ce que refuse la droite israélienne représentée par  le premier ministre Nétanyahou.

Je note que l’appel du « Comité d’urgence » insiste sur deux points : les frontières de 1967 qui incluent Jérusalem et la reconnaissance d’un Etat palestinien sans contrepartie, unilatéralement.

On observera la liberté d’expression des opinions différentes tant en Israël qu’ailleurs dans la diaspora. Les opposants au pouvoir en place ne craignent pas d’être tués pour leurs opinions, l’assassinat de Yitzhak Rabin  par un opposant de l’extrême droite à Tel Aviv en 1995 étant l’exception qui confirme la règle.

Vue d’un salon parisien, la co existence de deux états semble la solution idéale mais vue d’Israël, un îlot de démocratie au milieu de millions de Musulmans dont la religion prône l’extermination des Juifs, la situation est brûlante et complexe. Personnellement, je ne me permettrais pas de juger de la politique israélienne quand la sécurité de chaque Israélien ou de chaque touriste visitant Israël, est menacée à chaque seconde.

La Connectrice

http://www.lapaixmaintenant.org/L-Assemblee-nationale-francaise-et

L’Assemblée nationale française et la reconnaissance de la Palestine : plusieurs centaines d’Israéliens appuient cette initiative

par La Paix Maintenant, Shalom Akhshav

L’Assemblée nationale doit discuter le 28 novembre d’un projet de résolution invitant le gouvernement à reconnaître un État palestinien.

Nous publions ci-dessous le texte de la pétition en faveur de cette initiative, adressée à l’Assemblée nationale par plus de 700 citoyens israéliens.

En Israël, Shalom Akhshav soutient cette pétition, comme il a soutenu les pétitions antérieures adressées à différents parlements européens (Suède, Angleterre, Espagne…)

Le soutien de la Paix Maintenant

La reconnaissance d’un État palestinien par les parlements européens serait un avertissement bénéfique à la droite israélienne au pouvoir qui refuse obstinément une solution à deux États.

Une telle reconnaissance de la part du parlement français, même si elle ne peut avoir d’autre statut que symbolique, aurait un impact sur l’opinion publique israélienne et pourrait contribuer à la mobilisation des esprits en faveur d’une sortie de l’immobilisme politique dans lequel se complaît le gouvernement israélien actuel.

Le souhait d’une reconnaissance de la Palestine attesterait de l’importance que revêt la solution du conflit israélo-palestinien aux yeux de l’opinion publique française, apportant ainsi un appui précieux au camp de la paix.

Elle indiquerait aux Palestiniens que la préférence doit être donnée à une perspective politique, au détriment d’un désespoir porteur d’actes extrêmes qui leur sont également dommageables.

La Paix Maintenant partage cette position et soutient cette initiative.

Pétition israélienne adressée à l’Assemblée nationale française en faveur de la reconnaissance d’un État palestinien

Nous soussignés, citoyens de l’État d’Israël profondément attachés à la sécurité et au bien-être de notre pays, sommes angoissés par l’impasse diplomatique, l’occupation et la poursuite de la colonisation qui perpétuent la confrontation avec les Palestiniens et annihilent toute chance d’un compromis raisonnable.

Il est évident à nos yeux que la sécurité, voire l’existence de l’État d’Israël, dépendent de la création à ses côtés d’un État de Palestine souverain, vivant en bonne intelligence avec lui. Il n’y a pas d’autre choix que la reconnaissance mutuelle des deux entités nationales, définies par les frontières du 4 juin 1967 susceptibles de modifications mineures agréées d’un commun accord.

Nous saluons et encourageons votre initiative de reconnaître l’État de Palestine, que nous estimons constituer un pas significatif sur le chemin long et semé d’embûches de la paix entre les deux frères ennemis du Proche-Orient.

Au nombre des signataires :

Elie Barnavi, historien, écrivain, ex-ambassadeur d’Israël en France ;

Avraham Burg, député (1988-2006), ex-président de la Knesseth ;

Ran Cohen, député (1984-2009), ex-ministre de l’Industrie et du Commerce ;

Yaël Dayan, écrivain, députée (1992-2003) ;

Tamar Gozansky, économiste, députée (1988-2003) ;

Daniel Kahneman, professeur et chercheur, prix Nobel 2002 en économie ;

Dani Karavan, plasticien et sculpteur, prix d’Israël 1977 ;

Alex Levac, photographe, prix d’Israël 2005 ;

Avishaï Margalit, philosophe et universitaire, prix d’Israël 2010 ;

Mossi Raz, député (1999-2003), président du forum des NGO pour la paix ;

Yossi Sarid, ancien ministre de l’Éducation, député (1974-2006) ;

Joshua Sobol, écrivain et dramaturge, lauréat de nombreux prix ;

Ze’ev Sternhell, historien et penseur politique, prix d’Israël 2008 ;

David Tartakover, graphiste, prix d’Israël 2002 ;

Yaïr Tsaban, membre de la Knesseth (1981-1996), ex-ministre de la Santé ;

Nomika Zion, vit à Sdérot, membre fondateur de Une Autre Voix, qui promeut le dialogue avec les Gazaouis.

 

Appel contre la reconnaissance par la France de l’Etat palestinien avec Jérusalem comme capitale

Honte au gouvernement français qui, sous la menace du terrorisme musulman qu’il favorise en cédant à ses menaces à l’étranger et à l’insurrection en France, s’apprête à reconnaître unilatéralement l’existence d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967 avec Jérusalem comme capitale.

Si Jérusalem devenait la capitale de l’Etat palestinien, qui peut sincèrement croire que les chrétiens du monde entier pourraient continuer à s’y rendre en pèlerinage en toute sécurité ? La réalité est que dans tous les états musulmans du monde, les chrétiens sont persécutés.

http://laconnectrice.wordpress.com/2014/08/16/un-musulman-jordanien-ose-critiquer-les-musulmans/

http://laconnectrice.wordpress.com/2012/01/26/turquie-musulmane-et-genocide-des-chretiens-darmenie/

http://laconnectrice.wordpress.com/2011/03/02/lislam-persecute-les-chretiens/

Articles de ce blog sur la persécution des chrétiens en Islamie

  • http://laconnectrice.wordpress.com/2011/03/02/lislam-persecute-les-chretiens/ Un panorama très documenté sur les persécutions des Chrétiens par les Musulmans aujourd’hui : Génocide arménien et chritianophobie en Turquie contemporaine, persécution des Coptes en Égypte, Maldives, Nigéria, Irak, Chypre, Pakistan, Ingouchie, Philippines …A l’occasion des rassemblements chrétiens dans les églises pour Noël, on assiste à une flambée d’attaques et de menaces contre les chrétiens du Soudan, du Nigéria, du Pakistan, d’Irak, des Philippines et d’Égypte. La plus importante communauté des chrétiens d’Orient, celle des Coptes est particulièrement visée en Égypte où on déplore des dizaines de morts et de blessés suite à l’attentat d’Alexandrie le 1er janvier. Les Chrétiens d’Irak fuient en masse. En France, les lieux de culte de la diaspora copte sont menacés, au nom du Djihad, selon des sites Internet.
    Le spectre d’un génocide des chrétiens d’Orient se dessine. ..

Églises profanées, saccagées, taguées. Paroissiens insultés. Prêtres harcelés. Des centaines d’églises et de cimetières sont profanés chaque année. Les objets de culte sont détruits, des flaques d’urine inondent les parvis et les allées, des stèles funéraires sont maculées et brisées. Les coupables étant rarement identifiés, ces méfaits ne peuvent pas être systématiquement attribués aux musulmans tout comme aux satanistes ou aux néo-nazis. Toutefois on ne peut nier que la cathophobie et l’antichristianisme des uns comme des autres se fertilisent mutuellement contribuant à créer un climat délétère qui encourage les profanations sans que les ténors du gouvernement, des médias et des droitsdel’hommisme s’en insurgent. Sur les forums Internet, de nombreux témoignages déplorent que soit donnée aussi peu d’information sur les méfaits anti chrétiens. Faudra-t-il bientôt voter une loi pour défendre le christianisme en France ?..

Extrait  de ce long article très documenté sur la main mise économique et culturelle sur la France en particulier et l’Occident en général : L‘impérialisme d’une société sur une autre revêt toujours deux aspects : l’un, économique, prend possession des biens, l’autre, culturel, s’empare des esprits.
L’Europe, après avoir été au cours du XIXe siècle un ensemble de puissances impérialistes, a subi à son tour, à la faveur de la 2e guerre mondiale, l’impérialisme des USA, avec le Gold exchange standard, le plan Marshall et Coca-cola d’un côté, Mickey Mouse, John Wayne et Elvis Presley de l’autre.Nous assistons désormais à une nouvelle tentative d’impérialisme qui vient cette fois du monde arabo-musulman. Il est d’une part économique et s’appuie, pour les pays riches, sur l’argent du pétrole et les flux migratoires des populations pauvres, et d’autre part, culturel, avec pour support idéologique une religion, l’Islam. ..

Extrait : Les révolutions arabes ont fait long feu. Même la Tunisie qui semblait avoir opéré une véritable révolution a choisi de voter contre la laïcité pour un parti musulman soit-disant « modéré ».

Le « printemps » qu’on nous annoncé s’est soldé par l’hiver, le gel de la liberté et de la démocratie au profit de l’impérialisme musulman. Partout dans le monde, les révoltes « populaires » s’alimentent du Coran aux cris de « Allah est grand ».

Au moment où la Tunisie vote pour un parti islamiste, les rebelles musulmans d’Al Shebab, commettent des attentats sanglants au Kenya et tentent de renverser le régime somalien en place. Coïncidence ?..

Extrait : L’Afrique, le Moyen-Orient et l’µAsie sont le théâtre régulier d’assassinats de Chrétiens ou de persécutions contre l’exercice de leur culte.

Noël est une date particulièrement prisée par les criminels christianophobes, des Musulmans en général…

Fin mai, des bédouins musulmans auraient attaqué le monastère de Malawi en Haute Égypte, blessé et enlevé des moines.

La communauté chrétienne copte d’Egypte fait l’objet de persécutions régulières et sont accusées par les intégristes musulmans de pactiser avec l’ennemi étranger.
Moubarak ne fait rien pour les protéger malgré leurs appels désespérés.

http://yclady.free.fr/avenir_copte.html

Il y a quelques jours, des centaines de Coptes vivant en France ont manifesté à République.
Il n’y avait pas un seul journaliste et aucune information n’a filtré sur ce rassemblement important au regard du nombre de Coptes en France et dans le monde.

Je suis athée mais je n’aime pas savoir que des gens sont persécutés au nom de leur pensée, même religieuse, dans l’indifférence totale.

Un exemple de plus des agissements des ouailles de la religion censée être la plus tolérante au monde : l’Islam.
Je connais la réponse : ces bédoins ne sont pas de bons musulmans.

Dieu, que de mauvais musulmans sur cette terre !…….

On lira aussi l’article suivant sur la pétition de La Paix maintenant en faveur de la reconnaissance de « la Palestine ». http://laconnectrice.wordpress.com/2014/11/20/petition-en-faveur-de-la-reconnaissance-de-la-palestine-par-la-france/

Source image http://www.franceculture.fr/2011-09-19-israel-%E2%80%93-palestine-la-situation-recente.html

Honte aux parlementaires qui voteraient cette reconnaissance alors que les Français, leurs lois et leur culture sont constamment menacés par les Musulmans qui vivent en France pour se faire payer « la dette coloniale », nous donner des leçons de démocratie (alors que TOUS  les pays musulmans sont des dictatures), qui sont fiers de « niquer la France », qui pillent l’aide sociale sous toutes ses formes (les ensembles de logements sociaux sont des zones de non droit où règnent délinquance, criminalité et incivilités au quotidien), qui affirment que « les lois d’Allah sont supérieures à celles de la République », qui remplissent nos prisons souvent parce qu’ils ont violé des non musulmanes et qui nous pourrissent la vie au quotidien, y compris dans les écoles où ils empêchent les élèves d’étudier et les enseignants d’enseigner autre chose que le Coran.

Nous subissons l’islamisation de la France, balayons devant notre porte sans l’imposer aux autres nations.

La communauté juive se refuse officiellement à parler de guerre de religion mais Eric Zemmour n’a pas hésité à le dire à propos de l’assassinat des quatre rabbins de Jérusalem et de tous les attentats et enlèvements récents ayant frappé Israël.

Pour ma part, il s’agit bien d’une guerre de religion déclarée depuis le 7ème siècle par Mahommet et ses suppôts. Ce n’est pas pour rien que les Musulmans revendiquent le Djihad, la guerre sainte et que nos autorités qualifient les bourreaux d’Allah de Jihadistes. Assez d’hypocrisie, appelons les choses par leur nom pour mieux les éradiquer.

9 novembre 1989. Chute du mur de Berlin saluée par Rostropovovitch

Rien n’est plus fort que la musique pour exprimer une émotion si intense qu’elle est indicible.

Le 9 novembre 1989, après 30 années de blocus, les Allemands cassaient le mur de Berlin afin qu’Allemands de l’Est et Allemands de l’Ouest puissent se retrouver et se déplacer librement hors des frontières du rideau de fer. C’était une véritable révolution qui entraîna la chute de l’Union soviétique et la relative autonomie des républiques qui la constituaient car Moscou veille toujours et son conflit actuel avec l’Ukraine en est la douloureuse preuve. La plus grande réussite de la chute du mur de Berlin est incontestablement la réunification de l’Allemagne qui continue de s’affermir malgré des difficultés évidentes.

A la suite de la chute du mur, des milliers de jeunes européens et américains vinrent célébrer l’événement avec les Allemands, un pas de plus dans le pardon de cette nation impérialiste et belliqueuse qui avait fait souffrir tant de peuples. L’amitié franco allemande est sans doute la plus grande victoire jamais connue sur la haine entre les peuples et on aimerait qu’elle serve d’exemple à d’autres peuples actuellement en conflit. Si µFrançais et Allemands ont pu conjurer une haine ancestrale marquée par de terribles guerres meurtrières pour les combattants comme pour les civils, alors rien n’est impossible comme, par exemple, la paix entre Israéliens et Palestiniens …à condition de le vouloir …

Mon séjour à Berlin en 1964

J’ai séjourné une année scolaire à Berlin en 1964, un an seulement après l’érection du mur et l’enfermement des Allemands de l’Est dans un système totalitaire immonde.

A cette époque, Berlin était comme une île  cernée car les Vopos (VolksPolizei, police du peuple) et leur clones armés et menaçants dans leurs uniformes vert de gris (en fait je ne me souviens pas de la nuance exacte mais ils rappelaient trop les uniformes nazis) contrôlaient tous les points de passage dont celui qui permettait de rejoindre Berlin. Des kilomètres de voitures attendaient de pouvoir passer le contrôle.

Entre Berlin Est et Berlin Ouest, un espace de terre meuble bien ratissée pour y repérer d’éventuelles traces de pas était gardé par des chiens loups attachés par une longe glissante leur permettant de courir et des miradors gardés par des soldats aux armes bien visibles. Malgré ce précautions, des Allemands de l’Est tentaient épisodiquement au péril de leur vie de rejoindre l’Ouest. Certains ont pu profiter des manœuvres des troupes alliées pour se cacher dans les coffres des véhicules. Je me souviens d’un militaire français racontant qu’il avait « ramené un oiseau ».

On pouvait se rendre à Berlin Est depuis l’Ouest en passant par le contrôle de « Checkpoint Charlie », ce fameux point de passage où, après la chute du mur on pouvait lire « Charlie is retired » (Charlie a pris sa retraite). Je me suis ainsi rendue plusieurs fois à l’Est où j’ai pu visiter le fabuleux musée Pergamon et y admirer les immenses bas-reliefs des portes de Babylone et de celle d’Ishtar. J’ai été abordée par des jeunes qui m’ont invitée chez eux à boire de la bière et manger des saucisses, ce qui m’a valu plus tard d’être accusée d’espionnage par la police militaire et une visite des RG chez mes parents en France. Naïve et sceptique je n’avais pas voulu croire que Berlin était un nid d’espion et je devais en faire les frais. J’étais dans le déni, je ne voulais pas croire que les Allemands de l’Est et les Soviétiques étaient des méchants influencée que j’étais alors par l’idéologie communiste répandue en France chez les intellectuels. Cette expérience m’ayant servi de leçon, je suis aujourd’hui très vigilante sur le déni, en particulier celui que partagent les socialistes sur l’islamisation de la France et la réalité du Jihad.

Le métro de Berlin passait par des lignes désaffectées parce que situées à l’Est. Faiblement éclairées elles laissaient voir des soldats en arme sur les quais et c’était lugubre. De manière générale, je trouve que les photos de l’époque du mur publiées actuellement dans la presse ne rendent pas compte de la noirceur, de la tristesse, de la menace et de la grisaille qui régnaient alors. Les images gravées dans ma mémoire sont toutes en noir, blanc et gris.

Il régnait à Berlin Ouest une intense vie culturelle car les artistes du monde entier venaient nous rendre visite dans notre île. J’ai pu voir danser Rudolph Noureeve et Margot Fonteyn, écouter Juliette Gréco et Vladimir Ashkenazy ainsi que les merveilleux concerts donnés par la Philharmonie de Berlin dans une salle à l’acoustique prodigieuse toute vêtue de bois. A l’extérieur, la HansaPlatz était peuplée de sculptures contemporaines et lotie de petits immeubles de style Bauhaus aux couleurs chères à Mondrian.

De nombreuses boites de nuit dont certaine gigantesques accueillaient une jeunesse ivre de plaisirs et de rencontres. On y croisait des étudiants et de jeunes soldats français, américains ou belges membres des troupes d’occupation. L’armée allemande démilitarisée était embauchée pour dégager les rues ensevelies sous la neige abondante dans ce climat continental.Je pense qu’à cette époque la population de Berlin était particulièrement jeune.

L’horreur de la guerre était prégnante avec de nombreux immeubles en ruine constellée d’éclats d’obus et la KurfûrstendamKirche décapitée. La plus atroce vision que j’eus fut celle des objets rassemblés par les Nations unies pour illustrer la Shoah. J’y vis des tapis tissés en cheveux de juifs, des abats-jour en peau de juif et du savon fabriqué avec de la graisse de juif. L’exploitation de l’homme vivant et mort n’aura jamais été poussée plus loin que par les Nazis, ce que de nombreuses personnes continuent à ignorer en utilisant le terme nazi à tort et à travers.

Redevenue capitale de l’Allemagne, Berlin est aujourd’hui l’une des métropoles les plus séduisantes d’Europe même si elle n’a pas encore fini de faire son ménage d’après guerre. Berlin reste une destination touristique privilégiée et on y fait toujours la fête.

Pour en savoir plus

 

 

 

 

 

Les antisionistes sont complices des crimes de l’Islam

Le coup du sionisme, alibi grotesque pour innocenter l’islam

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Israel3A ceux qui veulent m’enfumer, me détourner  et me distraire avec leur théorie nauséabonde du complot sioniste, qui sous-entend juifs chez eux, qui tue ses apostats, décapite les otages, se livre à la prostitution halal, commet des crimes contre l’humanité, mène une croisade acharnée contre les autres religions, opprime et réprime et les libres-penseurs aujourd’hui, je dis bien aujourd’hui, est-ce l’islam ou le sionisme, de l’hébreu Sion, nom des collines de Jérusalem, devenu un mouvement politique de caractère messianique à la fin du XIX e siècle et dont le fondateur Theodor Herzl serait un saint homme en comparaison avec le fondateur de la secte mahométane ?

Qui est un frein au développement humain et  présente un réel danger pour la petite enfance ? Qui massacre les siens en Syrie, en Irak, en Tunisie, en Afghanistan, au Soudan et son lot des millions de morts,  au Pakistan, en Libye et hier en Algérie c’est encore l’islam ou le sionisme ?

Qui pose des bombes dans les lieux de culte et met en péril la pérennité de l’humanité est-ce l’islam ou le sionisme ?

Qui est en train de somaliser la Tunisie, de liquider physiquement leurs hommes politiques, de massacrer ses forces de l’ordre, de transformer ce pays en mouroir à ciel ouvert, de dégrader son image, pour en faire un pays pourvoyeur de main d’oeuvre sexuelle et djihadiste après avoir été un symbole du bien vivre ensemble et un havre de paix pour ses enfants indépendamment de leurs croyances est-ce le sionisme ou l’islam ?

Qui a vendu sa patrie au nom des intérêts supérieurs de son idéologie et s’illustre par l’exécution sommaire et atroce des opposants politiques en Tunisie, sont-ce des musulmans ou des sionistes ?

Qui défend son territoire et a fait de sa terre un vrai modèle de développement économique, industriel, technologique, culturel, scientifique, éducatif, social, universitaire, bio-médical, sociétal est-ce l’islam ou le sionisme ?

Qui menace publiquement le monde de le mettre à feu et sang, qui tient des propos fracassants et inquiétants quant à la reconquête de  l’Espagne, la chute du Vatican, et veut imposer ses lois criminelles, scélérates et racistes  au monde  est-ce l’islam ou le sionisme ?

Qui excise, mutile, égorge, s’enivre du sang des chrétiens syriens et irakiens, appelle au meurtre des « mécréants »,  exalte, sanctifie l’ultra-violence, rackette les chrétiens, détruit leurs lieux de culte, viole et kidnappe leurs femmes et les assimile à des sous-hommes ainsi que pour les juifs, est-ce l’islam ou le sionisme ?

Qui incite aux pratiques de la pédophilie, de la nécrophilie, du cannibalisme, traite la femme au XXI e siècle comme  objet sexuel, un être dépourvu de foi et de raison, qui ordonne sa lapidation et fait d’elle une coupable de son viol, qui la prive de ses droits les plus élémentaires  est-ce franchement l’islam ou le sionisme ?

Qui est le responsable de la quasi totalité des attentats terroristes dans le monde depuis ce funeste jour du 11 septembre 2001 est-ce l’islam ou le sionisme ?

Qui encore ne reconnaît à l’homme le droit à la liberté de conscience et de culte est-ce l’islam ou le sionisme ? Tout parallèle avec le sionisme est inopportun et insultant pour ce dernier qui oeuvre pour la pérennité de la patrie contrairement à l’islam qui n’a de cesse tant qu’il n’a pas détruit les Etats-nations pour leur substituer le Reich islamique, l’Oumma.

La réalité des faits ne plaide aucunement en faveur de l’islam et personne au monde ne peut lui tordre le cou et la travestir, En l’état actuel de la déferlante de la barbarie humaine sur les pays musulmans, tout indique que l’islam porte en lui tous les germes de crime contre l’humanité.

Quand bien même le sionisme serait une idéologie satanique, malfaisante, totalitaire et génocidaire ce dont il est permis de douter, et à supposer que les laudateurs de l’islam soient à même de prouver le contraire, ce n’est pas pour autant une raison pour esquiver la haute toxicité de l’islam et le draper dans sa vertu.  Un criminel doit répondre de ses actes et non pas chercher à les occulter en prenant comme argument les prétendus crimes d’autrui. Les musulmans sont restés des éternels adolescents, immatures et irresponsables. Ils sont comme cet enfant dans la cour de récré que sa maîtresse attrape la main dans le sac en train de voler des bonbons dans le cartable de son camarade et qui pour sa défense présente comme excuse, pourquoi vous m’incriminez alors qu’il y en a d’autres qui le font. Ces autres n’ont pas été pris pourtant en flagrant délit de vol. S’il y a aujourd’hui un coupable avéré c’est bien l’islam.

Ce ne sont certainement pas les musulmans qui vont accuser l’islam d’enrégimenter les brigades de terroristes et de nymphomanes souvent mineures. Les prostituées d’Allah qui livrent leurs corps aux terroristes ne sont pas sionistes, elles sont musulmanes. Les djihadistes tunisiens qui mènent la guerre de la terreur dans les pays du Levant, peu importe l’identité de leurs commanditaires, ne sont pas non plus des sionistes ils sont des musulmans pris dans le tourbillon de l’ivresse du paradis promis par Mahomet aux criminels qui oeuvrent dans la voie d’Allah.

Le sionisme qui n’a jamais fait de l’islam son bouc-émissaire  ne doit pas servir de voile pour masquer les atrocités abominables imputables aux musulmans ni d’alibi grotesque pour innocenter l’islam.

Salem Ben Ammar

Il est plus facile de combattre le terrorisme islamique en Irak que décréter l’état de siège (article 36) en France

Source image  http://www.lefigaro.fr/international/2014/09/24/01003-20140924ARTFIG00467-assassinat-d-herve-gourdel-le-crime-djihadiste-qui-defie-la-france.php. Photo Anne-Christine Poujoulat, AFP

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R.I.P. Hervé Gourdel

Actualisation au 26/09/2014

Je viens d’entendre sur RMC qu’Hervé Gourdel pourrait avoir été trahi par un franco algérien de Lille qui l’accompagnait dans ce trekking. Le suspect aurant entraîné Hervé dans une zone réputée dangereuse sans prévenir la police ni les guides locaux. Preuve sil en était besoin que l’ennemi est à l’intérieur, comme je le démontre dans cet article. Rappelons que Lille est connue pour favoriser ses Musulmans avec la volonté de Martine Aubry et le soutien de son époux avocat spécialisé dans la cause des « pauvres » musulmans.

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Ce mercredi soir nous apprenions la décapitation de Hervé Gourdel, 55 ans, originaire de Nice. Ce guide de haute montagne avait été enlevé en Algérie en tant que Français, pour le compte de l’Etat islamique que les experts soupçonnent d’avoir payé Abdelmalek Gouri, alias Khaled Abou Souleimane. Les personnes qui participaient avec Hervé Gourdel à un trekking ont raconté que les terroristes leur avaient demandé leurs passeports et qu’ils avaient choisi leur victime parce qu’elle était française et uniquement pour cette raison. Cela ne vous rappelle rien ? Moi si, l’étoile jaune.

Profondément touchés par cet assassinat, le maire de Nice Christian Estrosi, Pierre Lellouche et l’avocat anti-terroriste Thibault de Montbrial ont tout de suite déclaré, chacun à sa façon, que l’ennemi était déjà installé sur notre territoire et que c’était en France que l’essentiel de la lutte anti-terroriste devait se mener.

En effet, si nos dirigeants désiraient réellement protéger le peuple de France, ils combattraient sur le territoire toutes ces menées djihadistes qui, depuis des années,  visent à semer le chaos pour détruire notre culture afin de nous dominer comme Saladin ou l’empire Ottoman, une nostalgie qu’ils évoquent dans nombre de leurs vidéos de propagande belliqueuse.

C’est ici, en France, qu’il est urgent d’agir pour nous défendre et non pas prétendre juguler le terrorisme en envoyant des avions bombarder l’Etat islamique en Irak à des milliers de kilomètres car l’ennemi est depuis longtemps dans nos murs pour « niquer la France » comme s’en vantent tous ces Français de papiers à travers leurs manifestations de rue, leurs prêches, leurs sites Internet, leurs propos publics (Houria Bouteldja fut relaxée !), leurs vidéos et leurs textes de rap ou de hip hop ainsi que leur comportement hostile au quotidien.

Les djihadistes sont tellement bien insérés parmi nous que,  pour mener à bien l’éradication du terrorisme sur le territoire, il faudrait promulguer l’état d’exception, donner à la police et à l’armée des pouvoirs spéciaux et, surtout affirmer la volonté politique de protéger le peuple. Ce mercredi soir, Le discours de circonstance de François Hollande ne disait rien de cela, il justifiait avec emphase la nécessité de s’engager en Irak tandis que son ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve prétendait nous réconforter en nous adjurant de ne pas avoir peur malgré le ratage incompréhensible de trois jihadistes de retour de Syrie.

Malheureusement, il n’en sera rien car les dirigeants qui voient midi à leur porte, qui gouvernent à court terme et sont dans un déni total du danger qui menace quotidiennement le peuple, préfèrent toucher des avantages en espèces et en nature des dirigeants du monde musulman.

L’Histoire nous enseigne que la conquête d’un territoire ne peut se faire qu’avec la collaboration des pouvoirs autochtones. L’UMPS a depuis longtemps vendu la France aux Musulmans.

 L’Etat islamique appelle les Musulmans du monde entier à tuer les infidèles

L’Etat islamique, Daech vient de déclarer la guerre à la France, ce qu’il a matérialisé tout de suite en enlevant un alpiniste français en Kabylie.

Dans un message audio de 42 minutes diffusé dimanche via Twitter, le porte-parole de l’organisation Etat islamique, Abu Mohammed al-Adnani, exhorte les musulmans du monde entier à tuer les « infidèles américains ou européens ». Il vise les « citoyens des pays qui font partie de la coalition contre l’État islamique », et particulièrement les Français, les Américains, les Australiens et les Canadiens. 
En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/daech-appelle-a-tuer-des-civils-francais_1577993.html#4FCfxrRuu8Zj6ayf.99

L’état islamique ne fait pas de différence entre les Musulmans contrairement à ce qu’affirment nos dirigeants , ceux qui les soutiennent et tous ces « savants » hypocrites car experts en taqiya qui prétendent nous apprendre ce qu’est le « véritable » Islam. Merci, qu’il soit véritable, authentique ou pas, on peut mesurer chaque seconde le désastre causé par tout ce qui se dit et se fait au nom de l’Islam.

Alors que nos gouvernants et les tenants du politiquement correct s’acharnent à nous répéter, comme si c’était le plus important pour nous,  que tous les Musulmans ne sont pas des terroristes, qu’il faut faire la différence entre les Musulmans, les islamistes et les djihadistes, l’Etat islamique appelle tous les Musulmans du monde entier à tuer les infidèles. Tous les Musulmans. Ce qui est logique  l’oumma islamiya est Une.

Les Français qui se pensent les plus intelligents du monde s’obstinent à expliquer au peuple de France qu’on ne doit pas confondre les Chiites avec les Sunnites, les Salafistes avec les Wahhabites et ainsi de suite. Il est vrai que , officiellement, les Chiites font la guerre aux Sunnites et réciproquement mais en réalité, tous les Musulmans s’unissent lorsqu’il s’agit de soumettre et d’exterminer les Koufir, les non musulmans. De même on nous explique que le voile n’est pas la burqa, que le tchador n’est pas le hijab et que le haïk n’est pas le sitar, comme si le chiffon quelque soit sa longueur n’était pas l’étendard de l’Islam et le symbole de la soumission de la femme.

Moi qui ne suis ni experte ni savante, je constate dans la vie quotidienne qu’en cas de dissension, le Musulman prend toujours le parti du Musulman contre moi sans savoir de quoi il en retourne, que le désaccord soit verbal ou comportemental, qu’il soit bénin ou grave. Au début je ne comprenais pas pourquoi un attroupement se formait très rapidement autour de moi quand j’avais un problème -souvent à cause de ma chienne, l’animal le plus sale pour un musulman- avec un musulman. J’en voyais un arriver, deux, trois, puis dix et je compris comment se développaient les émeutes de banlieue. On se souvient aussi des manifestations de la famille et des amis du criminel assassin de Sohane lors de sa condamnation. Les exemples ne manquent pas, malheureusement.Edwy Plenel et ses semblables pourront toujours sortir des ouvrages en faveur des gentils musulmans, la réalité démontre chaque jour qui passe qu’ils sont gentils en apparence mais que sur le fond ils sont mes ennemis de l’intérieur.

La France est depuis de nombreuses années dans un état de guerre civile

Actes insurrectionnels

Insurrections musulmanes dans les cités de toutes les villes de France dès lors qu’un musulmans délinquant ou criminel (on se souvient du braquage du casino d’Uriage en 2012 quand les braqueurs aux armes lourdes s’étaient réfugiés dans « leur cité » qui avait alors connu de violentes émeutes ; on se souvient aussi des émeutes qui ont suivi l’interpellation à Trappes du mari récalcitrant d’une femme en burqa)

Menaces d’attentat sur le territoire français en permanence dont la dernière officiellement annoncée par l’EI

Djihadistes de nationalité française ou domiciliés en France, des milliers selon certains experts

Cités ou quartiers de logements sociaux repaires de délinquants et criminels qui en font des zones de non-droit en agressant la police, les pompiers, secouristes, médecins et tout représentant de l’ordre social

Sur-représentation des Musulmans dans les prisons françaises

Manifestations dans les tribunaux lors de la condamnation de délinquants et criminels musulmans

Montée notable des meurtres par égorgement à l’arme blanche

Affichage de la religion par le voile, le kamis, la barbe, les drapeaux djihadistes (Hamas, Hezbollah, EIL) dans les manifestations « pro-palestiniennes » et présence de drapeaux algériens, marocains et tunisiens lors de mariages « ethniques » de plus en plus nombreux dans nos mairies.

Recrudescence des actes antisémites

Exhibition des drapeaux du Hamas, du Hezbollah et de l’Etat islamique dans les manifestations « pro palestiniennes », en fait pro musulmanes, antisémites et anti koufar en général.

Propagande et contraintes

Revendication à la France du « paiement de la dette coloniale » soutenue par l’ensemble de la gauche

Refus des lois de la République parce que « les lois d’Allah sont supérieures à celles de la République »

Renouveau de l’Islam primitif nourri par des prêches dans les mosquées, des centaines de sites Internet et des milliers d’enregistrements audio et vidéo massivement diffusés

Diffusion massive du coran en arabe et en français, manuel d’incitation à la haine de tous ceux qui ne sont pas musulmans et « formation » de djihadistes, guerriers pour la cause de l’Islam à l’image de Mahomet chef de guerre

Valorisation de prêcheurs comme Tarik Ramadan, vedette de la télévision francophone, qui détournent les principes des Droits de l’homme pour les retourner à leur avantage (taqiya, mensonge stratégique, inversion des valeurs)

Diffusion sur l’Internet en français de nombreuses vidéos appelant au djihad et exaltant la haine du non musulman.

Diffusion sur l’Internet de nombreux sites en français destinés à convertir à l’Islam et à rééduquer les Musulmans qui n’appliquent pas strictement la charia.

Surveillance par les voisins de l’observation de la charia, notamment pendant le Ramadan.

Enlèvements d’enfants et mariages forcés

Revendications satisfaites et autres concessions

Prolifération de commerces halal , introduction dissimulée de la viande halal dans les boucheries et supermarchés, halalisation des abattoirs et généralisation de la nourriture halal dans les cantines et les manifestations festives publiques. Corollaire : disparition des charcuteries dans de nombreux quartiers.

Célébration du Ramadan à la mairie de Paris et dans d’autres communes.

 salles de prières dans les entreprises et les lieux publics comme les universités

WC à la turque avec tuyau d’arrosage selon le rite musulman

Baux emphytéotiques accordés par les municipalités pour la construction de mosquée

Un deuxième cimetière exclusivement musulman à Strasbourg (le premier est celui de Bobigny).

Citoyens français et ministres nantis de la double nationalité parce qu’on ne peut jamais abandonner la nationalité d’un pays musulman comme on ne peut jamais quitter la religion musulmane sous peine de mort (apostasie)

Etc. etc. vous pouvez continuer la liste ..

Notes :

Qu’est-ce que l’état de siège ?

En France, l’état de siège est un dispositif législatif que la Constitution française de 1958 a encadré dans son article 361.

L’état de siège est codifié dans le Code de la défense. Il permet le transfert de pouvoirs de police de l’autorité civile à l’autorité militaire, la création de juridictions militaires et l’extension des pouvoirs de policeIl ne peut être mis en œuvre que sur une partie du territoire, après délibération du Conseil des ministres et avec signature présidentielle2, lorsqu’il y a péril imminent du fait d’une insurrection armée ou d’une guerre. Pendant l’état de siège, il y a un transfert de pouvoirs des autorités civiles aux autorités militaires. La prolongation de l’état de siège au-delà de 12 jours est soumise à l’autorisation du Parlement1. http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tat_de_si%C3%A8ge_(France)

Le braqueur du casino d’Uriage libéré au grand dam des syndicats de policiers http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20120713.OBS7273/uriage-le-second-braqueur-du-casino-libere.html

Daech, Daesch, al-Dawla al-Islamiya fi Iraq wa ash-Sham, Etat islamique, EI, EIIL . Mais kesako ?

Révision au 08/09/2014 

Qu’est-ce donc que ce Daech, cet État islamique, ce califat, ce pays de Sham ou Dawla qui à la fois sème la terreur pour ses opposants et exerce une fascination pour ses partisans ?

Le drapeau de l’Etat islamique

Lep rojet de conquête de l’Etat islamique

ISIS goal of creating a Caliphate across not only the Muslim world but former Muslim regions like Spain (Jihadology)

http://www.aymennjawad.org/14486/iraq-resurgent-insurgency-interview-with-aymenn

2. ISIS has pr

Comme je ne lis par l’arabe et que je ne me fie pas aux traductions automatiques proposées par le Net, je regarde les médias libanais francophones l’Orient-le-jour et Al-manar. J’ai également lu un article sur « nuit-d’orient », un site israélien. C’est une manière intéressante de connaître l’opinion locale sur les questions internationales qui nous préoccupent actuellement.

On pouvait voir sur YouTube des vidéos terrifiantes artistiquement et professionnellement conçues pour attirer de nouveaux Jihadistes dans cette résurrection de califat et peut-être aussi pour avertir les Occidentaux qu’ils ne peuvent que perdre le Jihad, la guerre sainte de l’Islam qui a pour objectif de conquérir tout le monde non musulman mais aussi rééduquer les Musulmans qui se sont écartés de l’application stricte des préceptes du Coran. Dans ces vidéos il est souvent affirmé la nécessité d’une revanche sur la perte de l’empire ottoman et donc la volonté de recréer un empire, le pays de Sham (voir la carte ci-dessous).

Vocabulaire pour comprendre l’Etat islamique

  • Daech ou Daesch : acronyme de al-Dawla al-Islamiya fi Iraq wa ash-Sham
  • al-Dawla al-Islamiya fi Iraq wa ash-Sham : Daech
  • Dawla ou daoula : Daech
  • EIIL : Etat Islamique en Irak et au Levant (Daech)
  • EIL : Etat islamique au Levant (Daech)
  • EI : Etat islamique (Daech)
  • ISIS :  The Islamic State of Irak  and Syria (Daesch)
  • IS : Islamic State (Daech)
  • Cham, Al-Sham ou pays de Cham : pays mythique du Coran qui recouvre le Sud de la Turquie, l’Irak, la Syrie, la Jordanie, Israël, bande de Gaza et une partie de l’Egypte.

Source de la carte  http://www.planete-islam.com/showthread.php?66492-O%F9-se-situe-la-r%E9gion-du-Sh%E2m

  • Jihad ou Djihad : guerre sainte, le devoir de tout véritable Musulman
  • Jihadiste ou djihadiste : le combattant de la guerre sainte
  • Koufar ou koufir : le non musulman
  • Califat ou khilafah : Territoire musulman dirigé par un calife qui se dit successeur de Mahomet. Le dernier califat historique fut l’Empire ottoman. Les Musulmans n’ont jamais accepté leur défaite et le démantèlement consécutif de leur empire. LC

Un califat ou khalifat (arabe : خِلافة) est le territoire reconnaissant l’autorité d’un calife (arabe : خليفة), successeur de Mahomet, le prophète de l’islam, dans l’exercice politique du pouvoir. Ce mot sert aussi à désigner le régime politique lui-même et la période pendant laquelle il s’exerce (ex. « pendant le califat de Haroun Al Rachid »). .. De nombreux mouvements jihadistes et extrémistes ont pour projet politique la restauration du califat, qu’ils partagent avec les mouvements issus de l’islam politique dont Al-Qaïda qui utilise la violence pour y parvenir9.

Le dimanche 29 juin 2014, l’État islamique en Irak et au Levant a été le premier des mouvements djihadistes à prétendre avoir rétabli le califat en proclamant calife son chef Abou Bakr al-Baghdadi, sous le nom d’Ibrahim, le mouvement djihadiste demandant à tous les musulmans de lui faire allégeance10. Quelques groupes djihadistes à travers le monde pourraient accepter de se ranger derrière lui. http://fr.wikipedia.org/wiki/Califat

  • Dajjal : L’Antechrist. Pour les Chiites, le Daech sunnite est l’Antéchrist. LC

Apparaissant dans la tradition musulmane, il fait mention d’une figure eschatologique appelée al-Dajjâl (le Trompeur ou l’Imposteur) ou al-Masîh al-Daajjâl (le Faux Messie ou le Christ imposteur)28 correspondant à l’Antéchrist. C’est un faux-messie qui apparaît à la fin des temps. Certains courants l’identifient à la « Bête » (dâbba)29, dont parle le Coran30 qui sort de terre parmi d’autres signes annonciateurs. http://fr.wikipedia.org/wiki/Ant%C3%A9christ#Dans_l.27islam

Apparaissant dans la tradition musulmane, il fait mention d’une figure eschatologique appelée al-Dajjâl (le Trompeur ou l’Imposteur) ou al-Masîh al-Daajjâl (le Faux Messie ou le Christ imposteur)28 correspondant à l’Antéchrist. C’est un faux-messie qui apparaît à la fin des temps. Certains courants l’identifient à la « Bête » (dâbba)29, dont parle le Coran30 qui sort de terre parmi d’autres signes annonciateurs.

  • Mahdi :El Mahdi (arabe : mahdīy, مَهْديّ, « personne guidée (par Dieu) ; celle qui montre le chemin ») ou le Mahdi Mountadhar (arabe : المهدي المنتظر, « le guide attendu ») ou le Khalifat Allah (« Roi élu par Dieu ») est le « sauveur » attendu des musulmans qui devrait apparaître à la fin des temps tel qu’annoncé par certains hadiths. http://fr.wikipedia.org/wiki/Mahdi

Il est souvent fait référence au Mahdi dans les prêches et la propagande islamiste. Pour les Chiites qui contestent Daech, le califat ne pourra être proclamé qu’après l’arrivée du Mahdi. LC

  • kharidjite : Le kharidjisme est une pratique puritaine de l’islam, à la morale rigoriste, condamnant tout luxe. La foi n’a de valeur que si elle est justifiée par les œuvres.http://fr.wikipedia.org/wiki/Kharidjisme Les Kharidjites sont extrêmement minoritaires.
  • Hisba : Police religieuse omniprésente dans Daech et auparavent connue pour réprimer en Iran Gasht e Ershad « Police de la Vertu » en Persan et en Arabie saoudite Muttawa.

La hisba ou Hisbah (arabe : حِسْبة [ḥisba], calcul ; vérification) est un précepte islamique de conformité intégrale avec les lois divines. La doctrine est basée sur le principe coranique Encouragez ce qui est bon, et interdisez ce qui est mauvais. C’est également une institution de contrôle, destinée à vérifier la bonne application de la charia. Fondée au VIIe siècle sous le calife Omar, elle est actuellement une police des mœurs. http://fr.wikipedia.org/wiki/Hisba

On voit la Hisba sévir dans l’Etat islamique, munie de talkie-walkies et de bâtons, elle circule partout, espionne tout le monde, critique tout ce qui n’est pas conforme à la charia, comme ce commerçant qui a omis de couvrir les pieds de son mannequin ou qui a mis des caleçons dans sa devanture. Indécent ! La Hisba se charge aussi de donner des coups de fouet aux contrevenants. LC

Les vidéos de propagande de Daech

La plupart des vidéos que j’avais visionnées ont disparu mais il ne fait aucun doute qu’elle réapparaîtront sous la même forme ou une autre.

*Dawla Islamia La vérité sur l’Etat Islamique d’Irak et du Sham 1  vidéo supprimée, en voici une autre

*Dawla Islamia La vérité sur l’Etat Islamique d’Irak et du Sham 1

VO anglais, sous-titres français

*Film La Vérité sur l’irak Etat Islamique Partie 1 Retour Du Califat

*La verité sur l’irak Etat Islamique Partie 2 – Palestine / le levant / Sham Ajoutée le 24 juil. 2014

Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?…
(Uniquement les freres)

Bientot la suite in sha Allah sur le financement , les hadiths qui décrivent cette époque , les complot contre l’etat islamique, la capacité militaire de L’etat islamique bi idni Allah ( Dawla islamiya) mis en place récemment a pour conséquences les alliances entre pays rivale comme l’iran et les états unis… La destruction entre chiite piloté par la russie et sunnite dans la région , L’Imâm Ahmad (qu’Allâh lui fasse miséricorde) a dit, dans la version de ‘Abdous Ibn Mâlik Al-’Attâr : « Celui qui a pris le pouvoir par l’épée, qui est devenu calife et a été nommé Amîr Al-Mou’minîn (Chef des croyants), il est interdit à celui qui croit en Allâh de passer une seule nuit sans le considéré comme Imâm, qu’il soit pieux ou pervers. » Le Calife Ibrâhîm, qu’Allâh le préserve, regroupe toutes les conditions du Khilâfah (Califat) qui ont été citées par les gens de science. Les gens de l’autorité et de la noblesse lui ont fait serment d’allégeance en Irak et il a succédé à Aboû ‘Omar Al-Baghdâdî, qu’Allâh lui fasse miséricorde, son pouvoir s’est étendu sur de grandes contrées de l’Irak et du Châm. Et la Terre. Et ne pensez plus que l’etat islamique ne combat pas israel , Et surtout n’écoutez pas les sources sionistes sachez que Allah dit dans le coran : sourate 49 verset 6. Ô vous qui avez cru! Si un pervers vous apporte une nouvelle, voyez bien clair [de crainte] que par inadvertance vous ne portiez atteinte à des gens et que vous ne regrettiez par la suite ce que vous avez fait.

Glorification des armes, vénération des armes, haine d’Israël et invitation au califat.Dans ces vidéos les auteurs veulent montrer l’incommensurable bonté et beauté du califat (khilafah) mais je n’y vois que laideur, promesses de violences, hypocrisie et déclaration de guerre. Que d’hommes plus laids de méchanceté, d’ignorance et de brutalité les uns que les autres ! Les femmes sont totalement absentes. LC.

 

 L’Orient-le-jour : Daech frappera en Europe

L’orient le jour rapporte l’analyse de trois universitaires sur Daech.

Pour combattre Daech, il faut lutter contre les régimes autoritaires qui alimentent la rhétorique de ce groupe

Éclairage. Trois experts de l’islamisme radical se penchent sur les raisons du succès des jihadistes en Syrie et en Irak, sur les dangers qu’ils représentent et sur l’usage politique par Damas et Bagdad de leur présence contre les rébellions sunnites dans ces deux pays.
30/06/2014
 
Multipliant les offensives et les victoires en Irak et en Syrie, Daech (l’État islamique en Irak et au Levant – EIIL) s’impose désormais comme la force majeure du jihadisme au Proche-Orient, mais également comme la principale menace terroriste, non seulement dans la région, mais aussi au niveau mondial, surpassant progressivement el-Qaëda. Ses capacités financières, son idéologie et sa brutalité en font actuellement le groupe jihadiste le plus violent et le plus sectaire, et du coup le plus inquiétant sur la scène régionale.

Fondé en Irak en 2007 sous l’appellation d’État islamique en Irak (EII) par Abou Omar al-Baghdadi, suite à la mort du Jordanien Abou Moussab al-Zarkaoui qui avait créé el-Qaëda en Mésopotamie pour combattre l’invasion américaine du pays, ce nouveau groupe a bénéficié d’un apport important en combattants étrangers venus des quatre coins du monde arabo-musulman. Toutefois, ses combattants ont été repoussés par l’armée irakienne, les forces américaines et les milices sunnites anti-Qaëda, les sahwas. Abou Omar al-Baghdadi, tué dans un bombardement américain en mai 2010, est remplacé par Abou Bakr al-Baghdadi. En déclin, l’EII s’est retranché dans les zones rurales et désertiques des provinces de Anbar et de Ninive, à majorité sunnite.
Le conflit syrien a redonné une dynamique aux jihadistes de Daech qui a réussi à attirer des jihadistes du monde entier et à internationaliser de façon inédite la révolte syrienne. En 2012, est créé le Front al-Nosra, un groupe jihadiste majoritairement composé de combattants syriens – dont des insurgés libérés de prison par le régime d’Assad en 2011 – et irakiens, dont l’EII s’attribue la paternité.
Mais les deux mouvements vont entrer en opposition au printemps 2013 quand l’émir de l’EIIL revendique la mainmise sur le groupe syrien. Ainsi, al-Baghdadi envoie ses hommes dans les territoires libérés du nord de la Syrie, sous la nouvelle bannière de l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL), connu sous l’appellation arabe « Daech » (al-Dawla al-islamiyya fil Irak wach Cham).

 

(Lire aussi : L’armée irakienne minée par une corruption endémique)
En Irak, la prise de contrôle récemment de Mossoul dans la province de Ninive, frontalière de la Syrie, marque la montée en puissance de Daech. Il s’agit en fait de la deuxième ville tombée entièrement aux mains des rebelles après celle, en janvier, de Fallouja. Menée par les combattants de Daech, l’avancée fulgurante des insurgés sunnites – un mouvement hétéroclite de rebelles (jihadistes, anciens baassistes, tribus), frustrés par la politique discriminatoire du Premier ministre irakien Nouri al-Maliki – a fait craindre une implosion de l’Irak dans ses frontières actuelles. Avec ses nouvelles conquêtes, Daech entend ainsi concrétiser son projet de créer un État islamique à cheval entre la Syrie et l’Irak.

 

(Dossier : Vers la fin des frontières de Sykes-Picot ?)

 

Discrimination et insurrection
Pour Dominique Thomas, spécialiste des mouvements jihadistes à l’Ehess, « il est exact de dire que l’insurrection irakienne est le résultat d’une politique de Maliki contestée par les sunnites qui considèrent que le pouvoir est totalement confisqué par les chiites en Irak ». « Cette insurrection, précise-t-il, comprend de nombreux groupes d’insurgés qui n’ont pas la même finalité que Daech, à savoir l’instauration d’un émirat islamique au Levant et en Irak, mais ils partagent un même objectif qui est la chute de ce régime discriminant à l’égard de la population sunnite ». Même son de cloche chez Raphael Lefevre, chercheur au centre Carnegie à Beyrouth, pour qui « la réussite de Daech est d’avoir su être pragmatique et d’avoir surpassé, au moins initialement, les conflits politiques et idéologiques qui découlaient nécessairement d’un tel mouvement hétéroclite. Reste à savoir jusque quand cette coalition pourra tenir ». Selon lui, « ce qui est certain, c’est que la tentative de Nouri al-Maliki de caricaturer la rébellion sunnite comme étant « jihadiste » afin de décrédibiliser les demandes de changements politiques ne fera que renforcer cette alliance improbable et la faire perdurer ».

 

(Lire aussi : L’Irak est-il en train de payer les erreurs de Maliki ?)

 

Décrédibiliser les rebelles
Même réflexion chez Dominique Thomas, qui estime que « la présence de Daech en Syrie renforce le régime de Bachar qui cherche à ne faire de son combat qu’une simple lutte contre le terrorisme ». « Maliki, en Irak, ajoute-t-il, va chercher aussi à utiliser l’image négative de Daech pour symboliser son combat contre le terrorisme. Ces régimes nient totalement les problèmes politiques qui ont amené leur population à se soulever. » Ces régimes ne contrôlent pas l’insurrection jihadiste qui les dépasse totalement. « Mais ils savent aussi qu’aucun État dans le monde ne soutiendra une insurrection dominée par un mouvement comme Daech. Ils ont donc tout intérêt à laisser Daech s’émanciper. Cela n’est pas de la manipulation mais plutôt du calcul politique comme l’État syrien, maître en la matière, s’est employé à le faire pendant des années dans la région », martèle M. Thomas.
Dans ce contexte, Jean-Pierre Filiu, professeur à Sciences po Paris et spécialiste de l’islamisme radical, met en garde contre « l’inaction de la communauté internationale en Syrie qui a créé la situation actuelle où les intérêts stratégiques d’al-Baghdadi – dont les jihadistes ne combattent que leurs anciens alliés révolutionnaires – et ceux de Bachar el-Assad – dont les sbires ne combattent plus les jihadistes – s’alimentent réciproquement ». Selon lui, « le « boucher de Damas » se pose comme le rempart contre el-Qaëda, avec le soutien des Russes et un écho croissant dans les opinions occidentales. Si, après avoir abandonné tacitement les Syriens luttant contre le régime, les Occidentaux les abandonnent ouvertement, le choc en retour sera terrible. Cela ne peut qu’alimenter la rhétorique de ces groupes et leur dénonciation de l’hypocrisie des Occidentaux ». Combattre le jihadisme en envoyant des drones contre al-Bagdhadi ne sera pas non plus efficace, affirme M. Filiu, ajoutant que « seule la coalition anti-Bachar lutte efficacement contre Daech. Et seul un succès de la révolution syrienne peut nous prémunir face à ce danger qui monte ».

 

(Lire aussi : A quelques km de Mossoul, les chrétiens irakiens pris au piège se terrent)

 

Pyromanes-pompiers
En d’autres termes, le meilleur moyen de combattre Daech, non seulement sur le terrain, mais aussi idéologiquement, serait de lutter contre les régimes autoritaires qui alimentent la rhétorique haineuse de ce groupe. En marginalisant une partie importante de leur population, en réprimant d’une manière aveugle et féroce toute opposition à leur pouvoir, Bachar el-Assad et Nouri al-Maliki sont en quelque sorte les premiers soutiens aux mouvements radicaux qui s’épanouissent dans leur pays. Ces deux régimes tentent en outre de décrédibiliser et de discréditer la rébellion sunnite contre leur pouvoir en leur imputant la sauvagerie et les exactions des groupes radicaux. En se posant comme le rempart contre les terroristes, Assad et Maliki tentent désespérément de se forger une légitimité qu’ils ont depuis longtemps perdue. C’est ainsi que les pyromanes essaient de devenir pompiers.
Dominique Thomas explique par ailleurs que « la violence de Daech est liée au contexte irakien d’abord, syrien ensuite. La violence étatique des régimes irakien et syrien à l’encontre des sunnites a poussé symétriquement les jihadistes à répondre par la même violence, de type représailles et vengeance. C’est le principe d’œil pour œil, dent pour dent qui est appliqué ».
« On présente souvent la pensée jihadiste comme homogène, alors que c’est, en réalité, un courant secoué par de nombreuses controverses internes et lignes de fractures idéologiques », explique de son côté Raphaël Lefevre. Selon lui, « les désaccords au sein de la mouvance peuvent parfois avoir des conséquences violentes, comme le montrent les combats féroces qui, depuis janvier, opposent en Syrie Daech au Front al-Nosra. Alors que toute l’énergie du Front al-Nosra s’est concentrée sur l’objectif de renverser le régime de Bashar el-Assad, les troupes de Daech se sont, quant à elles, essentiellement accordées autour de l’idée de création d’un État islamique enjambant l’Irak et la Syrie où leur vision de la loi islamique puisse régner en maître ». Cette vision est loin d’être tolérante puisque Abou Bakr al-Baghdadi, l’émir de Daech, puise son inspiration dans les théories d’Abou Moussab al-Zarqawi qui avait fait de la lutte contre les chiites et les sunnites « infidèles » sa priorité dans l’Irak de l’après-Saddam Hussein. « Les méthodes ultraviolentes de Daech et sa vision absolutiste du califat placent l’organisation sur la frange radicale du spectre jihadiste », ajoute-t-il.

 

(Lire aussi : L’ayatollah Ali Sistani revient dans le jeu politique après des années de silence)

 

Daech vs el-Qaëda ?
Pour Raphaël Lefevre « les récents gains territoriaux de Daech en Irak et en Syrie et la création d’un « califat » enjambant les deux pays sont des éléments majeurs qui permettent au groupe de se présenter dorénavant comme l’avant-garde du mouvement jihadiste et, donc, potentiellement de remplacer el-Qaëda comme organisation attirant les vagues de combattants étrangers attirés par la pensée jihadiste ».
« Al-Baghdadi veut en effet s’imposer comme le chef du jihad mondial et, donc, supplanter le successeur de Ben Laden, Ayman al-Zawahiri, à qui il a toujours refusé de prêter allégeance », renchérit pour sa part Jean-Pierre Filiu.
Ce n’est pas l’avis de Dominique Thomas qui estime que « Daech n’a pas remplacé el-Qaëda. Il existe avant tout une discorde entre les deux mouvances qui repose sur un conflit d’autorité. Daech refuse de se soumettre à el-Qaëda et à son chef al-Zawahiri. Ce conflit d’allégeance s’est ensuite étendu à des considérations idéologiques portant sur la stratégie à adopter avec les autres groupes combattant en Syrie. La question du takfir (anathème) est un point de divergence entre les deux. Enfin, el-Qaëda reste une mouvance transnationale alors que Daech est régional (Levant et Irak) ».
Or, pour Raphaël Lefevre, « les différences d’objectifs à court terme entre Daech et el-Qaëda ne doivent pas occulter une certaine similarité, notamment liée à la vision à long terme. Tous deux estiment que l’Occident, de par ses valeurs et sa politique étrangère au Moyen-Orient, est l’ennemi des musulmans pieux. Ce n’est donc pas parce que Daech se concentre actuellement sur la création d’un califat et sur la lutte contre les chiites irakiens que le groupe n’a pas d’ambitions plus globales ».

 

(Lire aussi : Israël pourrait être entraîné dans la spirale jihadiste)

 

Menace pour l’Europe
Ainsi, « pour consolider son éviction d’al-Zawahiri, al-Baghdadi doit organiser un attentat majeur dans un pays occidental, ce dont el-Qaëda a été incapable depuis une décennie. Barack Obama a affirmé la semaine dernière devant les cadets de West Point qu’un 11-Septembre n’est plus possible aux États-Unis. Il a probablement raison, d’autant que les jihadistes américains en Syrie ne sont qu’une poignée. En revanche, le danger d’un 11-Septembre européen est toujours plus réel », met en garde M. Filiu.
« Le compte à rebours a sans doute déjà commencé au sein de Daech pour la préparation d’attentats majeurs sur le continent européen. Bachar el-Assad ne peut que se réjouir d’une telle perspective, lui qui n’a jamais cessé de menacer l’Europe d’un attentat d’el-Qaëda. La passivité internationale a donc abouti à abandonner le peuple syrien face à une dictature féroce et à un « État islamique » tout aussi barbare. Mais, à la différence du régime Assad, le monstre jihadiste inspiré par Baghdadi ne restera pas éternellement confiné au Moyen-Orient », conclut-il.

Daech et l’argent

 
OLJ
30/06/2014

Le financement de Daech est de plusieurs natures, estime Dominique Thomas. Sur le peu d’informations recoupées dont on dispose, Daech a décuplé sa capacité financière grâce à la conquête des zones territoriales réalisées en Syrie et depuis quelques semaines en Irak. « Le contrôle des points de passage avec la Turquie, le contrôle de certains circuits économiques dans la Jazira syrienne, le contrôle de quelques puits de pétrole et de raffineries constituent pour cette organisation une rente de guerre importante. Ensuite, des fonds privés locaux émanant de partisans de ce groupe représentent aussi une part importante. On ne connaît pas d’État qui finance l’EIIL, mais les combattants étrangers qui ont rejoint le groupe ont également apporté avec eux quelques sommes pour contribuer à son financement », ajoute M. Thomas.
« On parle d’une trésorerie qui avoisinerait les 2 milliards de dollars, ce qui en ferait l’organisation terroriste la plus riche de l’histoire », explique pour sa part Raphael Lefevre, ajoutant qu’avec la prise de Mossoul, Daech a dévalisé la Banque centrale et dépouillé les quartiers généraux de l’armée irakienne. « Mais Daech a aussi pu obtenir l’appui de particuliers qui partagent son agenda idéologique, notamment dans le Golfe, où sa tentative d’établir un califat et sa croisade contre les chiites irakiens répondent certainement aux attentes d’individus radicalisés », estime-t-il.

La montée en puissance des jihadistes, une aubaine pour Damas ? 

OLJ
30/06/2014

L’effroi que suscitent les jihadistes en Syrie et en Irak est une aubaine pour le régime syrien qui cherche à retrouver une légitimité auprès des Occidentaux, en défendant l’idée d’une guerre internationale contre le « terrorisme ».
Le pouvoir de Bachar el-Assad n’a jamais reconnu la contestation pacifique qui a débuté en Syrie en mars 2011 et s’est ensuite militarisée, dégénérant en guerre totale. Il a ainsi toujours considéré militants, rebelles et jihadistes de la même façon, les qualifiant tous de « terroristes ».
L’offensive lancée le 9 juin en Irak par les jihadistes de l’État islamique en Irak et au Levant (Daech-EIIL) a permis à Damas de conforter ce discours sur la « lutte contre le terrorisme », qu’il dit combattre depuis 2011.
« Après plus de trois ans, le moment est arrivé : il faut que l’Occident reconnaisse qu’il s’est trompé en encourageant l’implantation dans la région de tous ces gens-là (jihadistes) », affirme à l’AFP Waddah Abed Rabbo, directeur d’al-Watan, quotidien proche du régime. « Il est temps de se rendre compte qu’il faut constituer une coalition internationale pour lutter contre le terrorisme qui se propage de la Jordanie à la Turquie. Ce n’est plus un problème syrien », ajoute-t-il. « Il faut bien entendu que la Syrie soit intégrée dans cette coalition. C’est elle qui fait tout le travail. En combattant les terroristes chez elle, elle aide à la fois les Jordaniens et les Irakiens », assure M. Abed Rabbo.

Les États-Unis embarrassés
L’offensive jihadiste a notamment mis en lumière la faiblesse de l’armée irakienne créée de toutes pièces par les États-Unis après l’invasion de 2003. Pour Volker Perthes, directeur de l’Institut allemand pour les affaires internationales et de sécurité, « le régime est bien sûr satisfait de cette situation », clairement embarrassante pour l’administration américaine. « Si cette dernière ne soutient pas le gouvernement à Bagdad, elle sera accusée d’avoir laissé ce pays aux mains des jihadistes. Si elle le soutient avec des drones ou des experts, elle sera vue comme coopérant avec le régime de Bachar el-Assad et l’Iran », ajoute-t-il. « Des gens aux États-Unis commenceront à se demander si l’administration américaine ne devrait pas se rapprocher d’Assad et constituer une coalition régionale contre Daech. Je ne pense pas que cela se produira, mais c’est certainement ce que veut Assad, car cela affaiblira la rébellion », ajoute l’auteur de La Syrie sous Bachar.
En Syrie, le conflit est devenu plus complexe depuis un an avec la montée en puissance des jihadistes, désormais en guerre directe avec les rebelles qui accusent de volonté hégémonique et d’exactions leurs anciens alliés.
Jusque-là, « le régime se contentait de bombarder épisodiquement les convois de Daech », constate le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’homme, Rami Abdel Rahmane. « Mais depuis les événements en Irak, l’aviation du régime mène des raids intensifs et quotidiens contre les bastions jihadistes. »

Régime en quête de légitimité
« Le régime se présente ainsi comme menant une guerre contre Daech », assure-t-il, soutenant qu’un « accord tacite » le lie aux « pays occidentaux pour frapper les jihadistes ». « Ils sont en train de coordonner avec le régime », ajoute-t-il.
« Le régime veut pouvoir retrouver sa légitimité. Il est possible que le régime gagne le soutien de quelques pays qui voulaient sa chute, mais il ne retrouvera jamais la légitimité populaire », précise M. Abdel Rahmane.
Cette semaine, les États-Unis ont ainsi indiqué s’opposer à toute intervention militaire de la Syrie dans la crise irakienne. Ils ont aussi révélé un projet d’aide de 500 millions de dollars en faveur de la rébellion syrienne « modérée », estimant que celle-ci pourrait aider à combattre les jihadistes de Daech, en Syrie mais également en Irak.
La guerre, qui a débuté par des manifestations pacifiques avant d’être matées dans le sang et se militariser, a fait plus de 162 000 morts en plus de trois ans.
Pour Samir Nachar, membre de la coalition, « il faut reconnaître que Bachar el-Assad a réussi dans une certaine mesure à dévier l’attention de la révolution du peuple et à la dépeindre comme un phénomène extrémiste ».

(Source : AFP)

AL Manar : Daesch est l’Antechrist (Dajjal)

Organe pro chiite, pro Hezbollah, terroriste, antisémite, conspirationniste ( Ils prétendent que les journalistes américains n’ont pas été décapités, c’est une mise en scène pour justifier leur offensive militaire ; les tours du WTC sont un complot sioniste)

S’oppose (en apparence) à Daech qui est sunnite

Al-Manar (arabe : المنار, Le Phare) est une chaîne de télévision en langue arabe dont le siège est au Liban. Al-Manar a été fondée le 3 juin 1991. Elle est principalement destinée aux musulmans.

Depuis 1997, son actionnaire majoritaire est le Hezbollah, considérée alors comme une organisation terroriste par les États-Unis, d’où une controverse par rapport à son incitation à la haine raciale et l’antisémitisme dans les programmes diffusés de la chaîne. Al-Manar est à la fois une chaîne hertzienne destinée au Liban et une chaîne satellitaire à vocation internationale comme CNN ou Al Jazeera. La langue est l’arabe mais les informations télévisées sont aussi présentées en français et en anglais. Al-Manar est placée sur la liste officielle des organisations terroristes des États-Unis d’Amérique1.http://fr.wikipedia.org/wiki/Al-Manar

exemple d’un commentaire antisémite sur Al Manar, origine France !

14 – azer
al sirat al mustaqeem | France 01:58 2014-09-17  
Interressant les chiites du hezbollah ont les capacités de nuire aux youtres qui occupent la palestine et
oppressent les musulmans de cette region, mais ne le font pas. Pourquoi ?

Source : Site de la chaîne http://www.almanar.com.lb/french/main.php

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Daesh en crise, ses champs pétroliers sèchent, les ingénieurs fuient!
L’organisation terroriste Daesh lute pour protéger ses revenus des champs pétroliers qu’il contrôle en Irak et en Syrie, surtout après la fuite d’ingénieurs nécessaires pour assurer le pompage du pétrole brut, indique le journal britannique Sunday Times.En effet, Daesh a gagné en juillet dernier 3 millions de dollars par jour de la vente du pétrole dans le marché noir mais ses gains ont diminué à la moitié après ses défaites militaires en aout.

Michael Stevens, de l’institut royal pour les services de recherches, rapporte après son retour de l’Irak et de la Syrie : « Les revenus ont diminué à moins de 1.5 millions de dollars par jour, et je peux affirmer une diminution plus aigue de la production de pétrole par Daesh par rapport à la production actuelle. Bien que la production en Syrie demeure stable, je pense que Daesh est dans une mauvaise passe ».

Le journal rappelle que depuis l’apparition de Daesh en Syrie en 2012, Daesh a pillé les sites pétroliers et gaziers et a acheminé du pétrole volé, sans oublier l’enlèvement des otages, l’imposition de taxes et les chantages, récoltant ainsi 1 milliard de dollars.

Daesh a aussi nommé un ministre du pétrole pour coordonner la production et le commerce, et possède un arsenal de plus 200 citernes volés en Irak, ainsi que des oléoducs présents à la frontière turque.

Cette organisation terroriste a mis la main sur le champ pétrolier Omar, le plus grand en Syrie, et sur les champs voisins de son bastion à l’Est de Deir Ezzor, sur les champs d’Ajil, de Hamrine au nord de l’Irak.

En effet, révèle le Sunday Times, Daesh a convaincu les employés actuels des sites pétroliers à Malih d’y rester, en haussant leurs salaires ou encore en les menaçant de mort.

De plus, le chef de Daesh Aboubakr elBagdadi a incité les techniciens du monde islamique à venir contribuer à la constitution de l’Etat islamique qu’il dirige !

Des sources de renseignement occidentales pensent que certains experts fanatiques ont répondu à l’appel. En juillet dernier, Daesh aurait pompé près de 80000 barils par jour des champs irakiens et syriens, mais cette activité a reculé à la moitié dans les dernières semaines.

Un activiste assure que Daesh essaie d’employer certains ingénieurs et techniciens par la force au nord de la Syrie afin de préserver l’infrastructure qu’il contrôle. Le commandement de ce groupe terroriste offre des appartements luxueux, une épouse, de gros salaires et cherchent plus d’ingénieurs.

Alors que Daesh paie 600 dollars à chaque combattant, et 900 dollars aux médecins qui soignent leurs soldats. Combien touchera alors un ingénieur ?
Et le journal britannique de poursuivre que la faible production de pétrole a un effet direct et imminent sur les habitants locaux qui vivent sous le contrôle de Daesh. Sachant que cette organisation a offert du carburant à bas prix aux habitants mais les ressources commencent à sécher. Ce qui laisse présager une contestation populaire prochaine.

Toutefois, ce groupe est assez intelligent pour réaliser son besoin des habitants locaux. Pour cette raison, il a diminué les taxes dans certaines régions sous forme d’indemnisation. Mais il semble clair pour les Irakiens et les Syriens qui étaient au début heureux de la mise en place de l’ « Etat islamique » que cet Etat ne possède pas les expertises techniques pour son bon fonctionnement, conclut le Sunday Times!
Source: arabi-press

Monde islamique
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  « Les Etats-Unis visent à travers Daesh de vider l’Islam de son vrai sens »
L’équipe du site
Les députés des sunnites dans la République islamique d’Iran, ont déclaré que l’organisation terroristeDaesh est une pure création des Etats-Unis dans le but attiser les différences entre les musulmans et de provoquer une scission au sein de l’Islam,a rapporté le site d’information iranienFarsnews.Le député iranien sunnite MolowiNazirAhmed Salami, représentant du peuple de la province de Sistan-Baloutchistan dans l’Assemblée des experts, a déclaré en marge de la Conférence internationale des oulémas  musulmans pour le soutien de la résistance palestinienne, que «Daesh  représente l’Amérique et l’exécution des deuxcorrespondants Américains parDaesh  n’est qu’une mise en scène afin de  provoquer la zizanie entre les musulmans, car l’Arrogance est prête aremuer le monde directement ou indirectement ».Concernant les sanctions de l’Occident contre l’Iran, le député iranien a souligné que « l’Amérique et l’Occident veulent nous imposer un étau et assiéger les peuples musulmans de toute part, ils ne veulent pas quenous nouselevons à un niveau scientifique égal à eux ».Lors de cette conférence, le députéAbedNaqibi, sunnite etChafii de doctrine a déclaré: «les groupes terroristes de  Daesh qui ont été formées récemment sont  une réplique desKharijites, il faut les affronter et publier  la vérité et les dénoncer dans les milieux scientifiques et universitaires, et souligner que  leur objectif est  la scission des  musulmans.Il a souligné que « les Etats-Unis se sont  trompés dans leurs calculs, ils ont cru que Daesh recevra un très bon accueil en raison de l’environnement en Irak en leur faveur, mais quand ils ont constaté que  les Kurdes, les sunnites de  l’école chafiite ne soutenaient pas  Daesh au contraire, ils ont décidé de jouer sur les deux cordes : ils soutiennent secrètement Daesh mais publiquement ils les attaquent».Et d’ajouter : «  En raison de la propagation de l’islam en Europe et en Afrique, les ennemis ont cherché via  Daesh, de refléter une fausse image de l’Islam, sans l’ombre d’un doute  Daesh est  le descendant du colonialisme sauf que chaque jour il change de couleur».Il est à noter que la Conférence internationale des oulémas  musulmans pour le soutien de la résistance palestinienne, a débuté le mardi avec la participation d’intellectuels, dignitaires et érudits musulmans venant de 53 pays notamment: la Palestine, le Liban, l’Irak, la Syrie, la Turquie, l’Egypte, la Tunisie, la Jordanie, le Tadjikistan, la Gambie, la Tanzanie, le Bahreïn, l’Inde, le Cameroun, la Malaisie, le Pakistan, l’Ukraine, le Nigeria, le Sri Lanka et le Yémen, le Mali, le Sénégal et l’Afrique du Sud Kazakhstan et d’autres pays.
L’Iran doute du « sérieux et la sincérité » de la coalition contre l’EI
L’équipe du site
L’Iran a exprimé jeudi ses doutes sur le « sérieux et la sincérité » de la coalition internationale que les Etats-Unis souhaitent bâtir pour lutter contre Daech (EI), un groupe armé takfiriste qui sévit en Irak et en Syrie. »Il y a des incertitudes sur la soi-disant coalition internationale (contre Daech) qui a été annoncée après le sommet de l’Otan », a affirmé la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Marzieh Afkham, citée par l’agence officielle Irna. »On peut s’interroger sur son sérieux et sa sincérité pour s’attaquer aux vraies causes du terrorisme », a-t-elle ajouté, quelques heures après l’annonce du président américain Barack Obama de sa volonté de « détruire » ce groupe ultra-radical.

Elle a accusé, sans les nommer, certains pays de la coalition d’avoir « fourni un soutien financier » aux takfiristes en Irak et en Syrie, en allusion à certains pays du Golfe.

Et d’ajouter : « d’autres pays espèrent apporter des changements politiques en Irak et en Syrie pour leurs propres intérêts ».

 

Source: Agences

11-09-2014 – 13:59 Dernière mise à jour 11-09-2014 – 13:59 | 968 v

 

La plupart des vidéos que j’avais visionnées ont disparu mais il ne fait aucun doute qu’elle réapparaîtront sous la même forme ou une autre.

http://www.nuitdorient.com L’Etat Islamique est un produit du Wahabisme

 

Vous ne Pouvez pas Comprendre l’État Islamique sans Connaître l’Histoire du Wahabisme en Arabie Saoudite Par Alastair Cook, agent du MI16 5/9/14

L’irruption spectaculaire de l’Etat islamique (EI) sur le devant de la scène irakienne a surpris nombre d’observateurs occidentaux. Sa violence et son pouvoir d’attraction chez les jeunes Sunnites en déconcertent et en horrifient plus d’un. L’ambivalence de l’Arabie saoudite face à ce phénomène, d’autant plus inquiétante et inexplicable, pose la question de savoir si les Saoudiens comprennent que l’EI est également une menace pour eux.

Même aujourd’hui, les dirigeants du royaume semblent divisés.

- Certains se réjouissent que EI combatte le « feu » des Chiites iraniens par celui des Sunnites, qu’un nouvel Etat sunnite prenne forme au cœur de ce qu’ils tiennent pour des terres historiquement sunnites, et que la stricte adhérence à l’idéologie salafiste de l’EI s’apparente à celle que pratiquent les Saoudiens.
- D’autres, plus pessimistes, gardent en mémoire la révolte des Wahabites de l’Ikhwan contre Abd-al Aziz — précisons que l’Ikhwan en question n’a aucun lien avec l’organisation éponyme des Frères musulmans (Ikhwan al Mouslimim), et que cet article fait exclusivement référence à la milice wahabite ainsi dénommée, N.d.a. — qui a failli marquer la fin de ce mouvement et celui de la dynastie saoudienne à la fin des années 1920.
- D’autres encore s’inquiètent des doctrines radicales de l’EI, et commencent à remettre en question certains aspects de la politique et du discours saoudiens.

La Dualité Saoudienne
Les dissensions internes et les tensions saoudiennes autour de l’EI ne se comprennent qu’à travers le prisme de la dualité historique inhérente et tenace au cœur de la doctrine du royaume.
- Un élément dominant de l’identité saoudienne est directement lié à Mohammad ibn Abd al-Wahab, fondateur du wahabisme et à l’application de sa doctrine radicale puritaine d’exclusion par Ibn Saoud, qui n’était alors qu’un chef de tribu parmi d’autres, les Bédouins se faisant continuellement la guerre dans le désert impitoyable du Nejd.

(voir www.nuitdorient.com/n231.htm)
- Le deuxième élément de cette dualité étonnante est incontestablement dû à la création d’un État souverain par le roi Abd-al Aziz dans les années 1920. II a réprimé la violence de l’Ikhwan, afin de pouvoir instaurer des relations diplomatiques avec la Grande-Bretagne et les Etats-Unis.

Et il a institutionnalisé l’élan initial wahabite, en prenant opportunément le contrôle du robinet à pétrodollars dans les années 1970, afin de rediriger les excès de l’Ikhwan vers les pays étrangers, par le biais d’une révolution culturelle, plutôt que par une révolution violente de l’ensemble du monde arabe.
Cette « révolution culturelle » n’avait rien d’un mouvement réformiste bénin. C’était une révolution fondée sur la haine quasi-jacobine d’Abd al-Wahab envers la putrescence et le déviationnisme qu’il percevait autour de lui, ce qui explique ses appels à purger l’Islam de toutes ses hérésies et idolâtries.

Les Imposteurs Musulmans
L’écrivain et journaliste américain Steven Coll a expliqué comment Abd al-Wahab, disciple austère et dogmatique du savant Ibn Taa’miya (14èmes), méprisait « la noblesse égyptienne et ottomane bien comme il faut, prétentieuse, fumeuse de tabac et de haschisch, qui traversait l’Arabie en jouant du tambour pour aller prier à La Mecque ».
Aux yeux d’Abd al-Wahab, ces gens-là n’étaient pas des Musulmans, mais des imposteurs. Il ne portait pas dans son cœur non plus les Bédouins du coin. Ils l’agaçaient en honorant des saints, en érigeant des pierres tombales, en se montrant « superstitieux », car ils allaient notamment se recueillir sur des tombes ou des lieux qu’ils estimaient sacrés.
Pour Abd al-Wahab, ce genre de comportement était « bida », une hérésie.
Comme Taamiya avant lui, Abd al-Wahab pensait que le séjour du prophète Mohammed à Médine correspondait à un idéal de société musulmane — la « meilleure de tous les temps » — que tous les Musulmans devraient s’efforcer de retrouver (à peu de choses près, c’est la définition du salafisme).
Taa’miya avait déclaré la guerre aux Chiites, aux Soufis et aux philosophes grecs. Il avait également condamné les pèlerinages sur la tombe du prophète et les festivités liées au jour de sa naissance, estimant qu’ils ne faisaient qu’imiter les rites idolâtres chrétiens. Abd al-Wahab s’était emparé de ces théories initiales, déclarant que « quiconque ne respecterait pas à la lettre cette interprétation de l’Islam devrait craindre pour ses biens et pour sa vie« .
L’un des principes fondamentaux de la doctrine d’Abd al-Wahab se retrouve dans le « takfîr ». Ce texte permettait à Abd al-Wahab et ses disciples de décider qui, parmi leurs coreligionnaires, méritaient d’être considérés comme des infidèles s’ils empiétaient de quelque manière que ce soit sur la souveraineté absolue du roi. Abd al-Wahab dénonçait les Musulmans qui vénéraient les morts, les saints ou les anges. Il estimait que ces croyances les détournaient de l’indispensable soumission totale envers Dieu, et Lui seul. L’Islam wahabite interdisait donc les prières aux saints et aux morts, les pèlerinages sur les tombes et les mosquées, les festivals religieux qui honoraient les saints, la célébration de la naissance du prophète Mohammed, et même l’utilisation de pierres tombales.
Abd al-Wahab exigeait que l’on se conformât, de manière physique et tangible.

Il pensait que chaque Musulman était tenu de faire serment d’allégeance à un chef unique, un calife, le cas échéant. « Ceux qui ne se conforment pas à cette interprétation doivent être tués, leurs femmes et leurs filles, violées, et leurs biens, confisqués« , écrivait-il. La liste des apostats condamnés à mort incluait des Chiites, des Soufis et des Musulmans d’autres confessions, qu’Abd al-Wahab ne considérait pas comme des vrais musulmans.
De ce point de vue, il n’y a aucune différence entre le wahabisme et l’EI. La rupture ne s’est faite que plus tard, au moment de l’institutionnalisation de la doctrine de Muhammad ibn Abd al-Wahab: « Un seul chef, un seul pouvoir, une seule mosquée« , les trois piliers du wahabisme dans lesquels on s’accorde à voir le roi d’Arabie saoudite, le pouvoir absolu de la religion d’Etat, et son contrôle sur « le verbe », c’est-à-dire la mosquée.
C’est cette rupture – le refus de reconnaître ces trois piliers, sur lesquels repose entièrement le pouvoir sunnite – qui fait de l’EI une grave menace pour l’Arabie saoudite, bien que l’organisation se conforme par ailleurs en tout point au wahabisme.

Petit Cours d’Histoire (1741-1818)
Les positions extrémistes d’Abd al-Wahab finirent par le condamner à l’exil et, en 1741, après une longue errance, il trouva refuge auprès d’Ibn Saoud et de sa tribu. Dans le discours novateur d’Abd al-Wahab, Ibn Saoud percevait un moyen de rejeter les traditions et conventions arabes, et de s’emparer du pouvoir.
Le clan d’Ibn Saoud, paré de la doctrine d’Abd al-Wahab, pouvait désormais se livrer à ce qu’il avait toujours fait, c’est-à-dire au pillage des villages alentour. Affranchi du cadre de la tradition arabe, il se revendiquait à présent du jihad. Ibn Saoud et Abd al-Wahab avaient également réintroduit le concept du martyr dans le jihad, puisqu’il leur assurait l’accès immédiat au Paradis.
Dans les premiers temps, ils s’emparèrent de quelques communautés et y imposèrent leur loi. Les habitants avaient un choix – des plus limités – entre la conversion au wahabisme ou la mort.

Dès 1790, l’Alliance contrôlait la quasi-totalité de la péninsule arabe et menait des expéditions répétées contre Médine, la Syrie et l’Irak.
Leur stratégie – comme l’EI aujourd’hui – était d’asservir les peuples des territoires conquis, de préférence par la terreur.

En 1801, ils attaquèrent la ville sainte de Karbala, en Irak, et se livrèrent au massacre de milliers de Chiites, hommes, femmes et enfants. De nombreux sanctuaires chiites furent détruits, y compris celui de l’imam Hussein, le petit-fils assassiné du prophète Mohammed.
Décrivant la situation, le lieutenant britannique Francis Warden écrivit : « Ils ont totalement dévasté Karbala, pillé la tombe d’Hussein (…) et massacré plus de cinq mille personnes en une seule journée, avec une cruauté extraordinaire…« 
Osman Ibn Bishr Najdi, l’historien du premier Etat saoudien, détailla les circonstances de ce massacre : « Nous nous sommes emparé de Karbala, dont nous avons massacré les habitants. Les survivants ont été réduits en esclavage, à la grâce d’Allah, Seigneur de l’univers. Nous sommes fiers de ce que nous avons accompli, et nous disons aux infidèles qu’ils subiront le même sort« 
En 1803, Abdul Aziz entra dans la ville sainte de La Mecque, dont les habitants, cédant à la terreur et à la panique, s’étaient rendus et la même chose allait se produire à Médine. Les partisans d’Abd al-Wahab détruisirent plusieurs monuments historiques, ainsi que toutes les tombes et sanctuaires qu’ils contenaient. A l’issue des combats, des siècles d’architecture islamique avaient été réduits en poussière près de la Grande Mosquée.
Mais, en novembre de la même année, un Chiite assassina le roi Abdul Aziz pour se venger du massacre de Karbala. Le fils de la victime, Saoud bin Abd al Aziz, lui succéda et poursuivit sa conquête de l’Arabie. Les chefs ottomans ne pouvaient cependant plus se contenter de voir leur Empire grignoté peu à peu. En 1812, l’armée ottomane, composée d’Egyptiens, reprit Médine, Djeddah et La Mecque. En 1814, Saoud ibn Abd al Aziz mourut des suites d’une forte fièvre. Son malheureux fils, Abdullah ibnSaoud, fut emmené de force à Istanbul, où il fut exécuté d’une manière particulièrement horrible. Un visiteur de passage explique l’avoir vu traîné dans les rues d’Istanbul trois jours durant, avant d’être pendu puis décapité. Sa tête fut ensuite tirée par un canon, tandis que son cœur était extirpé et planté sur sa dépouille.
En 1815, les forces wahabites furent écrasées par les Egyptiens, sous les ordres des Ottomans, lors d’une bataille décisive. Trois ans plus tard, les Ottomans s’emparèrent de la capitale wahabite, Dariya, qu’ils détruisirent entièrement. Le premier Etat saoudien avait vécu. Les quelques survivants se retirèrent dans le désert, où ils ne firent plus parler d’eux jusqu’au 20ème siècle.

L’Histoire se Répète avec l’EI
Il est aisé d’imaginer la façon dont la création d’un Etat islamique dans les frontières de l’Irak contemporaine peut être perçue par ceux qui connaissent de l’Histoire de cette région. La philosophie du wahabisme du 18ème siècle, loin de s’éteindre à Nejd, a ressurgi dans les décombres de l’Empire ottoman, suite au chaos de la 1ère guerre mondiale. La dynastie Al Saoud – sous sa forme contemporaine – était conduite par le laconique Abd-al Aziz, habile politicien, qui sut unir les différentes tribus bédouines et instauré l’Ikhwan saoudien, dans l’esprit des combattants prosélytes d’Abd-al Wahab et Ibn Saoud.
L’Ikhwan était une réincarnation de l’ancienne mouvance cruelle et semi-indépendante, composée de fervents « moralistes » wahabites armés, qui avaient réussi à conquérir l’Arabie au début du 18ème siècle. Encore une fois, les militants réussirent à s’emparer de La Mecque, Médine et Djeddah entre 1914 et 1926. Mais Abd-al Aziz comprit rapidement que ses intérêts étaient incompatibles avec le jacobinisme révolutionnaire de l’Ikhwan. Les rebelles se révoltèrent, faisant plonger la région dans une guerre civile qui dura jusque dans les années 1930, quand le roi les fit passer par les armes.
Pour Abd-al Aziz, les vérités simples des précédentes décennies n’étaient plus d’actualité. Du pétrole venait d’être découvert dans la péninsule. La Grande-Bretagne et les Etats-Unis le courtisaient, mais continuaient à soutenir Sharif Husain, seul souverain légitime. Les Saoudiens avaient besoin d’élaborer une nouvelle approche diplomatique.
Le wahabisme, mouvement djihadiste révolutionnaire empreint de pureté théologique, fut donc contraint de devenir un mouvement socialement, politiquement, théologiquement et religieusement conservateur, justifiant de faire allégeance à la famille royale saoudienne et au pouvoir absolu du roi.

La Fortune Pétrolière Répand le Wahabisme
L’aubaine pétrolière permit aux Saoudiens, selon les termes du politologue français Gilles Kepel, de répandre le wahabisme à travers le monde musulman, de « wahabiser » l’Islam, et de réduire ainsi la multitude des courants de cette religion à un principe unique transcendant les divisions nationales. Des milliards de dollars furent — et continuent à être — investis dans cette forme de puissance par cooptation.
Ce sont ces sommes étourdissantes — et l’enthousiasme des Saoudiens à faire coïncider les intérêts de l’Islam sunnite avec ceux des Etats-Unis, tout en répandant le wahabisme dans les sphères éducatives, sociales et culturelles islamiques — qui ont créé les conditions d’une dépendance de l’Occident envers l’Arabie saoudite, dépendance qui perdure depuis la rencontre entre Abd-al Aziz et Roosevelt sur un navire de guerre américain ramenant le président de la conférence de Yalta.
Les Occidentaux ont regardé le Royaume, et ils ont vu des richesses innombrables, une apparente modernité et une influence autoproclamée sur l’ensemble du monde musulman. Ils ont choisi de croire que le Royaume allait succomber aux impératifs du monde moderne, et que la gestion de l’Islam sunnite aurait également un effet positif.

Mais l’idéal religieux de l’Ikhwan saoudien ne s’est pas éteint dans les années 1930. Il a battu en retraite tout en maintenant son emprise sur certains des rouages du système, ce qui explique la dualité que nous observons aujourd’hui dans l’attitude des Saoudiens envers l’EI.
D’un côté, l’EI est profondément wahabite. De l’autre, son ultraradicalisme ne s’apparente pas à ce mouvement. On pourrait l’envisager comme un retour de balancier face au wahabisme moderne.
L’EI est un mouvement « post-médinien » : il cherche à imiter les deux premiers califes, plutôt que le prophète Mohammed, et il refuse de reconnaître la légitimité du régime saoudien.
Pendant que la monarchie saoudienne se boursouflait à l’ère du pétrole, le message de l’Ikhwan a gagné du terrain, en dépit de la campagne de modernisation du roi Faisal.

La « méthode Ikhwan » a bénéficié — et bénéficie encore — du soutien d’hommes et femmes influents, et de cheikhs. D’une certaine façon, Oussama ben Laden était l’incarnation parfaite de cette méthode.
Aujourd’hui, le travail de sape de l’EI contre le royaume saoudien n’est pas perçu comme un problème, mais comme un retour aux véritables origines du projet wahabite saoudien.
En laissant les Saoudiens gérer la région avec eux, tandis qu’ils s’adonnaient à leur nombreux projets — contrer les influences socialistes, ba’athistes, nasséristes, soviétiques et iraniennes –, les Occidentaux ont révélé leur vision de l’Arabie saoudite — richesse, modernisation et position dominante — mais ont choisi d’ignorer l’élan wahabite.
Car, pour les services de renseignement occidentaux, les mouvements islamistes les plus radicaux étaient les mieux placés pour éreinter l’URSS en Afghanistan, et renverser les chefs d’Etat et les pays de la région qui n’avaient plus les faveurs de l’Occident.

Au regard de tous ces éléments,

pourquoi sommes-nous étonnés de voir émerger un mouvement révolutionnaire ultraviolent sur les ruines du corps expéditionnaire du Prince Bandar, mandaté par l’Occident et l’Arabie saoudite pour porter secours aux rebelles syriens dans leur combat contre le président Assad ?

Et pourquoi sommes-nous étonnés — quand on connaît un peu le wahabisme — de constater que les rebelles « modérés » en Syrie sont une denrée inexistante ?

Comment a-t-on pu penser que le wahabisme radical engendrerait un mouvement modéré ?

Ou que la doctrine « Un seul chef, un seul pouvoir, une seule mosquée : soumettez-vous ou préparez-vous à mourir » pourrait conduire à la modération et à la tolérance ?

A moins que nous n’ayons tout simplement pas réfléchi.

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