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Le voile islamique est tombé sur le Louvre. Un chantier qui progresse dans le silence des medias.

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Photo datée de mardi 3 avril publiée dans Le Parisien http://www.leparisien.fr/espace-premium/paris-75/le-nouveau-toit-du-louvre-est-fini-07-04-2012-1942919.php

Comme si nous n’étions pas déjà envahis par la mode du voile islamique au mépris de sa symbolique infamante pour les Françaises, nos dirigeants ont accepté que le plus beau musée du monde soit lui aussi stigmatisé par l’impérialisme musulman. Mais ils n’en sont peut-être pas si fiers puisque l’inauguration attendra la nouvelle présidence : Allez savoir pourquoi, le nouveau département des arts de l’Islam du Louvre ne sera pas inauguré pendant la période électorale. Il faudra sans doute attendre la rentrée avant d’y voir l’ombre d’un président de la République.http://www.leparisien.fr/espace-premium/paris-75/le-nouveau-toit-du-louvre-est-fini-07-04-2012-1942919.php

Curieusement, je n’ai pas réussi à trouver d’autres informations sur cet évènement architectural, culturel et muséographique exceptionnel à la bonne odeur de pétrodollars …Le projet est évalué à un coût total de 98,5 M€. l’état français en assume 31M€. 17M€ seraient versés par la fondation Alwaleed bin Talal basée en Arabie saoudite et au Liban. Le Maroc, l’Azerbaidjan, le Koweit et le sultanat d’Oman contribueraient pour 26M€. On compte sur le Qatar pour apporter les 10M€ manquants.

Le département des Arts islamiques achève sa première phase de construction avec son voile dont voici le projet final http://www.linternaute.com/actualite/grand-projet/louvre-arts-de-l-islam/

Voir mon article détaillé du mois de janvier sur le sujet  http://laconnectrice.wordpress.com/2012/01/06/apres-le-psg-le-qatar-achete-le-louvre/


De la douceur dans ce monde de brutes : un blockhaus de la côte atlantique monte au ciel

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Bunker one. Installation de Benjamin Braitberg

Blockhaus du Cap Ferret recouvert de papier d’aluminium

Benjamin dit :

Ces formes  viennent flatter notre imaginaire du coté du tombeau et du vaisseau spatial et l’idéologie ou l’esthétique Nazie qui privilégie les formes furtives, le design épuré comme sorti de toute éternité et destiné à durer mille ans.  Peut-être en cherchant ce qui à été emprunté par les nazis au Bauhaus et au Constructivisme (persécutés) et ce qui a perduré dans la tendance monolithique des objets high-tech d’aujourd’hui. Ces  pistes ne sont pas évidentes à suivre.   J’avoue que j’apporte une grande importance aux endroits plus ou moins visibles, mais plutôt disparaissant, où se joignent les parties des objets techniques et architecturaux d’aujourd’hui. La tendance est : la pierre, le joyau et le monolithe. J’ai l’impression qu’il y a vraiment un parti pris idéologique la dessous.

Pendant la dernière guerre, les Allemands avaient construit des blockhaus tout le long des côtes de France à même les plages, le mur de l’Atlantique, die AtlanticWall. Des pistes de béton reliaient les bunkers les uns aux autres et se déroulaient des plages sabloneuses jusqu’aux routes départementales. Ces constructions “de qualité allemand”e ont subsisté résistant au temps, au marées, aux tempêtes, à l’usure du vent et du vent de sable.

En Aquitaine, les Blockhaus font partie intégrante du paysage balnéaire au point que les baigneurs et les surfeurs en oublient leur destination première. Après 70 ans d’exposition aux intempéries et un déminage efficace, ils ne sentent plus la poudre ni le sang et sont démunis de tout vestige évoquant une forme de vie humaine belliqueuse et cruelle. Ils ne sont plus que d’énormes blocs de béton plus ou moins enfouis dans le sable, immobiles comme des monstres marins échoués pour l’éternité, souvent tagués de couleurs qui tranchent avec le vert pâle de l’océan et le blond des plages lisses qui s’étendent à perte de vue.

Certains artistes, adeptes du land art se plaisent à faire parler les bunkers dans un sens contemporain ou celui de leur mémoire. L’installation de Benjamin Braitberg demande au bleu du ciel de télétransporter la cruauté fonctionnelle d’origine du bunker vers l’imaginaire guerrier où il aurait du rester.

De nombreux bunkers et blockhaus sont encore en place tout le long du tracé du mur. Certains ont été restaurés ou abritent des musées, par exemple le Grand Blockhaus à Batz-sur-Mer ou la batterie Todt dans le Pas-de-Calais. Sur les côtes sablonneuses de nombreux bunkers, construits sur du sable se sont affaissés avec le temps. Sur la côte aquitaine, on peut ainsi voir de nombreux blockhaus très endommagés au bord des plages alors qu’ils se trouvent initialement en haut des dunes. L’exemple le plus célèbre est constitué des blockhaus de la dune du Pyla près d’Arcachon qui, construit sur la crête des dunes, se retrouvent plus de 60 ans après, 100 m plus bas. Une grande majorité des bunkers sont à l’abandon, très dégradés et corrodés par le vent marin et les intempéries, largement tagués. Il est souvent dangereux de se risquer à y pénétrer. Certains blockhaus sont utilisés par les services de déminage pour y faire exploser des obus retrouvés sans risque de dommage pour les zones environnanteshttp://fr.wikipedia.org/wiki/Mur_de_l’Atlantique.Certaines servent d’abri et parfois de support à des cabanes et des paillotes. Lorsqu’ils ne sont pas trop ensablés, ils deviennent des espaces de jeu pour les enfants.

Malgré leur volume, les bunker de type “tobruk”  posssèdent un très petit espace de vie, leurs murs étant extrêmement épais pour résister à toutes les attaques terrestres et aériennes. Les plus modestes n’ont qu’une petite ouverture ronde recouverte d’une couvercle semblable à celle d’un sous-marin. Les plus grands qui servaient à stocker des armes et des munitions et à y loger des chars d’assaut ont une ouverture sur le toit et une autre face à la mer.

Le mur de l’Atlantique, AtlantikWall, s’étendait depuis le pays basque jusqu’au Nord de la Norvège.

L’organisation Todt qui a déjà créé la ligne Siegfried le long de la frontière franco-allemande, est responsable de la supervision de sa construction et la conception de ses principales fortifications. Au départ, les travailleurs sont volontaires : les Allemands ayant besoin d’une main-d’œuvre spécialisée, ils sont deux à trois fois mieux payés (grâce à des primes de séparation, de logement ou de bombardement pour les ouvriers travaillant dans les ports bombardés2) que les ouvriers travaillant dans ce secteur et bénéficient d’une protection sociale supplémentaire. Ensuite, des milliers de travailleurs forcés (prisonniers de guerre comme les tirailleurs sénégalais, 10 000 Juifs, jeunes Français voulant échapper au STO en Allemagne, républicains espagnols réfugiés en France et utilisés surtout pour les bases sous-marines) sont réquisitionnés pour construire ce mur le long des côtes néerlandaise, belge et française de la mer du Nord, de la Manche et en Vendée ainsi que dans les îles Anglo-Normandes3.http://fr.wikipedia.org/wiki/Mur_de_l’Atlantique

Deux cents grandes entreprises allemandes sous-traitant4 en partie à 15 000 entreprises françaises, sociétés du BTP et cimenteries5 principalement (1 000 à 1 500 grosses et moyennes entreprises)3, collaborent à la réalisation des travaux. Ainsi, la société Sainrapt et Brice, dirigée par Pierre-Louis Brice, qui fait l’objet d’un procès retentissant de l’épuration économique. Mais la majorité des entreprises ne sont condamnées qu’à payer les impôts et taxes sur les bénéfices, souvent très importants, réalisés pendant l’occupation6. De même, la société des grands travaux de France, dirigée par Jean Gosselin qui est condamné à la Libération7, ou encore Campenon Bernard ConstructionLafarge6.

Enfants nous aimions explorer ces blockhaus qui sentaient la pisse et la saumure. Parfois nous creusions le sable à la base des murs dans l’espoir d’y trouver un trésor. Nous ne trouvions que des morceaux informes de métal rouillé et toutes sortes de détritus. Nous nous rendions alors à l’évidence de nous ensabler dans les poubelles de l’histoire. Nous ressortions alors de ces ruines puantes pour nous plonger dans l’océan qui nous roulait dans ses vagues puissantes à la fois nous effrayant et nous purifiant en une épreuve initiatique afin de retourner dans la vie vivante.

Si tous les gars du monde décidaient d’être copains …

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{Refrain:}
Si tous les gars du monde
Décidaient d’être copains
Et partageaient, un beau matin
Leurs espoirs et leurs chagrins
Si tous les gars du monde
Devenaient de bons copains
Et marchaient la main dans la main
Le bonheur serait pour demain!

Ne parlez pas de différence
Ne dites pas qu’il est trop blond
Ou qu’il est noir comme du charbon
Ni même qu’il n’est pas né en France
Aimez-les n’importe comment
Même si leur gueule doit vous surprendre
L’amour c’est comme au régiment
Il faut pas chercher à comprendre!

{au Refrain}

J’ai mes ennuis et vous les vôtres
Mais moi, je compte sur les gars
Les copains qu’on ne connaît pas
Peuvent nous consoler des autres
Tous les espoirs nous sont permis
Le bonheur c’est une habitude
Avec deux cents millions d’amis
On ne craint pas la solitude

{au Refrain}

Si tous les gars du monde
Devenaient des copains!

http://www.paroles-musique.com/paroles-Les_Compagnons_De_La_Chanson-Si_Tous_Les_Gars_Du_Monde-lyrics,p18680

Cimetière -public- musulman à Strasbourg, 800 000 euros !

Un espace public peut-il être confessionnel ? C’est pas un oxymore ça, public et musulman à la fois ?

Profitant des souplesses offertes à Strasbourg par le Concordat, 800 000 euros ont été débloqués pour réaliser un cimetière réservé aux Musulmans. Il parait qu’il n’y a plus de place dans les carrés musulmans qui ne seraient pas assez nombreux 200 au lieu de 600 nécessaires selon le CRCM Rhône-Alpes.

la législation http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/01/05/01016-20120105ARTFIG00757-le-cimetiere-musulman-de-strasbourg-un-cas-unique.php

Dans une région où les problèmes sociaux polluent les quartiers qui s’embrasent régulièrement, n’y avait-il pas de dépense plus urgente à faire ? 800 000 euros, c’est quand même une somme ! Et s’il n’y avait pas assez de place dans les cimetières régionaux, pourquoi ne pas avoir ouvert un nouveau cimetière pour tout le monde, indépendamment de ses origines et/ou pratiques religieuses ?

Moi, si j’habitais à Strasbourg et si je souhaitais m’y faire enterrer, je serais bien embêtée car je ne voudrais pas fréquenter dans l’au-delà les curés, les pasteurs, les rabbins ni les imams. Sacrebleu, saperlipopette, moi aussi je veux mon cimetière vierge de toute obédience. Quand la France était laïque, je pouvais espérer mais maintenant ?

Qu’a-t-on prévu pour les athées et agnostiques qui sont plus nombreux que les 6 millions de Musulmans en France ?

Seraient-ils trop indépendants et ingérables pour recevoir les faveurs des politiques, même après la mort ?


Encore une fois, moi je veux mon espace public athée.

Notons qu’à la fin de son article, Le Monde nous fait un rappel des actes antimusulmans. Quel est le rapport avec l’annonce de ce cimetière-public-musulman ?

Strasbourg ouvre le premier cimetière public musulman de France

LEMONDE | 06.02.12 | 11h03   •  Mis à jour le 06.02.12 | 11h13

Afin de satisfaire au rituel musulman, le plan du cimetière de Strasbourg est orienté en direction de La Mecque. Une salle d’ablutions et une place destinée à la prière ont été prévues.

Afin de satisfaire au rituel musulman, le plan du cimetière de Strasbourg est orienté en direction de La Mecque. Une salle d’ablutions et une place destinée à la prière ont été prévues. Ernest Laemmel/Ville de Strasbourg

C’est une première en France. Une première qui s’explique à la fois par une évolution générale de la société française et une exception locale. La ville de Strasbourg ouvre, lundi 6 février, le premier cimetière public exclusivement musulman sur le territoire français – hors l’exception historique de celui de Bobigny, créé en 1934 par décret présidentiel. Une ouverture qualifiée d’“historique” par Mohammed Moussaoui, président du Conseil français du culte musulman (CFCM), présent à l’inauguration.

Sur un espace clos d’un peu plus d’un hectare, un millier de sépultures pourront, à terme, être proposées aux familles musulmanes qui souhaitent enterrer leurs morts là où ils ont vécu. Cette initiative entend répondre aux pratiques funéraires qui s’installent peu à peu dans les familles de culture musulmane. Si dans plus de 80% des cas, elles continuent d’inhumer leurs proches dans leur pays d’origine, les nouvelles générations aspirent à enterrer leurs défunts sur le sol français.

Comme dans de nombreuses autres villes, l’espace dévolu aux “carrés musulmans” des cimetières municipaux strasbourgeois arrivait à saturation. Mais contrairement à ce que peuvent entreprendre les villes, contraintes par la législation en vigueur sur le caractère non confessionnel des cimetières, la ville de Strasbourg a usé des possibilités ouvertes par le Concordat de 1801, – qui régit les relations entre les cultes et l’Etat en Alsace et en Moselle –, pour apporter une réponse adaptée aux besoins spécifiques des musulmans.

Le plan du cimetière est orienté en direction de La Mecque, afin de satisfaire au rituel musulman, une salle d’ablution est prévue à l’entrée, une place est aménagée pour la prière avec un bassin et un espace couvert. Et, surtout, une surface est prévue pour les ossuaires. La crémation étant proscrite dans l’islam, il fallait en effet prévoir un espace pour recueillir les restes des tombes abandonnées ou dont la concession est parvenue à expiration.

“DEMANDE PRESSANTE ET LÉGITIME”

La crainte de voir un jour les restes de leurs proches exhumés et brûlés, une pratique qui permet de récupérer de l’espace dans les cimetières, dissuade encore nombre de familles d’inhumer leurs proches en France. En revanche, les musulmans vivant en France se conforment aux règles d’hygiène en vigueur et se font enterrer dans des cercueils, contrairement à la tradition, qui prévoit une inhumation le jour du décès dans un simple linceul.

“Ce cimetière répond à une demande pressante et légitime des musulmans, qui montre l’enracinement des migrants. On appartient à cette terre: se faire enterrer ici est un signe d’intégration”, affirme Erkin Acikel, le président du Conseil régional du culte musulman (CRCM), avec qui la municipalité a travaillé. “Cette nouvelle offre va accroître les demandes”, pronostique-t-il.

Soucieux de balayer tout soupçon de communautarisme en séparant ainsi les morts, Roland Ries, le maire (PS) de la ville, estime qu’“il s’agit de donner aux différentes religions une égalité de droit et de devoirs. J’étends les facilités du concordat aux religions qui n’y sont pas reconnues”. Le concordat ne concerne que les cultes catholique, protestants et israélite. Dans ce contexte, la ville a investi 800000 euros dans le cimetière. Elle finance aussi régulièrement, “à hauteur de 10%”, la construction de lieux de culte.

Ces possibilités sont interdites au reste du territoire français, régi par la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat, et pour le droit des cimetières, par une loi de 1881, qui interdit “tout regroupement par confession sous la forme d’une séparation matérielle du reste du cimetière”. Depuis 1925, le maire a toutefois la possibilité de rassembler au sein du cimetière interconfessionnel les morts de même confession, d’où l’existence des “carrés”. Mais cela n’est pas une obligation. Avec l’installation définitive de familles musulmanes en France, cette possibilité est peu à peu devenue une demande récurrente de la communauté. Et elle est officiellement encouragée depuis 2008 par une circulaire du ministère de l’intérieur.

Avec plus ou moins de réticences selon les élus, les carrés musulmans se sont donc développés ces dernières années. Mais selon les spécialistes de l’islam, les 200 carrés musulmans existants sont encore insuffisants. Une étude réalisée sur ce sujet par le CRCM Rhône-Alpes, en 2008, estimait à 600 le nombre de carrés musulmans nécessaires et jugeait qu’il faudrait, à terme, parvenir à la création d’un carré musulman dans chaque ville où existe une mosquée. Quelque 2000 lieux de culte musulman sont ouverts aujourd’hui en France.

Le sujet demeure extrêmement sensible. Récemment, un début de polémique autour d’un renouvellement de concessions musulmanes et d’exhumations de corps a semé le trouble à Nice. Le maire (UMP) Christian Estrosi a dû, dans un long courrier aux responsables religieux de la ville, expliquer dans le détail les opérations en cours et rappeler que la municipalité avait décidé la création d’un nouveau carré musulman de vingt tombes, doté de l’indispensable ossuaire.

Stéphanie Le Bars

Les actes antimusulmans en hausse de 34% en 2011

Les actes et menaces antimusulmans répertoriés par la police et la gendarmerie en 2011 ont augmenté de 34% par rapport à 2010, a annoncé, le 1er février, l’Observatoire national contre l’islamophobie. Cette structure émanant du Conseil français du culte musulman (CFCM) précise que les plaintes sont passées de 116 à 155. Les actes de vandalisme ou les inscriptions racistes sur les mosquées et les tombes musulmanes sont désormais plus systématiquement dénoncés que par le passé. Le 31 janvier, des inscriptions telles que”No islam” ou”France aux Français” ont été découvertes sur la mosquée du Mans (Sarthe).

Article paru dans l’édition du 07.02.12

Juliette Gréco : hommage aux ponts de Paris

Juliette Gréco va avoir 85 ans et sort un album, un livre et remonte sur scène http://www.francetv.fr/culturebox/pour-les-85-ans-de-juliette-greco-une-autobiographie-un-album-et-un-chatelet-73961 On peut voir sur ce site quelques anciennes vidéos des tubes de Juliette.

Entretien avec Elise Lucethttp://www.francetv.fr/culturebox/juliette-greco-lelegance-faite-femme-77673

J’ai entendu ce dimanche une des chansons de l’album en duo avec Marc Lavoine et j’ai été conquise. Je ne saurais dire exactement par quoi : Juliette, Marc, les paroles, la mélodie, la guitare ? L’ensemble sans doute…

L’album est un hommage aux ponts de Paris que Juliette a toujours aimé traverser. Tout un symbole, le pont.

On me dit que la critique a démoli cette nouvelle apparition de Gréco. Quelle idiotie. Gréco n’est pas une jeune débutante qui doit faire ses preuves. Gréco est un monument historique et je suppose que les gens qui vont la voir et acheter son album sont épris de la témoin de la vie intellectuelle et culturelle de l’après-guerre : la légende de Saint-Germain-des-Prés, le Tabou, l’existentialisme, Sartre, Sagan, Boris Vian, Gainsbourg ou Miles Davis. Qu’importe si Gréco n’a plus les cordes vocales de sa jeunesse et il faut manquer singulièrement d’imagination pour ne pas voir tout ce qu’elle représente.

On me dit encore qu’elle n’a pas composé ses chansons. Et alors, Johnny Halliday, il les a composées ses chansons ? Lui aussi représente la jeunesse des baby boomers et le rock à la française sur des traductions de tubes américains et pourtant, il attire toujours les foules. Et puis, si elle n’a pas composé ses chansons, elle les a choisies et elles figurent parmi les plus belles et charmantes du répertoire d’après-guerre, souvent de magnifiques poèmes comme ceux de Vian, Prévert ou Ferré. Elle fut leur meilleur porte-paroles, des paroles qui ont fait le tour du monde grâce à elle, des paroles qui ont été traduites dans toutes les langues et toujours réinterprétées par de plus jeunes interprètes.

Laissons donc à Gréco le bonheur de retrouver son public et à celui-ci le plaisir de retrouver ses souvenirs.

Voici un beau poème de Prévert que Gréco a fait connaître dans le monde entier.

Je suis comme je suis

Je suis comme je suis
Je suis faite comme ça
Quand j’ai envie de rire
Oui je ris aux éclats
J’aime celui qui m’aime
Est-ce ma faute à moi
Si ce n’est pas le même
Que j’aime à chaque fois
Je suis comme je suis
Je suis faite comme ça
Que voulez-vous de plus
Que voulez-vous de moi
Je suis faite pour plaire
Et n’y puis rien changer
Mes talons sont trop hauts
Ma taille trop cambrée
Mes seins beaucoup trop durs
Et mes yeux trop cernés
Et puis après
Qu’est-ce que ça peut vous faire
Je suis comme je suis
Je plais à qui je plais
Qu’est-ce que ça peut vous faire
Ce qui m’est arrivé
Oui j’ai aimé quelqu’un
Oui quelqu’un m’a aimée
Comme les enfants qui s’aiment
Simplement savent aimer
Aimer aimer…
Pourquoi me questionner
Je suis là pour vous plaire
Et n’y puis rien changer.

 

Jacques Prévert

 

Procès de Riposte laïque vendredi 3 février : la LDH ne supporte pas les réalités

Face au diktat de la charia dans certaines zones, des britanniques ont détourné l’affiche de ces impérialistes musulmans. Sur celle-ci, on peut lire “Zone sans charia” ou “zone libre de toute charia”. “Règles islamiques non observées”. Ci-contre à droite on peut lire “la charia, la solution pour l’Est et l’Ouest. La démocratie au diable.”

En 1977, lorsque les premiers dissidents soviétiques sont arrivés en France et en Europe, nous étions un certain nombre à tirer de leur histoire une leçon essentielle : l’idéologie étouffe les esprits. L’idéologie aveugle, l’idéologie déforme la pensée, l’idéologie est source de déni des réalités, les théories n’ont rien à voir avec les réalité. L’idéologie donne bonne conscience aux irresponsables et aux criminels. Pensez donc, pendant des décennies, la fleur de nos intellos avait défendu l’idéologie socialiste et communiste contre l’idéologie capitaliste, fermant les yeux sur les goulags, les enfermements psychiatriques, la dictature et l’impérialisme soviétiques et les assassinats politiques.

Il semble aujourd’hui que la gauche et ses intellos aient oublié cette prise de conscience fondamentale. Ce n’est pas le cas de Riposte laïque qui a abattu les frontières entre partisans de différentes idéologies face à la perte de valeurs fondamentalement humanistes et devant la montée irrésistible de l’impérialisme musulman.

Lorsque j’ai découvert Riposte laïque, j’ai pensé que je n’avais rien lu d’aussi intelligent et courageux depuis bien longtemps et du côté gauche. Car dans le microcosme intellectuel parisien, il en faut du courage pour se lever contre le politiquement correct, contre la pensée officielle et contre la paresse  et la couardise intellectuelles.

Les porte-paroles officiels de la gôche et leurs satellites n’ont pas manqué de qualifier l’initiative de Riposte laïque de réactionnaire, d’extrême droite, de facho, de raciste et se sont empressés d’évacuer ses messages en la rangeant dans l’enfer de l’extrême droite. Ils ne voulaient surtout pas déranger leurs certitudes et leurs systèmes bien verrouillés sur leurs rentes de situation (des millions de subventions et des centaines d’emplois pour les gens de gôche et les associations bidon comme la LDH, le Mrap, SOS racisme). Une attitude qui arrange bien tout ce que la France compte de véritables profiteurs qui préfèrent vendre leur âme plutôt que risquer leur petit confort personnel qui dépend du soutien ferme et sans failles de leurs copains mais aussi du pouvoir qui les tient ainsi par la barbichette.

Bon an mal an, Riposte laïque n’a cessé de connaître un succès d’estime et le soutien indéfectible de gens connus et inconnus; riches et pauvres;  femmes et hommes; gens de gauche, gens de droite gens du centre et sans opinion; dirigeants d’entreprise, salariés, ouvriers ou petits employés comme intellos, artistes, retraités; croyants de toutes les religions , agnostiques et athées; légalistes et anarchistes; jeunes et moins jeunes; etc.

Riposte laïque est devenue la voix du peuple de France qui est tolérant, fier de sa culture, attaché aux valeurs de la République laïque, fidèle à la démocratie avec la liberté d’opinion et d’expression. Un peuple qui n’est pas raciste contrairement à ce que prétendent ces idéologues qui voudraient étouffer sa voix et ses souffrances. Et c’est précisément parce que nous ne sommes pas racistes que nos démolisseurs de République utilisent le terme raciste à tort et à travers. Aujourd’hui, l’insulte “raciste” jaillit dès que l’on se trouve en désaccord avec un idéologue bien pensant. Ce terme a tellement été galvaudé qu’il s’applique désormais à celles et ceux qui s’insurgent contre l’application de la charia sur notre territoire. Pas d’accord avec les prières de rue ? vous êtes raciste. Pas d’accord avec le voile et autres burqas ? Raciste ! pas d’accord avec l’excision, les mariages forcés, les crimes d’honneur, les tournantes, la séparation des hommes et des femmes dans les lieux publics ? Sale raciste! Pas d’accord avec le halal et le ramadan obligatoires ? Raciste ! Pas d’accord avec le financement des mosquées avec les deniers publics ? Raciste !

Et ce n’est pas tout, vous vous insurgez contre des délinquants noirs ou arabes ? raciste ! (le cas Zemmour). Vous rappelez à l’ordre un gamin noir ou arabe qui vous marche sur les pieds ? Raciste! Vous prenez sur le fait un noir ou un arabe qui pique votre porte-monnaie ? Vous êtes raciste. Vous refusez de répondre à un dragueur lourd noir ou arabe ? Vous êtes raciste ! Vous demandez à un jeune noir ou arabe de céder sa place à une personne âgée dans les transports en commun ? Vous êtes raciste!

Vous refusez qu’un obstétricien homme accouche votre épouse ? Vous avez raison et c’est le médecin qui est raciste ! Un noir ou un arabe a obtenu un logement social dans le 93 ? Il se dit parqué par les racistes de blancs ! Un noir ou un arabe est au chomage ? les patrons sont racistes! Un noir ou un arabe est entré illégalement sur le territoire et n’obtient pas de papiers ? les Français son racistes :

Je le dis haut et fermement, je soutiens l’entreprise de salut public qu’est Riposte laïque. Pas touche à Riposte laïque !

Si vous êtes d’accord avec mes propos, venez soutenir Riposte laïque au Palais de justice de Paris, vendredi 3 février à 13 heures. Calme, sérénité et humour de rigueur.

Riposte laïque N°236 spécial procès et liste témoins de l’accusation http://ripostelaique.com/

Le mai communal, l’arbre de la liberté encore planté devant la demeure des nouveaux élus en Dordogne. Une belle tradition perdue …

Je suis française, humaniste et je défends ma culture

J’ai reçu ce témoignage d’une retraitée française née après guerre en Dordogne et je vous le livre tout cru car je trouve qu’il traduit parfaitement ce que beaucoup de Françaises et de Français éprouvent aujourd’hui face à des changements non souhaités, non indispensables, non productifs de civilisation et inquiétants pour l’avenir de toutes et tous, Français comme étrangers,  qui vivent en France et aiment leur pays.

Dans mon enfance et ma jeunesse, il n’y avait pas de Français de souche. Nous étions tous français et fiers de l’être quand nous nous rendions à l’étranger, chauvins et arrogants, même. Nous étions persuadés qu’en matière de culture, nous étions les meilleurs et le reste du monde nous le rendait bien qui nous ouvrait grand les bras et nous adorait. Etre française constituait un véritable avantage qui nous ouvrait toutes les portes et les bras des garçons, même de ceux qui ne nous plaisaient pas. Le Français était alors LA langue diplomatique et, à travers l’Europe, les élites le pratiquaient couramment, à l’image du duc de Metternich qui, à l’occasion de la fameuse dictée de Prosper Mérimée, n’avait fait aucune faute quand Napoléon III en avait commit 33.

Il y avait les Français et les étrangers dont la plupart étaient aussi français même quand ils étaient espagnols ou italiens car la cohésion sociale et nationale allait de soi au point qu’on n’en parlait même pas. “Cohésion sociale” et “vivre ensemble” ou “identité nationale” n’étaient pas utilisés aussi fréquemment qu’ils le sont aujourd’hui. Mes camarades espagnoles et italiennes, une minorité tout de même, maîtrisaient autant que moi la langue française, allaient à l’école laïque et respectaient les usages de la politesse en vigueur. Il ne m’est jamais venu à l’idée de leur demander quel était leur statut administratif sur le territoire…Vraies Françaises ou pas, cela ne faisait aucune différence dans nos quotidiens. Par contre, nous raffolions du soupçon d’exotisme qu’elles partageaient avec nous, notamment par la gastronomie.

Je suis née en France d’une mère française et d’un père immigré tombé près d’elle par hasard, du fait de la guerre. Sans la guerre, ils ne se seraient jamais rencontrés. Ma mère n’avait jamais quitté sa Dordogne natale et mon père, chassé de Pologne parce que juif,  était venu faire des études universitaires à Paris. Ils se sont rencontrés en zone libre. Tardivement j’ai un jour demandé à mon père ce qui l’avait frappé en arrivant en France. Il m’a répondu que c’était la liberté d’aller et venir sans être menacé, de ne pas avoir à descendre d’un trottoir quand il croisait un catholique, de pouvoir étudier tranquillement sans craindre d’être défenestré de la salle de classe par un catholique, de n’être chassé d’aucun lieu public et d’être considéré comme un homme à l’égal des autres. Après il m’a parlé de l’artichaut. Il n’en avait jamais vu en Pologne et ne savait pas comment le consommer. Observant son hésitation, un client du restaurant lui a gentiment expliqué comment faire. C’était en 1937 à Paris, du côté de Belleville. La vie était belle même si, parfois, il n’avait rien à faire bouillir dans sa marmite.

Ma mère et mon grand-père maternel étaient amoureux de littérature française. Non seulement ils lisaient beaucoup mais ils leur plaisait d’écrire. Ma mère a toujours entretenu une correspondance fournie avec ses amies et sa famille. Mon grand-père écrivait des discours pour toutes les occasions laïques et religieuses. Ma mère racontait avoir amélioré le français de mon père en lui faisant lire “Sans famille”, d’Hector Malot. Mon père a toujours conservé un accent bizarre mais maîtrisait parfaitement la langue française écrite et parlée. Il écrivait avec style et ne commettait pas de fautes d’orthographe. Pourtant, il n’avait guère eu le temps de poursuivre ses études. Arrivé à Paris en 37, il avait du abandonner l’université à la déclaration de guerre en 1939.

Mon père aimait la France, sa gastronomie, sa culture et se disait assimilé. Il n’avait pas pour autant renoncé à certains aspects de sa culture d’origine qu’il aimait partager avec sa famille. Violoniste, il jouait souvent des airs de son folklore et  chantait des chansons en polonais, en hébreu ou en yiddish. Comme beaucoup de gens originaires des pays de l’Est, il appréciait la musique tzigane et en jouait.

Pain azyme, la “matza’ comme disait mon père

Le tripotage : chaque hiver on tuait un cochon et toutes les vieilles cousines venaient aider à la confection des saucisses, du boudin , des pâtés et des jambons. Les boudins cuisaient dans une soupe aux choux, le jimboura, qu’on allait distribuer à tout le voisinage.

Juif non pratiquant, il célébrait les fêtes les plus importantes en nous apportant de la matza, des concombres malossol, du hareng mariné, du saumon fumé de chez Klappish, du saucisson à la graisse d’oie de chez Goldenberg, du halva ou de la hallah. Nous adorions cette nourriture  qui changeait des entrecôtes à la bordelaise, de la lamproie, du foie gras truffé, des cèpes sautés à l’ail et au persil, de la daube et de l’omelette basquaise. Mon père avait gardé des liens très forts avec sa famille survivante d’Auschwitz mais aussi avec des amis d’enfance qui, comme lui, étaient venus à Paris pour y faire des études en toute liberté. Il était tout à la fois fier d’être juif, fier d’être français et fier d’être polonais.

La lamproie, un poisson “préhistorique” qu’on pêchait dans la Dordogne où il venait frayer au printemps. Comme sur la photo, on le suspendait afin qu’il se vide de son sang après avoir fendu sa queue. Ensuite, on le cuisinait façon civet avec le sang, du vin et des poireaux.

Mes parents ne se disputaient pas pour des questions de religion. J’ai reçu une éducation protestante et ils avaient souhaité que je déciderais moi-même, à quinze ans, si je voulais prendre le baptême. Mon père accompagnait ma mère au temple et jouait dans son orchestre. Ma mère accompagnait mon père aux rares fêtes juives auxquelles il participait. Je ne les ai jamais entendu argumenter sur leurs religions réciproques, sans doute parce que mon père, non croyant après la Shoah, avait les idées très larges et qu’il comptait sur mon intelligence pour faire les meilleurs choix. Il croyait au Bien et ça s’arrêtait là. Il mettait ses idées en pratique par la générosité. Il donnait à tout le monde. Il était particulièrement bienveillant. Ma mère était fière d’avoir trouvé son Juif à elle, cet enfant du Peuple élu comme elle aimait à le dire. Dans cette région, la plupart des protestants s’étaient fait un devoir de sauver des juifs. Mon grand-père et ma mère cachaient un jeune enfant et protégeaient mon père. Grâce à eux, l’enfant et mon père ont été sauvés de la haine nazie.

Une baraque de femmes à Auschwitz http://autourdelaliberte.blogspot.com/2011/04/souvenirs-dauschwitz-70-ans-plus-tard.html

En Pologne, mon père avait connu la misère, la famine, le harcèlement, les persécutions et la discrimination. Il avait aussi connu la solidarité. Celle du professeur qui lui avait donné bénévolement des leçons de violon et celle de ses camarades polonais qui partageaient leur repas avec lui quand ils le pouvaient. Le jeune homme acceptait avec reconnaissance, même quand il y avait du cochon.

Il ne cherchait pas à se venger pour autant de ses misères d’enfance et de jeunesse. Au contraire, il voulait profiter de ce que la vie pouvait donner de meilleur et le partager avec  autrui. Il était reconnaissant à la France de lui avoir donné une deuxième chance et de l’avoir adopté sans hésitation. Il gardait un grand amour pour la Pologne malgré le mal qu’elle lui avait fait. Lors d’un voyage dans les années 80, il retrouva des amis catholiques qui avaient survécu à la guerre et qui lui firent la fête. Il disait que le Vatican était responsable du massacre des Juifs polonais et faisait la distinction entre le peuple de Pologne et la guerre de religion qui l’avait entraîné à commettre des actes épouvantables.

Ghetto juif polonais avant la guerre http://israel-chronique-en-ligne.over-blog.com/article-le-peuple-juif-a-travers-le-monde-avant-la-shoah-64847494.html

J’ai donc été pétrie de notions humanistes comme la tolérance, le partage, la compassion, la générosité, le respect d’autrui, la sincérité, l’honnêteté et l’indulgence, ainsi que de notions républicaines comme la laïcité, le bien public, le bien commun .

Il y avait toutefois une chose que ma famille protestante et ma famille juive partageaient, la détestation du clergé et un anticléricalisme ferme mais bon enfant. La laïcité était pour eux une fierté et, dans mon enfance, tout le monde comprenait ce que ça voulait dire, on n’avait pas besoin de l’expliciter et encore moins de la justifier. Ce consensus passait par l’école laïque qui, alors, n’avait pas honte de dire son nom. C’est pourtant dans cette école laïque que des camarades de classe m’ont dit un jour : “ton père est juif, il a tué le petit Jésus”. Pour ma part, il ne m’était jamais venu à l’esprit d’accuser mes camarades catholiques de quoi que ce soit. Au contraire, je les enviais car ils avaient des rituels très séduisants, voire appétissants. A Noël, ils montaient de jolies crêches avec des jésus en sucre rose et pour les rameaux, ils arboraient des branches de buis garnies de friandises, en particulier de cornivelles, des sablés aux grains d’anis candy bleu blanc et rouge. Un soir de Noël, j’ai accompagné des camarades à la messe de minuit, avec l’accord de mes parents, pensant y retrouver l’atmosphère que décrivait Alphonse Daudet dans ses contes. Je dois avouer avoir été un peu déçue, ce n’était ni aussi rigolo, ni aussi appétissant et plutôt ennuyeux. C’était normal car en rentrant chez moi, j’ai trouvé une maison sombre et glacée, tout le monde était endormi et aucun repas plantureux ne m’attendait dans la bonne odeur des chandelles et de la dinde rôtie. Rien pour tenter Dom Balaguère.

Dans la région, il y avait bien d’autres immigrés. Des maçons italiens, des républicains espagnols, un Russe blanc, une famille togolaise. Les Espagnols étaient majoritaires. On disait “les Républicains” et ça parlait à tout le monde. Ils étaient tous parfaitement intégrés et je n’ai jamais entendu l’un d’entre eux insulter les Français et la France, se plaindre de discrimination ou de racisme. Et pourtant je pense que le racisme était encore une conviction idéologique répandue  l’époque. L’harmonie apparente qui régnait entre les différentes communautés tenait sans doute à ce qu’il y avait du travail pour tout le monde et que la population immigrée, très minoritaire alors, était facilement absorbée par la population autochtone. En sociologie, on dit qu’un groupe peut absorber au maximum 10% d’une population exogène. Au-delà de 10% apparaissent des conflits. Par ailleurs, il y avait très peu de délinquance. Les maisons et autres propriétés étaient ouvertes. On ne se méfiait pas des étrangers et je n’ai jamais entendu dire qu’une personne ait été dépouillée de son argent dans la rue ou dans un magasin. Je n’ai jamais entendu parler de crime crapuleux, d’assassinat, de viol ou de racket.

Les vrais étrangers, c’était les Boches

Les illustrations de Hansi ont rendu l’Alsacienne célèbre et viennent de faire leur réapparition sur des boites de biscuits. Elles appartiennent à l’imaginaire national.

Il y avait pourtant une “race” d’étrangers que tout le monde détestait à l’unanimité, les Boches. Ces salauds n’avaient cessé de nous envahir, de nous voler et de nous tuer. Ils nous avaient même enlevé l’Alsace et la Lorraine. Une affiche représentant une jolie alsacienne et une jolie lorraine en costume folklorique était suspendue dans le bureau de mon grand-père. Bien que ne comprenant pas très bien ce qu’elle signifiait, j’aimais contempler ces belles femmes portant sur la tête un énorme noeud noir décoré d’une cocarde tricolore, une longue jupe large et un boléro serré sur une chemise blanche aux manches larges et bouffantes. On retrouvait ces silhouettes sur les sachets roses de “levure alsacienne” et parmi les histoires de Bécassine.

Restitution grâce à Clémenceau de l’Alsace et de la Lorraine offertes aux Allemands par Joffre

Publicité ancienne pour la “levure alsacienne”.

L’Alsace et la Lorraine, une histoire française qui avait inspiré Coluche. Elle demeure un élément de construction de l’identité nationale.

Une chanson fort populaire que beaucoup de Français chantent encore

Quand Sarkozy réveille les plaies françaises http://www.politique.net/2008100802-le-retour-des-soldats-allemands-en-lorraine.htm

Les garçons : des prédateurs

Le seul danger, pour les filles, c’était les garçons. Ils étaient vulgaires, agressifs, insistants, collants, manipulateurs et ne pensaient qu’à tremper leur biscuit. De bons machos pur sucre. Obsédés. Même les mieux éduqués pouvaient se comporter comme des soudards. Il y avait bien quelques agressions sexuelles mais nous n’osions pas en parler parce que nous nous sentions coupables de les avoir “allumés” comme ils disaient. Ma mère m’avait prévenue : “Le docteur Machin a dit qu’embrasser une fille sur la bouche, c’est comme demander au premier étage si le rez-de-chaussée est libre”. Ce fut l’essentiel de mon éducation sexuelle officielle…Parce qu’entre ce que nous pouvions nous raconter entre petites filles, le dictionnaire médical qui contenait de magnifiques figures animées dont on pouvait soulever les couches qui révélaient tour à tour les muscles, les organes et le squelette et, le meilleur, un bébé dans le ventre de sa mère, nous en savions un petit peu plus que ce que les adultes voulaient bien nous dire. Je me souviens de l’époque où, vers 8 ans, nous nous demandions comment se fabriquaient les bébés et ma voisine m’avait assuré que c’était en buvant un verre d’urine d’homme …

A 15 ans, j’étais courtisée de manière peu courtoise par un vieux de 18 ans. Il était plus cultivé que la moyenne des garçons que je connaissais, ce qui me séduisait. Comme je n’étais pas amoureuse , je n’avais pas trop de difficultés à repousser ses tentatives constantes. Coucher, non jamais. Nous échangeâmes bien quelques baisers et il réussit à me chiper ma culotte, ma croix huguenote et un magnifique foulard en soie que m’avait offert mon père. Il ne voulut jamais me les rendre et m’avoua qu’il les collectionnait…J’ai appris qu’il était devenu notaire et je le vois bien dans la chanson de Jacques Brel,…Les notaires, c’est comme les cochons…

Un ordre apparent : chacun sa place

Non seulement les immigrés ne faisaient pas de vagues mais il en était de même pour les ouvriers. Ils saluaient toujours respectueusement les patrons et les notables en ôtant leur béret  à leur passage. Les patrons les tutoyaient quand eux les vouvoyait. Les patrons étaient paternalistes, ils se souciaient de la santé et de la vie de famille de leurs ouvriers, prenant de leurs nouvelles lorsqu’ils étaient malades. Les patrons bénissaient les baptêmes, les mariages et les enterrements par leur seule présence. Un jour que je circulais en voiture avec mon grand-père, nous avons croisé un ouvrier agricole qu’il connaissait bien. Pépé arrête l’auto en plein milieu de la route de campagne et l’homme ôte son béret en se dirigeant vers lui. Ils échangent moitié en patois moitié en français et je tends l’oreille car l’homme semble catastrophé. “Maryse est réglée et en plus, elle a la rougeole”. Je jouais avec Maryse et elle me prêtait ses “Fripounet et Marisette”. Nous avions à peine dix ans. Et je l’imaginais baignant dans son sang, fébrile, couverte de boutons sur le point de mourir…

Je ne peux pas dire que je n’ai jamais été témoin d’injustices entre adultes mais les plus importantes dont je me souviens sont celles que commettaient les adultes vis à vis des enfants. Arguant de leur droit de vie et de mort sur leur progéniture, je voyais bien qu’ils n’agissaient pas toujours selon les principes qu’ils nous forçaient à avaler sans discussion. J’ai donc connu les abus d’autorité des adultes avant 1968 et leur remise en question après la révolution de mai.

Des ouvriers agricoles et leur maître vers  1900. http://lewebpedagogique.com/ericdarrasse/page/2/ Dans mon enfance, le tableau était sensiblement le même.

Les patrons respectaient les ouvriers et les ouvriers respectaient leur patron. Les apparences semblaient sereines. Chacun tenait son rang et sa place et jamais un patron n’aurait dit à un ouvrier “Casse toi pauv’ con”. Les mauvais patrons étaient critiqués et mis au banc d’infamie par les autres. Les élèves respectaient les maîtresses et les professeurs, même quand ceux-ci étaient injustes et mauvais, ce qui arrivait plus que de raison. On les chahutait, certes, mais sans arrogance ni méchanceté. En 6ème, nous nous étions moqués de la prof de latin qui se plaignant toujours d’avoir froid. Nous avions répandu un peu d’eau sur sa chaise. Elle s’était relevée comme poussée par un ressort en nous traitant de petits méchants et en nous plantant là pour aller se sécher aux cuisines. Nous n’étions pas très fiers de notre acte de bravoure car nous avions une conscience. Elle ne demanda pas aux coupables de se dénoncer, il n’y eu pas de sanctions et cela suffit à nous faire prendre conscience de notre méchanceté. Dans le fond, nous étions gentils …

Mon environnement se caractérisait pas son ordre apparent. Chacun savait tenir sa place en fonction de son rang, de son appartenance sociale et de son statut. La révolution culturelle de mai 68 allait faire sauter bon nombre de ces rigidités, à la fois pour plus de liberté mais aussi pour davantage de confusion. Au lycée, nous portions des blouses pour marquer notre statut d’élèves. Les filles portaient une blouse rose une semaine et une blouse bleue l’autre afin de prouver qu’elles étaient propres. Les garçons portaient de grandes blouses grise en drap épais qu’ils surchargeaient de graffitis et de professions de foi. Nous ne nous interrogions pas sur l’opportunité de porter une blouse, c’était obligatoire sous peine de sanctions et personne n’aurait jamais osé se rendre au lycée sans blouse. Un jour, comme m’a mère n’avait pas lavé la mienne, je me crus obligée de la laver avant de partir en classe et de la sécher avec le fer. Je n’eus pas assez de temps pour l’assécher complètement et je l’enfilai sur moi encore humide. Mes camarades s’en étonnèrent et je répondis honteuse qu’elle était tombée dans la machine à laver. Je n’aurais jamais osé dire que ma maman ne s’occupait pas de moi comme les autres mamans.

Dans les années 60, les filles étaient encore interdites de pantalon. Nous étions contraintes de porter jupes ou robes. Il y avait toutefois une exception pour celles qui venaient à mobylettes ou à bicyclette de la campagne. Elles étaient autorisée à porter un pantalon pour avoir chaud mais sous une robe. Elles étaient très chics avec leur pantalon dépassant de la robe, le tout enveloppé d’une blouse rose ou bleue…Alors aujourd’hui, quand je vois des Musulmanes habillées sensiblement pareil, le hijab en plus, mon sang ne fait qu’un tour. Quel manque de respect pour notre histoire proche et lointaine, depuis le 19ème siècle où il nous fallait une autorisation préfectorale mensuelle pour porter un  pantalon en passant par l’interdiction du pantalon sauf l’hiver pour une robe …Notre liberté de nous vêtir comme nous le souhaitons a eu à peine le temps de mûrir que déjà des fanatiques voudraient nous imposer de retourner au carcan vestimentaire discriminatoire. Les femmes françaises ne veulent pas qu’on leur dicte quoi que ce soit.

Nous faisions des bêtises aussi

Nous faisions des bêtises comme tous les enfants, mais rien de bien sérieux. Nous nous étions donné le mot pour forcer les portes du “château”, une grande bâtisse perchée sur une colline isolée couverte de ronces. C’était l’aventure. Nous nous tapissions près du sol, entre les arbustes, tentant d’atteindre le sommet sans prendre le chemin de maîtres. Le château avait accueilli des colonies de vacances et au milieu de la poussière et des toiles d’araignées gisaient des déguisements, des jeux et toutes sortes d’objets utilitaires. Nous y trouvâmes aussi des boites de lait condensé tellement vieilles que le contenu s’était solidifié sans perdre son bon goût. La date de préemption ne nous inquiétait pas et nous nous régalâmes de cette friandise inattendue. Nous ne cassâmes rien, nos ne déposâmes pas d’excréments sur les planchers, nous n’inscrivîmes pas de slogans haineux et nous ne mîmes pas le feu au château. L’idée de vint à personne du petit groupe d’aventuriers de détruire ce terrain de jeux secrets. Malheureusement, nous en parlâmes à d’autres camarades qui prirent moins de précautions que nous et se firent repérer par les gendarmes …

Une autre fois, un camarade découvrit une chapelle abandonnée et en rapporta un crâne et un fémur. Son père s’en aperçut, le gronda très sérieusement et lui intima l’ordre de les rapporter à la chapelle. Il ne put ni singer Hamlet ni, le chic du chic, utiliser le crâne comme bougeoir ou cendrier. Il ne se rendait pas compte de ce que pouvait signifier une profanation de sépulture pour les vivants. Il avait pensé faire une bonne farce et son père l’avait remis sur le droit chemin. A ce propos, je dois dire que je comprends la fascination des jeunes pour la mort et ses représentations. Moi aussi, je me promenais souvent dans les cimetières. J’aimais leur calme, leur harmonie, leurs fleurs fraîches ou en porcelaine et je déchiffrais avec intérêt les épitaphes. Je pouvais y rêver à ma guise car ils étaient peu fréquentés. Je comprends cette fascination car c’est la seule manière, en temps normal, de se familiariser avec la mort qui attend tout le monde au bout du chemin.

Un jour, je me suis disputée avec une camarade de classe pour un motif dont je n’ai plus souvenir. Nous nous sommes battues et je l’ai griffée à la main. Elle saignait un peu. La pionne est arrivée et m’a grondée, j’ai même peut-être été collée. Je n’ai pas niée ma responsabilité. Je n’ai pas prétendu que ce n’était pas moi ou que c’était sa faute. Je n’ai pas demandé à mes copains de venir casser la gueule de la pionne. Je me suis excusée et le lendemain, je suis venue demander pardon à la camarade en lui offrant des bonbons. Elle était gênée mais elle a accepté et m’a pardonnée. Nous avions le sens du bien et du mal, du juste et de l’injuste et nous n’avions pas besoin qu’on nous rappelle les règles.

L’OAS, organisation de l’armée secrète, conduite par les généraux renégats (un quarteron de généraux en retraite, selon de Gaulle) luttait pour que l’Algérie reste française contre la métropole et l’armée loyaliste.

La guerre d’Algérie politise la jeunesse

Nous n’étions pas très politisés, pas du tout, même, mais la guerre d’Algérie nous rattrapa quand les premiers corps furent ramenés au pays et que toute la ville les accompagna à l’église. Apparurent alors sur les murs des slogans favorables à l’OAS et le sigle Occident. Un petit garçon de 9 ans fut embringué par un jeune de quinze ans pour exprimer ses opinions sur les murs. Mais les renseignements généraux veillaient sur la ville. Deux inspecteurs en civile débarquèrent au domicile de Gérard D. et demandèrent à lui parler. Les parents très surpris allèrent chercher l’enfant qui ne put rien dire d’autre que ce que les agents savaient déjà. Il ignorait le sens même de ce qu’il avait peint sur les murs.

Michel Rocard déclencha le renouveau de la SFIO en s’appuyant sur un rapport -aujourd’hui contesté- qu’il avait rédigé en tant que jeune inspecteur des finances, sur les camps de regroupement des populations algériennes. Cette base explique en partie pourquoi la gauche française et si indulgente avec les visées de conquête de l’Islam.http://www.ph-ludwigsburg.de/html/2b-frnz-s-01/overmann/baf4/algerie/obs5.htm

Michel Rocard en 1968

Mon père était membre du PSU. Il avait été communiste et maintenant il partageait les idées de Rocard qu’il admirait. Un soir je l’ai accompagné à une réunion mais je m’y suis beaucoup ennuyée. Des camarades me parlaient de Trotzky, de Marx et de la colonisation mais je n’accrochais guère. J’étais plus intéressée par des actions concrètes pour le social, les arts et la littérature pour les idées. A 13 ans, j’écrivais des poèmes sur la trace de Baudelaire et de Verlaine. Je lisais Sartre, Simone de Beauvoir et Albert Camus mais aussi tous les romans qui me passaient sous la main, y compris ceux de Delly que me passait ma voisine en cachette, le Monde et tous les journaux professionnels auxquels mon père était abonné. Lorsque ma mère trouvait des romans existentialistes sous mon lit, elle en faisait un autodafé. Mon action sociale, c’était le Pact, propagande et action contre les taudis. Les groupes de jeunes étaient oecuméniques, organisés par le pasteur et le curé. On s’y amusait bien tout en essayant de se rendre utile. On maniait la pelle et la truelle pour assainir des logis de terre battue dont le toit troué transformait le sole en mare de boue au moment des pluies. Je me souviens de ce petit vieux qui dormait près de son poêle, son lit étant une île isolée au milieu de la boue. Il n’y avait ni électricité, ni eau courante et le grenier était rempli de toutes sortes de récipients improvisés pour mal recueillir l’eau de pluie. Il nous fallu les vider un à un.

Vers 1959, le pasteur organisa un voyage en Espagne. Je n’avais pas encore voyagé à l’étranger. Je découvris le moscatel et les tapas mais aussi l’intolérance religieuse. Franco interdisait le culte protestant et nous nous réunîmes dans la discrétion et la clandestinité autour du pasteur espagnol qui nous accueillait. Nous chantâmes des cantiques à voix basse pendant que l’un des nôtres faisait le guet. Je n’eus pas peur parce qu’entre le souvenir très prégnant des huguenots persécutés par les catholiques et celui des juifs par les nazis, je connaissais le pire et je croyais profondément que faire pire que le pire était impossible et que je ne connaîtrais jamais cela.

Le ciment social perdu : mutuelles et coopératives

Mon grand-père était radical socialiste, comme beaucoup de gens de sa génération. Son truc, c’était les coopératives et les mutuelles. Il était très fier d’être le trésorier de la cave coopérative viticole et de faire partie du Crédit agricole mutuel. Pépé rentrait à la coopérative par la grande porte. Tout le monde le recevait avec le sourire. Il passait dire bonjour à lka secrétaire, lui demandait un verre et nous allions visiter les cuves qui bouillonnaient de raisin fraîchement pressé. Il ouvrait le robinet et remplissait le verre de moût, ce premier jus trouble que les vendangeurs avaient produit en piétinant les grappes avec leurs bottes pleines de terre. C’était si bon …

Qui se souvient aujourd’hui du rôle du Crédit agricole en tant que banque mutualiste ? Coopératives et mutuelles étaient les grandes dames de cette région de l’Entre-deux-mers où de tout petits propriétaires terriens pratiquaient la polyculture et la viticulture. Par tradition républicaine et radical socialiste, les agriculteurs mutualisaient leurs moyens pour tirer le maximum de leurs terres. Peu d’entre eux vinifiaient eux-mêmes leur récolte et la confiaient à la coopérative qui avait acheté par ailleurs une énorme moissonneuse batteuse qui faisait le tour des propriétés. Sa venue était toujours une fête et nous nous réunissions au bord du champ pour regarder le monstre avaler le blé. Mon grand-père échangeait sont blé contre des tickets de carton rose qui lui permettaient, toute l’année durant, d’aller chercher au moulin d’énormes miches de pain. Le meunier était aussi boulanger et il nous donnait le pain devant son fournil habité par des grillons qui ne cessaient de chanter.

Aujourd’hui, presque toutes les complémentaires santé se dénomment “mutuelles”. Elles le sont dans les statuts mais la plupart en ont perdu l’esprit et la majorité des gens ne connaissent pas la philosophie qui a présidé à leur invention.

Les rapatriés et les bouleversements agricoles et démographiques

Vignoble bordelais sous la neige en 1956 http://www.meteopassion.com/arcachon-sous-1-m-de-neige-.php

Jusqu’en 1966, époque à laquelle je montais à Paris, je connu trois changements de taille. En 1956, un hiver exceptionnel gela les vignes. Nombre de viticulteurs furent ruinés et durent vendre leur vignoble à vil prix. A cette époque, les pieds-noirs d’Algérie sentant le vent tourner commencèrent à racheter ces propriétés en déshérence. Ils entreprirent de planter sur de grandes surfaces des vergers de pêches et de pommes. En 162, de nombreuses familles furent rapatriées et s’installèrent dans la région. Les propriétaires fonciers vinrent avec leurs ouvriers harkis. On construisit un petit ensemble HLM pour les moins fortunés. Ces familles comprenaient beaucoup de jeunes gens et de jeunes filles assez fortunés pour avoir une voiture et organiser de nombreuses fêtes. Ils étaient eaux, sportifs, sociables, gais et terriblement racistes, une espèce que je n’avais pas eu jusqu’alors l’occasion de voir de près. J’enrichis alors mon vocabulaire passif (passif parce que je ne les reprenais pas à mon compte) de mots tels que “crouilles”, “ratons” et “melons”. Dans ma famille on ne les aimait pas beaucoup parce qu’ils avaient racheté les terres des gens du pays, parce qu’ils étaient catholiques et bouleversaient le fragile équilibre numérique entre protestants et catholiques, parce qu’ils étaient bruyants et superficiels. On ne les aimait pas parce qu’ils étaient étrangers à une région où la terre fertile était le bien le plus précieux. On ne les aimait pas parce qu’ils venaient en conquérants et non pas en immigrés soumis comme les Républicains ou les Italiens. Certes, ils étaient français mais si peu français en même temps…Ils portaient des prénoms inédits chez nous : Pierre-Henri, André-Paul, Paul-Henri …Bien sûr, ce n’était pas vrai pour tous et je me liai avec certains garçons parce qu’ils étaient différents, gentils et sentimentaux. Les filles, on les voyait beaucoup moins. Elles étaient héritières et à 15 ans déjà pomponnées comme des comtesses. Maquillage, ongles vernis, coiffure apprêtée, vêtements coûteux à la mode. Mauvais genre, disait ma mère que la mode n’impressionnait guère. On ne les approchait pas facilement. A vrai dire, on ne les voyait pas beaucoup.

La République n’a pas été plus tendre avec ses Français d’Algérie en 1962 qu’elle ne l’est aujourd’hui avec ses Français de France http://www.meteopassion.com/arcachon-sous-1-m-de-neige-.php

Le mai communal, arbre de la liberté et du renouveau, symbole perdu de la République

 Il était très fier lorsque son sénateur était élu et qu’on plantait devant sa demeure un arbre qui pour moi évoquait un mât de cocagne. Evocation de l’arbre de mai ou de l’arbre de la liberté, il faut dire que ça avait de la gueule cet immense mât couronné de fleurs et de drapeaux  tricolores.http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/25993/RFF_1989_5_439.pdf?sequence=1 On disait “le mai” et on l’admirait avec fierté.

Sur ce site, un internaute a posté des photos d’arbres de mai vus en Dordogne.http://www.monorleans.com/80-index.html Le mai, tout un symbole dont voici l’histoire trouvée sur le site

http://www.salignac-eyvigues.fr/index.html?mai.html

Historique de l’arbre de la liberté
La plantation d’un arbre de la liberté a été inventée sous la révolution. Le “mai” est un mât en bois, arbre ébranché jusqu’au houppier, que l’on plante le premier jour pour fêter le renouveau printanier.
Sous l’ancien Régime, un “mai d’honneur” était souvent planté devant la porte du seigneur par le villageois, en marque de respect, ou dans les bourgs devant la maison des élus. Les révolutionnaires ont repris cette tradition pour l’appliquer à “l’amour de la liberté”, dont la nature féconde est le symbole. Représentant de l’Union des citoyens, l’arbre de la liberté remplit également une fonction pédagogique et civique.
Le 1er arbre a été planté en mai 1790, ensuite les plantations se multiplient spontanément à partir de l’été 1792, après l’entrée en guerre de la nation. Mais le premier texte officiel, qui commence à institutionnaliser la plantation de l’arbre, ne date que du 22 janvier 1794; Vers 1798-1799 l’arbre devient pour une courte période, une fête nationale obligatoire.
Dans le Périgord, des “mais insurrectionnaires” étaient dressés, dans le contexte d’une révolte populaire. Les paysans refusaient de continuer de payer des droits féodaux. Dans d’autres cas, l’arbre de la liberté devient obligatoire sous peine de prison (1794 à Ernes-Calvados). Mais le temps passe, et l’héritage de la Révolution, avec les notions de liberté, d’égalité et fraternité, s’installe dans les esprits. En 1848, la plantation des arbres de la liberté s’effectue dans un contexte pacifique.

Je sais bien qu’il existe aujourd’hui beaucoup de gens généreux, honnêtes, sincères et humanistes; des gens qui ne recherchent pas l’affrontement et qui respectent autrui sans distinction de marqueurs socio-économiques. Il y en a même parmi eux qui voteront pour le Front national parce qu’ils pensent que seul un changement radical pourra arrêter la dérive de notre société et de ses institutions. Je ne leur en veux pas même si je ne partage pas leurs intentions et si je pense qu’ils se trompent.

J’ai appris par expérience que même chez des adversaires politiques, il peut y avoir de l’humanité et de bonnes idées, à condition de se donner les moyens d’échanger et de débattre dans le calme. Les gens qui sont incapables de se contrôler et ne savent s’exprimer que par la violence verbale et physique son infréquentables. Je les fuis pour leur comportement et non pour leurs opinions.

Pour l’instant, je suis pessimiste car je ne vois aucune bonne volonté s’ériger en modèle de société. Nous avons été commandés par tellement de manipulateurs sans scrupules que nos mots et nos concepts ont perdu leur contenu. Nous sommes égarés dans la confusion de discours superficiels, conçus dans la précipitation du moment et privilégiant l’avoir à l’être.

Israël finance le Louvre, comme le Qatar…

Le louvre ouvre grand ses portes à l’art religieux.

Le Louvre ne pouvait pas rester impassible face à l’engouement international pour les religions. Affolée par LA crise, une majorité de l’humanité se tourne vers le ciel. Tous les dieux et tous les saints sont invoqués. Même les traders vont prier à l’heure du déjeuner…

Après le chantier “Arts de l’Islam” http://laconnectrice.wordpress.com/2012/01/06/apres-le-psg-le-qatar-achete-le-louvre/, un chantier “Arts du Judaïsme” verra le jour en 2013.

La direction du Musée du Louvre et le Quai d’Orsay viennent de passer un accord avec l’état d’Israël et le CRIF pour établir le contenu et le financement de cette section.

Le projet est évalué à un coût total de 98,5 M€. l’Etat français en assume 31M€. 17M€ seraient versés par la fondation Yad Vashem. Les USA, le Canada, l’Allemagne, l’Argentine et l’Afrique du Sud contribueraient pour 26M€. On compte sur la Chine pour apporter les 10M€ manquants.

Le musée Guimet, autrefois musée des religions selon le voeu de son fondateur, ayant été transformé en musée des arts asiatiques, il n’existe pas de grand musée des religions à Paris. Selon les Ministère de la culture et de l’Intérieur, il était donc nécessaire pour le Louvre d’accueillir des sections dédiées.http://www.guimet.fr/IMG/pdf/DP_Guimet_complet_maj.pdf

Toutes les oeuvres religieuses des fonds des musées nationaux seront décrochées et rassemblées par section. Ainsi toutes les représentations chrétiennes seront regroupées dans la section “Arts du christianisme”. On discute encore pour savoir s’il faudra créer des sous-sections pour les catholiques romains, les Eglises d’Orient et les Coptes, les orthodoxes de Moscou, les orthodoxes de Constantinople, les protestants luthériens, les protestants calvinistes, les évangélistes, etc.

Toutes les oeuvres actuellement exposées dans le Musée du Judaïsme seront transferées au Louvre et regroupées avec celles des Musées d’Orsay et de l’Orangerie. Ainsi, par exemple, Chagall rejoindra les ketoubas et autres menorahs.

Viendra ensuite le tour du Bouddhisme financé en majorité par l’Inde, du Confucianisme financé par la Chine, du Shintoïsme avec le Japon, de l’Hindouisme avec l’Inde, de l’animisme avec l’ONU.

On apprend par ailleurs que les Salafistes, les Chiites et les Sunnites ne se sont pas encore mis d’accord sur le contenu des Arts de l’Islam et que les travaux risquent d’être retardés.

Les sections Islam, églises d’Orient et Animistes exposeront tous les objets rituels utilisé pour l’excision. Les Indonésiens offriront les Ikats rituels utilisés pour le limage des dents des prostituées. Pour ne pas être en reste les autres religions exhiberont les ouvrages d’art conçus pour la circoncision.

Après sa réorganisation, le Louvre aménagera des espaces de prière et de recueillement pour chaque religion. Ainsi toutes les religions du monde retrouveront leur sens sacré dans le plus grand musée des religions au monde. Le Louvre prendra le nom d’Espace international des religions. Il sera alors conjointement géré par le Ministre des Cultes (Intérieur) et celui de la Culture.

Les athées se sont insurgés avec véhémence contre ces projets et réclament une section des Arts de l’athéïsme.

L’union de défense des citoyens et contribuables veut rendre l’argent des mosquées Delanoë aux contribuables Parisiens

Défense de la laïcité et de la loi de 1905 sur le financement des cultes.

Appel à la conférence comptable du 28 janvier à 16 h http://www.youtube.com/watch?v=NTuuNHdrNTc&feature=uploademail

Le financement illégal de l’Islam http://www.youtube.com/watch?v=SJ5Y0_PqGLw&feature=related

Et toutes les vidéos de l’UDCC sur youtube.

L’UDCC se présente http://udcc.fr/2011/11/04/union-de-defense-des-citoyens-et-contribuables-qui-sommes-nous/

Conférence de l’UDCC le samedi 28 janvier à 16 h Café du Pont Neuf, 75001 Paris qui expliquera commet Bertrand Delanoë ment aux citoyens afin de leur faire financer le prosélytisme musulman.

Français non musulmans dehors !

Français et amis de la France en ont assez

La colère gronde parmi les Français qui se sentent français et les étrangers résidents en France qui aiment ce pays.

De plus en plus de voix s’élèvent contre l’impérialisme musulman et les incivilités qui lui sont liées.

Ainsi, l”Auvergnat Jean-Paul Bourre s’indigne http://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/emeutes-de-clermont-ferrand-coup-33421 et on retrouve dans ses propos toute l’indignation qu’expriment de plus en plus de gens.

Jean-Paul Bourre anime radio Gergovie et a publié des textes en hommage à l’histoire de la France, ses valeurs et contre l’Islamisation de notre pays.http://www.agoravox.tv/auteur/jean-paul-bourre

Amada aussi, sur le blog “Révoltes”http://revolte.eklablog.com/l-echec-du-multiculturalisme-en-france-et-en-europe-par-amada-a5870624 s’interroge sur l’utilisation  détournée de concepts comme le multiculturalisme, les monothéïsmes, la religion de paix et d’amour, etc.

Je renvoie souvent mes lectrices et lecteurs à des articles de Riposte laïque http://ripostelaique.com/ qui est entrée en résistance contre l’islamisation et qui rassemble de plus en plus de résistants comme ce lecteur http://ripostelaique.com/grace-a-vous-jai-repris-espoir-je-rentre-donc-en-resistance-contre-les-collaborateurs-de-lislam.html

De plus en plus de sites contre l’islamisation

De nombreux sites aux orientations diverses, certaines que je ne partage pas, se sont ouverts pour protester contre les atteintes à nos libertés et le massacre de notre culture et de nos traditions au nom de l’Islam :

L’observatoire de l’islamisation http://www.islamisation.fr/

Résistance républicaine http://www.resistancerepublicaine.eu/2012/lislamisation-de-la-france-en-quelques-images-chapitre-1/

Toute la droite http://toute-la-droite.forumdediscussions.com/t262-l-islamisation-de-la-france-est-devenue-a-terme-irreversible publie une interview du journaliste Jacques Peroncel-Hugoz dans laquelle on peut lire En vingt ans qu’est-ce qui a changé selon vous?
Ce qui a changé, c’est que l’islamisation de la France, ou au moins sa soumission à l’Islam, est devenue à terme irréversible à cause de plusieurs facteurs : le regroupement familial, décidé en 1976 par Giscard et Chirac et reconduit ensuite par tous leurs successeurs ; une immigration illégale, majoritairement musulmane, jamais réellement contrariée en Europe; l’absence de toute politique nataliste sérieuse depuis 1970, et si jamais on en lançait une à présent elle profiterait surtout aux mahométans, vu nos suicidaires lois égalitaires. En 1990, à Alger, François Léotard, alors un des espoirs de la droite molle française, m’a glissé au milieu d’une marée de petits Arabo-Berbères : “Si un parti préconisait aujourd’hui un regain de natalité, la plupart des électrices voteraient contre ce parti … » la messe était dite …

Les identitaires (ils ne sont pas si diaboliques, il suffit de lire leur blog) http://www.bivouac-id.com/

Site francophone canadien, Point de bascule http://pointdebasculecanada.ca/

Site francophone québécois Poste de veille  http://www.postedeveille.ca/

Kabyles.net fait l’exégèse de textes coraniques et de propos musulmans en faveur de l’islamisation http://kabyles.net/Et-si-l-Europe-avait-ete-envahie.html

Tous ces sites on en commun de rassembler des informations sur l’offensive islamique sur les pays non musulmans ainsi que les opinions de citoyennes et citoyens, la plupart indépendants des partis politiques, qui sont inquiets pour leurs libertés et celles de leurs enfants.

S’indigner ne suffit pas

Seulement, comme dirait la docte assemblée de philosophes réunis hier soir autour de Stéphane Hessel, l’indignation ne suffit pas. Il faut passer à  l’action quitte à faire la révolution.

Les Grandes Questions : 2012, avec Franz Olivier Giesbert http://www.pluzz.fr/2012–les-grandes-questions-2012-01-20-21h30.html (Attention, l’émission en replay ne sera visible ici que jusqua’au 27 janvier)

Cette émission regroupait la fine fleur actuelle de nos philosophes : Alain Finkielkraut, Michel Onfray, Cinthia Fleury, Jean-François Mattéi, autour de Stéphane Hessel, 94 ans et tous ses neurones intacts…

Que faire ?

Informer, analyser, s’exprimer, se soutenir mutuellement dans notre indignation, tout cela est essentiel mais ne suffit pas.

Les politiques, quels qu’ils soient, à gauche, à droite ou au centre, font la sourde oreille face à notre indignation. Ils ne veulent pas savoir et c’est tout de même suicidaire à quelques mois des élections présidentielles. Seule Marine le Pen dit tout haut ce que de nombreux Français pensent de moins en moins bas.

Le problème à mes yeux est que si Marine Le Pen a le courage de s’élever contre les atteintes à nos libertés au nom de l’Islam, elle traîne dans son sillage des valeurs dans lesquelles l’humanisme ne peut pas se reconnaître. Le féminisme qui est partie de l’humanisme ne peut pas suivre non plus. Et sur le plan économique, le programme du FN n’est pas plus convainquant que les autres programmes électoraux. Sur le plan de l’éducation, de la formation, de la recherche et du développement, le programme du FN n’est pas top. Le nationalisme à lui seul ne peut pas porter l’ensemble des aspirations du peuple de France.

Voter FN pourrait être un vote de protestation contre la découpe par appartements -l’expertise et la compétence de Sarkozy-de la nation. Que ferait exactement Marine le Pen si elle était élue présidente ? Qui accepterait de collaborer avec elle ? Les forces d’opposition seraient elles assez fortes pour limiter les dégâts ?

Le FN est-il plus dangereux que l’Islam ? Quelle est la proposition principale et la proposition secondaire ?

Avons nous l’intime conviction que Marine le Pen porterait la résistance contre l’islamisation jusqu’à son terme, qu’elle ne se rangerait pas derrière la raison d’état pour capituler sur certains points économiques et financiers au profit des fonds souverains arabo-musulmans ?

Voter blanc ou nul, s’abstenir pourrait permettre sans lui donner de légitimité, l’accession de Marine le Pen au pouvoir tout en la contraignant à faire alliance avec des forces politiques plus modérées, à condition que celles-ci aveuglées par les élections de 2017 s’acharnent plus à la discréditer et torpiller ses actions qu’à faire cause commune pour le bien commun du pays et de ses habitants.

Je dois dire qu’à ce stade de ma réflexion, je suis plutôt favorable à un vote nul. Je me réserve toutefois la liberté de changer d’avis en fonction des évènements. En attendant, je profite de ma liberté d’expression pour continuer à exprimer sur le Net mes opinions, réflexions et les informations qui me semblent utiles.

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