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Archives de la Catégorie DSK

Prostitution et économie : un beau mariage


Je suis tombée jeudi 12 janvier sur un reportage sur la prostitution intitulé, “Les nouveaux visages de la prostitution” sur M6.http://www.vodgratuite.com/12-01-2012/m6/les-nouveaux-visages-de-la-prostitution-1326406800#emission

Faire plaisir à des politiques et acteurs industriels pour obtenir des marchés …Voici le motto des hommes qui nous gouvernent et dirigent notre économie lorsqu’ils justifient le recours à des call girls pour leurs clients. D’après le reportage ce recours est systématique puisque “tout le monde le fait” et est officieusement confié au service de communication ou au service marketing. Autrement dit quand le PDG de Lafarge se désolidarise de sa succursale lilloise dans l’affaire du Carlton, il ment.

Politiques, cadres dirigeants, décideurs de tous ordres, sportifs, artistes, syndicalistes, journalistes, policiers, tous achètent des prestations sexuelles qu’ils rémunèrent avec l’argent des contribuables ou celui des entreprises. A la lueur des informations documentées rapportées par l’ouvrage “Sexus economicus” et le documentaire de M6, on comprend que la prostitution est absolument partout, qu’elle est le partenaire indispensable de toutes les transactions politiques, économiques et financières. Le fait que des journalistes participent des parties fines met en évidence le fait que l’omerta sur cette réalité soit totale. Dans l’affaire, tous ceux qui ont trempé leur biscuit dans la prostitution se tiennent la barbichette. D’après l’auteur de “Sexus économicus”, les maquereaux, voire les participants conservent des enregistrements des activités “fines” afin de faire pression sur les organisateurs et les participants. On comprend mieux pourquoi les femmes sont exclues du monde professionnel des dirigeants et on peut se demander si les quelques femmes dirigeantes ont du participer, organiser, favoriser l’utilisation de la prostitution pour être cooptées dans les sphères du pouvoir. Dans ce système on ne peut être certain de la fidélité de ses partenaires que si tout le monde a trempé dans le bizness. Tout le monde, sans exception, doit être mouillé pour pouvoir être accepté dans le club. J’avais déjà traité de cet aspect des réseaux de pouvoir sur ce blog http://laconnectrice.wordpress.com/2011/05/19/la-partouze-reseau-occulte-des-puissants/

La prostitution des femmes devient la norme

Parallèlement à l’explosion du nombre de prostituées de luxe, escort girls, call girls on observe une disparition des femmes de la vitrine médiatique et du monde du pouvoir. Il se trouve même des femmes pour tomber à bras raccourcis sur les féministes. Les femmes sont gênantes dans un monde d’hommes sauf à les servir : sois belle et tais toi ou suce-moi et tire-toi. Plus les femmes se découvrent, plus elles exhibent leur corps et moins elles occupent des places d’importance dans la gouvernance de la société.

On a l’impression que les hommes de pouvoir ne voient dans la femme qu’un moyen de satisfaire leur sexe ou de satisfaire celui de leurs semblables. Le monde des hommes repose sur un maillage serré des trous du corps des femmes qu’ils peuvent utiliser à travers le club universel du mâle. On comprend qu’ils protègent leur cuisine en écartant les femmes du club. Elles y sont acceptées comme bonnes, comme servantes, comme assistantes et comme trous à jouir, à condition toutefois de faire allégeance au club en passant à la casserole (“volontairement”, cela va sans dire) ou en pourvoyant le club en trous à plaisir.

Beaucoup d’hommes qui recourent à la prostitution ou la défendent ne veulent pas savoir qu’autour d’une bouche, d’un vagin ou d’un anus, il y a une personne. Ils parlent d’aimer la vie, aimer LOES femmes, de la liberté de jouir sans entraves, du plaisir. Bien entendu, ils ne pensent qu’à leur plaisir,n leur liberté et leur jouissance même lorsqu’ils prétendent savoir faire jouir les femmes. Parce que la sexualité n’existe socialement que dans le discours de l’homme. C’est lui qui l’administre, qui l’étudie, qui l’exploite et qui la nomme. C’est pourtant à de tels prédateurs indigne de la communauté humaine que nous confions notre destin.

Les femmes qui rouspètent contre le totalitarisme sexuel des hommes sont qualifiées de féministes aigries, de mal baisées, de victimes victimaires, d’ignorantes, de réactionnaires, de coincées voire de fachos.

Quelle femme n’a pas, comme moi, fait l’expérience de discrimination et de mépris, voire d’allusions graveleuses en participant à une réunion de travail internationale? Aujourd’hui je me demande si ces participants pensaient que j’étais une call girl ou si pensant que je ne l’étais pas m’évitaient pour pouvoir faire tranquillement leurs petites affaires.

Tous les jours des informations, des discours, des études, des enquêtes, des paroles de chansons, des pièces de théâtre, la littérature, les arts et les médias mettent en scène la manière dont les hommes traitent les femmes. Je l’ai déjà dit ici, notre société considère que les femmes sont des sous-hommes destinés à les servir parce qu’elles le voudraient bien. Ainsi on entend un discours qui privilégie le choix, la liberté et le plaisir de la femme prostituée. Elles aiment ça. Et c’est ce que les petits garçons apprennent très tôt. A 11 ans, ils auraient tous déjà vu au moins un film pornographique.

La banalisation de la prostitution exclue les femmes des décisions politiques et économiques

Ce qui est gravissime c ‘est la banalisation de la prostitution dans un traitement médiatique qui met en exergue ses “nouveaux visages” par l’idée qu’une prostituée est une femme comme une autre, qu’elle se prostitue par choix et librement et que ses prestations sont indispensables à la bonne marche de la société. Cette banalisation permet à tout homme de considérer toute femme comme une prostituée en se persuadant qu’elle l’est. Les hôtesses d’accueil, les secrétaires, les interprètes, les traductrices, les guides, les masseuses, les esthéticiennes, les femmes de chambre, les infirmières, les journalistes sont toutes, sans exception des prostituées aux yeux de l’homme. Preuve en est leur discours, leur comportement et les titres et affiches de films pornographiques.

A entendre tous ces témoignages sur le comportement des hommes on se dit qu’ils ont vraiment un pénis dans la tête qui les empêche de prévoir l’avenir, défendre la santé de l’économie pour le bien-être commun. La crise économique est de leur exclusive responsabilité car ils ne voient pas plus loin que leur éjaculation. Et pour beaucoup, c’est du très très court terme. Souvenons nous de DSK : un rapport “consenti” en 4 mn.

“Sexus economicus”

Dans le livre sorti en 2008, intitulé “Sexus Economicus”, l’auteur rapporte que l’utilisation de Call-girls est monnaie courante dans le monde des affaires, et pas seulement pour conclure “agréablement” des affaires. Elles servent aussi à faire chanter ces utilisateurs et à l’espionnage industriel.Présentation de l’ouvrage par le libre penseur http://www.dailymotion.com/video/xdg5ql_sexus-economicus-llp-26-mai-2010-ex_news

Voici quelques exemples que cet auteur dénonce:

- Chez EADS, en mars 2009, un haut responsable du groupe est accusé en interne de fuite sur l’oreiller. Il a depuis quelques mois une maîtresse chinoise que le comité de sécurité du groupe considère suspect.

Et ça ne rate pas: lors d’un voyage à Moscou, la DGSE contacte le groupe pour lui signaler qu’ils ont mis la main sur une importante documentation technique directement copiée à partir d’un classeur emporté par un dirigeant…

Voici ce qu’est EADS: http://fr.wikipedia.org/wiki/European_Ae…

Voici ce qu’est la DGSE: http://fr.wikipedia.org/wiki/Direction_g…

- Un mec complètement bourré se promène dans les couloirs d’un hôtel 5 étoiles avec une fille presque à poil sous le bras en criant “je dépense 25.000 euros dans cet établissement, je fais ce que je veux!”.

Ce mec, c’est Klaus-Joachim Gebauer, DRH du groupe Volkswagen. La directrice de l’hôtel téléphone au siège du groupe pour se plaindre du comportement e celui-ci. Là-bas, grosse surprise: personne n’est au courant qu’il descendait dans le 5 étoiles depuis des années. Entendu par la police, Gebauer est suspecté d’avoir dépensé indûment plus de 3 millions d’euros en voyages, fêtes et services sexuels.

- Dick Cheney, ancien vice-président de Bush, avait aménagé à grands frais les sous-sol de sa maison de fonction (!!) un club de streap-tease pour hautes personnalités. Gros scandale au USA. Cheney n’a pratiquement jamais été mis en cause. Incroyable.

- Début 2007, la rédaction de “Mail on Sunday” est contacté par un ancien amant de Lord Browne, un jeune Canadien du nom de Jeff Chevalier. Ce dernier affirme que Lord Browne, président anobli de British Pétrolum, veut transférer le siège social du groupe à l’étranger, ce qui aurait des effets désastreux pour la place de Londres en termes d’emploi, mais aussi pour les recettes du trésor de Sa Majesté.

La bataille juridique commence. le jeune homme ne se laisse pas bâillonner facilement. Il affirme que Lord Browne a fait appel à ses services de prostitués de luxe et obtient un témoignage concordant de l’agence “d’escort-boys” qui l’employait à l’époque. Il produit un ordinateur, cadeau de Lord Browne….qui affiche un message d’accueil prouvant que l’appareil est propriété de BP et qui se connecte directement à l’intranet de la société et dont les archives de la boîte d’e-mail contient des mails professionnels (faut vraiment être inconscient franchement…).http://fr.answers.yahoo.com/question/index?qid=20100326011131AAmTPDq

Il n’est pas question ici de blâmer pour chacune et chacun sa liberté de vivre sa sexualité comme il l’entend. Le problème est que les pornographies nous imposent un modèle de relations homme/ femme qui se répercute sur les relations quotidiennes des hommes et des femmes et qui impacte la place des uns et des autres dans la société. Ainsi l’homme commande, il dirige mais il peut aussi commander une femme pour le servir, lui faire des gâteries, une finition manuelle, une fellation naturelle et la libre disposition de ses trous de nez, de son vagin, de sa bouche, de son anus, de ses seins ou de ses oreilles. Pour répondre au désir de l’homme, toutes ces prestations sont tarifées et nomenclaturées. Dans les pays où la prostitution est légalisée, tout homme peut aller acheter son service sexuel de la même manière qu’il achète sa mousse à raser ou sa brosse à dents. Et ceux qui n’ont pas d’argent peuvent toujours se servir sur la bête en violant une passante ou une prostituée. En France, le tiers des détenus a été condamné pour des crimes et délits sexuels.

Peu d’hommes se révoltent mais il y en a

Quelques hommes se révoltent contre la prostitution et l’instrumentalisation des femmes. Merci à zéromacho http://zeromacho.eu/

Malheureusement, il leur est rarement donné la parole dans les médias. Il faut tout de même saluer leur courage et leur dignité car dans un monde où l’exploitation des femmes est le nerf de la guerre, il n’est pas toujours facile de résister à des offres constantes et envahissantes qui imposent des images et des possibilités en permanence et souvent à leur insu. Les citoyens sont matraqués en permanence par des numéros roses, des numéros de call girls, des images érotiques et pornographiques, des histoires de fesses, des photos de gros culs et gros seins, des photos de femmes lascives dans des poses suggestives,etc. Sur les chaînes TV de la TNT, les publicités pour des relations sexuelles et des films pornographiques apparaissent dès 20H et le soir, il faut avoir une télécommande agile pour zapper toutes les publicités pornographiques qui envahissent les écrans, quelle que soit la chaîne regardée. Et si l’offre est aussi importante, c’est qu’il y a de la demande…de la demande conditionnée dès le plus jeune âge.

Lire aussi :

le projet de société des abolitionnistes http://sisyphe.org/spip.php?article4077

Les Pays-bas regrettent d’avoir légalisé la prostitution car ça favorise l’esclavage http://www.lemonde.fr/m/article/2011/12/23/pays-bas-flop-de-la-legalisation-de-la-prostitution_1621755_1575563.html

Qu’est-ce que la prostitution ? par Andrea Dworkin http://sisyphe.org/spip.php?article3420

La prostitution : qu’est-ce que c’est ? C’est l’utilisation du corps d’une femme pour du sexe par un homme ; il donne de l’argent, il fait ce qu’il veut. Dès que vous vous éloignez de ce que c’est réellement, vous vous éloignez du monde de la prostitution pour passer au monde des idées. Vous vous sentirez mieux ; ce sera plus facile ; c’est plus divertissant : il y a plein de choses à discuter, mais vous discuterez d’idées, pas de prostitution. La prostitution n’est pas une idée.

C’est la bouche, le vagin, le rectum, pénétrés d’habitude par un pénis, parfois par des mains, parfois par des objets, pénétrés par un homme et un autre et encore un autre et encore un autre et encore un autre. Voilà ce que c’est.

Complot DSK, le retour !

Dès les premières heures de l’annonce de l’arrestation à New York de DSK , j’avais comme beaucoup d’autres émis la thèse du complot car il faut bien reconnaitre que cette affaire sentait plus fort que le Roquefort. Comment un homme “respectable”, l’un des plus puissants du monde en tant que banquier mondial aurait-il pu, au défi de toute raison, violer une femme de chambre ?

Après des mois de déclarations officielles et officieuses, d’informations en tout genre et de polémiques, après la révélation de nouvelles affaires libidineuses, les avocats américains de DSK remontent au créneau pour “prouver” que leur client est tombé dans un traquenard. http://www.europe1.fr/International/DSK-Le-scenario-du-Sofitel-834417/Peut-être, puisque c’est tellement plausible que nous étions nombreux à l’avoir subodoré. Mais il y a un hic, la libido échevelée de DSK et le sexisme de nos sociétés. Car au delà du cas de ce pauvre homme tombé bien bas, c’est tout un pan du masque de notre société d’hommes qui se lézarde et dévoile des pratiques connues et intégrées de l’utilisation de la prostitution dans les négociations politiques et commerciales et la preuve par la pratique que les femmes sont des accessoires et des sous-hommes.

La fleur de nos politiciens et économistes a vénéré pendant des années un homme qui se comportait sans le cacher comme un pénis monté sur pattes qui ne voyait dans ses interlocutrices que des vagins montés sur pattes. Comme la plupart de ces caricatures de virilité, il ne respectait que Maman et bobonne lesquelles ne semblent pas avoir eu d’influence pour le faire évoluer vers des comportements plus civils. Ce chasseur primitif de femelles a été protégé et parfois encouragé autant pas son milieu professionnel que familial, une attitude qui en dit long sur le profond mépris que voue notre société aux femmes.

Il n’y a pas de grande différence entre un type qui profite de son pouvoir et de son argent pour acheter compulsivement des femmes et un gamin désoeuvré et décérébré qui viole sa voisine. Dans les deux cas de figure, la partenaire ou la victime n’a pas d’humanité, n’est pas une personne et est réduite à un moyen de jouissance personnelle. Dans les deux cas, la femme est un objet, une chose, un truc, un paquet, un colis (comme on dit dans le milieu DSK). Les deux comportements participent de la même vision de la place de la femme dans notre société, un strapontin. Et les deux comportements sont tellement proches que DSK est soupçonné de viol et connu pour sa propension à harceler sexuellement. Tout le monde le savait mais personne ne disait rien se contentant de qualifier le bonhomme de “queutard” en éructant de rires gras. Cela paraissait tellement normal et naturel qu’à l’annonce des accusations de Nafissatou Diallo, il s’est trouvé des clones de DSK pour minimiser le “troussage de soubrette” et nous faire l’apologie des besoins irrépressibles de la gens masculine.

En supposant que DSk ait été piégé, cela ne change rien à tout ce que nous avons appris sur ses pratiques de sérial baiseur, de dragueur lourd, de sexeur compulsif, de client régulier de la prostitution, tout ce qui fait de lui un homme qui méprise les femmes, les utilise, les jette, et qui participe de l’oppression et de la discrimination des femmes en général.

On ne peut oublier que lors de son séjour au Sofitel, DSK a commandé une call-girl, qu’il a harcelé une réceptionniste pour qu’elle vienne prendre un verre dans sa chambre et qu’il a eu avant d’aller déjeuner avec sa fille un rapport consenti (selon ses avocats) avec une femme de chambre.

En relançant l’affaire, DSK s’expose de nouveau, nous qui voulions tellement l’oublier, et donne encore des verges pour se faire fouetter.

Mais on ne peut ignorer l’imminence du procès au civil déclenché par la plainte de Nafissatou Diallo. Une énorme somme d’argent est en jeu car la plaignante peut demander des dédommagements conséquents indépendamment du fait que DSK  n’a pas été jugé au pénal faute de certitude de gagner un procès selon le procureur Vance. A ce propos, notons que, contrairement à ce qu’affirment les amis de DSK, il n’a pas été “blanchi” puisqu’il n’y a pas eu de procès. Selon la justice américaine, le procureur n’engage un procès que s’il est certain de gagner. En effet, les procureurs sont élus et risquent leur poste s’ils échouent et, d’autre part, le contribuable américain est particulièrement soucieux de ne pas voir ses impôts dilapidés pour des prunes, élection et bonne gestion des fonds publics étant liées.

On ne peut également ignorer la sortie d’une biographie hagiographique dont l’auteur défend l’innocence de DSK.

Il se peut aussi que ses avocats ont pensé qu’en révélant de nouveaux éléments sur l’affaire de New York, on oublierait celles de Lille. Mauvais calcul….

Femen, féministes ukrainiennes aux seins nus

Depuis trois ans, des féministes ukrainiennes créent des happenings seins nus pour faire passer leur message dans les médias.

Elles racontent, entre autres, que les Ukrainiennes sont des esclaves, qu’elles sont mal traitées, violées, battues et qu’elles n’osent porter plainte car elles savent que personne ne les prend au sérieux et que justice ne leur sera pas rendue. Elles disent qu’il n’y a pas de justice en Ukraine et que les victimes sont tellement désespérées qu’il ne leur reste plus qu’à se mettre à poil pour protester. Et les institution supportent mal cette mise à nu volontaire qui n’est pas commercialisée comme la prostitution qui suggère la nudité mais ne l’expose pas.

Elles ont crée un happening devant le domicile de DSK, habillées en soubrettes, à moitié nues en réclamant son incarcération en tant que violeur et scandaient “DSK, fuck me in porsche Cayenne”.

http://www.francesoir.fr/people-tv/sexeinsolite/dsk-fuck-me-in-porsche-cayenne-152376.html

http://fr.euronews.net/nocomment/2011/11/01/femen-devant-le-domicile-de-dsk/

Elles ont manifesté à Wall street ou en Italie comme à Zürich pour protester contre les proxénètes http://www.tdg.ch/actu/suisse/seins-nus-femen-manifestent-contre-proxenetes-zurich-2011-11-10

Elles sont belles, drôles, passionnées et graves. Elles protestent en Ukraine mais aussi partout où elles le peuvent dans le monde. Elles souhaitent créer un mouvement international féministe puissant.

Alors bien sûr, il se trouve plein de gens, hommes et femmes, pour critiquer leur action et leur style. Dans l’émission du 1er novembre sur la TSR, le rédacteur en chef du Matin se permettait de donner des leçons indécentes à ces jeunes femmes originales et courageuses. Dans la même émission, Tristane Banon affirmait comprendre et encourager leur action. Je vous invite à regarder cette émission qui permet de mieux apprécier et comprendre l’action de Femen http://www.infrarouge.ch/ir/1858-seins-nouvelle-arme-feministes

Personnellement, elles me font rire et je trouve qu’elles apportent quelque chose de nouveau face à l’utilisation banalisée de l’exhibition du corps des femmes malgré elles. Là, elles se mettent à poil parce qu’elles le veulent bien et, comme par hasard, ça dérange au point qu’on en parle. J’insiste, c e qui dérange n’est pas qu’elles dévoilent leurs seins dans la rue mais qu’elles le fassent comme elles veulent, quand elles veulent, là ou elles le veulent et qu’elles le décident elles-mêmes.

Autant je ne partageais pas l’initiatives des marches des “putes”, http://www.leparisien.fr/laparisienne/societe/paris-une-marche-de-salopes-contre-les-agressions-sexuelles-01-10-2011-1635079.php, autant je comprends cette mise à nu.

Ah, ces femmes, elles ne sont pas sortables, pas gérables et imprévisibles…..

DSK malade : c’est la société française qui est malade de sexisme

Exit DSK. Il est malade, il va se faire soigner …

Mais le problème est bien plus grave, c’est toute la société française qui est malade.

Quand DSK s’amusait avec les “colis” que lui offraient ses copains, on ne le trouvait pas malade. On trouvait normal-et on le trouve toujours-, d’offir des prostituées aux hommes “d’affaires” pour sceller des contrats, des alliances ou des accords politiques, financiers, économiques, diplomatiques ou autres. Beaucoup de personnes, hommes et femmes, trouvent normale l’utilisation de la prostitution pour faire plaisir aux hommes. La prostituée est une cadeau comme un autre, peu de gens s’offusquent de faire commerce des femmes, de louer leur vagin ou leur bouche. La majorité se rallie à l’idée que, du fait de sa testostérone, l’homme a des besoins irrépressibles et on se soucie peu de la manière dont il va y répondre. Mieux, on l’encourage dans la traite des femmes. Tout le monde ferme les yeux, il faut que virilité se passe. C’est un consensus mondial.

On comprend bien que la prostituion soit le partenaire silencieux et obligé de ces réunions d’hommes. Quand on regarde les photos de manifestations officielles, nationales ou internationales, on comprend que les”besoins” des hommes y fassent la loi car il n’y a que peu de femmes, très peu même. Et ce n’est pas prés de changer car la grande majorité des gens estime que la place des femmes est à la maison, la preuve étant le peu d’effort que font les gouvernements pour respecter les lois sur la parité en politique, les lois sur légalité salariale en entreprise, les lois sur l’égalité d’accès à l’éducation et toutes ces lois qui restent lettre morte parce que ça coûterait trop cher, psychologiquement, politiquement et économiquement de les mettre en oeuvre. En effet, notre petit équilibre économique ne résisterait pas à la disparition de la troisième journée de travail des femmes, un travail gratuit qui permet aux hommes de vaquer tranquillement à leurs occupations sportives, économiques et politiques tandis que Madame s’occupe de la maison, des enfants et de la gestion du quotidien. Même les “papas poule” et les” nouveaux hommes” ne font qu’aider, participer ou assister. Certes, c’est mieux que rien mais ça ne pèse pas lourd dans l’amélioration de la condition des femmes.

La prostitution des femmes est nécessaire pour assujettir implicitement et explicitement toutes les femmes, les maintenir hors des instances de décision, reléguer leur rôle à la reproduction de l’espèce et à son entretien. L’économie de la prostitution, ce n’est pas seulement l’enrichissement des maquereaux, Etat compris, c’est aussi un moyen de pression sur les femmes afin qu’elles continuent à effectuer gratuitement un ensemble de tâches subalternes et ancillaires. Bien entendu, il ne se trouvera pas de théoricien de cette économie mais point n’en est besoin. Ca roule ainsi depuis des millénaires et les vilaines féministes sont unaniment bannies, y compris par les femmes elles-mêmes, surtout les jeunes qui vous diront “Moi, je ne suis pas féministe mais …” lorsqu’elles s’insurgent contre leur condition inégale et subalterne.

Prenons, par exemple, le programme du FN, pourtant défendu par une femme de caractère, Marine le Pen. On peut y lire que tout sera fait pour que les femmes aient le choix de travailler ou de rester à la maison. Ce “choix” est-il prévu pour les hommes ? On y lit aussi que tout sera fait pour inciter les jeunes filles enceintes à l’adoption plutôt qu’à ‘avortement comme si on voulait légaliser et encourager le statut de mère porteuse.

J’ai souvent eu l’occasion sur ce blog de parler de “Yakdemek”, ce tableau mondial, universel, intemporel et persistant qui, à la leur de la crise, a repris du poil de la bête mâle. On n’a jamais vu autant de mecs et de femmes potiches sur les étranges lucarnes. Cet épiphénomène révèle les tendances de notre société à banir les femmes en même temps qu’elle prive les jeunes filles en évolution de modèles autres que les stars et les tope-moi-là modèles. Les prochaines générations risquent de voir arriver des tonnes declones de Carla Bruni, de Charlène, Claudia Schiffer, Madonna, Naomi Campbell mais très peu de clones de Marie Curie, Simone Veil, Marguerite Duras, Marie Laurencin ou Jeanne Moreau.

Ce n’est tout de même pas un hasard si nos femmes dirigeantes éprouvent le besoin de se réunir entre elles au “Women’s forum” de Deauville.http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/Terriennes/Dossiers/women-forum-deauville-octobre-2012/p-18458-A-la-rencontre-des-femmes-influentes-au-Women-s-forum-de-Deauville.htm

http://www.challenges.fr/economie/20111013.CHA5358/le-women-s-forum-comme-si-vous-y-etiez.html

Mais en parcourant le net, on découvre que la couverture médiatique de cette manifestation a été minimale. Normal, les médias sont détenus et contrôlés en majorité par Yakdemek et les femmes qui ont réussi à s’y faire une place font profil bas pour y rester.

Non seulement les femmes sont maintenues dans la subordination mais tout notre système policier et judiciaire leur lance des signaux visant à la mettre au pas. L’indulgence des juges et des tribunaux pour les violeurs est un scandale intolérable. On apprend ces jours-ci qu’un ado ayant déjà violé une camarade de classe a été remis dans le circuit scolaire et a de nouveau violé une autre camarade, Agnès et l’a assassinée. Or, l’expert psychiatre qui avait examiné le jeune homme à l’occasion de la première affaire l’avait déclaré sans danger pour lui-même et autrui. Je ne suis pas expert psychiatre mais il me semble de bon sens d’estimer qu’un gamin de 16 ans qui viole une gamine de 13 ne tourne pas rond, que ce n’est pas parce qu’il est mineur qu’il n’est pas passible de la cour d’assises (c’est ce qui est prévu pour le crime de viol) et ce n’est pas exceptionnel de voir récidiver les délinquants sexuels. On ne peut expliquer que par l’idéologie sexiste la complaisance et la négligence dont ce criminel a bénéficié.

On peut faire les mêmes constatations, et je l’ai fait sur ce blog, dans l’affaire de Carpentras cette année où des jeunes qui avaient violé et séquestré en groupe une jeune fille ont été très légèrement sanctionnés trop légèrement pour les crimes de séquestration, viol et prostitution. Rien de dissuasif pour les candidats qui se gavent de films pornos et sont encouragés dans leur “virilité” dès l’âge de 8 ans.

Le constat est rude. Notre société méprise et discrimine les femmes de plus en plus après un recul du machisme observé dans la foulée des acquis des années 70. Au nom de la crise, on ferme les yeux sur la recrudescence des viols et discriminations sexistes.

L’affaire DSK a permis de faire le jour sur des pratiques sexistes indignes d’une société héritée du siècle des Lumières. DSK n’est que l’allégorie caricaturale de cette société sexiste, misogyne et machiste. En ce sens, il est fort utile mais il y a peu d’espoir que nos gouvernants en tirent les leçons qui s’imposent car ça, Coco, ça ne rapportera pas des voix.

Anne Sinclair et Claire Chazal font honte aux femmes

Le comportement d’Anne Sinclair qui qualifie de “séducteur” son macho d’époux, notoirement harceleur et acheteur de vagins et autres morceaux de corps de femmes est une honte pour les femmes qui sont quotidiennement harcelées, insultées, méprisées, violées, forcées, exploitées, discriminées, dévalorisées, moquées par des hommes qui se pensent supérieurs parce qu’ils ont une trilogie organique entre les cuisses.

Le fait qu’Anne Sinclair, qui avait fait ses preuves professionnelles dans les médias et acquis une notorité personnelle, puisse se mettre en retrait après la nomination comme ministre de son époux accable toutes les femmes qui se battent pour être reconnues pour ce qu’elles font et non pas pour ce qu’elles sont. Son exemple est désastreux pour les jeunes filles mais aussi pour tous les hommes qui pensent qu’il ne faut pas investir dans l’éducation des filles parce que, quand elles se marieront, elles se consacreront à leur mari et à leurs enfants et ne rentabiliseront pas leurs années d’étude comme journalistes, médecins, enseignantes, administratrices, ingénieurs, financières ou commissaires.

Le comportement d’Anne Sinclair donne raison aux hérauts  des discriminations sexistes à l’embauche : elle va tomber enceinte, elle va suivre son mari, elle va s’absenter pour garder ses enfants, elle abandonnera son poste pour les élever, elle fera passer sa famille avant son travail, elle ne sera pas disponible, elle écoutera ce que lui dit son mari, etc. Comme si la discrimination sexiste n’était pas discrimination la plus répandue la plus partagée et la plus visible, tellement visible qu’on ne la voit plus parce qu’elle crève les yeux. Comme si les femmes qui sont arrivées à obtenir un poste de responsabilité et le respect de leurs pairs ne devaient pas se faire un devoir d’adopter une attitude exemplaire vis à vis des autres femmes qui triment, peinent et souffrent dans l’ombre. C’est d’ailleurs l’un des objectifs que se sont fixés les organisatrices du forum des femmes de Deauville.

http://www.deauville.fr/FR/agenda/131/womens-forum/?dateId=167 Un forum méprisé et désapprouvé par certaines féministes qui n’y voient que le rassemblement de femmes de pouvoir actrices du nouvel ordre mondial. Je pense personnellement que toutes les initiatives destinées à promouvoir la place des femmes dans la société sont dignes de respect. On peut en débattre mais non les boycotter au nom de principes marxistes dépassés.

Claire Chazal n’est pas la journaliste la plus offensive de la TV. Elle incarne plus le modèle des femmes tronc, présentatrices, au physique et sourire lisses, propres à satisfaire la majorité de téléspectateurs paresseux. Son amitié avec Anne Sinclair ne justifie pas qu’elle offre 20 mn de moment de grande écoute de justifications oiseuses à un mari cavaleur, un homme irresponsable, un hypocrite et un menteur. User de sa popularité pour donner à un accusé le droit d’étaler sa prétention et ses mensonges devant les citoyens français est un acte particulièrement malhonnete, abusif, partial et une insulte à l’intelligence des téléspectateurs.

Le journalisme, ce n’est pas ce que Claire Chazal nous a montré hier soir, une mise en scène convenue entre un homme détestable et une star du petit écran, un show qui ne nous a rien appris, rien apporté pour un objectif de replatrage médiatique d’un copain qui en avait bien besoin après ses avanies et vilénies.

Je laisse la parole aux journalistes de Nouvelles Newshttp://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/civilisation-articles-section/civilisation/1356-remous-avant-linterview-de-dominique-strauss-kahn

On y trouvera les réactions de différentes organisations féministes outrées par les faveurs accordées à un homme qui vole ou achète les faveurs des femmes.

Non seulement Claire Chazal fait honte aux femmes mais elle est également une honte pour les journalistes selon Marianne :

http://www.marianne2.fr/Claire-Chazal-l-honneur-perdu-du-journalisme_a210570.html?TOKEN_RETURN

DSK est possédé par un dibbouk

Publié le

Le dibbouk est un esprit qui vient hanter les vivants et les rend fous en prenant possession de leur volonté pour les mener vers leur propre destruction.

Le dibbouk serait l’âme d’un mort qui revient se venger d’un vivant en habitant son corps pour le déposséder de sa propre faculté de jugement.

On peut dire d’un fou qu’il est “possédé par un dibbouk” ou qu’il “a un dibbouk dans la tête”.

Le mythe est originaire de la kabbale. En 1915, l’écrivain Shlomo Anski a écrit une pièce de théâtre qui connait toujours du succès dans le monde entier. Ecrite en yiddish, elle a été traduite dans toutes les langues. Peu avant la révolution russe de 1919, suite à de nombreux pogromes, Anski s’était efforcé de recueillir les traditions orales des Juifs d’Europe de l’Est et de Russie. La pièce devait être inaugurée au théâtre Stanislavsky de Moscou. La révolution d’octobre empêcha sa représentation et Anski mouru en 1020. Il ne vit jamais la réalisation de son oeuvre.

En 1937, un film fut tiré de la pièce. Réalisé par Michal Waszynski en noir et blanc, il surprend aujourd’hui par le jeu dramatisant des acteurs et l’utilisation des lumières pour créer des atmosphères joyeuses ou inquiétantes.

Le film est visible en 13 parties sur Youtube. Il est sous-titré en français avec une présentation en français.

http://www.youtube.com/watch?v=A-Tb__mlJUQ

La pièce d’Anski a été interprétée de nombreuses fois au théâtre en France comme à l’étranger et dans toutes les langues.

http://www.youtube.com/watch?v=FYwKv11r3Dg

Atelier de l’Orage

Pour en savoir plus sur le mythe du dibbouk-dybuk, dibouk, dybouk, dybbouk-

Le dibbouk figure dans de nombreux contes juifs.

Sources

  • Les Joies du YiddishLeo Rosten, 1968, édition française 1994 (traduction française par Victor Kuperminc), éditions Calmann-Lévy, ISBN 2-7021-2262-0, Livre de Poche
  • Portail de la culture juive et du judaïsme
  • Portail des créatures imaginaires
Nathalie Zajde : Le Dibbouk, un mort ashkénaze ressucité. Psychothérapie des survivants et des enfants de victimes de la Shoah.
Issue du dispositif thérapeutique ethnopsychiatrique et de sa méthodologie de recherche, la prise en compte de la spécificité culturelle des survivanst et des enfants de survivants de la Shoah – issus de communautés juives disparues – permet d’élaborer de nouvelles pistes pour la prise en charge du traumatisme de la Shoah. L’exemple du surgissement au sein d’un groupe de parole de l’étiologie de la possession par un Dibbouk ouvre des perspectives nouvelles pour penser les soins à offrir à cette population.
Mots clefs : Traumatisme, Survivants de la Shoah, Enfants de survivants de la Shoah, Ethnopsychiatrie, Groupe de parole, Psychothérapie, Ashkenaze, Dibbouk.
 source :

DSK est un crapaud, Anne Sinclair un vieux kleenex, pour le New York Post

Publié le

Le New York Post qui sert de référence à notre presse paresseuse est un journal de potins qui sel âche sans retenue pour prendre parti selon le sens du vent. C’est ce journal d’opinion qui a publié la photo de DSK menotté sous le titre “The Perv” (le vicieux) ou a annoncé que Nafissatout Diallo était une “Hooker”, une tapineuse.

Avec l’abandon des charges contre DSK, le NYP (à ne pas confondre avec le NYT, le New York Times, (une sorte de mix entre Le Monde et l’Express) par le biais d’une éditorialiste à la langue de vipère demande le renvoi du crapeau dans ses draps sales et celui de la menteuse chez les siens et précise : chassons les et n’oublions pas de cadenasser la porte derrière eux.

Je ne résiste pas au plaisir de vous donner in extenso le texte de ce brillant article digne d’un vaudeville qui ferait mourir de rire si des gens ne le prenaient pas au premier degré pour de l’information.

J’ai fait une traduction rapide des phrases choc, en bleu dans le texte de l’article en anglais.

A pox on both their houses — just say, Au revoir

Last Updated: 5:10 AM, August 24, 2011

Posted: 2:30 AM, August 24, 2011

headshotAndrea Peyser

Mon Dieu! Kick this toad out of town. And chuck his women, too. Envoyez ce crapaud au diable et ses bonnes femmes avec.

Dominique Strauss-Kahn’s legal troubles are over, at least in this country, because the freaky French guy tangled with the wrong maid — a woman nearly as sneaky and obscene as the wantonly adulterous Pepe le Pew himself. Ls problèmes juridiques de DSK sont terminés, au moins chez nous, parce que l’horrible Français s’est fourvoyé avec la mauvaise servante–une femme pratiquement aussi rusée et obscène que le recherché adultère Pepe le Pew.

Whose company would you prefer, New Yorkers? A rich, horny, Gallic goof-ball who enjoys oral sex with a hotel maid, then skips off to lunch with his 26-year-old daughter as if to celebrate his rapid close encounter? New Yorkers, quelle est la compagnie que vous préférez ? Celle d’un riche, obsédé, vicieux Gaulois qui apprécie la fellation avec une femme de chambre puis va déjeuner avec sa fille de 26 ans comme pour célébrer sa  rencontre éclait ?

Or an immigrant housekeeper who lies about being gang-raped in Africa, tells animated tales of being nearly frog-raped in New York — then rolls around the floor, sobbing, as prosecutors try to sort fiction from fact? Ou une femme de ménage immigrée qui ment sur un viol collectif en Afrique et raconte des histoires détaillées sur une tentative de viol par une grenouille à New York–puis se roule par terre en sanglotant quand les procureurs tentent de dénouer le vrai du faux?

Kick them both out. Then change the locks. Jetez les tous deux dehors. Puis changez les serrures.

DSK, 62, looked mighty proud of himself as he strolled into the courtroom yesterday through one door, moments after his pathetic doormat of a wife, Anne Sinclair, entered from another. DSK, 62 ans semblait fier de lui même quand il s’est glissé hier dans la salle d’audience par une porte, quelques instants après que son pathétique paillasson d’épouse, Anne Sinclair, était entrée par une autre.

Wifey chose a funereal black number from her deep closets to wear on the day she was to regain primary custody of her perpetually faithless hub. Bobonne avai ttiré un costume noir de deuil de ses profondes garde-robes pour le jour où elle retrouverait la garde prioritaire de son éternel tricheur de petit mari.

Was she sending a message? Or planning a hit? Envoyait elle un message ? Envisageait elle un coup ?

He wore a charcoal suit matched with an annoying smirk. This is the man French weirdos call “The Great Seducer” — whose countless affairs have turned his former career as head of the International Monetary Fundand his almost-election as France’s lefty president into a disgrace.

As he strolled into the well for perhaps the last time, he never glanced at the woman to whom he’s wed, a first in this legal odyssey. I wondered if he could possibly respect her. Lorsqu’il est entré dans l’arène, peut-être pour la dernière fois, il n’a même pas lancé un regard à la femme qu’il a épousée, une première dans cette odyssée judiciaire. I me suis demandé s’il pouvait la respecter.

Can any man respect a woman who allows herself to be used, and reused, like a wrinkled Kleenex? Un homme peut-il respecter une femme qui s’autorise à être utlisée et réutilisée comme un vieux kleenex?

Pissed-off Assistant District Attorney Joan Illuzzi-Orbon boiled down the case into a prosecutorial Sophie’s Choice:

Either DSK eagerly engaged in “a hurried sexual encounter” with the maid, Nafissatou Diallo, 33.

Or Diallo suffered “a forcible sexual encounter.”

“If we do not believe the complainant beyond a reasonable doubt, we cannot ask a jury to do so,” said Illuzzi-Orbon, who went with the “hurried” program — a romantic version of a drive-by shooting — and asked Judge Michael Obus to drop all charges against DSK. The judge agreed.

Many questions remain unanswered. Beaucoup de question restent sans réponse.

What exactly happened in the Sofitel? Near-rape? A shakedown? Or quickie sex gone wrong?

We do know that a married man felt entitled to everything in that suite, from the contents of the minibar to the illicit company of the woman who made his bed. I wonder — did DSK ever stop for a post-sexual smoke? Or ask Diallo’s name? Nous savons, par contre qu’un homme marié s’est cru tous les droits dans cette suite …Je me demande–DSK s’est-il jamais interrompu pour fumer une cigarette après le sexe? A-t-il demandé son nom à Diallo ?

We’ll never know. And for that, Diallo has no one to blame but herself. Nous ne le saurons jamais et Diallo ne peut s’en prendre qu’à elle-même.

But I’m not crying for the French guy, either. jJe ne pleure pas plus sur le sort du Français.

Get back on that Air France jet and soil your linens back home, Mr. Big Shot. We don’t like your kind. Retournez à votre jet Air France et allez salir votre linge chez vous. Nous n’aimons pas votre genre, Mr Gros coup. (grand patron, ponte, litteralement “gros coup”)

Read more: http://www.nypost.com/p/news/local/pox_on_both_their_houses_just_say_DSwv3tSp4eaAz2l8hv1byK#ixzz1W7cMSytD

DSK : un non lieu n’est pas un acquittement ! Speed Rabbit est libre….de poursuivre la chasse aux femmes !

Publié le

*Voir en fin d’article les réactions de Marie-George Buffet, Anne Zélensky, Sos sexisme et Marianne

Les amis de DSK se réjouissent du non lieu prononcé par le procureur Vance : DSK est innocent, nous le savions, il a été injustement accusé, il est victime d’un complot, enfin justice est faite, etc….

Et tous les médias et les politiques, UMP comprise, de reprendre en coeur leur hymne à la gloire de Speed Rabbit. Idem pour les médias. Ainsi l’Express fait un résumé de l’affaire en rappelant les “mensonges” de Diallo sans y introduire les erreurs établies notamment sur la traduction du fulani en anglais. Il me semblait qu’il avait été établi qu’elle n’avait pas dit comme le premièr résumé de la traduction l’affirmait qu’elle entendait soutirer de l’argent à l’homme riche.

Une autre chose m’étonne. Nafissatou Diallo aurait menti sur son viol en Guinée. Elle aurait prétendu, lors de sa demande d’asile, qu’elle avait été violée par un gang. Puis elle aurait dit avoir été “simplement” violée.  Elle aurait donc menti sur les circonstances de son viol mais pas sur le viol lui-même. Y-a-t-il là vraiment de quoi la prétendre non crédible ? Qu’est-ce qui est important, le viol d’une femme ou les circonstances du viol? Si le viol en réunion est plus grave, il n’en reste pas moins que le viol reste un viol, quelles qu’en soient les circonstances. En pinaillant sur la déclaration de Diallo, ce n’est pas de la victime dont on parle mais du violeur. Quant à “mentir” sur une demande d’asile, je serais curieuse de savoir si beaucoup de candidats sont exempts de ce qu’on appelle “mensonge” et qui me semble plutôt ressortir de la dramatisation des faits pour avoir plus de chance d’être admis dans un pays où on sera en sécurité. Il semble que Nafissatou Diallo ait eu de bonnes raisons de vouloir fuir un pays où règnent la terreur et l’insécurité, surtout pour les femmes.

Pour les Français qui se réjouissent unanimement de la libération de DSK, tous les doutes ont disparu, il ne s’est rien passé, la coupable c’est Nafissatou Diallo, une menteuse, une maitresse chanteuse qui ne mérite que l’expulsion du territoire des Etats-Unis après un procès pour parjure. Tout le monde était dans la suite du Sofitel pour savoir qu’il ne s’y est rien passé de répréhensible. POarce que tromper son épouse au vu et au su du monde entier, se faire deux prostituées en quelques heures, harceler une hotesse d’accueil dans le même temps et plaisanter sur le “beau Q” de l’hôtesse de l’air, tout ça, c’est honorable, respectable, c’est de la séduction à la française, c’est de l’hommage rendu aux femmes par un homme qui “aime les femmes” et les respecte.

On oublie que le véritable séducteur, tel que Kierkegaard le décrit, ne consomme jamais, qu’il tire son plaisir de conduire l’autre vers soi “se ducere”, l’autre pouvant être un homme, une femme, un enfant, un animal ou tout être vivant. Le véritable séducteur ne viole pas, ne force pas et ne passe pas à l’acte. S’il est pervers, c’est par la manipulation, par le fait d’inciter autrui à faire quelque chose qu’il n’a pas envie de faire, cette chose n’étant pas forcément sexuelle. Mais tous les séducteurs ne sont pas des manipulateurs, nombre d’entre eux ont envie de plaire pour se faire plaisir et faire plaisir à l’autre, jouer et s’amuser sans chercher à dominer. DSK ne rentre pas dans cette catégorie car un séducteur ne peut pas être agressif et quand des témoins parlent de “drague lourde”, ils ne témoignent pas de séduction à la Kierkegaard mais de harcèlement.

Les juristes rappellent opportunément qu’en droit américain, un non lieu n’est pas un acquittement mais une démission du procureur qui estime qu’il n’a pas assez d’éléments pour prouver la culpabilité de l’accusé face à un jury. On parle de “doute raisonnable”.

Ce non lieu signifie exactement p’tet ben qu’oui, p’tet bien qu’non. Il l’a peut être fait, il l’a peut être pas fait mais on ne se sent pas assez fort pour convaincre un jury.

Or, en l’occurence, il y a bien des preuves médicales d’un rapport sexuel violent. Mais comme la défense dit que le rapport était consenti selon DSK, les preuves matérielles ne valent rien parce que la plaignante a menti sur des faits qui n’ont rien à voir avec sa plainte. Mais tant pis pour elle.

Pendant des années en France, le viol conjugal et le viol des prostituées n’étaient pas reconnus parce que le premier était légitime et le second parce qu’elles étaient là pour ça et le cherchaient par leur attitude provocante. De manière générale, les femmes violées, malgré la législation sont très peu à porter plainte parce qu’elles savent que la route sera difficile, longue et douloureuse pour obtenir justice. Elles savent que la première pensée de leurs interlocuteurs est : elle affabule puis elle l’a bien cherché.

On retrouve ces éléments dans les arguments du procureur : elle a menti sur sa demande d’asile, donc elle affabule. Elle voulait soutirer du fric à un homme riche, donc elle l’a bien cherché.

Tout ce qu’on sait avec certitude, la carte d’entrée de la suite faisant foi, c’est que Nafissatou est entrée dans la suite à 12 09 et qu’elle en est sortie à 12h15. Le “rapport consenti” selon DSK a doonc pris 6 mn. 6 mn pour séduire, négocier, sexer, se laver et se rabhiller pour Monsieur. Ouaahhhhhh! Speed rabbit et DSK ne feraient-ils qu’un ?

Et si le rapport sexuel a été consenti comme le prétend DSK quel était l’intérêt de Diallo à y consentir ? On peut tout de suite écarter le plaisir. En 6 mn tout compris, c’est impossible. S’il s’agissait d’une relation tarifée, quand a-t-elle été négociée? Si DSK a refusé de payer, pourquoi puisqu’il avait payé une call girl la veille et est coutumier de l’achat de sexe ?

Les partisans de Speed Rabitt pourront toujours expliquer sans convaincre, sans preuves que Diallo a consenti un quickie pour avoir des preuves afin de faire chanter DSK. La preuve, c’est la plainte déposée au civil pour toucher des indemnités.

Dès le mois de mai, après l’accusation, les avocats requins de DSK, Brafman et Taylor avaient abattu leurs cartes : Il est innocent et nous le prouverons, la plaignante n’est pas crédible et nous le prouverons. Ils n’ont rien prouvé mais ils ont convaincu le procureur, soucieux de se faire réélire, qu’ils avaient prouvé que la plaignante n’était pas crédible. Le non lieu repose essentiellement sur la démolition de la moralité de la plaignante.

Après ça, si vous avez envie de croire que DSK est innocent et qu’il est respectable, c’est votre affaire mais pas la mienne. Quelle que soit sa responsabilité dans cette affaire, c’est un macho, un harceleur, un prédateur sexuel, une honte pour les hommes, un profiteur, un cynique, un couard, un sexiste, un raciste, un hypocrite, un égoïste et une modèle exécrable pour les jeunes garçons qui ont besoin de s’adosser à une figure masculine positive pour grandir et devenir des hommes soucieux de la moitié du ciel et du bien commun.

Le soutien de l’élite française à DSK est une honte pour la France des Droits de l’homme et surtout de ceux de la femme.

En supposant que Diallo ait tendu un traquenard à DSK, qu’elle se prostitue, qu’elle ait prétendu être violée pour pouvoir soutirer de l’argent au riche blanc, DSK ne sort ni blanchi, ni grandi de l’affaire et on s’interroge toujours sur deux points sans réponse : pourquoi le room service a dit à Diallo qu’il n’y avait personne dans la suite ni pourquoi un homme aussi important que DSK se trouvait seul, sans garde du corps, sans chauffeur, sans conseiller, sans ami alors que tout son entourage connaissait son recours aux prostituées et qu’on ne peut pas logiquement invoquer un besoin de discrétion. Tous les proches des hommes puissants leur garantissent une garde rapprochée permanente quelles que soient ses activités. C’est même obligatoire et incontournable.

Suite de l’annonce du non lieu : à part l’UMPS, tout le monde n’est pas réjoui, à commencer par la plaignante et son entourage.

*25 aoüt : La présidente de la Ligue du droit des femmes, Anne Zélensky s’inquiète de voir ressurgir au PS l’ordre patriarcal.

                                                           DSK : retour à l’Ordre.

Ah ! les cocoricos des ténors du PS ! Ils plastronnent : ils le savaient bien, il était « innocent ». Indécence insupportable de ces gens qui ont couvert pendant des années les frasques de leur copain, mais se sont arrogés le monopole de la morale, et  n’en finissent pas de donner des leçons de conduite correcte à tout un chacun. Ce sont les mêmes qui ont fait pression sur l’avocat, homologue en France des avocats de N. Diallo. Thibault de Montbrial, c’est son nom. Il  évoquait le 23 août  dans un reportage de C’ dans l’air, le chantage exercé ainsi sur sa cliente, une ex collègue de DSK à Sarcelles, quand il en était le maire. Elle voulait porter plainte, on lui a fait comprendre à elle et à d’autres, que ce n’était pas le moment. Ils le savaient tous : il y a des décennies que DSK, cet obsédé sexuel agresse, harcèle, voire viole toute femelle humaine qui passe à sa portée. Les malheureuses essayent, vaille que vaille de faire entendre leur plainte. Quelques affaires émergent, vite étouffées, avec la complicité des autres femmes du voisinage politique, familial, toujours prêtes à lécher la main du maître et à se désolidariser de leurs paires. Tout se tient : la violence ne se perpétue qu’avec le consentement plus ou moins tacite de ses  victimes.

L’ordre patriarcal a triomphé. Si l’inculpation subite de DSK constituait un coup de tonnerre dans le ciel de nos us – un grand de ce monde traîné devant la justice sur la seule accusation d’une femme de ménage noire ! – l’abandon des poursuites par contre, lui, est un retour à l’ordinaire des choses. Ouf !  On a eu chaud dans le landernau politico médiatique français.  Jamais une telle affaire n’aurait éclaté chez nous, les chantres de la gauloiserie. Pas de quoi en faire un fromage ! Ces satanées féministes s’en prennent même à la séduction ! Elles n’ont rien compris : ça fait partie du jeu, voyons. Quand une femme dit non, il y a toujours un oui qui traîne par derrière. DSK est considéré comme un « séducteur », un amateur de femmes. Quoi de plus flatteur dans notre hexagone  qui s’enorgueillit  d’offrir un modèle d’équilibre dans la relation homme/ femme.  Eh bien non ! la séduction n’a rien à voir avec le forçage. La séduction implique un jeu à deux, pas une agression commise en 7 minutes sur une femme de ménage qui vient faire son travail. Même le rapport du procureur, évoque la probabilité d’une  tentative de viol. Mais improuvable. Des preuves, des preuves ! Quand on n’en trouve pas, le doute profite toujours à l’agresseur. Il y a 75000 viols déclaré en France chaque année, seule 1 femme sur dix porte plainte, 2% seulement des agresseurs sont pénalisés. Parcours de la combattante que de porter plainte et d’essuyer interrogatoires sur interrogatoires, suspicions, mise à nu de sa vie.  On recorrectionnalise de plus en  plus ce « crime », c’est à dire on le banalise. Rappelons que le viol était jugé en correctionnelle, comme un vol à la tire, jusqu’à la loi de 1980.  Cette loi, fruit des agitations féministes, renvoyait enfin le viol aux assises, le jugeant pour ce qu’il était : un crime.

Mais c’est connu, rien n’est jamais acquis et quand on avance plus on recule. Cette affaire depuis le début, est un mauvais mélodrame, qui n’a tiré des larmes qu’aux copains de DSK. Précipitation incroyable du procureur du début à la fin : il a alpagué sans sommation DSK, l’a traité comme un malfrat, puis après examen du dossier, a renoncé à toute poursuite. Retournement ubuesque.   Sous prétexte que N. Diallo avait menti sur certains faits, elle ne pouvait que mentir sur tout.  On n’a même pas pris en compte les raisons qui l’avaient poussée à donner des versions différentes de l’agression. Vous croyez que c’est facile de garder son sang froid en pareille circonstance  ? Il n’y aurait pas de quoi perdre la tête ?

La conclusion de cette pitoyable pantomime transatlantique ?  Elle a quand même fait vaguement comprendre qu’il y avait toujours un gros problème de relations entre hommes et femmes, y compris et surtout en France. Une « tolérance »  douteuse  sur les dérapages sexuels, y fait loi, elle ne vaut pas mieux que les excès inverses du puritanisme anglo- saxon. Dans le domaine des relations, on merdoie partout sur la planète.  Une domination vieille de plusieurs millénaires ne s’évacue pas en 40 ans. Il ne suffit pas de proclamer l’égalité pour qu’elle advienne. Et même, l’égalité dans le domaine des droits ne résout pas la question des relations intimes. Ménard, l’autre matin me demandait à l’antenne de Radio Sud «  Ne croyez vous pas que c’est un coup d’épée dans l’eau pour la cause des femmes ? ». J’ai répondu que non, malgré tout, il en resterait une trace. Que cela ferait avancer la réflexion et les pratiques.

Un autre bénéfice de cet épisode : il creuse un peu plus le discrédit de la gauche. Quelles leçons de morale peut désormais nous donner un courant qui couvre les agissements privés les plus douteux pour mieux conquérir le pouvoir ?

Anne  Zelensky.

*Aux dernières nouvelles, une seule voix politique, celle de Marie-George Buffet, s’indigne de ce non lieu, pas pour prendre parti mais parce qu’elle pense comme je l’exprime moi-même qu’un procès aurait peut-être permis de faire la lumière sur cette ténébreuse affaire qui a d’ores et déjà un impact très négatif sur les femmes victimes de viol.

http://fr.news.yahoo.com/abandon-poursuites-contre-dsk-mauvaise-nouvelle-selon-marie-103649303.html

*Jack Dion, de Marianne, aussi partage mon opinion sur Speed Rabbit ou Speedy Gonzales….

http://www.marianne2.fr/Les-socialistes-n-ont-toujours-rien-compris-a-l-affaire-DSK_a209573.html?TOKEN_RETURN

* 24 août 2011 : Point de vue de Michelle Dayras, SOS racisme

Affaire DSK : La négation du crime de viol

(Docteure Michèle Dayras – 24/08/2011)

Je ne trouve pas les mots exacts pour traduire les sentiments que j’ai ressentis à la lecture des conclusions du Procureur Cyrus Vance Jr: stupéfaction, incrédulité, bouleversement, consternation. Une envie de hurler m’a submergée devant une telle injustice faites à toutes les femmes qui ont été, sont ou seront violées. 

Alors que l’on nous présente les Etats-Unis comme une démocratie exemplaire qui se veut le modèle à exporter, dans laquelle chaque citoyen-ne aurait des droits égaux, que constatons-nous ? Dominique Strauss-Kahn est libre ; la justice américaine lui rend son passeport, comme si rien ne s’était passé. Et Madame Diallo n’a même pas droit à un procès équitable.

Pourtant le Procureur de New-York n’ignore pas qu’il y a eu des faits de violences sexuelles susceptibles de relever du crime de viol, passible de quinze années de prison.

Les membres de l’équipe du Sofitel qui ont recueilli et soutenu Nafissatou Diallo et lui ont conseillé de porter plainte, la Directrice du Centre d’accueil des femmes victimes de violences sexuelles qui l’a écoutée et entendue, la psychothérapeute qui l’a expertisée, les médecins qui l’ont examinée, le Grand Jury qui l’a auditionnée, tous savent que Nafissatou a subi un viol. Ceci est tout à fait exact, Diallo a du passer la barrière de l’interrogatoire du personnel de l’hôtel qualifié et qui la connaissait suffisamment pour pouvoir détecter une affabulation. C’est le directeur qui après plus d’une heure d’audition a prévenu la police. NDLC

Alors, qu’est-ce qui (Qui ?) a fait reculer le Procureur ? Quelle force (Quel discours ?) à la fois habile, insidieuse et subversive, l’a conduit à ne plus protéger la victime -qu’il persistait à cacher- et à se muer en simili-défenseur du présumé coupable ?

Serait-ce la solidarité masculine que l’on appelle fraternité ? Ou son désir de ne pas nuire à sa carrière personnelle, en évitant le risque de perdre un procès trop médiatisé qui pourrait gêner sa réélection ?

Pourquoi a-t-il laissé organiser des fuites qui ont fait le bonheur de la partie adverse ? Etait-il normal que la femme d’un des avocats de l’accusé soit membre de son équipe ? N’aurait-elle pas du être écartée provisoirement, pour une plus grande transparence ?

Qui a incité -ou obligé- le Directeur du Sofitel de New-York à démissionner de son poste?

Pourquoi le Procureur -dont le comportement actuel envers DSK, tendrait à prouver qu’il l’a a inculpé à tort- ne va-t-il pas jusqu’au bout de sa logique, de ses contradictions, de sa duplicité ou de sa trahison, en poursuivant Madame Diallo en vertu de la loi états-unienne qui punit la « dénonciation calomnieuse» ? Qu’il assume ses choix jusqu’au bout, pour prouver son impartialité !

Quel rôle a tenu le puissant Lobby juif américain qui siège à New-York, dans la libération totale et sans condition de DSK ? On sait que les candidat-e-s à la Présidentielle (tels Barak Hossein Obama ou Hilary Rhodam-Clinton) et toute personne désirant avoir un destin politique, doivent faire allégeance à ce lobby et à travers lui, à l’Etat d’Israël. La judéité de DSK se révélera-telle un atout positif pour la réélection du Procureur Vance, qui représente la ville de NY dans ce conflit ?( On n’avait pas encore osé évoquer le lobbyjuif”, Dayras ose et en rajoute sur Israël ! Pourtant, si on en juge par la condmanation de Madoff, le “lobbyjuif” n’est pas tout puissant….)NDLC (note de la connectrice)

De cette affaire -opaque malgré sa médiatisation- DSK sort «blanchi» selon les médias français. Certains affirment même que la décision de justice équivaut à un «non-lieu». Bien que tout ceci soit faux, cette vision des choses fait son chemin dans l’opinion publique moutonnière.

En effet, depuis l’abandon des charges contre l’idole du PS, la France s’immerge, sans complexe, dans l’ère Strauss-Kahnienne. On se congratule et on se félicite du retour imminent de notre Sauveur national. On perçoit déjà le souffle vital qui, dès son arrivée, va revigorer notre pays en pleine déconfiture. On espère qu’il va se ‘reconstruire’ après cette « épreuve terrible et injuste » comme il la qualifie lui-même. On pense à son avenir, qu’on lui souhaite radieux (à 62ans, l’avenir est surtout derrière lui…), mais jamais, jamais, on entend un mot de soutien, une parole de solidarité, ou une phrase déplorant le calvaire vécu par Madame Diallo et sa fille adolescente. (Il en est de même vis-à-vis de Tristane Banon, autre victime présumée des débordements de ce prédateur sexuel).

La victime dérange ; on préfère la nier, l’oublier, l’effacer, sauf à la rendre seule responsable de tous les maux. Ce manque d’empathie envers cette jeune femme m’est absolument intolérable ! Entendre une française dire que « Beaucoup de maris trompent leur femme ; ce n’est pas pour ça qu’on doit les mettre en prison » me désespère ! Comment peut-on faire l’amalgame entre un adultère et un crime de viol ? Les traîtresses qui soutiennent les violeurs -fussent-ils leurs compagnons- sont complices de criminels et ne sont pas dignes de considération.

La vie de Nafissatou a été ruinée par un acte sexuel bestial, méprisant et haineux -le viol- qui ne se réfère à aucune pulsion masculine mises à part celles de domination et de prise de pouvoir sur un être humain, une femme que le hasard a placée à portée de sperme (des centenaires ont été violées dans les hospices).

Quand il empêche Madame Diallo d’accéder à une procédure pénale normale, Cyrus Vance porte atteinte à sa dignité, altère un peu plus sa résistance psychologique et freine son processus de reconstruction. De cela, il est certainement conscient.

Cette gestion désastreuse de la plainte d’une femme immigrée, courageuse et fière, exprime de façon criante le peu d’importance et de considération que la société patriarcale, hétérosexuée, américaine, porte à ses victimes. Elle entraîne un brutal retour en arrière qui annule les avancées obtenues, après des décennies de luttes féministes, pour criminaliser le viol.

En 2011, aux Etats-Unis comme ailleurs, les droits des femmes reculent et les violences à leur encontre augmentent. C’est la conjonction de la mondialisation de l’économie de marché, de la montée en puissance des religions monothéistes misogynes, de l’extension planétaire des conflits armés, du réchauffement climatique et de la surpopulation -avec les famines et les mouvements de migration qui en découlent- qui fait des femmes les premières victimes.

Mais il ne faut pas oublier le sexisme qui tue chaque seconde, quelque part dans le monde. Si des biologistes étudient actuellement la «Guerre de sexes» chez les animaux, ils évitent soigneusement de parler de celle -d’autant plus gravissime qu’elle est volontairement occultée- qui se déroule chez les humains. Cette guerre qui ne dit pas son nom, a pour manifestation principale le viol des femmes. En fonction du contexte -conflits armés ou paix- les hommes les considèrent comme un territoire à conquérir, le repos du guerrier, un simple butin ou une monnaie d’échange.

La décision du Procureur Vance à l’égard de DSK n’a pas simplement une portée nationale. Elle interfère sur la vie des femmes du monde entier. Par médias interposés, elles apprennent qu’à l’avenir, quels que soient leur détermination, leur courage, leur volonté et leur désir de voir reconnaître leur statut de victime du crime de viol, il sera vain pour elles de porter plainte car leur parole ne sera pas écoutée et la voie se révèlera sans issue (sauf, peut-être, pour celles déclarées « pures » dans tous les sens du terme ?). Elles le savent déjà, une infime proportion de femmes violées porte plainte NDLC

LES VIOLEURS ONT DE BEAUX JOURS DEVANT EUX !

DSK/Nafissatou Diallo ne seraient pas confrontés

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Il n’y aura pas de procès. Enfin, c’est ce qu’on peut comprendre de la convocation de Mme Diallo chez le procureur demain lundi http://newyork.cbslocal.com/2011/08/20/report-sex-assault-charges-against-dominique-strauss-khan-might-be-dropped/

Si l’abandon des charges est notifiée à la plaignante demain, nous ne saurons jamais ce qui s’est réellement passé dans la suite du Sofitel de NYC.

Les avocats de Nafissatou seraient parvenus à un arrangement financier avec ceux de DSK. De quoi alimenter et renforcer la conviction de tous les fans de DSK qui sont persuadés que leur saint homme est tombé dans un piège et que Nafissatou n’a agi que par cupidité. Les Africaines sont vénales, c’est bien connu, pensent-ils.

Dommage ! Cette affaire exemplaire par bien des aspects, aurait mérité un débat en justice afin de rétablir les notions de consentement, de respect des femmes victimes et de désaveu du harcèlement sexuel, appelé chez nous “drague lourde”, histoire de noyer le poisson.

L’honneur des femmes ne sortira pas lavé de tout soupçon lorsque Nafissatou aura touché son pactole. Certes, c’est tant mieux pour elle si elle a été réellement violé, si elle a vraiment perdu son travail, si elle a été bannie par sa communauté, si elle a été insultée et salie, si ses relations avec sa fille et le reste de sa famille, ses amis ont été obérées par l’affaire sordide, si elle est blessée et profondément traumatisée par l’affaire. L’argent de soigne pas les traumatismes mais il aide à les soigner.

Finalement, cette affaire aura fait de nombreuses victimes, à commencer par les protagonistes eux-mêmes. Coupables ou innocents, ils auront beaucoup encaissé et perdu.

La Justice, par l’intermédiaire d’un procès, aurait pu remettre les pendules à l’heure, établir les responsabilités, mettre un peu d’ordre dans ce monumental désordre politique, psychologique et médiatique. Au contraire, l’accord entre l’accusation et la défense renforce ce désordre, aggrave les soupçons et les doutes sur les protagonistes dont aucun ne sortira blanchi et indemne de cette affaire sordide.

Islam en France : le chantage continue

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La revendication d’accommodements avec la charia fait l’objet d’un véritablement harcèlement de la part des imams et de leurs ouailles. Ils n’ont jamais assez de dérogations à la loi de 1905 sur la laïcité et refusent cette loi de la République comme les autres arguant du fait que “les lois d’Allah sont supérieures à celles de la République”.

Non seulement ces musulmans veulent imposer à 60 millions de Français non musulmans leur lois religieuses mais ils ne cessent de les harceler pour se faire payer des mosquées et les frais d’accomodements compatibles avec la charia.

Le dernier coup de force en date est le refus de quitter les rues pour prier dans une ancienne caserne de pompiers http://ripostelaique.com/rue-myrha-apres-le-refus-de-la-caserne-quattendent-sarkozy-gueant-pour-passer-le-karcher.html Non seulement Delanoë et ses acolytes comptaient faire payer au contribuables l’aménagement, l’occupation et l’entretien des lieux mais les Musulmans qui, à l’appel de leurs imams viennent occuper les rues du XIIIème arrondissement pour prier en public trouvent que mettre des locaux à leur disposition n’est pas suffisant.

Qui douterait encore de l’offensive concertée des Musulmans contre la laïcité et les lois de la République ne serait pas honnête.

Rappelons que les prières dans les rues sont organisées, que les croyants n’habitent pas dans le 18ème mais viennent des autres arrondissements de Paris, de toute la banlieue et même de la grande couronne, de province s’il le faut. Plusieurs enquêtes l’ont prouvé et pour celles et ceux qui en doutent encore, il suffit de se rendre sur les lieux et de regarder les sorties du métro proche, les immatriculations des voitures qui stationnent dans les environs. Les prières des rues sont une offensive concertée contre la République et réalisée avec la bénédiction de Delanoë et ses amis du PS sous l’oeil bienveillant de l’UMP qui y trouve motif à faire chanter le PS. C’est donnant donnant.

Le peuple français trinque. C’est lui qui paie des impôts et qui supporte tous les inconvénients de l’offensive musulmane. Ces classes moyennes que le PS prétend choyer sont en première ligne et s’apprêtent à voter massivement pour le FN , à voter blanc ou s’abstenir.

Aujourd’hui, le peuple de France, ce ne sont plus les agriculteurs ou les ouvriers mais les cols blancs, les employés, la classe moyenne, laquelle est la plus pressurisée par les taxes directes et indirectes, ls incivilités urbaines, la criminalité contre les biens et les personnes, la dégradation du service public et, en particulier, celui de l’Education nationale.

5 millions de musulmans voudraient nous ramener vers la dictature, l’analphabétisme, le racisme, l’oppression des femmes, l’insécurité et l’abandon de nos valeurs républicaines de liberté, fraternité et solidarité. Les politiques trop préoccupés par le souci de se faire réélire semblent n’avoir aucune conscience de ce que subit le peuple de France. L’élite intellectuelle et économique n’est préoccupée que par la protection de ses prérogatives et se laisse aveugler par les cadeaux que lui fait Sarkozy. Le peuple de France ne peut plus se fier qu’à lui-même. En attendant, désespéré et blasé, il cocoone, roucoule, cherche des combines pour contrebalancer la chute drastique de son pouvoir d’achat et il nourrit sa haine contre ses dirigeants irresponsables.

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