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Archives de Tag: burqa

Le voile n’a pas sa place en France

Assez d’hypocrisie. Le voile est clairement l’étendard de l’islam. Le voile est la bannière du djihad.

La prolifération des voiles en France correspond à une radicalisation de l’Islam. Les voiles envahissent l’espace public qui n’en avait jamais vu autant. A travers le voile, l’Islam s’impose dans notre culture bafouant tous les principes d’égalité entre hommes et femmes.

De tous temps, le costume a affiché les origines de ceux qui le portent. Au XIXème siècle, le vêtement était codifié et même de nos jours, on parle de cols bleus ou de cols blancs par référence au bleu de travail des ouvriers ou à la chemise blanche des employés. Le vêtement reflète l’appartenance communautaire de celui ou celle qui le porte et même si depuis 40 ans les codes vestimentaires ont été chamboulés, certains éléments du costume comme le carré de soie Hermès, le tailleur Chanel ou la cravate Céline sont une sorte de signes de reconnaissance entre personnes du même monde. Il en est de même pour le voile, quelle que soit sa longueur, sa couleur ou sa largeur. Une femme qui porte le voile crie, beugle, éructe, clame "je suis musulmane et je t’em…"

Moi, je ne veux pas savoir si telle ou telle femme est musulmane et je ne veux pas avoir à les compter dans les services sociaux, les centres de sécurité sociale, les salles d’attente de la CAF, au guichet logement de la mairie ou dans les maternités. Je veux pouvoir apprécier les femmes pour ce qu’elles font, ce qu’elles réalisent et non pas en fonction de leur religion, comme avant. Il y a 20 ans, je ne voyais jamais de femmes voilées. Pourquoi poussent-elles aujourd’hui comme des champignons, comme si elles hurlaient "regardez, je suis musulmane " !

Pour les femmes françaises, le voile désigne la soumission de la femme aux lois du mâle. On peut leur raconter n’importe quoi, la plupart sont blessées par la vue d’une femme voilée, comme si la société voulait ramener la condition des femmes à des années lumière de notre temps, à l’époque où elles n’avaient ni le droit de vote ni de travailler et d’ouvrir un compte en banque sans l’autorisation de leur père ou de leur mari.

On peut nous raconter tout ce qu’on veut, nous ne voulons pas de voiles et tout le registre de l’infériorisation des femmes qui va avec. Nous refusons d’être jetées en pâture aux hommes musulmans sous prétexte que seules les voilées seraient respectables.

Les femmes voilées nous provoquent avec l’aide de leurs hommes et viennent ensuite pleurer dans les bras de la gôche que nous sommes islamophobes, voilophobes, racistes (aujourd’hui l’islam est la seule race reconnue par la gôche) et intolérantes, comme si l’Islam avait des leçons de tolérance à donner à qui que ce soit …

Je vous soumets trois articles. Le premier est paru dans le NouvelObs au mois d’août et appelle au combat contre la "voilophobie".

Le second, écrit par Anne Zélensky, présidente de la Ligue du droit des femmes s’insurge contre le premier et le troisième écrit par Hamdane Ammar explique, sourates à l’appui, le sens du voile dans l’Islam.

La Connectrice

  • Agressions de musulmanes voilées : organisons une "journée hijab" contre la voilophobie
Par 
Etudiant chercheur en sciences sociales

LE PLUS. +35% d’actes et menaces islamophobes en France au premier semestre : voici le constat de l’Observatoire de l’islamophobie – une émanation du Conseil français du culte musulman. Les récentes agressions de femmes voilées à Trappes ou Argenteuil n’en sont qu’un exemple. Les dénoncer verbalement ne suffit plus, estime notre contributeur chercheur en sciences sociales. Il faut maintenant agir.

Édité et parrainé par Hélène Decommer

  Des milliers de Suédois-es se sont pris en photo en soutien à la jeune femme voilée agressée à Stockholm (Photomontage/Laura Thouny)

 Selon RTL, lundi 26 août, la jeune adolescente de 16 ans qui avait porté plainte après avoir été agressée le 13 août à Trappes par des skinheads, s’est défénestrée du quatrième étage de son immeuble. Son état reste "préoccupant". Selon "Le Parisien", la jeune fille avait déjà fait une tentative de suicide la veille en ingérant des médicaments.

Après les nombreuses et successives agressions voilophobes de ces derniers mois, ce geste semble matérialiser de manière extrême la souffrance et le désespoir de ces femmes et jeunes filles qui ont été victimes de ces actes innommables.

Se mobiliser contre l’islamophobie

L’heure n’est plus aux discours grandiloquents sur la "laïcité" ou à l’invocation des grands principes républicains qui camouflent assez mal notre intolérance à l’égard des citoyen-ne-s français-e-s de confession musulmane. L’heure est à la solidarité.

Il est désormais venu le temps de se positionner. Il est désormais venu le temps de se mobiliser car comme l’a très bien formulé Martin Luther King, "celui qui accepte le mal, sans lutter contre lui, coopère avec lui".

N’oublions pas notre histoire. Nous en sommes aujourd’hui les héritiers. Nous devons apprendre d’elle si nous ne voulons pas, une fois de plus, en être l’objet. Nous devons saisir le réel et comprendre le dangereux mécanisme d’infériorisation, de racialisation et de stigmatisation qui est à l’œuvre aujourd’hui dans la société française contre les citoyens musulmans.

Le climat actuel, délétère, qui se manifeste quotidiennement par l’instrumentalisation de l'"islam" et des "musulman-e-s" dans le débat public français à des fins de diversion politique, doit cesser. Comme le rappelle l’historienne et parlementaire Esther Benbassa, la figure du bouc émissaire semble s’être transposée en France, des juifs hier, aux musulmans aujourd’hui.

Ne sentez-vous pas cette odeur de soufre qui se répand, chaque jour un peu plus, dans la société française ? Il est temps de se mobiliser et de se positionner contre l’islamophobie ambiante qui gagne notre pays.

Les associations antiracistes des quatre coins de la France, quelles qu’elles soient, doivent dès à présent s’organiser et s’activer pour mettre en place dans les semaines qui viennent une journée nationale de mobilisation contre l’islamophobie. Ecrire ne suffit plus. Parler non plus. Nous devons témoigner physiquement de notre solidarité à l’égard de ces jeunes filles et femmes voilées, victimes d’agressions dont la violence est à chaque fois clairement voilophobe et islamophobe, en nous mobilisant dans la rue et dans l’espace public.

Se voiler, une journée, par solidarité

On pourrait, à cet égard, s’inspirer de la Suède qui s’est récemment illustrée par une mobilisation anti-islamophobe et anti-voilophobe très originale.

En effet, suite à l’agression d’une femme portant le hidjab dans la banlieue de Stockholm, un appel a été lancé pour proposer une "journée hijab". Ainsi, quelle que soit leur confession ou leur âge, toutes les femmes étaient invitées à porter le hijab publiquement pour la journée du 19 août, en soutien à la citoyenne musulmane suédoise agressée, et plus largement, pour défendre les droits des citoyens musulmans à vivre leur foi en paix.

J’entre-aperçois déjà les mines déconfites des "Gardiens de la République" à l’idée d’une "journée hijab"… Ne vous méprenez-pas, il ne s’agirait pas là d’un signe manifeste de l’islamisation de la société mais plutôt d’une prise de conscience citoyenne de l’étendue du sentiment anti-musulman en France.

Et cette "journée hijab" serait doublement utile : d’abord, pour exprimer à ces femmes agressées, et plus largement à la communauté musulmane, notre soutien. Enfin, pour montrer que l’on peut porter le voile sans être ni oppressée ni soumise, mais bien au contraire, solidaire.

Pour signer l’appel "Nous sommes toutes des femmes voilées", cliquez ici.

A voir sur le web: Les Suédoises Mobilisées Contre Les Agressions Islamophobes
  • M. Joffrin, comment conciliez-vous la défense du droit à l’avortement et celle du voile islamique ?

Ri7Joffrin-MouchardMonsieur le directeur, une jeune Saoudienne risque le fouet pour avoir refusé de porter le hidjab. Son procès commence le 19 septembre. Et voila que vous osez publier un texte qui milite pour  une défense du voile en France et propose une journée contre la voilophobie !

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/926330-agressions-de-musulmanes-voilees-organisons-une-journee-hijab-contre-la-voilophobie.html

Je suis une des actrices et signataires du Manifeste des 343, qu’en d’autre temps votre journal a publié en avril 1971. Comment faites-vous pour concilier la défense de l’avortement, symbole de la libération des femmes et celle d’un tissu qui est le stigmate de leur asservissement ?  Comment faites-vous pour accorder vos généreuses idées de « gauche »- liberté, égalité, sinon sororité »- avec la promotion d’une religion, l’islam, qui en est la négation pure, à travers l’exclusion des femmes ? Je suis sûre que vous pourfendrez l’état saoudien qui menace de fouet la jeune hérétique. Tant qu’il s’agit de s’indigner sur les méfaits de l’islam ailleurs, on vous trouve toujours.

Mais cela ne vous empêche pas ici et maintenant en France, de vous porter au secours des voilées, en dénonçant une soi disant « voilophobie ». Etes-vous conscient du message désastreux que vous envoyez à ces milliers de femmes obligées de par le monde, à porter le voile ? Vous trahissez ces mêmes idéaux hérités des Lumières que vous vous targuez d’incarner. J’ai honte.

J’ai honte rétrospectivement d’avoir confié en 1971 notre manifeste historique et ma signature à un journal qui bafoue aujourd’hui ses engagements d’hier. Il n’est de pire faute que le reniement.

Anne Zelensky

Présidente de la Ligue du Droit des femmes, cofondée en 1974 avec Simone de Beauvoir.

  • Le Nouvel Observateur ne veut surtout pas que les femmes musulmanes s’émancipent du voile islamique

voiléedrapeauL’article de Mme Anne Zelensky en date du 18 septembre dans le numéro 321 sur RL me donne l’occasion d’apporter des éclaircissements sur le voile islamique, en réponse à la contribution publiée sur le Nouvel Observateur (l’Obs) le 27-08-2013 qui se veut une défense du hijab (niqab) et en même temps une promotion pour son expansion dans l’espace public de M. Jean-François Brault étudiant chercheur en sciences sociales sous le titre : « organisons une journée hijab contre la voilophobie ».
A mon tour de démontrer que le voile dont il est question, est une prescription coranique qui n’a rien d’anodin. C’est un commandement du Dieu de la Mecque pour soumettre la femme à l’homme qui est son maître ici-bas et dans l’au-delà. En islam, la femme, jusqu’à preuve du contraire est considérée comme un être humain de rang inférieur.
M. Jean-François Brault oublie-t-il qu’en islam la femme est un objet sexuel créé par Allah pour satisfaire la libido de l’homme mais aussi un organe de reproduction qui se vend et s’achète au même titre qu’une banale marchandise. Par conséquent, le corps de la femme doit être caché de la vue des hommes pour ne pas les tenter afin qu’il ne se déprécie pas et qu’il ne soit pas souillé.
Le mot nikah est mentionné à plusieurs reprises dans le coran pour désigner cette chose étrange pour le musulman que l’Occident appelle sexualité…
(Voir les articles : l’islam : un enfer sur terre pour les femmes paru le 30 janvier 2012 dans le N° 236 et les contradictions de Dounia Bouzar et les intellectuelles musulmanes qui défendent l’islam, paru le 19 mars dans le N° 243 de RL).
Le coran et la sunna obligent impérativement les croyantes musulmanes de se voiler.
Dans la sourate 24 (An-Nur-lumière) verset 31, il est écrit : « Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu’elles rabattent leur voile sur leurs poitrines ; et qu’elles ne montrent leurs atours qu’à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu’elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu’elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l’on sache ce qu’elles cachent de leurs parures. Et repentez-vous tous devant Allah, ô croyants, afin que vous récoltiez le succès. »
Dans la sourate 33 (al-ahzab- coalisés) versets 31, 32, 33, 59, il est écrit :
« Et celle d’entre vous qui est entièrement soumise à Allah et à son Messager et qui fait du bien. Nous lui accorderons deux fois de récompense, et nous avons préparé pour elle une généreuse attribution. »
« Ô femmes du Prophète ! Vous n’êtes comparables à aucune autre femme. Si vous êtes pieuses, ne soyez pas trop complaisantes dans votre langage, afin que celui dont le cœur est malade (l’hypocrite) ne vous convoite pas. Et tenez un langage décent. »
« Restez dans vos foyers ; et ne vous exhibez pas à la manière des femmes d’avant l’islam (Jahiliyah). Accomplissez la Salat, acquittez la Zakat et obéissez à Allah et son Messager. Allah ne veut que vous débarrasser de toute souillure, ô gens de la maison (du prophète), et veut vous purifier pleinement. »
« Ô Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles : elles en seront plus vite reconnues et éviteront d’être offensées. Allah est Pardonneur et Miséricordieux. »
Selon les hadiths, le voile islamique est une obligation religieuse qui ne doit pas être discutée ni remise en cause. C’est un devoir religieux pour les musulmanes croyantes que de porter le khimar(ou bien niqab, djilbab,) qui signifie voile intégral sans possibilité à un homme de voir toutes les parties du corps de la femme. Dans le cas contraire, celles-ci deviennent des hérétiques (mourtadates). Et on sait en islam quelle est la sentence qui attend une femme qui devient apostat. Evidemment, la lapidation.
Selon sahih Muslim l’Envoyé d’Allah a dit : « Toute femme qui se met du parfum et qui passe devant les hommes est une fornicatrice. »
Femmes musulmanes, vous savez à quoi vous vous exposez dans le cas où l’envie vous prendrait d’être coquettes. Au bout du chemin vous attend la colère d’Allah…
Dans un autre hadith, Mahomet a dit : « Toute femme qui enlève son khimar (voile intégral) dans une autre maison que la sienne ou celle de son époux ôte l’enveloppe qui la protège devant Dieu. » Ou encore : « Vous les femmes, vous n’avez pas le droit de marcher au milieu des hommes en sortant de la mosquée. Restez sur les côtés. »
Au moins, c’est clair.
Selon Mahomet la femme attire le chaytan (le diable) comme un aimant en disant : « Il ne peut pas y avoir de tête-à-tête entre un homme et une femme sans que le diable ne s’en mêle et ne provoque le pire. »
Un hadith rapporté par l’imam Boukhari, Mahomet a dit : « La femme en état de sacralisation ne porte ni niqab ni gants. » C’est-à-dire que la femme ne doit pas porter le niqab que pendant la période du petit ou du grand pèlerinage à la Mecque. En dehors de cette période de sacralisation (Ihram), elle est obligée de porter le voile intégral islamique ( niqab, djelbab ou khimar).
L’imam Malik (716-796 ; juriste islamique et fondateur l’une des quatre écoles de l’islam sunnite) relate comment le prophète fit porter le voile à sa nouvelle femme Safiya (la juive) qu’il avait épousée après avoir assassiné son père, son frère et son mari lors de la conquête (628-629 de l’ère chrétienne) de l’oasis de Khaybar qui était habitée par des juifs (rapporté par Boukhari et Muslim).
Toujours au sujet du voile, Aïcha raconte : « Il arrivait que des gens passent près de nous alors que nous étions en état de sacralisation en compagnie du Prophète. Lorsqu’ils arrivaient à hauteur de l’endroit où nous nous trouvions, nous suspendions notre voile par devant notre visage. Et lorsqu’ils s’éloignaient nous le relevions (rapporté par l’imam Aboû Daoud).
Le mot arabe hijab est traduit par voile mais il peut signifier aussi toute chose qui fait obstacle à la vue : un écran, un rideau, voire un mur et même l’hymen. La racine du mot hijab vient du verbe hajaba qui veut dire cacher. Et en islam, tout le corps de la femme est considéré comme honteux (oaura). Le hijab est une barrière dressée entre l’homme et la femme. C’est aussi une interdiction morale (licite et illicite, halal et haram). Dans le coran, le voile est désigné aussi par les mots djilbab et khimar.
D’ailleurs les juristes islamiques ont établi la liste des raisons pour lesquelles, la femme peut quitter sa maison et comment elle doit y être habillée.
Elle ne peut quitter sa maison qu’en cas de besoin réel. Sa sortie doit être autorisée par son mari ou son tuteur légal-Elle doit être bien couverte, figure comprise pour éviter qu’elle ne tente tout homme qui serait aux alentours, elle doit se déplacer en courbant la tête, sans regarder ni à gauche, ni à droite. Elle ne doit pas être parfumée. Elle ne doit pas circuler au milieu de la rue parmi les hommes. Elle doit adopter une attitude chaste et modeste. Si elle se trouve dans un magasin ou dans un bureau, elle doit éviter de rester seule avec un homme derrière une porte fermée. Même si elle se trouve chez une amie, elle ne doit pas enlever les vêtements qui la dissimulent au cas où il y aurait un homme caché dans la maison. Une femme ne doit pas s’éloigner à plus de trente kilomètres sans être accompagnée par son mari ou son tuteur. Une femme ne doit jamais tenter d’imiter un homme. Son vêtement ne doit pas être trop raffiné ou trop recherché. Il doit être fait dans une étoffe épaisse et ne pas être transparent. Il ne doit pas épouser ses formes de son corps, il doit être ample Il ne doit pas être parfumé. Il ne doit pas en aucune façon ressembler à un vêtement d’homme. Il ne doit pas ressembler aux vêtements des incroyants. Il ne doit pas être somptueux, affriolant ou de grande valeur….
L’islam considère la femme comme un être humain qui attire la tentation, qui est assimilé au diable et qui provoque la fitna (la guerre civile), comment alors M. Jean-François Brault, peut-il proposer une journée pour le hijab ? A-t-il au moins lu le coran et les hadiths se rapportant au niqab ? N’est-il pas en train d’encourager l’enfermement de la femme musulmane ? Ou bien, il est en train de fantasmer sur la femme voilée et il ne s’en prive pas de le déclarer…Haut et fort.
Et le Nouvel Observateur, a-t-il perdu ses repères pour publier cet article qui invite les croyantes musulmanes à cacher leur corps ? Ne participe-t-il pas à sa manière à l’islamisation de la France ? Mais pour qui roule-t-il ?
En déclarant que porter le hijab, la musulmane ne peut pas être ni oppressée, ni soumise, au contraire, elle sera libre, M. Jean-François Brault, a-t-il mesuré le poids des mots qu’il a utilisés ? A-t-il au moins demandé l’avis des millions de musulmanes à travers le monde qui luttent au péril de leur vie pour se débarrasser de la prison ambulante que l’islam leur impose ?
Drôle de conception de la laïcité… A-t-il oublié comment sont traitées les femmes dans le monde de l’islam ? Veut-il prouver par sa contribution que la charia est compatible avec la liberté, la démocratie et le libre arbitre ? A quel jeu se livre-t-il ?
Ernest Renan disait, les faits historiques et uniquement les faits. Et l’islam n’en manque pas, pour qui, la femme est un champ de labours pour l’homme (verset coranique).
M. Jean-François Brault, oublie-t-il sciemment que le voile fut codifié par les assyriens pendant l’antiquité en Mésopotamie pour distinguer les femmes nobles, des femmes mariées et des femmes esclaves ? Il avait aussi pour fonction de séparer les hommes des femmes. Ne sait-il pas aussi que durant les premières années de l’islam à Médine, le voile était réservé exclusivement aux croyantes musulmanes et que la femme esclave sexuelle n’avait pas le droit de le porter ? C’est un fait historique rapporté par tous les chroniqueurs musulmans.
Finalement la gauche, qui déclare être solidaire des faibles, en réalité ne les utilise que pour exister. Elle se place du mauvais côté des femmes musulmanes tout en se prévalant des meilleures intentions à leurs égards. En vérité, elle en a fait son fond de commerce. Et toute honte bue, elle se dit détentrice des siècles de lumières. Et ne participe-t-elle pas à l’installation du communautarisme en France pour plaire aux anglo-saxons et tuer par la même occasion la laïcité à la française ? Et le port du voile islamique, n’est-il pas une nouvelle forme de conquête du vieux continent ? Qui sait ce qui se trame dans les esprits des islamistes ?
Non la gauche française ne rend pas service aux femmes musulmanes, elle ne veut pas qu’elles s’émancipent, au contraire, elle souhaite les maintenir dans l’arène de l’arriération pour mieux vendre leurs conditions sociales et accéder ainsi au statut de l’avocat émérite des opprimées dans ce bas-monde. En fait, elle caresse dans le sens du poil les musulmans pour leur faire avaler l’inculture de l’abrutissement. Sinon, pourquoi défend-t-elle un projet de société qui défigure la beauté de la femme, qui a vu le jour en Mésopotamie, il y a plus de trois mille ans?
A quel jeu, se livre-t-elle en faisant la promotion du khimar au pays de Voltaire ?
Et pour être crédible et audible, elle sert son plat préféré, celui des droits de l’homme. Il fallait avoir une sacrée dose de cynisme pour faire la réclame à cette dérive communautariste.
Mais cette gauche si généreuse, oublie sciemment que la femme est frappée d’ostracisme par l’islam…
Hamdane Ammar

Humour. La burqa à Pole emploi

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Dessin de Cathy Arhex

 

Devenez riche en vendant des accessoires anti-viol : collants à poils, soutien-gorge électrique, burqa …

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Après le soutien-gorge taser inventé par des ingénieurs indiens http://www.leparisien.fr/laparisienne/societe/inde-et-maintenant-le-soutien-gorge-electrique-anti-viol-05-04-2013-2700011.php, voici venir les collants à poils pour repousser les violeurs.http://www.leparisien.fr/laparisienne/societe/chine-et-maintenant-le-collant-a-poils-pour-repousser-les-pervers-20-06-2013-2914321.php

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Source photo http://www.leparisien.fr/laparisienne/societe/chine-et-maintenant-le-collant-a-poils-pour-repousser-les-pervers-20-06-2013-2914321.php

Réalité ou plaisanterie, ces accessoires ne seront jamais aussi efficaces que les bouchons à lames de rasoir que les vietnamiennes introduisaient dans leur vagin pour éviter d’être violées par les GI’s. Là encore, j’ignore s’il s’agit de réalité ou de fiction.

Le drame est qu’aucune femme, quel que soit son aspect et son âge n’est à l’abri d’un violeur et nous avons eu connaissance de viols sur des femmes handicapées, des aïeules de 90 ans et, à l’opposé, de bébés de quelques mois. Rien n’arrête un violeur. Tout comme rien n’arrête un obsédé sexuel qui se saisira de n’importe quoi pour se masturber : un tuyau d’échappement, un gant rempli de sauce tomate, un bouc, un poulet ou un tuyau d’aspirateur.

Finalement, il n’y a que la burqa pour se protéger, non pas des violeurs, mais de la drague lourde et des réflexions obscènes. ..

Plus sérieusement, seul un mélange d’éducation et de sanction réelle et sévère pourrait contribuer à changer les choses radicalement. Pour commencer, les mères devraient éviter d’élever leurs fils comme des coqs et leurs filles comme des poupées B…E.

La plupart des violeurs sont condamnés en assises à des peines ridicules alors qu’ils risquent 20 ans. Déjà, si la loi était appliquée, un signal fort serait envoyé aux candidats violeurs. Il suffirait aussi d’assortir l’enferment de castration chimique obligatoire pour que ces criminels tremblent dans leur froc.

Comme toujours en France, nous avons de bonnes lois mais elles ne sont pas appliquées. Pourquoi ?

Plus globalement, une société évoluée s’évalue à la place qu’elle donne aux femmes. Les résultats de la France en ce qui concerne la parité, l’égalité éducative et salariale, l’égalité en matière de promotion et responsabilité professionnelles ainsi que le respect des femmes, ces résultats sont moins que médiocres et ne cessent de décliner.

N’empêche qu’en attendant, quand je me prélasserai sur une pelouse du parc je mettrai des collants à poils pour pouvoir fermer les yeux en toute tranquillité et, pour plus de sécurité, je me barbouillerai le visage de charbon et je croquerai des gousses d’ail…Encore que, un pitbull attaché à ma cheville ferait bien l’affaire mais quel boulet !

Niqabée contrôlée, Argenteuil enflammée. La charia contre les lois de la République.

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« La loi interdit le port du voile intégral sur la voie publique »

Mardi soir, la police veut contrôler l’identité d’une femme dissimulée derrière son niqab. La police fait respecter la loi. Mais cette partie de la population qui clame que "les lois d’Allah son supérieures à celles de la République" surveille la zone de non droit qu’elle protège farouchement et à n’importe quel prix. Pas question de laisser la police intervenir dans son territoire. Très rapidement, près de cent personnes arrivent de tous les côtés en proférant injures et menaces de toutes sortes. Les projectiles pleuvent sur les forces de police qui appellent des renforts. Finalement la niqabée sera embarquée pour un contrôle d’identité au commissariat et, nous l’espérons, une contravention pour infraction à la loi.

Les policiers qui sont conscients des risques qu’ils prennent en interpellant les burquées risquent de se montrer encore moins disposés à faire appliquer la loi. Dans ce rapport de force, c’est toujours le plus menaçant qui gagne et le plus dangereux aujourd’hui, ce n’est pas celui qui représente la loi mais celui qui crie le plus fort et use de tous les moyens physiques, terroristes et politiques pour mettre la population en danger.

http://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/argenteuil-violents-affrontements-apres-l-arrestation-d-une-femme-en-niqab-12-06-2013-2889909.php

Lire aussi l’article du 13 juin et les commentaires, pour la plupart indignés par le comportement de la niqabée et de ses partisans. Les Français de bon sens se réveillent, seuls le gouvernement et  ses suppôts idéologues ronflent encore http://www.leparisien.fr/reactions/val-d-oise-95/le-controle-d-une-femme-portant-le-niqab-derape-13-06-2013-2892193.php

La burqa ridiculisée

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En passant fin septembre 2012 dans une petite rue du 19ème arrondissement, cette partie de Paris fortement islamisée, j’ai vu cette surprenante installation (au sens artistique) exposée à la terrasse d’un café fréquenté par des Arabes libres et des Kabyles. Elle a fait mourir de rire des Kabyles qui disent : "on est venu ici pour fuir l’intégrisme musulmans mais ils nous suivent !"

Dans ce quartier investi par des fanatiques musulmans en nombre, je salue le courage des Musulmans qui osent protester d’une manière humoristique et pacifique contre les excès de l’Islam dont la burqa est le symbole.

Rectificatif : on me signale qu’il ne s’agit pas d’une "installation" mais d’un parasol …mais je reste sceptique. P’tet ben qu’oui, p’tet ben qu’non. Pourquoi ? parce que des parasols géants et noirs, je n’en ai jamais vu, que le noir est contre indiqué pour se protéger de la chaleur et du soleil. Ensuite, quand je suis repassée dans cette rue, le "parasol" avait disparu …

Je pense que la prise de position publique des Musulmans pacifiques est la meilleure chose qui puisse arriver, pour eux qui sont en première ligne et pour nous qui subissons le totalitarisme d’une religion archaïque et impérialiste.

De plus en plus d’individus, Chrétiens, Juifs ou Musulmans s’insurgent et protestent contre l’islamisation de la France mais, malheureusement, très peu de responsables politiques et de personnalités osent prendre le relais. Celles et ceux qui le font, comme Véronique Genest, Philippe Torreton ou Eric Zemmour sont haineusement muselés au prétexte qu’ils joueraient pour l’Extrême droite fasciste. France Inter, radio nationale financée par les deniers du contribuable est la caricature de ce politiquement correct qui déverse sur ses ondes des obsessions imaginaires et dépassées comme la haine du FN et le mépris de l’islamophobie. Ces fossiles de la bien pensance pensent mal et cultivent le déni de nouvelles réalités sociétales auxquelles sont confrontés de plus en plus de Français. Ils illustrent l’immense décalage se creusant entre les élites, les politiques, les médias et le peuple.

On peut espérer que de plus en plus de Musulmans manifestent leur gratitude vis à vis de la France qui les accueille et leur refus de l’impérialisme musulman.

Flora Tristan n’a jamais prôné le voile intégral…

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Portrait de Flora Tristan

En 2010, les islamistes attribuent au hijab les mêmes vertus que le "manto" ou "tapadas", voile décrit par Flora Tristan dans "Pérégrinations d’une paria"

En 2010, des dizaines d’articles ont fleuri sur le net, reprenant en général les mêmes sources et les mêmes arguments pour démontrer que, comme autrefois les "tapadas" à Lima (femmes cachées), le voile était un accessoire de la liberté des femmes. L’argument a notamment fait fureur sur les sites islamistes comme celui-ci :

http://muslimahmediawatch.org/2010/12/learning-from-las-tapadas-of-yesterday/

Just like the las tapadas Limeñas , Muslim women have fought for their right to veil in many settings. The veil has actually transcended the religious meaning, to become a political symbol of resistance. Unfortunately, veiled women cannot wear the veil in public schools in France and Turkey. In addition, European countries with large Muslim populations have begun banning the veil.

Something that Muslim women of today can learn from las tapadas of yesterday is that it was self-assertion and strong principles that led las tapadas to fight for their right to wear the attire and participate in public life; and at the end, they were successful. Therefore, it is up to Muslim women to decide what the veil means for themselves.

http://www.bienpublic.com/fr/france-monde/article/3488629/Quand-les-femmes-se-voilaient.html

http://www.dna.fr/fr/infos-generales/monde/info/3491122-Perou-Femmes-de-Lima-sous-les-tapadas-traditionnels-QUAND-LE-VOILE-EMANCIPAIT

http://www.djazairess.com/fr/elwatan/164469

Pour servir leur argumentation pro-voile, les islamistes situent l’origine des tapadas en Andalousie, elles seraient un vestige de l’influence maure. Ils auraient été importés au Pérou par les colonisateurs espagnols. Les châles andalous ainsi que les mantilles seraient d’ailleurs un vestige du voile musulman. L’argument des musulmans ne tient pas puisque, comme nous l’avons vu, le morceau de tissu que les femmes et les hommes ont porté sur la tête depuis des millénaires est bien antérieur à l’Islam.

Parlant du voile, certains parlent de "burqa catholique", ce qui ne manque pas de sel, considérant que les religieuses se sont inspirées du costume de Marie, la mère de Jésus, qui était juive et portait le costume en vigueur à son époque. Tout comme les moines ont conservé le costume caractéristique des hébreux.

Je me souviens d’un voyage avec mon ami, dans l’automotrice qui nous conduisait de Beyrouth à Damas. En face de nous trônait une femme en robe ample et longue, coiffée d’un bonnet blanc recouvert d’un voile bleu. Mon ami me souffla à l’oreille : "tu as vu, c’est une religieuse!". J’éclatais de rire :"Mais non, c’est une musulmane, le costume traditionnel de la région tel que le portait Marie".

Chronologie des religions pour comprendre l’évolution du costume et de ses codes

http://atheisme.free.fr/Religion/Chronologie_religions.htm

J’ai retenu l’essentiel des princiaples religions.

-Les premières religions, animistes, sont apparues au Néolithique.

-2000 AC la religion védique en Inde

-1900 AC naissance du  judaïsme

-560 AC naissance de Bouddha

42-63 conversion de Saint Paul-Naissance du christianisme

610 révélation de l’ange Gabriel à Mahomet. Naissance de l’islam

On note que l’islam apparaît près de 3 000 ans après le judaïsme et 610 ans après le christianisme et il est donc logique qu’il ait adopté peu ou prou les coutumes vestimentaires et les traditions de son époque qui avaient toutes en commun d’écarter les femmes des instances de décision, à commencer par le culte.

Lorsque des Musulmans s’emparent des descriptions faites par Flora Tristan sur le "manto" des liméniennes et l’attribuent à l’influence maure en Espagne, c’est une contre vérité historique. C’est également un exemple typique des raisonnements à court terme sur les modes et les coutumes qui sont le fruit d’échanges d’influences qui datent de l’aube de l’humanité et qui se sont accélérés avec la communication électronique en général et l’Internet en particulier car l’information et les modèles circulent de plus en plus rapidement.

Le châle indien, ci-dessous, a été importé au Moyen-Orient par les marchands qui circulaient entre l’Asie et l’Afrique. Il serait antérieur à l’Islam.

Quelles que soient les origines du voile et l’obligation pour les femmes de dissimuler leurs cheveux et leur visage, ces coutumes avaient été abandonnées dans certains pays musulmans et elles sont réapparues en France dans le contexte de l’impérialisme musulman, de l’intégrisme musulman et de l’importation du conflit isarélo-palestinien. Le port du voile est aujourd’hui une mode qui repose sur un substrat politique qui utilise les femmes pour mener le djihad. Le voile est avant tout l’étendard d’une armée de conquête.

 

Le port du voile à Lima, au XIXème siècle permettait aux Liméniennes de voir sans être vues et de circuler librement.

Flora Tristan est l’une des plus belles figures du féminisme français. Non seulement elle a oeuvré pour l’émancipation des femmes mais elle est à l’origine des mutuelles d’entraide et des "palais du peuple". Elle est aussi la grand-mère de Paul Gauguin.

Enfant naturelle d’un aristocrate péruvien (en réalité, son père est mort avant que le mariage ne soit officialisé), elle entreprit un voyage de plusieurs mois pour le Pérou dans le but de réclamer son héritage. Elle n’obtint de son oncle qu’une pension mensuelle et relata son voyage dans les"Pérégrinations d’une paria". Dans ce récit, elle décrit minutieusement la vie des péruviennes, en particulier à Lima. Elles les trouve plus libres que les Françaises grâce à un artifice, le "manto". Un châle noir qu’elles replient sur leur visage à l’exception d’un oeil.

Cet accoutrement a marqué tous les voyageurs européens de l’époque. Il est aussi connu sous le nom de "tapadas". Les liméniennes ont longtemps défendu cet accoutrement qui leur permettait de voir sans être vue et de circuler en toute liberté jusqu’à ce qu’il soit supplanté par la mode française.

Extrait des "Pérégrinations dune paria" de Flora Tristan, fragments du chapitre VIII.

Une liménienne déjeune le matin, avec son mari….a-t-elle envie de sortir, elle passe sa saya sans corset (la ceinture de dessous serrant la taille suffisamment), laisse tomber ses cheveux, se tape (tapada veut dire se cacher la figure avec le "manto"), c’est-à-dire se cache la figure avec la manto, et sort pour aller où elle veut...Ainsi ces dames vont seules au spectacle, aux courses de taureaux, aux assembles publiques, aux bals, aux promenades, aux églises, en visites, et sont bien vues partout. Si elles rencontrent quelques personnes avec lesquelles elles désirent causer, elles leur parlent, les quittent et restent libres et indépendantes au milieu de la foule, bien plus que ne le sont les hommes à visage découvert…lorsque les Liméniennes veulent rendre leur déguisement encore plus impénétrable, elles mettent une vieille saya toute déplissée, déchirée, tombant en lambeaux, un vieux manto et un vieux corsage; seulement les femmes qui désirent se faire reconnaitre pour être de la bonne société se chausssent parfaitement bien et prennent un de leurs plus beaux mouchoirs de poche: ce déguisement…se nomme disfrazar. Une disfrazada est considérée comme fort respectable; aussi ne lui adresse-t-on jamais la parole : on ne l’approche que très timidement ; il serait inconvenant et même déloyal de la suivre. On suppose, avec raison, que, puisqu’elle s’est déguisée, c’est parce qu’elle a des motfs importants pour le faire et que, par conséquent, on ne doit pas s’arroger le droit d’examiner ses démarches.

D’après ce que je viens d’écrire sur le costume et les usages des Liméniennes, on concevra facilement qu’elles doivent avoir un tout autre ordre d’idées que celui des Européennes, qui, dès leur enfance, sont esclaves des lois, des moeurs, des coutumes, des prjugés, des modes, de tout enfin; tandis que sous la saya, la Liménienne est libre, jouit de son indépendance et se repose avec confiance sur cette force véritable que tout être sent en lui, lorsqu’il peut agir selon les besoins de son organisation.

Les "tapadas" avec leur jupe longue, la "saya", et leur voile, le "manto".

Couvrir sa tête d’un chiffon est une tradition antérieure à l’Islam

Talith, châle de prière israélite masculin

En réalité, les partisans du voile musulman oublient que ce fut d’abord un accessoire juif, puis, dans l’ordre chronologique d’apparition des religions, un élément du vêtement chrétien, puis musulman. Il est possible d’ailleurs que le voile ait même été antérieur à la civilisation hébraïque, un tissu commun à tous les peuples de la région du Moyen-Orient quand, du fait des conditions climatiques, hommes et femmes se couvraient la tête, à l’image, par exemple, des touaregs qui s’enveloppent complètement pour se protéger du soleil, du froid la nuit, du vent, du sable et, éventuellement des mouches.

Hommes voilés, les touaregs de nos jours

En Inde, les Jaïns portent le voile et la voilette pour ne pas inhaler des insectes car ils respectent toute forme de vie. Le Jaïnisme remonterait à 800 ans avant JC.

La femme tentatrice et impure doit dissimuler sa chevelure

Dans toutes les civilisations à travers les âges, il était courant, parfois obligatoire de se couvrir la tête. Pour les hommes, la coiffe, le couvre-chef était le signe de son appartenance sociale et surtout de son rang. On se souvient de François 1er appelant ses troupes à se "rallier à son panache blanc". Pour les femmes, la coiffe est, depuis des millénaires, une obligation :

La tradition a longtemps voulu que les femmes dissimulent leur chevelure. Déjà vers 1115 avant J.C., le roi d’Assyrie, Téglath-Phalasar Ier ordonne que " les femmes mariées qui sortent dans la rue n’auront pas la tête découverte ". Par la suite les religions ont imposé aux femmes de couvrir leurs cheveux. Ainsi saint Paul, dans la 1ère Lettre aux Corinthiens au chapitre 11 affirme que " la femme … doit avoir sur la tête une marque de l’autorité dont elle dépend ", la coiffure étant signe de soumission. Dans De virginibus velandis en 213, Tertullien, un des Pères de l’Eglise, va plus loin, puisqu’il impose une coiffure également aux jeunes filles : " il faut voiler nos vierges dès qu’elles sortent de l’enfance ".

On retrouve dans le Coran , sourate XXXIII, la même prescription : " Prescris à tes épouses, à tes filles et aux femmes de croyants un voile sur le visage "(57), ce voile étant " la marque de leur vertu et un frein contre les propos des hommes ".

Au XVIIe siècle, les religieuses de St-Vincent de Paul qui seront en contact avec la population sont les premières religieuses à porter de larges coiffes, les cornettes, avec lesquelles les barbichets et certaines coiffes bretonnes du début du XIXe siècle présentent des ressemblances. On y ajoutera bien sûr des dentelles.

À ce motif religieux, s’ajoute un rôle protecteur. La coiffe comme toute autre coiffure va protéger du froid, du soleil. La tête considérée comme le siège de toutes les fonctions nobles va se voir particulièrement protégée et cela dès la naissance.

Source : http://parole-et-patrimoine.org/coiffes/des-signes-pour-le-visage.html

Musulmanes à Paris en 2010, manifestant pour réclamer un logement

Carmélite en prière. Sans légende, on pourrait la prendre pour une musulmane.


Religieuse chrétienne. De dos, on ne la distingue pas d’une musulmane.


La fonction première du vêtement est de protéger le corps des éléments mais aussi de la végétation et de blessures dans le cours de leurs occupations. Les religions ont transformé le vêtement protecteur en cache-sexe pour les besoins de leur idéologie. De protection, le voile est ainsi devenu un accessoire stigmatisant et discriminant pour les femmes. A une époque où les guerres étaient fréquentes, la femme de l’ennemi était une proie dont la prise permettait de l’humilier et de aliéner sa descendance en polluant sa race. Le viol des femmes de l’adversaire a toujours été une arme de guerre. Le voile servait à dissimuler les femmes et à les protéger de la concupiscence de l’ennemi. Dans des conflits récents, en Europe et en Afrique, le viol de masse a été utilisé pour effrayer les populations et humilier l’adversaire. Le mythe de "l’enlèvement des Sabines" en est une allégorie.

Enlèvement des sabines par Nicolas Poussin

Dans les religions monothéistes patriarcales, la femme est impure, elle est inférieure, elle est un objet de tentation pour l’homme, elle provoque naturellement son désir qui serait irrépressible. Elle est donc soumise à une obligation de pudeur pour ne pas tenter l’homme. La femme doit dissimuler son corps et surtout sa tête et son visage. Cette contrainte vestimentaire rappelle son infériorisation, son impureté et son incapacité à participer à la gouvernance de sa communauté.

Voilette de mariée algérienne vers 1900. Elle ressemble fort à un cache sexe…voire un string…

La coiffe révèle le statut social

Geneviève de Fontenay, ancienne mannequin, chaperon des Miss France et défenseure de la tradition du bon goût français, ne sort jamais sans son chapeau.

Jusque dans les années 60, en France, une femme sans coiffe, dite "en cheveux", était une femme peu recommandable, une femme légère, une putain, une femme de mauvaise vie. Aujourd’hui, dans l’aristocratie et la grande bourgeoisie on se doit de porter un chapeaux pour les grandes occasions comme les mariages, les baptêmes, les enterrements mais aussi les évènements mondains comme les inaugurations ou les courses de chevaux. Au Royaume-Uni, la reine et ses dames de compagnie ne sortent jamais sans chapeau, des chapeaux extravagants qui tiennent lieu de couronne et témoignent du rang des femmes.

Marie-Antoinette, reine de France arbore un large chapeau à plume

Marie-Antoinette, reine déchue à la prison du Temple. Elle porte une coiffe comme les femmes du peuple

 

Louis WVI a été décapité. Marie-Antoinette porte le voile noir des veuves.

Queen Elisabeth en habit d’apparat. La coiffe y a un rôle spectaculaire, comme tous ses autres chapeaux.


 

Chapeaux de dames de la bonne société à l’hippodrome d’Auteuil

Au XIXème siècle, les coiffes étaient une manière d’afficher son appartenance régionale,chaque province ayant une coiffe distincte des autres, sa religion, son statut social et matrimonial. Protestantes et  catholiques,  femmes mariées ou veuves, paysanne ou bourgeoise se reconnaissaient par leur coiffe qui, dans une société hiérarchisée signalait leur appartenance sociale.

l’Angélus de Millet : paysanne, en prière, coiffée d’un fichu

La quichenotte de Vendée. Elle était portée par les pêcheuses à pied. "Quichenotte" est la francisation de "kiss me not" (ne m’embrassez pas). Elle aurait été conçue pour empêcher les Anglais débarquant sur le côte atlantique d’embrasser les jeunes filles qui pêchaient crevettes, moules et autres coquillages.

Jusque dans les années 70, les villageoises portaient un fichu, comme nos humoristes parisiennes, les "Vamps".

Le code vestimentaire au XIXème siècle

L’apparence extérieure soulignait la place de l’individu dans la société. Le costume était codifié. Les paysans, les ouvriers, les  charpentiers, les menuisiers, les bourgeois, les grands bourgeois, les arstocrates, chacun avait une tenue qui signalait sa place sociale. Selon leur rang social, selon les époques et les civilisations, certaines couleurs étaient réservées comme le jaune pour l’empereur de Chine, le bleu pour les rois de France, le rouge pourpre pour les empereurs romains, le bleu pour les ouvriers au XIXème siècle et le noir pour les bourgeois. Le paysan portait alors un béret, l’ouvrier une casquette, et le bourgeois un chapeau haut de forme. Le port du pantalon était interdit aux femmes sauf dérogation préfectorale dont ont usé la peintre Rosa Boheur, l’archéologue   Jane Dieulafoy ou l’écrivaine George Sand.

Rosa Bonheur dans son atelier. Dans le musée qui lui est réservé, au château de Buy, près de Fontainebleau, on peut voir accroché au mur une autorisation préfectorale pour le port du pantalon.

George Sand est le pseudonyme masculin d’Aurore Dudevant qui doutait de pouvoir être publiée sous un nom de femme

Archéologue, Jane Dieulafoy parcourut la Mésopotamie à la recherche des ruines de Suse, en compagnie de son mari. Une salle du Louvre leur est réservée. Jane avait choisi de porter le pantalon pour plus de commodités dans ses voyages aventureux et pour passer inaperçue au regard des Musulmans.

 

Jeux et enjeux des voiles et voilettes

Flora Tristan a vu dans la manière dont les Liméniennes privilégiées utilisaient le "manto" un moyen de circuler librement mais aussi une manière de coquetterie, un jeu de séduction, un amusement ou une taquinerie.

Alphonse Allais, avec l’humour noir qui le caractérise, a imaginé un conte cruel "Le rajah s’embête" dans lequel le dévoilement d"une jeune bayadère est exigé jusqu’au dépeçage: 

Le rajah s’embête !

 Ah ! oui, il s’embête, le rajah !

Il s’embête comme, peut-être, il ne s’est jamais embêté de sa vie. 

(Et Bouddha sait si ce pauvre rajah s’est embêté des fois !) 

Vous qui riez bêtement, avez-vous jamais vu un rajah qui s’embête ? 

Non ? Alors ne riez pas bêtement.

Victor Hugo qui écrivit, avec un talent incontestable et, comme en se jouant, le Roi s’amuse, n’aurait peut-être pas été fichu d’écrire les dix premiers vers de Le Rajah s’embête, et Victor Hugo n’était pas un serin, pourtant.

Revenons à nos moutons, et laissez-moi vous le répéter, au cas où cette longue digression vous l’aurait fait oublier : le rajah s’embête !

C’est une affaire bien entendue, n’est-ce pas ? Il serait, d’ailleurs, fastidieux de revenir sur ce détail qui ne peut toucher que bien faiblement nos piteuses visions d’Occident : le rajah s’embête !

Dans la cour Nord du palais, l’escorte attend.

Et, aussi, attendent les éléphants du rajah.

Car, aujourd’hui, le rajah devait chasser le jaguar.

À je ne sais quel geste mou du Rajah, l’intendant a compris : que l’escorte rentre ! Que rentrent les éléphants !

Très flemmarde, l’escorte se sent ravie d’aise. 

Les éléphants ronchonnent salement, ce qui est la façon, aux éléphants, d’exprimer leur mécontentement.

Car, à rencontre de l’éléphant d’Afrique qui comprend seulement la chasse aux papillons, l’éléphant d’Asie ne se passionne qu’au hunting du jaguar. 

Alors, amenez les bayadères ! 

Voilà les bayadères ! Les voilà bien, les bayadères ! 

Les bayadères n’empêchent pas le rajah de s’embêter.

En allez-vous, les bayadères ! En allez-vous !

 t les bayadères s’en allent.

Tiens, tiens, tiens ! parmi les bayadères, une petite nouvelle que le rajah ne connaissait pas encore. 

— Demeurez ci, petite bayadère, en allez-vous point ! Et dansez !

La voilà qui danse, la petite bayadère !

Oh ! sa danse !

Le charme de son pas, de son attitude, de ses mines graves !

De vieux rites, on eût dit, d’infiniment vieux rites dont elle serait la suprême et la charmeresse tradition.

Oh ! les arabesques que ses petits pieds écrivent sur l’onisque des dalles ! Oh ! la presque drôlerie religieuse de ses mains menues et lentes !

 hh tout ! 

Et puis voilà qu’au rhythme (je tiens aux deux h) de la musique, elle commence à se dévêtir. 

Une à une, chaque pièce de son costume, agilement détachée, vole à l’enlour.

Le rajah s’allume !

À chaque morceau de vêtement qui tombe, le rajah impatient, rauque, dit :

— Encore !

Et encore un morceau du vêtement de la petite bayadère tombe, et plus impatient, plus rauque, le rajah dit :

— Encore !

Maintenant, la voilà toute nue !

Son petit corps, jeune et frais, est un enchantement.

On ne saurait dire s’il est de bronze infiniment clair ou d’ivoire un peu rosé. Les deux peut-être ?

Le rajah s’est levé tout droit et a rugi, comme fou :

— Encore !

La pauvre petite bayadère tâtonne si elle n’aurait pas oublié, sur elle un insignifiant bout d’étoffe.

Mais non, elle est bien nue.

Le rajah jette à ses serviteurs un mauvais regard noir et rugit à nouveau :

— Encore !

Ils ont compris.

Les larges couteaux sortent des gaines.

Les serviteurs enlèvent, non sans dextérité, la peau de la jolie petite bayadère.

L’enfant supporte, avec un courage au-dessus de son âge, cette ridicule opération, et bientôt, elle apparaît au rajah, telle une écarlate pièce anatomique, pantelante et fumante.

Tout le monde se retire par discrétion.

Et le rajah ne s’embête plus.

 La voilette, plus ou moins courte a été portée par les femmes françaises jusque vers les années 80. Beaucoup de femmes élégantes ne sortaient jamais sans leur chapeau, leur voilette et leurs gants. La voilette était alors un signe d’appartenance sociale, un moyen paradoxal d’afficher sa pudeur mais aussi un accessoire utile aux jeux de séduction. La voilette, confectionnée dans du tulle transparent, plus ou moins longue et enveloppante, ne dissimulait pas le visage mais symbolisait une barrière sur la quelle aurait été écrit :" Ne vous approchez pas, je suis une femme respectable". La voilette demeure encore aujourd’hui un élément de coquetterie qui peut remplacer le voile sur les chapeaux des mariées ou simplement décorer un bibi. 

 

Voilette 1900

 Apicultrice avec son chapeau et son voile de protection, ressemblance certaine avec la voilette 1900

Voilette 1950

 

 Voilette glamour, modèle d’élégance parisienne

 

 Voilette 1980 style bibi

 

 

 

La voilette française a peu avoir avec la voilette algérienne qui a encore ses nostalgiques

http://www.dziriya.net/forums/sujet-culturdz.php?p=35734&l=1&topic=les-voilettes-algeriennes

 

Après la révolution algérienne, les femmes laissaient tomber le voile et la voilette en signe d’émancipation. Elles avaient été nombreuses à participer à la libération de l’Algérie et comptaient bien trouver leur place dans la nouvelle gouvernance. Malheureusement, il n’en faut rien et elles furent progressivement renvoyés à leurs fourneaux.

Femmes algériennes avant la révolution

 

 

Moudjahidates pendant la révolution, vers 1954

La lutte contre le voile avait commencé sous l’administration coloniale française et pour comprendre l’épidémie de voiles comme réappropriation de son identité d’origine en sus de la pression religieuse intégriste, il est intéressant de relire Franz Fanon qui est toujours une référence pour les idéologues anti-capitaliste, anti occident.

 

Campagne de l’administration coloniale en Algérie contre le voile

Dans "L’An V de la révolution algérienne" de Franz Fanon ou sous un autre titre "Sociologie d’une révolution" l’auteur évoque l’enjeu du voile chez le colonisateur français dans "L’Algérie se dévoile". Extrait :
"Avec le voile, les choses se précipitent et s’ordonnent. La femme algérienne est bien aux yeux de l’observateur : "Celle qui se dissimule derrière le voile".
Nous allons voir que ce voile, élément parmi d’autres de l’ensemble vestimentaire traditionnel algérien, va devenir l’enjeu d’une bataille grandiose, à l’occasion de laquelle les forces d’occupation mobiliseront leurs ressources les plus puissantes et les plus diverses, et où le colonisé déploiera une force étonnante d’inertie. La société coloniale, prise dans son ensemble, avec ses valeurs, ses lignes de force et sa philosophie, réagit de façon assez homogène en face du voile. Avant 1954, plus précisément, depuis les années 1930-1935, le combat décisif est engagé. Les responsables de l’administration française en Algérie, préposés à la destruction de l’originalité d’un peuple, chargés par les pouvoirs de procéder coûte que coûte à la désagrégation des formes d’existence susceptibles d’évoquer de près ou de loin une réalité nationale, vont porter le maximum de leurs efforts sur le port du voile, conçu en l’occurrence, comme symbole du statut de la femme algérienne. Une telle position n’est pas la conséquence d’une intuition fortuite. C’est à partir des analyses des sociologues et ethnologues que les spécialistes des affaires dites indigènes et les responsables des Bureaux arabes coordonnent leur travail. A un premier niveau, il y a une reprise pure et simple de la fameuse formule : "Ayons les femmes, le reste suivra". Cette explicitation se contente simplement de revêtir une allure scientifique avec les "découvertes" des sociologues".

 

On comprend mieux alors comment la revendication du port du voile et tout ce qui la sous-tend peut inciter une manifestante à se voiler avec le drapeau français, étendard de la République laïque.

   

Message du voile musulman pour les Françaises

Pour les Françaises, depuis des siècles, le voile a été associé à la soumission des femmes, leur oppression, leur analphabétisme, un grand nombre d’enfants, leur exclusion de la politique et de l’économie noble, leur infériorisation, la polygamie, le harem, l’excision, la lapidation, l’absence de droits, leur minorisation, leur discrimination et les violences conjugales et crimes d’honneur.

Pour les féministes, le voile (quelle que soit sa longueur, sa forme, sa couleur-haïk, burqa, niqab, hidjab, tchador, etc.- a toujours été le symbole de l’oppression des femmes. Les féministes historiques se souviennent de la révolution algérienne quand, au début, la victoire des femmes s’est manifestée par l’abandon du voile. Elles éprouvaient de la sympathie pour Ataturk qui avait instauré la laïcité en Turquie et proscrit le voile.

Les Françaises se souviennent de l’époque, pas si lointaine, où les femmes devaient porter un chapeau, un foulard ou un fichu pour être respectées et l’obligation de se couvrir la tête d’une mantille pour entrer dans une église.


Les Françaises ont été consternées d’assister à une épidémie du voile depuis une quinzaine d’années car, auparavant, les musulmanes pratiquantes ne le portaient plus en France. Les seules femmes voilées étaient les vieilles algériennes qui venaient rendre visite à leur famille ou les riches femmes du Golfe qui venaient faire du shopping sur les champs Elysées.

Les Françaises, qu’elles soient féministes actives ou citoyennes ordinaires, ont bénéficié de la lutte pour l’émancipation et l’égalité des droits depuis la Révolution de 1789 qui a servi de modèle d’émancipation pour le monde entier, à l’exception des femmes. La plupart des pays qui se réfèrent à notre révolution et à la Déclaration des droits de l’homme en ont réservé les principes à la seule gens masculine. Seuls les pays occidentaux, chrétiens dans leur immense majorité, ont concédé des droits aux femmes. Même si la partie n’est pas gagnée, les femmes occidentales de culture judéo chrétiennes sont les plus émancipées du globe.

En portant le voile, les immigrées musulmanes ainsi que les françaises converties, envoient un message négatif aux Françaises, un message de déni de leur émancipation, de leur histoire, de leurs luttes et de leurs revendications pour parfaire l’égalité et la parité qui laissent encore à désirer. Elles tirent la condition des femmes par le bas. A Paris, les femmes voilées sont nombreuses dans les logements sociaux, les centres d’aide sociale de la Ville de Paris (CASVP), les salles d’attente des services d’urgence dans les hôpitaux, celles de la sécurité sociale, de la CAF, des mairies et de tous les lieux publics et associatifs qui distribuent de l’assistance. Elles sont nombreuses aussi dans les manifestations de mal logés et de sans papiers.

En se signalant par le voile, les femmes musulmanes renvoient aux Françaises une images de femmes soumises, pauvres, assistées, incapables de planifier les naissances, économiquement dépendantes, parasites, incultes et illettrées.

Contrairement aux discours dominants, les musulmanes ne sont pas stigmatisées, elles se stigmatisent elles-mêmes par leur code vestimentaire. Elles sont entièrement responsables de leur image et de l’hostilité qu’elles génèrent dans la population françaises. Et ce n’est pas la minorité éduquée qui revendique le port du voile et l’application de la charia en France qui les sortira du dégoût et de la pitié qu’elles inspirent aux Françaises qui, dans leur immense majorité sont éduquées et indépendantes économiquement.

 



Châle russe en laine de chèvre mohair crochété le plus finement possible pour le mariage. Il doit pouvoir passer entièrement à travers une alliance

Colomba, femme corse


 

Paysanne vers 1870


Bibliographie et sources :

1-Flora Tristan

Les Pérégrinations d’une paria

Le tour de France

2-Biographie de Flora Tristan

Lucien Scheler : Flora Tristan, morceaux choisis. La bibliothèque française, 1947

Jules-L. Puech : La vie et l’oeuvre de Flora tristan. Marcel Rivière, éditeur 1925

3-Rosa Bonheur

Danielle Digne : Rosa Bonheur ou l’insolence. Denoël Gonthier, 1980

4-Codification des couleurs et du costume

Manlio Brusatin : Histoire des couleurs http://www.amazon.fr/Histoire-couleurs-Manlio-Brusatin/dp/2081227770/ref=ntt_at_ep_dpi_1

Michel Pastoureau http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Pastoureau

5-Tapadas, saya, manto, hier et aujourd’hui

http://inmemoryoflatapada.blogspot.com/

arch 22, 2007

http://enperublog.com/2007/03/22/la-tapada-limena/

The muslim Moors who conquered much of Spain left their mark there – for hundreds of years after the Christian reconquering many Islamic traditions continued to be followed in the south. The Moors impact on Spanish culture is visible in the language, the architecture and typical dress.
In South America these Islamic influences were brought from Spain by Spanish immigrants in the times of the various vice royalties – during Spain’s colonial height.

In the Vice royalty of Peru which consisted of almost all non-Portuguese South America, Lima was the seat of power and home of the Spanish. This was a time of great wealth. Colonial Lima was a city, known at the time as the City of Kings, with the most beautiful and exquisite colonial buildings. Each building was dominated by its grand wooden balconies, perfectly carved, some pieces even shipped from Spain. The Moorish style of the patterns on some of these buildings is not the Islamic influence I want to draw your attention too, it’s how the balconies were used and who by.

In the times of the vice royalties and even up until some decades after independence it remained custom for Limean women to wear a form of dress very similar to that of Muslim women – the Muslim women of old Spain. The dress consisted of a puffy European exaggerating-hips style skirt that covered all the the legs and draped onto the floor, but not such as it would stop their perfectly embroided shoes being seen. On top women would wear a shroud, that was incorporated into the top part of the outfit, that was wrapped around the front of the body hiding its shape and continued up until and was wrapped around the face and head. This allowed the woman visibility from only one eye and shielding her from the eyes of others. It wasn’t all modesty and preventing unwanted attention from men who would not even know if the woman were even he sister at first glance, sometimes the dress was used flirtatiously – so it seems the Islamic custom had been diluted quite a bit.
It wasn’t considered appropriate in this time for women to go out on the street. If going outside was necessary the women would wear the dress described. To allow the women to observe the goings on in the street while not actually having to leave the home, buildings were constructed with grand balconies from which they could look out below.

The women of this time were known as the limeñas tapadas, the covered limean women, and although the vice royals tried to discourage the use of the dress the old Muslim habits died hard.

Lima’s balconies –

Défilé de tapadas en 2010 :

http://www.youtube.com/watch?v=8QA9gsA_g0g&feature=related


Loi contre la burqa : son application expliquée par Henri Guaino

Publié le

Pédagogie de la loi selon Henri Guaino

http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-video=rhozet_4v_20110411_53_11042011081707_F2

"La loi porte atteinte à ma liberté" soutient une belphégor

http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-video=rhozet_4v_20110411_53_11042011081707_F2

 

Les politiques et les syndicats de police disent qu’il sera difficile d’appliquer la loi contre le port de la burqa et de tout ce qui masque le visage. D’autres disent que cette loi ne réglera rien car elle ne concerne que quelques centaines de femmes ou quelques milliers selon d’autres.

Les belphégors crient haut et fort qu’elles ne se laisseront pas faire, que la loi est anticonstitutionnelle, qu’elle constitue une grave atteinte à leur liberté.

Les policiers se sentent bien seuls, surtout lorsqu’ils auront à verbaliser dans des quartiers majoritairement musulmans où ils font déjà l’objet d’une grande hostilité et de toutes sortes d’agressions violentes.

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