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Archives de Tag: condition des femmes

Le voile n’a pas sa place en France

Assez d’hypocrisie. Le voile est clairement l’étendard de l’islam. Le voile est la bannière du djihad.

La prolifération des voiles en France correspond à une radicalisation de l’Islam. Les voiles envahissent l’espace public qui n’en avait jamais vu autant. A travers le voile, l’Islam s’impose dans notre culture bafouant tous les principes d’égalité entre hommes et femmes.

De tous temps, le costume a affiché les origines de ceux qui le portent. Au XIXème siècle, le vêtement était codifié et même de nos jours, on parle de cols bleus ou de cols blancs par référence au bleu de travail des ouvriers ou à la chemise blanche des employés. Le vêtement reflète l’appartenance communautaire de celui ou celle qui le porte et même si depuis 40 ans les codes vestimentaires ont été chamboulés, certains éléments du costume comme le carré de soie Hermès, le tailleur Chanel ou la cravate Céline sont une sorte de signes de reconnaissance entre personnes du même monde. Il en est de même pour le voile, quelle que soit sa longueur, sa couleur ou sa largeur. Une femme qui porte le voile crie, beugle, éructe, clame « je suis musulmane et je t’em… »

Moi, je ne veux pas savoir si telle ou telle femme est musulmane et je ne veux pas avoir à les compter dans les services sociaux, les centres de sécurité sociale, les salles d’attente de la CAF, au guichet logement de la mairie ou dans les maternités. Je veux pouvoir apprécier les femmes pour ce qu’elles font, ce qu’elles réalisent et non pas en fonction de leur religion, comme avant. Il y a 20 ans, je ne voyais jamais de femmes voilées. Pourquoi poussent-elles aujourd’hui comme des champignons, comme si elles hurlaient « regardez, je suis musulmane  » !

Pour les femmes françaises, le voile désigne la soumission de la femme aux lois du mâle. On peut leur raconter n’importe quoi, la plupart sont blessées par la vue d’une femme voilée, comme si la société voulait ramener la condition des femmes à des années lumière de notre temps, à l’époque où elles n’avaient ni le droit de vote ni de travailler et d’ouvrir un compte en banque sans l’autorisation de leur père ou de leur mari.

On peut nous raconter tout ce qu’on veut, nous ne voulons pas de voiles et tout le registre de l’infériorisation des femmes qui va avec. Nous refusons d’être jetées en pâture aux hommes musulmans sous prétexte que seules les voilées seraient respectables.

Les femmes voilées nous provoquent avec l’aide de leurs hommes et viennent ensuite pleurer dans les bras de la gôche que nous sommes islamophobes, voilophobes, racistes (aujourd’hui l’islam est la seule race reconnue par la gôche) et intolérantes, comme si l’Islam avait des leçons de tolérance à donner à qui que ce soit …

Je vous soumets trois articles. Le premier est paru dans le NouvelObs au mois d’août et appelle au combat contre la « voilophobie ».

Le second, écrit par Anne Zélensky, présidente de la Ligue du droit des femmes s’insurge contre le premier et le troisième écrit par Hamdane Ammar explique, sourates à l’appui, le sens du voile dans l’Islam.

La Connectrice

  • Agressions de musulmanes voilées : organisons une « journée hijab » contre la voilophobie
Par 
Etudiant chercheur en sciences sociales

LE PLUS. +35% d’actes et menaces islamophobes en France au premier semestre : voici le constat de l’Observatoire de l’islamophobie – une émanation du Conseil français du culte musulman. Les récentes agressions de femmes voilées à Trappes ou Argenteuil n’en sont qu’un exemple. Les dénoncer verbalement ne suffit plus, estime notre contributeur chercheur en sciences sociales. Il faut maintenant agir.

Édité et parrainé par Hélène Decommer

  Des milliers de Suédois-es se sont pris en photo en soutien à la jeune femme voilée agressée à Stockholm (Photomontage/Laura Thouny)

 Selon RTL, lundi 26 août, la jeune adolescente de 16 ans qui avait porté plainte après avoir été agressée le 13 août à Trappes par des skinheads, s’est défénestrée du quatrième étage de son immeuble. Son état reste « préoccupant ». Selon « Le Parisien », la jeune fille avait déjà fait une tentative de suicide la veille en ingérant des médicaments.

Après les nombreuses et successives agressions voilophobes de ces derniers mois, ce geste semble matérialiser de manière extrême la souffrance et le désespoir de ces femmes et jeunes filles qui ont été victimes de ces actes innommables.

Se mobiliser contre l’islamophobie

L’heure n’est plus aux discours grandiloquents sur la « laïcité » ou à l’invocation des grands principes républicains qui camouflent assez mal notre intolérance à l’égard des citoyen-ne-s français-e-s de confession musulmane. L’heure est à la solidarité.

Il est désormais venu le temps de se positionner. Il est désormais venu le temps de se mobiliser car comme l’a très bien formulé Martin Luther King, « celui qui accepte le mal, sans lutter contre lui, coopère avec lui ».

N’oublions pas notre histoire. Nous en sommes aujourd’hui les héritiers. Nous devons apprendre d’elle si nous ne voulons pas, une fois de plus, en être l’objet. Nous devons saisir le réel et comprendre le dangereux mécanisme d’infériorisation, de racialisation et de stigmatisation qui est à l’œuvre aujourd’hui dans la société française contre les citoyens musulmans.

Le climat actuel, délétère, qui se manifeste quotidiennement par l’instrumentalisation de l' »islam » et des « musulman-e-s » dans le débat public français à des fins de diversion politique, doit cesser. Comme le rappelle l’historienne et parlementaire Esther Benbassa, la figure du bouc émissaire semble s’être transposée en France, des juifs hier, aux musulmans aujourd’hui.

Ne sentez-vous pas cette odeur de soufre qui se répand, chaque jour un peu plus, dans la société française ? Il est temps de se mobiliser et de se positionner contre l’islamophobie ambiante qui gagne notre pays.

Les associations antiracistes des quatre coins de la France, quelles qu’elles soient, doivent dès à présent s’organiser et s’activer pour mettre en place dans les semaines qui viennent une journée nationale de mobilisation contre l’islamophobie. Ecrire ne suffit plus. Parler non plus. Nous devons témoigner physiquement de notre solidarité à l’égard de ces jeunes filles et femmes voilées, victimes d’agressions dont la violence est à chaque fois clairement voilophobe et islamophobe, en nous mobilisant dans la rue et dans l’espace public.

Se voiler, une journée, par solidarité

On pourrait, à cet égard, s’inspirer de la Suède qui s’est récemment illustrée par une mobilisation anti-islamophobe et anti-voilophobe très originale.

En effet, suite à l’agression d’une femme portant le hidjab dans la banlieue de Stockholm, un appel a été lancé pour proposer une « journée hijab ». Ainsi, quelle que soit leur confession ou leur âge, toutes les femmes étaient invitées à porter le hijab publiquement pour la journée du 19 août, en soutien à la citoyenne musulmane suédoise agressée, et plus largement, pour défendre les droits des citoyens musulmans à vivre leur foi en paix.

J’entre-aperçois déjà les mines déconfites des « Gardiens de la République » à l’idée d’une « journée hijab »… Ne vous méprenez-pas, il ne s’agirait pas là d’un signe manifeste de l’islamisation de la société mais plutôt d’une prise de conscience citoyenne de l’étendue du sentiment anti-musulman en France.

Et cette « journée hijab » serait doublement utile : d’abord, pour exprimer à ces femmes agressées, et plus largement à la communauté musulmane, notre soutien. Enfin, pour montrer que l’on peut porter le voile sans être ni oppressée ni soumise, mais bien au contraire, solidaire.

Pour signer l’appel « Nous sommes toutes des femmes voilées », cliquez ici.

A voir sur le web: Les Suédoises Mobilisées Contre Les Agressions Islamophobes
  • M. Joffrin, comment conciliez-vous la défense du droit à l’avortement et celle du voile islamique ?

Ri7Joffrin-MouchardMonsieur le directeur, une jeune Saoudienne risque le fouet pour avoir refusé de porter le hidjab. Son procès commence le 19 septembre. Et voila que vous osez publier un texte qui milite pour  une défense du voile en France et propose une journée contre la voilophobie !

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/926330-agressions-de-musulmanes-voilees-organisons-une-journee-hijab-contre-la-voilophobie.html

Je suis une des actrices et signataires du Manifeste des 343, qu’en d’autre temps votre journal a publié en avril 1971. Comment faites-vous pour concilier la défense de l’avortement, symbole de la libération des femmes et celle d’un tissu qui est le stigmate de leur asservissement ?  Comment faites-vous pour accorder vos généreuses idées de « gauche »- liberté, égalité, sinon sororité »- avec la promotion d’une religion, l’islam, qui en est la négation pure, à travers l’exclusion des femmes ? Je suis sûre que vous pourfendrez l’état saoudien qui menace de fouet la jeune hérétique. Tant qu’il s’agit de s’indigner sur les méfaits de l’islam ailleurs, on vous trouve toujours.

Mais cela ne vous empêche pas ici et maintenant en France, de vous porter au secours des voilées, en dénonçant une soi disant « voilophobie ». Etes-vous conscient du message désastreux que vous envoyez à ces milliers de femmes obligées de par le monde, à porter le voile ? Vous trahissez ces mêmes idéaux hérités des Lumières que vous vous targuez d’incarner. J’ai honte.

J’ai honte rétrospectivement d’avoir confié en 1971 notre manifeste historique et ma signature à un journal qui bafoue aujourd’hui ses engagements d’hier. Il n’est de pire faute que le reniement.

Anne Zelensky

Présidente de la Ligue du Droit des femmes, cofondée en 1974 avec Simone de Beauvoir.

  • Le Nouvel Observateur ne veut surtout pas que les femmes musulmanes s’émancipent du voile islamique

voiléedrapeauL’article de Mme Anne Zelensky en date du 18 septembre dans le numéro 321 sur RL me donne l’occasion d’apporter des éclaircissements sur le voile islamique, en réponse à la contribution publiée sur le Nouvel Observateur (l’Obs) le 27-08-2013 qui se veut une défense du hijab (niqab) et en même temps une promotion pour son expansion dans l’espace public de M. Jean-François Brault étudiant chercheur en sciences sociales sous le titre : « organisons une journée hijab contre la voilophobie ».
A mon tour de démontrer que le voile dont il est question, est une prescription coranique qui n’a rien d’anodin. C’est un commandement du Dieu de la Mecque pour soumettre la femme à l’homme qui est son maître ici-bas et dans l’au-delà. En islam, la femme, jusqu’à preuve du contraire est considérée comme un être humain de rang inférieur.
M. Jean-François Brault oublie-t-il qu’en islam la femme est un objet sexuel créé par Allah pour satisfaire la libido de l’homme mais aussi un organe de reproduction qui se vend et s’achète au même titre qu’une banale marchandise. Par conséquent, le corps de la femme doit être caché de la vue des hommes pour ne pas les tenter afin qu’il ne se déprécie pas et qu’il ne soit pas souillé.
Le mot nikah est mentionné à plusieurs reprises dans le coran pour désigner cette chose étrange pour le musulman que l’Occident appelle sexualité…
(Voir les articles : l’islam : un enfer sur terre pour les femmes paru le 30 janvier 2012 dans le N° 236 et les contradictions de Dounia Bouzar et les intellectuelles musulmanes qui défendent l’islam, paru le 19 mars dans le N° 243 de RL).
Le coran et la sunna obligent impérativement les croyantes musulmanes de se voiler.
Dans la sourate 24 (An-Nur-lumière) verset 31, il est écrit : « Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu’elles rabattent leur voile sur leurs poitrines ; et qu’elles ne montrent leurs atours qu’à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu’elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu’elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l’on sache ce qu’elles cachent de leurs parures. Et repentez-vous tous devant Allah, ô croyants, afin que vous récoltiez le succès. »
Dans la sourate 33 (al-ahzab- coalisés) versets 31, 32, 33, 59, il est écrit :
« Et celle d’entre vous qui est entièrement soumise à Allah et à son Messager et qui fait du bien. Nous lui accorderons deux fois de récompense, et nous avons préparé pour elle une généreuse attribution. »
« Ô femmes du Prophète ! Vous n’êtes comparables à aucune autre femme. Si vous êtes pieuses, ne soyez pas trop complaisantes dans votre langage, afin que celui dont le cœur est malade (l’hypocrite) ne vous convoite pas. Et tenez un langage décent. »
« Restez dans vos foyers ; et ne vous exhibez pas à la manière des femmes d’avant l’islam (Jahiliyah). Accomplissez la Salat, acquittez la Zakat et obéissez à Allah et son Messager. Allah ne veut que vous débarrasser de toute souillure, ô gens de la maison (du prophète), et veut vous purifier pleinement. »
« Ô Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles : elles en seront plus vite reconnues et éviteront d’être offensées. Allah est Pardonneur et Miséricordieux. »
Selon les hadiths, le voile islamique est une obligation religieuse qui ne doit pas être discutée ni remise en cause. C’est un devoir religieux pour les musulmanes croyantes que de porter le khimar(ou bien niqab, djilbab,) qui signifie voile intégral sans possibilité à un homme de voir toutes les parties du corps de la femme. Dans le cas contraire, celles-ci deviennent des hérétiques (mourtadates). Et on sait en islam quelle est la sentence qui attend une femme qui devient apostat. Evidemment, la lapidation.
Selon sahih Muslim l’Envoyé d’Allah a dit : « Toute femme qui se met du parfum et qui passe devant les hommes est une fornicatrice. »
Femmes musulmanes, vous savez à quoi vous vous exposez dans le cas où l’envie vous prendrait d’être coquettes. Au bout du chemin vous attend la colère d’Allah…
Dans un autre hadith, Mahomet a dit : « Toute femme qui enlève son khimar (voile intégral) dans une autre maison que la sienne ou celle de son époux ôte l’enveloppe qui la protège devant Dieu. » Ou encore : « Vous les femmes, vous n’avez pas le droit de marcher au milieu des hommes en sortant de la mosquée. Restez sur les côtés. »
Au moins, c’est clair.
Selon Mahomet la femme attire le chaytan (le diable) comme un aimant en disant : « Il ne peut pas y avoir de tête-à-tête entre un homme et une femme sans que le diable ne s’en mêle et ne provoque le pire. »
Un hadith rapporté par l’imam Boukhari, Mahomet a dit : « La femme en état de sacralisation ne porte ni niqab ni gants. » C’est-à-dire que la femme ne doit pas porter le niqab que pendant la période du petit ou du grand pèlerinage à la Mecque. En dehors de cette période de sacralisation (Ihram), elle est obligée de porter le voile intégral islamique ( niqab, djelbab ou khimar).
L’imam Malik (716-796 ; juriste islamique et fondateur l’une des quatre écoles de l’islam sunnite) relate comment le prophète fit porter le voile à sa nouvelle femme Safiya (la juive) qu’il avait épousée après avoir assassiné son père, son frère et son mari lors de la conquête (628-629 de l’ère chrétienne) de l’oasis de Khaybar qui était habitée par des juifs (rapporté par Boukhari et Muslim).
Toujours au sujet du voile, Aïcha raconte : « Il arrivait que des gens passent près de nous alors que nous étions en état de sacralisation en compagnie du Prophète. Lorsqu’ils arrivaient à hauteur de l’endroit où nous nous trouvions, nous suspendions notre voile par devant notre visage. Et lorsqu’ils s’éloignaient nous le relevions (rapporté par l’imam Aboû Daoud).
Le mot arabe hijab est traduit par voile mais il peut signifier aussi toute chose qui fait obstacle à la vue : un écran, un rideau, voire un mur et même l’hymen. La racine du mot hijab vient du verbe hajaba qui veut dire cacher. Et en islam, tout le corps de la femme est considéré comme honteux (oaura). Le hijab est une barrière dressée entre l’homme et la femme. C’est aussi une interdiction morale (licite et illicite, halal et haram). Dans le coran, le voile est désigné aussi par les mots djilbab et khimar.
D’ailleurs les juristes islamiques ont établi la liste des raisons pour lesquelles, la femme peut quitter sa maison et comment elle doit y être habillée.
Elle ne peut quitter sa maison qu’en cas de besoin réel. Sa sortie doit être autorisée par son mari ou son tuteur légal-Elle doit être bien couverte, figure comprise pour éviter qu’elle ne tente tout homme qui serait aux alentours, elle doit se déplacer en courbant la tête, sans regarder ni à gauche, ni à droite. Elle ne doit pas être parfumée. Elle ne doit pas circuler au milieu de la rue parmi les hommes. Elle doit adopter une attitude chaste et modeste. Si elle se trouve dans un magasin ou dans un bureau, elle doit éviter de rester seule avec un homme derrière une porte fermée. Même si elle se trouve chez une amie, elle ne doit pas enlever les vêtements qui la dissimulent au cas où il y aurait un homme caché dans la maison. Une femme ne doit pas s’éloigner à plus de trente kilomètres sans être accompagnée par son mari ou son tuteur. Une femme ne doit jamais tenter d’imiter un homme. Son vêtement ne doit pas être trop raffiné ou trop recherché. Il doit être fait dans une étoffe épaisse et ne pas être transparent. Il ne doit pas épouser ses formes de son corps, il doit être ample Il ne doit pas être parfumé. Il ne doit pas en aucune façon ressembler à un vêtement d’homme. Il ne doit pas ressembler aux vêtements des incroyants. Il ne doit pas être somptueux, affriolant ou de grande valeur….
L’islam considère la femme comme un être humain qui attire la tentation, qui est assimilé au diable et qui provoque la fitna (la guerre civile), comment alors M. Jean-François Brault, peut-il proposer une journée pour le hijab ? A-t-il au moins lu le coran et les hadiths se rapportant au niqab ? N’est-il pas en train d’encourager l’enfermement de la femme musulmane ? Ou bien, il est en train de fantasmer sur la femme voilée et il ne s’en prive pas de le déclarer…Haut et fort.
Et le Nouvel Observateur, a-t-il perdu ses repères pour publier cet article qui invite les croyantes musulmanes à cacher leur corps ? Ne participe-t-il pas à sa manière à l’islamisation de la France ? Mais pour qui roule-t-il ?
En déclarant que porter le hijab, la musulmane ne peut pas être ni oppressée, ni soumise, au contraire, elle sera libre, M. Jean-François Brault, a-t-il mesuré le poids des mots qu’il a utilisés ? A-t-il au moins demandé l’avis des millions de musulmanes à travers le monde qui luttent au péril de leur vie pour se débarrasser de la prison ambulante que l’islam leur impose ?
Drôle de conception de la laïcité… A-t-il oublié comment sont traitées les femmes dans le monde de l’islam ? Veut-il prouver par sa contribution que la charia est compatible avec la liberté, la démocratie et le libre arbitre ? A quel jeu se livre-t-il ?
Ernest Renan disait, les faits historiques et uniquement les faits. Et l’islam n’en manque pas, pour qui, la femme est un champ de labours pour l’homme (verset coranique).
M. Jean-François Brault, oublie-t-il sciemment que le voile fut codifié par les assyriens pendant l’antiquité en Mésopotamie pour distinguer les femmes nobles, des femmes mariées et des femmes esclaves ? Il avait aussi pour fonction de séparer les hommes des femmes. Ne sait-il pas aussi que durant les premières années de l’islam à Médine, le voile était réservé exclusivement aux croyantes musulmanes et que la femme esclave sexuelle n’avait pas le droit de le porter ? C’est un fait historique rapporté par tous les chroniqueurs musulmans.
Finalement la gauche, qui déclare être solidaire des faibles, en réalité ne les utilise que pour exister. Elle se place du mauvais côté des femmes musulmanes tout en se prévalant des meilleures intentions à leurs égards. En vérité, elle en a fait son fond de commerce. Et toute honte bue, elle se dit détentrice des siècles de lumières. Et ne participe-t-elle pas à l’installation du communautarisme en France pour plaire aux anglo-saxons et tuer par la même occasion la laïcité à la française ? Et le port du voile islamique, n’est-il pas une nouvelle forme de conquête du vieux continent ? Qui sait ce qui se trame dans les esprits des islamistes ?
Non la gauche française ne rend pas service aux femmes musulmanes, elle ne veut pas qu’elles s’émancipent, au contraire, elle souhaite les maintenir dans l’arène de l’arriération pour mieux vendre leurs conditions sociales et accéder ainsi au statut de l’avocat émérite des opprimées dans ce bas-monde. En fait, elle caresse dans le sens du poil les musulmans pour leur faire avaler l’inculture de l’abrutissement. Sinon, pourquoi défend-t-elle un projet de société qui défigure la beauté de la femme, qui a vu le jour en Mésopotamie, il y a plus de trois mille ans?
A quel jeu, se livre-t-elle en faisant la promotion du khimar au pays de Voltaire ?
Et pour être crédible et audible, elle sert son plat préféré, celui des droits de l’homme. Il fallait avoir une sacrée dose de cynisme pour faire la réclame à cette dérive communautariste.
Mais cette gauche si généreuse, oublie sciemment que la femme est frappée d’ostracisme par l’islam…
Hamdane Ammar

Antigones contre Femen. Quand les femmes se crêpent le chignon, les machos profitent

Publié le

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Source photo, site officiel des Antigones http://antigones.fr/

Un nouveau groupe de belles jeunes femmes blanches en tunique blanche aux jambes nues a récemment fait son apparition pour demander l’expulsion des Femen, ces féministes aux seins nus.

Le site officiel des Antigones est propre, clair et plein d’espérance http://antigones.fr/ sous une citation de l’Antigone de Sophocle « Je suis née pour partager l’amour et non la haine. »

 qui justifie le choix de leur appellation.

Les Antigones s’inscrivent clairement dans le sillage des anti-mariage homosexuel à l’opposé des Femen qui soutiennent la loi Taubira. On assiste donc à un conflit politique, idéologique et culturel qui, une fois de plus divise le mouvement féministe. L réalité historique témoigne de ces divisions multiples et constantes qui freinent l’évolution de la condition des femmes dans notre société et permettent à la loi éternelle du mâle de diviser pour régner sur la moitié de l’humanité.

Personnellement, en tant que féministe historique, j’ai assisté au démantèlement de ce qui était au départ un véritable mouvement féministe uni et enthousiaste mais qui, au bout d’a peine deux ans d’existence avait éclaté en chapelles rivales et hostiles. Ces dissensions ont souvent été délibérément souhaitées et organisées par des femmes-hommes qui avaient adopté le comportement dominateur et manipulateur du macho tout en endormant des cohortes de femmes dans le lit de l’essentialisme. Les femmes sont plus intelligentes, plus sensibles, plus généreuses, plus partageuses, plus créatives, plus courageuses, etc. et pendant que nous ronronnions sous ces paroles propices à soigner notre absence de self esteem, les femmes-hommes collaboraient avec leurs modèles machos pour se faire une rente politique et financière sur notre dos d’innocence politique.

En conséquence de mon expérience, je suis aujourd’hui beaucoup plus indulgente avec les différentes tendances féministes, à condition qu’elles soient réellement féministes  et non un cache-sexe de l’omniprésent phallus.

J’approuve certaines actions des Femen et, comme je l’avais déjà écrit, je ne suis pas choquée par l’exhibition de leurs seins qui est délibérément choisie dans un monde qui exhibe et exploite le corps des femmes sans leur demander leur avis. Je pense d’ailleurs que cette liberté d’exhiber des parties de son propre corps choque toutes celles et ceux qui le contrôlent quotidiennement par la morale, l’esclavage sexuel, l’esclavage domestique et le marketing. Il est tout de même intéressant d’observer qu’au plus fort de la révolution egyptienne, une jeune blogeuse a choisi de se montrer nue sur Internet pour attirer l’attention sur le sort de la jeunesse et des femmes en Egypte. Souvenons-nous de Woodstock et de nombreuses manifestations pacifiques et révolutionnaires où tout le monde se mettait à poil comme manifestation ultime de libération. L’exhibition choisie du corps n’a rien à voir avec la prostitution et l’exhibition imposée explicitement ou implicitement.

Par contre, je trouve qu’aujourd’hui provoquer l’église catholique romaine se ramène au soutien de l’islamisation de la France et des sociétés chrétiennes. Le danger est clairement le djihad qui veut imposer la charia, un loi religieuse particulièrement infecte pour les femmes.

J’approuve l’apparition de ces belles Antigones sur la scène du féminisme car elles donnent une image paisible et sereine de la femme moderne tout en oubliant, et c’est fort dommage, ue sans le combat de féministes moins jolies et moins « pures » elles n’auraient pas reçu l’éducation et la formation qui leur ont permis de créer leur mouvement et de le faire connaître. Les « vraies femmes sont dignes, sourire aux lèvres, élégantes ». En effet, ces belles Antigones se définissent dans leur vidéo comme « amantes, épouse, mère et militante de sa cause ». Ces Antigones ne se définissent donc que par rapport à l’homme dont elles se disent par ailleurs complémentaires, une affirmation qui a défrisé plus d’une féministe marocaine récemment. Comme beaucoup de jeunes femmes aujourd’hui, les Antigones oublient que sans le combat de génération de vilaines féministes agressives comme Olympe de gouges, Louise Michel, Flora Tristan, Alexandra Kollontaï, Clara Zetkin ou les suffragettes, elles ne pourraient pas se regrouper dans la rue tête, bras et jambes nus et qu’elles n’auraient pas eu de mot pour plaider leur cause parce qu’elles n’auraient pas eu droit à l’éducation ni penser et le dire sans l’autorisation de leur père, de leur grand frère ou de leur mari.

D’ailleurs, si certains et certaines reprochent aux Femen leur opacité et les soupçonnent d’être les marionnettes d’un complot américano -sioniste, on peut tout autant soupçonner les Antigones d’être les marionnettes du Pape, de l’Opus Dei, de l’UMP, du FN ou de Civitas.

Personnellement, je trouve que, d’un point de vue féministe, le rassemblement des Antigones est tout aussi utile et intéressant que celui des Femen et que différents groupes peuvent agir différemment et parallèlement pour la cause du féminisme qui n’aura jamais assez de forces vives pour triompher de la discrimination la plus universelle et intemporelle, celle de la moitié du ciel.

Pour en savoir plus

Inégalités salariales entre hommes et femmes, ça stagne depuis 15 ans

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Samedi, l’association Osez le féminisme a mobilisé ses troupes lors de la période des soldes. Les militantes veulent dénoncer les discriminations salariales subies par les femmes. « Les salaires de femmes restent en moyenne de 27 % inférieurs à ceux des hommes, à travail égal », rappelle Stéphanie Rabaud d’Osez le féminisme 44.http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_–Salaire-des-femmes-soldes-toute-l-annee-_44109-avd-20120207-62204747_actuLocale.Htm

 « Salaires des femmes, c’est les soldes toute l’année – 27 %. »

L’égalité entre hommes et femmes  demeure un objectif incontournable mais difficile à atteindre. La rareté des femmes dans les postes de décision en est la cause.

 Le gouvernement Blum nomma trois femmes secrétaires d’Etat alors qu’elles n’avaient pas encore obtenu le droit de vote qui ne leur fut accordé qu’en 1944.

En 1974, 30 ans plus tard, Giscard d’Estaing révolutionnait le monde politique en créant un Secrétariat à la condition féminine avec Françoise Giroud et en chargeant la ministre de la santé Simone Veil de défendre le droit à la contraception et à l’avortement. Les jeunes femmes qui n’ont pas connu cette époque ne se rendent pas compte du travail, des efforts et des souffrances que leurs mères et grand-mères ont traversé pour obtenir un peu plus d’égalité et passer du statut d’objet à celui de sujet.

Depuis 1974, la condition des femmes a évolué cahin-caha sans réellement atteindre la parité et l’égalité. Les femmes demeurent des sous hommes, mal représentées en politique et en entreprise, sous payées dans leur vie professionnelle, trop souvent victimes des violences masculines (violences conjugales, agressions sexuelles et viols), discriminées dans l’éducation, la formation et l’embauche et honteusement exploitées dans leur féminitude par des marchands de soupe : industrie de la fabrication d’enfants (PMA, mères porteuses) ; chirurgie esthétique ; commerce de luxe (cosmétiques, parfums et mode); santé (scandale des prothèses PIP, du distilbène, de la pilule, des cures amaigrissantes, de la chirurgie amaigrissante -résection de l’estomac, anneau, aspiration de la graisse et réduction de la poitrine-

L’annonce récente de la création du Haut Conseil à l’Egalité, en remplacement de l’observatoire de la parité laisse peu d’illusions aux femmes sur l’aboutissement rapide de la fin de leur discrimination car trop d’hommes y trouvent leur compte.

Création du Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes
le 25 janvier 2013 http://www.inegalites.fr/spip.php?page=breve_lettre&id_breve=893

Le Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes a été créé par décret le 3 janvier 2013. Cette nouvelle instance a pour objectif « d’animer le débat public sur les grandes orientations de la politique des droits des femmes dans toutes ses dimensions : lutte contre les violences de genre, place des femmes dans les médias et diffusion de stéréotypes sexistes, santé génésique, égal accès des femmes et des hommes aux responsabilités politiques sociales et professionnelles ». Son principal rôle sera d’évaluer les progrès réalisés en matière d’égalité entre les femmes et les hommes dans tous ses champs d’intervention.

Le Haut Conseil à l’Égalité remplace notamment l’Observatoire de la parité entre les femmes et les hommes qui avait comme principale mission la parité en politique et reprend également les domaines d’interventions de la commission nationale contre les violences envers les femmes ainsi que de la commission sur l’image des femmes dans les médias.

Cette instance, présidée par Danielle Bousquet, députée des Côtes d’Armor jusqu’en juin 2012, est constituée de représentants d’associations, de personnes morales de droit public ou privé, de personnalités qualifiées dans les domaines des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes (chercheur, avocat, médecin, par exemple) mais aussi issues des médias comme Frédéric Taddei, animateur d’émissions radio et télévisées.

En attendant les évaluations de ce Haut Conseil à l’Egalité, un état des lieux des inégalités hommes-femmes est disponible sur notre site iciVS

  • A temps plein, les hommes gagnent 31 % de plus que les femmes. Tous temps de travail confondus, l’écart est de 37 %…

L’excellent Observatoire des inégalités s’est penhcé une fois de plus sur les discriminations salariales qui sont d’autant plus fortes que l’emploi est qualifié et qui confirment le refus des hommes de laisser aux femmes la liberté de prendre des décisions pour l’ensemble de la société.

http://www.inegalites.fr/spip.php?page=article&id_article=972

L’état des lieux

Le salaire mensuel net moyen des hommes est de 2 263 euros pour un équivalent temps plein, celui des femmes de 1 817 euros (données 2010). Les hommes perçoivent donc, en moyenne, un salaire supérieur de 24,5 % (en équivalent temps plein) à celui des femmes. Ou, ce qui revient au même, les femmes touchent en moyenne 80 % du salaire des hommes, donc inférieur de 20 % (voir plus bas notre encadré méthodologique sur la façon de mesurer l’écart). L’écart mensuel moyen est de 446 euros, soit presque un demi Smic.

Salaire moyen par sexe
Unité : euros
  Salaire mensuel net équivalent temps complet
Ensemble 2 082
Hommes 2 263
Femmes 1 817
Ecart en euros - 446
Ecart en % 19,7
 
Source : Insee, DADS. Année des données : 2010

Plus on progresse dans l’échelle des salaires plus l’écart entre les femmes et les hommes est important, les premières étant beaucoup moins nombreuses dans le haut de l’échelle. Toujours en équivalent temps plein, le niveau de salaire maximal des 10 % des femmes les moins bien rémunérées représente 92 % du salaire maximal des 10 % des hommes les moins bien rémunérés (1 096 euros pour les femmes contre 1 197 euros pour les hommes). Le salaire minimum des 10 % des femmes les mieux rémunérées équivaut à 77 % du salaire minimum des 10 % des hommes les mieux rémunérés (soit 2 812 euros pour les femmes contre 3 663 euros pour les hommes). Si l’on prend en compte les 1 % les mieux rémunérés, c’est encore pire : les femmes touchent au mieux un salaire équivalent à 64 % de celui des hommes (les femmes gagnent au mieux 5 635 euros contre 8 798 euros pour les hommes).

  • L’évolution des inégalités de salaires entre hommes et femmes stagne depuis 15 ans

le 29 janvier 2013  http://www.inegalites.fr/spip.php?page=article&id_article=1482

Avec la généralisation de l’emploi féminin et l’élévation de leur niveau de qualification, les écarts de salaires entre les femmes et les hommes se sont réduits. Mais depuis 15 ans la situation stagne.

Dans les années 1950, les femmes employées à temps complet [1] percevaient en moyenne les deux tiers des salaires masculins. A partir de 1994, elles ont dépassé les 80 %. Le processus s’est effectué essentiellement en une vingtaine d’années (de 1973 à 1993), et il est bloqué depuis le milieu des années 90 (la série connaît une rupture méthodologique en 1994) autour de 81 ou 83 %.

Deux grandes raisons expliquent le rattrapage. Les discriminations purement liées au sexe (difficiles à mesurer) ont diminué : la généralisation du travail salarié des femmes a banalisé leur emploi, au moins dans certains secteurs (droit, médecine et communication par exemple). Surtout, la scolarisation des filles a nettement élevé le niveau de qualification des femmes sur le marché du travail. Les places des hommes et des femmes dans la société se sont rééquilibrées.

Que se passe-t-il depuis 15 ans pour que le rattrapage soit stoppé, alors que le niveau scolaire des femmes relatif à celui des hommes n’a cessé de s’accroître ? Tout se passe comme si les femmes étaient confrontées à un « plafond de verre » qui les empêche d’atteindre l’égalité. Un grand nombre d’emplois qu’elles occupent se trouvent dans le secteur des services peu qualifiés : grande distribution, services domestiques, etc. En même temps, de nombreux postes à responsabilité les mieux rémunérés leurs restent fermés. Enfin, une proportion plus importante de femmes que d’hommes semble refuser la compétition qui résulte d’un marché du travail très hiérarchisé et de plus en plus tendu. Pour de nombreuses raisons : par choix personnel – orienté notamment par l’éducation des jeunes filles -, du fait de contraintes – comme le fait de garder des enfants -, ou parce qu’elles savent qu’elles partent dans la compétition avec un handicap.

Les nations africaines et arabes doivent financer la reconstruction de leurs femmes excisées

De plus en plus de femmes excisées demandent la reconstruction de leur mutilation qui a été rendue possible par la technique mise au point par le Dr Foldès. Non seulement la technique du Docteur Foldès est une révolution technique et humaniste mais le fait que de plus en plus de femmes excisées ne se résignent plus et demandent la réparation de leur mutilation est une victoire du féminisme et de l’amélioration de la condition des femmes.

Ces femmes qui demandent la reconstruction de leur clitoris et la réparation de leurs mutilations adjacentes font preuve d’un immense courage physique et mental. Je les soutiens ici sans retenue dans leur volonté de redevenir « normales » en retrouvant leur intégrité.

Aujourd’hui, je m’adresse aux dirigeants des nations qui permettent que la mutilation sexuelle des femmes se perpétue sur leur territoire.

L’excision est toujours pratiquée en Afrique, dans les pays arabes où en Égypte 0ù 90% des femmes sont excisées et en France et en Europe. Dans tous les pays où l’excision est officiellement interdite, elle se perpétue clandestinement au nom de la tradition.

L’excision vise à soumettre les femmes afin qu’elles se consacrent exclusivement à la reproduction et à l’entretien et l’économie domestique sous la férule dictatoriale de l’époux. Excision et polygamie existent parallèlement parce qu’elles sont deux aspects complémentaire de l’asservissement des femmes. Un infirmier sénégalais m’avait expliqué un jour que les femmes étant »naturellement » portées sur la chose et qu’il fallait les exciser pour qu’elles n’aient pas d’autres préoccupations que leur mari, leurs enfants et leurs maisons. « On leur coupe le clitoris, et après, c’est fini ». On ne saurait être plus clair.

Les femmes excisées sont de plus en plus nombreuses à demander la reconstruction de leur clitoris et éventuellement la réparation d’autres dommages comme la mutilation de la vulve , des grandes et petites lèvres ainsi que de l’urêtre. Les techniques de l’excision sont souvent barbares et causent des blessures qui s’infectent, cicatrisent mal et entraînent des douleurs permanentes. Souvent, l’urètre est également mutilé par maladresse et responsable d’incontinence urinaire. Sans oublier les dommages terribles infligées par l’infibulation et la rupture au couteau de l’infibulation.

C’est d’ailleurs en tant qu’urologue que le Dr Foldes a mis au point la technique de reconstruction du clitoris et des parties voisines, au cours de missions humanitaires en Afrique.

La plupart des gens ignorent que le clitoris est un organe qui peut mesurer jusqu’à 10 cm de long car le bouton, la partie visible, repose sur deux longues racines qui se déploient le long des petites lèvres jusqu’au périnée. La technique du Dr Foldès consiste à tirer sur les racines pour les faire ressortir au-dessus de la vulve. Une technique simple et peu invasive à condition que la femme n’ait pas subi d’autres mutilations comme je l’ai expliqué. Chaque cas est particulier et nécessite donc une approche individualisée autant sur le plan anatomique que psychologique. Le Dr Foldès s’est adjoint les services d’une psychologue et forme de nombreux médecins à son approche et sa technique. Il continue à se rendre plusieurs fois par mois en Afrique pour transmettre son savoir faire et opérer des femmes.

La sécurité sociale Française dont on ne connaît que trop les difficultés financières doit elle continuer à payer les conséquences de pratiques barbares et inhumaines sur les femmes ? On l’a vu, la plupart des pays concernés n’interdisent pas l’excision ou ne font pas respecter son interdiction quand leurs propres lois l’exigent. Ils sont donc responsables de ces mutilations et devraient rembourser le coût de leur réparation à notre sécurité sociale qui n’en peut plus de rembourser les soins médicaux et chirurgicaux de ressortissants de pays qui ne respectent pas leur peuple, ne le protègent pas et se déchargent de leurs responsabilités sur la France et l’Europe en Général.

Il serait temps que les pays dits en développement, ou émergents se prennent en charge et cessent d’envoyer leur peuple à l’abattoir au prétexte de la dette coloniale que nous avons remboursée depuis belle lurette avec nos dons caritatifs, la contribution de l’Union européenne, de celles de l’Onu et des milliards d’aides de toutes sortes que nous apportons avec un résultat nul. En fait pas si nul que ça puisqu’il encourage les Africains, les Kabyles, les Arabes et les Asiatiques à émigrer massivement en Europe et qu’il garantit la richesse des élites locales qui n’ont pas à partager leurs ressources et les aides internationales et n’ont pas honte d’exhiber leur richesse mal acquise.

L’exemple le plus proche est celui de l’Algérie qui entretient son peuple dans la misère et l’insécurité, qui l’incite ouvertement et explicitement à aller réclamer à la France « le paiement de la dette coloniale », qui depuis 50 ans n’a pas été capable de construire des hôpitaux, des écoles, des routes, des équipements alors qu’elles est riche de l’argent de son pétrole et de son gaz. L’Algérie doit des millions ou des milliards d’euros à la sécurité sociale française et la France n’a pas le courage d’en réclamer le remboursement « par souci d’apaisement ». Honte à l’Algérie et à nos dirigeants lâches !

Je ne demande pas l’annulation du remboursement par la sécurité sociale des reconstructions de femmes excisées mais je souhaite que nos gouvernants aient le courage de réclamer notre dû, celui des contribuables, aux pays responsables des malheurs de leur peuple que nous avons la bonté d’accueillir, de protéger et de soigner au lieu de persécuter les Français en faisant des prélèvements injustes sur leurs retraites, leurs salaires et leur pouvoir d’achat et de les plonger dans l’insécurité permanente en leur imposant une immigration non contrôlée djihadiste hostile à nos lois et nos valeurs républicaines.

Comité interministériel aux droits des femmes et à l’égalité entre les femmes et les hommes

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Ce comité ne s’était pas réuni depuis 2000 tandis que la condition des femmes reculait inexorablement. On ne peut que se réjouir de l’annonce d’un organe de coordination de l’action des ministères pour faire valoir les droits des femmes et veiller à l’application des lois destinées à supprimer les discriminations dont elles sont victimes. On peut toujours rêver…

DECRET
Décret n° 2012-1097 du 28 septembre 2012 relatif au comité interministériel aux droits des femmes et à l’égalité entre les femmes et les hommes

NOR: DFEC1231069D
Version consolidée au 01 octobre 2012

Le Premier ministre,
Sur le rapport de la ministre des droits des femmes, porte-parole du Gouvernement,
Vu le décret n° 2010-95 du 25 janvier 2010 relatif à l’administration centrale des ministères chargés des affaires sociales et portant création d’une direction générale de la cohésion sociale ;
Vu le décret n° 2012-778 du 24 mai 2012 relatif aux attributions du ministre des droits des femmes,
Décrète :

Il est institué un comité interministériel aux droits des femmes et à l’égalité entre les femmes et les hommes chargé de déterminer, sur proposition du ministre chargé des droits des femmes, les actions conduites par le Gouvernement pour faire respecter les droits des femmes, faire disparaître les stéréotypes, discriminations et violences à leur égard et accroître les garanties d’égalité dans les domaines politique, économique, professionnel, éducatif, social, sanitaire et culturel.
Le comité interministériel est présidé par le Premier ministre ou, par délégation de celui-ci, par le ministre chargé des droits des femmes.
Le comité est composé de l’ensemble des ministres. Selon les questions inscrites à l’ordre du jour, les autres membres du Gouvernement peuvent être appelés à y siéger.
Le délégué interministériel aux droits des femmes et à l’égalité entre les femmes et les hommes prépare et suit les travaux et décisions du comité, auquel il assiste.

Le comité interministériel adopte les mesures permettant d’assurer la promotion des droits des femmes dans tous les champs de l’action gouvernementale.
Il arrête un plan d’action interministériel en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes ainsi qu’un plan interministériel de lutte contre les violences faites aux femmes. Le ministre en charge des droits des femmes suit leur mise en œuvre.

Le comité se réunit chaque fois qu’il est nécessaire et au moins deux fois par an. Son secrétariat est assuré par le secrétariat général du Gouvernement.

Le décret n° 82-215 du 2 mars 1982 relatif au comité interministériel chargé des droits de la femme est abrogé.

Le ministre des affaires étrangères, le ministre de l’éducation nationale, la garde des sceaux, ministre de la justice, le ministre de l’économie et des finances, la ministre des affaires sociales et de la santé, la ministre de l’égalité des territoires et du logement, le ministre de l’intérieur, la ministre du commerce extérieur, le ministre du redressement productif, la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, le ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social, le ministre de la défense, la ministre de la culture et de la communication, la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, la ministre des droits des femmes, porte-parole du Gouvernement, le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, la ministre de la réforme de l’Etat, de la décentralisation et de la fonction publique, le ministre des outre-mer, la ministre de l’artisanat, du commerce et du tourisme et la ministre des sports, de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait le 28 septembre 2012.

Jean-Marc Ayrault

Par le Premier ministre :

La ministre des droits des femmes,

porte-parole du Gouvernement,

Najat Vallaud-Belkacem

Le ministre des affaires étrangères,

Laurent Fabius

Le ministre de l’éducation nationale,

Vincent Peillon

La garde des sceaux,

ministre de la justice,

Christiane Taubira

Le ministre de l’économie et des finances,

Pierre Moscovici

La ministre des affaires sociales

et de la santé,

Marisol Touraine

La ministre de l’égalité des territoires

et du logement,

Cécile Duflot

Le ministre de l’intérieur,

Manuel Valls

La ministre du commerce extérieur,

Nicole Bricq

Le ministre du redressement productif,

Arnaud Montebourg

La ministre de l’écologie,

du développement durable

et de l’énergie,

Delphine Batho

Le ministre du travail, de l’emploi,

de la formation professionnelle

et du dialogue social,

Michel Sapin

Le ministre de la défense,

Jean-Yves Le Drian

La ministre de la culture

et de la communication,

Aurélie Filippetti

La ministre de l’enseignement supérieur

et de la recherche,

Geneviève Fioraso

Le ministre de l’agriculture,

de l’agroalimentaire et de la forêt,

Stéphane Le Foll

La ministre de la réforme de l’Etat,

de la décentralisation

et de la fonction publique,

Marylise Lebranchu

Le ministre des outre-mer,

Victorin Lurel

La ministre de l’artisanat,

du commerce et du tourisme,

Sylvia Pinel

La ministre des sports, de la jeunesse,

de l’éducation populaire

et de la vie associative,

Valérie Fourneyron


Pas de printemps pour les femmes arabes musulmanes

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Quoique prétendent les idéologues de l’Islam et leurs suppôts, femmes et hommes réunis, la condition des femmes dans les pays musulmans du » printemps arabe » non seulement ne s’est pas améliorée mais régresse là où certaines femmes avaient courageusement réussi à s’émanciper.Le monde arabe hait les femmes écrivait  l’américano égyptienne  dans une remarquable tribune. Franchement, nous féministes européennes n’en sommes pas surprises car nous supportons dans notre vie quotidienne les retombées de cette religion misogyne et archaïque qui favorise chez l’homme ses plus bas instincts et le pousse à exploiter, opprimer, discriminer, exciser, violer et tuer au nom de « l’honneur’.

Les idéologues de l’Islam répètent à l’envi « le Coran respecte les femmes, le Coran n’a pas dit ceci, n’a pas dit cela ». Nous on s’en fiche de ce que le Coran a dit ou n’a pas dit, on regarde les réalités des pays musulmans qui sont, sans exception des dictatures où les femmes sont des sous-hommes.

Lire aussi sur les femmes en Islam mes articles plus anciens

  • Journalistes violées en Egypte

Ces Egyptiens qui maltraitent leurs propres femmes ne supportent pas que les autres vivent et travaillent librement. Au milieu de la foule de la place Tahrir, des journalistes ont été agressées sans que les masses “révolutionnaires” ne viennent à leur secours.

Les vacances en Egypte, ce n’est pas cher, certes, mais on devrait boycotter ce pays de machos criminels qui soutiennent encore leur armée au pouvoir depuis toujours et mutilent leurs femmes.

http://www.elle.fr/Societe/News/Deux-femmes-journalistes-agressees-sexuellement-en-Egypte-1813680#

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/11/24/une-journaliste-de-france-3-agressee-sexuellement-place-tahrir-au-caire_1609090_3218.html

Dans l’Egypte archaïque et chariatique, la révolte n’a rien de démocratique quand ses tenants violent des femmes. Voici une excellente réflexion de Caroline Alamachère.

http://ripostelaique.com/en-egypte-on-ne-viole-pas-des-femmes-on-agresse-des-journalistes-blondes-pas-suffisamment-voilees.html


Le monde arabe hait les femmes

Notre révolution n’a pas commencé écrit Mona Eltahawy

Mais je ne parle pas du sexe caché dans des coins sombres ou dans des chambres fermées. Un système politique et économique dans son intégralité —qui traite la moitié de l’humanité comme des animaux— doit être détruit en même temps que les tyrannies plus ostensibles qui étouffent l’avenir de la région. Tant que la colère ne se sera pas déplacée des oppresseurs de nos palais présidentiels aux oppresseurs dans nos rues et nos maisons, notre révolution n’aura pas commencé.

http://www.slate.fr/story/54247/printemps-arabe-haine-femmes

Excision, violences domestiques, négation des droits civiques… Certains vous diront que c’est notre «culture» et notre «religion» de faire ceci ou cela aux femmes. Sachez bien que celui qui en a décidé ainsi n’a jamais été une femme.

A Sanaa, au Yémen, le 21 février 2012 dans un bureau de vote. REUTERS/Ahmed Jadallah - A Sanaa, au Yémen, le 21 février 2012 dans un bureau de vote. REUTERS/Ahmed Jadallah -
Dans Distant View of a Minaret, feu Alifa Rifaat, auteure égyptienne trop peu connue, commence sa nouvelle par l’histoire d’une femme si indifférente aux relations sexuelles avec son mari qu’elle observe une toile d’araignée au plafond à balayer plus tard pendant qu’il se concentre uniquement sur son plaisir à lui. Elle a le temps de ruminer sur ses refus répétés de prolonger le rapport jusqu’à ce qu’elle aussi atteigne l’orgasme, «comme s’il voulait la priver exprès». Au moment même où son mari refuse de la faire jouir, l’appel à la prière interrompt son orgasme à lui, et il sort. Après s’être lavée, elle se perd en prière—tellement plus épanouissante qu’elle a hâte qu’arrive l’heure de la prochaine— et se met au balcon pour regarder dans la rue. Elle interrompt sa rêverie pour préparer consciencieusement le café de son mari, qu’il boira après sa sieste. Elle l’apporte dans la chambre afin de le verser devant lui, comme il aime, et constate qu’il est mort. Elle envoie leur fils chercher un médecin.

«Elle retourna au salon et versa le café pour elle. Son propre calme l’étonnait

En juste trois pages et demie, Rifaat déroule un tiercé de sexe, de mort et de religion, un bulldozer qui écrase le déni et toute velléité défensive pour viser au cœur de la misogynie dans le monde arabe. Il n’y a pas à dorer la pilule. Ils ne nous haïssent pas à cause de nos libertés, comme le voudrait le cliché américain usé post-11-Septembre. Nous n’avons pas de libertés parce qu’ils nous haïssent, comme le dit si puissamment cette femme arabe.

Oui: ils nous haïssent. Il faut que cela soit dit.

Certains me demanderont peut-être pourquoi j’aborde le sujet maintenant, au moment où la région se soulève, nourrie pour une fois non par la haine habituelle de l’Amérique et d’Israël mais par une exigence commune de liberté. Après tout, est-ce que tout le monde ne devrait pas d’abord obtenir les droits de base, avant que les femmes n’exigent des traitements particuliers? Et qu’est-ce que le genre, ou le sexe d’ailleurs, a à voir avec le Printemps arabe?

Notre révolution n’a pas commencé

Mais je ne parle pas du sexe caché dans des coins sombres ou dans des chambres fermées. Un système politique et économique dans son intégralité —qui traite la moitié de l’humanité comme des animaux— doit être détruit en même temps que les tyrannies plus ostensibles qui étouffent l’avenir de la région. Tant que la colère ne se sera pas déplacée des oppresseurs de nos palais présidentiels aux oppresseurs dans nos rues et nos maisons, notre révolution n’aura pas commencé.

Alors: c’est vrai, les femmes du monde entier ont des problèmes; c’est vrai, les États-Unis n’ont pas encore élu une femme président; et oui, les femmes continuent d’être traitées en objet dans beaucoup de pays «occidentaux» (je vis dans l’un d’entre eux). C’est généralement là-dessus que la conversation se termine quand vous essayez de discuter des raisons pour lesquelles les sociétés arabes haïssent les femmes.

Mais mettons de côté ce que les États-Unis font ou ne font pas aux femmes. Citez-moi un nom de pays arabe, et je vous réciterai une litanie de mauvais traitements, attisés par un mélange toxique de culture et de religion, que peu semblent vouloir ou pouvoir démêler de peur de blasphémer ou de choquer.

Imaginez… C’est 1.000 fois pire

Quand plus de 90% des femmes mariées en Egypte —y compris ma mère et cinq de ses six sœurs— ont subi une mutilation génitale au nom de la décence, alors sûrement, il est nécessaire que tous, nous blasphémions. Quand les femmes égyptiennes sont soumises à d’humiliants «tests de virginité» uniquement parce qu’elle ont osé prendre la parole, il n’est pas temps de se taire. Quand un article du code pénal dit que si une femme a été battue par son mari «avec de bonnes intentions» aucuns dommages-intérêts exemplaires ne peuvent être demandés, alors au diable le politiquement correct. Et dites-moi, s’il vous plaît, ce que sont de «bonnes intentions»? Légalement, elles sont censées comprendre toute raclée qui ne soit «pas violente» ou «dirigée vers le visage».

Ce que tout cela signifie, c’est que quand on en vient au statut de la femme dans le monde arabe, la situation n’est pas meilleure que ce que vous pensiez. En fait elle est mille fois pire. Même après ces «révolutions», on considère que tout va à peu près pour le mieux dans le meilleur des mondes tant que les femmes restent voilées, prisonnières de leur foyer, qu’on leur refuse la simple mobilité de monter dans leurs propres voitures, qu’elles sont obligées de demander aux hommes la permission de voyager et qu’elles sont incapables de se marier, ou de divorcer, sans la bénédiction d’un mâle responsable d’elles.

Aucun pays arabe ne figure parmi les 100 premiers du Rapport mondial sur l’inégalité entre les sexes du Forum économique mondial, ce qui place toute la région dans son ensemble parmi les bons derniers de la planète. Pauvres ou riches, nous détestons tous nos femmes.

Eternelles mineures

L’Arabie saoudite et le Yémen voisins, par exemple, sont peut-être à des années-lumière l’un de l’autre en termes de PIB, mais quatre places seulement les séparent dans l’indice des inégalités, avec le royaume à la 131e position et le Yémen 135e sur 135. Le Maroc, dont la loi «progressiste» sur la famille est si souvent vantée (un rapport de 2005 par des «experts» occidentaux le qualifie «d’exemple pour les pays musulmans visant à l’intégration dans la société moderne») occupe la 129e place; selon le ministère de la Justice marocain, 41.098 filles de moins de 18 ans y ont été mariées en 2010.

On comprend facilement pourquoi le Yémen est le pays le plus mal noté, puisque 55% des femmes y sont illettrées, 79% ne travaillent pas et une seule femme siège au Parlement qui comprend 301 députés. Les abominables reportages sur des fillettes de 12 ans qui meurent en couches n’aident pas à y endiguer la vague des mariages d’enfants. A la place, les manifestations de soutien au mariage des enfants surpassent celles qui s’y opposent, alimentées par les déclarations du clergé claironnant que les opposants à la pédophilie approuvée par l’État sont des apostats car le prophète Mahomet, selon eux, aurait épousé sa deuxième femme Aïcha alors qu’elle n’était qu’une enfant.

Mais au moins les femmes yéménites ont-elles le droit de conduire. Cela n’a certainement pas mis un terme à leurs innombrables problèmes, mais c’est un symbole de liberté —et un tel symbolisme ne résonne nulle part ailleurs plus fort qu’en Arabie saoudite, où le mariage des enfants est également pratiqué et où les femmes sont d’éternelles mineures quel que soit leur âge ou leur niveau d’études. Les femmes saoudiennes, beaucoup plus nombreuses que les hommes sur les campus des universités, en sont pourtant réduites à regarder des hommes bien moins qualifiés qu’elles contrôler tous les aspects de leur vie.

Oui, l’Arabie saoudite, où la rescapée d’un viol collectif a été condamnée à de la prison pour avoir accepté de monter dans une voiture sans membre masculin de sa famille, et qui a dû recourir à la grâce royale; l’Arabie saoudite, où une femme qui bravé l’interdiction de conduire a été condamnée à 10 coups de fouets et a elle aussi dû implorer la grâce royale; l’Arabie saoudite, où les femmes n’ont toujours pas le droit ni de voter, ni de se présenter aux élections, et où un décret royal promettant de leur accorder le droit de vote pour des élections locales presque totalement symboliques en —vous allez rire— 2015 est considéré comme un «progrès».

Pourquoi nous haïssent-ils?

La situation est tellement déplorable pour les femmes en Arabie saoudite que ces minuscules cadeaux paternalistes sont accueillis avec ravissement et que le monarque qui les octroie, le roi Abdallah, est salué comme un «réformateur» —même par ceux qui devraient avoir un peu plus de jugeote, comme Newsweek, qui en 2010 l’a fait figurer parmi les 11 dirigeants mondiaux les plus respectés.

Vous voulez savoir à quel point la situation y est navrante? La réaction du «réformateur» aux révolutions qui ont surgi dans toute la région a été d’engourdir son peuple à coups de davantage de subsides gouvernementaux —notamment à destination des fanatiques salafistes de qui la famille royale saoudienne tient sa légitimité. Le roi Abdallah a 87 ans. Attendez de voir le prochain sur la liste, le prince Nayef, un homme tout droit sorti du Moyen-Age. Sa misogynie et son fanatisme donnent au roi Abdallah des airs de Susan B. Anthony.

Alors pourquoi nous haïssent-ils? En grande partie pour une histoire de sexe, ou plus précisément d’hymen.

«La raison pour laquelle les extrémistes s’acharnent toujours sur les femmes reste un mystère pour moi», a récemment regretté la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton. «Mais ils semblent tous le faire. Peu importe le pays où ils vivent ou la religion qu’ils revendiquent. Ils veulent contrôler les femmes.» (Et pourtant Clinton représente une administration qui soutient ouvertement beaucoup de ces despotes misogynes.)

Si ces régimes exercent un tel contrôle, c’est souvent par conviction que dans le cas contraire, une femme n’est jamais qu’à quelques degrés de la nymphomanie. Voyez Youssef al-Qaradawi, le religieux populaire et animateur de télévision sur Al Jazeera, conservateur de longue date, qui a développé un penchant étonnant pour les révolutions du monde arabe —une fois qu’elles avaient commencé, bien entendu— car il avait compris sans doute que celles-ci allaient éliminer les tyrans qui avaient tourmenté et opprimé à la fois lui et le mouvement des Frères musulmans dont il est issu.

L’Insatiable Tentatrice

Je pourrais vous trouver une foule de cinglés débitant des laïus sur l’Insatiable Femme Tentatrice, mais je vais rester grand public avec Qaradawi, qui est suivi par un vaste auditoire sur les chaînes satellites et hors antenne. Bien qu’il affirme que la mutilation génitale des femmes (qu’il appelle la «circoncision», euphémisme courant qui tente de mettre cette pratique sur le même plan que la circoncision masculine) n’est pas «obligatoire», vous trouverez également cette inestimable observation dans un de ses livres: «Personnellement, je soutiens cette pratique vu les circonstances du monde moderne. Quiconque estime que la circoncision est le meilleur moyen de protéger ses filles devrait le faire», y a-t-il écrit, en ajoutant:

«L’opinion modérée favorise la pratique de la circoncision pour diminuer la tentation

Donc même chez les «modérés», les organes génitaux sont mutilés pour s’assurer que leur désir garde les lèvres cousues —cet hilarant jeu de mot est intentionnel bien sûr. Qaradawi a depuis émis une fatwa contre la mutilation génitale féminine, mais personne ne s’étonne que quand l’Egypte a interdit la pratique en 2008, certains législateurs des Frère musulmans se soient opposés à la loi. Et c’est toujours le cas —y compris une éminente députée, appelée Azza al-Garf.

Pourtant ce sont bien les hommes qui n’arrivent pas à se contrôler dans les rues, où, du Maroc au Yémen, le harcèlement sexuel est endémique, et c’est à cause des hommes que tant de femmes sont encouragées à se voiler. Au Caire, un wagon de métro est réservé aux femmes pour nous protéger des mains baladeuses et de pire encore; d’innombrables centres commerciaux saoudiens sont réservés aux familles, interdisant l’accès aux hommes seuls s’ils ne produisent pas la femme requise pour les accompagner.

Nous entendons souvent que les économies défaillantes du monde arabe empêchent de nombreux hommes de pouvoir se marier, et certains utilisent cet argument pour expliquer la hausse du niveau de harcèlement sexuel dans les rues. Un sondage de 2008 de l’Egyptian Center for Women’s Rights révèle que plus de 80% des Egyptiennes déclarent avoir subi un harcèlement sexuel et plus de 60% des hommes admettent le pratiquer. En revanche, rien sur la manière dont un mariage plus tardif peut affecter les femmes. Les femmes ont-elles des besoins sexuels ou non? Apparemment, le monde arabe n’en est qu’à ses balbutiements en termes de rudiments de biologie humaine.

La vénération d’un Dieu misogyne

C’est là qu’intervient l’appel à la prière et la sublimation par la religion que Rifaat introduit si brillamment dans son récit. Tout comme les religieux nommés par le régime bercent les pauvres avec des promesses de justice —et de vierges nubiles— dans l’au-delà au lieu de reconnaître la corruption et le népotisme du dictateur dans cette vie, de même les femmes sont réduites au silence par une association mortelle d’hommes qui les détestent tout en leur affirmant que Dieu est fermement de leur côté, à eux.

Je reviens à l’Arabie saoudite, et pas seulement parce quand j’ai rencontré ce pays à l’âge de 15 ans, le traumatisme m’a propulsée dans le féminisme —il n’y a pas d’autre moyen de le décrire— mais parce que le royaume assume ouvertement sa vénération d’un Dieu misogyne et qu’il n’a jamais à en payer les conséquences, grâce à son maudit double avantage d’avoir du pétrole et d’abriter les deux sites les plus sacrés de l’islam, la Mecque et Médine.

A l’époque —dans les années 1980 et 1990— comme aujourd’hui, les religieux qui passaient à la télévision saoudienne étaient obsédés par les femmes et leurs orifices, et surtout par ce qui en sortait. Je n’oublierai jamais la fois où j’ai entendu que si un bébé mâle vous urinait dessus, vous pouviez garder vos vêtements pour prier, alors que si c’était une fille, il fallait vous changer. Mais qu’est-ce qui pouvait bien vous rendre impur dans l’urine de fillette? m’étais-je demandé.

La haine des femmes.

Voulez-vous savoir à quel point l’Arabie saoudite déteste les femmes? Au point que 15 filles sont mortes dans l’incendie de leur école à la Mecque en 2002, quand la «police des mœurs» les a empêchées de fuir le bâtiment en feu —et empêché les pompiers de les secourir— parce qu’elles ne portaient pas les voiles et les manteaux obligatoires en public. Et il n’y a eu aucune conséquence. Personne n’a été jugé. Les parents ont été réduits au silence. L’unique concession faite à l’horreur par Abdallah, le prince royal de l’époque, a été de soustraire l’éducation des filles aux fanatiques salafistes qui ont néanmoins réussi à maintenir largement leur main de fer sur le système éducatif du royaume.

Haine en Arabie saoudite, haine en Tunisie, haine en Libye…

Il ne s’agit pas là d’un phénomène exclusivement saoudien, d’une curiosité odieuse dans ce désert riche et isolé. La haine islamiste des femmes se consume ardemment dans toute la région —aujourd’hui plus que jamais.

Au Koweït, où pendant des années les islamistes ont combattu le droit de vote des femmes, ceux-ci ont harcelé les quatre femmes qui avaient réussi à accéder au parlement, exigeant que les deux qui ne couvraient pas leurs cheveux portent des hijabs. Quand le parlement koweitien a été dissout en décembre dernier, un député islamiste a exigé que la nouvelle chambre —où ne siégeait plus la moindre femme— discute cette loi sur «la tenue décente

En Tunisie, longtemps considérée comme ce qui se rapprochait le plus d’un exemple de tolérance à suivre dans la région, les femmes ont retenu leur respiration à l’automne dernier quand le parti islamiste Ennahda a remporté la majorité des voix lors des élections de l’Assemblée constituante. Les dirigeants du parti se sont engagés à respecter le Code du statut personnel de 1956, qui déclare «le principe d’égalité entre hommes et femmes» en tant que citoyens et interdit la polygamie. Mais des enseignantes d’université et des étudiantes se sont plaintes depuis d’avoir subi des agressions et des intimidations de la part d’islamistes parce qu’elles ne portaient pas de hijabs, tandis que de nombreux activistes du droit des femmes se demandent comment des débats sur la loi islamiste vont réellement affecter la loi réelle sous laquelle elles devront vivre dans la Tunisie post-révolution.

En Libye, la première chose que le chef du gouvernement par intérim, Moustafa Abdel Jalil, promit de faire fut de lever les restrictions du tyran mort concernant la polygamie. Avant d’imaginer Mouammar al-Kadhafi comme un féministe, souvenez-vous que sous son règne, les filles et les femmes qui avaient survécu à des agressions sexuelles ou étaient soupçonnées de «crimes moraux» étaient jetées dans des «centres de réhabilitation sociale», des prisons en réalité, d’où elles ne pouvaient sortir tant qu’un homme n’acceptait pas de les épouser ou que leurs familles ne les reprenaient pas.

Et puis il y a l’Egypte, où moins d’un mois après le retrait du président Hosni Moubarak, la junte militaire qui le remplaçait, officiellement pour «protéger la révolution», nous a involontairement rappelé les deux révolutions dont nous, les femmes, avons besoin.

Même la voix est une tentation

Après avoir débarrassé la place Tahrir des manifestants, l’armée a arrêté des dizaines d’activistes, hommes et femmes. Les tyrans oppriment, battent et torturent tout le monde. Ça nous le savons. Mais ces officiers réservent les «tests de virginité» aux activistes femmes: un viol sous la forme d’un médecin qui insère ses doigts dans le vagin à la recherche de l’hymen (le médecin a été poursuivi et finalement acquittéen mars).

Quel espoir peut-il y avoir pour les femmes dans le nouveau parlement égyptien, dominé comme il l’est par des hommes bloqués au VIIe siècle? Un quart de ces sièges parlementaires sont désormais occupés par des salafistes, qui estiment que singer les us et coutumes de l’époque du prophète Mahomet est une prescription appropriée à la vie moderne. A l’automne dernier, en présentant des candidates aux élections [parce que la législation l’y obligeait], le parti salafiste égyptien Al-Nour a remplacé le visage de chaque femme par une fleur. Les femmes ne doivent être ni vues, ni entendues —même leur voix est une tentation— elles siègent donc au parlement égyptien, couvertes de noir des pieds à la tête et toujours absolument muettes.

Et nous sommes au beau milieu d’une révolution en Egypte! C’est une révolution au cours de laquelle des femmes sont mortes, ont été battues, mitraillées et agressées sexuellement en luttant aux côtés des hommes pour débarrasser notre pays de ce patriarche majuscule —Moubarak— et pourtant tant de patriarches minuscules nous oppriment encore.

Les Frères musulmans, avec presque la moitié de tous les sièges de notre nouveau parlement révolutionnaire, ne croient pas que les femmes (ou les chrétiens d’ailleurs) puissent être présidentes. Celle qui dirige le «comité des femmes» du parti politique des Frères musulmans a récemment déclaré que les femmes ne devraient ni défiler ni manifester car il est plus «digne» de laisser leurs maris et leurs frères le faire pour elles.

La haine des femmes va loin dans la société égyptienne. Celles d’entre nous qui ont défilé et manifesté ont dû négocier un champ de mines d’agressions sexuelles commises à la fois par le régime et ses laquais, et, malheureusement, parfois par ceux qui font la révolution à nos côtés.

Celui qui a décidé ainsi n’a jamais été une femme

Le jour de novembre où j’ai été victime d’une agression sexuelle dans la rue Mohamed Mahmoud près de la place Tahrir, par au moins quatre membres de la police anti-émeutes égyptienne, j’avais d’abord été pelotée par un homme sur la place même. Alors que nous dénonçons avec empressement les agressions commises par le régime, quand nous nous faisons violenter par des civils comme nous, nous imaginons immédiatement que ce sont des agents du régime ou des voyous car nous ne voulons pas ternir l’image de la révolution.

Quelles solutions?

D’abord, arrêtons de faire semblant. Reconnaissons la haine pour ce qu’elle est. Résistons au relativisme culturel et sachons que même dans des pays qui connaissent des révolutions et des soulèvements, les femmes resteront toujours la cinquième roue du carrosse. On vous dira —à vous, le monde extérieur— que c’est notre «culture» et notre «religion» de faire ceci ou cela aux femmes. Sachez bien que celui qui en a décidé ainsi n’a jamais été une femme. Les soulèvements arabes ont peut-être été déclenchés par un homme arabe —Mohamed Bouazizi, le vendeur des rues tunisiens qui s’est brûlé vif par désespoir— mais ils seront terminés par les femmes arabes.

N’attendons pas que nos Bouazizi meurent

Amina Filali —la jeune marocaine de 16 ans qui s’est empoisonnée après avoir été forcée à épouser son violeur, qui la battait— est notre Bouazizi. Salwa el-Husseini, la première femme égyptienne à s’ériger publiquement contre les «tests de virginité»; Samira Ibrahim, la première à être allée devant les tribunaux; et Rasha Abdel Rahman, qui a témoigné à ses côtés —elles sont nos Bouazizi. Il ne faut pas attendre qu’elles meurent pour le devenir. Manal al-Sharif, qui a passé neuf jours en prison pour avoir enfreint la loi de son pays interdisant aux femmes de conduire, est la Bouazizi d’Arabie saoudite. Elle est à elle seule une force révolutionnaire qui s’oppose à un océan de misogynie.

Nos révolutions politiques ne réussiront pas si elles ne sont pas accompagnées de révolutions de la pensée —des révolutions sociales, sexuelles et culturelles qui renverseront les Moubarak dans nos esprits autant que dans nos chambres à coucher.

«Vous savez pourquoi ils nous ont soumises à des tests de virginité?», m’a demandé Samira Ibrahim après que nous avons défilé des heures en l’honneur de la journée internationale de la femme au Caire le 8 mars.

«Ils veulent nous faire taire; ils veulent chasser les femmes pour qu’elles retournent à la maison. Mais nous ne bougerons pas

Nous ne nous réduisons pas à nos foulards et à nos hymens. Ecoutez celles d’entre nous qui se battent. Amplifiez les voix de la région et regardez de près la haine dans ses yeux. Il y eut un temps où être islamiste était la position politique la plus vulnérable en Égypte et en Tunisie. Sachez qu’aujourd’hui, ce pourrait bien être celle de la femme. Comme ça l’a toujours été.

Mona Eltahawy

Traduit par Bérengère Viennot

L’AUTEUR

Mona Eltahawy est une éditorialiste égypto-américaine. En novembre 2011, la police égyptienne l’a frappée, lui cassant le bras gauche et la main droite, et l’a agressée sexuellement. Elle a été détenue par le ministère de l’Intérieur et les services de renseignement militaire pendant douze heures. Ses articl
48 réactions
Entre Gynocratie au foyer et haine de la femme
Soumis par pim, le mercredi 2 mai 2012 à 11h29
Lire à ce sujet le dialogue entre les psychanalystes Hechmi Daoui et Gérad Haddad dans « Musulmans contre Islam ? : Rouvrir les portes de l’Ijtihad »
Le salut viendra des femmes
Soumis par GeraldCursoux, le mercredi 2 mai 2012 à 11h31
Le monde musulman sortira de son ghetto culturel le jour où les femmes feront sauter le couvercle, renverseront la table ! Il faut lire « Un Captif Amoureux » de Jean Genet pour comprendre cela. Les femmes qu’ils citent – Leila Shaïd et son amie Nabila Nashashibi – sont non seulement à la pointe du combat palestinien, mais plus encore de celui des femmes pour se libérer des entraves historiques de l’islam. Elles n’en sont pas pour autant élognée, mais font fi des interdits et soumissions ; elles lèvent haut la tête comme anthropologue et médecin, dénonçant l’ignorance crasse qui en ferme les femmes arabes, musulmanes. Nabila est, écrit Genet, avec son Jean’s comme une héroiïne de western ! Aucun barbu n’oserait affronter ces deux là !
Terrible constat
Soumis par Blake_Alkane, le mercredi 2 mai 2012 à 11h45
Comment est-ce possible…
La cause du déclin
Soumis par Gast, le mercredi 2 mai 2012 à 11h47
Il est intéressant de constater que les sociétés acceptant la femme comme une personne à part entière (Asie ou Occident) s’en sortent mieux malgré un machisme ambiant bien réel que le monde musulman qui nie l’existence d’une moitié de sa population. Pas étonnant ensuite que le monde musulman ait sombré corps et âme au point de passer en dix siècle de l’avant-garde de l’esprit humain au trainard de plus en plus distancé.Et finalement, d’un point de vue plus religieux, nier son statut d’être humain libre et indépendant à la femme, c’est quelque part nier la moitié de la création divine, c’est donc d’une certaine manière défier Dieu.
Ingrid a répondu le 27 mai 2012 à 14h27
Hélas, Gast, cette haine virale et est en train d’atteindre l’Europe. Moi qui vous répond aujourd’hui, me fait en moyenne agresser verbalement plusieurs fois par jour et ai échappé à de nombreuses autres sortes d’agression, par ces hommes musulmans contaminés par la haine des femmes. Ils me disent que les blondes sont génétiquement des prostituées et qu’elles méritent la mort/l’esclavage. Un de ceux qui a essayé de me tripoter dans le bus: il faut que les femmes occidentales s’adaptent à leurs caprices et qu’un jour proche, nous serons toutes leurs esclaves et qu’ils pourront nous éliminer. Aucun type musulman contaminé ne répond à mon bonjour si par malheur je n’ai pas senti le problème et que je reste polie (chauffeur de bus, voisin de ma mère à qui les musulmanes n’ont pas le droit de parler car chrétienne, à 78 ans, isolée dans son immeuble…, médecin musulman tenant des propos racistes, vendeur, etc). Je dois faire tout un parcours pour rentrer chez moi après une dure journée à travailler dans l’humanitaire. Et bien sur je ne peux absolument pas me promener seule dans ma commune,si je ne suis plus visible par des occidentaux, commune riche qui n’est d’ailleurs pas une « banlieue ». Je ne suis pas seule à vivre cela au quotidien, ma fille, mes nièces, la fille de ma propriétaire, obligée de sortir accompagnée par sa mère, à 30 ans, ou de son chien, des collègues de travail, toutes plus ou moins blondes. Quand elles me croisent depuis leur voiture, les femmes voilées de ces hommes, m’insultent en arabe et me crient « où est ton mari ». Les hommes depuis leurs fenêtres, quand je rentre du travail « une femme est faite pour servir un homme, pas pour travailler ». Les jeunes types qui me croisent me crachent sur les pieds. Il arrive exactement la même chose à beaucoup de femmes que je connais et qui vivent dans différentes communes de France 5et dans le nord de l’Europe où c’est bien pire), il n’y a plus que des couples jeunes ou vieux qui peuvent se promener tranquilles, ou bien des personnes brunes ou typées du sud qui peuvent elles, tout se permettre (les autres sont surveillées, les types stagnant sur tous les bancs et étant au courant de quelles femmes sont célibataires ou non, etc). Mais surtout pas des femmes « occidentales » seules. J’ai 52 ans et je ne suis pas du tout « vulgaire », j’ai juste l’air scandinave donc « hyper-occidentale » et donc je représente Satan lui-même comme on me le hurle assez, et je refuse de me teindre les cheveux en brun. Cette maudite haine a déjà passé les frontières, personne ne se rend compte de rien, les couples et famille passant de leur voiture à leur maison, les hommes que l’on n’ennuie pas (enfin, pas les adultes), les riches touristes trouvant l’endroit charmant (à ceux qui s’intéressent au statistiques: je suis universitaire et plutôt cultivée, je gagne moyennement bien ma vie mais pas assez pour déménager/changer de travail pour un autre pays).
Ce n’est pas l’islam
Soumis par hass70, le mercredi 2 mai 2012 à 12h37
Tout ce qui ce passe dans ces pays est affreux, mais je tiens à préciser que toutes ces pratiques faites au nom de l’islam sont en très grande majorité interdites par les livres saints de l’islam (excision, test de virginité, marriage forcé, … )Il y aura toujours des c*** pour trouver comme excuse à leur misogynie la religion.
Cap2006 a répondu le mercredi 2 mai 2012 à 13h28
Je pense que vous avez raison… il s’agit juste de lâcheté masculine… A quand les prêches réguliers et surtout largement répandus offrant à la bêtises humaine et l’ignorance crasse des messages clairs pacifiant les relations hommes femmes dans ce monde là…Que font les musulmans pour remettre les extrémistes face àleurs leurs contradictions ?
neutrino38 a répondu le mercredi 2 mai 2012 à 14h28
Vrai, à tel point que le Prophète a, à l’époque, amélioré le sort des femmes.- le fait que l’avis d’une femme vaut la moitié de celui d’un homme alors qu’avant l’avis d’une femme n’était même pas considéré. – l’obligation pour un homme de pouvoir survenir aux besoins matériel de ses épouse et la limitation en nombre.Ces idées qui nous paraissent rétrogrades était à l’époque révolutionnaires. Le problème est que les conservateurs s’appuient maintenant sur ces mêmes idées pour justifier la polygamie et l’infériorité de la femme.Plus profondément, le problème est que la parole du Prophète est sacrée et est donc interprétée souvent à la lettre plutôt que dans son esprit. La changer serait blasphème. Tant que la majorité (silencieuse) des musulmans n’accepteront pas les propositions des réformistes, plus en phase avec le XXI siècles, il sera difficile d’évoluer.

En tout cas très très grand article courageux et visionnaire. A l’opposé du politiquement correct et de la soupe tiède servie par les relativistes culturels. Historique même. Il est réjouissant que slate.fr l’ait traduit en français.

Assiste-t-on à l’émergence d’un Simone de Beauvoir arabe ?

GeraldCursoux a répondu le samedi 5 mai 2012 à 14h59
Votre réponse contient sa propre contradiction : le Livre Saint n’existe pas ! C’est un fantasme. Une coyance absurde. Dieu ne peut être pensé. Alors s’imaginer qu’il dicte des bouquins à des illettrés éleveurs de chèvres c’est du domaine de la fiction, pour ne pas employer de mots plus exacts mais blessants. Une religion n’est jamais qu’un ramassi de mythes, avec de la sauce aunthropomorphique pour les faire passer.
Très grand article.
Soumis par neutrino38, le mercredi 2 mai 2012 à 14h32
[redite de mon commentaire précédent]Très grand article, historique même. Courageux.Bravo à slate.fr de l’avoir traduit de l’américain.Mona = Simone de Beauvoir ?

Snipe a répondu le 20 mai 2012 à 13h52
Gentiment flatteur, mais on aurait pas vu Simone mettre la place de la femme aux US (qui n’a pas encore eu de présidente, sans doute) en parallèle de la condition féminine en régimes islamiques; cette présentation casse un peu le fonds du sujet… cela dit, que la question soit posée à Simone ;)
Réponse à Cap2006
Soumis par hass70, le mercredi 2 mai 2012 à 15h38
La réponse à votre question c’est rien, par peur, cette minorité d’extrémistes (que j’appelle des non-musulmans) est capable de beaucoup de choses. Les prêches clairs et pacifiques sont malgré tout majoritaires dans les mosquées.
Aucune excuse
Soumis par NicolasDelattre, le mercredi 2 mai 2012 à 16h36
Il n’y aucune excuse à ces comportements. Ni l’histoire, ni la religion. La Femme est l’égale de l’homme. C’est un principe simple, indiscutable et qui ne doit souffrir d’aucune exception. Honte à nous les hommes où que nous soyons de tolérer cela. Bravo pour cet article qui illustre parfaitement le challenge du monde arabe. Il ne sortira de l’ornière que le jour où la femme retrouvera sa légitimité. N’oublions pas que c’est aussi dans la péninsule arabo-musulmane que les plus grandes Reines de l’histoire antique ont régné.
Un jour les hommes devront payer
Soumis par FibreTigre, le jeudi 3 mai 2012 à 12h41
Il existe un moyen très simple de mesurer la souffrance de la femme suivant les pays du monde : il suffit de recenser les crises d’hystérie.L’hystérie est une maladie proche de la folie, propre aux femmes, qui se manifestait autrefois en France il y a un ou deux siècles et qui a disparu.Mais elle existe encore dans les pays arabes, par exemple.Certes, des hommes tuent d’autres hommes voire des femmes, ils violent et humilient.

Mais quel type de traitement par l’usure, cette torture ordinaire, poussent les femmes à plonger dans l’hystérie, c’est à dire dans la folie ? Tuer revient à détruire une personne mais 1 seconde avant sa mort, elle était encore elle.

Rendre fou c’est s’attaquer au coeur de l’âme et de l’esprit, c’est d’une violence et d’un mépris pour l’humanité sans mesure.

Un jour viendra où le procès des hommes devra avoir lieu pour ce qu’ils ont infligé aux femmes durant les siècles.

Quelle immense tristesse.

Cécile Chalancon a répondu le jeudi 3 mai 2012 à 13h03
votre définition de l’hystérie est un peu restrictive, je ne crois pas qu’elle ait disparu en France et de nombreux psychanalystes s’accordent pour dire qu’elle n’est pas exclusivement réservée aux femmes, contrairement à ce que son appellation laisse croire. Cordialement
CH-Michele a répondu le lundi 28 mai 2012 à 12h53
L’hystérie du 19e siècle était un terme passe-partout utilisé surtout pour décrire toute réaction rebelle, d’insoumission, ou de simple désobéissance de la jeune fille ou de la femme adulte. Une femme qui se révoltait faisait une crise d’hystérie. La solution était le laudanum ou en cas de récidive ou de refus de se soumettre une opération rapide et ‘sans danger’ qui calmait aussitôt les ‘mauvaises humeurs’ de la femme en lui retirant les organes sexuels féminins responsable de cette attitude intolérable. Le nom de cette opération (qui tuait la moitié de ses victimes étant donné l’hygiène de cette époque) prit d’ailleurs le nom de la soi-disant maladie qu’elle était sensé guérir : L’hystérectomie. Comme par hasard l’hystérie est un terme souvent utilisé pour décrire toute réaction rebelle, d’insoumission, ou de simple désobéissance des femmes dans certaines sociétés actuelles.
La solution: le retour au VRAI Islam
Soumis par le_doux_reveur, le vendredi 4 mai 2012 à 9h19
Qu’il est triste de constater le recul pathétique qu’ont faits de nombreux pays musulmans sur les droits des femmes.Alors que le prophète préconisait une révolution fantastique sur le sort qui leurs était réservés, que « les milles et une nuits » valorisaient l’épanouissement d’une sexualité des deux partenaires, que l’Indonésie (premier pays musulman au monde) traite de façon quasi égalitaire les deux sexes… On voit le retour à une vision préhistorique de cette religion où des fanatiques(qui sont toujours les plus actifs), si peu sur d’eux même, pensent que c’est en dégradant la femme qu’ils vont atteindre le retour aux sources d’un Islam « pur ».Même en Egypte, pays au combien conservateur, il existe une chaire au sein de l’université al-Azhar pour réinterpréter cette vision erroné du sort de la femme au sein de l’Islam.Espérons que le sort de la femme dans ces rétrogrades connaisse la même évolution que celle qui arriva à leurs dictateurs.

La route est encore longue mais des changements importants n’arrivent jamais par le coup d’une baguette magique.

Extraordinaire article, merci
Soumis par Oupoua, le lundi 7 mai 2012 à 19h11
Extraordinaire article, merci à l’auteur et à sa traductrice, qui a fait un formidable travail.J’aurais voulu faire mention sur mon compte FB de l’article original en anglais (beaucoup de mes contacts sont anglophones), comme je l’ai fait pour cette version en français.Serait-il possible d’avoir le lien vers l’article original ? Je ne suis pas parvenue à le trouver sur slate.com en cherchant avec le nom de l’auteur.Merci de votre attention.

La colère et la compassion….
Soumis par MBmy, le lundi 7 mai 2012 à 23h59
ce sont les deux émotions qui m’ont noué l’estomac à la lecture de ce magnifique article. Qui peut honnêtement soutenir que le féminisme est dépassé?
The Real Roots of Sexism in the Middle East
Soumis par KPM, le mardi 8 mai 2012 à 1h39
Personnellement j’ai trouvé que cet article était très vindicatif, inutilement agressif et riche en amalgames en tous genres. J’ai de loin préféré cette analyse fine et pertinente :http://www.theatlantic.com/international/archive/2012/04/the-real-roots-of-sexism-in-the-middle-east-its-not-islam-race-or-hate/256362/
Un petit peu de contradiction… constructive !
Soumis par Siddartha, le mardi 8 mai 2012 à 16h45
J’ai lu avec intérêt ce long article, mais permettez-moi d’apporter quelques arguments, que j’espère constructifs, dans cette discussion.Nous sommes toujours en train de vivre ce que l’on appelle le « Printemps Arabe » et dans plusieurs pays se sont déroulé des élections, qui ont été considérées comme relativement libres, sans trop de fraude, et le fait est que les partis « islamistes » y ont obtenu des scores plutôt élevés. Il n’existe peut-être pas dans ces pays des « instituts de sondage » aussi nombreux et expérimentés que chez nous, mais il ne devrait pas être trop difficile de demander (discrètement) à quelques milliers de femmes : pour qui avez vous voté ? Mon intuition est que beaucoup d’entre elles ont voté pour ces partis !Sauf dans les familles très aisées (royales ?) l’éducation des enfants est assurée par leur mère, et si les femmes ne sont pas satisfaites de la société dans laquelle elles vivent, elles ont au moins la possibilité d’éduquer leurs enfants dans un sens différent. Les hommes et les femmes d’aujourd’hui sont ce que leurs mères ont voulu faire de leur petits garçons et filles…Un système social présente toujours des avantages et des inconvénients et pour qu’il se perpétue sur plusieurs siècles, il faut malgré tout qu’il ait une certaine logique interne. J’ai un certain âge et donc une expérience de la vie, et j’ai passé quelques années à travailler en Arabie Saoudite, à Bahrein et au Yemen. Voici l’hypothèse que j’avance : Dans les sociétés musulmanes, les femmes mariées, mères de famille ont choisi et construit un modèle dont la priorité est la stabilité de la famille. L’avantage du voile est qu’une épouse peut laisser sortir son mari et qu’il se promène toute l’après-midi au dehors : elle a la certitude qu’il ne verra ni le visage ni le corps d’aucune autre femme ! Ce qui est supprimé, c’est la tentation, la concurrence des femmes entre elles, le risque de l’adultère. Il y a des inconvénients, un prix à payer, mais ce que j’ai nettement ressenti, c’st que la très grande majorité des mères de famille semblaient très satifaites de cette situation. Je me souviens de quelques jeunes-filles qui cherchaient à séduire, et surtout d’une frustration très intense chez beaucoup d’hommes qui, soit se réfugiaient dans la religion, soit présentaient des symptômes importants d’obsession sexuelle et d’érotomanie. Les casettes pornographiques circulent beaucoup en Arabie Saoudite, je n’en n’ai jamais vu autant de ma vie !

Il y a eu un certain nombre de reportages télé sur l’excision en Afrique équatoriale, et un élément paraissait très clair : ce sont les mères qui amènent leurs filettes chez une exciseuse. Les hommes restent complètement en dehors de ce processus…

Hésitations françaises…..
Soumis par gprad, le mardi 8 mai 2012 à 19h10
Le débat, en France, sur le port du voile islamique, n’a rien eu de glorieux.Le bon sens en a été absent, au prétexte d’une laïcité qui, renvoyant la pratique religieuse à la sphère exclusivement privée, a conduit à penser que la maltraitance des femmes en raison de la religion est admissible des lors que les femmes y consentent. Ce fut un naufrage de la raison, même si, à la fin, et cela a été si long, c’est la raison qui l’a emporté. Le constat de telles hésitations, chez les plus hauts responsables politiques du pays des droits de l’homme, laisse entrevoir le très long chemin que les femmes doivent accomplir, dans les pays musulmans,pour conquérir la dignité à laquelle elles ont droit, comme tout être humain !
Wow, je suis choqué de lire
Soumis par AmirAbdulReda, le mardi 8 mai 2012 à 20h39
Wow, je suis choqué de lire cet article, et encore plus les commentaires. En tant que Musulmans Croyant et pratiquant je me dois de répondre à cet insulte même à ma religion et à ma culture. Où commencer? Premièrement, l’incision est une pratique extrêmement minoritaire, uniquement basée en Afrique Subsaharienne. J’adore lire ces articles fortement polémique, où les critère scientifiques ne sont, bien sur, jamais remplis. On nous cite des chiffres énormes, choquant même, (90% des femmes en Egypte sont excisée) mais voit-on une seule citation? L’article est écrit d’un point de vue extrêmement « féministe » (je te laisserai à toi Ziba Simone, le soin de nous préciser quel type de féminisme puisque tu t’y connais mieux), et la question même est déroutante, voir immonde. « Pourquoi nous haïssent-ils? » Rien que la question de recherche en elle même en dit long sur l’ignorance de l’auteure sur les moeurs et culture de la région. Il y a, c’est vrai, comme partout, des abus. Il y a de la violence conjugale, comme il y en a dans tout pays Occidentale, où les maris boivent trop et vont battre leur femme. Mais ce n’est pas la norme. Je le dis haut et fort, car l’Islam est une culture différente de l’Occident, et donc forcément poussée au jugement de valeurs de la part de « l’autre ». Il est vrai que le monde musulman (la majorité, pas des pays tel que le Liban ou la Tunisie) se tire une balle dans le pied lorsque il empêche les femmes de travailler, car c’est 50% de la population en âge de travailler. Il est vrai que de l’extrémisme existe un peu partout. Mais encore une fois, ça n’a rien à voir avec la monstruosité dénoncée dans cette article. L’auteure égyptienne qui est citée ici a subie des sévisses, d’où surement sa forte rancoeur. Elle n’est dès lors, Pas objective. On trouvera énormément d’auteure s’attaquant à l’Islam pour son traitement des femmes, tout comme on en trouvera autant la vantant pour son respect. Et c’est le cas dans tout sujet polémique, le traitement des Femmes en Islam ne fait pas exception. Après, tout le débat sur le traitement des femmes dans une culture ou une autre est subjectif. Je ne pense pas qu’une femme est libérée dans une société où elle est obligée de montrer son cul ou sa poitrine pour plaire. Je ne pense pas qu’une femme est libérée dans une société où son corps est aussi instrumentalisé. Mais encore une fois, c’est facile de regarder à côté et de dire « merde ». La femme arabe est aussi « encadrée » parce qu’elle est le centre du foyer en Islam, elle est la porteuse de l’honneurs de la famille. Si elle est déshonorée, la famille l’est. J’ai grandi dans des pays et communautés arabes où la femme est libérée, active. Et oui, il n’est pas nécessaire qu’elle s’habille comme une trainée ou qu’elle se déshonore pour être se sentir « libérée ». Le vrai débat, est celui qui veut coller les valeurs occidentales au monde arabe, à l’Islam. Car oui, en fonction de vos valeurs, nous sommes des barbares, et en fonction de nos valeurs, vous n’êtes rien de plus que des barbares aussi. Cet article même est une ode à l’ethnocentrisme de par son caractère aussi ignorant face au fait même de l’Islam. Évitons de juger les autres ne fonction de nos valeurs. Je doute que l’auteure de l’article en connaisse long sur nos culture. Enfin, cette auteure n’est surement pas musulmane. C’est comme la fameuse Djemila Benhabib qui, faisant des scores monstres de vente au Canada, nous parlait d’un Islam qu’elle ne connait pas, mais d’un radicalisme que ces parents ont fuis. Évitons de coller des étiquettes, soyons plus honnêtes dans l’écriture de nos articles en y joignant les sources, méfions nous des articles aussi dissenssieux et engager idéologiquement et théoriquement. L’Islam ne hait pas les Femmes, notre « Dieu » n’est pas misogyne. Balayons devant notre porte avant de balayer devant chez les autres, et respectons les valeurs de l’autre sans les juger. À bon entendeur, salut ;)
tlemmont a répondu le mercredi 9 mai 2012 à 2h51
Avant l’Islam, la femme était bien mieux considérée (en tout cas pas plus mal) : les preuves sont multiples: Cléopâtre reine d’Égypte, Hypatie d’Alexandrie, la première matheuse, La reine de Saba, Néfertiti, La Kahina en Afrique du nord,…Les égyptologues ont prouvé que la position de la femme n’est pas du tout celle que vous évoquez. Les références à ce sujet ne manquent pas. On ne les tuait pas (même s’il y a eu quelques cas) l’humain aurait disparu. Pourtant, tous les musulmans savent que le premier humain ayant cru le prophète est bien une femme. La tradition rapporte qu’elle avait 40 ans au moment de son mariage avec le prophète qui en avait 25, et qu’elle l’aurait elle-même demandé en mariage, et donc au moins 15 ans avant l’avènement de l’Islam. Plus que cela, il était le gérant de ses affaires. La tradition rapporte qu’elle était une riche négociante de La Mecque. Une femme pouvait être riche, choisir son employé, choisir son époux, et rester unique épouse jusqu’à ce qu’elle meurt. Donc, si l’Islam a fait évoluer la situation des femmes, il faut chercher d’autres exemples. Les miens, je les ai tirés de la Tradition Islamique elle-même, vous ne pourrez certainement pas contredire les textes islamiques. Depuis quand cette notion d’encadrement est-elle apparue et depuis quand elle est l’honneur de la famille , l,homme musulman n’en a-t-il pas ?
AmirAbdulReda a répondu le mercredi 9 mai 2012 à 9h59
Premièrement, votre argument que la situation de la femme étais meilleur avant l’Islam car Néfertiti Cléopatre, ou la Kahina étaient reines ne tient pas. Il y a eu des centaines de Femmes reines en Occident, est-ce pour autant que la situation de la Femme la bas eu fut bonne? Je pense que l’évolution même du mouvement féministe en réponse au mauvais traitement des femmes la bas répond directement à la question, et invalide donc votre argument. Ensuite, vous nous dites que les Egyptologues ont montrés que le statut de la Femme était meilleur avant l’islam, et que les études foisonnent. Lesquelles? Je suis étudiant en Middle Eastern Studies, et n’est jamais lus de vos « études ». Peut être est-il temps de citer, et d’arrêter les arguments forts, polémiques, sans fondements…? Il est sur que si vous allez regarder sur des site dissenssieux comme Slate.fr pour fonder votre opinion sur un peuple et une culture, vous n’irez pas bien loin. Deuxièmement, le fais que la Femme du Prophète l’est choisi ne démontre en rien que la situation de la Femme était plus enviable à l’époque. Si vous en saviez un minimum sur les Textes Islamiques que vous prétendez citer, et sur l’histoire de l’Islam, vous saurez que Khadidja, mère des croyantes, n’était pas une riche personne isolée. Sa richesse tenait à sa famille, qui possédait tout autant qu’elle même des biens matériels considérables. Elle n’était pas le genre de veuve isolée dont vous nous prétende parler. C’est un fait scientifiquement prouvé, (et cela les études foisonnent la dessus, comme je vous ai déjà posté quelques articles) que l’Islam a donné au femme le droit à l’héritage, le droit au respect, etc. Enfin, pour vous me demandez pourquoi l’homme en Islam n’a pas d’honneurs, et depuis quand la femme maintient l’honneurs du foyer? Mon Dieu, si vous en saviez un minimum sur notre culture, sur notre histoire, vous ne poseriez pas cette question. L’Homme moderne arabe est vue comme ayant perdu son honneurs face au conquête israélienne, face au menace de l’étranger. Cette honneur qu’il ne maintient plus, c’est la Femme qui le détient. La Femme, mère des croyants, mère du peuple, et pilier du foyer. Pourquoi pensez vous que les Femmes portent le voile? Car nous sommes juste des tarés? Non, car la chasteté de nos femmes et nos soeurs est si importante non seulement pour elle mais aussi pour nous hommes que nous tenons à la garder honorable. Bien sur, il est si facile d’insulter sans comprendre. Si vous étiez une seule fois venu dans un pays du monde Arabe, you would know better than to say that we hate women. Il est si dommage que votre soif de connaissance à ce sujet soit comblée par de la « poubelle » tel ce que l’on trouve sur ce site. Pourquoi n’ouvrez vous donc pas des livres académiques sur le sujet, si vous êtes si intéressés à vous forger une opinion (qui se veut véridique j’espère et présume) la dessus?
tlemmont a répondu le jeudi 10 mai 2012 à 0h26
‘’Premièrement, votre argument que la situation de la femme étais meilleur avant l’Islam car Néfertiti Cléopatre, ou la Kahina étaient reines ne tient pas. ‘’ Si, il tient, car dans les contrées dites islamiques, jamais une femme ne l’a été. Citez-moi des exemples si vous en connaissez. ‘’ Il y a eu des centaines de Femmes reines en Occident, est-ce pour autant que la situation de la Femme la bas eu fut bonne? Je pense que l’évolution même du mouvement féministe en réponse au mauvais traitement des femmes la bas répond directement à la question, et invalide donc votre argument.’’ Non, il ne l’invalide pas, tous les occidentaux luttent tous les jours pour les droits des femmes, et aucun ne vous dira, ca y est c’est terminé, tout est réglé. Par contre, plein de musulmans (pas tous heureusement) prétendent que tous les droits ont été donnés aux femmes grâce à l’Islam) ‘’Ensuite, vous nous dites que les Egyptologues ont montrés que le statut de la Femme était meilleur avant l’islam, et que les études foisonnent. Lesquelles? Je suis étudiant en Middle Eastern Studies, et n’est jamais lus de vos « études ». Peut être est-il temps de citer, et d’arrêter les arguments forts, polémiques, sans fondements…?’’ http://fr.wikipedia.org/wiki/Place_de_la_femme_dans_l’%C3%89gypte_antique Consultez les sources citées pat l’article, juste à titre d’exemple, si vous êtes intéressés, je continuerai, et je maintiens qu’après l’Islam, il n’y a eu aucune amélioration de la condition des femmes, j’ai en effet écrit qu’elle n’était pas plus mal. J’ai dit que La première femme du Prophète était propriétaire (si sa famille l’était aussi tant mieux), voulez vous que je vous cite les hadiths et la sira sur lesquels je me fonde ? Si le prophète travaillait et gérait les biens d’une autre personne, veuillez préciser lequel SVP. Et comment serait elle devenue propriétaire avant l’Islam ? C’est bien qu’elle avait des droits. Mais peut être que vous ne voulez pas voir la vérité en face. Petit PS qui n’a pas beaucoup à voir : Vous parlez beaucoup de monde arabe, je vous rappelle que 20% des musulmans sont arabes, et encore, ceci grâce à un traficotage qui fait compter les populations maghrébines et égyptiennes comme arabes alors qu’elles ne le sont qu’à moins de 10 %.
Cap2006 a répondu le jeudi 10 mai 2012 à 9h06
Cher musulman croyant et pratiquant,Vos écrits semblent bien confirmer le rapport entre homme et femme dénoncé par l’auteur de l’article. Vous avez raison de signaler qu’en occident, nous avons aussi nos extrémistes religieux, d’ailleurs souvent d’accord entre eux sur un point : le contrôle par les hommes du corps et de l’âme de la femme.Et, vous écrivez que montrer son visage impose forcément la mise en péril de l’honneur… c’est vraiment considérer les femmes comme incapable de maîtriser ses émotions… à moins que ce soit parce que l’homme musulman, non dépositaire de tout honneur, serait libre d’atteindre à celui d’une autre… incapable lui de réfléchir… de maîtriser ses émotions… Les hommes musulmans sont si faibles qu’il faudrait donc enfermer les femmes, à la maison, sous un bout de tissus masquant le visage… En y ajoutant la notion de responsabilité collective qui ne semble peser que sur les femmes, vous y ajouter une justification bien pauvre intellectuellement.bien dangereuse même puisque qu’organisant la surveillance permanente … plus efficace que le pire régime totalitaire…Je me suis affranchi de la religion, parce qu’elles prétendent toutes vous dire ce qui est bon ou pas… ce que vous devez faire ou pas… L’Islam n’a pas toujours été aussi rigoriste… et beaucoup de musulmans savent apprécier les paroles du prophète ( il me semble que les écrits ont été établis quelques décennies plus tard), avec le recul nécessaire à une lecture d XXI° siècle.

GeraldCursoux a répondu le vendredi 11 mai 2012 à 11h35
Le monde musulman sortira de son ghetto culturel le jour où la femme recouvrira ses pleins droit d’être humain.
rotange a répondu le vendredi 11 mai 2012 à 15h37
Monsieur,Les religions monothéistes n’ont jamais bien traité les femmes. En Occident il y a eu une révolution sociale avant la révolution industrielle. ça n’a pas eu lieu dans les pays musulmans. Je trouve votre langage envers les femmes insultant et déplacé. Votre rapport au corps féminin est étrange et personnellement je n’ai jamais ressenti le besoin de montrer mon corps pour plaire. Je suppose que vous parlez des affiches publicitaires. Le corps masculin est utilisé aussi, mais vous ne vous en êtes pas aperçu apparemment Nous ne sommes pas des « trainée » comme vous dites mais des femmes actives et libres . Je suis libre de m’habiller , de penser de me déplacer comme je le souhaite tout comme d’ailleurs mon compagnon. Je précise bien mon compagnon, l’homme qui partage ma vie dans tous les sens du mot : partage. Nous travaillons tous les deux, disposons d’un compte bancaire commun et d’un compte personnel. Mon compagnon est mon double, je l’aide, le conseille, le soutient, le soulage. Lui m’aide, me conseille, me soutient, me soulage. Nous avons un passé, un present et je l’espère un avenir commun. Il n’a AUCUN droit sur moi ni sur mon corps tout comme j’en ai AUCUN sur lui. Il est mon égal absolu, ma moitié indisociable. Je suis indépendante et le fait de disposer de mon compte en banque , de ma signature et d’une stricte égalité devant la loi apaise tout conflit.Ceci ne concerne pas ma famille . Apprenez Monsieur, à apprécier votre femme comme votre égale et non comme un propriétaire. Vous verrez, même vous vous sentirez libéré. La vie se gère à deux et un couple regarde ensemble dans la même direction pour citer Saint-Exupéry. C’est ça la vrai richesse.
labete9 a répondu le mercredi 16 mai 2012 à 1h16
@rotange: Très bien dit!

La condition des femmes françaises recule inexorablement

Publié le

Pour qui en douterait encore,la condition des femmes régresse au fur et à mesure que les intégrismes religieux s’affirment  . L’un ne va pas sans l’autre surtout dans la mesure où les représentants de Dieu sur terre sont presque exclusivement des hommes. Il ne manquerait plus que les religions considèrent autrement les femmes que comme des machines à reproduire l’espèce, leur espèce.

Il n’y a pas une religion au monde qui n’assigne pas aux femmes un statut de reproductrice et de servante. Toutefois, certaines religions comme le christianisme et le judaïsme ont su évoluer avec leur temps, à l’exception de leurs franges intégristes. De son côté, l ‘Islam refuse toute évolution du statut des femmes dans la société comme dans la famille. Le retour du voile en est l’étendard.

Aucune relgion n’échappe à l’intégrisme, catholiscismes, protestantismes, islams et regroupement sectaires.

Le prêtre d’une paroisse proche de bureaux financiers racontait qu’à l’heure du déjeuner il observait des traders venir prier.

Les manifestations provie contre l’avortement, organisée par des catholiques romains se multipfient en enflent d’année en année.

Les voiles et autres étendards de l’Islam ont envahi notre espace public tout comme les produits associés à la foi musulmane et les revendications pour le financement public des lieux de culte. Cette dernière revendication a d’ailleurs entrainé les autres religions à réclamer à l’Etat des espaces de culte spécifiques. Hier à l’occasion d’un drame survenu dans un lieu de prière évangélique, la première réaction du pasteur a été de déplorer le manque d’églises.

Entre la crise économique et les religions, les femmes trinquent dans tous les sens du terme

L’emploi contre les femmes

  • Les femmes championnes du sous emploi

Les derniers chiffres du chômage en France, publiés lundi 26 mars, font état de deux tendances distinctes pour les femmes. Sur un mois, le nombre de demandeuses d’emploi en catégorie A (qui n’ont pas du tout travaillé) est en léger recul. Sur un an, la hausse du chômage des femmes (+6%) est légèrement plus faible que chez les hommes. Dans cette catégorie les hommes ont été, depuis 2008, les principales victimes de la crise.

Mais les chiffres montrent dans le même temps que la tendance au sous-emploi chez les femmes ne s’améliore pas. Il s’agit là des catégories B et C des statistiques du chômage : les personnes en activité réduite et tenues de chercher un emploi. Alors que la courbe se stabilise depuis quelques mois chez les hommes, la tendance à la hausse qui a débuté en 2009 se poursuit pour les femmes : + 7% sur un an.

http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/civilisation-articles-section/civilisation/1793-toujours-plus-de-femmes-en-sous-emploi

Petite évolution des conditions de travail des femmes dans seulement 350 entreprises

  • La charte de la parentalité 

Mais ces 350 signataires ne représentent encore qu’une faible part du monde du travail. « Au-delà des discours et de l’affichage, les entreprises ne sont pas si nombreuses à s’investir réellement », relève le ministère des Solidarités. « Édicter des règles ou signer des accords ne suffit pas », renchérit le président de l’ORSE, Daniel Lebègue.

Et l’entreprise ne peut pas tout. Cette culture de l’égalité passe aussi par « une révolution conjugale » qui doit pour Jérôme Ballarin « amener les hommes à s’impliquer davantage dans les tâches familiales et domestiques, pour que les femmes disposent d’une égale capacité à s’investir dans la sphère professionnelle ».

Pour aller plus loin
Le site de l’OPE
Le site de l’ORSE, égalité pro

Reste aussi à composer avec le poids du contexte économique. Une étude menée en 2011 par le fournisseur de solutions d’espaces de travail Regus révélait un certain cynisme de crise : la proportion des entreprises prêtes à embaucher davantage de mères de famille a chuté de 20 % en un an. Mais « 57 % d’entre elles apprécient les mères reprenant le travail car elles offrent leur expérience et leurs compétences sans pour autant demander des salaires élevés »…http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/entreprendre-articles-section/entreprendre/1812-quand-le-travail-devient-mixte

Les femmes toujours moins payées que les hommes, une situation qui stagne depuis 1990

Que se passe-t-il depuis 15 ans pour que le rattrapage soit stoppé, alors que le niveau scolaire des femmes relatif à celui des hommes n’a cessé de s’accroître ? Tout se passe comme si les femmes étaient confrontées à un « plafond de verre » qui les empêche d’atteindre l’égalité. Un grand nombre d’emplois qu’elles occupent se trouvent dans le secteur des services peu qualifiés : grande distribution, services domestiques, etc. En même temps, de nombreux postes à responsabilité les mieux rémunérés leurs restent fermés. Enfin, une proportion plus importante de femmes que d’hommes semble refuser la compétition qui résulte d’un marché du travail très hiérarchisé et de plus en plus tendu. Pour de nombreuses raisons : par choix personnel – orienté notamment par l’éducation des jeunes filles, du fait de contraintes – comme le fait de garder des enfants – ou parce qu’elles savent qu’elles partent dans la compétition avec un handicap.

http://www.inegalites.fr/spip.php?article366&id_mot=93

Le salaire mensuel net moyen des hommes est de 2 221 euros pour un équivalent temps plein, celui des femmes de 1 777 euros (données 2009). Les hommes perçoivent donc, en moyenne, un salaire supérieur de 25 % (en équivalent temps plein) à celui des femmes. Ou, ce qui revient au même, les femmes touchent un salaire équivalent à 80 % de celui des hommes, donc inférieur de 20 % (voir notre encadré méthodologique en fin d’article). L’écart mensuel moyen est de 445 euros, soit presque un demi Smic.http://www.inegalites.fr/spip.php?article972&id_mot=104

Travail domestique, les hommes sont flemmards

Les femmes consacrent toujours plus de temps que les hommes aux tâches domestiques, 3H52/jour pour les femmes contre 2h24 en moyenne pour les hommes, soit 90mn de plus à la charge des femmes. Autant de temps ris sur leur temps de repos, de détente, de loisirs et de sommeil.

Les femmes seraient-elles plus douées, plus compétentes ou mieux naturellement équipées pour accomplir ces tâches. Certains hommes et certaines femmes le pensent qui affirment que c’est « naturel ». Pourtant, hommes et femmes sont également équipés de bras, de jamabes, d’yeux, d’oreilles et de neurones pour effectuer toutes les tâches domestiques basiques.

Mais les femmes passent trois fois plus de temps que les hommes à faire le ménage, la cuisine, les courses ou s’occuper du linge et deux fois plus à s’occuper des enfants ou d’un adulte à charge à la maison. Cette dernière tâche tendant à être essentiellement prise en charge par les femmes, qui travaillent ou non.

http://www.inegalites.fr/spip.php?article245&id_mot=93

La maternité pénalise lourdement la carrière des femmes

Le fait d’avoir un enfant dans les sept premières années de vie active pèse essentiellement sur la situation professionnelle des jeunes femmes. Alors que les hommes en couple restent, pour 90 % d’entre eux, à temps plein quel que soit le nombre de leurs enfants, les femmes ne sont plus que 68 % à travailler à temps complet avec un enfant et seulement 39 % avec plusieurs enfants. Parmi les femmes qui ne travaillent pas à temps complet, une partie est au chômage et une autre occupe un temps partiel.

http://www.inegalites.fr/spip.php?article773&id_mot=93

La démission des pères contribue à la pauvreté des femmes seules avec enfants

32,9 % des familles monoparentales (essentiellement des femmes avec enfants), soit 1,6 million de familles, disposent de revenus inférieurs au seuil de pauvreté à 60 % contre 10,8 % des couples. Si l’on considère le seuil à 50 % du revenu médian, les taux sont respectivement de 20,8 % (1 million de familles monoparentales) et 5,8 %. Depuis les années 1980, le nombre de familles monoparentales a doublé pour atteindre 1,8 million en 2005. 17,7 % des enfants de moins de 25 ans vivent avec un parent seul.

Au seuil de 50 %, la pauvreté concerne 43,8 % des femmes inactives contre 16,2 % des femmes actives, souvent victimes de bas salaires, de temps partiels contraints, morcelés et peu rémunérés. 13,2 % des pères seuls sont pauvres.

http://www.inegalites.fr/spip.php?article366&id_mot=93

L’économie est sous le contrôle  des mâles

La parité dans 70 ans ?h

Qui – homme ou femme – produit et énonce les « vérités » de l’économie ? Il faut ici distinguer le champ académique (université et recherche) avec ses relations internes de pouvoir, et le champ médiatique, celui des économistes les plus « visibles ».

En France, parmi les professeurs universitaires d’économie, on comptait 10 % de femmes dans la deuxième moitié des années 1990 (1) . En 2010, on atteint 16 %. À ce rythme (+ 0,5 point par an), la parité professorale est en vue… dans 70 ans.

Quant aux économistes les plus visibles, les stars de l’économie, ils forment en France un petit groupe de 15 à 20 personnes, toutes de sexe masculin. Leur fonction officielle (« expliquer l’économie ») est moins importante que leur fonction réelle : faire croire que l’économie est sous contrôle, qu’ils en détiennent les clés, et que certains principes ou dogmes sont indiscutables.

http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/chroniques-articles-section/chroniques/1784-economie-nom-masculin

Réunion des ministres du travail et de l’emploi du G20 en 2011

et pourtant, beaucoup de jeunes femmes sont déplômées en économie

Beaucoup d’étudiantes brillantes en économie à Dauphine et en fin de carrière, elles ont curieusement disparu de la scène …comme si le grand tropu noir de la discrimination sexiste les avait englouties…

Galerie Dorée de la Banque de France  Jeudi 27 janvier 2011

« L’impact de la crise sur les entreprises »

La sous-représentation des femmes en politique demeure la régle

La loi sur la parité n’y a rien changé, les partis politiques préfèrent payer des amendes plutôt que mettre autant de femmes que d’hommes dans les listes électorales.

Et lorsqu’une femme sort du lot et se présente aux élections présidentielles avec une sérieuse chance de l’emporter, toute la classe politique s’unit comme un seul homme pour l’empêcher d’être élue. Ce fut le cas de Ségolène Royal victime de la grande misogynie française, y compris de celle de son propre parti.

En 2011, 76 femmes ont été élues au Sénat et représentent 21,8 % de la Haute Assemblée. Pour la première fois depuis longtemps, cette part est en diminution : elles étaient 21,9 % en 2008.

Lors des législatives de 2007 la proportion de femmes élues a atteint 18,5 %. Un net progrès par rapport à 2002 (12,5 %). A ce rythme de progression en nombre de sièges obtenus par les femmes (+ 36) la parité serait atteinte à l’Assemblée dans 25 ans, sauf s’il se passe le même phénomène qu’au Sénat.

Si l’on compte 48 % de femmes dans les conseils régionaux en 2010 contre 47,6 % en 2004 et 27,5 % en 1998, seules deux femmes sont à la tête d’une région, contre trois auparavant. Parmi les conseillers généraux élus en mars 2011, 13,8 % sont des femmes, contre 10,9 % en 2004 et 9,8 % en 2001. Six femmes seulement sont présidentes de conseil général.

Aux élections municipales de 2008, le pourcentage de conseillères municipales était de 35 %. On peut noter cependant une différence importante entre les communes de moins de 3 500 habitants, non soumises aux contraintes de la loi sur la parité, qui comptent 32,2 % de conseillères municipales, et les autres communes qui en comptent 48,5 %. Malgré ces chiffres encourageants, seuls 13,8 % des maires sont des femmes, et celles-ci ne dirigent que 6 des 38 communes de plus de 100 000 habitants.

Que dit la loi ?
- Le 8 juillet 1999, un amendement de la Constitution de la Vème République indique que la loi « favorise l’égal accès des hommes et des femmes aux mandats électoraux et aux fonctions électives » et son article 4 stipule que les partis et groupements politiques « contribuent à la mise en œuvre » de ce principe « dans les conditions déterminées par la loi ».- La loi du 6 juin 2000 contraint les partis politiques à compter moitié de candidates pour les élections qui ont lieu au scrutin de liste : municipales (dans les communes de 3 500 habitants et plus), régionales, européennes et, en partie, sénatoriales. Pour les législatives, les partis qui n’ont pas au moins 48 % de femmes candidates sont pénalisés financièrement. Pour les sénatoriales, seuls les départements de quatre sénateurs et plus (contre 3 et plus auparavant) appliquent la proportionnelle. Ainsi, seuls la moitié des sénateurs sont élus sur scrutin de liste.- La loi du 31 janvier 2007 étend l’obligation de parité aux exécutifs régionaux et municipaux (dans les communes de plus de 3 500 habitants). Lors des élections cantonales, candidat(e) et suppléant(e) doivent être de sexe opposé.

http://www.inegalites.fr/spip.php?article59&id_mot=105

L’électorat féminin méprisé

  • Sarkozy refuse de débattre avec les femmes

Bis repetita : le candidat Nicolas Sarkozy avait décliné l’invitation des féministes en mouvement le 7 mars à la Cigale… Il n’a pas honoré ses engagements avec le magazine Elle.

Ce jeudi, le magazine Elle organisait un forum sur les droits des femmes à Sciences po Paris où étaient conviés tous les candidats à l’élection présidentielle. Plusieurs d’entre eux se sont succédé, dont Eva Joly venue en personne malgré son accident récent. Après la candidate d’EELV, le président de la République candidat était annoncé. Quelques minutes confuses ont remplacé sa venue puis, Valérie Toranian, directrice de la rédaction de Elle, a expliqué que l’équipe de sécurité du candidat avait jugé que les conditions n’étaient pas réunies pour le protéger. Une manifestation d’étudiants devant et dans le hall d’entrée de Sciences Po l’a dissuadé d’entrer.

http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/cafouillage/42-cafouillage/1818-sarkozy-ne-fait-pas-campagne-chez-les-femmes

Les femmes bonnasses pour engraisser les industriels de la poudre aux yeux

Une femme chargée de sacs de shopping en train d’hurler. C’est l’illustration choisie pour le site du « Salon national de la femme » qui se déroulera à Marseille mi-avril. L’introduction laissait pourtant espérer le meilleur en présentant les femmes comme « actrices de la vie économique de notre pays ». Par leur travail ?… Et c’est là que ça se gâte. C’est par leur consommation que ces femmes agissent. « Avec près de 33 millions de femmes, influençant à 80% les décisions d’achats des foyers… ».

Les organisatrices veulent réunir « ce qui les préoccupe, les intéresse, les passionne ». Autrement dit : beauté, shopping, déco, santé… et en dernier lieu seulement carrière, culture. Le programme prévoit des cours de cuisine, des démonstrations de « véhicules » (les femmes ne sont pas très douées avec les voitures c’est bien connu) ou encore « les secrets de maquillage et de coiffure réussis ».

http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/cafouillage/42-cafouillage/1819-salon-national-des-folles-de-la-conso

L’image des femmes dans les medias

  • Brigitte Grésy a quitté la commission Reiser

Auteure de nombreux travaux sur l’égalité entre hommes et femmes, Brigitte Gresy renonce à la commission sur l’image des femmes dans les médias présidée par Michèle Reiser.

Un bref arrêté du Journal Officiel du 6 avril 2012, page 6364 l’apprend sobrement :   « il est mis fin, à sa demande, au mandat de Mme Brigitte Grésy, membre de la commission sur l’image des femmes dans les médias. »

Brigitte Gresy,  avait été mandatée en février 2008 par Valérie Létard, alors secrétaire d’Etat à la solidarité pour remettre, en septembre 2008 un rapport sur l’image des femmes dans les médias au sein d’une commission présidée par Michèle Reiser, membre du CSA.  Un rapport très complet soulignant à la fois la sous-représentation des femmes et les stéréotypes dans lesquels elles restent enfermées. Cette commission a proposé aux médias de signer une simple charte qui n’imposait aucune contrainte en 2010.

Puis la commission a été renouvelée et sa composition a évolué le 24 mai 2011.Roselyne Bachelot, Ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale signait alors le décret qui vient d’être modifié.

La composition de la commission laissait songeurs nombre d’observateurs. Elle ne comptait par exemple aucun membre du GMMP qui réalise des enquêtes sur la place des femmes dans les médias depuis 1995 et dont la méthodologie a inspiré la commission. En revanche, elle comptait des acteurs de cinéma ou des animateurs de télévision qui ne s’étaient jamais distingués auparavant par leur engagement pour l’égalité hommes femmes.

En décembre dernier, la commission remettait un nouveau rapport qui dressait encore des constats sur les stéréotypes persistant à dévaloriser les femmes et n’affichait guère d’amélioration.

http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/cafouillage/42-cafouillage/1820-brigitte-gresy-quitte-la-commission-sur-limage-des-femmes-dans-les-medias

  • Pas de femmes à RTL

Alors que les journalistes allemands réclament 30 % de femmes dans les rédactions en chef, les médias français comme RTL restent dirigés par des hommes.

« Partout. Où vous voulez. Quand vous voulez » L’accroche de la nouvelle page d’accueil de RTL se veut démocratique. Elle oublie juste un détail : la moitié de la population se compose de femmes. Et elles n’ont manifestement pas voix au chapitre pour hiérarchiser l’information, nous dire ce qui mérite débat et ce qui est digne d’intérêt dans la société. Sur le visuel, des hommes journalistes, chroniqueurs, humoristes, footballeur promettent de nous dire ce que nous devons penser.

http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/cafouillage/42-cafouillage/1722-pas-de-femmes-sur-rtl-

Secteur numérique,femmes invisibles sauf …dans l’industrie du porno numérique

La République numérique n’est pas paritaire, ça se confirme. Le magazine de l’industrie, l’Usine Nouvelle, vient de publier « les 100 du numérique.» Un exercice journalistique permettant de créer des vedettes tout en gagnant quelques abonnés… Et ça marche ! Enfin presque. Quelques-uns des hommes cités plaisantent sur Twitter : « Ma mère va s’abonner à Usine Nouvelle maintenant qu’elle a vu que j’étais parmi les « 100 » ». Mais, s’il gagne le cœur des mères de ces stars en herbe, le magazine se prive de la moitié féminine des acteurs du numérique. Impossible pour elles de se reconnaître dans ce tableau impressionniste en 100 photos.

http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/cafouillage/42-cafouillage/1817-93-des-100-du-numerique-ont-du-poil-au-menton

  • Arte confond femme et poulette

Pour promouvoir l’émission Théma « doit-on encore manger des animaux ? », Arte aligne, côte à côte, de la viande et des femmes nues. Déjà en février dernier, Rue89 cédait aux sirènes du « dénudez plus pour vendre plus » à l’occasion de la sortie de son mensuel sur la malbouffe. La Une du magazine, représentait une femme dévêtue sous cellophane et exaspérait par exemple la bloggeuse Olympe ou Jacques Rosselin(directeur de la rédaction de La Tribune).

Cette fois-ci, pour réfléchir aux « conséquences écologiques de l’augmentation de la production de viande », Arte publie sur son site et sur sa page Facebook plusieurs visuels avec la question : « doit-on encore manger des animaux ? »… et des corps de femmes en guise d’illustration. Quel rapport entre le végétarisme et une blonde jouant à la volaille ? entre ces deux poulets préparés pour la vente et la grande brune dénudée qu’ils entourent ?

http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/cafouillage/42-cafouillage/1795-arte-la-viande-et-les-femmes-nues

Les femmes sous représentées dans les prix littéraires

Bien que les femmes lisent plus et écrivzent plus que les hommes, elles sont sous-représentées dans les prix littéraires, une incohérence qui s’explique par le contrôle par les mâles de l’édition et des médias.

Au total, sur 648 prix littéraires décernés depuis le début du 20e siècle, 16 % ont été attribués à des écrivaines, soit 104 femmes lauréates. L’égalité est encore lointaine en littérature, comme dans bien d’autres domaines.

Par ailleurs, les jurys des prix littéraires sont souvent très masculins (hors Femina, composé d’un groupe de femmes). L’Académie française, la plus prestigieuse institution culturelle, n’a compté que 7 femmes sur 721 membres depuis sa création (1 %) ; l’Académie Goncourt, 5 femmes membres pour 55 hommes (9 %).

Le nombre de femmes auteures éditées a toujours été inférieur à celui des hommes, d’où leur faible part dans les prix décernés. Outre que l’on peut se demander pourquoi (écrivent-elles vraiment moins ou leur production est-elle jugée moins digne d’intérêt ?), c’est de moins en moins vrai aujourd’hui. Le monde littéraire n’est cependant pas exempt de misogynie.

http://www.inegalites.fr/spip.php?article281&id_mot=105

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