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VOILE : Victoire de l’obscurantisme à Epinal. Procès de Fanny

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laconnectrice.wordpress.com

Les faits

Le tribunal d’Epinal vient de requérir 6 mois de prison avec sursis et 1500 euros d’amende contre Fanny Truchelut qui avait demandé à une femme voilée de retirer son voile dans les espaces communs de son gîte.
La bonne conscience de gauche (?) s’était portée partie civile au nom des libertés et la pauvre Fanny -qui a perdu son gîte et son mari à la suite de l’affaire vraisemblablement manigancée par des Islamistes- n’avait trouvé personne pour la défendre à l’exception de Maître Varaut, rémunéré par Philippe de Villiers, ce qu’on n’a pas manqué de retenir à charge contre elle.

L’avis de la connectrice

L’obligation de porter le voile est à géométrie variable selon les positions politiques des exégètes du Coran. Preuve en est qu’il y a seulement 15 ans, les seules musulmanes voilées en France étaient les grand-mères qui débarquaient du bled et dissimulaient ainsi leurs tatouages de même que leur incapacité civique.
D’un autre côté, les républiques islamistes ont toujours exigé que les européennes non musulmanes portent le voile dans leur espace sans que ça ne fasse bondir les bonnes consciences de gauche au nom de la tolérance.

Pour la grande majorité des femmes européennes ou qui vivent en Europe, le port du voile constitue une agression intolérable à l’identique de ce qu’éprouve Janine Mossuz-Lavau même si elle désapprouve dans la suite de l’article la loi sur le voile :

Quand je vois dans la rue une femme portant un voile, cela me serre le cœur. Non en raison d’une hostilité quelconque à la religion à laquelle elle se rattache, mais parce que cette femme est désignée ainsi comme inférieure à l’homme, comme interdite de sexualité avec tout autre que son mari ou futur mari, comme source de péché, comme « pute » potentielle si elle ne se recouvre pas de ce tissu. Il n’y a pas d’ambiguïté possible sur la signification de cet « habillement ».

(extrait de point de vue ds le Monde de 2003)

Une agression parce qu’il rappelle les violences, les discriminations et les exploitations contre lesquelles elles se sont « chairement « battues pendant des siècles mais qui perdurent dans nombre de pays au nom de la religion. Le port du voile est un outrage pour les femmes qui ont lutté et qui luttent encore pour être respectées dans leur vie privée comme dans leur vie publique et professionnelle.

Une agression parce que le port du voile justifie et autorise implicitement l’exploitation, le harcèlement et le viol des femmes qui ne le portent pas car, pour certains musulmans, il existe deux catégories de femmes : les femmes correctes qui dissimulent leur corps, leurs cheveux et leur visage et les « salopes » qui exhibent leurs formes et leur regard.

Des dizaines de faits qui relatent l’agression verbale et physique, les viols ou les assassinats en attestent. Sans compter la peur au quotidien de toutes les jeunes filles qui refusent le voile et risquent des agressions à tout moment dans certains environnements.

Le port du voile est une provocation qui incite au trouble à l’ordre public. La preuve, les délits, les crimes, les procès et les désordres causés dans notre société par le port du voile, en particulier dans les administrations et les écoles qui devraient être des havres de paix.

les discours sont figés et la peur d’attentats islamistes incite nos (ir)responsables à adopter des positions contraires à l’esprit de la République.

EXEMPLES concrets DE TROUBLES A L’ORDRE PUBLIC se cachant derrière le voile ici et ailleurs
(sélectionnés par votre connectrice)

France: Des filles non voilées témoignent de la pression qu’elles subissent quotidiennement dans leur quartier
(Libération)

«Leur voile, j’ai envie de l’arracher»

«Autour de moi, c’est des filles pas intéressantes qui s’y sont mises, nulles à l’école, moches.» Louisa, lycéenne à Paris, 17 ans e porter, ou pas. Elles ne le portent pas et se sentent agressées par les voiles qui prospèrent autour d’elles, leur renvoient l’image de la mauvaise Arabe, mauvaise musulmane, mauvaise fille. Le voile, Nadia, 22 ans, étudiante en arts plastiques à Lille, ne peut en parler qu’avec une boule dans la gorge. «Quand je vois une fille voilée de mon âge, ça me fait mal. Physiquement mal. Dans mon quartier à Roubaix, avant, ni les filles ni les mères ne se voilaient. Les femmes de ma famille se sont battues, sont mortes pour pouvoir choisir leur vie, et là, c’est l’inverse.» Louisa les déteste : «Elles ont la gloire avec elle. Autour de moi, c’est des filles pas intéressantes qui s’y sont mises, nulles à l’école, moches. Moi, j’ai eu 17 au bac de français, et les voisines prennent la tête à ma mère parce qu’elles me voient sortir le samedi soir.» Cette lycéenne de 17 ans est née et a grandi boulevard Ménilmontant (dans le XXe à Paris), au milieu d’enfants de toutes nationalités, librement du moins jusqu’à l’arrivée de familles «islamistes». «C’est une guerre. Il n’y a pas de mort, mais des regards et des réflexions qui tuent. Dans mon quartier, les Kabyles qui tiennent des cafés sont considérés comme le diable, et nous, les filles, on n’ose plus se mettre en terrasse. Sous prétexte que j’ai une tête d’Arabe, ils me font des réflexions, même les jeunes analphabètes.»

«A cause des voisins»

Zeliha, 28 ans, a peur de passer, un jour, à l’acte. «J’enrage, quand je les vois avec le voile. J’ai envie de leur arracher.» Elle l’a porté, sous la contrainte de son père. «Il nous obligeait à cause des voisins.» D’origine turque, la jeune femme a quitté Quimper pour travailler à Paris dans une association d’aide aux migrants. «Mon père nous harcelait : « Tu vois la famille Unetelle, leurs filles ont le voile. » Ma soeur s’est pris des torgnoles parce qu’elle ne voulait pas. C’est horrible la pression quand on vit tous les uns avec les autres. Tu fais un pas, et ton père en est aussitôt informé.» De toutes les Turques qui l’entouraient à Quimper, elle est la seule à ne pas s’être mariée. «Elles sont toutes voilées. Je les connais bien, ça n’a rien à voir avec la religion, c’est les maris qui les obligent.» Quand elle retourne en Bretagne, les «hommes de la communauté» l’abordent : «C’est quoi ce pantalon, il est où ton voile ?» Elle passe outre. C’est la force des plus déterminées.

Ouria, 2
1 ans: «Sans religion, mais c’est impossible à dire, si tu es arabe, tu es forcément musulmane ou alors un monstre à supprimer», en est venue aux mains, avec sa soeur voilée, avec des anciens camarades embringués dans l’organisation des Frères musulmans. C’est fini : «Je ne fréquente plus que des Français ou des filles arabes qui fréquentent des Français.» Elle a grandi dans un quartier «français» de Seine-Saint-Denis, sa mère est «éduquée» et l’a encouragée à étudier. Elle s’est battue parce qu’elle voulait discuter «librement». Le voile, «c’est un non, plein de haine, c’est pas de sortie, pas de vie libre». Pour elle, les filles voilées «se trimbalent avec une pancarte « femmes réservées aux bons Arabes musulmans »». C’est à l’école qu’elle a décidé d’être une Française «de culture arabe».

«Ils nous font la morale»

Le ramadan, cette année, fut une épreuve : à cause de la télé, de Tariq Ramadan, «des deux Françaises qu’on voyait partout» (les soeurs Lévy expulsées du lycée d’Aubervilliers, ndlr), «les deux martyres», selon l’expression de Lila, jeune vendeuse. Pendant toute cette période : «J’ai vu des hommes venir vers moi. Un médiateur de Transpole (la société de transports urbains à Lille, ndlr) m’a demandé si je jeûnais. J’ai dit non, il s’est éloigné de moi, dédaigneux. Je n’existais plus pour lui», raconte Nadia. Deux hommes l’ont abordée pour lui dire qu’ils la voyaient souvent dans les bars. «Un autre voulait me présenter une Française convertie et voilée, pour que je parle avec elle. Ils se mêlent de ma vie. Parfois, je me sens comme une proie : on peut me draguer, moi !» Peau bistre, vastes yeux noirs et longs cheveux crépus, elle est née en France, fille de harki. Elle a rompu avec sa communauté, a quitté Roubaix, pour Lille. Dans son nouveau quartier, elle est «cataloguée», parce que : «Je vis avec un Français, je bois du vin, je mange du fromage.» A Carpentras, dans le Vaucluse, Myriam, 16 ans, assure que «cette année, c’était l’enfer». Elle prépare un CAP de coiffure, se maquille en cachette, se fait des mèches dans le salon où elle est apprentie. Jusqu’à présent, elle n’avait pas d’opinion sur le voile. Maintenant, elle étouffe. «Tous les jours, des barbus et des garçons connus pour faire de conneries venaient nous faire la morale : « C’est juste un conseil, tu devrais pas te maquiller, tu offenses ta famille et la religion. » Même se promener avec un Discman, c’est péché !» Ses parents ne savent pas lire, ils ont été «trop durs» avec les aînées : «Dans la famille, il y a eu des fugues, des drames. Nous, les deux petites, ils nous respectent, mais il ne faut pas qu’on fasse mal parler de nous.» Quand elle aura son CAP, elle ira vivre «dans un quartier où il n’y a pas d’Arabe».

«Direct en enfer»

A l’autre bout de la France, Mulhouse, un jour de ramadan. Majda fume dans une rue du centre-ville. «Des Arabes m’ont calculée, ils m’ont dit un truc. Je leur ai répondu que s’ils n’étaient pas contents, ils n’avaient qu’à faire leurs valises et rentrer chez eux. Ils sont comme des chiens pour avoir des papiers français et critiquent la façon de vivre des Français. Moi, je vis en France, point.» Pantalon moulant, accent alsaco-maghrébin, cette Marocaine naturalisée par un mariage avec un Français au sortir de l’adolescence («pour ceux de la cité, j’irai direct en enfer à cause de ça») s’«embrouille» presque tous les jours. Dans le «bloc pourri» où elle a grandi, elle se montre agressive parce qu’on la méprise. «Je leur dis : « Enlève ton voile, t’es ridicule, je sais que tu as ton rouge à lèvres dans le sac. »» Son père, ouvrier, qui les a élevés «à coups de ceinture», est contre le voile. Elle ne sait pas pourquoi. Ses tantes la défendent quand des voisines parlent mal d’elle. «C’est pour dire : « Ma fille, elle est mieux que ta nièce, nous, on a une sainte dans la famille. » Ces filles sont des « fausses jetonnes ». Elles pensent que le voile égale : « Je suis vierge, moi. » Tu parles.» Elle raconte que la nouvelle femme de son père porte le voile depuis qu’elle perd ses cheveux. «Le voile, c’est le début. Après c’est : « Tu fais à manger et tu la fermes. »» Dans le quartier, des familles turques ont interdit à leurs filles, voilées, de fréquenter leurs amies non voilées. Rizlaine, 25 ans, les traite d’hypocrites : «On n’est pas voilées, mais, contrairement à leurs filles, nous, on ne fume pas dans les cafés. Leurs familles les poussent à mener la guerre à l’école. Mais ils n’ont qu’à ouvrir des écoles coraniques ou retourner dans leur pays.» Mulhouse, encore, une ZUP où «plus un chrétien ne passe», selon Noria, presque 20 ans, qui, elle, éprouve de la «pitié» pour celles qui se couvrent. Elle l’a porté, entre 10 et 14 ans. «La vérité, c’est que la famille attend ça de toi. Ça passe par la gentillesse ou par les menaces. Quand t’es petite, les parents t’emmènent d’abord à l’école coranique, et après avec des paroles en arabe, des mots très poignants, très intenses, il est impossible de résister. Ensuite, ils ont voulu que je le garde au collège, ça a créé des problèmes, mes parents voulaient être plus forts que la France. J’ai refusé pour le collège, et après je l’ai complètement retiré. Je les ai déçus. Je file droit, dix fois plus que celles qui le mettent et qui ont le droit de sortir librement.»

«Pour eux, je suis une pute»

Samia, Avignonnaise, était cet été en Algérie. «Les filles là-bas ne comprennent pas les Françaises. « Nous, on pleure pour l’enlever, on est obligée et vous qui n’êtes pas forcées vous le portez. »» Depuis trois mois une pluie de cassettes, le Coran en français, arrose son quartier, les Sources. «Je suis une pute pour eux parce que je mets des jeans taille basse. Ils me mettent la cassette dans mon sac. Je la jette. Eux les passent à fond dans les voitures, fenêtres ouvertes, pour que tout le monde entende.» Sa belle-soeur marocaine va mettre le voile à sa fille de 7 ans. «J’ai le dégoût. On est déjà tous dans la merde dans ces quartiers, et on va s’enfoncer. Comment tu veux sortir du quartier si t’es voilée ?» Nadia, la Lilloise, résume : «Puisque la République ne nous ouvre pas ses portes, nous irons à la mosquée.»

Naza, jeune libraire d’origine iranienne, a fait le chemin à l’envers. Lundi, elle est allée à l’ambassade d’Iran pour un visa. Voilée, bien sûr. «Ce n’était pas une protection mais une plus grande vulnérabilité. Les hommes se permettaient de me parler comme à une inférieure.» Dans les rues de Paris, elle se surprend à contenir des bouffées de colère, l’envie d’arracher les foulards. Le voile la rend anxieuse. Paranoïaque. «J’arrive à avoir des raisonnements lepénistes. Si elles souhaitent s’habiller comme ça, elles n’ont qu’à vivre dans les pays où c’est la règle.»

(LibérationDisclaimer) ajoutée le 2003-12-10

Les gynécologues s’alarment des pressions islamistes

JEAN-MARC PHILIBERT. Le Figaro
Publié le 21 octobre 2006
Actualisé le 21 octobre 2006 : 21h08
Les gynécologues ont noté une recrudescence des demandes de certificats de virginité pour des femmes de confession musulmane.
Un obstétricien de l’hôpital Robert-Debré à Paris a été frappé par un mari intégriste en septembre.
LES FAITS remontent au mois de septembre mais ils n’ont été rendus publics que jeudi soir. Dans la nuit du 8 septembre dernier, à l’hôpital Robert Debré, dans le XIXe arrondissement de Paris, le professeur Jean-François Oury effectue sa tournée des patientes admises au service de gynécologie obstétrique. De garde ce soir-là à la maternité, le chef de service vient ausculter une femme musulmane à l’issue d’un accouchement difficile. Alors qu’il s’apprête à l’examiner, le mari de la patiente, visiblement furieux, se jette sur le médecin et l’insulte avant de le gifler. Il faudra l’intervention de la police et le transfert du couple dans un autre établissement pour ramener le calme. Le médecin et l’AP-HP ont porté plainte pour coups et blessures et violences volontaires.

Acte isolé ou bien exacerbations des tensions en milieu hospitalier ? Hier, à l’hôpital Robert-Debré, on voulait dédramatiser l’incident. « C’est un acte isolé et unique qui nous a surpris, explique un membre de l’équipe médicale. Nous restons très attachés à la laïcité mais il n’y a pas là de quoi remettre en cause le fonctionnement de l’hôpital.

Cette agression n’est pourtant pas la première du genre. En août 2003, le chef du pôle femme-enfant à l’hôpital d’Aulnay-sous-Bois, Stéphane Saint-Léger, avait déjà été victime d’une agression de la part d’un intégriste musulman. Là aussi, l’administration avait dû faire appel aux forces de l’ordre pour évacuer le pertur�bateur.

« Ces agressions sont inacceptables, dénonce aujourd’hui le professeur Jacques Lansac, président du collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF). L’hôpital doit rester un lieu neutre. Toutes les religions sont respectables mais elles doivent rester dans un cadre personnel et certainement pas déborder dans nos établissements. À l’hôpital, c’est le principe de laïcité qui doit s’appliquer. »

Si les gynécologues prennent aujourd’hui position, c’est qu’ils estiment faire face à une montée inquiétante de l’intégrisme musulman en milieu hospitalier. « Cela se traduit d’abord par une recrudescence de demandes de certificats de virginité, poursuit le professeur Lansac. Ce n’est pas acceptable. Nous comprenons la pression croissante que subissent les femmes musulmanes, mais il s’agit d’une atteinte à leur dignité. On demande au médecin de vérifier la qualité de la « marchandise ». Or la femme n’est pas une chose. À mon avis, c’est une régression pour les femmes alors que nous nous sommes battus, dans les années 1970, pour que leur corps leur appartienne. »

Cette dernière agression survient en tout cas dans un climat tendu. Les actes de violences physiques ne cessent en effet de progresser au sein des établissements hospitaliers en Ile-de-France. De 145 en 2004, elles sont passées à 184 l’année dernière, selon les chiffres de l’AP-HP. Sur ce chiffre, une infime partie seulement est imputable à la montée de l’intégrisme.

Terreur en Italie

Extrait de 24 heures, journal suisse

ARIEL F. DUMONTROME | 20 Août 2007 | 00h02

Deux cocktails Molotov et une bombe artisanale lancés dans la nuit de vendredi contre un centre culturel musulman à Brescia. La voiture d’un imam incendiée la semaine dernière devant une mosquée à Milan. Depuis quelques mois, les actes de violence contre la communauté musulmane se sont multipliés, notamment dans le nord de la péninsule, où le parti xénophobe et populiste de la Ligue du Nord mène une sombre croisade contre les immigrés. Et tandis que les dirigeants de la communauté musulmane parlent de vague d’islamophobie, les Italiens découvrent le drame des musulmanes soumises à la loi du Coran «façon maison».

Faux religieux

Le fait est que, de l’autre coté des Alpes, les imams s’improvisent. Bien souvent, les bouchers de viande halal ou les épiciers arabes font double emploi et deviennent prédicateurs le vendredi. Sans avoir suivi de formation religieuse et dotés d’un bagage culturel approximatif, ces faux religieux sont incapables ou ne veulent pas combattre le phénomène de la Charia à domicile.

«Les femmes musulmanes vivent dans la terreur!», s’est écriée Souad Sbai la semaine dernière. Dans une lettre ouverte adressée au ministre de l’Intérieur Giuliano Amato, la présidente de la Confédération des Marocains en Italie dénonce la condition de ses «sœurs». «Lorsqu’elles arrivent en Italie, leurs maris ou leurs pères leur prennent leurs papiers d’identité et ne renouvellent jamais leurs cartes de séjour. Elles deviennent des clandestines et doivent se soumettre à la loi des mariages arrangés», écrit Saouad Sbai.

A l’origine de la lettre de Saouad Sbai, l’acquittement des parents de Fatima, une jeune marocaine battue, enfermée et enchaînée par sa famille. Ses parents, qui lui reprochaient un comportement «lascif et de mauvaises fréquentations», l’ont enfermée et enchaînée pour l’empêcher de sortir. Ils affirment avoir agi pour le bien de leur fille et ont été acquittés. Condamnée en première instance pour «séquestration et mauvais traitements» par le Tribunal de Bologne, la famille a fait appel et a gagné.

La semaine dernière, la Cour de cassation a confirmé l’acquittement. «Aucun délit n’a été constaté car, au cours des débats, il est apparu avec certitude que la jeune fille était terrorisée face aux possibles réactions de ses parents. Elle ne s’était pas rendue à son travail préférant retrouver un homme et avait en conséquence menacé de se suicider. C’est en bonne foi que ses parents l’ont enfermée pour la protéger et l’empêcher de s’automutiler», ont estimé les juges.

Poignardée pour des jeans

L’histoire de Fatima n’est pas un cas isolé. Durant les cinq dernières années, plusieurs affaires souvent plus dramatiques ont fait la une de la presse. Comme celle de Kubira, poignardée par son mari en 2002 parce qu’elle préférait porter des jeans serrés au lieu du voile. Ou de Maha, battue à mort par sa famille parce qu’elle refusait de demander la permission de son père avant de sortir. Sans parler du suicide de Khaur, qui ne voulait pas d’un mariage arrangé. Et de Hina, la jeune pakistanaise égorgée l’an dernier par son père, son oncle et son frère qui l’ont ensuite enterrée dans leur jardin après lui avoir tendu un guet-apens. Sa faute? Avoir quitté sa famille pour vivre avec un jeune Italien. Le jugement sera prononcé le 13 novembre prochain.

La croix 30/03/2006 20:41Etre une jeune fille et vivre en banlieue

Des jeunes filles témoignent de leur quotidien dans la cité, alors que s’ouvre vendredi 31 mars le procès du meurtrier présumé de Sohane
La semaine dernière, Lisa, 17 ans, a été agressée dans son escalier par un garçon dont elle avait refusé les avances. « Je descendais de chez moi pour aller dîner avec des copines, raconte-t-elle. Il m’attendait dans l’escalier, m’a tapée et renversée par terre parce que je n’avais pas voulu sortir avec lui quelques jours plus tôt. Mes parents ont appelé la police mais le temps qu’elle arrive, le garçon avait filé. »
Un incident qui semble presque banal, dans cette cité sensible de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Au pied des tours délabrées du Chêne-Pointu, où des groupes de garçons d’une vingtaine d’années trafiquent régulièrement de la drogue, les jeunes filles assurent qu’il suffit d’un rien – un mot de trop, une attitude jugée hautaine ou au contraire trop avenante – pour que tout bascule.

« Il faut sans cesse être sur ses gardes, se maîtriser », confirme Jenny, 18 ans, la sœur aînée de Lisa. Combien de fois, en rentrant de cours, s’est-elle mordu les lèvres pour ne pas répondre aux provocations des « gars de la cité », aux allusions douteuses, aux insultes gratuites ? Combien de fois a-t-elle ravalé son orgueil ?
« Même si tu es fatiguée, à bout, il ne faut pas répondre, surtout s’ils ont bu et fumé, car ils peuvent s’énerver, te frapper ou même aller plus loin », raconte cette jolie fille au franc-parler. L’année dernière, une adolescente a été violée dans l’immeuble voisin. Et ce qui est arrivé à Sohane, brûlée vive en 2002 par un garçon de 18 ans à Vitry-sur-Seine, à quelques kilomètres de là, « pourrait se produire ici aussi », affirme Jenny.

« Nous ne sommes pas libres dans la cité »

Au début, l’élève de BEP dans un lycée de Gagny (Seine-Saint-Denis) rentrait chez elle la peur au ventre. Depuis elle a appris, comme les autres filles du quartier, les règles non écrites qui permettent de préserver un fragile équilibre. « J’essaie de rester simple, de dire bonjour aux jeunes quand je les croise, de ne jamais traîner seule dans la cité. » Elle a aussi ses petits « trucs » pour éviter les dérapages. « Par exemple, je ne prends jamais l’ascenseur au rez-de-chaussée, pour éviter d’attendre et donc de me faire accoster. Je monte le premier étage à pied et j’attends là, c’est plus sûr. » Pas question, non plus, de sortir trop maquillée ou vêtue d’un haut décolleté. « À moins de le cacher sous une grosse veste », s’amuse Jenny, à qui il ne viendrait pas à l’idée de troquer son jean pour une jupe dans la cité.
Avec tout de même quelques regrets de ne pouvoir s’habiller de façon plus féminine, simplement au gré de ses envies.

« Nous ne sommes pas libres dans la cité », lâche Claudia, bientôt 17 ans, qui vit dans le quartier Soubise à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). L’adolescente n’est pas du genre à tourner autour du pot. « Quand tu es une fille, tu es fichée pour un rien : pour un vêtement trop sexy, pour avoir fumé une cigarette ou parce que tu te promènes avec quelqu’un d’inconnu dans le quartier. Il faut faire attention à tout, tout le temps. C’est oppressant mais on n’a pas le choix parce que ce qui peut arriver de pire, c’est une sale réputation. »

Les rumeurs et le qu’en-dira-t-on scellent les destins

De fait, dans ce qu’elle appelle le « village », où « tout le monde se connaît », les rumeurs et le qu’en-dira-t-on scellent les destins. Elle se souvient d’une amie, qui refusait de coucher avec un garçon. « Il lui a dit : ‘‘Soit tu couches, soit je te fais ta réputation.’’ » Comme elle n’a pas cédé, il s’est mis à raconter n’importe quoi sur son compte, à la décrire « comme une salope » dans tout le quartier. Les autres garçons de la cité se sont alors mis à l’interpeller, à l’insulter sans arrêt, à la traiter de pute. Sa vie est devenue un enfer, « surtout qu’une réputation, il faut cinq minutes pour la faire et dix ans pour la défaire ».
Claudia, elle, a préféré prendre le large. Depuis le mois de septembre, l’adolescente est élève dans un internat de l’Essonne, ce qui lui permet d’échapper à la vie de la cité pendant la semaine. « Je n’y suis plus que le week-end et je respire, même si, avec le temps, j’ai réussi à m’y faire respecter, notamment grâce à la boxe. »

D’autres, comme Aramatou, se réfugient dans les études. Élève en première littéraire au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis), aînée d’une famille de neuf enfants, cette jeune fille toute fine au maquillage discret sort peu au pied des tours.
Marine LAMOUREUX

***

Plusieurs jeunes femmes ont été victimes d’agressions

En novembre 2005, Schérazade, une jeune femme d’une vingtaine d’années, a été brûlée vive à Neuilly-sur-Marne (Seine-Saint-Denis) par son ancien ami. Celui-ci, qui a expliqué avoir agi « par dépit amoureux », l’a aspergée d’essence dans une rue non loin de chez elle. La jeune femme survivra, mais elle était toujours, fin 2005, à l’hôpital en coma artificiel. Toujours en novembre 2005, une jeune femme avait échappé de très près à l’immolation lors d’incidents qui se sont produits à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis), tandis que deux autres avaient été sorties de force de leur voiture lors d’attaques très violentes.

Maroc : agressions contre des femmes non-voilées

mardi 17 décembre 2002

RABAT (AP) – « Les femmes, cible des intégristes », titrait mercredi le quotidien Aujourd’hui Le Maroc, reprenant ainsi une préoccupation exprimée par une association féministe marocaine.

Le journal fait état de plusieurs agressions physiques ou verbales dont auraient été victimes des femmes se promenant les cheveux et le visage découvert dans les villes de Rabat, Fès ou Casablanca. « Nous sommes en train de vivre le commencement du face à face intégriste-moderniste », peut-on lire dans ses colonnes.

Appelant les pouvoirs publics à sanctionner sévèrement les auteurs de ce genre d’agression -justifiées par l’application d’un islam rigoriste qui veut que les femmes « objets de tentation » soient cachées du regard de l’homme-, la publication estime que « la montée des islamistes dans la société marocaine est beaucoup plus importante que ne le laissent croire les autorités ».

Lundi, le quotidien Libération, organe francophone du parti socialiste marocain, avait déjà recensé « cinq agressions de jeunes femmes » pour des raisons vestimentaires. Au moins deux femmes, dont le journal ne donne pas les identités, auraient été agressées à l’arme blanche pour s’être promenées non-voilées sur la voie publique à Rabat. Ces incidents n’ont, pour l’heure, donné lieu à aucune interpellation.

Dans un communiqué, l’Union de l’action féminine (UAF) a voulu « attirer l’attention des pouvoirs publics sur des actes à caractère terroriste commis en plein jour ».

« Certes, ce ne sont que des actes isolés mais on ne peut rien garantir dans un avenir proche car il s’avère désormais que la sécurité des femmes est menacée et que ces actes visent à semer la peur parmi la gente féminine », déclare ainsi dans Aujourd’hui Latifa Jbadi, responsable de l’UAF. « L’Etat connaît les groupes qui encouragent ou commettent ces crimes. Il a les moyens et c’est à lui de trouver ces criminels et de les faire traduire en justice », ajoute-t-elle.

La dénonciation de ces incidents intervient alors que s’est ouvert mardi le procès de 15 jeunes islamistes accusés d’avoir lapidé à mort en février un clochard alcoolique dans le quartier populaire de Sidi Moumen à Casablanca (100km au sud de Rabat).

Au total, la police marocaine a interpellé depuis le début de l’année une quarantaine de militants islamistes membres ou sympathisants d’un réseau baptisé « Salafia Jihadia » (« le salafisme combattant ») par les autorités et impliqués dans une série de six crimes d’inspiration religieuse.

Si elle n’existe pas officiellement, la « Salafia Jihadia » compte parmi ses « autorité morales » un prédicateur de Fès, le cheikh Abou Hafs. « Oussama ben Laden n’est pas un terroriste. Tuer un mécréant n’est pas un crime », avait déclaré en novembre Abou Hafs dans les colonnes de Maroc Hebdo. « Oussama ben Laden est le porte-drapeau des musulmans et de l’Islam, il est en train de donner une leçon à tous les mécréants qui ont tué et torturé des musulmans à travers le monde », avait ajouté le prédicateur, arrêté début 2002 avant d’être condamné puis relâché au bout de trois mois de prison.

Interrogé sur la justesse du combat des « milices islamistes » qui sont signalées dans les quartiers populaires des grandes villes marocaines, Abou Hafs, fervent adepte de la « charia » (« loi coranique »), avait répondu : « la vérité c’est que les jeunes sont écoeurés par la débauche des quartiers où s’activent au su et au vu de tout le monde les mafias de la prostitution et de l’alcool ». AP

Les islamistes tunisiens menacent les femmes non voilées

September 2, 2007 on 2:19 pm | In 5wenjeyyas, Tunisie|

Bon, voilà, ça y est, nous y sommes. Voici un document édifiant sur la mainmise des islamistes sur les facultés Tunisiennese et sur les étudiantes en particulier.
Voici le témoignage d’une étudiante courgaeuse, qui témoigne du calvaire que lui font subir les illuminés barbus islamistes, des brimades qu’elle doit subir tous les jours, des attaques répétées qu’elle subit depuis des mois, sans qu’aucune autorité ne réagisse. D’ailleurs, comme elle le raconte, une de ses copines s’est fait agresser et cracher dessus, le tout devant un poste de police et personne n’a osé intervenir.Vraiment le pays va à la dérive et part en couilles, si je puis m’exprimer ainsi. Maintenant, les barbus se permettent tout et agressent en plein jour, toutes celles qui ne se soumettent pas à leurs idées rétrogrades………

Affaire à suivre par 5oukom el manchou himself !

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Après la France et l’Australie, il fait parler de lui en Allemagne

Le voile islamique : une polémique transnationale

Deux députées allemandes d’origine turque menacées pour avoir appelé les musulmanes à se libérer du voile

mercredi 1er novembre 2006 – 16h23, par Chawki Freïha

extrait de MediaArabe.info

Après les déboires de Robert Redeker avec les islamistes en France pour avoir publié une tribune dans le Figaro, le mufti d’Australie compare les femmes non voilées à la « viande fraîche exposée sans couverture aux prédateurs ». En Allemagne, deux députées musulmanes s
ont menacées de mort. L’islam accentue ses pressions sur l’Occident.

Après les menaces proférées contre l’enseignant français de pilosophie, Robert Redeker, pour avoir publié une courageuse tribune dans le Figaro, et après la polémique suscitée par les propos du mufti d’Australie, cheikh Tajeddine Hilali, qui avait comparé les femmes non voilées à « des morceaux de viande fraîche étalées sans couverture aux prédateurs », c’est au tour d’un autre imam de Melbourne, cheikh Mohammed Omrane, de critiquer la justice australienne « systématiquement hostile à l’islam et aux musulmans ». Omrane a défendu Hilali et vivement dénoncé les magistrats qui sont « beaucoup plus indulgents avec les footballeurs qu’avec les musulmans ». Cette polémique est partie de la comparaison faite par le mufti entre « les femmes non voilées qui s’exposent aux violences sexuelles comme s’exposent les morceaux de viande fraîche étalées à découvert devant des chats affamés ». Le mufti d’Australie défendait ainsi Bilal Skaf, un chef d’une bande qui s’est illustrée en l’an 2000 par une série d’agressions sexuelles commises sur des australiennes. Selon le plaidoyer de l’imam Hilali, « c’est la faute aux filles qui ne se voilent pas, si elles se font violer… ».

Mais la polémique ne se limite pas à l’Australie. Elle fait rage aussi en Allemagne, où une députée fédérale, d’origine turque, a été menacée de mort pour avoir appelé les musulmanes à se libérer du voile. Les menaces proférées contre Ekin Deligöz (35 ans, élue pour le parti des Verts au Bundestag en 1998, réélue en 2002 et en 2005) ont indigné le ministre de l’Intérieur de la Bavière, qui a regretté que « la jouissance des citoyens de leurs droits personnels devienne l’occasion de les menacer de mort. C’est une tentative d’étouffer la liberté d’expression et d’opinion qui menace les lois fondamentales de l’Allemagne » a précisé Günther Beckstein.

Cette polémique divise la communauté turque en Allemagne, influencée par des fondamentalistes qui rejettent l’égalité entre les sexes et qui menacent de mort toute personne qui ose appeler à la libération de la femme musulmane du poids des traditions. Si Ekin Deligöz est désormais sous la protection de la police, le danger réside dans le fait que certains responsables des Verts tentent de se rapprocher des fondamentalistes pour écarter la menace. Cette tentative pourrait, à terme, faire le lit des islamistes, estiment certains observateurs, qui ne cachent pas leur inquiétude quant au comportement similiare de Ségolène Royal en France. La candidate à la candidature socialiste met à pied d’égalité le port du foulard et celui du string ! En Allemagne, Deligöz révèle cependant qu’elle ne reçoit pas que des menaces de mort : « de nombreuses lettres me sont parvenues, adressées par des femmes musulmanes opprimées, qui me demandent de poursuivre mon combat pour les libérer », a-t-elle déclaré.

Une autre députée allemande d’origine turque, Lale Akgün (49 ans), élue du SPD (Parti Social Démocrate), avait elle aussi appelé les femmes à « ôter leur voile et à descendre dans la rue pour briser la tutelle qu’exercent les hommes sur elles ». Menacée elle aussi, Akgün bénéficie désormais d’une protection policière rapprochée. Elle a reçu des milliers de lettres et de courriers électroniques, la qualifiant de « traître qui veut empêcher la parole de Dieu, d’être vendue aux Juifs, et d’être le sale singe de l’Europe… ».

Pour une meilleure compréhension du sujet du voile, nous publions une analyse réalisée en 2003 au sein de la presse arabe et islamique sur la signification du voile et sur son exploitation par l’islam. Cette analyse avait été publiée en novembre 2003 par proche-orient.info dont la direction nous a donné son accord pour la rediffuser. Pour lire cette analyse, cliquez ici.

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