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Greffe d’utérus : pourquoi pas de femme à homme ?

Publié le

Actualité au 04/10/2014

http://www.leparisien.fr/laparisienne/sante/video-premiere-mondiale-en-suede-un-bebe-nait-grace-a-un-uterus-greffe-04-10-2014-4186913.php

L’équipe suédoise qui s’était spécialisée dans la greffe d’utérus a salué en septembre la première naissance d’un bébé né d’un utérus greffé.

L’histoire ne dit pas combien cette prouesse a coûté en argent à la Suède et en souffrances à la mère qui a du tout de même subir une césarienne en urgence suite à une pré-éclampsie (hypertension). Ce succès médical nous est présenté comme un progrès, ce dont je ne suis pas persuadée puisqu’il met la mère en danger d’effets secondaires liés à la prise intensive d’hormones pour accompagner la FIV et l’implantation de l’embryon. On sait que la prise d’hormones favorise toutes sortes de pathologies et, en particulier le cancer.

Je conçois qu’en cas d’infertilité mineure la médecine puisse donner un petit coup de pouce à la nature mais remplacer totalement la nature rien que pour avoir un enfant bien à soi issu de son propre ventre de ses propres gènes, de son propre sang me semble avant tout et égoïste et irresponsable au regard du devenir de l’enfant à naître. Ce désir mégalomaniaque de demander à la médecine de faire ce que la nature ne peut donner conduit à des excès comme la PMA et la GPA qui se moquent de l’avenir de leur enfant -produit -de- consommation.

Par ailleurs, étant donné le coût matériel et humain qu’implique une telle entreprise médicale, on se doute que consciemment ou pas, l’enfant né de cette cuisine médicale sera lourdement investi par ses parents auxquels il sera rattaché par un cordon ombilical très infernal (selon la BD de Claire Brétécher).

Copyright Brétécher, Bretécher Claire – 1976

https://www.facebook.com/pages/Claire-Bretecher/111914008883409

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On apprend qu’une équipe médicale suédoise s’est spécialisée dans la greffe d’utérus et qu’une mère souhaite donner son utérus à sa fille qui est née sans cet organe.

http://www.elle.fr/Societe/News/Une-mere-veut-donner-son-uterus-a-sa-fille-de-25-ans-1622838

En apprenant cette nouvelle, on peut se réjouir. Une mère va donner sa chair à la chair de sa chair. Beau dévouement, beau sacrifice et belle chance pour sa fille qui pourra porter son propre bébé.

En réfléchissant un peu, on se dit que c’est beaucoup d’argent, beaucoup de personnel médical mobilisé, beaucoup de souffrances pour la fille et la mère et, qu’au regard de tous les enfants abandonnés c’est abusif et ridicule, pour ne pas dire irresponsable.

Même si l’opération est médicalement possible, elle représente une grande épreuve pour la fille qui devra suivre un traitement pour se préparer à la greffe, suivre un traitement anti-rejet, passer par la case FIV, prise d’hormones, implantation, surveillance médicale, risques d’échec de l’implantation et, par la suite, retrait de l’utérus usagé … On ne parle même pas des effets secondaires de la médication qui est lourde, de la tension psychologique subie par la mère, la fille et leur entourage, ensuite sur l’éventuel bébé qui portera sur ses épaules, sans l’avoir choisi, tout le poids des efforts mis pour lui donner vie d’abord dans un bocal, ensuite dans l’utérus de sa grand-mère implanté dans l’abdomen de sa mère, avec une césarienne pour le faire sortir de sa poche artificielle. Et, par la suite la réhospitalisation de la maman pour retirer l’utérus usagé.

Pourquoi tant d’efforts et tant d’argent pour ce mode de reproduction qui serait impossible sans la volonté des médecins. Qu’est-ce qui peut animer ce genre de recherche médicale et son financement ?

Au regard de tous les enfants existants contre le gré de leurs parents biologiques, de tous les enfants abandonnés dans le monde et de toutes les carences affectives, sociales et alimentaires qu’ils subissent, un tel investissement sur une seule femme, un seul bébé pas encore né permettrait sans doute de soigner et sauver des milliers d’enfants déjà nés.

Par contre, l’implantation d’un utérus dans l’abdomen d’un homme pourrait grandement contribuer à plus d’égalité entre hommes et femmes, pas pour les réduire à un seul être hermaphrodite mais pour apporter aux hommes qui le souhaitent le plaisir de sentir un foetus bouger dans leur ventre, la fierté de le porter, l’expérience de la grossesse et de la naissance par césarienne. Si des hommes portaient des enfants, ils seraient sans doute plus enclins à s’engager pour l’égalité entre hommes et femmes dans les salaires, le travail et les responsabilités éducatives et politiques.

Il y a quelques années, j’avais lu qu’il était possible d’implanter un oeuf fécondé dans l’estomac d’un homme. J’ignore si la recherche a été poursuivie.

Il me semble que permettre à des hommes de porter un enfant serait médicalement moins coûteux et bénéfique à l’ensemble de la société. C’est d’ailleurs un fantasme masculin que de pouvoir être enceints. Il se traduit par la « couvade » dans certaines sociétés et par la représentation d’hommes enceints comme j’ai pu le voir chez une sculptrice du Sénégal.

Bien entendu, il n’est pas question d’obliger des hommes à porter des bébés ni d’obliger qui que ce soit à adopter au lieu de vouloir absolument perpétuer ses propres gènes. Le choix doit être laissé aux intéressés et aux intéressées. La médecine doit rester au service des patients, pas le contraire.

Quand on voit tous ces hommes porter, avec tendresse et amour, leur nouveau-né serré sur leur ventre, on imagine que certains d’entre eux seraient heureux de le porter à l’intérieur de leur ventre.

Nouveau au 14/04/2013

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Responding well: Derya Sert had her womb transplant in August last year

Read more: http://www.dailymail.co.uk/health/article-2241549/Woman-22-underwent-worlds-successful-womb-transplant-IVF-baby.html#ixzz2QT41nUZo
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  • Une femme turque de 22 ans, devenue il y a deux ans la première femme au monde à bénéficier d’une greffe d’utérus d’une donneuse décédée, est désormais enceinte, une autre première mondiale, ont annoncé vendredi ses médecins. « Les tests préliminaires de ces deux dernières semaines sont compatibles avec une grossesse », a indiqué dans un communiqué le professeur Mustafa Ünal, médecin-chef de l’hôpital universitaire Akdeniz à Antalya, dans le sud du pays.

Les médecins sont parvenus à implanter avec succès dans l’utérus de Derya Sert plusieurs embryons fécondés in vitro à partir de ses ovules et de spermatozoïdes de son mari. « La santé de la patiente est bonne », souligne le communiqué de son médecin. Née sans utérus, la jeune femme était devenue en août 2011 la première au monde a bénéficier d’une greffe d’utérus réussie. Une première tentative de transplantation, réalisée en 2000 en Arabie saoudite à partir d’une donneuse vivante, s’était soldée par un échec trois mois plus tard.
Le succès de la greffe réalisée en 2011 par une équipe de médecins turcs à Antalya a redonné espoir à des milliers de femmes incapables de porter un enfant. Une femme sur 5.000 dans le monde naît sans utérus, selon les statistiques. La grossesse de Derya Sert présente de nombreux risques mais, si elle se poursuit normalement, la jeune femme doit accoucher par césarienne deux mois avant son terme normal, ont rapporté les chaînes de télévision turqueshttp://www.europe1.fr/International/Enceinte-apres-la-1ere-greffe-d-uterus-1480525/

  • En France, on entend bien pratiquer des greffes d’utérus  Et de deux. Fin novembre, pour la seconde fois, des chirurgiens ont prélevé un utérus sur une femme en état de mort cérébrale. Et cela s’est passé parfaitement. Le Dr Pascal Piver est rassuré, mais surtout confiant. «Tout notre programme se déroule comme prévu.»Responsable de l’assistance médicale à la procréation (AMP) au CHU de Limoges (Haute-Vienne), l’homme est à l’aise, vif. Dans son bureau du pôle «mère-enfant», il y a, à ses côtés, un jeune chirurgien, Tristan Gauthier. Tous les deux forment un duo unique. Et si un jour, en France, une greffe d’utérus se fait, ce sera chez eux, à Limoges, dans leur petite équipe, bien loin des stars parisiennes...Greffer certes, mais quelles femmes ? «On en discute beaucoup entre nous. A priori, on s’orienterait plutôt vers des anomalies congénitales. Ou des hystérectomies liées à des cancers pas trop graves, car il y a toujours un risque que le cancer ne redémarre.»Le duo de médecins est plutôt optimiste.«Les choses avancent. Dans les cinq ans, on saura si on arrive à une naissance. Dans notre région, nous avons déjà une dizaine de patientes susceptibles d’en bénéficier.» Ajoutant : «De toute façon, c’est comme une maladie orpheline, cela ne concernera que peu de monde.»  http://www.liberation.fr/societe/2012/12/17/greffes-un-espoir-pour-les-femmes-sans-uterus_868310
  • Des informations contradictoires 

C’est une intervention qui n’a encore jamais été réalisée dans notre pays et pourtant Amélie, 27 ans, se bat aujourd’hui pour recevoir un utérus. Sa dernière chance de porter un enfant. http://www.leparisien.fr/espace-premium/air-du-temps/amelie-reclame-une-greffe-d-uterus-08-02-2013-2549521.php

  • Beaucoup de questions aux Etats-unis. De très nombreux articles américains posent la question de l’éthique, du coût phénoménal (un million de dollars ?)et des risques pour la mère et l’enfant comme, par exemple ceux-ci : 
  • The immunosuppressive drugs administered after the transplant could be toxic for a fetus
  • Infection
  • Blood clotting
  • Organ rejection
  • Pre-term birth
  • Low birth weight babies
  • High blood pressure
  • Preeclampsia
  • Première greffe en Arabie saoudite en 2 000, elle a échoué, la greffe n’a pas pris pour cause d’irrigation sanguine bloquée.

After the first womb transplant, carried out in Saudi Arabia in 2000, the donated organ ‘failed’ after three months because the blood vessels used to connect it were too narrow and became blocked by clots. Read more: http://www.dailymail.co.uk/health/article-2241549/Woman-22-underwent-worlds-successful-womb-transplant-IVF-baby.html#ixzz2QT55UR4E
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  1. Pingback: VOGUE, TRANSSEXUALITÉ ET AUTRES PROPOS | La Pause de Wendy Marcel

  2. c’est bien pour aider celles qui sont privées de l’utérus ,DIEU nous donne cette intelligence n’abusons pas ,a greffé chez l’homme

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  3. En tant qu’homme, j’aimerais porter la vie, et sentir au fond de moi… Un cœur qui bat..

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    • laconnectrice

      Etoile vient,

      Je dois dire que c’est une sensation très agréable qui explique le baby blues quand on a accouché et qu’on se sent vide….

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  4. wi sa serai bien si en pouvait implamter un uterus dans le votre 1 homme se serai la joie de nombreuse trans mtf ki le desir

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    • Traduction: Oui ça serait bien si on pouvait implanter un utérus dans le ventre d’un homme ce serait une joie de nombreux transsexuels maintenant qu’ils le désirent. *

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      • laconnectrice

        Etoile vient,

        Si on pouvait implanter un utérus dans le ventre des hommes, cela résoudrait la question des mères porteuses que je désapprouve (c’est une forme de prostitution et d’esclavage)
        Par contre, cela ne résoudrait pas le problème de l’insémination;-) sauf qu’un homme entier pourrait féconder l’ovule d’une femme.
        Vendre un ovule, c’est pas top mais c’est mieux que louer son ventre pendant 9 mois.
        C’est pas top car le don d’ovocytes nécessite la prise pendant plusieurs mois d’hormones, ce qui change le métabolisme, entraîne fatigue, nausées et autres effets secondaires indésirables…pour la donneuse…

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  5. Pingback: Greffe d’utérus : pourquoi pas de femme à homme ? « Laconnectrice’s Weblog « L'ESPACE LIBRE DE SAMI CHAIBAN…

  6. Merci pour votre avis-analyse.
    A propos de la fin de votr article, cela me fait penser (peut-être de manière décalée), à l’ouvrage scolaire de Françoise Thébaud, que l’on pourrait lapidairement résumer  » l’histoire expliquée avec des femmes dedans », La Place des femmes dans l’histoire. Une histoire mixte chez Belin.

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    • laconnectrice

      Bonjour poulette, je souris chaque fois que je vois votre pseudo …
      Je pense que plutôt que de » place des femmes », il faudrait parler de « non place » 😉

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