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Assassinat d’Agnès : le violeur n’a pas trouvé la rédemption au Collège cévenol

Mise à jour mercredi 19 juin 2013

Le procès de l’assassin se déroule à huis clos à la demande de son avocat mais aussi à la demande de sa première victime, ce qui se comprend. Il me semble que les deux crimes auraient du être jugés séparément car une victime de viol a le droit au huis clos, pas l’assassin.

  • La première victime de Matthieu qui a demandé le huis clos, toujours gravement traumatisée http://www.lamontagne.fr/auvergne/actualite/2013/06/18/julie-la-premiere-victime-se-sent-comme-une-miraculee-1593248.html « Je souhaite que Julie ne soit pas prise en otage dans un litige qui ne la concerne pas, explique l’avocate à la cour. Elle est d’une extrême vulnérabilité. Sa souffrance est véritablement aiguë. »Psychologues et psychiatres ont entamé avec elle « un travail lourd » de reconstruction. Elle est également très entourée par sa famille. Son avocate, de son côté, s’attelle à l’apaiser. « Il est contre productif de s’inscrire dans la haine et la vengeance, explique Me Devèze-Fabre, devant les marches du palais, lors d’une suspension d’audience. »

J’ai choisi deux témoignages qui prêtent à réflexion, celui d’un ancien officier de gendarmerie qui donne des détails utiles sur l’affaire et celui du psychiatre qui avait déclaré Matthieu récupérable, ainsi que divers documents qui permettent d’avoir une compréhension globale de l’affaire et du procès du criminel.

Sa conclusion : Jamais ce crime horrible n’aurait dû avoir lieu. Pourtant, le responsable de l’unité de protection judiciaire de la jeunesse explique sans honte et sans un mot de regret en parlant de l’assassin : « L’unique dysfonctionnement, c’est lui-même qui l’a mis en place. » Circulez, il n’y a rien à voir de plus qu’un assassin ! On comprend mieux pourquoi le président du tribunal a imposé l’huis clos malgré le désir de la famille de la victime de le voir levé…

À 40 ans, l’assassin ressortira de prison, malgré une extrême dangerosité, comme le reconnaissent enfin les psychiatres. Il pourra, à nouveau, croiser une jeune adolescente et l’attirer dans un bois. La suite… vous la lirez dans vingt ans à la une de vos quotidiens !

Extrait :

…Vous avez conclu que Matthieu n’était pas dangereux. Vous sentez-vous responsable ? Ma part de responsabilité, c’est d’avoir fait des recommandations sur un dossier que j’ai partagé avec le juge d’instruction. J’ai eu un contact avec les parents, j’ai eu connaissance du rapport de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ). J’ai donc fait confiance au mineur, au projet porté par la PJJ et le magistrat de l’instruction : celui de le faire sortir assez rapidement de prison, afin de lui donner une seconde chance. C’est ce que l’on fait souvent pour un mineur de 16-17 ans. Bon, je ne connaissais pas cet établissement scolaire, Le Cévenol (æ) Aujourd’hui, je suis catastrophé de cette situation. J’étais très loin quand j’ai entendu parler sur une chaîne d’information continue de cette histoire. Je me suis dit : « Il est repassé à l’acte ». On les garde, les histoires comme ça. Mais on n’a pas la boule de cristal. (æ) La leçon de tout cela, c’est qu’il faudrait repenser le suivi de ces mineurs, l’organisation des soins. Mais en France, il n’y a pas encore de lieu adapté pour s’occuper de cela.

Notre société est hyperconnectée. Comment protéger les adolescents ? Il faut ouvrir le débat. Quand on sait qu’à l’école, l’enfant passe 880 heures autour du langage écrit et 1.100 heures au contact des images, l’école doit s’interroger et aborder la question de la réalité et du virtuel. L’école doit enseigner aux enfants comment utiliser les médias, quels sont les dangers, les règles du comportement sexuel, rappeler que la pornographie, ce n’est pas la vraie vie… Il faut que les constructeurs de jeux vidéos aient des règles de bonne pratique : ne pas imposer à un mineur de se lever la nuit auquel cas il aura des personnages qui vont mourir s’il ne les alimente pasæ Voilà comment on construit des addictionsæ

Dans cette affaire, qu’est-ce qui a dysfonctionné ? Les rencontres de ce mineur avec les produits, la drogue, les milieux marginaux, avec quelque chose où il se faisait peur – des jeux complètement trash – et des identifications totalement morbides. Ce qui a pris la commande de son cerveau n’était plus le sujet Matthieu, mais toutes ces fréquentations : il n’existait qu’au travers de cela (æ) Matthieu avait une addiction énorme aux stupéfiants et aux jeux vidéos et une vulnérabilité psychologique antérieure qui a été sous évaluée (æ)…

Ce témoignage est consternant d’ignorance et d’irresponsabilité, ce qui n’est pas étonnant sociologiquement. Beaucoup de psychiatres ont témoigné et témoignent à propos de cette affaire et ils sont unanimes à défendre leur profession en affirmant que la psychiatrie n’est pas une science esacte et que l’erreur est humaine. Je note que l’écrasante majorité de ces experts est masculine et a intégré une réalité sociologique consternante et réelle : l’homme est victime de sa testostérone, la femme est violable dans son essence du fait de son pouvoir naturel d’attraction. Une telle conviction idéologique a forcément une influence sur le jugement du psychiatre, tout expert qu’il soit. On devrait confier l’expertise des violeurs à des femmes experts.

Extrait :

Vous en voulez à qui aujourd’hui ? Un assassin, il y en a un, c’est lui, le responsable avec un grand R. Malheureusement, dans notre affaire, il y a d’autres responsabilités. Elles sont à trois étages : le psychiatre de départ, la juge qui avait la décision entre les mains de le remettre en liberté, et l’établissement qui n’a procédé à aucun contrôle de cet individu… Ce bonhomme qui avait 17 ans trois-quart est passé deux fois en conseil de discipline au Cévenol en juin 2011 pour drogue, conduite inconvenante avec les filles dans la cour de l’établissement. Il n’a pas été mis à la porte. Curieusement, on a renvoyé sa petite amie de l’époque. Pourquoi pas lui?? Je ne sais pas. Non seulement il n’a pas été exclu mais il a été protégé par des personnes qui avaient des responsabilités. Et à la suite de ça, il n’y a eu aucun système, personne pour surveiller ce gamin….

…Comment vivez-vous depuis le drame ? À certains moments, on n’arrive pas à y croire, c’est comme si elle était là. Nous, les grands parents, sommes entourés dans l’appartement de photos d’Agnès. Ma femme est peintre et sculpteur de formation, il y a même devant moi à cet instant une terre cuite qui avait été réalisée deux ans auparavant. J’ai un peu honte à dire que depuis qu’Agnès n’est plus là, c’est fou ce qu’elle me manque.

Mise à jour mardi 18 juin 2013

Une pensée pour la jeune Agnès Marin et sa famille en ce mardi, jour du procès de son violeur assassin, camarade de lycée.

Une pensée aussi pour la jeune fille que le garçon avait violée auparavant à Nages-et-Solorgues (Gard), sous la contrainte d’une arme.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/06/18/01016-20130618ARTFIG00287-chambon-sur-lignon-ouverture-du-proces-du-meurtrier-presume-d-agnes.php

http://www.europe1.fr/France/Meurtre-d-Agnes-Marin-un-proces-a-huis-clos-1554999/

http://auvergne.france3.fr/2013/06/13/deux-semaines-de-debat-au-puy-en-velay-pour-juger-matthieu-m-le-meurtrier-presume-d-agnes-marin-269571.html

L’article d’origine écrit le 21 novembre 2011

Agnès Marin, 13 ans, assassinée par un lycéen de 17 ans qui l’a violée, tuée et a brûlé son corps. Source : http://www.melty.fr/meurtre-d-agnes-negligence-du-college-cevenol-actu85237.html

Une fois de plus, on apprend qu’une jeune fille de 13 ans, Agnès Marin, a été violée et assassinée par un homme. C’était en Novembre 2011. http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/France/Le-meurtre-d-Agnes-Marin-endeuille-le-college-lycee-Cevenol-de-Chambon-sur-Lignon-_EP_-2011-11-20-738137 Mais cette fois-ci, il s’agit d’un jeune homme de 17 ans qui a déjà violé. Les criminels sexistes commencent tôt. On a déjà entendu parler de violeurs de 12 ou 13 ans. Le viol est, en France, un problème de sécurité et de santé publique qui n’est pas traité à la racine. Machisme, sexisme dans tous les domaines de la société, prostitution et pornographie encouragent implicitement le viol en traitant massivement les femmes comme des sous-hommes, en les instrumentalisant au profit du pouvoir, de l’économie et de la jouissance des hommes.

Notre société encourage les violeurs

Le violeur assassin est responsable de ses crimes mais il a été fabriqué par une société qui les encourage. Il ne suffirait pas de le condamner personnellement pour ses actes. La société aussi a fabriqué ce monstre comme elle en fabrique d’autres puisque nous apprenons quasi quotidiennement que des femmes sont violées et assassinées. Quant aux dizaines de milliers de celles qui sont violées et toujours vivantes, peu portent plainte sachant qu’elles ne seront ni entendues, ni protégées, ni reconnues victimes. Au plus profond des mentalités, une femme violée « l’a cherché », elle est « mythomane » et elle est méprisable parce qu’elle a été souillée.

Pour notre société sexiste, le violeur a toujours des circonstances atténuantes. D’abord parce qu’un homme a des besoins, c’est bien connu. Ses désirs sont irrépressibles à cause de la testostérone. Il faut que jeunesse se passe. Il a voulu s’amuser. Elle lui a fait des avances, elle l’a allumé. Il a perdu la tête. Les hommes c’est comme ça.

L’assassin avait déjà violé

Le dénommé Matthieu, violeur et assassin d’Agnès était une jeune homme « sans problèmes » quand il a violé une camarade de classe de 13 ans pour la « première fois » (il a pu commettre d’autres agressions sexuelles sans se faire prendre). Comme il était jeune, tous les spécialistes et sa famille lui ont accordé des circonstances atténuantes et il n’a été condamné qu’à 4 mois de prison (étonnant pour un crime passible de la cour d’assises) et libéré sous condition de suivre une psychothérapie. Pourtant, l’un de ses amis et la mère de la première victime connue pensaient qu’ils recommencerait http://www.leparisien.fr/faits-divers/un-ami-du-meurtier-presume-on-savait-qu-il-allait-recommencer-21-11-2011-1731383.php

Voici les antécédents connus du violeur :

Mis en examen pour viol sur mineure en août 2010http://www.elle.fr/Societe/News/Mort-d-Agnes-y-a-t-il-eu-un-dysfonctionnement-judiciaire-1808504

L’assassin présumé d’Agnès a déjà été mis en examen pour viol sur une mineure en août 2010 dans le Gard. « Les circonstances étaient identiques. Sauf que la victime est restée en vie », a expliqué le procureur de la République de Clermont-Ferrand, Jean-Yves Coquillat. Il avait alors effectué quatre mois de détention provisoire avant d’être placé sous contrôle judiciaire. Une procédure stricte qui lui imposait d’être scolarisé en internat et de ne plus se rendre dans le Gard, même pour y voir sa famille. De plus, le lycéen de 17 ans devait « suivre un traitement médical ». Dans l’attente de son procès, il était suivi par un psychiatre et psychologue qui l’ont dit  « réinsérable et adaptable ». « Il ne présentait pas de dangerosité, mais la psychiatrie n’est pas une science exacte », a ajouté le procureur.

On n’a pas besoin d’être médecin pour savoir qu’une psychothérapie n’empêche pas un passage à l’acte et que si elle peut avoir des résultats bénéfiques, elle nécessite du temps, beaucoup de temps. Une psychothérapie n’est ni une camisole de force, ni une camisole chimique, ni une protection pour la société. Et pourtant, on a relâché le jeune homme dans la nature sans surveillance ad hoc. S’il avait commis une attaque à main armée, il n’en aurait pas été de même. Et pourtant un viol, c’est une attaque à pénis armé. Le violeur utilise son pénis comme une arme au point que la grande majorité des femmes violées se soumettent par crainte d’être tuées, de mourir.

J’imagine d’ici le discours des parents, des psys, des travailleurs sociaux et des juges. Il est jeune, c’est une erreur passagère. Il faut lui donner sa chance. On ne peut pas aliéner toute son existence pour un acte malheureux (à ce moment-là on n’a pas une seconde de pensée pour la jeune fille violée dont la vie est bousillée). Il faut lui laisser construire son avenir. Il a compris son erreur, il ne recommencera pas, etc…. Et c’est là qu’intervient le Collège cévenol.

Que va-t-on faire de cet enfant difficile, ou va-t-on le mettre ? Il faut trouver un établissement qui acceptera de le prendre dans un environnement protégé où on est à l’écoute des enfants et où on leur offre toutes sortes d’alternatives culturelles et éducatives.

L’originalité du collège cévenol

Le Collège cévenol est une fleur du protestantisme français. Fondé par deux pasteurs il a dès sa création été un havre de tolérance, d’internationalisme, d’ouverture aux autres au point d’y cacher des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale. http://www.lecevenol.org/notre-etablissement/historique/Le collège a toujours accueilli des enfants spéciaux, perdus, difficiles, délaissés ou éloignés de par la profession de leurs parents diplomates ou travailleurs internationaux.

http://www.europe1.fr/France/Agnes-un-lycee-sous-le-feu-des-critiques-825241/

Progressivement, l’origine confessionnelle de l’établissement s’est effacée au profit de son contrat avec l’Etat. Le Collège cévenol bénéficie dune convention avec l’éducation nationale.

Le Collège cévenol se fait fort de remettre sur pieds les enfants qui ont des difficultés scolaires, des problèmes de comportement, des passages psychologiques difficiles ou des besoins de temps d’adaptation. Le parti pris semble être de donner une certaine liberté aux pensionnaires et de les traiter plus comme des êtres responsables que des enfants irresponsables. Des méthodes qui réussissent à certains.

Que la direction du Collège cévenol ait été informée ou pas du crime précédent de Matthieu ne change pas grand chose à ses responsabilités car les Protestants croient en la rédemption. Ils pensent qu’un être n’est pas profondément mauvais et qu’il peut toujours se repentir et changer de comportement. Je pense que c’est tout à l’honneur de pédagogues de donner une chance de progresser et de s’améliorer à tous les enfants. De plus, il n’est pas possible de demander à un établissement scolaire de remplacer une prison et de transformer les profs en garde-chiourmes.

La responsabilité du crime de Matthieu est indiscutablement celle des Juges et des experts psychiatres qui ont estimé que l’ado n’était pas dangereux et l’ont remis en liberté sans contrainte autre que suivre une psychothérapie. Je ne suis pas la seule à accuser la Justice :

Réactions du monde politique http://www.elle.fr/Societe/News/Mort-d-Agnes-y-a-t-il-eu-un-dysfonctionnement-judiciaire-1808504

De nombreuses voix politiques se sont élevées dans la journée de dimanche. Beaucoup ont dénoncé des dysfonctionnements graves. Michel Sapin, chargé du projet présidentiel du candidat PS François Hollande, a estimé dimanche qu’un établissement scolaire devait être informé du passé de ses élèves par l’administration judiciaire. L’ex-garde des Sceaux, Rachida Dati, a, elle, prôné le développement des centres éducatifs fermés (CEF) avec « de vraies prises en charge pédo-psychiatriques » pour les mineurs délinquants. Enfin, pour l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, interrogé sur France 5, cette histoire montre « un dysfonctionnement majeur » de la justice.

La rédemption selon la Bible

Si l’on en croit la discussion biblique sur la rédemption, le juge qui a remis Matthieu en liberté devrait être condamné à mort ou payer une rançon. Très malheureusement, cela ne ramènera jamais Agnès à la vie…

Rédemption / rédempteurhttp://www.interbible.org/interBible/ecritures/mots/2002/mots_020322.htm

Hébreu : (ga’al) ou (padah)
Grec : (lutroun)
Latin : redimere, redemptio (-> rédemption, rédempteur )

La notion de « rédemption » appartient au langage du droit. Dans la pratique courante, il peut s’agir d’une amende qui est infligée à la place d’une peine corporelle. Cette amende sera donnée en « rançon » de la vie du coupable. Prenons un exemple. Dans le code de l’Alliance, contenu dans le livre de l’Exode (21, 28-32), on énonce les peines qui seront infligées au propriétaire d’un boeuf qui a blessé ou tué une personne. On tient compte à la fois du comportement du boeuf et de la responsabilité de son propriétaire. La loi se lit comme suit:

« Si un boeuf encorne un homme ou une femme et cause sa mort, le boeuf sera lapidé et l’on n’en mangera pas la viande, mais le propriétaire du boeuf sera quitte. »

      Il s’agit ici d’un accident involontaire. Par contre, si l’accident mortel est dû au manque de responsabilité du propriétaire d’un animal dangereux, le propriétaire est considéré coupable de négligence criminelle et devra être puni:

« Mais si le boeuf donnait déjà de la corne auparavant, et que le propriétaire, averti de cela, ne l’a pas surveillé, s’il cause la mort d’un homme ou d’une femme, ce boeuf sera lapidé et son propriétaire sera mis à mort. Si on lui impose une « rançon », il devra donner pour le « rachat de sa vie » tout ce qui lui est imposé. »

Je cite cette interprétation de la rédemption non pas pour les conclusions bibliques mais pour son raisonnement relatif à la responsabilité. Je ne suis pas favorable à la peine de mort qui a prouvé qu’elle n’était pas dissuasive mais je pense que tous les efforts de la société devraient être portés sur la prévention et non pas sur la sanction. Certes, la sanction est nécessaire mais elle ne peut faire revenir les victimes à la vie et ne panse que très modestement leurs blessures. La sanction ne change rien et, au contraire, entérine les crimes et parfois les encourage. Elle ne vaut que pour la protection de la société et, dans le cas de Mathieu, il eu fallu mettre le violeur hors d’état de nuire par des moyens qui sont encore à définir. La délinquance sexuelle est un mal profond contre lequel notre société ne lutte pas avec détermination. 30% des prisonniers incarcérés dans nos prisons le seraient pour crimes ou délits sexuels. Que fait-on pour protéger les femmes (des hommes aussi sont victimes mais moins fréquemment que les femmes) de la violence des mâles ? Que fait-on pour éduquer les mâles au respect des femmes ?


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  3. Un vrai homme ne violera jamais une femme. Un vrai homme a le sens de l’ honneur et le respect des femmes. Ce genre d’individu ne peut pas être considéré comme humain et doit être éliminé ou empêché de nuire comme tout prédateur dangereux. C’est tout…

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  6. Gilles,
    Merci pour les précisions sur la Légion. A vous lire, ce pourrait être une solution valable d’encadrement des délinquants et criminels sauf que …elle n’en veut pas …précisément pour protéger ses membres.

    Que des éducateurs fument du shit avec les jeunes, c’est malheureusement courant. Autrefois on prenait un verre ou on partageait un saucisson. Aujourd’hui, on partage un joint. C’est devenu très banal.La question est de savoir jusqu’où on peut aller pour sympathiser avec les jeunes en se mettant à leur niveau. C’est un peu la même question pour les flics qui se font des potes dans le milieu.L’équilibre est difficile entre la nécessité de garder sa place et jouer son rôle et celle de se rapprocher de l’autres. C’est une question épineuse que je ne saurais trancher.

    Mais puisque vous parlez des gendarmes, j’ai su par l’un des leurs qu’ils se payaient des parties festives ou trompaient l’ennui en se passant des joints. Certes, c’est mieux que la bibine mais est-ce un exemple à suivre ?

    L’usage du cannabis est aujourd’hui banal. Tout le monde fume ou a fumé un joint. Les jeunes ne se cachent même plus. Dans mon quartier, on sent des odeurs de shit en se baladant dans le parc ou en passant devant un banc sur le trottoir. Personnellement, je pencherais pour la libéralisation du cannabis au même titre que l’alcool.On ne peut pas continuer à la fois à prohiber et tolérer.

    Sur les psychiatres, je ne vous suis pas. Il y a de bons et de mauvais psychiatres comme il y a de bons et mauvais garagistes. Un psychiatres est avant tout un médecin qui a fait une spécialisation et éventuellement une psychanalyse, plus de dix années d’études théoriques et cliniques.
    Contrairement à ce que vous affirmez, un psychiatre connait les molécules qu’il prescrit sauf que, comme la plupart des médecins, sa formation et sa connaissance des dites molécules a été assurée par les labos pharmaceutiques.

    Le problème n’est pas le psychiatre mais notre système de santé et de santé mentale en particulier qui est en train de sombrer, faute de crédits. Il semblerait qu’en psychiatrie les coupures de crédit soient encore plus sombres que dans les autres disciplines médicales.
    Tous les psychiatres ne sont pas d’abominables vaniteux comme ceux qu’on nous montre généralement à la TV qui, pour les besoins du show, choisit toujours les plus caricaturaux..

    Inclure un psychiatre dans l’équation judiciaire, comme vous dites, n’est pas inutile à condition de ne pas choisir n’importe quel psychiatre mais un spécialiste criminologue, un praticien et un clinicien. Il serait aussi nécessaire de constituer un collège de plusieurs psychiatres pour avoir des avis contradictoires et non liés par la cooptation ou autre négation de l’objectivité;
    Et pourquoi ne pas profiter des aspects positifs de l’Europe en demandant des avis à des psychiatres d’autres pays qui ont d’autres méthodes et d’autres écoles ?

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  7. La Légion a rattrapé plus d’un type en perdition. Cependant quand elle échoue le type qui retourne à la vie civile représente un danger démultiplié. Je me rappelle du cas d’un ancien légionnaire serbe ou bulgare devenu proxénète. Son arrestation a tellement inquiété les forces de police et la préfectorale que c’est le GIGN qui a été déplacé pour venir le prendre… De plus les troupes au contact des prostituées du tiers monde ne développent pas pour les femmes un sentiment de respect particulier.

    Le général Challe était pour l’exécution immédiate de tout soldat violeur.

    La Légion dispose depuis 20 ans (chute du rideau de fer, crises économiques) d’un tel choix, que seul de très petits délinquants peuvent encore avoir une chance d’être enrôlés. L’essentiel du recrutement concerne des gens qui n’ont même pas eu de contravention. Les temps changent.

    Les « éducateurs » ont constitué une part non négligeable des clients de mon père quand il était gendarme. En plus de n’avoir eux même jamais reçu d’éducation, ils étaient souvent les premiers à initier les jeunes au cannabis.

    Enfin les psychiatres ont développé face au mal être grandissant de toute la société, le sentiment d’en être les sauveurs et d’avoir pour eux l’infaillibilité pontificale. Personne n’ose leur rappeler qu’ils n’ont jamais guérit un fou. Ils peuvent au mieux les calmer avec une pharmacopée dont ils ne comprennent pas bien les effets, au demeurant très variables selon les individus.
    Les inclure dans l’équation judiciaire avec un tel coefficient d’influence est tout simplement criminel. On a là quelque chose qui aspire à devenir une science comme un jour certains astrologues sont devenus les premiers astronomes.

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  8. Minette,
    Je pense que vous m’avez mal lue.
    Je ne fais que citer ce qu’on entend régulièrement à propos des agressions sexuelles : « les hommes ont des besoins », etc. et je le déplore.
    Et je ne comprends pas très bien votre propos quand vous écrivez que ce garçon « ne va pas bien ». Vous prenez son parti ?

    Beaucoup de gens vont mal, est-ce pour autant qu’ils violent, tuent, agressent, volent ?
    Et pourquoi autant d’hommes violent des femmes ? C’est à cette question que je tente de répondre dans un premier temps.

    Ensuite je m’interroge sur les responsabilités : qui est responsable, le collège qui pensait rééduquer ou la justice qui a lâche ce fauve dans la nature ?
    Je ne suis pas la seule à penser que la Justice est responsable.

    Quant à vos solutions, permettez moi de douter de leur réalisme et efficacité. Qui va payer l’éducateur 24h/24 ? L’éducateur sera-t-il correctement formé ? aura-t-il les moyens d’empêcher un homme déterminé de lui fausser compagnie ?La légion étrangère est souvent le rassemblement de types pas vraiment recommandables.

    Je pense que tout doit être misé sur la prévention des crimes. Les sanctions et la protection de la société soulignent l’échec de la prévention.

    Et si vous n’aimez pas les discussions de salon, que faites-vous sur mon blog ?

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  9. ..Féministe éclairée… par les Confessions de Rousseau du programme de 1ere L? Ou qui ne connaît pour ainsi dire rien aux hommes (aux vrais)?

    ce post j’étais tentée de le lire jusqu’au bout, mais à la mention que « la société fabrique des violeurs », « les hommes ont des besoins » au point où ils ne peuvent pas se retenir de violer dans tous les coins, déjà vous auriez pu vous relire.

    Non, ce garçon n’a pas de « besoins » : il ne va pas bien. Le mal n’est pas à chercher dans la société, mais dans la nature humaine.

    Vous avez des enfants ou des neveux, des fils d’amis, bref vous faites la différence entre un mec qui a des « besoins » et un mec littéralement en chute libre. Ce n’est pas son entourage qui lui dicte ses pensées, ses idées noires ou ses pulsions machiavéliques. Du point de vue de la Justice vous vous faites complice d’un gars que vous auriez massacré sans autre forme de procès s’il avait violé votre fille. Puis vous auriez justifié cela : « il fallait que j’assouvisse mon désir de vengeance »…
    Vous êtes à fond dans la ligne droite de la loi du plus fort.

    Une solution envisageable, là ou certains crient haro sur le baudet et veulent le boucler pour la vie (ce qui est la dernière des solutions possibles en effet), ce serait de l’affecter à un éducateur chevronné 24h/24, et la confiance aidant de le sevrer pour la vie en quelque sorte. Autre solution qui a porté ses fruits et dont on ne parle pas, c’est la légion étrangère (seule structure qui redonne une véritable chance aux justiciables). C’est aussi un soutien moral qu’il faut à ses parents, dont un devra certainement abandonner son travail pour maintenir le cap, enfin bref ce n’est pas un problème anodin dont on peut discourir dans un salon (virtuel ou non) l’air désinvolte. J’espère que vous reverrez certaines de vos positions.

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    • La légion ne prend plus de criminel de sang depuis longtemps.
      Mais effectivement apposer une force, l’autorité ferme et indéfectible associée à l’image du père (au sens psychanalytique) est sans aucun doute ce qui manque à tous les acteurs de l’éducation (parents, enseignants, éducateurs etc…..) qui conduit actuellement au sacrifice de générations entières sur l’hôtel de la connerie.

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      • Olivier,
        Je ne suis pas certaine que la référence à l’image du père et à son rôle tels qu’on pu le définir Freud et ses collègues dans des sociétés patriarcales où les femmes n’avaient pas leur mot à dire, peu de libertés et de droits. De plus il s’agissait de l’image d’un père bourgeois, autoritaire mais distant et très éloigné des réalités domestiques comme éducatives. Dans cette société, l’armée et le clergé, le sabre et le goupillon étaient les modèles dominants. On ne va tout de même pas revenir 100 ans en arrière et balayer les réflexions, réalités et contextes contemporains.
        Il est nécessaire de prendre des distances vis à vis des théories psychanalytiques dans ce qu’elles ont de daté.
        Je ne mets pas Freud à la poubelle comme les Soviétiques ou Michel Onfray car elle apporte toujours des éléments de compréhension pertinents.
        Je suis certaine que les jeunes ont besoin d’être encadrés et se voir proposer des modèles positifs mais l’image du père n’est pas forcément une bonne référence.
        Les rôles ont changé et il serait utile que les grilles d’analyse s’y adaptent.

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        • Il est nécessaire de prendre ces distances avec les théories psychanalytiques tout court. Si la psychiatrie française n’était pas à ce point gangrénée par la psychanalyse, tout comme la justice au travers des experts, on aurait beaucoup moins de problèmes.
          N’oublions pas que le reste du monde depuis au moins trente ans, à rangé la psychanalyse au placard. Il n’y a plus que la France et l’Argentine pour s’accrocher à ce dogme qui n’est ni une science, ni un soin, juste un ramassis de théories fumeuses.
          S’il n’y a eu qu’une étude en France (INSERM 2004) au corps défendant des psychanalystes qui se jugent non évaluables, elle montre sans détour l’inutilité de la psychanalyse dans les soins psychiatriques.
          N’oublions pas que la sécu paye chaque année des centaines de milliers d’euros ou des millions, qui sait, en « thérapies analytiques » qui ne sont que des psychanalyses déguisées. (Normalement la psychanalyse n’est pas prise en charge)

          Si les jeunes délinquants recevaient un réel traitement psy, avec des thérapies comportementales qui, elles, ont fait leur preuves, on en sauverait peut être quelques uns. Si les évaluations judiciaires n’étaient pas faites au travers du prisme de ce dogme qu’est la psychanalyse, on sauverait leurs futures victimes.

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          • laconnectrice

            votre opinion sur la psychanalyse est identique à celles des soviétiques
            en France la thérapie comportementale, une fille de Pavlov, est très peu et très mal mise en oeuvre, de surcroît, elle ne convient pas à tout le monde
            ce n’est pas parce qu’il y a des mauvais thérapeutes qu’il faut jeter certaines pratiques et théories aux orties. les bons psychiatres psychothérapeutes le savent parfaitement

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            • Effectivement, les thérapies comportementales commencent à peine en France, et sont encore mal enseignées. Les malades qui souhaitent y faire appel sont obligés de payer de leur poche, en se tournant vers des psychologues, car les psychiatres les pratiquant sont très peu nombreux.
              Et ce sont les psychiatres français, adeptes de la psychanalyse, qui font tout pour que la place accordée aux TCC reste aussi minime. Comme vous ils les qualifient de dressage pour chien (dit par une psychiatre renommée à une amie bipolaire). Et cela semble être votre avis.
              La psychiatrie, branche de la médecine, est une science. Elle est sensée utiliser des traitements qui ont scientifiquement fait leur preuves (voir le code de déontologie et le serment d’Hypocrate). Ce n’est pas le cas de la psychanalyse, bien au contraire. Les psychanalystes disent même qu’il ne sert à rien de faire disparaître les symptômes du patient, parce qu’alors ils réapparaissent ailleurs. Tout cela pour justifier de leur incapacité à aider leurs patients, et même l’aggravation de leurs symptômes.
              L’étude de l’INSERM en 2004, à l’initiative d’associations telles que l’UNAFAM, à démontré sans appel que la psychanalyse était sans efficacité, et loin derrière toutes les autres formes de thérapies. Les sociétés psychanalytiques françaises ont fait des pieds et des mains pour faire disparaître cette étude, et ont failli réussir. C’est une étude reconnue et validée par la communauté psychiatrique dans le reste du monde, et l’OMS. Plus précisément c’est une meta-analyse, basée sur 1000 études.
              Et selon l’OMS aussi, il est déconseillé d’avoir recours à la psychanalyse pour les maladies psychiatriques, entre autre à cause des risques d’aggravation.
              De même les psychanalystes justifient leur refus des TCC en disant que la consommation de psychotropes augmentera si on se détourne de la psychanalyse. Sauf que le pays d’Europe qui a le plus mis en avant les thérapies comportementales est aussi celui dont la consommation est la plus basse, c’est la Hollande. Nous par contre, sommes des champions toutes catégories.
              Je ne suis pas « soviétique », je ne demande pas à faire disparaître la psychanalyse. Je dis seulement qu’elle n’a pas à faire partie du système de soin, car ce n’est pas un soin. Et la sécurité sociale n’a pas à payer ça. Cette amie bipolaire à fait ses comptes, la sécu à payé 75000 € pour ses années d’analyse. Depuis qu’elle suit une TCC, payée de sa poche, elle renaît, et prend moitié moins de médocs (et les psychotropes sont extrêmement chers aussi). Et elle n’est pas la seule. Sur les forums de malades, ils disent tous la même chose.
              Il y a un grand nombre de type de thérapie comportementale, très différentes les unes des autres. Tous les patients y trouvent leur place.
              La psychanalyse est un choix personnel, comme faire appel aux médecines douces, aux massages, ou autre. Si des gens ont envie de se payer une psychanalyse, libre à eux. Si des psychiatres ont envie de jeter leur serment d’Hypocrate par dessus les moulins en pratiquant la psychanalyse, libre à eux aussi. Mais qu’on ne vienne pas dire que cela fait partie du système de soin, et surtout de le faire payer par la sécu.
              Parce que ce qui est sur, c’est que le maintien artificiel de la psychanalyse en France est du d’une part à un système de pensée unique, mais aussi au fait que c’est la sécu qui paye, puisque de très nombreux psychiatres psychanalystes font des feuilles de soin à leurs patients, alors qu’ils n’ont pas le droit, et que les mutuelles complètent derrière. Ils auraient beaucoup moins de patients si ceux ci payaient de leur poche.
              On pratique aussi la méditation dans les hôpitaux psychiatriques, et on l’enseigne aux patients. Vous me direz que ça n’est pas vraiment un soin. Mais si, il y a eu des études sur cette pratique, qui ont montré son efficacité. Il y a des tas d’exemples comme celui là. Mais les adeptes de la psychanalyse, encore extrêmement présents aux postes décisionnaires dans les hôpitaux, font tout pour freiner leur développement..
              Ainsi les patients français sont victimes depuis trente ans de « l’exception psychiatrique française », avec en première ligne les autistes auxquels on a infligé des traitements qui sont de la véritable maltraitance, et ça continue.
              Et le système de pensée unique psychanalytique se poursuit dans la justice, dans les médias… Malheureusement on est loin d’en voir le bout.

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              • laconnectrice

                Madame,
                *je ne connais pas le pourcentage de psychiatres qui font rembourser à la sécu des séances de psychanalyse pure mais je sais que de nombreux psychanalystes ne sont pas psychiatres puisqu’il suffit d’avoir fait une « psychanalyse didactique » pour être agréé par une école de psychanalyse mais leur pratique n’est pas remboursée, c’est le patient qui choisit de payer lui-même
                *de nombreux psychiatres ont choisi la psychothérapie comme méthode de soin et n’excluent pas la prise de médicaments s’ils la jugent nécessaire
                *les psychiatres prescripteurs de médicaments ne font pas de psychothérapies

                *contrairement à ce que vous affirmez, la thérapie comportementale est pratiquée en France depuis les années 80
                *la liste des médecins de toutes spécialités agrée par le collège des comportementaliste est longue mais en réalité, fort peu la pratiquent

                *il y a incontestablement un pillage de la sécu mais on ne peut l’imputer exclusivement aux psychiatres qui, comme vous le dites, ont renié le serment d’hyppocrate
                quelques exemples de pillage de la sécu : la dette hospitalière de l-algérie, la CMU et L’AME qui attirent en France des millions d’immigrés qui savent qu’ils seront siignés gratis (pour eux mais pas pour la collectivité), les arrêts maladie abusifs, les labos pharmaceutiques qui, entre autres refusent de conditionner les médicaments à la pièce comme aux usa, les étrangers qui appellent hôpitaus et écrivains publics pour savoir comment on peut se faire soigner gratuitement en France et qui sur place font une déclaration de revenus inférieure au plafond ( j-ai reçu des témoignages directs), etc.

                *l’intégrisme psychanalytique est aussi néfaste et stupide que le déni absolu de l’apport de la psychanalyse à la psychiatrie
                *idem pour le comportementalisme

                *personne ne peut décider pour un patient de ce qui est bon pour lui (sauf s’il est incontrôlable et dangereux) car s’il n’adhère pas au traitement, il ne le suit pas; l’adhésion du patient à la thérapie, quelle qu’elle soit est le b a ba du soignant

                *quand au système de pensée unique, il est l’apanage des imbéciles, des lâches et des dictateurs. je vous accorde qu’il y en a trop

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                • J’ai été proche de plusieurs communautés de malades et le suis encore de beaucoup d’entre eux. D’âges assez variables, ce sont généralement des gens qui sont malades depuis au moins dix ans.
                  Parmis ces personnes (environ une cinquantaine) atteints de schizophrénie, de bipolarité et autres psychoses, je dirais que 80% d’entre eux ont suivi une analyse, disons plutôt subi, et souvent conseillée par le CMP ou l’hôpital, à raison d’ une à trois scéances par semaine chez des psychiatres psychanalystes. Pour la plupart ces patients ont des ressources très limitée, et juste l’AAH pour certains, vous imaginez bien qu’ils ne sont pas capables de payer ces séances dont le tarif est facilement de 80€ à Paris. Et pour tous donc, avec des feuilles de soin pour un remboursement sécu et mutuelle. Certains psy demandent le taux de remboursement de la mutuelle pour fixer leur tarif. Soit 180€ la demi heure, trois fois par semaine, pour celui qui bénéficiait de la mutuelle des fonctionnaires internationaux par ses parents.
                  Pratiquement tous disaient payer les scéances où ils ne venaient pas, et recevoir des feuilles de soin pour cela. Mais selon certains préceptes de la psychanalyse, ils payaient aussi quand ils partaient en vacances, ou tout autre absences programmées, et là encore feuille de soins.
                  Est ce le rôle de la sécu que de payer des scéances fantômes?
                  Je ne dis pas que la solution au trou de la sécu est là, mais c’est néanmoins scandaleux.

                  Oui les TCC existent en France depuis les années 80, mais de manière anecdotique. C’est assez récemment qu’on commence à en parler plus et surtout pour ceux qui en ont le plus besoin. Parce que pendant longtemps, les TCC étaient décriées par toute la psychiatrie française, et rejetées. Et le rejet par les psychanalystes des TCC, (et des méthodes éducatives pour les autistes) a énormément ralenti leur entrée à l’hôpital, et dans les CMP. Il suffit de lire les différentes tribunes et articles qu’on peut trouver sur internet, c’est généralement assez violent. On a pu lire aussi des témoignages d’internes qui disaient que sans adhésion à la psychanalyse, toute carrière hospitalière leur était fermée dans certains hôpitaux. Aujourd’hui encore la majorité des professeurs chefs de services des grands hôpitaux psychiatriques sont pro psychanalyse.
                  Dans les facs de psycho, la psychanalyse est encore largement enseignée, la formation aux TCC est beaucoup plus récente. Beaucoup de psychologues se sont formés hors cursus universitaire, par des formations payantes, pas toujours accessibles quand on est un jeune diplômé.
                  Actuellement l’accès aux TCC prises en charge par la sécu (hôpital ou psychiatre) est très difficile. Les praticiens, peu nombreux, ont des listes d’attente impressionnantes, ou ils ne prennent simplement plus de liste d’attente.

                  Mais le plus scandaleux là dedans c’est la manière dont les malades sont ou ont été soignés. C’est justement là le fait que les patients n’ont pas le choix. Et si, bien sur que si, ils décident à la place des patients ce qui est bon pour eux en leur fermant la porte à des avancées de la science qui auraient pu leur être profitables. Et ce n’est pas le fait d’un ou plusieurs individus mais de toute une corporation, et contraire à leur serment de médecins.

                  Je croirais à l’apport de la psychanalyse à la psychiatrie quand il y aura des études et des chiffres qui le montrent. Pour le moment ces chiffres n’existent pas, les psychanalystes refusant l’évaluation de leur pratique. Elle y a surtout apporté des concepts dont il a été démontré qu’ils étaient faux, comme les personnalités multiples, ou carrément sexistes et machistes comme l’hystérie, ou la culpabilisation des mères d’enfant autistes par exemple. Leur théories sont généralement basées sur des études de cas isolés, ce qui n’a rien d’une démarche scientifique.

                  Aucune pratique de soin n’est acceptée, et remboursée, sans au minimum une étude prouvant son efficacité.
                  Et là ce n’est pas le cas. La seule étude française montre qu’au contraire cette pratique est inefficace. Et pour ce qui est de l’autisme, cette pratique à empêché nombre de malades d’avoir accès à la socialisation et la parole que les méthodes éducatives permettent quelquefois d’obtenir. (Regardez le documentaire « le mur » de Sophie Robert, c’est plus qu’édifiant). La meilleure chose qui puisse arriver à un autiste? Ne pas naître en France.

                  Je ne suis pas une adepte de la pensée unique, mais quand une pratique n’a jamais prouvé son efficacité, bien au contraire, on passe à autre chose. Surtout quand le reste du monde l’a fait depuis 30 ans.

                  Sinon on en serait toujours à pratiquer la saignée, les ventouses et autres joyeusetés! Pratiquée pendant très longtemps, la saignée à tué plus de malades qu’elle n’en a soigné, c’est certain.
                  La médecine est faite pour avancer, parce que c’est bien de médecine, de science, qu’il est question.

                  On pourrait aussi parler des horreurs qui se passent dans les hôpitaux psychiatriques, mais c’est un autre débat, dont j’espère qu’il sortira au grand jour, on peut toujours rêver, le sort des malades psychiques et des malades mentaux n’intéresse personne.

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                  • laconnectrice

                    Chère madame,

                    je crois comprendre que vous avez eu de malheureuses expériences avec les psychiatres psychanalystes mais ce n’est pas l’objet de l’article de référence et il serait plus judicieux d’en débattre sur des blogs spécialisés
                    cordialement
                    LC

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