Flux RSS

Hongrie : tout ce que nous lui devons, soutenons la contre la dictature de Viktor Orban

Publié le

Nouveau au 11 janvier 2012

Pour en savoir plus lire sur Slate  http://www.slate.fr/story/48545/hongrie-europe-democratie

http://blog.slate.fr/des-bulles-carrees/2012/01/03/la-hongrie-se-bordurise/

 

 

Plus de 100 000 Hongrois ont manifesté hier contre la nouvelle constitution qui ramène la Hongrie au stade de l’empire Austro-Hongrois comme modèle, supprime des libertés et renforce les pouvoirs de son premier ministre conservateur, Viktor Orban et de sa clique de parents et d’amis.http://lci.tf1.fr/monde/europe/hongrie-manifestation-monstre-a-budapest-contre-la-nouvelle-6913920.html

http://www.france24.com/fr/20120102-hongrie-manifestation-contre-nouvelle-loi-fondamentale-budapest-gouvernement

Allons nous laisser la Hongrie sombrer dans l’archaïsme, ce pays qui nous avait tant touché lors de sa révolte courageuse contre la dictature soviétique le 23 octobre 1956, sauvagement réprimée par les chars soviétiques ? Allons-nous abandonner la Hongrie à la dictature ?

La commission européenne a suspendu le projet d’aide financière à la Hongrie sous réserve d’une examen approfondi de la nouvelle constitution de Viktor Orban et on comprend mieux l’appel à l’Europe par les manifestants (cfr photo ci-dessus)

 04/01 | 07:00 | Massimo Prandi

L’Europe accroît la pression contre la dérive autoritaire de la Hongrie

Au lendemain d’une manifestation sans précédent de l’opposition hongroise, les Européens lèvent la voix contre les lois autoritaires du gouvernement magyar dirigé par le leader charismatique de la droite, Viktor Orba

SUR LE MÊME SUJET

Il y a un problème aujourd’hui en Hongrie », a déclaré hier le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé. « Nous appelons la Commission européenne à prendre les initiatives nécessaires pour que les principes fondamentaux de l’Etat de droit et le respect des grandes valeurs démocratiques soient respectés partout, y compris en Hongrie », a-t-il martelé au lendemain d’une manifestation géante à Budapest contre la nouvelle Constitution et le gouvernement qui a rassemblé entre 70.000 et 100.000 personnes. La mise sous tutelle du pouvoir politique de l’institut d’émission est le dernier épisode d’une longue série de lois et de mesures visant à renforcer la suprématie du parti au pouvoir, le Fidesz, d’orientation conservatrice, et de son leader charismatique.

Honorer ses engagements

La banque centrale hongroise a perdu de facto son autonomie après le vote de deux lois au Parlement vendredi dernier. Une première conséquence de la mainmise du gouvernement sur l’institut d’émission pourrait être l’utilisation d’une partie des réserves officielles de change (environ 35 milliards d’euros) pour refinancer la dette, prétend le site hongrois Index.hu. Interrogé par « Les Echos », l’un des porte-paroles de Viktor Orban a démenti l’information. Reste à la Hongrie à trouver quelque 5 milliards d’euros pour honorer ses engagements rien que cette année.

La banque centrale a chiffré lundi à 82,6 % du PIB la dette publique du pays.Pourcentage publiquement contesté par le gouvernement. Budapest a appelé le FMI et l’Union européenne à l’aide. Objectif déclaré : obtenir une ligne de crédit discrétionnaire de 5 à 10 milliards d’euros (8 milliards d’euros, précise la Commission). Et c’est précisément sur ce terrain que Bruxelles et l’institution de Washington entendent agir pour infléchir la politique autoritaire de Viktor Orban.

Le problème hongrois est pris très au sérieux par la Commission européenne. Mais celle-ci doit composer avec les lourdeurs du cadre institutionnel européen. « Nous devons traiter la Hongrie d’une manière qui respecte le droit communautaire », a déclaré hier Olivier Bailly, un des portes-parole de l’exécutif bruxellois. En clair, pas question de menacer Budapest de sanctions avant un examen juridique approfondi des nouvelles lois constitutionnelles. Celui-ci devrait être achevé d’ici à la fin de la semaine, et le collège des commissaires n’évoquera donc pas la question avant la semaine prochaine. Un premier pas pour une possible procédure d’infractions qui prendra de toute façon quatre ou cinq mois avant d’aboutir…

Couper le robinet des aides

Pour autant, Bruxelles se défend de faire preuve d’attentisme, rappelant avoir déjà envoyé cinq lettres de trois commissaires différents en décembre, dont deux plutôt virulentes de José Manuel Barroso. La Commission joue sur plusieurs tableaux et menace de couper le robinet des aides financières. « Tant que nous n’aurons pas de certitudes sur l’indépendance de la banque centrale et sur celle de la justice, les négociations officielles ne pourront pas reprendre. Nous sommes dans un rapport de force, et nous devons faire comprendre à la Hongrie que nous sommes très sérieux quand nous parlons de respect des traités », explique un officiel européen.

Renaud Honoré (à Bruxelles) et Massimo Prandi, Les Echos

Une chanson d’hommage de Jean-Pax Mefret avec des videos de l’insurrection http://www.youtube.com/watch?v=Zi3bzXPYnsY

Hongrie : manifestation sans précédent contre la « dictature d’Orban » (source : revue de presse de Toute l’Europe)

Hier soir à Budapest, des milliers de personnes ont manifesté contre le Premier ministre conservateur, Viktor Orban, en réaction à la nouvelle Constitution entrée en vigueur le 1er janvier, et aux lois qui l’accompagnent.

A l’appel des partis de gauche et écologistes, ainsi que des mouvements de la société civile, 100 000 personnes se seraient réunies selon les organisateurs, 70 000 selon les observateurs, rapporte Le Point. Les précédentes manifestations attiraient tout au plus quelques milliers de personnes, faisant de l’événement de lundi soir une mobilisation sans précédent.

Alors que Viktor Orban et ses fidèles célébraient la nouvelle Constitution à l’Opéra de Budapest, les manifestants rassemblés à proximité scandaient le slogan « Il y aura de nouveau une République », en réaction à la disparition, dans la nouvelle Constitution, de l’appellation « République de Hongrie » au profit de la simple « Hongrie », d’après l’AFP.

« Assez ! », « Dictature d’Orban », « Orbanistan » sont les inscriptions qui figuraient sur les pancartes brandies à l’encontre du Premier ministre. Pour le député socialiste Tibor Szanyi, « Viktor Orban et ses serviteurs ont fait passer la Hongrie d’un pays prometteur au lieu le plus sombre d’Europe » [AFP]. M. Orban est qualifié d' »autocrate » par l’opposition et par des mouvements de la société civile, car il ne prend pas en compte les critiques de l’Union européenne quant à la compatibilité des lois adoptées avec le droit communautaire, et des inquiétudes de Washington sur la démocratie dans son pays, nous explique Le Monde.

Pour de nombreux anciens dissidents, « la concentration des pouvoirs n’a jamais été aussi forte » en Hongrie « depuis le changement de régime de 1989, quand la dictature communiste a été écrasée ». Les Etats-Unis et l’Union européenne reprochent notamment les mesures prises visant à limiter l’indépendance de la Banque centrale, les réformes controversées sur les médias, la loi électorale, la liberté religieuse et une disposition accordant au fœtus le droit à la vie, ouvrant la voie à une contestation du droit à l’avortement, selon Le NouvelObs.

Une nouvelle constitution nationaliste, protectionniste et d’ordre divin

Spécialiste des civilisations d’Europe centrale et maître de conférences à l’université Nancy-II, Paul Gradvohl analyse la nouvelle Constitution hongroise, entrée en vigueur le 1er janvier

http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/01/03/le-pouvoir-veut-restaurer-un-certain-ordre-moral-en-hongrie_1625212_3214.html 

Avec l’entrée en vigueur de la nouvelle Constitution, la « République de Hongrie » est devenue la « Hongrie », tout court. Que signifie ce changement de nom ?

Désormais, le pays ne se définit plus comme un régime politique. C’est le peuple hongrois, par-delà les frontières, qui fait son essence. La « nation hongroise », évoquée dans la nouvelle Constitution, réunit à la fois les citoyens de Hongrie et les membres des minorités hongroises de Roumanie, Slovaquie, Voïvodine (Serbie), d’Ukraine et d’ailleurs, qui n’ont pas nécessairement la double nationalité.

Cette communauté est cimentée, soudée par la référence à un passé mythifié.« Nous sommes fiers de nos ancêtres qui se sont battus pour la survie, la liberté et la souveraineté de notre nation », dit le préambule de la Constitution. « Fiers des remarquables créations intellectuelles des Hongrois »« fiers que notre peuple se soit battu pendant des siècles pour défendre l’Europe, contribuant aux valeurs communes de celle-ci par son talent et son assiduité », ajoute le texte. Cette exaltation nationaliste, comme la référence au « roi saint Etienne », sert évidemment la politique du gouvernement.

Quelle résonance ont ces déclarations dans le contexte actuel ?

Dans un moment de crise économique et sociale, le politique s’affermit par le symbolique. La nouvelle Constitution est placée sous le signe de Dieu et de la Sainte Couronne [formulée dès 1222, la doctrine de la Sainte Couronne, celle de saint Etienne, unissait les peuples de la région carpatique soumis aux souverains magyars]. Le préambule du texte est littéralement intitulé « Credo national ». C’est une profession de foi, au sens religieux du terme, à laquelle font écho de multiples référence au christianisme. En se réclamant de ces valeurs, le premier ministre,Viktor Orban, s’inscrit dans une continuité historique. A la tête de l’exécutif, il se présente comme l’héritier d’un passé glorieux.

Une partie de ce passé pose néanmoins problème. « Nous rejetons toute prescription sur les crimes contre l’humanité commis envers la nation hongroise et ses citoyens sous les dictatures du national-socialisme et du communisme », précise le préambule. Qu’est-ce que cela implique  ?

Cette formule vise en premier lieu l’opposition, dont certains représentants sont d’anciens communistes. Elle fait écho à une loi adoptée le 30 décembre, qui rend les socialistes responsables des actes commis par le parti au pouvoir avant 1989. Pour Viktor Orban, la démocratie hongroise commence véritablement le jour des élections législatives du 2 mai 1990. La transition douce qui a précédé le scrutin et abouti à la naissance du premier Parlement libre du pays est niée. Or, à l’époque, il existait un relatif consensus entre les formations politiques.

La nouvelle Constitution remet en cause cet équilibre en réduisant la marge de manœuvre des contre-pouvoirs. La Cour constitutionnelle, par exemple, voit son champ d’intervention diminué. Le pluralisme dans les médias a été battu en brèche, comme en témoigne la perte de fréquence de KlubRadio. Plus grave encore, la dernière loi électorale favorise nettement le parti au pouvoir, qui profite d’un nouveau découpage des circonscriptions et de la marginalisation des petits partis.

Plusieurs associations de défense des libertés civiles se sont également inquiétées des passages ayant trait au mariage ou au droit à la vie dans la Constitution.

En effet, le texte témoigne clairement d’une volonté de restaurer un certain ordre moral. Les valeurs familiales sont mises en avant à plusieurs reprises. Seul le mariage entre homme et femme est désormais reconnu, ce qui exclut toute forme d’union entre personnes du même sexe. On touche là à une obsession très hongroise : la crainte du déclin démographique. La famille traditionnelle est perçue comme la base du maintien de la nation. C’est ce qui explique également la reconnaissance de l’embryon comme être humain – laquelle ouvre potentiellement la porte à l’interdiction de l’avortement.

Peut-on parler de dérive extrême-droitière du gouvernement hongrois ?

Il est important de préciser que le premier ministre, Viktor Orban, n’est pas un fasciste. Sur le plan économique, par exemple, il suit une ligne qualifiée de « non orthodoxe » et qui se situerait entre Chevènement et de Villiers, si on la comparait à ce qui peut être proposé en France. L’opposition accuse le parti au pouvoir de bâtirune dictature. Le gouvernement s’en défend en arguant du fait qu’il n’a rien fait pourempêcher les manifestations qui se sont tenues lundi soir à Budapest. Le modèle dont il s’inspire est celui de la Hongrie horthyste de l’entre-deux-guerres, un système autoritaire où l’opposition n’a aucune chance et qui s’abrite derrière les frustrations nationales pour maintenir une élite dépassée au pouvoir.

Propos recueillis par Elise Barthet
Deux ans de poussée conservatrice en Hongrie. Orban a été démocratiquement élu avec un système qui favorise l’élection des conservateurs.
http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/01/02/pres-de-deux-ans-de-poussee-conservatrice-en-hongrie_1624695_3214.html#ens_id=1276800

http://www.touteleurope.eu/fr/actions/citoyennete-justice/les-droits-du-citoyen-europeen/actualite/actualites-vue-detaillee/afficher/fiche/5640/t/44215/from/2262/breve/hongrie-une-nouvelle-constitution-tres-controversee-entre-en-vigueur.html?cHash=24ea0152a9

Tout ce que l’Europe doit à la Hongrie :

(liste non exhaustive)

Budapest

Budapest, La ville des thermes, des bains, des spas http://www.youtube.com/watch?v=-JkcZVJvINo&feature=related et les magnifiques et célèbres bains Gellert http://www.youtube.com/watch?v=CKcL4V-GOfU&feature=related et les bains en plein air Szecheny où on s’amuse bien ihttp://www.youtube.com/watch?v=FnrNAywGKbs&feature=related

Budapest, la perle du Danube, vues de la ville http://www.youtube.com/watch?v=qS4nrcm3KqY&feature=related

Musiques

Franz Liszt, l’un des plus grands pianistes et compositeurs de tous les temps. Il soulevait l’enthousiasme des foules comme les artistes les plus populaires de notre époque. On parle de « lisztomania » http://en.wikipedia.org/wiki/Lisztomania_(phenomenon). Une de ses compositions les plus connues « Rêve d’amour » http://www.youtube.com/watch?v=PGw4c2YGGB8


L’opéra de Budapest http://www.youtube.com/watch?v=6kDJnVQ0D3U et les musiciens hongrois

De nombreux compositeurs hongrois

Musique romantique :

Musique moderne :

Musique contemporaine :

Zoltan Kodaly était hongrois http://www.youtube.com/watch?v=5OVlCCzq2nM&feature=related

les 100 violons de l’orchestre tzigane http://www.100violins.com/

Gastronomie et artisanat

La broderie hongroise,la poterie noire,  le vin de Tokaji et les gourmandises http://csokajozsef.yellis.net/hongrie-gourmande.com/component/option,com_virtuemart/page,shop.browse/category_id,34/Itemid,1/

Folklore, mythologies et littératures

Actualités de la littérature hongroise http://litteraturehongroise.fr/

Imre Kertesz, prix nobel de littérature 

On connaît la réaction mitigée d’une partie de la presse hongroise conservatrice lors de la remise du prix Nobel à Imre Kertész en 2002: elle en vint à suggérer que «la juiverie internationale», bénéficiant de son «excellent réseau», avait favorisé I.Kertész, dont l’œuvre ne pouvait être tenue pour hongroise, puisqu’il écrivait sur Auschwitz… Ce débat malsain n’avait pas attendu le Nobel: en 1999, alors que l’écrivain était invité à la Foire littéraire de Francfort, le chef du parti d’extrême droite, István Csurka, avait déclaré que la Hongrie était représentée par «la littérature juive de Budapest» –ce qui avait suscité une déclaration d’identité remarquable de I.Kertész: «Sans doute, il y a des ignorants étrangers qui aiment mes livres et peuvent en ce cas penser lire de la littérature hongroise. […] (D’ailleurs, mes œuvres sont publiées en 13 langues, le hongrois serait la quatorzième)»[8].

Sur I.Kertész s’est cristallisée en effet une partie des enjeux autour de la place des Juifs dans la littérature hongroise, place cruciale depuis la fin du XIXe siècle, puisque des Juifs ont non seulement compté parmi les grands écrivains de langue hongroise, mais aussi joué un rôle économique de premier plan dans la vie littéraire, avant les lois antijuives de 1938-1939 (maisons d’édition, organes de presse, mécénat…).

Ces polémiques renouent aussi avec les clivages culturels de l’avant-guerre. Et l’atmosphère politique actuelle (Garde hongroise, parti d’extrême droite Jobbik qui parade sous le drapeau Árpád, tribunes de football accueillant des slogans antisémites, culture populaire reprenant le rock’n’roll dissident en l’associant à un folklore médiéval réinterprété à la sauce ethnique participe à la diffusion d’une «psychose des années 1930». Il n’est pas anodin qu’en 2010, Múlt és Jövő ait lancé un appel à ses contributeurs, leur demandant s’ils estimaient que la revue culturelle devait entrer dans l’arène politique, au vu des résultats de l’élection. Désormais, la «renaissance» d’une culture juive hongroise se heurte à la fuite à l’étranger –de Jérusalem à Berlin– des personnalités culturelles à même de la défendre.http://www.regard-est.com/home/breve_contenu.php?id=1218

La richesse de la mythologie hongroise http://www.multilingualarchive.com/ma/enwiki/fr/Hungarian_mythology

Recueil des contes hongrois à l’époque des Frères Grimm. Les contes ont influencé la musique de Bartok et de Kodaly en Hongrie, de Brahms en Allemagne http://books.google.fr/books?id=KC-PRST1EWsC&pg=PA127&lpg=PA127&dq=contes+folklore+hongrie&source=bl&ots=6hWtvx8Rj3&sig=3MY-wyEUGjUWD1LY7UwczwKey8U&hl=fr&sa=X&ei=S-4CT-XFBovm8QOf5ZjSAQ&sqi=2&ved=0CB4Q6AEwAA#v=onepage&q=contes%20folklore%20hongrie&f=false

Le carnaval http://www.eu2011.hu/fr/news/les-%C2%AB-hungaricum-%C2%BB-heritage-culturel-de-la-hongrie

"

  1. « Le fait que des milliers de Hongrois descendent dans la rue pour manifester contre de qu’ils considèrent la dictature de Viktor Orban et appellent l’Europe au secours, nous devons les entendre ».

    C’est justement parce que des milliers de personnes descendent dans la rue qu’il faut soutenir Orban!

    1/ La démocratie, c’est dans les urnes pas dans la rue: la majorité a élu Orban et maintenant il doit gouverner. C’est la règle du jeu. Trop facile de faire descendre les masses dans les rues quand on n’est pas content. Gouverner par les masses est justement le propre des dictatures.

    2/ Qui fait descendre ces personnes dans les rues? Les révolutions oranges, vous connaissez…?

    3/ Si Clinton, Juppé et l’UE s’unissent pour condamner Orban, c’est qu’il doit déplaire à l’oligarchie, ce qui ne peut pas être mauvais pour son peuple!

    4/ Orban ne fait rien de plus que de passer des lois permettant à son pays d’affirmer sa souveraineté et c’est bien ce qui gène l’oligarchie mondialiste.

    5/ L’oligarchie mondialiste a complètement renversé les valeurs et pervertit le vocabulaire. Vous pouvez être sûre désormais que lorsque les médias s’inquiète de la démocratie dans un pays, c’est parce que ce pays refuse la dictature des mondialistes. Quand vous attaquez Orban au nom de la démocratie, vous ne faites que souhaiter que le peuple hongrois tombe sous le joug des mondialistes anglo-américains, de leurs multinationales et de leur idéologie libérale. Revenez aux fondamentaux et au sens des mots.

    6/ Pour l’instant Poutine est du côté des peuples contre les mondialistes qui se targuent pourtant d’être des démocrates (voir le point 5) et qui viennent de faire 100 000 morts en Libye et veulent rééditer l’exploit en Syrie, dernier pays laïc du Proche Orient, en portant au pouvoir les pires des pires parmi les islamistes, qui détestent l’Occident, et sacrifiant les chrétiens d’Orient, qui sont pourtant les plus fidèles soutiens de l’Occident dans la région. Comme quoi la démocratie est à géométrie variable et est surtout une idéologie qui permet de créer de la soumission volontaire et d’implanter des multinationales.

    J'aime

    Réponse
  2. laconnectrice

    Sylvain,

    Je pense qu’on ne peut pas tout ramener à la géopolitique ni à la mondialisation.
    Le fait que des milliers de Hongrois descendent dans la rue pour manifester contre de qu’ils considèrent la dictature de Viktor Orban et appellent l’Europe au secours, nous devons les entendre.

    Les pays de l’Est ont toujours été traditionnellement écrasés entre la Russie et l’Occident, ce qui explique l’attachement pour nombre de leurs citoyens à la France des Droits de l’Homme et de la Révolution. La francophilie de ces pays est une indication qui ne trompe pas sur leur désir d’indépendance et d’ouverture.

    Le fait que Viktor Orban ait été apparemment élu démocratiquement ne peut cacher la volonté de Poutine et de ses soutiens staliniens de garder la main mise sur ses anciens satellites contre l’Europe. Malgré la chute du mur, la guerre froide continue sous d’autres formes.

    La presse française relaie très faiblement les révoltes qui agitent l’Ukraine, la Moldavie, la Roumanie, la Hongrie et d’autres pays de l’Est contre le diktat russe. L’oppression de ces pays est beaucoup plus grave que le diktat de l’Europe politique et économique. La preuve étant que des citoyens de Pologne, Ukraine, Moldavie, Roumanie, Russie viennent chaque jour chercher refuge en Europe en général et en France en particulier.

    J'aime

    Réponse
  3. Orban a-t-il passé outre les lois hongroises?
    Il me semblerait que c’est surtout la non-indépendance de la banque centrale qui dérangent les édiles européennes. Enfin…quand ils parlent d’indépendance, c’est vis à vis du politique, pas vis à vis des banques… « dictature des marchés » dit on, mais en fait les marchés suivent un nombre d’acteurs assez restreint à la puissance de feu financière considérable. Ils semblent en outre avoir largement la faveur des médias.

    Et question dictature, j’ai souvenir d’un certain traité refusé par referendum par la population qui fut non seulement voté à l’assemblée, mais qui en plus, avec une modification de la constitution faite par cette même assemblée, fut placé au dessus de la constitution dans la hiérarchie du droit. Pour l’anecdote, dans ce traité, la commission cumule l’exécutif et le législatif, ainsi que la nomination des représentants du judiciaire. Là aussi, la faveur des médias est patente.

    Donc à mon sens, à moins que le gouvernement Orban viole les lois de son pays et/ou rende très difficile un retour à la « normalité », normalité que le prochain gouvernement hongrois, dans deux-trois ans, pourrait ramener si les hongrois le souhaitent, la dictature est ailleurs.

    J'aime

    Réponse

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :