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Sucre, La campagne betteravière est lancée. Une chance pour la France !

Campagne betteravière 2015

C’est parti depuis le 16 septembre dans la Somme, la campagne betteravière a commencé  et se terminera aux environs du 7 janvier 2016. Les usagers de la route doivent s’attendre à un important trafic de poids lourds faisant la navette entre les champs de production et les sucreries pendant quatre mois. – See more at: http://www.somme.fr/routes-deplacements-reseau-routier/campagne-betteraviere-est-lancee#sthash.4KJd7sdQ.dpuf

Crédit Etienne Lenaerts ASBS-CIB-SBO

Dans la Somme : 2 950 planteurs sur 39 000 hectares
 

– Capacité des usines :
Roye : 13 000 tonnes / jour
Eppeville : 4 500 tonnes / jour
Sainte-Emilie : 16 000 tonnes / jour
 
 
– Emplois :
100 emplois permanents environ par usines avec des effectifs qui peuvent doubler durant la campagne betteravière
 
 
– Transports :
Jusqu’à 50 à 60 prestataires pour une usine
40 000 km/jour pour une usine moyenne

– See more at: http://www.somme.fr/routes-deplacements-reseau-routier/campagne-betteraviere-est-lancee#sthash.4KJd7sdQ.dpuf

Dès le moi d’août les prodcteur s’inquiétaient de la quantité et de la qualité de leur production à cause de la sécheresse …

 Les rendements sont estimés entre moins 20% et moins 25% par rapport à l’année passée.
Même si les betteraves sont concentrées en sucre d’après les 1er prélèvements, cela ne compensera pas le manque de volume avec des tailles de betteraves extrêmement hétérogènes.
Cette année, la campagne betteravière s’annonce également beaucoup plus courte en terme de jour, environ 85 cette année, contre 105 à 110 jours de campagne en 2014.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/champagne-ardenne/la-campagne-betteraviere-s-annonce-difficile-en-raison-de-la-secheresse-794413.html

La France est le premier producteur mondial de sucre de betterave. Cocoricooooohhhhhhhh.

Nous consommons  2 millions de tonnes/an et nous exportons le surplus de production quota et hors quota essentiellement en Europe.

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Régions françaises de culture de la betterave. Les principales zones de production sont situées au Nord-Ouest : Nord-pas-de-calais, Aisne, Ardennes, Marne, Haute-Marne et Meuse. Source http://www.labetterave.com/la_filiere_betteraviere/culture_betteraviere_en_regions/10/index.html

Pendant trois mois, la campagne betteravière qui a commencé fin septembre, va mobiliser 26 000 agriculteurs, 6 733 ouvriers et saisonniers, des centaines d’énormes machines dédiées pour faire fonctionner à plein rendement les sucrières. De septembre à Janvier, la Picardie  (Aisne, Oise et Somme) vit au rythme du passage des camions boueux qui font la navette entre les champs de production et les usines sucrières. Le trafic est tellement dense que chaque année, le préfet met en garde la population contre les risques encourus.

Sitôt récoltée, la betterave n’attend pas car elle consomme son propre sucre à un rythme effarant pour se nourrir. Autophage et glycophage, elle doit être traitée dans les plus brefs délais par les sucrières dont on peut observer le panache blanc sortant de leurs cheminées nuit et jour.

Les bulbes racines des betteraves perdraient 200 g de sucre par tonne, une fortune quand on sait qu’elles ne contiennent que 18% de sucre en moyenne.

Les agriculteurs son rémunérés en fonction du taux de sucre de leur récolte et, justement cette année, le rendement ne sera pas le meilleur à cause du mauvais temps.

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• Les feuilles sont réparties en bouquet et constituent le laboratoire où se fabrique le sucre grâce à la photosynthèse.
• La racine est le magasin de réserve où s’accumule le sucre élaboré dans le bouquet foliaire. 
Elle est rugueuse et de forme conique, blanche ou grise, et mesure 15 à 35 cm de long.
• La région du collet (point d’insertion des feuilles sur la racine) contient du sucre un peu plus difficilement extractible.
• La partie renflée de la racine est la plus riche en sucre. 
• La racine est parcourue par deux sillons saccharifères bien accusés, propres à la betterave sucrière.
• Des radicelles latérales s’insèrent sur la racine principale.
• Le pivot s’enfonce profondément dans le sol, jusqu’à 2 m de profondeur.

La betterave sucrière. Source image http://www.labetterave.com/la_filiere_betteraviere/portrait_et_culture/12/index.html

L’industrie du sucre est intéressante pour l’économie française car outre son rendement agricole qui fait vivre des milliers d’agriculteurs, elle met en oeuvre d’importantes ressources logistiques et technologiques. La profession ne cesse d’innover.

De 2011 à 2012, la surface agricole betteravière est passée de 342 000 à 362 000 ha. Depuis 2008, le nombre de betteraviers s’est stabilisé à 26 000 agriculteurs et le nombre d’emplois en période de récolte s’est stabilisé à 6 733, permanents et saisonniers confondus. Il tombe à 4 906 emplois hors saison avec une légère augmentation depuis 2008.http://www.eurosugar.org/pdf/sugarstats2012.pdf Les restructurations décidées en 2006 dans le cadre de la PAC y sont pour quelque chose.

Aujourd’hui, l’industrie sucrière française qui n’a cessé de se restructurer, au prix notamment de la disparition de nombreuses sucrières, se répartit sur trois Groupes : Téréos, Cristal Union et SudZücker. Téréos est le principal opérateur de Picardie.

Technologie et savoir faire

La filière sucrière est un condensé de recherche, de technologie et de savoir faire traditionnel. Depuis le XIXème siècle, des industriels ont perfectionné de génération en génération la production de sucre.

Extraction mécanique du jus et production de sucre . Source image http://r0.unctad.org/infocomm/francais/sucre/technologie.htm#betterave

Tout commence avec la sélection des espèces de betteraves qui doivent être particulièrement riches en sucres, résistantes aux maladies, aux insectes et aux variation climatiques sur de vastes étendues plates. L’institut national de recherche agronomique, l’INRA collabore avec les producteurs qui sont des milliers regroupés en particulier en Picardie. La betterave française possède la plus haute teneur en sucre de l’U.E., soit 18.7 pour une moyenne de 18%.

 La récolte de la betterave à sucre est mécanisée à l’aide de machines automotrices combinant les fonctions d’arracheuse-effeuilleuse-décolleteuse-chargeuse.

La récolte se prépare avec l’effeuillage et l’élimination des pétioles. L’effeuillage, le scalpage et le décolletage de la racine font l’objet de calculs très sophistiqués afin de réduire au maximum les déchets et le pourrissement des racines pendant le stockage.

L’arrachage des raves est entièrement mécanique. De lourdes machines sont capables d’arracher 6 rangs à la fois, de couper les feuilles qui resteront sur place pour fertiliser le sol, de secouer les racines pour les dégager de la terre Le sillon saccarifère, un repliement de la racine, est dans le collimateur des semenciers car il accroche une masse importante de terre lors de l’arrachage. Il fait ainsi diminuer la propreté (la qualité et donc le prix) de la marchandise livrée à l’industriel. Depuis l’an 2000, de nouvelles machines permettent de procéder au déterrage après l’arrachage. Le déterrage permet d’éliminer le maximum de terre par action mécanique selon le principe du déterreur avaleur ou de déterreur à trémie. (http://www.itbfr.org/)

Ensuite, les logisticiens doivent rentabiliser le transport qui se fait sur des distances relatives courtes, les sucrières étant installées à proximité des champs de betteraves.

L’extraction industrielle du sucre de betterave puise ses origines dans les recherches d’Olivier de Serres, celles de l’Allemand Marggraf et l’invention des machines à vapeur, pour connaître sa mise en oeuvre avec Benjamin Delessert et Jean-Baptiste Quéruel sous le règne de Napoléon.

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Benjamin Delessert offre le premier pain de sucre sorti de son atelier de Passy à l’Empereur, le 2 janvier 1812 .  Napoléon ordonne que 32 000 hectares de terres soient consacrés à la culture de la betterave . en 1828, la France comptait alors 585 sucreries de betterave dans 44 départements. Source http://www.institut-benjamin-delessert.net/opencms/sites/fr/presentation/industriel.html

La France en tête de la filière du sucre

La France est 1er producteur européen de sucre

La France est 1er producteur mondial de sucre de betterave

La France est 1er producteur mondial de bioéthanol de betterave

L’Union européenne est 1er producteur de sucre de betterave dans le monde

La France et ses territoires d’outre-mer se situent au 8ème rang mondial des producteurs de sucre du monde, derrière notamment le Brésil et l’Inde.
Elle est aussi le 3ème producteur mondial de sucre de betterave derrière l’Allemagne et les Etats-Unis.http://www.labetterave.com/la_filiere_betteraviere/chiffres_cles/chiffres_cles_monde/89/index.html

La campagne betteravière est lancée

Elle démarre avec quelques jours de retard Début août, les premiers prélèvements du SBO (Syndicat betteravier de l’Oise) faisaient état d’un poids de racine et d’une richesse très faibles, largement en retrait par rapport à la moyenne des cinq ans (voir L’Oise Agricole du 2 août). Une situation qui s’expliquait par les mauvaises conditions météo du printemps. à ce jour, les prévisions de rendement sont un peu plus optimistes, il y a eu de la pluie, du soleil. Les rendements progressent à un rythme un peu supérieur à la normale. 
Malgré ces conditions favorables, la betterave peine à rattraper son retard. «Nous n’arriverons pas au rendement de l’an dernier qui se situait à 84-85 tonnes à 16 et plus de 13 tonnes de sucre/ha, estime Étienne Lenaerts, directeur du SBO et encore moins en ce qui concerne la moyenne des cinq ans, soit 87-88 tonnes à 16, sachant toutefois que cette moyenne inclut les deux années record 2009 et 2011», ajoute-t-il. http://www.agriculteur-normand.com/actualites/la-campagne-betteraviere-retardee-pour-optimiser-au-mieux-le-rendement&fldSearch=:2MMMHQ7Z.html

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Les premiers silos de betteraves ont fait leur apparition ces jours-ci. Et avec eux, les premiers panaches blancs au-dessus des rares sucreries qui demeurent en Picardie. Roye, Eppeville et Saint- Émilie, dans la Somme, Bussy et Origny-Sainte-Benoîte dans l’Aisne et Chevrières dans l’Oise, connaîtront des démarrages échelonnés la semaine prochaine.

Aux abords de ces usines, on peut donc s’attendre à voir débuter aussi dès ce week-end la noria des camions chargés d’acheminer les betteraves.http://www.courrier-picard.fr/region/la-campagne-betteraviere-debute-ia0b0n190860

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ON RECRUTE UN PEU en local, exemple

 Avez-vous recruté pour cette nouvelle campagne ?

« En 2011/2012, nous avions réalisé vingt-cinq embauches en CDI. Le mouvement se poursuit puisque nous comptons de nombreux départs en retraite. Huit embauches ont été faites en 2013 pour assurer ce renouvellement de génération. Nous projetons encore une dizaine d’embauches en 2014. Il y a trois ans, la moyenne d’âge passait les cinquante ans. Cette année, nous devrions passer en-dessous. »http://www.lavoixdunord.fr/region/chez-tereos-lillers-la-campagne-betteraviere-rime-avec-ia32b54012n1591920

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La Picardie vit au rythme de ses betteraves, attention à la boue et aux accidents

  • Somme

Picardie: en période de campagne betteravière, faites attention à la boue sur la chaussée

La campagne betteravière a commencé. Elle va durer plusieurs semaines. La Préfecture de la région picarde et le Conseil général de la Somme ont édité une brochure à l’attention des professionnels pour rappeler les risques juridiques encourus en cas d’accident du à la boue laissée sur la chaussée.http://picardie.france3.fr/2013/09/26/picardie-en-periode-de-campagne-betteraviere-faites-attention-la-boue-sur-la-chaussee-326393.html

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  • Aisne. La campagne betteravière 2013 débute dans notre département.

La  circulation importante des poids-lourds au cours des prochains mois et les conditions météorologiques automnales parfois défavorables entraînent un risque de collision accru.

En conséquence, Monsieur Hervé Bouchaert, préfet de l’Aisne, appelle les usagers de la route à faire preuve de la plus grande prudence et à respecter les consignes suivantes. http://www.aisnenouvelle.fr/actu/appel-a-la-prudence-lors-de-la-campagne-betteraviere

  • Aisne, Un camion de betteraves se renverse
Publié le mercredi 02 octobre 2013 à 14H00 – Vu 458 fois
Les betteraves se sont répandues un peu partout à la suite de l'accident.

Les betteraves se sont répandues un peu partout à la suite de l’accident.

FRIERES-FAILLOUEL – Un poids lourd transportant 44 tonnes de betteraves s’est couché sur le flanc droit lundi, vers 17 h 30, sur la D937 à la sortie de Frières Faillouël, en direction de Flavy-le-Martel. Le conducteur, âgé d’une vingtaine d’années, a perdu le contrôle de son camion à la sortie d’un virage, à l’intersection de Jussy. Il se rendait à la sucrerie Eppeville à Ham. Selon les premiers éléments de l’enquête de la gendarmerie, la vitesse serait en cause. Blessé légèrement au poignet, il a été transporté par les pompiers de Chauny et Tergnier à l’hôpital chaunois. La circulation a été coupée quelque peu. Une voie d’accès devait être ouverte dans la soirée.http://www.aisnenouvelle.fr/article/faits-divers-justice/un-camion-de-betteraves-se-renverse

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De puissantes machines

Des monstres pour arracher 6 rangs de betteraves à la fois

Après le temps des moissons avec ses grosses moissonneuses-batteuses traînant leur coupe de plus en plus large derrière elles, voici que commence la campagne betteravière. La mécanisation pour cette récolte offre un spectacle encore plus impressionnant que les moissons. Le matériel utilisé est financièrement quasiment inaccessible aux exploitants, tant il est sophistiqué et puissant. Telle cette machine de plusieurs centaines de milliers d’euros capables d’arracher six rangs de betteraves à chaque passage, de stocker plusieurs tonnes de racines dans sa trémie tout en déchiquetant la partie feuillue de la plante. Seules les entreprises de travaux agricoles aux reins solides sont capables de disposer de pareils outils. http://www.lavoixdunord.fr/region/erchin-d-impressionnants-engins-menent-la-campagne-ia16b12102n1576916

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Des chiffres

Le groupe Tereos

  • L’arrachage des betteraves débute aujourd’hui sur un secteur qui s’étend d’Abbeville à Saint-Pol-sur-Ternoise pour alimenter à partir de mardi l’usine du groupe Tereos à Boiry-Sainte-Rictrude. Une reprise pour une campagne de cent cinq jours qui s’annonce de qualité moyenne après un printemps pourri, mais qui aurait pu être pire sans un été heureusement ensoleillé.

120 Le nombre de poids lourds qui vont acheminer les betteraves depuis les silos situés dans la Somme et le Pas-de-Calais. 

220 Le nombre d’emplois à Boiry, dont une centaine de saisonniers. 

2 400 Le nombre de planteurs, dont 95 % adhèrent à la coopérative Tereos, concernés par le campagne de la sucrerie du Sud Artois. 

250 000 Le tonnage de sucre qui doit être produit lors de cette campagne. 

2 250 000 Le tonnage de betteraves qui doit être arraché et transformé. 5 000 000 000

Le chiffre d’affaires affiché en 2011-2012 (+ 14 % en un an) par le groupe Tereos, qui fait travailler 12 000 associés coopérateurs et 26 000 salariés permanents et saisonniers.http://www.lavoixdunord.fr/region/trois-mois-et-demi-pour-une-campagne-betteraviere-ia29b0n1551821

La campagne betteravière a commencé dans l’Oise et doit durer jusqu’au 10 janvier. «L’usine tourne à plein régime», assure Frédéric Majchrzak, responsable de la sucrerie Téréos à Chevrières, la dernière en activité dans le département. Cette sucrerie traite chaque jour près de 15 000 tonnes de betteraves venues de l’Oise mais aussi de toute la région Picardie et d’Ile-de-France, soit près de 1,3 million de tonnes chaque année.

 Du sucre qui sert aux filières industrielle, chimique et alimentaire, sous forme de sucre en poudre, de sirop, d’éthanol ou encore d’alcool. Près de 800 véhicules entrent et sortent chaque jour de cette usine.

http://www.leparisien.fr/oise-60/en-images-dans-les-coulisses-de-la-derniere-sucrerie-de-l-oise-07-10-2013-3204267.php?pic=12#infoBulles1 (diaporama)

Le groupe Cristal Union

  • Dans la Marne

La Marne est le deuxième département français producteur de betteraves à sucre apres l’Aisne, avec plus de 53 000 hectares de culture et près de 3000 agriculteurs.

Le sucreries de Sillery, Bazancourt et Connantre ont débuté leur production en milieu de semaine dernière.

Durant cette période cruciale pour la filière, les groupes sucriers, comme Cristal Union, doublent leurs effectifs dans leurs usines qui reçoivent jusqu’à 700 camions de betteraves par jour.http://www.francebleu.fr/infos/sucre/debut-de-la-campagne-betteraviere-dans-la-marne-885164

Conditions de production

Le sucre est produit en France à partir de betterave (en métropole) ou de canne (dans les départements d’outre-mer (Dom)).

Une récolte en recul en 2012

34 millions de tonnes (Mt) de betterave ont été récoltées en 2012, contre 37 en 2011, en raison de conditions climatiques moins favorables et d’une surface plantée en léger recul. Elles permettront néanmoins de fabriquer 4,5 Mt de sucre de betterave (sous forme de sucre cristallisé ou de sirops de sucrerie), auxquels s’ajoutent 0,25 Mt de sucre de canne.

En 2012, 385 000 ha ont été cultivés par 26 000 planteurs en métropole. L’industrie sucrière employait 6 500 salariés en 2008, principalement en automne, puisque l’activité de la filière est saisonnière (de septembre à janvier de l’année suivante)

Une activité régulée

La filière sucrière est régie par la politique agricole commune qui, selon un régime de quota, attribue à chaque fabricant un plafond de production pour le sucre alimentaire et garantit notamment un prix minimum pour le produit agricole (betterave en métropole et canne dans les départements d’outre-mer).

La production de sucre peut néanmoins dépasser le quota attribué – on parle alors de sucre « hors-quota » – sous réserve que cette production soit destinée à des utilisations non alimentaires ou exportée en dehors de l’Union européenne. La production hors-quota varie selon les années, de 1,2 Mt en 2010 à 1,9 Mt en 2011.

Des usages multiples

La production de sucre est le fait de huit sociétés en métropole et cinq dans les Dom, qui répondent à tous les besoins des industriels français : sucre de quota, fabrication d’éthanol, utilisations en chimie-pharmacie.

La consommation alimentaire française s’est élevée en 2012 à 2,9 Mt de sucre. Elle se répartit en usage alimentaire : sucre de bouche (15 % de la production), boissons, produits laitiers, biscuits, etc. (60 % de la production) et en usage non alimentaire, pour 0,85 Mt (25 % de la production).

Chiffres-clés

1er producteur européen de sucre

1er producteur mondial d’éthanol de betterave

4 milliards d’euros de chiffre d’affaires pour la filière sucrière, dont 0,8 pour la production

http://www.franceagrimer.fr/Filiere-sucre/La-filiere-en-bref/Production

Les producteurs de sucre en France

La France est le premier producteur mondial de sucre de betterave. Il y a vingt-cinq sucreries en France en 2010 dont six sucreries en Picardie4 (première région française avec deux dans l’Aisne, une dans l’Oise et trois dans la Somme)5.http://fr.wikipedia.org/wiki/Industrie_sucri%C3%A8re

  • Le groupe TereosTereos est le 4e producteur mondial de sucre3.

2003 : acquisition de Béghin-Say par Union SDA et Union BS

2003 : vente des filiales hongroises à Nordzucker AG

2004 : Union SDA et Béghin-Say deviennent Tereos, acquisition de la SODES

2005 : Fusion entre Tereos et SDHF

2007 : cession des 6 % détenus par Tereos dans Cosan, premier producteur de sucre du Brésil, afin de financer sa croissance externe. En mai 2007, Tereos reprend Tate & Lyle Food & Industrial Ingredients, Talfiie, spécialisée dans la production d’amidon et d’alcool alimentaire et industriel.

2008 : fermeture de la sucrerie d’Abbeville (Somme).

2011 : acquisition de la féculerie d’Haussimont (Marne), afin de renforcer la filière amidonnerie (à partir de la pomme de terre et du blé).

Octobre 2012: acquisition de la sucrerie de Ludus en Roumaniehttp://fr.wikipedia.org/wiki/Tereos

Historique du sucre de betterave

Les principales races de betterave ont été décrites dès le Moyen Âge, notamment par Matthiole. L’origine de l’utilisation alimentaire des racines de betterave semble se situer dans la grande plaine qui s’étend de l’Allemagne à la Russie

En 1600, Olivier de Serres, dans Le théâtre d’agriculture et mesnage des champs écrit :

« Une espèce de pastenades est la bette-rave, laquelle nous est venue d’Italie n’a pas longtemps. C’est une racine fort rouge, assés grosse, dont les feuilles sont des bettes, et tout cela bon à manger, appareillé en cuisine : voire la racine est rangée entre les viandes délicates, dont le jus qu’elle rend en cuisant, semblable à sirop de sucre, est très beau à voir pour sa vermeille couleur. »

Il chercha le premier à extraire le sucre des betteraves mais n’a pas réussi à trouver un processus rentable.

En 1747, un Allemand, Andreas Sigismund Marggraf, avait réussi à extraire le sucre de la betterave. Toutefois la première extraction industrielle de sucre fut l’œuvre, fin 1811, d’un Français, Benjamin Delessert, secondé par son chef de fabrication, le chimiste Jean-Baptiste Quéruel. C’est Napoléon 1er qui avait encouragé les recherches en ce domaine, le blocus de l’Empire Français exercé par la marine britannique, ayant coupé l’Europe des ressources en sucre de canne des Antilles.http://fr.wikipedia.org/wiki/Betterave_sucri%C3%A8re

L’approvisionnement du sucre de canne en provenance des colonies est bloqué à partir de 1806, date à laquelle Napoléon Bonaparte décrète contre l’Angleterre le Blocus continental1. Un appel d’offres est lancé par l’État en mars 1811 en vue de trouver le moyen de transformer le sucre à partir de la betterave. En janvier 1812, Benjamin Delessert livre à l’Empereur le premier pain de sucre produit de la sorte dans l’une de ses usines textiles reconvertie en sucrerie.

La filière est immédiatement lancée : plantation de 100 000 hectares de betteraves, distribution de 500 licences de producteur, octroi de bourses pour les étudiants. L’activité se localise dans les grandes plaines de culture du Nord de la France,sous la forme de petits ateliers en lien avec des exploitants agricoles.

L’abolition de l’esclavage en 1848 déstabilise les modes de production coloniaux, et le sucre de betterave l’emporte définitivement sur le sucre de canne http://fr.wikipedia.org/wiki/Industrie_sucri%C3%A8re

Pour en savoir plus

Questions

Je ne suis ni une spécialiste de la betterave ni de la filière sucre et je pense vous en avoir dit suffisamment pour montrer l’intérêt de ce secteur. Je me pose des questions auxquelles certains lecteurs pourraient répondre.

De même que Benjamin Delessert s’était inspiré de la machine à vapeur de Watt pour bidouiller sa première sucrière, je me demande ce que toute la technologie inventée pour améliorer la collecte des betterave et l’extraction de leur sucre a induit comme nouvelles applications au fil du temps.

  • Combien de brevets sont concernés par la filière ?
  • De combien de brevets la France est-elle propriétaire ?
  • Combien de brevets la France a du acheter ?
  • Qui fabrique le matériel agricole dédié ? La France a-t-elle des parts chez ces fabricants ?
  • Qui fournit les équipements des sucrières ?
  • Combien rapportent ou coûtent le matériel et les équipements ?
  • Quel chiffre d’affaire induit ?
  • Combien d’emplois induits ?

Etc. Etc.

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