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Ilan Halimi. un film d’Alexandre Arcady sur son martyr

Publié le

chanson de Frédéric Lerner en hommage à Ilan Halimi : ça fait mal

L’affaire Ilan Halimi est l’une des plus épouvantables parmi les plus épouvantables.

Je vous la raconte comme elle est douloureusement gravée dans ma mémoire.

Les faits

Ilan Halimi, originaire d’une famille juive modeste était vendeur dans une boutique de téléphones mobiles du côté de la place de la République. IL avait été repéré en janvier 2006 par le « gang des barbares » au seul motif qu’il était juif, par définition « riche » selon un préjugé antisémite millénaire..

Séduit par l’appât  Emma, une jolie fille paumée dressée par le gang -elle séduira plus tard le directeur de la prison dans laquelle elle sera incarcérée-, il tomba dans un traquenard prémédité et fut séquestré dans une cave de banlieue grâce à la complicité du gardien et de nombreuses personnes, une trentaine d’après l’enquête de police.

Le chef du gang, Youssouf Fofana était un personnage haineux qui semait la terreur autour de lui au nom d’Allah. Il exerçait un ascendant impitoyable sur des gens jeunes et moins jeunes, pour la plupart sans éducation ni instruction. Ilan Halimi fut séquestré et torturé pendant 24 jours interminables sans qu’aucune de la trentaine de personnes qui étaient au courant n’interviennent d’une manière ou d’une autre pour mettre fin à ses tortures et le libérer.

Au 24ème jour, Youssouf Fofana cru achever le jeune homme puis jeta son corps mutilé dans le fossé d’une voie ferrée avec l’intention de le brûler. Ilan respirait à peine lorsqu’il fut retrouvé mais il décéda rapidement après son transport à l’hôpital.

Ilan aurait pu être sauvé

Ce crime crapuleux fait d’autant plus mal que nous savons qu’Ilan aurait pu être sauvé si une seule de la trentaine des personnes qui étaient au courant avait appelé la police, les parents ou même les médias.

La peur de Youssouf Fofana n’explique pas tout. Il est toujours possible de passer un coup de fil anonyme ou même de déposer un mot dans une boite aux lettres, surtout quand on a 24 jours pour se décider à le faire.

Bien que les protagonistes n’aient pas été tous musulmans, leur comportement reflète l’islamisation des esprits : haine du juif, cohésion du groupe à l’image de l’oumma islamiya, soumission totale au chef qui détient le savoir divin (Fofana), effacement de l’individu au profit de la protection du groupe, pratique de la violence pour faire valoir ses intérêts, désir de se venger par n’importe quel moyen sur celles et ceux qui sont différents, haine de la France, de ses valeurs et des lois de la République. etc..

Les inculpés

source

  • youssouf fofana
  •  emma l’appât
  • Christophe Martin-Vallet : Christophe Martin-Vallet, dit « Moko », féru d’informatique, aurait suggéré l’idée des rapts et aurait organisé les opérations de séduction des rabatteuses. Il aurait également amené Emma à son rendez-vous avec la victime et l’aurait reconduite une fois la victime capturée19,20. Il est également accusé de viol avec Fofana, par un des « appâts ». Il aurait participé à six tentatives d’enlèvement.
  • Jean-Christophe G. : Jean-Christophe G., « JC », « Zigo », mineur au moment des faits, violent, ce serait lui qui aurait torturé Ilan Halimi, lui aurait écrasé un joint sur le front et lui aurait donné des gifles et des coups de manche à balai. Il fut exclu en classe de quatrième du collège Béranger à Paris, et avait déjà été interpellé pour vol de lecteur MP3 et possession de cannabis. Il aurait acheté quelques provisions (protéines liquides, pailles et ciseaux). Il témoigne : « La victime a sans doute fait du bruit ou gémi, et comme je fumais un joint, j’ai appuyé un court instant ma cigarette au milieu de son front. J’ai ensuite écrasé mon mégot au sol. »[réf. nécessaire]
  • Samir Aït Abdelmalek : Samir Aït Abdelmalek, dit « Smiler », père de trois enfants, déjà condamné pour des affaires de drogue et de vol de voiture, aurait fourni l’appartement de la séquestration à Bagneux, avant qu’Ilan Halimi ne soit séquestré dans la chaufferie de l’immeuble[réf. nécessaire]. Samir est aussi considéré comme le bras droit de Youssouf Fofana qu’il connaissait depuis dix ans. Il aurait fourni l’acide et donné un coup de cutter à la victime. Il était prévu qu’il touche 1 500 euros pour ses prestations. Dans le procès-verbal du 18 février 2006 de son interrogatoire par la brigade criminelle de Paris, Samir Aït Abdelmalek, déclare à propos d’un des actes de torture (destiné à produire une image) : « J’ai sorti la lame de cutter et après qu’il a mangé et bu, j’ai cherché un endroit où lui mettre un coup de cutter pour que ça saigne sans lui faire trop mal. Je ne voulais pas toucher à l’adhésif qui l’empêchait de hurler. Sans prévenir Ilan pour qu’il ne stresse pas, je lui ai mis un coup de cutter sur cinq ou six centimètres sur la joue gauche. Malgré le sparadrap, cela a saigné vite dans sa barbe qui n’avait pas été rasée. » À propos de la mort d’Ilan Halimi sur le bord d’une ligne de chemin de fer, le policier qui interroge le jeune homme poursuit : « À ce moment, m’a-t-il expliqué, Ilan avait réussi à relever son bandage sur les yeux. Du coup, Youssouf avec un couteau lui a mis un coup dans la gorge vers la carotide puis un coup de l’autre côté de la gorge. Ensuite il a essayé de lui couper le bas de la nuque. Puis il lui a mis un coup de couteau dans le flanc. Il avait sûrement dû revenir avec un bidon d’essence car il m’a dit qu’il avait utilisé un bidon pour asperger Ilan avec ce combustible et l’a incendié sur place. À ce moment il m’a dit : ‘Cela a fait une grande flamme et je suis parti.’ »
  • Yahia Touré Kaba : Yahia Touré Kaba, alias « Yaks », analphabète, aurait été geôlier deux semaines et demie. Il aurait coupé les cheveux de la victime et fourni deux autres amis pour sa relève, « Fabrice » et « Baba ». Il a témoigné en expliquant à propos de l’otage : « Il pissait dans une bouteille et faisait caca dans un sac en plastique. »[réf. nécessaire] Il serait impliqué dans une précédente tentative d’enlèvement.
  • Fabrice Polygone : Étudiant en BTS, il aurait été geôlier pendant toute la séquestration, et aurait aussi aidé à couper les cheveux de la victime. Il explique ce qui s’est passé la veille de la mort d’Ilan Halimi : « Dos contre le mur, jambes un peu repliées vers le torse, il était en peignoir. J’ai vu nettement des traces d’éraflure ou de frottement sur le côté gauche de son torse, un peu partout, vers les côtes, le cou, la poitrine. Ça ne saignait pas. »« Nabil, Zigo et moi, on devait le laver avec de l’eau, du gel douche qui se trouvait sur place et des gants de toilette. Je lui ai coupé les cheveux. Zigo et Nabil ont trouvé que ce n’était pas assez court et ils ont essayé de lui raser les cheveux avec un rasoir mécanique à deux lames, noir ou bleu. »
  • Jérôme Ribeiro : Jérôme Ribeiro, alias « Coup de Tête », issu d’une famille de six frères et sœurs, n’avait plus de travail depuis la mi-décembre 2005. Il était manutentionnaire intérimaire. Soupçonné d’avoir participé à l’élaboration du projet d’enlèvement et « Il était plus qu’un geôlier », selon une source judiciaire. Son témoignage aurait permis aux enquêteurs de remonter à d’autres membres du gang. Il a quitté le groupe à la fin du mois de janvier 2006. Des autocollants antisémites et des documents à la gloire des nazis ont été découverts dans l’appartement où il avait vécu. Il déclare : « Il [Fofana] m’a demandé si je voulais me faire beaucoup d’argent, j’ai répondu oui. Il m’a indiqué qu’il suffirait de garder trois jours un homme. »[réf. nécessaire] Il a été impliqué dans une autre tentative d’enlèvement : chargé de brûler un véhicule pour faire diversion, il se brûlera au cou et au visage.
  • Giri Oussivo N’Gazi : Ami de Jérôme, il aurait été geôlier.
  • Francis Oussivo N’Gazi : Francis N’Gazi aurait lui aussi été geôlier, et aurait fourni son appartement pour les réunions de groupe. Il est voisin de l’appartement des Fofana. Il aurait également fourni d’autres « filles-appâts » à Youssouf Fofana dans une autre affaire.
  • Nabil Moustafa : Nabil Moustafa, alias « Bilna », livreur de pizzas et footballeur, aurait été geôlier et aurait amené Cédric dans le groupe. Il témoigne : « Lorsque j’ai soulevé sa couverture, j’ai vu des taches de sang sur son pyjama avec des trous, au niveau des jambes et du ventre. Quand on l’a déshabillé, j’ai vu des plaques rouges sur son ventre (…), ça ressemblait un peu à des brûlures. »[réf. nécessaire] « On a dit qu’on en avait assez. Le boss a réfléchi et il a décidé qu’il n’y avait plus que ce soir-là, que l’autre devait dégager. »[réf. nécessaire] Il serait également impliqué dans une autre tentative d’enlèvement.
  • Cédric Birot Saint-Yves : Cédric Birot Saint-Yves, alias « Babas », ami de Nabil, aurait été geôlier. Il déclare : « Dès le premier jour, j’ai pu constater que l’otage présentait des traces de brûlure par mégots au niveau des côtes et du dos. » Les coups auraient débuté après un premier échec de remise de rançon. « Tous les quatre, Nabil, Yahia, Jérôme et moi, nous lui avons mis des tartes quand il gémissait pour avoir des cigarettes (…) Il m’est arrivé aussi de lui mettre de petits coups de balai sur les jambes, cuisses ou mollets. » Il est mis en examen pour séquestration, actes de torture et de barbarie. Le 5 janvier 2009, il est condamné par le tribunal deCréteil à cinq mois de détention ferme pour avoir utilisé un téléphone portable dans l’enceinte de la prison de Fresnes (Val-de-Marne) où il était incarcéré. Sa sœur cadette s’est vu infliger une peine de deux mois avec sursis pour lui avoir fait passer la puce électronique.
  • Gilles Serrurier : Âgé de 39 ans au moment des faits, il était le gardien de l’immeuble où fut séquestré Ilan Halimi. Il aurait prêté à ses bourreaux l’appartement, ou du moins la chaufferie où ils l’ont torturé. Ancien enfant de la DDASS, endetté par un divorce selon un locataire21, père de deux enfants, il aurait notamment remis les clefs de la chaufferie à Samir. Il est incarcéré pour « complicité de séquestration en bande organisée ».
  • Jean-Christophe Soumbou : Jean-Christophe Soumbou, alias « Marc », alias « Crim », alias « Craps » : ancien codétenu de Youssouf Fofana, il fait un séjour à la prison de Nanterre, où il était incarcéré pour vol avec violence. De corpulence musclée, il se rendra le 10 avril 2006 sous la pression exercée par la police sur son entourage. Il reconnaît avoir recruté deux hommes de main et fourni la voiture utilisée pour enlever la victime. Refusant de dévoiler le nom de ses deux complices, au motif que cela le mettrait en danger lui et sa famille, ceux-ci ne seront pas arrêtés. Il a été placé en garde à vue après sa déposition. Il est également impliqué dans d’autres tentatives d’enlèvement.
  • Franco Louise : Franco Louise22, ancien champion de France de boxe thaïlandaise à 23 ans. Il n’est pas poursuivi dans l’affaire Halimi à proprement parler.
  • Almane Diallo : Almane Diallo ou Alhassane, prêteur sur gages, soupçonné d’avoir pu servir d’intermédiaire dans le cas où une remise d’argent aurait été organisée. Il a été une des premières personnes arrêtées et mises en détention provisoire dans l’affaire.
  • Jérémy Pastisson : Il aurait participé à plusieurs tentatives d’enlèvement — dont une échouera grâce à l’intervention des voisins : le 5 janvier 2006, Mickael Douïeb est menotté et attaqué à coups de barre de fer, et insulté parce que juif. Son véhicule aurait servi à transporter Ilan Halimi.
  • Yassin N. : Il serait un homme de main recruté par Jean-Christophe Soumbou. Il s’est rendu à la police le 11 avril 2006 mais a été remis en liberté : il n’aurait pas participé au meurtre, ni au rapt d’Ilan Halimi.
  • Tiffenn Gouret : Elle aurait fourni des appâts à Fofana, qu’elle admire. C’est aussi l’ex-petite amie de Jean-Christophe G., et une amie d’Emma, qu’elle mettra en contact avec Fofana et qu’elle coachera pour son rôle d’appât. Elle recueille les confessions d’Emma (Yalda) après que cette dernière a attiré Ilan Halimi dans le guet-apens. Elle déclare : « j’ai fait ça pour rendre service » [à Youssouf Fofana]. Lors d’une autre tentative d’enlèvement, elle fournira directement les coordonnées et les habitudes d’un de ses camarades. Après l’enlèvement, elle conseillera à Emma de se teindre les cheveux. Elle lui répète que « ce n’est pas grave ».
  • Audrey Lorleach : Audrey Lorleach, dite « Léa » ou « Natacha », aurait servi auparavant d’« appât ». Jeune étudiante en assistance médicale, elle est la petite amie clandestine de Jérôme Ribeiro. À la recherche d’un plan pour gagner de l’argent, ce dernier la présente à Fofana, qui la recrute pour servir d’appât. Ses deux tentatives pour aguicher des jeunes hommes n’aboutissent pas, et Fofana, non sans avoir insisté, abandonnera l’idée de recourir à ses services. Mise au courant de l’enlèvement d’Ilan Halimi par son ami Jérôme, elle ne se signale à la police que deux jours après l’annonce de la mort du jeune homme. Elle est très amie avec Murielle, qui l’a poussée à se dénoncer. Elle a retrouvé la liberté après neuf mois de détention provisoire.
  • Sabrina Fontaine : Elle serait impliquée dans une tentative d’enlèvement ayant eu lieu en octobre 2005. Elle est interpellée peu après le passage d’un véhicule de police qui met la tentative d’enlèvement en échec.
  • Ruth : Présentée par Tiffen à Fofana, et âgée de 15 ans au moment des faits supposés, elle aurait aussi servi d’appât ; avec l’argent versé par Fofana (80 euros) pour avoir obtenu un numéro de téléphone, elle se serait acheté des bottes.
  • Sarah : Elle aussi aurait servi d’appât et aurait tenté (en vain) de séduire une proie rencontrée par Alexandra au Queen.

Autres personnes impliquées

  • Alcino Ribeiro : Père de Jérome Ribeiro, ce maçon de 52 ans, et sa belle-mère, sont accusés par sa copine Leila, de les avoir dissuadés de parler, en leur conseillant de faire profil bas. Alcino Ribeiro a comparu libre au procès. Le procureur a requis une peine ferme symbolique à son encontre, « parce que c’est le seul adulte qui avait une autorité, qui savait, mais qui n’a rien dit ».[réf. nécessaire]
  • Christine G. : Gardienne d’immeuble, c’est la compagne d’Alcino Ribeiro. Elle est aussi accusée de n’avoir pas dénoncé les faits.
  • Murielle Izouard : Amie d’Audrey, elle ne semble pas faire partie des opérations mais a été inculpée de « non-dénonciation de crime ». Elle s’est indignée des aveux de son amie et lorsqu’elle a reconnu le portrait-robot d’Audrey dans les journaux, elle l’a immédiatement alertée. « Je n’ai rien dit, car je n’y croyais pas. » En revanche, elle a poussé Audrey à se dénoncer. Admissible à l’écrit au concours de gardien de la paix, elle n’a pas pu passer l’oral, ayant été mise en examen pendant cette période. Incarcérée provisoirement, le juge des libertés a ordonné sa libération.
  • Leila Appolinaire : Petite amie régulière de Jérôme Ribeiro, elle fut mise au courant des faits, mais les parents de Jérôme l’auraient dissuadée de les dénoncer pour que Jérôme ne soit pas le seul à porter le chapeau.
  • Alexandra Sissilia : Elle aurait servi d’appât précédemment et a déclaré avoir été violée par Youssouf Fofana, Christophe Martin et Jérôme Ribeiro — une instruction sur cette agression a été ouverte par le parquet de Paris en mai 2006 et sera conclue par un non-lieu. Elle aurait été impliquée dans une autre tentative d’enlèvement, sur Michael D., le 6 janvier 2006, qui aurait échoué grâce à des passants. Elle n’aurait plus agi pour le groupe à partir de cette date. Elle a également été mise en détention provisoire.
  • Isabelle Mensah : Isabelle Mensah, confidente de Yalda, âgée de 18 ans au moment des faits, et dans le même lycée que Tiffen, était au courant des faits mais ne les a pas dénoncés. Elle témoigne : « Pour moi, c’est un truc de malade. J’y ai cru, mais je ne réalisais pas23. »

Procès en première instance

Le procès s’ouvre le 29 avril 2009 et dès la première audience, Youssouf Fofana se livre à des provocations. Il arrive tout sourire et lance, le doigt en l’air, un « Allah vaincra ». Lorsqu’on lui demande son identité et sa date de naissance, il répond « arabe africain islamiste salafiste » et donne le 13 février 2006 à Sainte-Geneviève-des-Bois, date et lieu de la mort de sa victime Ilan Halimi. Le procès est tenu selon les règles de publicité restreinte24, car certains des accusés étaient mineurs au moment des faits25.

Youssouf Fofana est condamné le 11 juillet 2009 à la peine maximale en droit français pour ce crime, soit la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une peine de sûreté de vingt-deux ans. Il décide de faire appel de cette condamnation mais se rétracte finalement peu après, cette condamnation a perpétuité devenant définitive26. Les autres verdicts vont de 18 ans de prison ferme à l’acquittement.

À la demande de Michèle Alliot-Mariegarde des Sceaux, le parquet a fait appel pour les condamnations inférieures aux réquisitions de l’avocat général27 soit 14 sur 27.

Nom Réquisitoire (1er juillet 2009) Verdict28 (11 juillet 2009) Après le premier procès
Verdict par accusé 
Youssouf Fofana Perpétuité + 22 ans sûreté Perpétuité + 22 ans sûreté Décision définitive
Samir Aït Abdelmalek 20 ans ferme 15 ans de prison Appel du parquet
Jean Christophe Soumbou 20 ans ferme 18 ans de prison Appel du parquet
Jean Christophe G.29. 15 ans ferme30 15 ans de prison Décision définitive
Emma (Yalda)31 10 – 12 ans ferme32 9 ans de prison Appel du parquet
Cédric Birot Saint-Yves 12 ans ferme 11 ans de prison Appel du parquet
Fabrice Polygone 12 ans ferme 11 ans de prison Appel du parquet
Yayia Touré Kaba 12 ans ferme 11 ans de prison Appel du parquet
Nabil Moustafa 13 ans ferme 13 ans de prison Décision définitive
Tifenn Gourret 10 ans ferme 9 ans de prison Appel du parquet
Franco Louise 8-10 ans ferme 5 ans de prison Appel du parquet
Christophe Martin-Vallet 8-10 ans ferme 10 ans de prison Décision définitive
Francis Oussivo N’Gazi 6-8 ans ferme 7 ans de prison Décision définitive
Guiri Oussivo N’Gazi 5-7 ans ferme 6 ans de prison Décision définitive
Jérémy Pastisson 5-7 ans ferme 3 ans de prison Appel du parquet
Jérôme Ribeiro 12 ans ferme33 10 ans de prison Appel du parquet
Gilles Serrurier 10 ans ferme 9 ans de prison Appel du parquet
Alexandra Sisilia 8-10 ans ferme 8 ans de prison Décision définitive
Alhassane D 5 ans sursis Acquitté Appel du parquet
Kamel F. 5 ans avec sursis Acquitté Décision définitive
Alcino Ribeiro 1 an ferme 8 mois de prison Appel du parquet
Audrey Lorleach 3 ans dont 28 mois de sursis 2 ans de prison, dont 16 mois avec sursis Appel du parquet
Muriel Izouard rien Acquittée Décision définitive
Leila Appolinaire Acquittée 6 mois de prison avec sursis, avec effacement du casier judiciaire Décision définitive
Christine G. 1 an de sursis 6 mois de prison avec sursis Décision définitive
Isabelle Mensah 18 mois sursis 6 mois de prison avec sursis Décision définitive
Sabrina Fontaine 5 ans ferme 3 ans de prison Appel du parquet

Pourquoi associer les Juifs à l’argent ? un peu d’histoire

Depuis les débuts du christianisme et parce que Judas aurait vendu Jésus pour trente deniers, les israélites ont été accusés d’aimer l’argent et d’être prêts à tout pour en gagner. Afin de ne pas trahir le dogme chrétien qui considérait l’usure comme un péché, les rois vont confier leurs finances aux Juifs. Dès le XVIIIème siècle, dans certains pays comme la Pologne, l’Espagne et l’Italie, les Juifs disposaient d’un statut discriminatoire les cantonnant par décret à l’exercice de certaines professions haïes par le peuple telles usurier, prêteur sur gages, intendant des terres des seigneurs où trimaient de pauvres paysans et trésorier des rois.Ce mythe sera entretenu dans la littérature par Jules Verne, Zola et Shakespeare (le Marchand de Venise)

L’islam qui naît après le Judaïsme et 600 ans après le Christianisme va s’inspirer de ses dogmes, notamment en proscrivant l’usure  et en prônant la haine du juif . La  loi islamique, la charia. va interdire l’usure, Comme les chefs chrétiens, les chefs musulmans  laisseront le « sale boulot » de l’argent aux Juifs. C’est tout l’art de la finance islamique (1) qui est enseignée dans les universités françaises et appliquée dans nos banques avec l’introduction de « charia boards ». la finance islamique prétendue propre et licite s’oppose au capitalisme juif spéculatif et malhonnête.

Le contact social et les transactions économiques entretenus entre juifs et non juifs à travers l’histoire, ont crée une image stéréotypée présentant les juifscomme étant hypocrites,menteurs,lâches,opportunistes,cupides ,usuriersmercantiles et surtout avares
Les juifs sont ainsi décrits dans la littérature. Par exemple, dans la comédie

LLAAvvaarreeoouullÉÉccoolleedduuMMeennssoonnggede Molière,Harpagony figure comme un juif avare, tyran domestique, et égoïste.

Dans Le Marchand de Venise deShakespeare, pour rendreservice à son ami Bassanio, Antonio emprunte de l’argent à l’usurier  Shylock  (le juif). Certain de pouvoir le rembourser, il signe un contrat où il autorise à son créancier à lui prélever une livre de chair en cas de défaut de paiement.Dans

Mon Combat ‘Mein Kampf’ 
, Hitler présente les juifs sous l’image desindividus qui ne contribuent guère dans la production des biens. Pour lui, ilsne sont que des pique-assiettes puisqu’ils ne sont que des revendeurs, doncusuriers, dépendants des autres et par conséquent vivant au dépens des autres.
Certains éthnologues soulignent qu’à travers l’image populaire des juifs, onretrouve la perception de l’ « autre« , de l’ « étranger 
 On donne comme stéréotype « les juifs ne travaillent pas; ils font du commerce

Au XIXème siècle le capitalisme a favorisé l’apparition de riches banquiers dont les Rothschild qui demeurent le symbole de la richesse de tous les Juifs, même quand ils sont modestes ou pauvres.

 

 Le film

(1) finance islamique

 

  • La finance islamique https://laconnectrice.wordpress.com/2011/06/27/religion-et-economie-imperialisme-arabo-musulman/

Elle est à l’honneur en France depuis que Christine Lagarde a annoncé publiquement son intention de la mettre en pratique dans notre économie avec le soutien des universités de Lille et Strasbourg qui ont déjà ouvert des cursus de financement islamique, et l’ouverture en novembre de celui de l’université Paris Dauphine. Elle a même invité le gouvernement et les banques à se mettre en accord avec les règles de financement islamique afin d’attirer les pétrodollars en France. La BNP, de son côté, annonce qu’elle a déjà intégré les pratiques de la finance islamique depuis une vingtaine d’années.
En octobre 2009 s’est tenue à Paris la 3ème Edition de The Islamic Finance Summit sous l’égide de l’association Europlace créée, en principe, pour contribuer au développement de la bourse de Paris. Celle-ci a déjà signé 3 MOU (Memorandum of understanding) avec les principales institutions de réglementation de la finance islamique.
De plus, le parlement vient de voter la validation du sukuk, version musulmane de nos obligations.

Outil spécifique de diffusion des valeurs musulmanes, la finance islamique bénéficie donc d’un engouement et d’un soutien incontestables de la part des pouvoirs publics. Soutien étonnant lorsque l’on examine un peu sérieusement ses soi-disant « avantages ».

Définissons-la brièvement : c’est une finance qui n’investirait que dans des activités compatibles avec la charia et les valeurs islamiques, (ce qui nécessite la présence au sein des institutions financières des Shariah boards, ces comités d’éthique islamique composés de « savants » en religion) qui ne pratiquerait pas l’usure (le taux d’intérêt), interdirait la titrisation plus d’une fois et serait donc plus transparente, moins risquée aussi puisque le débiteur qui ne pourrait rembourser ne se verrait pas dépouillé de ses biens et les prêts seraient nécessairement adossés à des éléments d’économie réelle.

Concernant ses activités Shariah compliant, notons que si l’on ne connaît pas de fonds musulman finançant de la fabrication d’alcool ou des élevages de porcs, en revanche les « savants » sont divisés sur certaines activités comme les produits de beauté et pour certaines autres, des accommodements semblent possibles;  on l’a vu pour les hôtels ou les jeux d’argent. Et d’une manière plus globale, si l’on sent une montée de revendications d’éthique dans le fonctionnement des banques (voir le rapport annuel de la FNBF, fédération nationale des banques françaises de 2008 en traite longuement), celles-ci ne passent donc nullement par la nécessité d’adopter les règles de la finance islamique.

L’absence de taux d’intérêt est une escroquerie pure et simple, une fiction : lorsqu’on vous prête de l’argent, comme ce prêt est censé toujours financer l’économie réelle, votre prêteur achète le bien que vous convoitez et vous le revend par mensualités avec un bénéfice, qui effectivement ne s’appelle pas « taux d’intérêt » mais cela revient exactement au même.

Concernant le fait que l’emprunteur ne serait pas forcé de rembourser la banque s’il n’en a pas les moyens ou s’il perd le bien pour lequel il a contracté un prêt (par exemple, il est prétendu que votre maison ne sera pas saisie si vous ne pouvez plus payer vos traites), lorsque l’on interroge précisément des spécialistes de la finance islamique comme Elyes Jouini la réponse est invariablement que les savants « étudieraient la question », que« chaque cas devrait être examiné en particulier ». Le moins que l’on puisse dire est que cette règle obscure a très peu de chances d’être appliquée.

Que cette finance soit plus sûre parce que adossée à l’économie réelle, en interdisant la titrisation au-delà d’une fois( titrisation  jugée responsable de la crise subprimes), est formellement contredit par les pertes subies par les pays arabes au cours de la crise financière entre 2008 et 2009. Les monarchies du golfe qui sont garantes à travers leurs institutions des règles de la finance islamique, ont perdu des milliards de dollars dans des placements qui n’avaient rien d’éthique, comme leur participation dans la Citibank. Les fonds souverains du Golfe avaient perdu 800 milliards de dollars entre fin 2008 et le premier trimestre 2009. (Source McKinsey Global Institute, Financial News). Et le montant des pertes n’est  qu’une estimation de l’ONU, car ces fonds souverains ne révèlent jamais le montant exact de leurs avoirs ni celui de leurs pertes, ce qui est, d’ailleurs , contradictoire avec l’assertion généralisée d’une véritable transparence de la finance islamique.

Personne n’est vraiment inquiet à long terme pour ces producteurs de pétrole compte tenu de la nouvelle envolée des prix du baril, mais cette crise a révélé que les avantages supposés de la finance islamique étaient parfaitement illusoires, aussi peut-on s’étonner et s’irriter de ce que nos gouvernants continuent à nous la vendre comme plus sûre parce que plus éthique par opposition aux finances non islamiques qui seraient responsables de la crise pour absence d’éthique…

En réalité tout cela cache une réalité bien plus triviale : l’adhésion à la finance islamique est le prix à payer pour que Paris supplante la City en tant que place boursière.

Tous les arguments sont bons pour attirer les capitaux arabo-musulmans.
La finance islamique permettrait  de répondre à la demande d’un marché de 5 millions de musulmans en France avec l’ouverture d’un nombre potentiel de 20 000 à 300 000 comptes bancaires .

Il s’agit bien sûr d’une estimation puisque les statistiques ethniques et confessionnelles sont interdites depuis 1872. Cette estimation (chiffres INED, CNUCED, OCDE et Wikipedia) qui monte à 6 millions pour une population totale de 64 M ferait de la communauté musulmane de France la plus importante parmi les pays d’origine chrétienne. Mais ils sont loin d’être tous potentiellement concernés par ces ouvertures de comptes dans des banques pratiquant la finance islamique. Si on en exclut toutes les personnes que leur pauvreté ou la charia rejette, comme les femmes ou les homosexuels, et compte tenu que selon le rapport Machelon, il n’y aurait pas plus de 1 200 000 musulmans vraiment pratiquants, il ne reste plus beaucoup de clients potentiels pour les banques Shariah compliant. Le marché de 5 à 6 millions de musulmans vivant en France est pure imagination.

Concrètement, les nouvelles dispositions gouvernementales concernent uniquement les banques d’investissement et non les banques de détail, celles qui intéresseraient la majorité des Musulmans de France. Il apparaît de toute évidence que le chiffre avancé de 5 millions de musulmans concernés par la finance islamique  est un grossier mensonge destiné à justifier l’introduction de Shariah boards, c’est-à-dire de comités de savants experts en religion, dans les banques et les institutions de notre République laïque.

Dans le même ordre d’idées on nous annonce que le développement de la finance islamique attirerait 113 milliards d’euros d’investissements étrangers. C’est une belle somme mais ce n’est qu’une estimation, et Elyes Jouini qui la donne ne précise pas que, pour atteindre cet objectif, il faudrait rivaliser avec Londres, le Maghreb, les Etats-Unis et tous les autres pays qui sont prêts à prier 5 fois par jour en direction de la Mecque afin que le Seigneur déverse sur leur tête la manne des pétrodollars.

Autrement dit, nos dirigeants nous contraignent à revoir nos lois et nos règlements, à passer sur nos us et coutumes, à oublier notre philosophie et entamer nos libertés pour nous sauver d’une crise dont ils prétendent, dans le même temps, que nous nous en sommes bien tirés et que, grâce à leur éthique, nos banques n’ont pas sombré. L’argument est d’autant plus infondé que la France attire toujours les capitaux étrangers puisqu’elle se situe en deuxième position, après les Etats-Unis pour les IDE (Investissements directs étrangers). Que signifie alors le chiffre avancé de 113 milliards d’euros qui serait généré grâce à l’introduction de la charia dans nos banques ? Les pays du Golfe semblent plus intéressés par des « investissements immobiliers plus que productifs », a reconnu Christine Lagarde, qui a cependant fait état d’une « prise de conscience » actuelle dans ces pays des « opportunités offertes par la France« . Bref, un chiffre qui semble hautement fantaisiste.

La première tentative française de fonds islamique, lancée en 2008 à la Réunion par une filiale de la Société Générale, s’est soldée par un échec : il a fermé en avril 2009, faute de dégager un rendement suffisant, après avoir collecté 15 millions d’euros de dépôts.

Malgré des rumeurs, il n’y a pas eu non plus pour l’instant d’annonce d’émission de « sukuk »ces obligations conformes à la finance islamique par une entreprise française, pas plus à l’étranger qu’en France.
Enfin,  l’absence de finance islamique n’a jusqu’ici jamais constitué un frein aux échanges des pays arabes avec l’Europe et l’Amérique, les échanges interarabes représentant moins de 9% de leurs échanges globaux, préférant selon leurs affinités politiques, les USA et la Grande Bretagne pour les pays du Moyen Orient, l’Europe pour les pays du Maghreb. Par ailleurs, quelques  1200 milliards de dollars de capitaux arabes sont entreposés au niveau des banques se trouvant à l’étranger.

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