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Zoothérapie. Les bienfaits de l’animal de compagnie sur la santé

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Toutes les personnes qui possèdent un animal de compagnie ou qui fréquentent les animaux de façon régulière dans leur environnement familier ou dans leur travail savent à quel point leur présence est bénéfique pour le moral mais ils ignorent souvent que leur proximité est aussi bénéfique pour la santé physique, par exemple en régulant le rythme cardiaque ou en faisant baisser la tension artérielle.

Nous n’avons pas besoin d’être grand savant pour savoir que nous avons besoin des animaux comme ils ont besoin de nous.Nous ne saurions imaginer notre existence sans animaux et il suffit de voir l’émerveillement et la curiosité des enfants face à eux pour s’en persuader. A la ville, les enfants vont voir les bêtes au Zoo ou regardent des documentaires animaliers ou des films dont le personnage principal est un animal. A la campagne les enfants se précipitent dans les étables pour voir vaches, moutons et chèvres, dans les près où paissent les chevaux, dans la porcherie pour envier le cochon qui se vautre dans la boue ou au poulailler pour admirer le coq et effrayer les poules et les poussins.

La seule présence tranquille de ma chienne est apaisante et je me réjouis calmement de la voir dialoguer en silence avec ma chatte comme sur cette photo où elles se reposent après le déjeuner. Elles sont détendues, confiantes, paisibles et dégagent de bonnes vibrations.

Dans l’article ci-dessous publié dans Passeportsanté, on saura tout sur la zoothérapie, thérapie assistée par l’animal, à ne pas confondre avec l’AAA activité assistée par l’animal qui a une finalité plus ludique que médicale.

 

La zoothérapie, qu’est-ce que c’est?

http://www.passeportsante.net/fr/Therapies/Guide/Fiche.aspx?doc=zootherapie_th

Au Canada, environ 50 % des ménages ont un animal domestique. En France, à Paris seulement, on retrouve 200 000 propriétaires de chiens1. Notre engouement pour les animaux ne cesse d’augmenter. Ainsi, pendant que certaines de ces bonnes bêtes sont de fidèles compagnons, il n’est pas surprenant que d’autres deviennent « thérapeutes ».

La zoothérapie, ou thérapie assistée par l’animal, est un programme structuré d’interventions ou de soins qu’un thérapeute prodigue à son patient, avec l’aide ou en présence d’un animal. Elle vise à maintenir ou à améliorer la santé des personnes souffrant de divers troubles, aussi bien physiques que cognitifs, psychologiques ou sociaux.

La zoothérapie diffère de ce que l’on appelle les activités assistées par l’animal (AAA) qui sont plutôt destinées à motiver, éduquer ou divertir des personnes. Contrairement à la zoothérapie, les AAA, pratiquées dans divers contextes (thérapeutique, scolaire, carcéral ou autre), n’ont pas de visées spécifiquement thérapeutiques, même si elles sont bénéfiques pour la santé. Bien que certains intervenants en AAA soient des professionnels de la santé, ce n’est pas une qualification essentielle, comme c’est le cas en zoothérapie.

Le fait d’avoir un animal domestique n’est pas à proprement parler de la zoothérapie. Nous en traitons tout de même dans cette fiche puisque de nombreuses études ont démontré les bienfaits que cela peut avoir sur la santé : réduction du stress, meilleure récupération postopératoire, diminution de la pression artérielle, perception plus optimiste de la vie, meilleure socialisation, etc.

Un titre non réservé

Comme le titre de zoothérapeute n’est ni protégé ni reconnu légalement, il peut être difficile de distinguer les zoothérapeutes des autres types d’intervenants en activités assistées par l’animal. On reconnaît généralement que le zoothérapeute devrait avoir au départ une formation dans le domaine de la santé ou de la relation d’aide (soins infirmiers, médecine, physiothérapie, rééducation fonctionnelle, ergothérapie, massothérapie, psychologie, psychiatrie, orthophonie, travail social, etc.). Il devrait en plus posséder une spécialisation lui permettant d’intervenir par l’intermédiaire desanimaux. Pour leur part, les intervenants en AAA (souvent bénévoles) ne sont habituellement pas formés en zoothérapie, tandis que les « zooanimateurs » possèdent une formation en comportement animal, sans être des professionnels de la santé.

D’hier à aujourd’hui

Les premiers écrits2 sur l’usage thérapeutique des bêtes indiquent qu’on se servait des animaux de la ferme en traitements complémentaires chez les patients souffrant de troubles psychiatriques. Toutefois, ce sont les infirmières qui ont implanté la pratique en milieu hospitalier. Florence Nightingale, fondatrice des techniques infirmières modernes, fut l’une des pionnières dans l’emploi d’animaux pour améliorer la qualité de vie des patients. Durant la guerre de Crimée (1854-1856), elle gardait une tortue à l’hôpital parce qu’elle savait, pour avoir observé le comportement des animaux depuis sa tendre enfance, que ceux-ci avaient le pouvoir de réconforter les gens et de diminuer leur anxiété.

Sa contribution a été reconnue par le psychiatre américain Boris M. Levinson, que l’on considère comme le père de la zoothérapie. Au cours des années 1950, il fut l’un des premiers à rapporter le bien-fondé de l’utilisation d’animaux de compagnie dans le traitement des troubles psychiatriques. De nos jours, la zoothérapie ainsi que les activités incluant la présence d’un animal se retrouvent dans une variété de cadres thérapeutiques.

Le « pouvoir » de l’animal

Selon plusieurs chercheurs, le pouvoir thérapeutique de la zoothérapie découlerait de la relation humain-animal qui contribue à augmenter l’estime de soi et à combler une part de nos besoins psychologiques et émotionnels, comme ceux de se sentir aimé « inconditionnellement », de se sentir utile, d’avoir un lien avec la nature, etc.

Étant donné la sympathie spontanée qu’éprouvent bon nombre de personnes envers les animaux, on considère que leur présence est un important facteur de réduction du stress, un soutien moral pour surmonter un moment difficile (comme un deuil), ainsi qu’un moyen de sortir de l’isolement et de communiquer ses émotions.

On croit aussi que la présence de l’animal a un effet catalyseur3 qui peut contribuer à modifier le comportement de l’individu et servir d’instrument de projection. Par exemple, dans le cadre d’unepsychothérapie, il se peut qu’une personne qui perçoit de la tristesse ou de la colère dans le regard de l’animal projette en réalité son propre sentiment intérieur sur celui-ci.

Chien, cheval, chat, mouffette, poisson…

En zoothérapie, on utilise très souvent le chien à cause de sa nature obéissante, de la facilité à le transporter et à l’entraîner, et aussi parce qu’en général, les gens ont de la sympathie pour cet animal. Toutefois, on peut tout aussi bien utiliser un poisson rouge qu’un chat, des animaux de la ferme (vache, cochon, etc.) ou une tortue! Selon le besoin du zoothérapeute, certains animaux apprennent à exécuter des mouvements particuliers ou à répondre à des commandes spécifiques.

Un animal de compagnie bon pour la santé

Il semble que le seul fait d’être en contact avec un animal ou même de simplement observer un poisson rouge dans son aquarium ait un effet apaisant et réconfortant. Cela se répercuterait à la fois sur la santé physique et mentale. Plusieurs études font état des divers bénéfices rattachés à la présence d’un animal domestique4-11. On a entre autres noté des effets positifs sur le système cardiovasculaire, une réduction du stress, de la pression artérielle et du rythme cardiaque et une amélioration de l’humeur. Ainsi, beaucoup de personnes souffrant de dépression, juste à l’idée d’imaginer qu’elles vont voir leur animal préféré, s’en trouvent revigorées8,9. Les résultats d’une étude sur l’impact sociologique d’un animal de compagnie en contexte familial démontrent que l’animal rapproche les membres de la famille10. Une autre étude11 montre que la présence d’un animal peut être un stimulant efficace pour garder la forme physique, réduire l’anxiété et les états dépressifs, et améliorer ses capacités de concentration.

Instinct de protection, hasard ou spiritualité?

Il existe d’innombrables histoires d’animaux, apprivoisés ou sauvages, – du chien au gorille, de la mouette à l’éléphant -, qui ont retrouvé des gens et même sauvé des vies sans que l’on puisse expliquer ce qui les y a poussés. On parle du prolongement de l’instinct de survie, d’une affection inaltérable pour leur « maître » et même de quelque chose qui pourrait se rapprocher de laspiritualité.

L’équipe du Dr Aaron H. Katcher de l’University of Pennsylvania School of Veterinary Medicine a observé que 98 % des propriétaires de chiens parlent à leur animal de compagnie, que 75 % pensent qu’il est sensible à leur humeur et à leurs émotions, et que 28 % se confient à lui. Plusieurs chercheurs croient que les bénéfices que ces personnes en retirent ne sont pas très éloignés de ceux obtenus par la prière. Dans un cas comme dans l’autre, il semble que la personne ressente l’intimité et la chaleur d’un contact, et se sente « entendue et reçue »12.

lire la suite sur le site de passeport santé http://www.passeportsante.net/fr/Therapies/Guide/Fiche.aspx?doc=zootherapie_th

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