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Mutilations génitales féminines. Allongement des petites lèvres en Afrique, réduction en Occident

Publié le

Certains pays africains exigent des petites filles qu’elles pratiquent l’étirement de leurs petites lèvres vulvaires dans le but de satisfaire leur futur mari, au Rwanda, cette mutilation se nomme le gukouna

En Occident, les femmes sont de plus en plus nombreuses à réclamer la réduction des petites lèvres vaginales, c’est la nymphoplastie ou labioplastie.

Dans les deux cas, qu’il s’agisse d’allongement ou de réduction, le but est de séduire les hommes de la communauté, la grande peur des femmes étant que leurs filles ne puisse pas se marier et soit rejetée par son groupe social.

Dans la série « sexe autour du monde » diffusé sur la chaîne « voyage », un reportage nous faisait la démonstration de la merveilleuse sexualité des Rwandaises et des Rwandais qui jouiraient plus que le reste du monde, l’avantage étant donné aux femmes dont l’orgasme serait tellement puissant qu’elles seraient toutes « femme fontaine » et éjaculeraient comme les hommes. Bien entendu, ce plaisir unique au monde s’accompagnerait de la liberté sexuelle dont rêvent tout nos bobos, même lorsqu’ils sont québécois comme le reporter de ce sujet.

Philippe Desrosiers tente de comprendre, malgré l’extrême pudeur des Rwandais à aborder le sujet. Il s’étonne de la pratique d’étirement des petites lèvres, se captive pour la technique de leur tapotement par le pénis et s’ébahit du résultat obtenu .gukuma + kunyaza = kunyara

Curieux tout de même que la sexualité quasiment divine des Rwandais ne les ai pas protégés contre l’un des pires génocides de l’époque contemporaine…

Betty Makoni, originaire du Zimbabwe ayant subi le rite du goukouna mène campagne contre cette pratique qu’elle juge barbare et source de grande souffrance pour les petites filles. Pour Betty Makoni, il s’agit bien d’une mutilation par étirement mécanique, au même titre que celle des femmes girafes (Birmanie et Afrique du Sud ) des femmes à plateau d’Ethiopie .

A ‘entendre Madame Makoni, je me demande d’ailleurs si ce qui est considéré comme « éjaculation » de femme fontaine n’est pas en réalité une incontinence de l’urêtre provoquée par l’étirement des petites lèvres vulvaires.

Quand on possède quelques notions de psychologie on sait que la jouissance a tout à voir avec la domination et pas grand chose à voir avec le bonheur.

La Connectrice

Pour en savoir plus

’allongement des lèvres vaginales, connue sur le nom de « rite gukuna » est une mutilation génitale féminine courante au Zimbabwe, Ouganda, Burundi, Tanzanie, Rwanda. Elle consiste à étirer les petites lèvres vaginales jusqu’à ce qu’elles atteignent la longueur instaurée par le rite. Cette pratique néfaste est effectuée afin de préparer les filles à satisfaire sexuellement leurs futurs maris. Les communautés qui la pratiquent croient que les lèvres allongées gonflent plus pendant l’excitation sexuelle, et, de ce fait, fournissent une surface beaucoup plus grande pour le frottement du pénis pendant le coït.

Le « gukuna » est qualifié d’insertion sociale dans ces pays car il permet à la jeune fille de rentrer dans le cercle fermé des « socialement admises ». Si, une fille refuse cette pratique, elle est marginalisée par ses amies qui la traitent de tous les noms. Par contre, si elle accepte de participer au rite, elle est qualifiée par sa famille et son entourage de « fille de cœur ». Sans ce rite, la fille ne trouvera aucun fiancé, aucun homme qui l’accepte à sa juste valeur car dans ces pays avoir les lèvres vaginales non étirées est synonyme d’un handicap naturel. En refusant d’être soumise au « rite gukuna », la jeune fille faisait ainsi honte à sa famille et  était considérée comme un membre de la société à part entière. Par son refus, elle apportait ainsi le malheur sur sa famille, son futur mari pourrait mourir par sa faute.

Dès la puberté, l’âge où les seins se durcissent et que les premiers poils du pubis apparaissent, la jeune fille devrait intensivement se livrer au gukuna pour se préparer à être une vraie fille. Il était admis que celle qui ne procédait pas ainsi, devrait s’attendre à des règles douloureuses. Pratiquer généralement à l’approche du mariage, les vieilles femmes de ces pays considèrent que ce rite offert à la jeune fille profiterait à son futur mari. La jeune fille apprête par ce faire, son sexe à la satisfaction de son partenaire sexuel. Les petites lèvres vulvaires désormais bien étirées et développées jouaient un grand rôle lors du rapport sexuel à savoir la conservation de la chaleur.L’allongement des lèvres est alors considéré comme un moyen pour la jouissance.

Des ONG dénoncent aujourd’hui la pratique du « gukuna » jugée néfaste pour les jeunes filles.Betty Makoni, la fondatrice de Girl Child Worldwide Network (GCNW) qui, a elle-même subit l’allongement des lèvres à l’âge de huit-ans dans son Zimbabwe natal, lutte pour le bannissement de ce rite.Toutes les pratiques culturelles qui sont nocives pour les filles et les femmes doivent être abandonnées, annonce Mme Makoni, ajoutant que la culture doit protéger et nuire à personne.

 

Pour voir l’article sur Betty Makoni,une victime de cette mutilation, c’est par là: http://ednancyview.overblog.com/les-femmes-sont-tr%C3%A8s-bien-faites-pourquoi-les-mutiler

Betty Makoni, née au Zimbabwe, est une femme qui a consacré sa vie à lutter pour les droits des femmes et des filles. Elle appelle aujourd’hui à mettre fin aux mutilations génitales féminines (MGF) de toutes sortes. Mme Makoni est la fondatrice de Girl Child Worldwide Network (GCNW), une organisation qui défend les droits des filles dans le monde, et prend en charge leur éducation. Pour elle, une autre forme de mutilation génitale existe et on en parle peu. Il s’agit del’allongement des lèvres vaginales. Installée au Royaume Uni, Mme Makoni affirme que l’élongation des lèvres est une pratique courante au Zimbabwe. Ce type de mutilation féminine est également pratiqué dans plusieurs autres pays africains, dont l’Ouganda, le Burundi, la Tanzanie, le Rwanda et le Mozambique.

Mme Makoni avoue qu’elle a personnellement subi l´allongement des lèvres quand elle n’avait que huit ans, et elle rappelle que toutes les filles avec qui elle a grandi dans son village l’ont également vécue. Dans une récente interview avec le Metro, Mme Makoni a expliqué que certains parents africains résidant au Royaume-Uni, font subir à leurs enfants, l’allongement des lèvres vaginales. L’appel de Mme Makoni pour mettre fin à cette pratique culturelle néfaste n’a pas été bien accueilli par certains Africains et en particulier pas par les Zimbabwéens au Royaume-Uni.Une campagne en ligne a même été crée contre elle par des groupes de femmes zimbabwéennes,pour ces dernières, ce genre de pratique n’a jamais existé au Zimbabwe tout comme l’excision. 

Mme Makoni est toutefois déterminée à poursuivre sa campagne sans se faire intimider. Pour elle, partager son histoire est  » un moyen puissant pour briser les tabous et les stratégies pratiques actuelles pour mettre fin à ces pratiques culturelles néfastes. Pour elle,  » l´Allongement des lèvres » peut plonger la vie d’un enfant dans une douleur inimaginable, des traumatismes, la confusion et avec des conséquences médicales telles que le cancer.  » Elle poursuit en disant que :  » Ce n’est pas seulement un allongement des lèvres qui amène du plaisir lors de l´acte sexuel, mais tout un tas d’autres facteurs…elle observe que souvent les filles qui refusent d´étirer leurs lèvres sont menacées de ne pas trouver d´homme qui voudront d´elles.  » 

La militante des droits des femmes considère que toutes les femmes sont «merveilleusement et très bien faites ». Dans un message aux filles et aux femmes, elle dit: « Votre corps a été créé de telle manière qu’il a tout ce dont vous avez besoin. Il a été créé de telle façon que vous pouvez aimer quelqu’un mais ne laissez personne que vous aimez et qui vous aime vous faire couper ou retirer vos parties intimes pour le combler « . Elle lance un appel à toutes les communautés qui pratiquent les MGF d’arrêter de mettre la vie des petites filles en danger en coupant ou en tirant leurs parties intimes.  » Laissez tout sur ​​elles pour grandir et mûrir. Il n’y a aucune façon qu´une fille de 10 ans doive aujourd’hui changer son corps afin de plaire à un homme à l’avenir. « 

 

Pour savoir plus sur l’allongement des lèvres vaginales: voir article suivant

Source: Afriquinfos

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