Flux RSS

Ukraine. Manifestation mercredi 23/07 contre le terrorisme russe

La guerre civile bat son plein en Ukraine et la mort tragique de près de 300 personnes à la suite de la destruction d’un avion de ligne n’a pas réveillé les consciences, bien au contraire, il semble que Poutine et ses collaborateurs ukrainiens renforcent leurs menées hostiles contre le gouvernement de Kiev qu’ils ont le culot de rendre responsable de ce massacre.
Je vous transmets l’appel du collectif Euromaidan France à manifester mercredi à Paris contre le financement du terrorisme par la Russie et contre le sabotage volontaire de l’enquête par les terroristes.
Vous pourrez lire aussi quelques articles éclairants sur les polémiques exposées après la destruction de l’avion de ligne de la Malaysia et le meurtre de ses 298 passagers et équipage. Ces informations laissent entendre que ce sont bien des insurgés pro-russes qui ont envoyé un missile sur le vol Amsterdam-Kuala Lumpur.
En France, l’opinion la plus répandue est que les Russes ont bien raison de récupérer l’Ukraine dont les dirigeants actuels seraient des néo-nazis, des fachos (affirmations martelées par Poutine, les médias russes et les insurgés pro-russes) et des vendus aux Américains. L’opinion publique conditionnée par les médias trouve normal que Poutine refuse la présence de L’OTAN à ses frontières.
Je ne partage absolument pas ces opinions. Bien au contraire, je trouve normal et respectable que la jeunesse ukrainienne aspire à un avenir de liberté et d’indépendance sur un modèle européen qui lui permettrait de mettre en oeuvre son potentiel de connaissances, d’intelligence, de formation et de créativité. Je trouve normal que les Ukrainiens défendent leur identité, certes très proche de celle des Russes mais culturellement très affirmée et transmise de génération en génération davantage dans la fierté de traditions uniques que dans la haine du peuple russe. 
Les Français dans leur majorité ne veulent pas savoir que, s’il y a bien des extrémistes de droite à Kiev, il y a en face d’autres extrémistes aux ordres de Poutine qui a multiplié la population pro-russe d’Ukraine en distribuant généreusement des passeports russes et depuis des années. Il y a eu préméditation de l’occupation de l’Ukraine par la Russie et les masques sont tombés quand le valet russe Ianoukovitch (un russophone) a été renversé.
Dans sa majorité, le peuple d’Ukraine veut la paix, ce que Poutine ne souhaite pas de toute évidence.
Quant aux Français qui admirent Poutine parce qu’il serait le seul à aider la France à retrouver ses valeurs traditionnelles, défendre son indépendance et servir de rempart contre l’islamisation, qu’ils relisent dont la fable de La Fontaine « le chat, la belette et le petit lapin » et qu’ils prêtent grande attention à son épilogue.
La Connectrice

Le Chat, la Belette, et le petit Lapin

Du palais d’un jeune Lapin
Dame Belette un beau matin
S’empara ; c’est une rusée.
Le Maître étant absent, ce lui fut chose aisée.
Elle porta chez lui ses pénates un jour
Qu’il était allé faire à l’Aurore sa cour,
Parmi le thym et la rosée.
Après qu’il eut brouté, trotté, fait tous ses tours,
Janot Lapin retourne aux souterrains séjours.
La Belette avait mis le nez à la fenêtre.
O Dieux hospitaliers, que vois-je ici paraître ?
Dit l’animal chassé du paternel logis :
O là, Madame la Belette,
Que l’on déloge sans trompette,
Ou je vais avertir tous les rats du pays.
La Dame au nez pointu répondit que la terre
Etait au premier occupant.
C’était un beau sujet de guerre
Qu’un logis où lui-même il n’entrait qu’en rampant.
Et quand ce serait un Royaume
Je voudrais bien savoir, dit-elle, quelle loi
En a pour toujours fait l’octroi
A Jean fils ou neveu de Pierre ou de Guillaume,
Plutôt qu’à Paul, plutôt qu’à moi.
Jean Lapin allégua la coutume et l’usage.
Ce sont, dit-il, leurs lois qui m’ont de ce logis
Rendu maître et seigneur, et qui de père en fils,
L’ont de Pierre à Simon, puis à moi Jean, transmis.
Le premier occupant est-ce une loi plus sage ?
– Or bien sans crier davantage,
Rapportons-nous, dit-elle, à Raminagrobis.
C’était un chat vivant comme un dévot ermite,
Un chat faisant la chattemite,
Un saint homme de chat, bien fourré, gros et gras,
Arbitre expert sur tous les cas.
Jean Lapin pour juge l’agrée.
Les voilà tous deux arrivés
Devant sa majesté fourrée.
Grippeminaud leur dit : Mes enfants, approchez,
Approchez, je suis sourd, les ans en sont la cause.
L’un et l’autre approcha ne craignant nulle chose.
Aussitôt qu’à portée il vit les contestants,
Grippeminaud le bon apôtre
Jetant des deux côtés la griffe en même temps,
Mit les plaideurs d’accord en croquant l’un et l’autre.
Ceci ressemble fort aux débats qu’ont parfois
Les petits souverains se rapportant aux Rois.

Jean de la Fontaine
Egg101s
 Source image http://www.russia4.com/eggs04.htm. Pisanka. Véritble oeuf de poule peint à la main en Ukraine

« Il n’est pas vrai qu’il faut une équipe très bien formée pour faire marcher le système Buk-M1 et tirer sur un avion de ligne. Au contraire, si cette équipe était expérimentée, l’avion aurait continué son vol »,explique le site polonais Defence24.pl, spécialisé dans les questions d’armements, à propos du lanceur qui a servi à abattre le Boeing malaisien.

« Le système Buk-M1 est un peu comme un fusil : un sniper peut s’en servir aussi bien qu’un « analphabète » en matière de tir, il suffit de lui montrer par quel trou il faut viser », poursuit Defense24. « Des procédures opérationnelles demandent beaucoup plus de connaissances et plus d’entrainement. On les applique périodiquement et un opérateur expérimenté sait parfaitement que tirer sur un objet non identifié signifie la destruction de son propre avion ou d’un avion neutre, civil, par exemple. Le problème avec les ‘séparatistes’ est qu’ils n’ont eu aucune intention d’appliquer les procédures opérationnelles. »

« Sans être formés et sans expérience, ils ne pouvaient que manipuler le système, peut-être incomplet, de manière « grossière », en tirant sur tout ce qui bougeait, pensant que tout avion devait faire partie de l’armée ukrainienne », explique Defense24. « Un chefaillon cosaque, dont la conversation téléphonique a été interceptée par les forces spéciales ukrainiennes, semble ne pas comprendre ce qu’est le trafic aérien : « Ça veut dire qu’ils transportaient des espions… Pourquoi ces cons se fourrent ici ? C’est la guerre, putain » », rappelle Defence24.

voir les photos et vidéos illustrant l’article sur le site du journal Ouest-France

Crash en Ukraine. Les preuves s’accumulent contre les séparatistes

L’étau se resserre autour des séparatistes pro-russes fortement soupçonnés d’avoir abattu le vol MH17 au-dessus de l’Ukraine ayant tué 298 personnes.

À la question « qui a abattu le vol MH17 jeudi 17 juillet ? », plusieurs éléments de réponses viennent incriminer les séparatistes pro-russes. Retour sur les faits.

1. Les séparatistes possèdent une batterie anti-aérienne

Ces derniers ont pris le contrôle le 29 juin dernier d’une batterie anti-aérienne ukrainienne de type BUK emportant plusieurs missiles que les renseignements américains ont identifié comme étant des SA-11, des missiles de fabrication russe capables d’abattre n’importe quelle cible aérienne. Un compte Twitter tenu par des séparatistes a tweeté le 29 juin la capture de l’engin appartenant à l’armée ukrainienne. Depuis, le tweet a été supprimé.

2. Plusieurs avions ukrainiens ont été abattus les jours précédents

Le 14 juillet, les forces pro-russes ont revendiqué la destruction d’un avion-cargo ukrainien de type Antonov, abattu à plus de 6 000 mètres d’altitude, ce qui est hors de portée d’un missile tiré à l’épaule mais pas d’un SA-11.

Les séparatistes ont également affirmé avoir abattu trois autres avions : un avion-cargo ukrainien le 13 juin, provoquant la mort de 49 militaires, un hélicoptère le 24 juin, tuant 9 personnes, et un avion de combat SU-25 le 16 juillet.

3. Des missiles SA-11 ont été repérés le matin du crash

Un journaliste d’Associated Press a repéré la présence de rebelles ainsi qu’un véhicule lanceur de missile ressemblant à une batterie BUK le jeudi 17 juillet au matin, quelques heures avant le crash, dans la petite ville de Snizhne, d’où le vol MH17 a été abattu.

4. Les séparatistes ont revendiqué la destruction d’un avion au même endroit, même heure

Dans un post sur la page VKontakt (principal réseau social utilisé en Russie) assimilée à Igor Strelkov, l’un des commandants en chef des forces séparatistes a revendiqué avoir abattu un Antonov AN-26 et les images du crash diffusées sur Internet auraient pu être filmées par les séparatistes.

L’agence de presse russe ITAR-TASS rapporte la même chose au même moment.

Seulement, aucun Antonov de l’armée Ukrainienne n’a été abattu ce jour-là. Une fois que la nature civile de l’avion a été connue des médias et des séparatistes, tous les messages, tweets et posts ont été effacés.

 5. La batterie anti-aérienne a pu être maniée par les séparatistes

Alors que les experts militaires sollicités par les médias affirment que la technologie de pointe d’une batterie anti-aérienne mobile telle qu’un système BUK nécessite une équipe formée et expérimentée, loin des compétences des forces séparatistes, l’IHS a souligné dans uncommuniqué de presse une information très importante.

Des séparatistes pro-russes sur le site du crash du Boeing 777 de la Malaysia Airlines, près de Grabovo, Ukraine. | Photo : EPA / MAXPPP

La société de conseil en matière de défense et d’armement précise que bien que l’utilisation classique d’un système BUK nécessite un personnel réparti entre trois véhicules (le véhicule radar, le véhicule de commandement et le véhicule lanceur d’engin), un système BUK dispose d’un mode dit « stand-alone » permettant à un opérateur seul d’utiliser le radar intégré en mode« détection » et d’engager toutes les cibles détectées automatiquement par le radar et à portée des missiles.

Le radar dispose d’un système d’identification « ami ou ennemi » (« Friend or foe »), mais celui-ci n’indique que les avions « amis ». Si le transpondeur de la cible ne répond pas, ce qu’à fait celui du Boeing 777, l’opérateur sait que ce n’est pas un avion ami mais ne peut savoir s’il s’agit d’un ennemi.

Il est donc théoriquement possible que les séparatistes aient pu tirer sur le vol MH17 sans savoir qu’il s’agissait d’un avion civil.

D’autre part, IHS souligne que les lanceurs de missile de l’armée Ukrainienne sont disposés sur des sites de lancement spécifiques et connus, et que, ayant une couverture radar complète et une bonne vision du trafic aérien, ses opérateurs n’auraient pu confondre un avion civil avec une cible militaire. D’autant que les séparatistes ne disposent pas de force aérienne.

6. L’entretien téléphonique entre séparatistes a été authentifié

L’entretien téléphonique entre deux chefs rebelles enregistré par les services de sécurité ukrainiens et prouvant que leurs hommes ont abattu un avion civil a été authentifié par des experts américains.

L’ambassade des États-Unis à Kiev indique que « les données audio fournies à la presse par le service de sécurité ukrainien ont été examinées par des analystes de la communauté du renseignement qui ont confirmé qu’il s’agissait de conversations authentiques entre des leaders séparatistes connus, en se fondant sur la comparaison entre les enregistrements audio avec des enregistrements de séparatistes connus »,

7. Les séparatistes ont emporté nombre d’indices sur le lieu du crash

Selon Kiev et les autorités Malaisiennes, les séparatistes ont pu altérer ou emporter des preuves et indices potentiels. « L’intégrité du site a été compromise, et il y a des indications montrant que des indices vitaux n’ont pas été préservés sur place. Des interférences sur la scène du crash risquent de fausser l’enquête elle-même », a déclaré le ministre de transports malaisien Liow Tiong Lai.

Le gouvernement ukrainien a accusé samedi 19 juillet les rebelles pro-russes de « chercher à détruire, avec le soutien de la Russie, les preuves de ce crime international ».

Les enquêteurs internationaux n’ont pu accéder au site du crash à leur arrivée vendredi 18 juillet, bloqués par les forces rebelles. « Les terroristes ont transporté 38 corps de victimes à la morgue de Donetsk, où des spécialistes parlant avec un net accent russe ont déclaré qu’ils procéderaient à leur autopsie. Les terroristes cherchent aussi des moyens de transport à grande capacité pour transporter les restes de l’avion en Russie », a indiqué le gouvernement Ukrainien dans une déclaration officielle.

Communiqué du collectif Euromaidan France

Non au terrorisme russe!

L’avion de ligne abattu le 17 juillet 2014 à l’est de l’Ukraine par des terroristes pro-russes marque un nouveau tournant dans la guerre hybride menée par la Russie depuis plus de cinq mois, contre l’Etat ukrainien.

Alors que les preuves accusant les terroristes pro-russes s’accumulent de jour en jour, Vladimir Poutine se replie dans un silence qui en dit long sur son implication dans cette catastrophe. Et pour cause, depuis le début du conflit, le Kremlin soutient activement la guerre dans l’est de l’Ukraine en y envoyant des armes lourdes (dont BUK, soupçonné d’être à l’origine du drame), ainsi que des mercenaires surentraînés.

Avant l’attentat du 17 juillet, les terroristes avaient  déjà abattu plusieurs appareils militaires ukrainiens :

  • 02/05/2014 – un hélicoptère ukrainien abattu par les séparatistes, 1 mort.
  • 29/05/2014 – un hélicoptère ukrainien abattu par les séparatistes, 14 militaires tués.
  • 06/06/2014 – un An-30 ukrainien abattu par les séparatistes, 5 tués.
  • 14/06/2014 – un IL-76 militaire ukrainien abattu par les séparatistes, 49 tués.
  • 14/07/2014 – An-26 abattu par des séparatistes à une altitude de 6 000 mètres par un tir de ZRK 9K37M1 (plus connu comme Bouk).
  • 16/07/2014 – Su-25 ukrainien abattu.

En croyant abattre un avion ukrainien (vidéo), les terroristes ont fait près de 300 victimes, dont 80 enfants. Tout en accusant le gouvernement ukrainien d’avoir commis cet acte odieux, ils tentent aussi par tous moyens d’entraver l’enquête en gardant par exemple les boites noires de l’avion en leur possession (vidéo) ou encore en déplaçant les corps des victimes dans des wagons non réfrigérés.

Le Collectif Eromaïdan France s’indigne devant le manque criant de respect témoigné par les terroristes aux victimes de ce crash et à leurs familles, et devant le non respect des règles internationales requises pour ce type d’enquête.  Nous rappelons également que lors de sa venue en France le 6 juin dernier, Vladimir Poutine avait avoué qu’il était en mesure de discuter avec les terroristes pro-russes en Ukraine.

Le mercredi 23 juillet de 12h00 à 14h00, près de l’Ambassade Russe au 40-50 Bd Lannes, (Paris 16),  le Collectif Euromaïdan France protestera contre le financement du terrorisme par la Russie et contre le sabotage volontaire de l’enquête par les terroristes.

Contact FR: Natalie Pasternak, +33 6 83 32 62 93
Anna Chesanovska, +33 6 26 82 16 94

Notre page Facebook / Our Facebook page: CollectifEuromaidanFrance

Suivez-nous sur Twitter / Follow us on Twitter: @EuroMaidanFrance

Faites suivre! Please forward to all interested parties!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :