Flux RSS

Faut-il empêcher les vieux de se suicider ?

Publié le

Un fait divers rappelle que le suicide et les tentatives de suicide sont une constante chez les personnes âgées.

Jeudi dernier, un homme de 91 ans atteint de la maladie d’Alzheimer a tenté de se suicider dans la fontaine de Souppes-sur-Loing. http://www.leparisien.fr/souppes-sur-loing-77460/souppes-sur-loing-un-ado-de-13-ans-sauve-un-homme-de-91-ans-de-la-noyade-28-08-2014-4093833.php

Ce fait divers est raconté en mettant l’emphase sur l’héroïque geste de l’adolescent de 13 ans qui a maintenu la tête du vieillard hors de l’eau pour l’empêcher de se noyer en attendant l’arrivée des pompiers. L’adolescent est devenu un héros.

Ne s’agit-il pas là d’un détournement par les médias d’une question fondamentale, le suicide des personnes âgées, que le politiquement correct s’obstine à ignorer?

Le suicide et l’euthanasie active sont interdits dans notre pays au nom d’une morale religieuse qui ne dit pas son nom. Il est de bon ton de faire comme si un individu malade ou impotent n’avait pas toute sa tête pour discerner son envie de vivre de son envie de mourir ou inversement.

Dans ce pays qui prétend donner des droits à toutes les communautés et les groupes de pression au nom de la liberté et de la démocratie, la liberté de se donner la mort et de choisir sa propre mort reste un tabou indestructible. C’est manquer de compassion que ne pas vouloir savoir que les personnes qui se suicident n’en sont pas à leur première tentative. C’est le cas de l’homme de Souppes-sur-Loing qui a déjà effectué plusieurs essais sans arriver à ses fins grâce au concours de bonnes âmes qui veulent absolument l’obliger à vivre malgré son refus manifeste de poursuivre une existence douloureuse physiquement et psychologiquement.

Les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, comme cet homme de 91 ans ne sont pas toutes affectées de la même manière. Certaines connaissent des moments de lucidité et pour toutes, les problèmes de comportements qui les mettent en danger, sont cohérents avec leur histoire et leurs désirs qui y sont enfouis. Il n’y a rien d’extraordinaire à vouloir mourir quand on est dépendant, incontinent, handicapé, que l’on vit dans un inconfort constant à la merci du bon vouloir des autres. Il n’y a rien de surprenant à ce qu’un malade Alzheimer éprouve des pulsions à se dévêtir pour courir sous la pluie ou a s’enfuir de sa maison de retraite pour marcher en liberté sans trêve jusqu’à épuisement. Le problème n’est pas celui du malade mais celui de son entourage familial, social et médical.

Ces observations démontrent une fois de plus combien il est nécessaire pour chacun de nous d’écrire et de faire connaître notre volonté de fin de vie et d’obliger les autorités à les prendre en compte légalement afin de libérer notre entourage des soucis conséquents. Pour cela nous pouvons remplir un formulaire de directives anticipées qui quoique n’ayant pas de pouvoir de contrainte représente un pas en avant en faveur de la liberté de choisir sa mort.

La Connectrice

Directives anticipées. Pour en savoir plus

Les directives anticipées
Toute personne majeure peut, si elle le souhaite, faire une déclaration écrite,
appelée « directives anticipées », afi n de préciser ses souhaits quant à sa fi n de vie, prévoyant ainsi l’hypothèse où elle ne serait pas, à ce moment-là, en capacité d’exprimer sa volonté.

Les limites. Pour être prises en compte, vos directives anticipées doivent dater de moins de trois ans avant la date à partir de laquelle vous ne serez plus en état d’exprimer votre volonté. Il faut donc les renouveler régulièrement, en précisant sur le document initial que vous décidez de confirmer ces directives, et en signant cette confirmation. Comme le relève le Comité consultatif national d’éthique (CCNE), cette durée limitée dans le temps pose problème dans le cas d’une maladie évolutive comme Alzheimer. Elle est aussi très contraignante pour des personnes jeunes ou en bonne santé, qui n’ont pas nécessairement envie de se reposer la question tous les trois ans….

Le CCNE a été amené à plusieurs reprises à réfléchir sur ces questions au cours des vingt dernières années. Dans le premier avis qu’il a émis sur ce sujet, en 1991, le CCNE « désapprouvait qu’un texte législatif ou réglementaire légitime l’acte de donner la mort à un malade » (avis N°26). En 1998, il se déclarait « favorable à une discussion publique sereine sur le problème de l’accompagnement des fins de vies comprenant notamment la question de l’euthanasie » (avis N°58). En 2000, il proposait la notion « d’engagement solidaire et d’exception d’euthanasie. » (avis N°63).  

L’avis N°121 « Fin de vie, autonomie de la personne, volonté de mourir » présente l’état actuel des réflexions du CCNE qui prend en compte les évolutions de la loi et des pratiques au cours des dix dernières années au sujet des droits des personnes malades et des personnes en fin de vie, et le rapport de la Commission Sicard.

l n’y aurait pas d’affaire Vincent Lambert si cet homme de 38 ans (tétraplégique en situation de conscience minime depuis cinq ans) avait rédigé ses «directives anticipées». Au-delà de ce cas, la plupart des drames et des tragédies de la fin de vie seraient prévenus si ce droit offert était exercé. Or ce droit, personne ou presque ne le connaît en France. «Tout se passe comme si on ne voulait pas en connaître l’existence, explique à Slate.fr le Pr Régis Aubry (CHU de Besançon), président de l’Observatoire national de la fin de vie. C’est moins un problème d’information que d’appropriation dans une société où le jeunisme est roi.»

«Directives anticipées»? Il s’agit de l’expression écrite de souhaits exprimés pouvant aider des personnes devenues malades à «participer sans être présents» aux discussions qui précèdent les décisions relatives aux soins et traitements qui leur sont dispensés en fin de vie. De l’avis des spécialistes, il s’agit ici de la méthode reflétant le plus directement la volonté de la personne concernée –du moins au moment où ces souhaits ont été rédigés.

La loi Leonetti et le Code de la santé publique disposent ainsi depuis 2005:

«Toute personne majeure peut rédiger des directives anticipées pour le cas où elle serait un jour hors d’état d’exprimer sa volonté. Ces directives anticipées indiquent les souhaits de la personne relatifs à sa fin de vie concernant les conditions de la limitation ou l’arrêt de traitement. Elles sont révocables à tout moment.

En dépit de l’importance du sujet et de la médiatisation considérable des affaires de fin de vie, ce droit n’est pratiquement jamais exercé. «L’utilisation des directives anticipées demeure très confidentielle: selon une étude récente de l’Ined, elles ne concernent que 1,8% des patients pour lesquels une décision de fin de vie a été prise alors qu’ils n’étaient “plus en capacité de participer à la décision”, observe le Comité national d’éthique (CCNE)dans son avis n°121 de juin 2013. Cela pose très clairement la question de l’appropriation de cette pratique, à la fois par les patients et par les professionnels de santé.»

Association pour le droit de mourir dans la dignité

http://www.admd.net/

Ne nous laissons pas voler notre Ultime Liberté

AVEC LES MEMBRES DU COMITÉ D’HONNEUR DE L’ADMD, SIGNEZ L’APPEL DE L’ADMD POUR LA LÉGALISATION DU DROIT DE MOURIR DANS LA DIGNITÉ

Depuis trente-quatre ans, l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité milite pour que chaque Française et chaque Français puisse choisir les conditions de sa propre fin de vie. Conformément à ses conceptions personnelles de dignité et de liberté.

Dans cette perspective, l’ADMD entend obtenir qu’une loi visant à légaliser l’euthanasie et le suicide assisté et à assurer un accès universel aux soins palliatifs soit votée par le Parlement, comme le réclament 92% des Français interrogés par l’institut de sondage Ifop en octobre 2013. Avec le vote de cette loi, les Français bénéficieraient d’une loi d’Ultime Liberté, comme les Néerlandais, les Belges, lesLuxembourgeois et les Suisses en disposent dans leur propre pays. Cette loi, ce pourrait être celle que les adhérents ont plébiscitée en juin 2011.

L’ADMD, également, met en oeuvre un Fichier national des directives anticipées. Ce document prévu par la loi relative aux droits des malades et à la fin de vie, est numérisé et archivé. Ce document est aujourd’hui le meilleur moyen de garantir son propre parcours de fin de vie et, ainsi, d’éviter les tragédies absurdes. Avec le service ADMD-Ecoute, que vous pouvez joindre du lundi au vendredi de 10h à 19h et le samedi de 10h à 12h au 01 48 00 04 92, soyez accompagné et protégez votre fin de vie.

"

  1. Je parlerai seulement des suicides de vieilles personnes, arrivées au bout de ce qu’elle peuvent supporter de la vie.
    Pourquoi tout faire pour les en empêcher? par « bonne conscience: la vie est sacrée »? ou par mépris pour leur souffrance morale? le droit au suicide n’est-il pas un droit? tout aussi important que le droit à la vie, et même aux prolongations « déraisonnables » de la vie, trop fréquentes, sans s’occuper de l’avis de l’intéressé.
    Je parlerai aussi de ce droit à écrire nos directives anticipées où on consignera nos voeux pour notre fin de vie: philosophie de vie (où s’arrête notre dignité?) tout aussi importante que le détail des soins ou traitements acceptés ou refusés.
    Ce droit est une illusion, puisque rien n’oblige les médecins à suivre nos directives.
    Tant que ce droit ne sera pas assorti de l’impératif de suivre nos volontés, comme on obéit à un testament, cela restera lettre morte.
    Aucune publicité sur les droits des patients n’a jamais été faite, ni par les médecins, dont trop nombreux sont ceux qui persistent à trouver que la mort est leur échec et donc refusent de l’appréhender, encore plus de l’accompagner, ni par les medias, pourtant promptes à parler de tas de choses inutiles, seule les associations qui défendent le droit à la mort volontaire l’ont fait savoir. Et évidemment, la plupart des français ne souhaitent pas la mort volontaire, même s’ils veulent en majorité qu’on les laisse mourir sans souffrir, voire qu’on les y aide si la mort met trop longtemps à advenir.
    Certes les sédations partielles et continues sont autorisées par la loi actuelle, mais qui les pratique au bon moment, assez vite, sans attendre les derniers instants d’agonie? très peu de médecins. Et encore plus très peu de médecins de ville, trop prompts à envoyer leurs patients à l’hôpital, tout en sachant que l’hôpital ne pourra rien faire pour améliorer a situation.
    Mais si certains refusent de penser à leur mort et donc ne peuvent rien écrire à ce sujet, beaucoup trouvent inutile de remplir des papiers qui ne serviront à rien, sauf chance particulière de tomber sur un médecin compréhensif, chose rare.
    Oui, la loi doit changer et rendre nos directives opposables, l’état doit en faire la publicité, tant auprès du public que des médecins, pour que la plupart des français pensent à les rédiger, selon leurs idées et pas celles des autres.

    J'aime

    Réponse
  2. Bonjour, hier on l’a vue se promener les mains dans les poches, à côté de Taubira et du 1er ministre les mains dans les poches, quelle fière allure pour une ministre de l’éducation nationale ??? de la tenue et un peu de décence lui font vraiment défaut

    J'aime

    Réponse

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :