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François Hollande victime de misandrie ou bourreau misogyne ?

L’ancienne petite amie du Président de la République se venge  pour avoir été répudiée en publiant les détails plus ou moins croustillants de leur relation intime. Ce n’est pas très élégant mais tout à fait symptomatique du règne du « moi-je », du « droit à », « c’est ma vérité à moi », « je ne vois pas pourquoi je me tairais », et « après moi le déluge ». Trierweiler est une femme de son époque, narcissique et égocentrique, ce qui justifie sa répudiation car elle en avait trop fait pour une compagne qui n’avait pas été élue mais prétendait se mêler des affaires de la Nation parce qu’elle avait accompagné le candidat Hollande dans sa longue et dure  marche vers la présidence. Elle avait dû lui dire maintes fois « c’est grâce à moi, grâce à moi, grâce à moi que tu as gagné l’Elysée alors j’ai bien le droit à … » ou « sans moi tu n’y serais jamais arrivé »…

Combien de femmes ont ainsi soutenu, parfois entretenu, consolé le guerrier dans son ascension sociale et professionnelle, voire politique, pour se voir congédiées une fois le but de Monsieur atteint ?

Combien de femmes ont été abandonnées vers la quarantaine quand Monsieur, bien installé, heureux père de quelques enfants, se construisait une nouvelle vie avec une jeunesse d’au moins dix ans de moins que sa compagne des bons et mauvais jours depuis leur démarrage dans la vie ?

Si toutes les femmes rejetées par celui qu’elles avaient aimé et aidé avaient les moyens et le réseau de la Trierweiler, les libraires pourraient créer une nouvelle division dans leurs rayons pour offrir à leur clientèle une littérature d’un nouveau genre « Mémoires de femmes blessées ». Triste perspective pour les femmes émancipées que de ne pouvoir exister que dans le négatif de leur homme. En réalité ce genre de témoignage reflète l’aliénation de la femme qui ne sait exister qu’à travers son homme. Il est pourtant possible, quoique difficile, de se construire une vie à soi et nous ne manquons pas d’exemples de femmes qui ont réussi leur projet personnel sans pour autant haïr et rejeter leur homme. On pensera, par exemple,  à Marie Curie, Simone de Beauvoir,  Ségolène Royal, Simone Veil, Françoise Giroud, Mercedes Erra, Françoise Héritier, Gisèle Gelbert, Sylviane Agacinski, Elisabeth Badinter, Laurence Pernoud, Françoise Dolto, Régine Pernoud, Hélène Carrère d’Encausse, Evelyne Sullerot et des centaines d’autres qui, sans pour autant faire la une des médias « people », ont largement contribué à l’enrichissement du bien commun dans de nombreux domaines.

La frustration et la colère ne justifient pas tout et il faut singulièrement détester les hommes pour ne pas respecter leur statut, leur fonction et leur famille. Que ressentent les enfants de François Hollande devant cette charge impudique ? Quand on a eu la prétention de jouir largement des ors de la République sans contribuer à sa bonne marche, il me semble qu’un peu de modestie s’imposerait mais la Trierweiller n’a même pas la reconnaissance du ventre. Elle se vide sans  pudeur et sans se soucier du mal qu’elle peut causer à la Nation et à la famille de François Hollande.

Quant au Président Hollande, il a voulu sa Valérie et il est entièrement responsable de son comportement néfaste. Est-il misogyne pour autant ? Difficile de le croire car il s’est entouré de femmes fortes comme Ségolène Royal ou Anne Hidalgo. On dira qu’il n’est ni plus misogyne ni moins qu’un autre baby boomer qui a su profiter de l’élan féministe des années 70 qui a ouvert et généralisé la mixité des études et des activités professionnelles en même temps qu’il favorisait la liberté sexuelle. Ainsi les femmes « libérées » comblaient l’homme intellectuellement et sexuellement. Ce n’est pas pour autant que nous sommes vraiment libérées et je vous épargnerai cette fois-ci la longue liste des discriminations et violences sexistes.

A mes yeux féministes, le comportement de la Trierweiller est fâcheux pour la cause des femmes qu’il ramène à l’intrigue, la jalousie, l’hystérie et la vengeance, les armes des faibles femmes incapables de s’assumer hors de l’ombre du mâle. Les machos doivent se frotter les mains. et je propose de décerner la burqa d’or, symbole de soumission, à Mme Trierweiler, grande gueule mais bien pauvre femme.

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