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« Politique de la Ville ». Des milliards dépensés au profit du PS aux dépens des citadins

Je vous laisse apprécier cet article du criminologue Xavier Raufer paru ce matin sur Boulevard Voltaire. http://www.bvoltaire.fr/xavierraufer/politique-ville-histoire-nen-finit,102746

Xavier Raufer est docteur en géopolitique et criminologue
Il enseigne dans les universités Panthéon-Assas (Paris II), George Mason (Washington DC) et Université de Sciences politiques et de droit (Pékin)

Le criminologue publie ces jours-ci sur Boulevard Voltaire toute une série d’articles très intéressants sur la Politique de la Ville.

http://www.bvoltaire.fr/xavierraufer/politique-ville-dargent-public-pas-moins-delinquance,102766

http://www.bvoltaire.fr/xavierraufer/politique-ville-moulin-prieres,102751

http://www.bvoltaire.fr/xavierraufer/politique-ville-ces-banlieues-croulent-fric,102754

« Politique de la ville » : une histoire qui n’en finit plus

Ville
Le 9 septembre 2014

L’ancêtre de la « politique de la ville » remonte à 1977. Il s’appelait « Habitat et vie sociale ».

Ruineuse, cette « politique de la ville » est aussi désastreuse. Alors que, dès les années 1970, son seul objectif était d’insérer les « quartiers chauds » dans le droit commun et d’y faire émerger des élites policées, ces mêmes quartiers sont pour la plupart devenus de périlleux ghettos où des gangs contrôlent de juteux trafics illicites, et « tiennent » des politiciens complices ou terrifiés.

Même la presse de gauche le déplore. Pour Le Nouvel Observateur(10/1/2013), « la politique de la ville n’a pas empêché la ghettoïsation progressive, la répétition des émeutes et la montée des bandes en lien avec les trafics de drogue ». Et pour Le Monde (7/6/2013) : « Ghettoïsation d’une population issue de l’immigration maghrébine, désarroi social, chômage des jeunes, précarité, pauvreté, violence et trafics en tous genres. On meurt dans les cités sensibles plus que partout ailleurs en France. »

Dans le quartier toulousain du Mirail par exemple (bien sûr, territoire de la « politique de la ville »), « les voyous sont structurés en équipes de malfaiteurs… Le trafic de drogue s’est aggravé de manière quasi exponentielle ces dernières années… la présence des trafiquants pèse de plus en plus » (Le Monde, 7/2/2014).

Au-delà même d’un sévère banditisme, les « quartiers de la politique de la ville » monopolisent les violences urbaines (embuscades visant les forces de l’ordre… incendies massifs de véhicules et de bâtiments… constantes guerres de gangs, assassinats à l’arme de guerre, etc.). Lisons le « Rapport au Premier ministre du Centre d’analyse stratégique » (2006, sur l’explosion de violence de 2005) : « Les communes relevant de la politique de la ville y semblent plus sensibles, concentrant l’essentiels des faits (violences, incendies volontaires, etc.)… Dans la petite couronne [parisienne], les communes de la politique de la ville ont été le théâtre de la plupart des incendies de véhicules de la phase initiale », etc. En juin 2014 et pour la vingtième fois, sinon plus depuis l’origine, l’actuel gouvernement a rebattu les cartes de la « politique de la ville ». Décodeur : fictivement et pour la galerie, le ministre du jour a prétendu redresser et améliorer une « politique », en fait invariablement désastreuse depuis… 37 ans.

L’ancêtre de la « politique de la ville » remonte en effet à 1977. Il s’appelait « Habitat et vie sociale ». 37 ans ! Cette « politique » est ainsi le plus immuable, ruineux et stérile des cadavres politiques encombrant les placards de la France officielle.

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