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Daech, Daesch, al-Dawla al-Islamiya fi Iraq wa ash-Sham, Etat islamique, EI, EIIL . Mais kesako ?

Nouveau au 28/08/2015

Une étude approfondie de Daech (ISIS en anglais) vient de sortir. Elle est écrite par Robert Spencer

Complete-Infidels-Guide-to-ISIS-Robert-Spencer

Sous le titre The Complete Infidel’s Guide to ISIS, Robert Spencer, directeur de Jihad Watch, signe son quatorzième livre (1). Avec un avertissement provoquant : ISIS veut votre tête.

Spencer estime qu’ISIS (Islamic State of Irak and Shâm ou Da’ech en arabe) est le groupe terroriste qui a le mieux réussi dans le monde et d’une façon spectaculaire, qu’il est aussi le plus mystérieux. Il s’est lancé sur la scène mondiale, apparemment sorti de nulle part, décapitant des otages américains, démolissant au bulldozer les frontières internationales, mettant en déroute l’armée irakienne entraînée par les Américains, se taillant un nouvel État, gouvernant 8 millions de personnes sur un territoire plus étendu que celui du Royaume-Uni, commettant un génocide, remettant en vogue l’esclavage, pulvérisant les monuments antiques et persuadant ses affidés de porter des attaques terroristes à New-York et au Texas. L’auteur se pose des questions : Qui sont-ils ? D’où est venu ISIS ? Comment ont-ils accédé au pouvoir en si peu de temps ? Qu’est-ce qui les motive et comment peuvent-ils être stoppés ?

 http://ripostelaique.com/guide-complet-de-linfidele-comprendre-daech-nouveau-livre-de-robert-spencer.html#close

Nouveau au 04/02/2015

Nouvel appel de l’Etat islamique à tuer les Français. La vidéo rend hommage aux assassins de Charlie Hebdo. https://laconnectrice.wordpress.com/2015/02/04/letat-islamique-appelle-a-tuer-les-4-millions-de-francais-qui-ont-manifeste-le-11-janvier/

Révision au 08/09/2014 

Qu’est-ce donc que ce Daech, cet État islamique, ce califat, ce pays de Sham ou Dawla qui à la fois sème la terreur pour ses opposants et exerce une fascination pour ses partisans ?

Le drapeau de l’Etat islamique

Le projet de conquête de l’Etat islamique

ISIS goal of creating a Caliphate across not only the Muslim world but former Muslim regions like Spain (Jihadology)

http://www.aymennjawad.org/14486/iraq-resurgent-insurgency-interview-with-aymenn

Comme je ne lis par l’arabe et que je ne me fie pas aux traductions automatiques proposées par le Net, je regarde les médias libanais francophones l’Orient-le-jour et Al-manar. J’ai également lu un article sur « nuit-d’orient », un site israélien. C’est une manière intéressante de connaître l’opinion locale sur les questions internationales qui nous préoccupent actuellement.

On pouvait voir sur YouTube des vidéos terrifiantes artistiquement et professionnellement conçues pour attirer de nouveaux Jihadistes dans cette résurrection de califat et peut-être aussi pour avertir les Occidentaux qu’ils ne peuvent que perdre le Jihad, la guerre sainte de l’Islam qui a pour objectif de conquérir tout le monde non musulman mais aussi rééduquer les Musulmans qui se sont écartés de l’application stricte des préceptes du Coran. Dans ces vidéos il est souvent affirmé la nécessité d’une revanche sur la perte de l’empire ottoman et donc la volonté de recréer un empire, le pays de Sham (voir la carte ci-dessous).

Vocabulaire pour comprendre l’Etat islamique

  • Daech ou Daesch : acronyme de al-Dawla al-Islamiya fi Iraq wa ash-Sham
  • al-Dawla al-Islamiya fi Iraq wa ash-Sham : Daech
  • Dawla ou daoula : Daech
  • EIIL : Etat Islamique en Irak et au Levant (Daech)
  • EIL : Etat islamique au Levant (Daech)
  • EI : Etat islamique (Daech)
  • ISIS :  The Islamic State of Irak  and Syria (Daesch)
  • IS : Islamic State (Daech)
  • Cham, Al-Sham ou pays de Cham : pays mythique du Coran qui recouvre le Sud de la Turquie, l’Irak, la Syrie, la Jordanie, Israël, bande de Gaza et une partie de l’Egypte.

Source de la carte  http://www.planete-islam.com/showthread.php?66492-O%F9-se-situe-la-r%E9gion-du-Sh%E2m

  • Jihad ou Djihad : guerre sainte, le devoir de tout véritable Musulman
  • Jihadiste ou djihadiste : le combattant de la guerre sainte
  • Koufar ou koufir : le non musulman
  • Califat ou khilafah : Territoire musulman dirigé par un calife qui se dit successeur de Mahomet. Le dernier califat historique fut l’Empire ottoman. Les Musulmans n’ont jamais accepté leur défaite et le démantèlement consécutif de leur empire. LC

Un califat ou khalifat (arabe : خِلافة) est le territoire reconnaissant l’autorité d’un calife (arabe : خليفة), successeur de Mahomet, le prophète de l’islam, dans l’exercice politique du pouvoir. Ce mot sert aussi à désigner le régime politique lui-même et la période pendant laquelle il s’exerce (ex. « pendant le califat de Haroun Al Rachid »). .. De nombreux mouvements jihadistes et extrémistes ont pour projet politique la restauration du califat, qu’ils partagent avec les mouvements issus de l’islam politique dont Al-Qaïda qui utilise la violence pour y parvenir9.

Le dimanche 29 juin 2014, l’État islamique en Irak et au Levant a été le premier des mouvements djihadistes à prétendre avoir rétabli le califat en proclamant calife son chef Abou Bakr al-Baghdadi, sous le nom d’Ibrahim, le mouvement djihadiste demandant à tous les musulmans de lui faire allégeance10. Quelques groupes djihadistes à travers le monde pourraient accepter de se ranger derrière lui. http://fr.wikipedia.org/wiki/Califat

  • Dajjal : L’Antechrist. Pour les Chiites, le Daech sunnite est l’Antéchrist. LC

Apparaissant dans la tradition musulmane, il fait mention d’une figure eschatologique appelée al-Dajjâl (le Trompeur ou l’Imposteur) ou al-Masîh al-Daajjâl (le Faux Messie ou le Christ imposteur)28 correspondant à l’Antéchrist. C’est un faux-messie qui apparaît à la fin des temps. Certains courants l’identifient à la « Bête » (dâbba)29, dont parle le Coran30 qui sort de terre parmi d’autres signes annonciateurs. http://fr.wikipedia.org/wiki/Ant%C3%A9christ#Dans_l.27islam

Apparaissant dans la tradition musulmane, il fait mention d’une figure eschatologique appelée al-Dajjâl (le Trompeur ou l’Imposteur) ou al-Masîh al-Daajjâl (le Faux Messie ou le Christ imposteur)28 correspondant à l’Antéchrist. C’est un faux-messie qui apparaît à la fin des temps. Certains courants l’identifient à la « Bête » (dâbba)29, dont parle le Coran30 qui sort de terre parmi d’autres signes annonciateurs.

  • Mahdi :El Mahdi (arabe : mahdīy, مَهْديّ, « personne guidée (par Dieu) ; celle qui montre le chemin ») ou le Mahdi Mountadhar (arabe : المهدي المنتظر, « le guide attendu ») ou le Khalifat Allah (« Roi élu par Dieu ») est le « sauveur » attendu des musulmans qui devrait apparaître à la fin des temps tel qu’annoncé par certains hadiths. http://fr.wikipedia.org/wiki/Mahdi

Il est souvent fait référence au Mahdi dans les prêches et la propagande islamiste. Pour les Chiites qui contestent Daech, le califat ne pourra être proclamé qu’après l’arrivée du Mahdi. LC

  • kharidjite : Le kharidjisme est une pratique puritaine de l’islam, à la morale rigoriste, condamnant tout luxe. La foi n’a de valeur que si elle est justifiée par les œuvres.http://fr.wikipedia.org/wiki/Kharidjisme Les Kharidjites sont extrêmement minoritaires.
  • Hisba : Police religieuse omniprésente dans Daech et auparavent connue pour réprimer en Iran Gasht e Ershad « Police de la Vertu » en Persan et en Arabie saoudite Muttawa.

La hisba ou Hisbah (arabe : حِسْبة [ḥisba], calcul ; vérification) est un précepte islamique de conformité intégrale avec les lois divines. La doctrine est basée sur le principe coranique Encouragez ce qui est bon, et interdisez ce qui est mauvais. C’est également une institution de contrôle, destinée à vérifier la bonne application de la charia. Fondée au VIIe siècle sous le calife Omar, elle est actuellement une police des mœurs. http://fr.wikipedia.org/wiki/Hisba

On voit la Hisba sévir dans l’Etat islamique, munie de talkie-walkies et de bâtons, elle circule partout, espionne tout le monde, critique tout ce qui n’est pas conforme à la charia, comme ce commerçant qui a omis de couvrir les pieds de son mannequin ou qui a mis des caleçons dans sa devanture. Indécent ! La Hisba se charge aussi de donner des coups de fouet aux contrevenants. LC

Les vidéos de propagande de Daech

L’Etat islamique a embauché des informaticiens, des réalisateurs, des photographes, des hackers et des webmasters pour conduire sa cyber guerre en utlisiant toutes les ressources d’Internet. Après les attentats de Charlie, 20 000 sites ont été piratés. Pour en savoir plus, lire https://laconnectrice.wordpress.com/2014/09/02/la-communication-3-0-de-letat-islamique-ei-une-efficacite-redoutable-pour-edifier-son-califat/

La plupart des vidéos que j’avais visionnées ont disparu mais il ne fait aucun doute qu’elle réapparaîtront sous la même forme ou une autre.

*Dawla Islamia La vérité sur l’Etat Islamique d’Irak et du Sham 1  vidéo supprimée, en voici une autre

*Dawla Islamia La vérité sur l’Etat Islamique d’Irak et du Sham 1

VO anglais, sous-titres français

*Film La Vérité sur l’irak Etat Islamique Partie 1 Retour Du Califat

*La verité sur l’irak Etat Islamique Partie 2 – Palestine / le levant / Sham Ajoutée le 24 juil. 2014

Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?…
(Uniquement les freres)

Bientot la suite in sha Allah sur le financement , les hadiths qui décrivent cette époque , les complot contre l’etat islamique, la capacité militaire de L’etat islamique bi idni Allah ( Dawla islamiya) mis en place récemment a pour conséquences les alliances entre pays rivale comme l’iran et les états unis… La destruction entre chiite piloté par la russie et sunnite dans la région , L’Imâm Ahmad (qu’Allâh lui fasse miséricorde) a dit, dans la version de ‘Abdous Ibn Mâlik Al-‘Attâr : « Celui qui a pris le pouvoir par l’épée, qui est devenu calife et a été nommé Amîr Al-Mou’minîn (Chef des croyants), il est interdit à celui qui croit en Allâh de passer une seule nuit sans le considéré comme Imâm, qu’il soit pieux ou pervers. » Le Calife Ibrâhîm, qu’Allâh le préserve, regroupe toutes les conditions du Khilâfah (Califat) qui ont été citées par les gens de science. Les gens de l’autorité et de la noblesse lui ont fait serment d’allégeance en Irak et il a succédé à Aboû ‘Omar Al-Baghdâdî, qu’Allâh lui fasse miséricorde, son pouvoir s’est étendu sur de grandes contrées de l’Irak et du Châm. Et la Terre. Et ne pensez plus que l’etat islamique ne combat pas israel , Et surtout n’écoutez pas les sources sionistes sachez que Allah dit dans le coran : sourate 49 verset 6. Ô vous qui avez cru! Si un pervers vous apporte une nouvelle, voyez bien clair [de crainte] que par inadvertance vous ne portiez atteinte à des gens et que vous ne regrettiez par la suite ce que vous avez fait.

Glorification des armes, vénération des armes, haine d’Israël et invitation au califat.Dans ces vidéos les auteurs veulent montrer l’incommensurable bonté et beauté du califat (khilafah) mais je n’y vois que laideur, promesses de violences, hypocrisie et déclaration de guerre. Que d’hommes plus laids de méchanceté, d’ignorance et de brutalité les uns que les autres ! Les femmes sont totalement absentes. LC.

 L’Orient-le-jour : Daech frappera en Europe

L’orient le jour rapporte l’analyse de trois universitaires sur Daech.

Pour combattre Daech, il faut lutter contre les régimes autoritaires qui alimentent la rhétorique de ce groupe

Éclairage. Trois experts de l’islamisme radical se penchent sur les raisons du succès des jihadistes en Syrie et en Irak, sur les dangers qu’ils représentent et sur l’usage politique par Damas et Bagdad de leur présence contre les rébellions sunnites dans ces deux pays.
30/06/2014
 
Multipliant les offensives et les victoires en Irak et en Syrie, Daech (l’État islamique en Irak et au Levant – EIIL) s’impose désormais comme la force majeure du jihadisme au Proche-Orient, mais également comme la principale menace terroriste, non seulement dans la région, mais aussi au niveau mondial, surpassant progressivement el-Qaëda. Ses capacités financières, son idéologie et sa brutalité en font actuellement le groupe jihadiste le plus violent et le plus sectaire, et du coup le plus inquiétant sur la scène régionale.

Fondé en Irak en 2007 sous l’appellation d’État islamique en Irak (EII) par Abou Omar al-Baghdadi, suite à la mort du Jordanien Abou Moussab al-Zarkaoui qui avait créé el-Qaëda en Mésopotamie pour combattre l’invasion américaine du pays, ce nouveau groupe a bénéficié d’un apport important en combattants étrangers venus des quatre coins du monde arabo-musulman. Toutefois, ses combattants ont été repoussés par l’armée irakienne, les forces américaines et les milices sunnites anti-Qaëda, les sahwas. Abou Omar al-Baghdadi, tué dans un bombardement américain en mai 2010, est remplacé par Abou Bakr al-Baghdadi. En déclin, l’EII s’est retranché dans les zones rurales et désertiques des provinces de Anbar et de Ninive, à majorité sunnite.
Le conflit syrien a redonné une dynamique aux jihadistes de Daech qui a réussi à attirer des jihadistes du monde entier et à internationaliser de façon inédite la révolte syrienne. En 2012, est créé le Front al-Nosra, un groupe jihadiste majoritairement composé de combattants syriens – dont des insurgés libérés de prison par le régime d’Assad en 2011 – et irakiens, dont l’EII s’attribue la paternité.
Mais les deux mouvements vont entrer en opposition au printemps 2013 quand l’émir de l’EIIL revendique la mainmise sur le groupe syrien. Ainsi, al-Baghdadi envoie ses hommes dans les territoires libérés du nord de la Syrie, sous la nouvelle bannière de l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL), connu sous l’appellation arabe « Daech » (al-Dawla al-islamiyya fil Irak wach Cham).

 

(Lire aussi : L’armée irakienne minée par une corruption endémique)
En Irak, la prise de contrôle récemment de Mossoul dans la province de Ninive, frontalière de la Syrie, marque la montée en puissance de Daech. Il s’agit en fait de la deuxième ville tombée entièrement aux mains des rebelles après celle, en janvier, de Fallouja. Menée par les combattants de Daech, l’avancée fulgurante des insurgés sunnites – un mouvement hétéroclite de rebelles (jihadistes, anciens baassistes, tribus), frustrés par la politique discriminatoire du Premier ministre irakien Nouri al-Maliki – a fait craindre une implosion de l’Irak dans ses frontières actuelles. Avec ses nouvelles conquêtes, Daech entend ainsi concrétiser son projet de créer un État islamique à cheval entre la Syrie et l’Irak.

 

(Dossier : Vers la fin des frontières de Sykes-Picot ?)

 

Discrimination et insurrection
Pour Dominique Thomas, spécialiste des mouvements jihadistes à l’Ehess, « il est exact de dire que l’insurrection irakienne est le résultat d’une politique de Maliki contestée par les sunnites qui considèrent que le pouvoir est totalement confisqué par les chiites en Irak ». « Cette insurrection, précise-t-il, comprend de nombreux groupes d’insurgés qui n’ont pas la même finalité que Daech, à savoir l’instauration d’un émirat islamique au Levant et en Irak, mais ils partagent un même objectif qui est la chute de ce régime discriminant à l’égard de la population sunnite ». Même son de cloche chez Raphael Lefevre, chercheur au centre Carnegie à Beyrouth, pour qui « la réussite de Daech est d’avoir su être pragmatique et d’avoir surpassé, au moins initialement, les conflits politiques et idéologiques qui découlaient nécessairement d’un tel mouvement hétéroclite. Reste à savoir jusque quand cette coalition pourra tenir ». Selon lui, « ce qui est certain, c’est que la tentative de Nouri al-Maliki de caricaturer la rébellion sunnite comme étant « jihadiste » afin de décrédibiliser les demandes de changements politiques ne fera que renforcer cette alliance improbable et la faire perdurer ».

 

(Lire aussi : L’Irak est-il en train de payer les erreurs de Maliki ?)

 

Décrédibiliser les rebelles
Même réflexion chez Dominique Thomas, qui estime que « la présence de Daech en Syrie renforce le régime de Bachar qui cherche à ne faire de son combat qu’une simple lutte contre le terrorisme ». « Maliki, en Irak, ajoute-t-il, va chercher aussi à utiliser l’image négative de Daech pour symboliser son combat contre le terrorisme. Ces régimes nient totalement les problèmes politiques qui ont amené leur population à se soulever. » Ces régimes ne contrôlent pas l’insurrection jihadiste qui les dépasse totalement. « Mais ils savent aussi qu’aucun État dans le monde ne soutiendra une insurrection dominée par un mouvement comme Daech. Ils ont donc tout intérêt à laisser Daech s’émanciper. Cela n’est pas de la manipulation mais plutôt du calcul politique comme l’État syrien, maître en la matière, s’est employé à le faire pendant des années dans la région », martèle M. Thomas.
Dans ce contexte, Jean-Pierre Filiu, professeur à Sciences po Paris et spécialiste de l’islamisme radical, met en garde contre « l’inaction de la communauté internationale en Syrie qui a créé la situation actuelle où les intérêts stratégiques d’al-Baghdadi – dont les jihadistes ne combattent que leurs anciens alliés révolutionnaires – et ceux de Bachar el-Assad – dont les sbires ne combattent plus les jihadistes – s’alimentent réciproquement ». Selon lui, « le « boucher de Damas » se pose comme le rempart contre el-Qaëda, avec le soutien des Russes et un écho croissant dans les opinions occidentales. Si, après avoir abandonné tacitement les Syriens luttant contre le régime, les Occidentaux les abandonnent ouvertement, le choc en retour sera terrible. Cela ne peut qu’alimenter la rhétorique de ces groupes et leur dénonciation de l’hypocrisie des Occidentaux ». Combattre le jihadisme en envoyant des drones contre al-Bagdhadi ne sera pas non plus efficace, affirme M. Filiu, ajoutant que « seule la coalition anti-Bachar lutte efficacement contre Daech. Et seul un succès de la révolution syrienne peut nous prémunir face à ce danger qui monte ».

 

(Lire aussi : A quelques km de Mossoul, les chrétiens irakiens pris au piège se terrent)

 

Pyromanes-pompiers
En d’autres termes, le meilleur moyen de combattre Daech, non seulement sur le terrain, mais aussi idéologiquement, serait de lutter contre les régimes autoritaires qui alimentent la rhétorique haineuse de ce groupe. En marginalisant une partie importante de leur population, en réprimant d’une manière aveugle et féroce toute opposition à leur pouvoir, Bachar el-Assad et Nouri al-Maliki sont en quelque sorte les premiers soutiens aux mouvements radicaux qui s’épanouissent dans leur pays. Ces deux régimes tentent en outre de décrédibiliser et de discréditer la rébellion sunnite contre leur pouvoir en leur imputant la sauvagerie et les exactions des groupes radicaux. En se posant comme le rempart contre les terroristes, Assad et Maliki tentent désespérément de se forger une légitimité qu’ils ont depuis longtemps perdue. C’est ainsi que les pyromanes essaient de devenir pompiers.
Dominique Thomas explique par ailleurs que « la violence de Daech est liée au contexte irakien d’abord, syrien ensuite. La violence étatique des régimes irakien et syrien à l’encontre des sunnites a poussé symétriquement les jihadistes à répondre par la même violence, de type représailles et vengeance. C’est le principe d’œil pour œil, dent pour dent qui est appliqué ».
« On présente souvent la pensée jihadiste comme homogène, alors que c’est, en réalité, un courant secoué par de nombreuses controverses internes et lignes de fractures idéologiques », explique de son côté Raphaël Lefevre. Selon lui, « les désaccords au sein de la mouvance peuvent parfois avoir des conséquences violentes, comme le montrent les combats féroces qui, depuis janvier, opposent en Syrie Daech au Front al-Nosra. Alors que toute l’énergie du Front al-Nosra s’est concentrée sur l’objectif de renverser le régime de Bashar el-Assad, les troupes de Daech se sont, quant à elles, essentiellement accordées autour de l’idée de création d’un État islamique enjambant l’Irak et la Syrie où leur vision de la loi islamique puisse régner en maître ». Cette vision est loin d’être tolérante puisque Abou Bakr al-Baghdadi, l’émir de Daech, puise son inspiration dans les théories d’Abou Moussab al-Zarqawi qui avait fait de la lutte contre les chiites et les sunnites « infidèles » sa priorité dans l’Irak de l’après-Saddam Hussein. « Les méthodes ultraviolentes de Daech et sa vision absolutiste du califat placent l’organisation sur la frange radicale du spectre jihadiste », ajoute-t-il.

 

(Lire aussi : L’ayatollah Ali Sistani revient dans le jeu politique après des années de silence)

 

Daech vs el-Qaëda ?
Pour Raphaël Lefevre « les récents gains territoriaux de Daech en Irak et en Syrie et la création d’un « califat » enjambant les deux pays sont des éléments majeurs qui permettent au groupe de se présenter dorénavant comme l’avant-garde du mouvement jihadiste et, donc, potentiellement de remplacer el-Qaëda comme organisation attirant les vagues de combattants étrangers attirés par la pensée jihadiste ».
« Al-Baghdadi veut en effet s’imposer comme le chef du jihad mondial et, donc, supplanter le successeur de Ben Laden, Ayman al-Zawahiri, à qui il a toujours refusé de prêter allégeance », renchérit pour sa part Jean-Pierre Filiu.
Ce n’est pas l’avis de Dominique Thomas qui estime que « Daech n’a pas remplacé el-Qaëda. Il existe avant tout une discorde entre les deux mouvances qui repose sur un conflit d’autorité. Daech refuse de se soumettre à el-Qaëda et à son chef al-Zawahiri. Ce conflit d’allégeance s’est ensuite étendu à des considérations idéologiques portant sur la stratégie à adopter avec les autres groupes combattant en Syrie. La question du takfir (anathème) est un point de divergence entre les deux. Enfin, el-Qaëda reste une mouvance transnationale alors que Daech est régional (Levant et Irak) ».
Or, pour Raphaël Lefevre, « les différences d’objectifs à court terme entre Daech et el-Qaëda ne doivent pas occulter une certaine similarité, notamment liée à la vision à long terme. Tous deux estiment que l’Occident, de par ses valeurs et sa politique étrangère au Moyen-Orient, est l’ennemi des musulmans pieux. Ce n’est donc pas parce que Daech se concentre actuellement sur la création d’un califat et sur la lutte contre les chiites irakiens que le groupe n’a pas d’ambitions plus globales ».

 

(Lire aussi : Israël pourrait être entraîné dans la spirale jihadiste)

 

Menace pour l’Europe
Ainsi, « pour consolider son éviction d’al-Zawahiri, al-Baghdadi doit organiser un attentat majeur dans un pays occidental, ce dont el-Qaëda a été incapable depuis une décennie. Barack Obama a affirmé la semaine dernière devant les cadets de West Point qu’un 11-Septembre n’est plus possible aux États-Unis. Il a probablement raison, d’autant que les jihadistes américains en Syrie ne sont qu’une poignée. En revanche, le danger d’un 11-Septembre européen est toujours plus réel », met en garde M. Filiu.
« Le compte à rebours a sans doute déjà commencé au sein de Daech pour la préparation d’attentats majeurs sur le continent européen. Bachar el-Assad ne peut que se réjouir d’une telle perspective, lui qui n’a jamais cessé de menacer l’Europe d’un attentat d’el-Qaëda. La passivité internationale a donc abouti à abandonner le peuple syrien face à une dictature féroce et à un « État islamique » tout aussi barbare. Mais, à la différence du régime Assad, le monstre jihadiste inspiré par Baghdadi ne restera pas éternellement confiné au Moyen-Orient », conclut-il.

Daech et l’argent

 
OLJ
30/06/2014

Le financement de Daech est de plusieurs natures, estime Dominique Thomas. Sur le peu d’informations recoupées dont on dispose, Daech a décuplé sa capacité financière grâce à la conquête des zones territoriales réalisées en Syrie et depuis quelques semaines en Irak. « Le contrôle des points de passage avec la Turquie, le contrôle de certains circuits économiques dans la Jazira syrienne, le contrôle de quelques puits de pétrole et de raffineries constituent pour cette organisation une rente de guerre importante. Ensuite, des fonds privés locaux émanant de partisans de ce groupe représentent aussi une part importante. On ne connaît pas d’État qui finance l’EIIL, mais les combattants étrangers qui ont rejoint le groupe ont également apporté avec eux quelques sommes pour contribuer à son financement », ajoute M. Thomas.
« On parle d’une trésorerie qui avoisinerait les 2 milliards de dollars, ce qui en ferait l’organisation terroriste la plus riche de l’histoire », explique pour sa part Raphael Lefevre, ajoutant qu’avec la prise de Mossoul, Daech a dévalisé la Banque centrale et dépouillé les quartiers généraux de l’armée irakienne. « Mais Daech a aussi pu obtenir l’appui de particuliers qui partagent son agenda idéologique, notamment dans le Golfe, où sa tentative d’établir un califat et sa croisade contre les chiites irakiens répondent certainement aux attentes d’individus radicalisés », estime-t-il.

La montée en puissance des jihadistes, une aubaine pour Damas ? 

OLJ
30/06/2014

L’effroi que suscitent les jihadistes en Syrie et en Irak est une aubaine pour le régime syrien qui cherche à retrouver une légitimité auprès des Occidentaux, en défendant l’idée d’une guerre internationale contre le « terrorisme ».
Le pouvoir de Bachar el-Assad n’a jamais reconnu la contestation pacifique qui a débuté en Syrie en mars 2011 et s’est ensuite militarisée, dégénérant en guerre totale. Il a ainsi toujours considéré militants, rebelles et jihadistes de la même façon, les qualifiant tous de « terroristes ».
L’offensive lancée le 9 juin en Irak par les jihadistes de l’État islamique en Irak et au Levant (Daech-EIIL) a permis à Damas de conforter ce discours sur la « lutte contre le terrorisme », qu’il dit combattre depuis 2011.
« Après plus de trois ans, le moment est arrivé : il faut que l’Occident reconnaisse qu’il s’est trompé en encourageant l’implantation dans la région de tous ces gens-là (jihadistes) », affirme à l’AFP Waddah Abed Rabbo, directeur d’al-Watan, quotidien proche du régime. « Il est temps de se rendre compte qu’il faut constituer une coalition internationale pour lutter contre le terrorisme qui se propage de la Jordanie à la Turquie. Ce n’est plus un problème syrien », ajoute-t-il. « Il faut bien entendu que la Syrie soit intégrée dans cette coalition. C’est elle qui fait tout le travail. En combattant les terroristes chez elle, elle aide à la fois les Jordaniens et les Irakiens », assure M. Abed Rabbo.

Les États-Unis embarrassés
L’offensive jihadiste a notamment mis en lumière la faiblesse de l’armée irakienne créée de toutes pièces par les États-Unis après l’invasion de 2003. Pour Volker Perthes, directeur de l’Institut allemand pour les affaires internationales et de sécurité, « le régime est bien sûr satisfait de cette situation », clairement embarrassante pour l’administration américaine. « Si cette dernière ne soutient pas le gouvernement à Bagdad, elle sera accusée d’avoir laissé ce pays aux mains des jihadistes. Si elle le soutient avec des drones ou des experts, elle sera vue comme coopérant avec le régime de Bachar el-Assad et l’Iran », ajoute-t-il. « Des gens aux États-Unis commenceront à se demander si l’administration américaine ne devrait pas se rapprocher d’Assad et constituer une coalition régionale contre Daech. Je ne pense pas que cela se produira, mais c’est certainement ce que veut Assad, car cela affaiblira la rébellion », ajoute l’auteur de La Syrie sous Bachar.
En Syrie, le conflit est devenu plus complexe depuis un an avec la montée en puissance des jihadistes, désormais en guerre directe avec les rebelles qui accusent de volonté hégémonique et d’exactions leurs anciens alliés.
Jusque-là, « le régime se contentait de bombarder épisodiquement les convois de Daech », constate le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’homme, Rami Abdel Rahmane. « Mais depuis les événements en Irak, l’aviation du régime mène des raids intensifs et quotidiens contre les bastions jihadistes. »

Régime en quête de légitimité
« Le régime se présente ainsi comme menant une guerre contre Daech », assure-t-il, soutenant qu’un « accord tacite » le lie aux « pays occidentaux pour frapper les jihadistes ». « Ils sont en train de coordonner avec le régime », ajoute-t-il.
« Le régime veut pouvoir retrouver sa légitimité. Il est possible que le régime gagne le soutien de quelques pays qui voulaient sa chute, mais il ne retrouvera jamais la légitimité populaire », précise M. Abdel Rahmane.
Cette semaine, les États-Unis ont ainsi indiqué s’opposer à toute intervention militaire de la Syrie dans la crise irakienne. Ils ont aussi révélé un projet d’aide de 500 millions de dollars en faveur de la rébellion syrienne « modérée », estimant que celle-ci pourrait aider à combattre les jihadistes de Daech, en Syrie mais également en Irak.
La guerre, qui a débuté par des manifestations pacifiques avant d’être matées dans le sang et se militariser, a fait plus de 162 000 morts en plus de trois ans.
Pour Samir Nachar, membre de la coalition, « il faut reconnaître que Bachar el-Assad a réussi dans une certaine mesure à dévier l’attention de la révolution du peuple et à la dépeindre comme un phénomène extrémiste ».

(Source : AFP)

AL Manar : Daesch est l’Antechrist (Dajjal)

Organe pro chiite, pro Hezbollah, terroriste, antisémite, conspirationniste ( Ils prétendent que les journalistes américains n’ont pas été décapités, c’est une mise en scène pour justifier leur offensive militaire ; les tours du WTC sont un complot sioniste)

S’oppose (en apparence) à Daech qui est sunnite

Al-Manar (arabe : المنار, Le Phare) est une chaîne de télévision en langue arabe dont le siège est au Liban. Al-Manar a été fondée le 3 juin 1991. Elle est principalement destinée aux musulmans.

Depuis 1997, son actionnaire majoritaire est le Hezbollah, considérée alors comme une organisation terroriste par les États-Unis, d’où une controverse par rapport à son incitation à la haine raciale et l’antisémitisme dans les programmes diffusés de la chaîne. Al-Manar est à la fois une chaîne hertzienne destinée au Liban et une chaîne satellitaire à vocation internationale comme CNN ou Al Jazeera. La langue est l’arabe mais les informations télévisées sont aussi présentées en français et en anglais. Al-Manar est placée sur la liste officielle des organisations terroristes des États-Unis d’Amérique1.http://fr.wikipedia.org/wiki/Al-Manar

exemple d’un commentaire antisémite sur Al Manar, origine France !

14 – azer
al sirat al mustaqeem | France 01:58 2014-09-17  
Interressant les chiites du hezbollah ont les capacités de nuire aux youtres qui occupent la palestine et
oppressent les musulmans de cette region, mais ne le font pas. Pourquoi ?

Source : Site de la chaîne http://www.almanar.com.lb/french/main.php

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Daesh en crise, ses champs pétroliers sèchent, les ingénieurs fuient!
L’organisation terroriste Daesh lute pour protéger ses revenus des champs pétroliers qu’il contrôle en Irak et en Syrie, surtout après la fuite d’ingénieurs nécessaires pour assurer le pompage du pétrole brut, indique le journal britannique Sunday Times.En effet, Daesh a gagné en juillet dernier 3 millions de dollars par jour de la vente du pétrole dans le marché noir mais ses gains ont diminué à la moitié après ses défaites militaires en aout.

Michael Stevens, de l’institut royal pour les services de recherches, rapporte après son retour de l’Irak et de la Syrie : « Les revenus ont diminué à moins de 1.5 millions de dollars par jour, et je peux affirmer une diminution plus aigue de la production de pétrole par Daesh par rapport à la production actuelle. Bien que la production en Syrie demeure stable, je pense que Daesh est dans une mauvaise passe ».

Le journal rappelle que depuis l’apparition de Daesh en Syrie en 2012, Daesh a pillé les sites pétroliers et gaziers et a acheminé du pétrole volé, sans oublier l’enlèvement des otages, l’imposition de taxes et les chantages, récoltant ainsi 1 milliard de dollars.

Daesh a aussi nommé un ministre du pétrole pour coordonner la production et le commerce, et possède un arsenal de plus 200 citernes volés en Irak, ainsi que des oléoducs présents à la frontière turque.

Cette organisation terroriste a mis la main sur le champ pétrolier Omar, le plus grand en Syrie, et sur les champs voisins de son bastion à l’Est de Deir Ezzor, sur les champs d’Ajil, de Hamrine au nord de l’Irak.

En effet, révèle le Sunday Times, Daesh a convaincu les employés actuels des sites pétroliers à Malih d’y rester, en haussant leurs salaires ou encore en les menaçant de mort.

De plus, le chef de Daesh Aboubakr elBagdadi a incité les techniciens du monde islamique à venir contribuer à la constitution de l’Etat islamique qu’il dirige !

Des sources de renseignement occidentales pensent que certains experts fanatiques ont répondu à l’appel. En juillet dernier, Daesh aurait pompé près de 80000 barils par jour des champs irakiens et syriens, mais cette activité a reculé à la moitié dans les dernières semaines.

Un activiste assure que Daesh essaie d’employer certains ingénieurs et techniciens par la force au nord de la Syrie afin de préserver l’infrastructure qu’il contrôle. Le commandement de ce groupe terroriste offre des appartements luxueux, une épouse, de gros salaires et cherchent plus d’ingénieurs.

Alors que Daesh paie 600 dollars à chaque combattant, et 900 dollars aux médecins qui soignent leurs soldats. Combien touchera alors un ingénieur ?
Et le journal britannique de poursuivre que la faible production de pétrole a un effet direct et imminent sur les habitants locaux qui vivent sous le contrôle de Daesh. Sachant que cette organisation a offert du carburant à bas prix aux habitants mais les ressources commencent à sécher. Ce qui laisse présager une contestation populaire prochaine.

Toutefois, ce groupe est assez intelligent pour réaliser son besoin des habitants locaux. Pour cette raison, il a diminué les taxes dans certaines régions sous forme d’indemnisation. Mais il semble clair pour les Irakiens et les Syriens qui étaient au début heureux de la mise en place de l’ « Etat islamique » que cet Etat ne possède pas les expertises techniques pour son bon fonctionnement, conclut le Sunday Times!
Source: arabi-press

Monde islamique
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  « Les Etats-Unis visent à travers Daesh de vider l’Islam de son vrai sens »
L’équipe du site
Les députés des sunnites dans la République islamique d’Iran, ont déclaré que l’organisation terroristeDaesh est une pure création des Etats-Unis dans le but attiser les différences entre les musulmans et de provoquer une scission au sein de l’Islam,a rapporté le site d’information iranienFarsnews.Le député iranien sunnite MolowiNazirAhmed Salami, représentant du peuple de la province de Sistan-Baloutchistan dans l’Assemblée des experts, a déclaré en marge de la Conférence internationale des oulémas  musulmans pour le soutien de la résistance palestinienne, que «Daesh  représente l’Amérique et l’exécution des deuxcorrespondants Américains parDaesh  n’est qu’une mise en scène afin de  provoquer la zizanie entre les musulmans, car l’Arrogance est prête aremuer le monde directement ou indirectement ».Concernant les sanctions de l’Occident contre l’Iran, le député iranien a souligné que « l’Amérique et l’Occident veulent nous imposer un étau et assiéger les peuples musulmans de toute part, ils ne veulent pas quenous nouselevons à un niveau scientifique égal à eux ».Lors de cette conférence, le députéAbedNaqibi, sunnite etChafii de doctrine a déclaré: «les groupes terroristes de  Daesh qui ont été formées récemment sont  une réplique desKharijites, il faut les affronter et publier  la vérité et les dénoncer dans les milieux scientifiques et universitaires, et souligner que  leur objectif est  la scission des  musulmans.Il a souligné que « les Etats-Unis se sont  trompés dans leurs calculs, ils ont cru que Daesh recevra un très bon accueil en raison de l’environnement en Irak en leur faveur, mais quand ils ont constaté que  les Kurdes, les sunnites de  l’école chafiite ne soutenaient pas  Daesh au contraire, ils ont décidé de jouer sur les deux cordes : ils soutiennent secrètement Daesh mais publiquement ils les attaquent».Et d’ajouter : «  En raison de la propagation de l’islam en Europe et en Afrique, les ennemis ont cherché via  Daesh, de refléter une fausse image de l’Islam, sans l’ombre d’un doute  Daesh est  le descendant du colonialisme sauf que chaque jour il change de couleur».Il est à noter que la Conférence internationale des oulémas  musulmans pour le soutien de la résistance palestinienne, a débuté le mardi avec la participation d’intellectuels, dignitaires et érudits musulmans venant de 53 pays notamment: la Palestine, le Liban, l’Irak, la Syrie, la Turquie, l’Egypte, la Tunisie, la Jordanie, le Tadjikistan, la Gambie, la Tanzanie, le Bahreïn, l’Inde, le Cameroun, la Malaisie, le Pakistan, l’Ukraine, le Nigeria, le Sri Lanka et le Yémen, le Mali, le Sénégal et l’Afrique du Sud Kazakhstan et d’autres pays.
L’Iran doute du « sérieux et la sincérité » de la coalition contre l’EI
L’équipe du site
L’Iran a exprimé jeudi ses doutes sur le « sérieux et la sincérité » de la coalition internationale que les Etats-Unis souhaitent bâtir pour lutter contre Daech (EI), un groupe armé takfiriste qui sévit en Irak et en Syrie. »Il y a des incertitudes sur la soi-disant coalition internationale (contre Daech) qui a été annoncée après le sommet de l’Otan », a affirmé la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Marzieh Afkham, citée par l’agence officielle Irna. »On peut s’interroger sur son sérieux et sa sincérité pour s’attaquer aux vraies causes du terrorisme », a-t-elle ajouté, quelques heures après l’annonce du président américain Barack Obama de sa volonté de « détruire » ce groupe ultra-radical.

Elle a accusé, sans les nommer, certains pays de la coalition d’avoir « fourni un soutien financier » aux takfiristes en Irak et en Syrie, en allusion à certains pays du Golfe.

Et d’ajouter : « d’autres pays espèrent apporter des changements politiques en Irak et en Syrie pour leurs propres intérêts ».

 

Source: Agences

11-09-2014 – 13:59 Dernière mise à jour 11-09-2014 – 13:59 | 968 v

La plupart des vidéos que j’avais visionnées ont disparu mais il ne fait aucun doute qu’elle réapparaîtront sous la même forme ou une autre.

http://www.nuitdorient.com L’Etat Islamique est un produit du Wahabisme

Vous ne Pouvez pas Comprendre l’État Islamique sans Connaître l’Histoire du Wahabisme en Arabie Saoudite Par Alastair Cook, agent du MI16 5/9/14

L’irruption spectaculaire de l’Etat islamique (EI) sur le devant de la scène irakienne a surpris nombre d’observateurs occidentaux. Sa violence et son pouvoir d’attraction chez les jeunes Sunnites en déconcertent et en horrifient plus d’un. L’ambivalence de l’Arabie saoudite face à ce phénomène, d’autant plus inquiétante et inexplicable, pose la question de savoir si les Saoudiens comprennent que l’EI est également une menace pour eux.

Même aujourd’hui, les dirigeants du royaume semblent divisés.

– Certains se réjouissent que EI combatte le « feu » des Chiites iraniens par celui des Sunnites, qu’un nouvel Etat sunnite prenne forme au cœur de ce qu’ils tiennent pour des terres historiquement sunnites, et que la stricte adhérence à l’idéologie salafiste de l’EI s’apparente à celle que pratiquent les Saoudiens.
– D’autres, plus pessimistes, gardent en mémoire la révolte des Wahabites de l’Ikhwan contre Abd-al Aziz — précisons que l’Ikhwan en question n’a aucun lien avec l’organisation éponyme des Frères musulmans (Ikhwan al Mouslimim), et que cet article fait exclusivement référence à la milice wahabite ainsi dénommée, N.d.a. — qui a failli marquer la fin de ce mouvement et celui de la dynastie saoudienne à la fin des années 1920.
– D’autres encore s’inquiètent des doctrines radicales de l’EI, et commencent à remettre en question certains aspects de la politique et du discours saoudiens.

La Dualité Saoudienne
Les dissensions internes et les tensions saoudiennes autour de l’EI ne se comprennent qu’à travers le prisme de la dualité historique inhérente et tenace au cœur de la doctrine du royaume.
– Un élément dominant de l’identité saoudienne est directement lié à Mohammad ibn Abd al-Wahab, fondateur du wahabisme et à l’application de sa doctrine radicale puritaine d’exclusion par Ibn Saoud, qui n’était alors qu’un chef de tribu parmi d’autres, les Bédouins se faisant continuellement la guerre dans le désert impitoyable du Nejd.

(voir www.nuitdorient.com/n231.htm)
– Le deuxième élément de cette dualité étonnante est incontestablement dû à la création d’un État souverain par le roi Abd-al Aziz dans les années 1920. II a réprimé la violence de l’Ikhwan, afin de pouvoir instaurer des relations diplomatiques avec la Grande-Bretagne et les Etats-Unis.

Et il a institutionnalisé l’élan initial wahabite, en prenant opportunément le contrôle du robinet à pétrodollars dans les années 1970, afin de rediriger les excès de l’Ikhwan vers les pays étrangers, par le biais d’une révolution culturelle, plutôt que par une révolution violente de l’ensemble du monde arabe.
Cette « révolution culturelle » n’avait rien d’un mouvement réformiste bénin. C’était une révolution fondée sur la haine quasi-jacobine d’Abd al-Wahab envers la putrescence et le déviationnisme qu’il percevait autour de lui, ce qui explique ses appels à purger l’Islam de toutes ses hérésies et idolâtries.

Les Imposteurs Musulmans
L’écrivain et journaliste américain Steven Coll a expliqué comment Abd al-Wahab, disciple austère et dogmatique du savant Ibn Taa’miya (14èmes), méprisait « la noblesse égyptienne et ottomane bien comme il faut, prétentieuse, fumeuse de tabac et de haschisch, qui traversait l’Arabie en jouant du tambour pour aller prier à La Mecque ».
Aux yeux d’Abd al-Wahab, ces gens-là n’étaient pas des Musulmans, mais des imposteurs. Il ne portait pas dans son cœur non plus les Bédouins du coin. Ils l’agaçaient en honorant des saints, en érigeant des pierres tombales, en se montrant « superstitieux », car ils allaient notamment se recueillir sur des tombes ou des lieux qu’ils estimaient sacrés.
Pour Abd al-Wahab, ce genre de comportement était « bida », une hérésie.
Comme Taamiya avant lui, Abd al-Wahab pensait que le séjour du prophète Mohammed à Médine correspondait à un idéal de société musulmane — la « meilleure de tous les temps » — que tous les Musulmans devraient s’efforcer de retrouver (à peu de choses près, c’est la définition du salafisme).
Taa’miya avait déclaré la guerre aux Chiites, aux Soufis et aux philosophes grecs. Il avait également condamné les pèlerinages sur la tombe du prophète et les festivités liées au jour de sa naissance, estimant qu’ils ne faisaient qu’imiter les rites idolâtres chrétiens. Abd al-Wahab s’était emparé de ces théories initiales, déclarant que « quiconque ne respecterait pas à la lettre cette interprétation de l’Islam devrait craindre pour ses biens et pour sa vie« .
L’un des principes fondamentaux de la doctrine d’Abd al-Wahab se retrouve dans le « takfîr ». Ce texte permettait à Abd al-Wahab et ses disciples de décider qui, parmi leurs coreligionnaires, méritaient d’être considérés comme des infidèles s’ils empiétaient de quelque manière que ce soit sur la souveraineté absolue du roi. Abd al-Wahab dénonçait les Musulmans qui vénéraient les morts, les saints ou les anges. Il estimait que ces croyances les détournaient de l’indispensable soumission totale envers Dieu, et Lui seul. L’Islam wahabite interdisait donc les prières aux saints et aux morts, les pèlerinages sur les tombes et les mosquées, les festivals religieux qui honoraient les saints, la célébration de la naissance du prophète Mohammed, et même l’utilisation de pierres tombales.
Abd al-Wahab exigeait que l’on se conformât, de manière physique et tangible.

Il pensait que chaque Musulman était tenu de faire serment d’allégeance à un chef unique, un calife, le cas échéant. « Ceux qui ne se conforment pas à cette interprétation doivent être tués, leurs femmes et leurs filles, violées, et leurs biens, confisqués« , écrivait-il. La liste des apostats condamnés à mort incluait des Chiites, des Soufis et des Musulmans d’autres confessions, qu’Abd al-Wahab ne considérait pas comme des vrais musulmans.
De ce point de vue, il n’y a aucune différence entre le wahabisme et l’EI. La rupture ne s’est faite que plus tard, au moment de l’institutionnalisation de la doctrine de Muhammad ibn Abd al-Wahab: « Un seul chef, un seul pouvoir, une seule mosquée« , les trois piliers du wahabisme dans lesquels on s’accorde à voir le roi d’Arabie saoudite, le pouvoir absolu de la religion d’Etat, et son contrôle sur « le verbe », c’est-à-dire la mosquée.
C’est cette rupture – le refus de reconnaître ces trois piliers, sur lesquels repose entièrement le pouvoir sunnite – qui fait de l’EI une grave menace pour l’Arabie saoudite, bien que l’organisation se conforme par ailleurs en tout point au wahabisme.

Petit Cours d’Histoire (1741-1818)
Les positions extrémistes d’Abd al-Wahab finirent par le condamner à l’exil et, en 1741, après une longue errance, il trouva refuge auprès d’Ibn Saoud et de sa tribu. Dans le discours novateur d’Abd al-Wahab, Ibn Saoud percevait un moyen de rejeter les traditions et conventions arabes, et de s’emparer du pouvoir.
Le clan d’Ibn Saoud, paré de la doctrine d’Abd al-Wahab, pouvait désormais se livrer à ce qu’il avait toujours fait, c’est-à-dire au pillage des villages alentour. Affranchi du cadre de la tradition arabe, il se revendiquait à présent du jihad. Ibn Saoud et Abd al-Wahab avaient également réintroduit le concept du martyr dans le jihad, puisqu’il leur assurait l’accès immédiat au Paradis.
Dans les premiers temps, ils s’emparèrent de quelques communautés et y imposèrent leur loi. Les habitants avaient un choix – des plus limités – entre la conversion au wahabisme ou la mort.

Dès 1790, l’Alliance contrôlait la quasi-totalité de la péninsule arabe et menait des expéditions répétées contre Médine, la Syrie et l’Irak.
Leur stratégie – comme l’EI aujourd’hui – était d’asservir les peuples des territoires conquis, de préférence par la terreur.

En 1801, ils attaquèrent la ville sainte de Karbala, en Irak, et se livrèrent au massacre de milliers de Chiites, hommes, femmes et enfants. De nombreux sanctuaires chiites furent détruits, y compris celui de l’imam Hussein, le petit-fils assassiné du prophète Mohammed.
Décrivant la situation, le lieutenant britannique Francis Warden écrivit : « Ils ont totalement dévasté Karbala, pillé la tombe d’Hussein (…) et massacré plus de cinq mille personnes en une seule journée, avec une cruauté extraordinaire… »
Osman Ibn Bishr Najdi, l’historien du premier Etat saoudien, détailla les circonstances de ce massacre : « Nous nous sommes emparé de Karbala, dont nous avons massacré les habitants. Les survivants ont été réduits en esclavage, à la grâce d’Allah, Seigneur de l’univers. Nous sommes fiers de ce que nous avons accompli, et nous disons aux infidèles qu’ils subiront le même sort »
En 1803, Abdul Aziz entra dans la ville sainte de La Mecque, dont les habitants, cédant à la terreur et à la panique, s’étaient rendus et la même chose allait se produire à Médine. Les partisans d’Abd al-Wahab détruisirent plusieurs monuments historiques, ainsi que toutes les tombes et sanctuaires qu’ils contenaient. A l’issue des combats, des siècles d’architecture islamique avaient été réduits en poussière près de la Grande Mosquée.
Mais, en novembre de la même année, un Chiite assassina le roi Abdul Aziz pour se venger du massacre de Karbala. Le fils de la victime, Saoud bin Abd al Aziz, lui succéda et poursuivit sa conquête de l’Arabie. Les chefs ottomans ne pouvaient cependant plus se contenter de voir leur Empire grignoté peu à peu. En 1812, l’armée ottomane, composée d’Egyptiens, reprit Médine, Djeddah et La Mecque. En 1814, Saoud ibn Abd al Aziz mourut des suites d’une forte fièvre. Son malheureux fils, Abdullah ibnSaoud, fut emmené de force à Istanbul, où il fut exécuté d’une manière particulièrement horrible. Un visiteur de passage explique l’avoir vu traîné dans les rues d’Istanbul trois jours durant, avant d’être pendu puis décapité. Sa tête fut ensuite tirée par un canon, tandis que son cœur était extirpé et planté sur sa dépouille.
En 1815, les forces wahabites furent écrasées par les Egyptiens, sous les ordres des Ottomans, lors d’une bataille décisive. Trois ans plus tard, les Ottomans s’emparèrent de la capitale wahabite, Dariya, qu’ils détruisirent entièrement. Le premier Etat saoudien avait vécu. Les quelques survivants se retirèrent dans le désert, où ils ne firent plus parler d’eux jusqu’au 20ème siècle.

L’Histoire se Répète avec l’EI
Il est aisé d’imaginer la façon dont la création d’un Etat islamique dans les frontières de l’Irak contemporaine peut être perçue par ceux qui connaissent de l’Histoire de cette région. La philosophie du wahabisme du 18ème siècle, loin de s’éteindre à Nejd, a ressurgi dans les décombres de l’Empire ottoman, suite au chaos de la 1ère guerre mondiale. La dynastie Al Saoud – sous sa forme contemporaine – était conduite par le laconique Abd-al Aziz, habile politicien, qui sut unir les différentes tribus bédouines et instauré l’Ikhwan saoudien, dans l’esprit des combattants prosélytes d’Abd-al Wahab et Ibn Saoud.
L’Ikhwan était une réincarnation de l’ancienne mouvance cruelle et semi-indépendante, composée de fervents « moralistes » wahabites armés, qui avaient réussi à conquérir l’Arabie au début du 18ème siècle. Encore une fois, les militants réussirent à s’emparer de La Mecque, Médine et Djeddah entre 1914 et 1926. Mais Abd-al Aziz comprit rapidement que ses intérêts étaient incompatibles avec le jacobinisme révolutionnaire de l’Ikhwan. Les rebelles se révoltèrent, faisant plonger la région dans une guerre civile qui dura jusque dans les années 1930, quand le roi les fit passer par les armes.
Pour Abd-al Aziz, les vérités simples des précédentes décennies n’étaient plus d’actualité. Du pétrole venait d’être découvert dans la péninsule. La Grande-Bretagne et les Etats-Unis le courtisaient, mais continuaient à soutenir Sharif Husain, seul souverain légitime. Les Saoudiens avaient besoin d’élaborer une nouvelle approche diplomatique.
Le wahabisme, mouvement djihadiste révolutionnaire empreint de pureté théologique, fut donc contraint de devenir un mouvement socialement, politiquement, théologiquement et religieusement conservateur, justifiant de faire allégeance à la famille royale saoudienne et au pouvoir absolu du roi.

La Fortune Pétrolière Répand le Wahabisme
L’aubaine pétrolière permit aux Saoudiens, selon les termes du politologue français Gilles Kepel, de répandre le wahabisme à travers le monde musulman, de « wahabiser » l’Islam, et de réduire ainsi la multitude des courants de cette religion à un principe unique transcendant les divisions nationales. Des milliards de dollars furent — et continuent à être — investis dans cette forme de puissance par cooptation.
Ce sont ces sommes étourdissantes — et l’enthousiasme des Saoudiens à faire coïncider les intérêts de l’Islam sunnite avec ceux des Etats-Unis, tout en répandant le wahabisme dans les sphères éducatives, sociales et culturelles islamiques — qui ont créé les conditions d’une dépendance de l’Occident envers l’Arabie saoudite, dépendance qui perdure depuis la rencontre entre Abd-al Aziz et Roosevelt sur un navire de guerre américain ramenant le président de la conférence de Yalta.
Les Occidentaux ont regardé le Royaume, et ils ont vu des richesses innombrables, une apparente modernité et une influence autoproclamée sur l’ensemble du monde musulman. Ils ont choisi de croire que le Royaume allait succomber aux impératifs du monde moderne, et que la gestion de l’Islam sunnite aurait également un effet positif.

Mais l’idéal religieux de l’Ikhwan saoudien ne s’est pas éteint dans les années 1930. Il a battu en retraite tout en maintenant son emprise sur certains des rouages du système, ce qui explique la dualité que nous observons aujourd’hui dans l’attitude des Saoudiens envers l’EI.
D’un côté, l’EI est profondément wahabite. De l’autre, son ultraradicalisme ne s’apparente pas à ce mouvement. On pourrait l’envisager comme un retour de balancier face au wahabisme moderne.
L’EI est un mouvement « post-médinien » : il cherche à imiter les deux premiers califes, plutôt que le prophète Mohammed, et il refuse de reconnaître la légitimité du régime saoudien.
Pendant que la monarchie saoudienne se boursouflait à l’ère du pétrole, le message de l’Ikhwan a gagné du terrain, en dépit de la campagne de modernisation du roi Faisal.

La « méthode Ikhwan » a bénéficié — et bénéficie encore — du soutien d’hommes et femmes influents, et de cheikhs. D’une certaine façon, Oussama ben Laden était l’incarnation parfaite de cette méthode.
Aujourd’hui, le travail de sape de l’EI contre le royaume saoudien n’est pas perçu comme un problème, mais comme un retour aux véritables origines du projet wahabite saoudien.
En laissant les Saoudiens gérer la région avec eux, tandis qu’ils s’adonnaient à leur nombreux projets — contrer les influences socialistes, ba’athistes, nasséristes, soviétiques et iraniennes –, les Occidentaux ont révélé leur vision de l’Arabie saoudite — richesse, modernisation et position dominante — mais ont choisi d’ignorer l’élan wahabite.
Car, pour les services de renseignement occidentaux, les mouvements islamistes les plus radicaux étaient les mieux placés pour éreinter l’URSS en Afghanistan, et renverser les chefs d’Etat et les pays de la région qui n’avaient plus les faveurs de l’Occident.

Au regard de tous ces éléments,

pourquoi sommes-nous étonnés de voir émerger un mouvement révolutionnaire ultraviolent sur les ruines du corps expéditionnaire du Prince Bandar, mandaté par l’Occident et l’Arabie saoudite pour porter secours aux rebelles syriens dans leur combat contre le président Assad ?

Et pourquoi sommes-nous étonnés — quand on connaît un peu le wahabisme — de constater que les rebelles « modérés » en Syrie sont une denrée inexistante ?

Comment a-t-on pu penser que le wahabisme radical engendrerait un mouvement modéré ?

Ou que la doctrine « Un seul chef, un seul pouvoir, une seule mosquée : soumettez-vous ou préparez-vous à mourir » pourrait conduire à la modération et à la tolérance ?

A moins que nous n’ayons tout simplement pas réfléchi.

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  1. محمد مناصر

    pourquoi tout ces monsonges il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir pour quel raison on mont ainsi؟

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  2. le vrai islam ,depuis la signature par le profete mohamed du pacte de paix ,d’aimitié et de reconciliation islamochretienne ,oblige les musulmans a aimer ,respecter et aider et proteger les chretiens ,eglises et pays chretiens dans le monde entier et jusqu’a la fin du monde sans chercher a dominer les pays chretiens et sans rien imposer aux chretiens
    voir sur internet 1 la promesse du profete mohamed 2 amitié islamochretienne desirée par muhammad
    le musulman qui desobei a ce pacte ,est consideré comme excomunié de l’islam (takfir)
    les islamistes sont donc des faux musulmans (takfiris) ,financés et utilisés par les usa ,israel et l’elite mondialiste juive sioniste donc antichretienne et antimusulmanne pour destabiliser les pays goyim (chretiens et musulmans et pour diviser l’humanité afin de permettre a l’elite juive sioniste de realiser son but talmudique juif :faire des juifs les maitres du monde et faire des goyim (chretiens ,musulmans et boudistes) les esclaves du peuple juif grace au gouvernement mondial juif qui aura jerisalem comme capitale !
    en effet ,selon le talmud juif que j’ai etudié (je suis d’origine juive ,converti au christianisme) les goyim(non juifs) sont des animaux domestiques sans ame crees pour servir le peuple juif qui lui seul est humain et possede une ame divine
    selon le talmud juif ,le chretien est le pire des goyim ,le chretien est selon le talmud :un animal domestique impur de moindre valeur qu’un chien né dans l’etat de saleté ! toujours selon le talmud juif ,jesus est un batard ,un imposteur ,l’ennemi du peuple juif et marie une prostituée qui aurait donné naissance a jesus apres avoir forniqué avec un legionaire romain appelé pantera !
    L’etat d’israel massacre et humilie quotidiennement les chretiens en palestine ! les juifs sionistes detestent les chretiens et les agressent souvent
    voir sur internet :
    1 :la doctrine du talmud sur les chretiens
    2 israel tv insulte jesus
    3 les chretiens de nazareth sommés de partir
    4 le peuple elu selon david duke
    5 jesus crucifié et traité de nazi a la tv israelienne
    6 comment arrivera la victoire juive ,rabbin ron chaya
    7 al quaida c’est la cia
    8 israel et front al nosra s’unissent pour detruire la syrie
    9 les immigrationistes ,diviser pour regner en se faisant hair
    10 obama soutient al quaida en syrie
    11 ban ki moon passe aux aveux :israel coopere avec al quaida
    12 la turquie et l’etat d’israel soutiennent directement l’etat islamique (ei) et les terroristes d’al quaida
    13 le mossad et l’armée israelienne entrainent les terroristes de daesh
    14 pourquoi les sionistes aident ils les islamistes
    15 les chretiens de nazareth sommés de partir (car persecutés par l’etat d’israel et par les juifs sionistes !!!!

    Je suis francoisraelien ,né en israel et je sais de quoi je parles !
    l’auteur du message precedent n’est pas chretien car si il etait vraiment chretien ,il detesterait les sionistes et l’etat d’israel !

    depuis que je me suis converti au christianisme ,je vis un enfer en israel car je suis persecuté et menacé de mort par mes voisins juifs et meme par ma propre famille et je compte quitter israel pour m’installer en France !

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  3. Celui qui connait la vérité

    Ce qui est sûr c’est que en France et en Europe, les politiques n’ont pas réellement peur de ISIS car si c’était le cas, il serait en train de préparer une riposte afin d’éradiquer ces gens là.

    Je vous donne rendez-vous dans 15 ans quand la majorité de la population française sera étrangère (alors que les français d’origine seront tués dans des accidents de voiture qui explosent à cause de certains « déséquilibrés », vous m’avez compris, je parle des musulmans qui font leurs devoirs), le pouvoir sera pris, car un partie musulman sera à la tête de l’état et appliquera la charia.

    Les européens devront soit se battre mais seront en infériorité numérique (1 enfants en moyenne pour un européen contre 5 pour des étrangers musulmans), il n’y aura pas de choix, les européens devront fuir vers le nord ou la Russie, voir partir pour les USA (les américains sont pas nationalistes, enfin un petit peu mais surtout soucieux de leur pays pas comme ici).

    Je vous dirais pas mon origine, mais je viens du moyen orient, je suis chrétien et je peux vous dire une chose, mes ancêtres avait prédit qu’une menace allait faire fuir énormément de personnes et tuer beaucoup de gens, une menace venue de nos terre (moyen orient) et que la fin du monde serait proche, car Dieu réalisera la même chose que lors de l’époque avec Noé, autrement dit, un grand nettoyage car les gens du 21e siècle sont mauvais.

    Nous somme seulement au début du 21e siècle et regardez le nombre de guerre : Afghanistan, Irak, Syrie, Israel-Palestine, Ukraine, Iran, Corée, etc… Je pense pas que la planète et le monde tiendra encore 90 ans pour changer de siècle, l’arme nucléaire est trop développée et fait encore plus de dégats, quand l’Iran l’aura, ça va barder.

    Iran attaque Israel
    USA attaque Iran
    Russie attaque USA
    Europe attaque Russie
    Chine attaque Europe
    Israel attaque Chine
    Pays arabes attaque Israel

    je devrais utiliser le verbe « riposter » et ça va continuer ainsi sans oublier les petits conflits périphérique (Corée, Australie, Cuba, etc…).

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