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Revue de presse du 18/09/2014

Mes choix personnels pour cette petite revue de presse. L.C.


  •  « Aujourd’hui, l’égalité des chances tend à s’imposer et les discriminations sont devenues la figure cardinale des injustices », entretien avec François Dubet, sociologue

    9 mai 2014 – L’accent mis sur l’égalité des chances et la méritocratie légitiment les inégalités scolaires. La compétition scolaire profite aux enfants des familles les plus favorisées. Entretien avec François Dubet, sociologue. Extrait de la revue Le Français aujourd’hui.

    Vos derniers travaux portent sur l’évolution et la mise en perspective des différentes manières de penser les inégalités sociales. Pouvez-vous résumer ces travaux pour nos lecteurs ?

    Il existe deux grandes manières de considérer les inégalités sociales. La première, plutôt européenne, liée au mouvement ouvrier et à la tradition de la gauche, pense qu’il importe d’abord de réduire les inégalités entre les positions sociales, de resserrer l’écart entre les plus riches et les plus pauvres. Dans ce cadre, on considère que les inégalités sociales sont principalement des inégalités de classes opposant les exploiteurs aux exploités. La justice sociale consiste à offrir des protections sociales contre les aléas de la vie et de l’économie, elle conduit à développer l’État providence et les services publics grâce à l’impôt progressif et à la redistribution. C’est ce que l’on a longtemps appelé le progrès social.

    Aujourd’hui, cette conception de l’égalité des places est mise à mal par la mondialisation qui met les Etats providence nationaux en concurrence. Elle est aussi affaiblie par le recul de la croissance et par l’affaiblissement de l’idée de solidarité quand les sociétés nationales deviennent plurielles et pluriculturelles. Par ailleurs cette conception de la justice a longtemps été aveugle aux inégalités imposées aux femmes et aux minorités car elle était construite sur la figure de l’homme travailleur et blanc sur laquelle étaient construits les droits sociaux. Mais tout au long du XXe siècle, l’égalité des places a très sensiblement réduit les inégalités sociales, même si l’État providence a surtout bénéficié aux classes moyennes.

    La seconde conception de la justice sociale, plutôt américaine, considère que la justice sociale est avant tout la promotion de l’égalité des chances méritocratique : chacun doit pouvoir réussir en fonction de son mérite. Dans ce cadre, les inégalités sont moins définies en termes de revenus et d’exploitation qu’en termes de discriminations et de traitement inéquitable des minorités privées de leurs chances de réussir. Ce modèle s’impose quand le premier faiblit, quand la société est plus individualiste et quand chacun a le droit égalitaire de vouloir réussir et d’échapper ainsi à sa condition sociale. Aujourd’hui, l’égalité des chances tend à s’imposer et les discriminations sont devenues la figure cardinale des injustices. Cependant il faut noter que, même si l’égalité de chances n’est pas contestable en termes de principes de justice, ce modèle de l’équité peut accroître les inégalités de positions dès lors que les vainqueurs et les vaincus de la méritocratie mériteraient leur sort. De plus ce modèle interroge la solidarité puisque la société n’est plus perçue comme un système fonctionnel, mais comme une compétition continue pour obtenir le succès, même quand cette compétition est équitable…

    édicaments à l’unité : expérimentation pour la délivrance des antibiotiques

http://www.inegalites.fr/spip.php?page=analyse&id_article=1929&id_groupe=9&id_rubrique=28&id_mot=30

  • Qui est riche et qui est pauvre en France ?

    7 avril 2014 – L’Observatoire des inégalités publie les seuils de pauvreté, de richesse et le niveau de vie des classes moyennes pour les principaux types de ménages. Des données essentielles.


    Qui est pauvre, moyen ou riche selon le type de ménage ? Délimiter des frontières de niveaux de vie est une construction statistique. L’exercice est pourtant essentiel si l’on veut comprendre la société. Encore faut-il prendre quelques précautions. Nous publions des données détaillées de l’année 2011 par type de ménage. Elles sont obtenues à partir des déclarations d’impôts, auxquelles l’Insee a retiré les impôts directs payés et les prestations reçues (voir encadré méthodologique).

    Les frontières des niveaux de vie
    Limite des niveaux de vie mensuel selon le type de famille
    Unité : euros
    Seuil de pauvreté : 50 % du revenu médian Limite entre les catégories populaires (30 % inférieurs) et moyennes Revenu médian (seuil de 50 %) Limite entre les catégories moyennes et aisées (20 % supérieurs) Seuil de richesse : double du revenu médian
    Personnes seules 729 1 183 1 458 2 177 2 917
    Familles monoparentales 990 1 589 1 980 2 987 3 960
    Couples sans enfants 1 423 2 251 2 847 4 280 5 693
    Couples avec un enfant 1 710 2 773 3 421 4 890 6 842
    Couples avec deux enfants 1 921 3 122 3 842 5 567 7 683
    Couples avec trois enfants et + 1 884 3 001 3 768 5 621 7 535
    Ensemble 1 209 1 698 2 418 4 057 4 835
    Source : Insee. Données après impôts et prestations sociales. – 2011

    Qui est pauvre ?

    Une personne seule est considérée comme pauvre si elle vit avec moins de 729 euros par mois. Un couple sans enfant avec 1 423 euros et 1 921 euros avec deux enfants. Nous avons utilisé le seuil de pauvreté situé à la moitié du niveau de vie médian. Il ne s’agit pas du seuil de pauvreté officiel de l’Insee à 60 %, qui se situe à 814 euros. Le seuil de l’Insee est une valeur théorique pour une « unité de consommation » fictive, qui permet de comparer l’ensemble des formes de ménages entre elles. Nous présentons un découpage interne à chaque type de ménage, en fonction des revenus qu’il perçoit réellement et non des échelles d’équivalence utilisées par l’Insee.

    Qui appartient aux catégories populaires ?

    Si l’on définit les catégories populaires comme les 30 % du bas de l’échelle des revenus, elles perçoivent par mois au plus 1 183 euros pour une personne seule, 2 251 euros pour un couple sans enfant et 3 100 euros pour un couple avec deux enfants. Pour un célibataire, il s’agit environ du niveau du Smic pour un temps plein, auquel il faudrait ajouter les impôts et d’éventuelles allocations. Ce niveau est sans doute restrictif. S’il semble bas à certains, c’est qu’il intègre les personnes qui touchent des minimas sociaux, qui sont en temps partiel, au chômage, qui n’ont travaillé que quelques mois dans l’année ou qui touchent des petites retraites. Il ne s’agit pas des revenus des actifs en temps plein.

    Qui fait partie des classes moyennes ?

    Selon la définition que nous utilisons, les classes moyennes s’étendent des 30 % les plus pauvres aux 20 % les plus riches. Soit de 1 183 à 2 177 euros mensuels pour un célibataire, de 2 251 à 4 280 euros pour un couple sans enfant et de 3 122 à 5 567 euros pour un couple avec deux enfants. On est loin des chiffres des « classes moyennes » dont on parle souvent dans le débat public, et dont les revenus sont très supérieurs.

    Qui est aisé ?

    On qualifie d’« aisés » ceux qui se situent parmi les 20 % les plus riches. Ils disposent d’un niveau de vie supérieur à 2 177 euros mensuels pour un célibataire, 4 280 euros pour un couple sans enfants et 5 567 euros pour un couple avec deux enfants. Aisés ou pas ? Tout dépend de la perspective que l’on choisit. Avec 3 000 euros de niveau de vie par mois après impôts, un célibataire vit bien mieux que le reste de la population, il est objectivement à l’aise. Mais il ne gagne tout aussi objectivement pas grand chose s’il se compare aux 1 % les plus riches : les inégalités sont grandes au sein des tranches supérieures.

    Et les riches ?

    Nous considérons comme riche une personne seule qui touche plus de 2 917 euros par mois, un couple sans enfant qui vit avec plus de 5 693 euros, et un couple avec deux enfants au-delà de 7 683 euros. C’est le double du niveau de vie médian. Cette norme n’est ni plus ni moins subjective que celle qui fixe le seuil de pauvreté.

    Fixer un seuil de richesse déclenche immédiatement un tollé. Qu’est-on quand on dispose de deux fois plus que celui qui se trouve au milieu du gué des revenus ? Encore une fois, on n’est pas « riche », si l’on se mesure à une poignée de dirigeants du CAC 40. Mais on l’est très nettement, rapporté au plus grand nombre. Reste à savoir quelle perspective on adopte.

    En conclusion

    Toutes ces frontières sont critiquables. En tous cas, on ne peut que regretter la pauvreté du débat dans ce domaine. Un assez grand consensus existe pour maximiser le niveau de la pauvreté et minimiser celui de la richesse en élevant les seuils de ces deux catégories. Les classes moyennes deviennent un fourre-tout pratique permettant de rassembler des catégories hétéroclites. Comme le Crédoc, nous adoptons une position plus mesurée, qui n’est pas plus ou moins objective qu’une autre,…

    http://www.inegalites.fr/spip.php?page=article&id_article=1432&id_groupe=9&id_mot=130&id_rubrique=208


    Près de 800 millions d’adultes analphabètes dans le monde

    17 septembre 2014 – 800 millions d’adultes sont analphabètes dans le monde, soit 16 % de la population mondiale. 410 millions vivent en Asie et 190 millions en Afrique subsaharienne.


    781 millions de personnes de plus de 15 ans sont analphabètes dans le monde, soit 16 % environ de la population mondiale de cet âge. Dans les pays riches, la quasi-totalité de la population est alphabétisée. 410 millions d’analphabètes vivent en Asie du Sud et de l’Ouest, 187 millions en Afrique subsaharienne.

    Dans ces régions, le nombre d’analphabètes a augmenté depuis 1999, passant de 156 à 186 millions en Afrique subsaharienne et de 390 à 409 millions en Asie du Sud et de l’Ouest. Mais la progression a été moins marquée que la population. Résultat, les taux d’alphabétisme ont eux progressé (de 57 % à 59 % en Afrique subsaharienne et de 59 % à 63 % en Asie du Sud et de l’Ouest). Un phénomène lié à la progression de la scolarisation des jeunes.

    80 % des femmes sont alphabétisées dans le monde contre 89 % des hommes, ce qui, en creux signifie que le taux d’analphabètes est deux fois plus élevé chez les femmes que les hommes (20 % contre 11 %). En Afrique subsaharienne, en Asie du Sud et de l’Ouest seules la moitié des femmes sont alphabétisées, alors que 68 % et 74 % des hommes le sont. Dans les pays arables, la proportion de femmes atteint seulement 69 %, contre 85 % chez les hommes. Dans certains territoires, les progrès sont très lents : en Afrique Subsaharienne, l’écart de taux d’alphabétisation entre hommes et femmes a très peu évolué entre 1999 et 2012, se réduisant de 20 à 18 points.

    Au bout du compte, la population en marge de l’écrit se réduit en proportion de la population totale, mais demeure considérable. Une situation d’autant plus alarmante que partout dans le monde la maîtrise de l’écrit devient de plus en plus indispensable, qu’il s’agisse de l’accès aux services, à l’information ou pour la défense de ses droits.

    L’analphabétisme dans le monde
    Nombre d’adultes analphabètes* en 1999 (milliers) Nombre d’adultes analphabètes* en 2012 (milliers) Taux d’alphabétisme en 1999 (%) Taux d’alphabétisme en 2012 (%)
    Monde 786 523 780 681 82 84
    Pays en développement 775 715 771 718 77 80
    Pays développés ns** ns ns ns
    Afrique subsaharienne 156 735 186 902 57 59
    Etats arabes 57 935 51 773 67 78
    Asie centrale 481 262 99 100
    Aie de l’Est et du Pacifique 127 020 88 067 92 95
    Asie du Sud et de l’Ouest 390 218 409 909 59 63
    Amérique latine et Caraïbes 38 488 33 030 90 92
    Amérique du Nord nd*** 16 495 nd 96
    Europe 6 678 4 788 99 99
    * plus de 15 ans ** non significatif *** non disponible
    Source : Unesco
    L’analphabétisme dans le monde
    Selon le sexe
    Unité : %
    Taux d’alphabétisme des femmes en 1999 Taux d’alphabétisme des femmes en 2012 Taux d’alphabétisme des hommes en 1999 Taux d’alphabétisme des hommes en 2012
    Monde 77 80 87 89
    Pays en développement 70 75 83 86
    Pays développés ns* ns ns ns
    Afrique subsaharienne 48 50 68 68
    Etats arabes 56 69 77 85
    Asie centrale 99 99 99 100
    Asie de l’Est et du Pacifique 88 93 95 97
    Asie du Sud et de l’Ouest 47 52 70 74
    Amérique latine et Caraïbes 89 92 91 93
    Amérique du Nord nd** 96 nd 97
    Europe 99 99 99 99
    Plus de 15 ans * non significatif **non disponible
    Source : Unesco

     http://www.inegalites.fr/spip.php?page=article&id_article=293&id_rubrique=163&id_groupe=20&id_mot=115

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    Interview de Michel Thooris, secrétaire général du syndicat France Police

     …

    Madame Taubira, prétend que sa réforme est au service de l’ensemble de la population, n’est-elle pas plutôt au service de ceux que par « gentillesse » le ministre Chevènement appelait « les sauvageons » ?

    Sous la présidence de Nicolas Sarkozy, 100.000 condamnations fermes n’étaient pas exécutées du fait d’un manque de places dans les prisons et du refus d’en construire. D’une certaine manière, Christiane Taubira a raison ! À quoi bon prononcer des peines d’emprisonnement qui ne seront jamais exécutées ? Sa réforme aura au moins le mérite de régler le problème de la surpopulation carcérale, mais elle aggravera considérablement le problème de l’insécurité. C’est un choix. Notre parc carcéral n’a suivi ni l’évolution démographique de la population française ni l’évolution de la criminalité. L’idéologie selon laquelle l’incarcération n’est pas la solution a finalement triomphé. Cette réforme pénale est la concrétisation du discours consistant à dire que les délinquants ne sont pas responsables de leurs actes, que c’est la faute de la France. Dès lors, on accorde « aux sauvageons » selon Chevènement ou à « la racaille » version Sarkozy, un « droit » de commettre des infractions pour obtenir réparation d’un préjudice imaginaire en mettant la France à feu et à sang.

    Quelle est votre analyse de la situation dans ce que l’on nomme « les quartiers sensibles », ou les quartiers « populaires » tout est fait d’ailleurs pour euphémiser et donc éviter de parler des cités habitées à 90 % par des immigrés, légaux ou clandestins ?
    La sécurité des Français est-elle assurée ?

    L’ordre public n’est plus maintenu dans les banlieues. La première menace est le terrorisme islamique souvent en lien avec les gangs de narcotrafiquants. La seconde menace est liée à l’insuffisance d’infrastructures psychiatriques et au manque de prises en charge des patients atteints de troubles mentaux graves qui sont potentiellement dangereux pour la société. Enfin, la troisième menace est liée aux atteintes aux biens avec une criminalité organisée itinérante très mobile à travers toute l’Europe qui pille tout sur son passage. Les cités ne sont pas peuplées à 90 % par des étrangers. Les naturalisations en augmentation constante et les enfants de parents étrangers nés sur le territoire français font qu’aujourd’hui une très large majorité de la population qui vit dans les banlieues est de nationalité française, et pourtant les tensions communautaires et les revendications religieuses augmentent. La libanisation de la société française est malheureusement en marche. Sur la question du terrorisme, les affaires Merah et Nemmouche ont totalement changé la donne. Maintenant dans chaque racaille ou dans chaque sauvageon se cachent potentiellement un Merah ou un Nemmouche. En 2005, lorsque j’ai dénoncé le caractère religieux des émeutes, parlé d’intifada et demandé l’intervention de l’armée dans les banlieues, j’ai été très durement critiqué.

    Après l’affaire Mohammed Merah, après les affrontements quasi quotidiens entre la police et les « jeunes » pensez-vous que vos collègues acceptent de gaîté de cœur de servir de cible sans pouvoir répondre ? Alors que bien souvent la justice donne le sentiment de défendre les voyous plutôt que les policiers, l’action de la police est-elle selon vous reconnue par la population ?

    Oui, notre action est reconnue par la population lorsqu’elle est victime et qu’on a interpellé l’auteur ! Plus sérieusement, actuellement, même si les juges prononçaient des peines fermes tout azimut, elles ne seraient de toute façon pas exécutées faute de places dans les prisons. Dès lors, les juridictions font du tri lors des audiences correctionnelles. Pourtant, six grandes orientations changeraient radicalement la donne. 1° le principe d’individualisation de la peine doit être restreint. Lorsqu’on est reconnu coupable, les peines prononcées doivent s’approcher le plus possible des sanctions encourues. 2° il faut renoncer au système de confusion de peines et opter pour le système de cumul de peines. 3° il faut porter notre capacité carcérale à 110.000 détenus. 4° il faut frapper au porte-monnaie ; confiscation systématique et définitive des biens mal-acquis. 5° il faut donner des moyens à la psychiatrie. 6° il faut réinstaurer la double peine et expulser les étrangers condamnés.

    Ces derniers mois, plusieurs affaires ont relancé le débat, sur la légitime défense, ainsi, ce braqueur qui avait tenté un vol chez un bijoutier de la Marne, avec une arme tirant des munitions en plastique s’est retrouvé face à un commerçant qui, lui, avait une arme à balles réelles. Ce braqueur multirécidiviste qui avait déjà fait de nombreuses années de prison est mort de ses blessures.
    À Marseille, c’est un buraliste, qui a tiré sur des malfaiteurs. Un des braqueurs, âgés de 17 ans, a été blessé à la jambe.
    L’affaire du bijoutier de Nice, en septembre dernier, a fait également grand bruit un commerçant de 67 ans, qui a ouvert une bijouterie au chiffre d’affaires modeste, avait été victime d’une première attaque en 2012, un vol à la disqueuse le 11 septembre, il a tué, d’une balle dans le dos, l’un des deux braqueurs qui venait d’attaquer son magasin.
    En 2002, la cour d’assises du Tarn-et-Garonne a acquitté un boucher qui avait tué un cambrioleur, venu s’introduire chez lui avec un complice, en décembre 1999. La mort de ce garçon avait d’ailleurs à l’époque, provoqué des incidents dans le quartier de Montauban où résidait la victime. Toutes ces affaires et tant d’autres posent la question de la légitime défense, pensez-vous que celle-ci est la réponse des citoyens à ce qu’ils vivent comme une incapacité de la police ?
    Je pense surtout que les gens ont peur et qu’ils se disent « il vaut mieux que je tire le premier ». Les gens s’arment plus par peur que pour jouer au shérif. C’est l’explosion de la criminalité et la violence avec laquelle elle est commise qui provoquent l’augmentation des faits divers que vous citez. La police est rendue en partie inopérante à cause d’une mauvaise priorisation des missions et d’une procédure pénale qui freine la résolution des affaires en raison de sa lourdeur et des droits exorbitants accordés à la défense au cours de l’enquête pénale.

    Pensez-vous que cette « pseudo » incapacité est due à la vision par vos collègues de la démission de la justice relâchant une majorité des délinquants ?

    Non, c’est plus un problème de moyens que de motivation. On retire chaque jour un peu plus à la police ses moyens d’action. Le travail avec les indics n’existe quasiment plus en raison de l’interdiction des anciens modes de rémunération des sources. La provocation à l’infraction est également interdite. Les relations entre le policier et sa source ne doivent pas prendre la forme de chantage. Autrement dit, les indics n’ont plus rien à gagner à balancer et il n’est plus possible de mettre un peu de pression psychologique sur eux. Je ne crois pas qu’on peut faire de la bonne police sans renseignement, c’était une évidence bien avant Fouché. La garde à vue ne sert plus à la manifestation de la vérité, mais uniquement à garantir toujours plus de droits aux mis en cause. On est en train de tuer la police judiciaire et donc de mettre en péril l’ordre républicain.

    Et les autres syndicats au sein de la police nationale ?

    Le piston est un véritable cancer dans la fonction publique. Ce système a été créé et entretenu par et pour les syndicats. Leur vision du syndicalisme n’est pas la nôtre. Eux se battent pour des exemptions syndicales, des subventions. 1 voix dans l’urne c’est 15 € de subvention. Nous, nous battons pour des idées, pour un projet. L’administration passe toutes les réformes qu’elle veut depuis plus d’une décennie avec la bénédiction des syndicats, du port du matricule à la réforme des retraites en passant par la saisine de l’IGS et de l’IGPN en ligne, ils signent tout, ne s’opposent à rien. À part se critiquer entre eux, les syndicats de police n’aident en rien la police et les policiers. Avec France Police, nous voulons mettre un terme au clientélisme et supprimer la prime au mérite.

    Vos lecteurs peuvent — nous suivre aux adresses suivantes :

    http://syndicatpolice.blogspot.fr/

    https://twitter.com/francepolice

    https://fr-fr.facebook.com/SyndicatFrancePolice

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    Le maroquin de la Marocaine

    La nomination de Mme Najat Vallaud-Belkacem au poste de ministre de l’Éducation Nationale a soulevé un tollé général. Combien de Français ont failli suffoquer à la diffusion de cette information ? Il faut reconnaître qu’en France ce ministère est peut-être le seul à mériter l’attribut de républicain tant il est lié aux valeurs de notre République. Ce tollé a plusieurs raisons, absence totale d’expérience en la matière, ultralibéralisme sur des sujets de société notamment. Il en est une qui a été occultée : son allégeance à son pays d’origine, le Maroc.

    Après la suspension du service national obligatoire par le président Chirac en 1996, l’école républicaine reste le seul creuset d’intégration des futurs Français. Ce service militaire n’avait pas donné tous les espoirs escomptés sur le plan de l’intégration des descendants d’immigrés musulmans. Avec le mouvement jihadiste, les « recrues » de France seraient parties faire le jihad bien entraînées au maniement des armes  dans nos casernes et auraient constitué de la même façon, à leur retour une grande menace. En tout cas, on estime que 7 jeunes sur 10 issus de l’immigration musulmane refuseraient de défendre la France ou d’accepter de combattre contre un pays musulman. Contre l’État Islamique ? Que nenni ! Les chiffres sont là.

    C’est donc ce seul creuset de l’intégration que le président PS vient de mettre entre les mains de la personne la moins qualifiée pour cette mission d’intégration des jeunes étrangers issus de l’immigration. Pourquoi ?

    La raison est, non pas la double nationalité de NVB, mais sa double allégeance d’une part  de ministre  dans le gouvernement français à un poste régalien majeur de ministre de l’Éducation Nationale, d’autre part de membre désigné du Conseil Consultatif des Marocains à l’Étranger (CCME). Elle prétend avoir abandonné ce poste en décembre 2011. Or, sa démission de cet organisme est contestée par le journaliste marocain, Ali Amar, qui affirme qu’elle a été généreusement gratifiée parce qu’elle sert les intérêts du Roi du Maroc en encourageant l’identité nationale et religieuse des immigrés marocains. On peut dire que c’est une « empêcheuse d’intégration ».  Sa mission, imposée par le roi Mohammad VI, son roi et son tuteur, est de maintenir en France les Marocains dans leur communauté d’origine et dans le giron du pouvoir marocain. Une fonction hautement politique.

    Le problème est le suivant : comment NVB peut-elle concilier ces deux postes politiques qui sont aux antipodes l’un de l’autre puisque le CCME est opposé à l’intégration et que l’Éducation Nationale est censée faire tout pour l’intégration ?

    BELKACEM3

    La baby doll voilée du gouvernement socialiste

    lors d’une visite au Maroc en tant que ministre des Droits des femmes

    La presse marocaine opposée au Roi fustige la personnalité de NVB qui, estime-t-elle, joue double jeu. Elle qui aime se faire appeler NVB, qui est parvenue au pinacle dans la classe politique française, se définit, ainsi, non sans malice : Je suis « un pur produit de ce que certains appellent « l’immigration subie » et aujourd’hui pleinement française, sans cacher sous le tapis mes racines ». Où est la vérité de NVB ?

    Le Maroc a créé le Conseil de la Communauté Marocaine à l’Étranger en décembre 2007. Le Conseil est composé de 37 membres choisis par sa Majesté le Roi du Maroc. Nommée à ce poste, NVB est devenue ainsi l’obligée de son mentor. Elle perçoit des émoluments de complaisance dont le montant est presque un secret d’État, information confirmée par l’ambassade du Maroc en France ainsi que par le site du CCME. Doit-elle déclarer ces émoluments en France ? A-t-elle réglé son dû au fisc français dans ces gratifications pour services rendus et à rendre ?

    CCME-MAROC-NVB001

    Acte de naissance du Conseil de la Communauté Marocaine à l’Étranger

    (Prenez le temps de lire la page du B.O. du Maroc )

    Voici ce que relate Ali Amar sur les fonctions de NVB au sein du CCME : « Ah, le CCME ! Pour ceux qui ne savent pas ce qui se cache derrière cet acronyme, c’est pour résumer, la machine de propagande du royaume à l’international, sa cinquième colonne, son meilleur vecteur de fadaises et de mensonges sur ce Maroc qui serait en pointe de tout, un Maroc aussi éclairé que clairvoyant, un Maroc où la démocratie a subitement bourgeonné avec le règne de Mohammed VI, un Maroc où il fait bon vivre sous le soleil. […]. Elle est fière, [Najat Vallaud-Belkacem] d’être républicaine à Paris et thuriféraire et lobbyiste à grands frais de la monarchie à Rabat. Un grand écart aussi extravagant que surréaliste ». Ces remarques interpellent.

    Najat Vallaud-Belkacem a roulé, certes, pour Ségolène Royal puis pour François Hollande. En réalité, elle roule aussi pour le roi du Maroc. NVB est à l’origine du voyage au Maroc des deux candidats aux présidentielles, Ségolène Royal en 2007 et Français Hollande en 2012. Ordre de mission de Sa Majesté ? Que chercheraient les deux candidats ?

    Mais Najat Vallaud-Belkacem ne croit qu’à son étoile : « Je crois que c’est aussi l’occasion d’apporter le témoignage que l’on peut être parfaitement à l’aise avec une double culture et, pour ce qui me concerne, une double nationalité ». Il est certain que beaucoup d’Etats refusent de faire chuter la nationalité de ses émigrés et que le pays d’accueil ne peut sans doute qu’entériner la double nationalité.

    NVB aurait pu infléchir sa « double culture », elle qui est arrivée en France à l’âge de 4 ans, en tout cas avoir une culture prépondérante. Quand on a fait toute sa scolarité de 4 à 18 ans dans les écoles françaises. Sa culture française devrait être prépondérante. Mais le désir de sa famille, présente en France, a été de l’élever dans la culture de son pays d’origine, le Maroc. Élever son enfant dans la culture marocaine, c’est refuser son intégration. En tout état de cause, ce qui est bien plus grave que la « double culture » et la « double nationalité », c’est la double allégeance, surtout pour une femme politique. Pour la France, n’est-ce pas une trahison ?

    Dans la vie, il faut choisir, Madame la Ministre : vous ne pouvez pas être ministre de la République française et conserver votre allégeance au Roi de Maroc avec la mission de lobbying (sans dire plus) que vous effectuez pour le compte d’un État étranger.

    Bernard Dick

    Au 16/09/2014

    Nombre d’attaques terroristes islamistes mortelles

    TERRORISME 23803 ATTAQUES-16-09-2014

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    Pourquoi demander l’indépendance maintenant? Que vont devenir la reine Elisabeth et l’Union Jack? Tout ce qu’il faut savoir pour comprendre le référendum en Ecosse

    Un manifestant pour le droit au référendum devant le Palais d’Édimbourg en janvier 2012.REUTERS / David Moir

    Sommaire

    1. Le référendum

    A quelle question les Ecossais doivent-ils répondre?

    Pourquoi parler de l’indépendance après plus de 300 ans d’union?

    Qui sont les partisans de l’indépendance?

    Et ses opposants?

    Qui a le droit de voter?

    Quand connaîtra-t-on le résultat?

    Quand serait proclamée l’indépendance?

    2. Les enjeux

    Si le «oui» l’emporte, l’Ecosse va-t-elle quitter la Grande-Bretagne ou le Royaume-Uni?

    Le Royaume-Uni changerait-il de drapeau?

    Elisabeth II serait-elle la dernière reine d’Ecosse?

    Le gaélique écossais remplacerait-il l’anglais?

    L’indépendance aurait-elle des conséquences sportives?

    L’Ecosse indépendante serait-elle reconnue en tant qu’Etat par la communauté internationale?

    Que se passerait-il si les autres pays ne reconnaissaient pas son existence?

    Qui serait éligible à la nationalité écossaise?

    Existerait-il une frontière entre le Royaume-Uni et l’Ecosse?

    L’Ecosse devrait-elle réadhérer à l’UE?

    L’Ecosse aurait-elle son armée?

    Qu’adviendrait-il du programme Trident basé en Ecosse?

    L’Ecosse adhèrerait-elle à l’Otan?

    La Grande-Bretagne garderait-elle le même statut à l’ONU?

    Qu’est-ce que ça changerait pour le PIB britannique?

    L’Ecosse pourrait-elle conserver la livre sterling?

    De quelle part de la dette publique britannique hériterait l’Ecosse?

    Comment seraient réparties les ressources pétrolières?

    Quelles entreprises pourraient quitter l’Ecosse?

    Que changerait l’indépendance écossaises à la vie politique britannique

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    Écosse : si le oui l’emportait, quelles conséquences pour l’Union européenne ?

     Les Écossais décident aujourd’hui s’ils veulent rester ou non au sein du Royaume-Uni. Si la question est primordiale de ce côté de la Manche, elle intéresse aussi fortement le reste de l’Union européenne, comme en témoigne le nombre d’articles consacrés au sujet dans la presse. Exemple à suivre ou à craindre, les Espagnols observeront de près le scrutin. Les résultats auront également un impact sur l’Union européenne dans son ensemble.

     Les juristes européens auront peut-être à se pencher sur la question épineuse d’une adhésion de l’Écosse en cas de victoire des indépendantistes. « C’est la tuile dont le Vieux Continent se serait bien passée », affirme Le Figaro, pour qui la « réintégration de l’Écosse (…) n’est pas jouée d’avance ». Le quotidien prend le contrepied du camp des « oui » et précise qu’au « contraire des promesses indépendantistes, [l’Ecosse] se retrouverait dans la même situation de droit que le Monténégro ou tout autre candidat ».

    Le Monde, quant à lui, parle de « magma administratif » en cas de négociation d’adhésion, qui risque pour l’Union européenne de « renforcer son image de monstre bureaucratique ». Des questions se posent sur les clauses plus favorables accordées au Royaume-Uni, dites d' »opt-out « . En cas d’adhésion d’une Écosse indépendante, les conserverait-elle ?

    Libération n’est pas si catégorique sur les conséquences du oui au référendum et affirme que « la réponse n’est pas évidente faute de précédent ». Le site ajoute que « rien n’est prévu dans les traités européens » : l’Écosse n’aurait donc peut-être pas à renégocier son adhésion.

    Le référendum soulève les passions même en dehors des îles britanniques.  Washington, Pékin et Madrid se sont prononcées en faveur du non. Les craintes d’un effet domino en Europe se font sentir. Pour la Tribune,  « cette ‘peur’  semble bien artificielle. En dehors du cas espagnol, les autres régions d’Europe ne semblent pas, pour le moment, réellement concernées ».

    Le Monde, quant à lui, en conclut que « cette actualité, perçue comme exotique à Paris quand elle semble dramatique à Londres ou Madrid, est d’abord une belle leçon de démocratie ».

    http://www.touteleurope.eu/actualite/revue-de-presse-ecosse-si-le-oui-lemportait-quelles-consequences-pour-lunion-europeenne.html

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     Levallois-Perret Levallois : l’entraîneur de tennis accusé de viol retourne en prison

    http://www.leparisien.fr/levallois-perret-92300/levallois-l-entraineur-de-tennis-accuse-de-viol-retourne-en-prison-18-09-2014-4145325.php

    V.M. | Publié le 18.09.2014, 13h18 | Mise à jour : 13h27

    Andrew Geddes avait été remis en liberté sous bracelet électronique contre l'avis du juge d'instruction en charge du dossier et du parquet qui a fait appel.

    Andrew Geddes avait été remis en liberté sous bracelet électronique contre l’avis du juge d’instruction en charge du dossier et du parquet qui a fait appel. | DR

    Andrew Geddes va retourner en prison. L’entraîneur de de Levallois, mis en examen pour viols le 7 mai dernier, et placé en détention provisoire, avait obtenu sa remise en liberté sous bracelet électronique lundi de la semaine dernière.

    Mais le parquet de Nanterre considérant qu’il risquait de s’enfuir et redoutant une «récidive» avait immédiatement fait appel de cette décision.

    Ce jeudi matin, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Versailles a retenu les arguments du parquet en ordonnant son incarcération. Andrew Geddes a été arrêté à la barre et aussitôt reconduit dans une cellule de la maison d’arrêt de Bois-d’Arcy (Yvelines). L’entraîneur de tennis est soupçonné d’avoir abusé de trois de ses élèves, des joueuses de tennis à l’avenir prometteur membre du club de Sarcelles (Val-d’Oise), entre 1999 et 2005.

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    Paris : policiers et pompiers attirés dans un guet-apens

     Cécile Beaulieu | Publié le 18.09.2014, 11h41 | Mise à jour : 11h46

    http://www.leparisien.fr/paris-75/paris-policiers-et-pompiers-attires-dans-un-guet-apens-18-09-2014-4145183.php

    Voiture brûlée, jet de projectiles, parebrise brisé: le secteur de la porte d’Italie, dans le XIIIe arrondissement de , s’est brièvement enflammé la nuit dernière. Il n’était pas tout à fait minuit, lorsqu’un groupe de plusieurs dizaines de jeunes du quartier s’en est pris à des pompiers, appelés pour une voiture en feu, rue Paul-Bourget, en jetant différents objets dans leur direction, au point que leparebrise du camion d’intervention a volé en éclats.

    Appelés en renfort, les policiers, tout comme les pompiers ont été contraints de se replier quelques centaines de mètres plus loin, porte d’Italie, avant que les jeunes s’éparpillent, sans faire de blessés. Cette brusque scène de violences urbaines pourrait être liée à une course poursuite entre la police et l’un des meneurs du quartier, il y a deux jours, dans laquelle le jeune homme avait chuté de son scooter et s’était blessé. Il est aujourd’hui en voie de guérison, mais les plus folles rumeurs sur son état de avaient couru dans le secteur, certaines affirmant qu’il se trouvait entre la vie et la , d’autres prétendant qu’il devait subir une amputation.

    Quant à l’incendie de la voiture, rue Paul-Bourget, il pourrait avoir été provoqué intentionnellement, pour attirer les forces de l’ordre dans un guet-apens. Un vaste dispositif de sécurité a été mis en place dans le quartier de la porte d’Italie, et le maire (PS) de l’arrondissement, Jérôme Coumet, accompagné d’un représentant du préfet de police, Bernard Boucault, rencontrera policiers et pompiers ce jeudi après-midi.samourai

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    Rhône-Alpes Carrefour condamné après le licenciement d’une salariée voilée

    La société de grande distribution a été condamnée jeudi par le conseil des prud’hommes de pour avoir licencié en 2010 une caissière voilée. Le licenciement deHafida Treille, 44 ans, a été reconnu «sans cause réelle» et Carrefour devra s’acquitter de 10 000 euros de dommages et intérêts.

    Hôtesse d’accueil dans un hypermarché de Villeurbanne (Rhône), Haifda Treille avait fait l’objet d’une procédure de licenciement après être revenue d’un congé parental en portant un foulard sur sa , manifestant son appartenance à la religion musulmane. Selon le groupe de grande distribution, la décision de son ex-salariée ne respectait pas le règlement intérieur, interdisant tout signe ostentatoire à caractère politique, syndical et religieux pour les personnes en relation avec la clientèle.

    Me Haouda Hathroubi, avocate de l’ex-salariée, a mis en avant le principe de «neutralité absolue» édictée dans le règlement intérieur qui se heurte, selon elle, à la liberté religieuse garantie par la constitution française et la cour européenne des droits de l’Homme. «Elle a eu l’impression d’être victime de discrimination. Cette décision lui permet d’être restituée dans sa dignité», a commenté l’avocate.

    Une porte-parole du groupe a indiqué que Carrefour ne souhaitait pas réagir avant d’avoir pris connaissance des motivations du jugement. Les deux parties ont deux mois pour interjeter appel de la décision.

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