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Dans quelles poches vont les 750 millions de l’A.M.E. ?

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Publié le par Alice Braitberg – Article du nº 376

billetsA qui vont les 750 millions alloués à l’ Aide Médicale d’Etat ? Cet argent dépensé pour la santé des étrangers en situation irrégulière sur notre territoire, au détriment de nos intérêts et en contradiction avec les lois de la République, n’est pas perdu pour tout le monde. Il arrose la filière médicale aux dépens de notre sécurité sociale et du budget de l’Etat avec une progression annuelle vertigineuse.

750 millions pour soigner moins de 300 000 patients A.M.E, c’est rentable pour la filière médicale.   Si mes calculs sont exacts, cela correspond à une dépense de 2500 euros par patient A.M.E.. Une véritable rente pour ces hôpitaux qui annoncent officiellement vouloir se rentabiliser en soignant les étrangers riches alors qu’ils attirent surtout les étrangers pauvres.

Le débat sur ce gros budget qui accroît le déficit de la Sécurité sociale a été habilement orienté vers la légitimité de cette dépense au nom d’une idéologie pseudo socialiste. On doit soigner tous les sans-papiers présents depuis trois mois en France au nom de la prophylaxie et de la solidarité . De nombreuses voix s’élèvent contre ce principe unique au monde pour déplorer l’appel d’air qu’il crée. Les patients sans papiers affluent des pays  incapables de soigner leurs propres ressortissants. Les réseaux organisés de tourisme sanitaire ont été dénoncés depuis longtemps, notamment en 2003 par  le grand spécialiste français de la greffe de visageLaurent Lantieri et Claudine Blanchet-Bardon, spécialiste des maladies génétiques de la peau ainsi que dans un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales(IGAS) .

Depuis 2003, de nombreux praticiens ont constaté l’existence de réseaux organisant du tourisme sanitaire au départ de la Chine, de l’Inde, du Maghreb, du Moyen-Orient et des pays de l’Est dont par exemple la Roumanie dispense par le biais de sa télévision des conseils pour se faire soigner en France. Il existerait même des avocats spécialisés dans le « droit à l’A.M.E. ». On remarquera que le budget officiel de l’A.M.E. ne tient pas compte des dépenses annexes allouées sous forme d’aides sociales diverses et de subventions aux associations caritatives qui les prennent en charge. En effet, le patient A.M.E. et ses ayants droits doivent se loger, se nourrir et éventuellement bénéficier de l’Aide judiciaire pour défendre « leurs droits ». Il n’est pas excessif d’estimer que l’A.M.E. coûte au total beaucoup plus que les sommes avancées officiellement et que nous somme au-delà du milliard d’euros.

Ces sommes astronomiques consacrées à l’A.M.E. au détriment des cotisants contribuables ne sont pas perdues pour tout le monde. On  néglige intentionnellement la destination finale de ces fonds, or c’est peut-être la principale motivation de nos dirigeants qui comptent de nombreux médecins et amis de l’industrie pharmaceutique dans leurs rangs. On se souvient de la gabegie de vaccins organisée par Roselyne Bachelot, ex employée de l’industrie pharmaceutique promue ministre de la Santé. On note aussi que les tarifs hospitaliers ont été relevés en 2013, ce qui a entraîne une forte hausse du budget passé de 581 millions en 2012 à 744 millions en 2013 soit une différence de 163 millions au bénéfice des hôpitaux qui en avaient bien besoin.

On doit garder à l’esprit que si des clandestins abusent de notre système de santé bien au-delà de la stricte prophylaxie, c’est toujours avec la complicité des individus et des institutions qui leur délivrent des soins. Ils abusent aussi avec l’aide des services sociaux délivrant l’AME faute de pouvoir effectuer des contrôles sérieux sur leur identité, leur résidence et leurs revenus, ce que souligne le rapport Goasguen (1).

Or si les soins sont gratuits pour le bénéficiaires de l’A.M.E. et de ses ayants droits, ils ne sont pas donnés gratuitement par les hôpitaux, les cliniques, les médecins, les laboratoires pharmaceutiques, les pharmaciens, les fabricants  d’équipement médical, les fournisseurs de fournitures médicales, les infirmiers, les kinés, les dentistes., les prothésistes, les orthopédistes et tous les représentants de la filière médicale.  Le patient ne paie rien mais la sécurité sociale et l’Etat paient. La sécurité sociale c’est nous les cotisants, essentiellement les classes moyennes qui devons souvent renoncer à des soins indispensables que la sécurité sociale ne rembourse que symboliquement comme les lunettes ou les prothèses dentaires. l’Etat qui complète le déficit annuel de l’A.M.E., c’est encore nous, les contribuables.

Sauf erreur ou omission de ma part, je ne trouve pas beaucoup d’articles sur l’A.M.E. dans le Quotidien du Médecin qui défend la médecine libérale. Faut-il considérer cette discrétion comme un aveu d’intérêt ?

Logiquement, il serait normal de réclamer les dépenses de l’AM.E. aux pays qui sont incapables de soigner leurs ressortissants et ferment les yeux avec sérénité sur leur tourisme sanitaire en France. Mais, d’après le rapport Goasguen, les administrations françaises ne « savent pas » récupérer leur dû. Cette impuissance est illustrée en particulier avec la dette hospitalière de l’Algérie qui nous surfacture son gaz mais n’honore pas ses propres factures. Selon Marisol Touraine, Ministre de la Santé, les arriérés de la dette médicale algérienne se monteraient à 34 millions d’euros.

L’A.M.E. est donc une aubaine pour la filière médicale qui se la  répartit dans la plus grande discrétion en nous laissant nous disputer sur l’immigration pléthorique et non régulée dont on peut légitimement se demander quelle place elle occupe dans la stratégie de division du peuple de France. Diviser pour régner demeure la ligne de conduite de tous nos dirigeant passés, présent et à venir, qu’ils soient de gauche, de droite, du centre ou d’ailleurs. Ne nous laissons pas faire, c’est possible si nous ne tombons pas dans le panneau de la division programmée. Laissons les politiques faire semblant de s’opposer en public et engageons des actions véritablement citoyennes à notre porte, là où nous pouvons réellement changer les choses.

Alice Braitberg 

(1)http://claudegoasguen.files.wordpress.com/2013/11/rapport-de-claude-goasguen-sur-laide-mc3a9dicale-detat.pdf

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