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Pauvre Ukraine, pauvre de nous !

Green Jolly , Razom nas bahato, à l’Eurovision 2005. Les musiciens sont enchaînés et brisent leurs chaines à la fin de la chanson, symbole de la victoire de la révolution orange …Devinez qui est le geôlier ?

Il y aura bientôt un an, le 18 février, 20 manifestants de la place Maïdan tombaient sous les balles de snipers. Il était clair alors que les Russes se donneraient tous les moyens pour soumettre l’Ukraine et la mettre sous la tutelle de l’impérialisme russe. Depuis un an, Poutine a réussi à annexer la Crimée et à occuper le Dombass en armant et formant la population russophone dont il a fait grossir le nombre en distribuant des passeports russes et en envoyant des combattants à sa solde.

Aujourd’hui, les gesticulations de Hollande et Merckel sont de peu de poids face à la détermination de Poutine qui a déjà installé une ligne de front qui ampute l’Ukraine de ses parties les plus riches. Il est peu probable qu’il renonce à ce qui est une occupation russe de l’Ukraine quelles que soient les menaces et autres moyens de pression que lui opposeraient nos représentants européens et américains.

Une fois de plus, nous sommes témoins impuissants d’une guerre civile se déroulant à nos portes au détriment de populations qui nous ressemblent et qui aspirent à autant de libertés et de bien-être que nous mêmes. Après le démembrement sanglant de la Yougoslavie, nous assistons au démembrement sanglant de l’Ukraine.

L’Europe politique se montre impuissante face à la guerre que continuent à se faire la Russie et l’Amérique sur son propre espace géographique. C’est pourtant le rôle de nos représentants de mettre en oeuvre tous les outils de la diplomatie pour sauver nos sœurs et nos frères qui demandent comme nous le respect de leurs libertés, de leurs droits humains et de leur sécurité.

En France, de trop nombreux patriotes ne cachent pas leur admiration pour Poutine-aux-mains-de-fer qui défend la grandeur de la Sainte-Russie. Ce faisant, ils oublient ce qui les dérange, cet ancien du KGB devenu nouveau Tsar de toutes les Russies comme sous l’ancien régime et avec les mêmes principes belliqueux, totalitaires, avides de puissance et de richesses.Ce n’est pas parce que Poutine a mis un frein à l’islamisation de la Russie qu’il aidera l’Europe à empêcher son islamisation et qu’il est un allié contre l’impérialisme musulman.  Poutine roule pour lui-même, à tout prix.

La Connectrice

A la veille du sommet les pro-russes bombardent l’armée ukrainienne

La stratégie est vieille comme le monde. A l’approche de pourparlers de paix il faut gagner le maximum de positions pour profiter d’un éventuel statu quo. Depuis les premiers accords de Minsk, les pro russes ont conquis 500 km2 de plus afin d’obliger les Ukrainiens à se soumettre à leur occupation au profit de la Russie. Le sommet de demain se présente très mal pour l’Ukraine. La Russie fait ce qu’elle veut sous nos yeux et nous sommes impuissants à arrêter ses conquêtes impérialistes. Après l’Ukraine, la Moldavie et la Transnistrie ont tout à craindre de l’ours russe.

http://www.leparisien.fr/international/ukraine-hollande-a-la-ferme-volonte-d-aboutir-a-un-accord-fabius-prudent-10-02-2015-4521923.php

L’état-major de l’armée ukrainienne bombardé. Pour la première fois depuis le début de la guerre, l’état-major de l’armée ukrainienne, basé à Kramatorsk, à 70 km au nord du fief rebelle de Donetsk, a été bombardé mardi.  Mais les roquettes parsèment aussi le centre de cette cité industrielle de plus de 200.000 habitants qui fut une place forte des séparatistes, d’avril à juillet, date de sa reconquête par l’armée gouvernementale .«Quinze personnes (des civils et des militaires, Ndlr) ont été tuées et 63 blessées, dont cinq enfants», a annoncé en soirée Olexandre Tourtchinov, secrétaire du Conseil de sécurité nationale et de défense. Un précédent bilan faisait état de six civils été tués et 21 autres blessés.

Dans la soirée, l’armée ukrainienne a précisé qu’il s’agissait de missiles Smertch, plus puissants et plus modernes que les habituels Grad utilisés par les deux camps. Dans un premier temps, Kiev avait mentionné un lance-roquettes multiples Tornado, le modèle le plus récent de l’armée russe. Selon l’armée ukrainienne, les roquettes ont été tirées depuis Gorlivka, une ville sous contrôle des rebelles située à 45 kilomètres de là. Une attaque que nient les séparatistes. Ils dénoncent une «provocation». Auparavant, sept soldats et six civils avaient été tués au cours des dernières 24 heures, selon les bilans établis séparément par les autorités rebelles et ukrainiennes

Carte de la ligne de front en août 2014 Source http://breizatao.com/2014/08/29/ukraine-offensive-finale-sur-donetsk-la-transdniestrie-en-alerte/

2014-08-16 02_12_58-Map of Ukraine Unrest

Carte de la ligne de front en août 2014 Source http://breizatao.com/2014/08/29/ukraine-offensive-finale-sur-donetsk-la-transdniestrie-en-alerte/

Source http://www.leparisien.fr/international/plan-de-paix-pour-l-ukraine-les-desaccords-a-surmonter-10-02-2015-4522147.php

Les points litigieux des négociations

http://www.leparisien.fr/international/plan-de-paix-pour-l-ukraine-les-desaccords-a-surmonter-10-02-2015-4522147.php

Cessez-le-feu. C’est le point le plus urgent, celui sur lequel, en théorie, tout le monde est d’accord. Mais sa mise en oeuvre est compliquée. Qui posera les armes en premier? Concrètement, les rebelles et Moscou réclament de Kiev le retrait de leurs soldats et la reprise immédiate du financement des territoires séparatistes interrompu en novembre, comme préalable à une détente.Pour sa part, Kiev exige que le cessez-le-feu s’accompagne de la fermeture des 400 kilomètres de frontière russo-ukrainienne passés ces derniers mois sous contrôle séparatiste.

Contrôle de la frontière. Kiev veut récupérer le contrôle de sa frontière avec la Russie sur la portion sous contrôle rebelle, conjointement avec l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe).Mais Moscou refuse d’en parler, affirmant que Kiev doit négocier ce point directement avec les rebelles. «La logique de Poutine consiste à contraindre Kiev à négocier avec les rebelles pour montrer qu’il s’agit d’une guerre civile», explique une source gouvernementale ukrainienne. L’Ukraine a fini par proposer de placer des observateurs de l’OSCE du côté russe de la frontière. «On attend la réponse des Russes», a déclaré à l’AFP la même source.

Ligne de front. Le gouvernement ukrainien ne reconnaît que la ligne de front fixée au moment des accords de paix de Minsk en septembre. Problème, les séparatistes ont depuis gagné 500 km² supplémentaires et ont fait savoir qu’ils ne comptaient pas y renoncer.Mais, selon une source gouvernementale ukrainienne, Kiev serait prêt à donner son accord sur la ligne de front actuelle pour le retrait des armes lourdes à condition que les rebelles reculent derrière la ligne de front de septembre. Ce dispositif créerait de facto une zone démilitarisée plus étendue.

Le statut des régions séparatistes. Les Russes prônent un statut de fédération ou d’autonomie pour les zones sous contrôle rebelle avec l’idée d’élections des gouverneurs régionaux (actuellement nommés par Kiev) pour notamment légitimer les «présidents» des républiques autoproclamées de Donetsk et de Lougansk, Alexandre Zakhartchenko et Igor Plotnitski, élus lors des élections séparatistes en novembre que ni Kiev ni les Occidentaux n’ont reconnues. Cette option, qui permettrait de bloquer par le droit de veto des régions prorusses l’évolution pro-occidentale de l’Ukraine, est inacceptable pour Kiev.

Maintien de la paix. L’Ukraine est réticente à une force de maintien de la paix car elle refuse la proposition avancée par les séparatistes en faveur de la présence de militaires bélarusses, mais surtout russes. Selon Kiev, une telle action légaliserait de facto des troupes russes que le gouvernement ukrainien considère comme déjà déployées dans l’est de l’Ukraine, ce que Moscou dément actuellement. Les Russes auraient proposé aux Européens une force composée de Bélarusses et de Kazakhs, mais Kiev a refusé estimant que ces deux pays étaient de facto des alliés de la Russie, selon une source gouvernementale ukrainienne.Quant à un éventuel contingent sous l’égide de l’ONU, il nécessite le feu vert du Conseil de sécurité de l’ONU que les Russes pourraient bloquer si leurs militaires ne font pas partie de la mission. «Si on accepte des Russes au sein de la force d’interposition, on légitime de facto la présence de leurs troupes sur notre territoire», résume une source ukrainienne.

Echange de prisonniers. Il s’agit d’un des rares points sur lequel les négociateurs ont avancé, notamment en acceptant l’idée qu’un échange massif valait mieux que des échanges au cas par cas. Problème : les listes de prisonniers présentées par chaque camp ne coïncident pas. Se pose aussi la question du sort de Nadia Savtchenko, actuellement détenue à Moscou. Cette pilote de l’armée de l’air est accusée du «meurtre prémédité» de deux journalistes russes dans l’est de l’Ukraine mi-juin où elle combattait en tant que volontaire. Un tribunal de Moscou a prolongé mardi jusqu’au 13 mai la détention de la jeune femme, en grève de la faim depuis près de deux mois.

La Chine pourrait jouer un rôle en tant que membre permanent du conseil de sécurité de l’ONU

Seule la Chine pourrait faire éclater le triangle bloqué sur l’Ukraine Russie/Europe/USA parce qu’elle est plus proche géographiquement de l’Orient russe que de l’Occident européen. Mais la Chine continue de soutenir timidement la Russie tout en ayant des accords commerciaux avec l’Ukraine pour louer 5% de ses terres agricoles et pour lui acheter des armes http://www.slate.fr/monde/84253/ukraine-chine-soutien-russie

Toutefois, la Chine est tenue par sa propre stratégie avec les Russes.

Le 17 avril, la Chine a salué l’accord conclu à l’issue des négociations quadripartites à Genève et a appelé à déployer des efforts conjoints pour promouvoir une solution politique définitive.

« Un règlement approprié de la crise ukrainienne requiert un environnement externe favorable », a souligné Mme Hua lors d’une conférence de presse.

Notant que la Chine appelait à l’établissement rapide d’une plate-forme multilatérale de dialogue, Mme Hua a déclaré: « Nous saluons le lancement de négociations par la Russie, les Etats-Unis, l’UE et l’Ukraine ».http://french.peopledaily.com.cn/n/2014/1220/c31354-8825661.html

D’importants accords commerciaux lient la Russie à la Chine, notamment un contrat de  contrat de 400 milliards de dollars pour fournir du gaz russe en Chine pendant trente ans , signé en mai dernier  http://fr.sott.net/article/24612-Conflit-ukrainien-la-position-Russe-se-durcit

La Chine respecte la non ingérence mais faisant partie du conseil de sécurité de l’ONU, elle a son mot à dire. Que dit-elle en ce moment ?

La Connectrice

 

Revue de presse pendant le sommet Poutine, Merkel, Hollande

La tenue du sommet dépendra notamment des résultats de la réunion du Groupe de contact sur l’Ukraine, qui réunit ce mardi à Minsk représentants ukrainiens, russes ainsi que celui de l’OSCE. Les rebelles séparatistes doivent également y participer. Mais avant la réunion diplomatique de « la dernière chance » entre les présidents russe Vladimir Poutine, ukrainien Petro Porochenko, français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel, cette dernière était lundi à Washington pour présenter à M. Obama ce plan de paix européen. Ce plan, qui n’a pas été dévoilé, vise à faire appliquer les accords de paix conclus en septembre à Minsk. Mais l’Ukraine insiste sur le respect de la ligne de front établie en septembre alors que les séparatistes occupent 500 km2 supplémentaires depuis.

Une autre question litigieuse concerne le « statut des territoires » conquis par les séparatistes. Moscou insiste sur la constitution d’une fédération quand l’Ukraine ne parle que de « décentralisation », craignant une tentative du Kremlin de s’assurer un droit de veto sur les décisions de Kiev. Est également âprement discutée la question du contrôle de la frontière ukraino-russe dans les territoires aux mains des rebelles. Kiev réclame son contrôle conjoint avec l’OSCE, mais « Moscou refuse d’en parler » et réclame que l’Ukraine se mette d’accord avec les rebelles sur ce point, selon une source gouvernementale ukrainienne.

D’après la même source, l’idée d’un contingent de maintien de la paix a été évoquée, mais les négociations bloquent sur la nationalité de ses soldats. Lundi, les séparatistes s’étaient dits ouverts à cette idée si les soldats étaient Biélorusses ou Russes, une option rejetée par Kiev. Pour autant, une source diplomatique française s’est dite lundi confiante sur la tenue de ce sommet. « Il y a huit jours, ils [Ukrainiens et Russes, NDLR] ne se parlaient pas. Là, on les met autour d’une table », a-t-elle déclaré à l’AFP. « L’idée est d’avoir un accord global », a ajouté cette source, qui a reconnu que les négociations étaient « très compliquées ».

9 février  http://www.touteleurope.eu/actualite/revue-de-presse-ukraine-encore-un-sommet-de-la-derniere-chance.html

6 février http://www.touteleurope.eu/actualite/revue-de-presse-ukraine-la-negociation-de-la-derniere-chance-avec-la-russie.html

Le film « Maïdan » de Sergei Loznitsa

http://www.telerama.fr/festival-de-cannes/2014/maidan-de-sergei-loznitsa-l-histoire-en-pleine-face,112540.php

Cinéaste exigeant (My Joy et Dans la brume, en compétition à Cannes en 2012), l’Ukrainien Sergei Loznitsa a posé sa caméra de novembre 2013 à mars 2014 sur la place Maïdan à Kiev. Il montre comment une manifestation monstre devient une révolution, qui chassera les pro-Russes du pouvoir. La géopolitique l’intéresse moins que le processus organique d’un corps social qui s’unit, résiste aux forces armées, triomphe de ses agresseurs. En longs plans fixes, sans commentaire, il capte au plus près la pagaille d’une émotion populaire : qui est qui ? Où est la ligne de front ?

Pour en savoir plus

  • En février 2014, je pensais qu’il fallait envoyer des casques bleus en Crimée et mon inquiétude était prémonitoire

https://laconnectrice.wordpress.com/2014/02/28/ukraine-il-faut-envoyer-durgence-des-casques-bleus-en-crimee/

Allons-nous une fois de plus prendre le temps d’attendre que les pro-Russes massacrent les partisans du nouveau régime ukrainien ?

Il suffit de voir les malabars encercler le parlement de Crimée, l’occuper et hisser le drapeau russe à son sommet pour comprendre que ces gens-là ne sont pas des tendres. Curieusement, les medias ne les qualifient pas de néo-nazis, de fachos alors qu’ils en ont le physique, contrairement aux EuroMaïdans …

Autre remarque, les manifestants « vigoureux » de Crimée sont des hommes à 90%, contrairement aux EuroMaïdans qui sont des deux sexes, de tous les âges et de toutes les couches sociales.

Considérant :

-que la Crimée est à 60% russophile

-que la Crimée est la base navale de la Russie sur la mer noire

-que la Russie distribue des passeports russes à tous les habitants de Crimée pour l’occuper administrativement

-que des chars russes stationnent en Crimée et se sont mis en marche

-qu’un nombre important de Russes sont des militaires et du personnel militaire de la base navale

–que la majorité des Russes de Russie sont hostiles à EuroMaïdan

Il est à craindre que la minorité Ukrainienne, Tatar ou Ukrainophile Euromaïdan soit en grand danger d’être massacrée ou au minimum emprisonnée, persécutée voire déplacée comme les Russes savent le faire.

Allons-nous attendre passivement que les Ukrainiens rebelles à la colonisation russe soient massacrés comme il a été fait dans l’histoire avec Hitler qui avait annoncé ses projets, avec Ceaucescu dont nous connaissions le totalitarisme cruel, le nettoyage ethnique du massacre de Srebrenica après la chute de l’Etat yougoslave, etc ?

La diplomatie est lente par définition. Pendant que la Russie, l’U.E., les USA, la Grande-Bretagne discutent et se disputent, le danger d’une répression sanglante se dessine de jour en jour et l’urgence d’une médiation de l’ONU (et non de l’Otan qui est partie prenante implicite dans le conflit) est urgente.

Il faut garantir la sécurité des Habitants de l’Ukraine et, surtout de la Crimée de toute urgence.

  • Le 18 février 2014, 20 personnes 20 personnes étaient victimes de la répression du pouvoir russophile. Voici ce que j’écrivais alors :

https://laconnectrice.wordpress.com/2014/02/19/ukraine-14-morts-ce-18-fevrier-2014-la-contre-revolution-a-commence-vers-la-partition/

…Situation mouvementée en Ukraine où s’affrontent depuis trois mois russophiles et européanophiles. On sait que « le grenier à blé » de l’URSS avait été lâché à regret par la Russie après l’effondrement apparent de l’Union soviétique. Les Ukrainiens de souche n’ont jamais accepté leur président russe qui a eu raison de la « révolution orange » avec des méthodes empreintes de graves soupçons de manipulation comme l’empoisonnement de Viktor Iouchtchenko et l’emprisonnement de Ioulia Tymochenko.

Entre ceux qui affirment que l’Ukraine orange serait soutenue par les USA en continuité avec sa guerre froide contre la Russie, ceux qui disent que la jeunesse ukrainienne aurait soif d’une réelle liberté démocratique à l’image des pays européens, ceux qui prétendent que les Ukrainiens ne penseraient qu’à consommer au rythme de la mondialisation, ceux qui pensent qu’historiquement l’Ukraine a toujours voulu se rapprocher de l’Allemagne pour se détacher de l’impérialisme russe, ceux qui estiment que les Russes implantés en Ukraine ne peuvent faire valoir leurs droits que s’ils sont protégés par la Sainte Russie et ceux qui croient que seule l’Europe pourra mettre fin à l’évasion des cerveaux ukrainiens et à la traite des belles ukrainiennes, il est difficile de se faire une opinion sur le devenir de ce pays.

  • Le chat, la belette et le petit lapin

https://laconnectrice.wordpress.com/2014/07/22/ukraine-manifestation-mercredi-2307-contre-le-terrorisme-russe/

…En France, l’opinion la plus répandue est que les Russes ont bien raison de récupérer l’Ukraine dont les dirigeants actuels seraient des néo-nazis, des fachos (affirmations martelées par Poutine, les médias russes et les insurgés pro-russes) et des vendus aux Américains. L’opinion publique conditionnée par les médias trouve normal que Poutine refuse la présence de L’OTAN à ses frontières.
 
Je ne partage absolument pas ces opinions. Bien au contraire, je trouve normal et respectable que la jeunesse ukrainienne aspire à un avenir de liberté et d’indépendance sur un modèle européen qui lui permettrait de mettre en oeuvre son potentiel de connaissances, d’intelligence, de formation et de créativité. Je trouve normal que les Ukrainiens défendent leur identité, certes très proche de celle des Russes mais culturellement très affirmée et transmise de génération en génération davantage dans la fierté de traditions uniques que dans la haine du peuple russe. 
 
Les Français dans leur majorité ne veulent pas savoir que, s’il y a bien des extrémistes de droite à Kiev, il y a en face d’autres extrémistes aux ordres de Poutine qui a multiplié la population pro-russe d’Ukraine en distribuant généreusement des passeports russes et depuis des années. Il y a eu préméditation de l’occupation de l’Ukraine par la Russie et les masques sont tombés quand le valet russe Ianoukovitch (un russophone) a été renversé.
Dans sa majorité, le peuple d’Ukraine veut la paix, ce que Poutine ne souhaite pas de toute évidence.
 
Quant aux Français qui admirent Poutine parce qu’il serait le seul à aider la France à retrouver ses valeurs traditionnelles, défendre son indépendance et servir de rempart contre l’islamisation, qu’ils relisent dont la fable de La Fontaine « le chat, la belette et le petit lapin » et qu’ils prêtent grande attention à son épilogue.
  • Collectif des Ukrainiens de France

CollectifEuromaidanFrance

http://crcuf.fr/communique-de-presse/cp-15-janvier-2015

Anna Garmash, tel : +33 6 25 09 41 49
Igor Reshetnyak, tel : +33 6 68 17 89 84

  • Londres se réserve le droit de fournir des armes à l’Ukraine

http://www.lepoint.fr/monde/londres-se-reserve-le-droit-d-armer-les-forces-ukrainiennes-10-02-2015-1903877_24.php

  • Après l’Ukraine, la Moldavie ?

Carte de situation de la Transdnistrie - Voir cette carte en plus grand

Les habitants de la Transdniestrie célèbrent ce mois-ci le vingtième anniversaire de la présence des “casques bleus” russes sur les rives du Dniestr. Le fleuve délimite la frontière entre la Moldavie et la région séparatiste peuplée de russophones qui, à la chute de l’URSS, n’a pas voulu être maintenue au sein d’une Moldavie tentée par la réunification avec la Roumanie. Le conflit meurtrier qui avait fait rage pendant dix-huit mois avait été stoppé le 29 juillet 1992 par la XIVe armée russe (devenue par la suite “troupes de maintien de la paix”), mais il n’est toujours pas réglé. Depuis le 1er janvier 2012, jour où un soldat russe a tué par balle un automobiliste moldave qui ne s’était pas arrêté au point de contrôle, les accrochages se multiplient entre les habitants des deux rives et l’armée. “Les casques bleus, jadis tout-puissants, n’ont plus le contrôle de la situation”, constate le quotidien russe Nezavissimaïa Gazeta.

Source carte http://www.courrierinternational.com/article/2012/07/12/le-courant-passe-a-nouveau-entre-tiraspol-et-chisinau

Source carte http://www.courrierinternational.com/article/2011/12/08/fin-de-partie-pour-le-dictateur-separatiste

  • La milice neo-nazie Azov

Poutine a habilement manipulé les informations sur le régiment Azov pour laisser croire que tous les Ukrainiens étaient des néo-nazis grâce à son agence Ria Novosti la voix de maître Poutine. Or Azov qui, au moment du Maïdan ne comprenait que quelques dizaines de membres n’en comprend aujourd’hui que 300 dont bon nombre d’étrangers se prenant pour les brigades internationales. 300 hommes , c’est peu pour faire face à la Russie ou pour qualifier environ 45 millions d’Ukrainiens de nazis

Azov est financé  par Ihor Kolomoïsky, juif ukrainien nationaliste fermement opposé au démembrement de l’Ukraine. Curieuse association d’un juif président du Parlement juif européen qui lutte contre l’antisémitisme et d’une milice antisémite mais il semble que Kolomoïsky soit avant tout patriote ukrainien ce qui expliquerait son soutien à cette milice puante mais patriote. Real politik !
Il n’en fallait pas moins pour ajouter de l’eau au moulin des Russes et de leurs supporteurs, un groupe neo-nazi financé par un juif démontre la duplicité de la « juiverie » et le danger de l’Ukraine défendu par les émules de ceux qui ont tant fait souffrir les Russes lors de la dernière guerre. Du coup, on en oublie les souffrances infligées à l’Ukraine par les Russes pour la châtier d’avoir produit un régiment collabo des nazis.
Actuellement Poutine a engagé une action contre Kolomoïsky pour ‘ »organisation de meurtres, de recours à des moyens et méthodes de guerre illégaux, d’enlèvements, d’entrave au travail des journalistes », ce qui réactive la réputation de cruauté des Ukrainiens (justifiée souvent pendant la dernière guerre mondiale), une propagande bien accueuillie en France comme ailleurs dans le monde.
  • Mes notes sur la question ukrainienneLes Russes sont nos frères et sœurs à géométrie variable

    Les Ukrainiens sont les frères et sœurs ennemis des Russes sauf à se soumettre

    Les Ukrainiens sont nos frères et sœurs en aspiration au même mode de vie. Les manifestants du Maïdan nous ressemblent (voir le film de Sergei Loznitsa)

    La Crimée est un cadeau de Kroutchev, un cadeau fait par décret  : En 1954, le « don » de Khrouchtchev était censé marquer le tricentenaire du traité de Pereïaslav, par lequel les cosaques d’Ukraine avaient proclamé leur allégeance à Moscou. La cession avait alors été présentée comme un « cadeau » de remerciement de la Russie à l’Ukraine, célébrant la fraternité entre les peuples de l’Union soviétique. Poutine ne rendra jamais la Crimée à l’Ukraine.

    L’Ukraine en tant que culture est le berceau des slaves, une terre autant convoitée par les Russes que Jérusalem par les Juifs, les Musulmans et les Chrétiens avec les mêmes disputes féroces sur sa propriété

    L’Ukraine est marquée par la collaboration d’une partie de son armée avec les nazis pendant la deuxième guerre mondiale. Les Russes ont convaincu les Européens de voir des nazis partout en Ukraine, le spectre nazi étant à la Russie ce que la Front national est au PS, un épouvantail pour détourner l’attention des véritables dangers.

    Pour défendre sa nation, l’Ukraine doit choisir entre l’Orient russe et l’Occident européen défendu sur le plan militaire par l’OTAN, donc les USA ce qui sert de justification à la « défense » russe.

    Si l’Ukraine est manipulée par les USA, c’est avec son consentement éclairée et que même si la Révolution Orange a été financée par les Yankees, ce sont bien les Ukrainiens qui l’ont faite

    Oui, des Ukrainiens ont été terriblement cruels vis à vis de leurs voisins, des populations juives et dans leur affrontement avec les Russes au point que ces derniers les ont férocement matés et continuent de vouloir les mater au nom d’une idéologie mais en réalité pour reconstituer l’empire russe en s’appropriant les territoires de ses voisins les plus riches et les plus stratégiques militairement.

    L’Ukraine sera-t-elle le prétexte de l’engagement américain contre la Russie en Europe ? La question est évoquée ça et là par les observateurs.

    Les démarches diplomatiques actuelles ne permettent pas de présager d’une solution propice à toutes les parties.

    Pauvre Ukraine, pauvre de nous !

    La Connectrice

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