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La LuftHansa confie les passagers à un pilote malade. Une affaire d’argent ?

Publié le

nouveau au 31/03/2015

Le père du copilote et la Lufthansa savaient qu’il était dépressif.

http://www.leparisien.fr/faits-divers/crash-de-l-a320-le-pere-du-copilote-savait-que-son-fils-etait-depressif-31-03-2015-4653683.php

http://www.nytimes.com/2015/04/01/world/europe/lufthansa-germanwings-andreas-lubitz.html?emc=edit_na_20150331&nlid=63815623&_r=0

Lufthansa said a search of its records found an email showing that the co-pilot, Andreas Lubitz, had informed it of his condition as he was seeking to rejoin its training program after a monthslong absence. The airline said in a statement that Mr. Lubitz had sent its flight training school an email including medical documents describing a “previous episode of severe depression.”

Au fur et à mesure de l’enquête, la maladie de Lubitz se confirme. Il était traité depuis longtemps pour tendances suicidaires et troubles anxieux. Et pourtant personne de son entourage ne s’est inquiété des conséquences de ses troubles psychiatriques sur son activité professionnelle à responsabilité majeure. Dans un avion, les passagers et le personnel sont captifs et dépendent entièrement des pilotes.

Il est impossible que personne n’ai su que l’homme n’était pas fiable pour ce métier. La responsabilité des parents, des médecins, des formateurs et des employeurs ne fait aucun doute. Nous en dire plus sur la personnalité du pilote ne nous apprend rien. La question est de savoir qui a mis un déséquilibré notoire aux commandes de l’Airbus avec pour conséquence la mort tragique et douloureuse de 150 personnes.

Des bruits circulent sur la conversion de Lubitz à l’Islam sans que rien ne prouve cette rumeur lancée par un journaliste allemand, Mickael Mannheimer. La rumeur est démontée ici The Evidence That the Germanwings Copilot Was Muslim Is Sketchy as Hell

————————————————–

Si les informations relatives à l’état psychique d’Andreas Lubitz, copilote de l’Airbus Barcelone-Dûsseldorf qui s’est écrasé contre les Alpes tuant 150 personnes, s’avèrent exactes, la responsabilité de LuftHansa/Germanwings est indiscutable. La compagnie aurait embauché un pilote qu’elle savait malade mais qui lui avait coûté 70 000 euros en formation. (chiffre à vérifier)

On apprend dans les médias de France, d’Amérique et d’Allemagne que le jeune pilote était fragile, qu’il avait fait des épisodes dépressifs nécessitant des soins psychiatriques, que le centre de formation de Phoenix ne l’avait pas déclaré apte à piloter, qu’il avait interrompu sa formation pendant un an pour motif psychiatrique mais que, pour la LuftHansa, il était un pilote confirmé dont les compétences avaient pleinement justifié son embauche quelques mois auparavant.

On est quand même étonné par la légèreté de LuftHansa à embaucher un jeune homme à la personnalité connue comme fragile pour remettre entre ses mains et son cerveau, la vie des milliers de passagers qui lui seront confiés dans l’exercice de son métier de pilote. Le centre de formation de Phoenix avait refusé de prendre ce risque.

Alors pourquoi LuftHansa aurait passé outre cet avertissement du centre de formation où elle avait envoyé Andreas Lubitz, une formation payante bien entendu ?

Une formation payante, voilà le fin mot de l’affaire, pour autant que les informations dont je dispose soient exactes.

La formation d’un pilote coûterait au moins 70 000 euros que l’étudiant rembourserait en heures de vol s’il était embauché. A partir de ce constat, on peut légitimement se demander si la LuftHasa n’a pas fermé les yeux sur la fragilité psychologique d’Andreas Lubitz pour rentrer dans ses frais. L’argent aurait-il alors été le point de bascule qui a allégé la prise de risque au profit de la rentabilité ?

On peut aussi s’interroger sur le rôle des parents qui connaissaient sans nul doute l’état de leur fils, sa pathologie et les difficultés qu’il rencontrait occasionnellement dans son couple mais ont privilégié les intérêts de la famille à ceux des personnes, ces passagers, qui remettraient leur vie entre les mains du copilote.

On peut encore aussi se demander si les parents et les proches n’ont pas fait jouer leurs relations en faveur du jeune homme qui rêvait d’être pilote depuis son enfance pour rentabiliser leur investissement affectif et financier. On ne sait que trop que les familles ont tendance à minimiser les problèmes de leur enfant pour des motifs normaux et respectables mais, en principe, les psychiatres et les administrations doivent se prononcer sur la dangerosité du patient pour lui-même et autrui.

Pour résumer l’affaire, on a confié à un « Amok » connu un avion transportant 150 personnes. Cette tragédie aurait pu être évitée si, pour des raisons financières et sociologiques, les responsables n’avaient pas favorisé le déni consensuel au détriment de leur responsabilité…pour des questions d’argent.

La Connectrice

NB Je rédige ce billet en fonction des informations que j’ai recueillies dans les médias à ce jour. J’effectuerai des corrections si elles s’avèrent erronées.

Pour en savoir plus

  • Les dessous de la formation des pilotes

Il y a quatre étapes de sélection : présélection sur dossier, tests communs, entretiens avec des pilotes, puis entretien avec des psychologues. L’écrasante majorité des personnes qui passent ces sélections ne sont que de jeunes bacheliers, que les compagnies adorent pour leur malléabilité intellectuelle. En Europe, les compagnies recrutent principalement ces newbies, n’ayant jamais mis les pieds dans un cockpit, même d’un petit avion, et l’expérience en vol comme privée est même pénalisante dans le cadre des sélections, un maximum de 85 heures de vol est demandé, par exemple, dans le cadre des recrutement pour easyJet. Une fois cette sélection passée avec succès (ce n’est tout de même pas simple), il est gentiment demandé au futur pilote de verser 9.000 € pour financer lui-même sa formation ; hors frais de vie. Le futur jeune pilote commencera alors sa vie professionnelle avec plus de 10.000 euros de dettes dans le meilleur des cas et à peine 200 heures de vol…

http://www.bvoltaire.fr/cyrilgermain/germanwings-la-face-cachee-de-la-formation-des-pilotes,167227

  • La dernière petite amie du pilote témoin de sa maladie

L’ancienne petite amie du copilote de Germanwings soupçonné d’avoir provoqué délibérément la chute de l’Airbus A320 dans les Alpes françaises affirme dans une interview publiée samedi qu’il lui avait dit qu’un jour « tout le monde connaîtrait (son) nom ».

Dans un entretien au quotidien allemand Bild, Maria W., une hôtesse de l’air de 26 ans, déclare que lorsqu’elle a entendu parler du crash, une phrase d’Andreas Lubitz lui est « revenue en mémoire: « Un jour, je vais faire quelque chose qui va changer tout le système, et tout le monde connaîtra mon nom et s’en souviendra » ».

S’il « a fait ça », « c’est parce qu’il a compris qu’à cause de ses problèmes de santé, son grand rêve d’un emploi à la Lufthansa, comme capitaine et comme pilote de long courrier était pratiquement impossible », affirme-t-elle encore.

Germanwings, la compagnie allemande à laquelle appartenait l’Airbus, est une filiale low cost de Lufthansa.

La jeune femme explique s’être séparée d’Andreas Lubitz « parce qu’il devenait de plus en plus clair qu’il avait un problème. Pendant les discussions, il craquait et me criait dessus (…) La nuit, il se réveillait et criait « Nous tombons » », en proie à des cauchemars…

http://www.bvoltaire.fr/breves/crash-a320-le-copilote-voulait-que-tout-le-monde-connaisse-son-nom,167420

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