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Féminisme. Les « invisibilisées » au Rosa Bonheur le 3 juin

Publié le

Georgette Sand et le Centre Hubertine Auclert vous invitent

Mercredi 3 juin à partir de 19h

au Rosa Bonheur, 2 allée de la cascade, Paris 19°

Georgette Sand s’attaque au processus d’invisibilisation des femmes qui ont fait l’Histoire du monde et lance son  tumblr consacré aux « femmes d’exception » qui ne « sont pas
au Panthéon, rarement dans les livres d’histoire, peu souvent dans les mémoires ».

Qui connaît aujourd’hui Blanche Calloway, Valentina Terechkova, Madeleine Brès ou même Rosa Bonheur, respectivement cheffe d’orchestre américaine, cosmonaute (première
femme à effectuer un vol dans l’espace),  médecin (première femme docteur en médecine de France) et peintre française ?

Le site Invisibilisées réunit ainsi les femmes qui ont fait l’histoire, les femmes qui ont œuvré pour le progrès de nos sociétés et ont été oubliées, voire effacées, de la mémoire
collective. Ce travail de mémoire s’appuie notamment sur le constat de l’invisibilité des femmes dans les manuels scolaires que le Centre Hubertine Auclert a dressé dans ses
différentes études menées chaque année depuis trois ans.

Pour présenter ce projet Invisibilisées ainsi que les études sur les manuels scolaires, le collectif Georgette Sand et le Centre Hubertine Auclert organisent conjointement une
soirée  « Ni vue, ni connue ! »

Au Rosa Bonheur, dans le parc des Buttes Chaumont,

Mercredi 3 juin à partir de 19h

75019 Paris

A noter  : il est conseillé de s’inscrire en envoyant un mail sur contact@georgettesand.org et de venir à l’heure, le nombre de places étant limité.

Les personnes désirant incarner l’invisibilisée de leur choix sont les bienvenues !

A PROPOS DE NOUS

Le collectif Georgette Sand décrypte l’actualité de l’égalité dans les médias, propose une alternative aux codes de genre et se mobilise pour éduquer les réfractaires. Georgette
Sand souhaite encourager la présence et la prise de parole féminines dans les médias et plus généralement sur le devant de la scène. Car faut-il vraiment s’appeler George pour
être prise au sérieux ?

Le Centre Hubertine Auclert, centre francilien de ressources pour l’égalité femmes-hommes est un organisme associé de la région Ile-de-France qui regroupe plus de 110
membres (associations, collectivités locales et syndicats) et produit de nombreux outils d’analyses (études, actes, évènements…) sur la thématique femmes-hommes.
L’observatoire régional des violences faites aux femmes est intégré au Centre Hubertine Auclert depuis 2013.

Manifeste

Chaque année, 139,4 milliards d’euros* sont dépensés pour éduquer et transmettre un savoir faire et des connaissances à des millions de mains et de têtes laborieuses. Pourtant, cet investissement est gâché : en entreprises, associations et administrations, le pouvoir reste très majoritairement réservé aux hommes. Cette exclusivité influe sur la hiérarchie, les salaires, et la possibilité de valoriser les compétences des femmes. Femmes qui disposent de moins de 30% du temps d’antenne dans les médias où elles restent cantonnées à des rôles de victimes ou de témoins, sans accéder au statut d’expertes.

Serait-ce l’insuffisance de modèles féminins et l’omniprésence des hommes blancs, bien portants et aux cheveux gris qui empêchent les femmes de massivement accéder aux postes à responsabilités ?

OUI ! C’est notre conviction profonde.

La présence des femmes se raréfie dès lors que le prestige, le salaire et les responsabilités croissent. Les quelques femmes de pouvoir servent de faire-valoir alors que les statistiques de sous-féminisation sont accablantes. Celles qui arrivent à occuper une place à hauteur de leurs compétences après un parcours digne de Beatrix Kiddo dans Kill Bill, pensent souvent que les méritantes suivront aisément leur voie. C’est sous-estimer la force des réseaux masculins qui leur permettent de truster les places d’influence. Tant que la méritocratie n’aura pas pris le pas sur l’entre soi, les femmes devront sortir le sabre pour être reconnues.

Alice Guy
On nomme souvent les frères Lumière ou Georges Méliès pour évoquer la genèse du cinéma, n’oubliez plus Alice Guy, qui à la fin du XIXe siècle a réussi à se faire une place au sein du 
gotha du cinéma naissant. Femme indépendante, talentueuse et 
incroyablement avant-gardiste, elle est persuadée que l’on peut faire 
autre chose que filmer la réalité. Elle propose à Léon Gaumont le 
premier scénario de la maison Gaumont. Elle fait alors entrer la fiction
 dans le cinéma et devient la première femme réalisatrice et productrice
 au monde en mars 1896 avec La fée aux choux. Scénario après 
scénario, tournage après tournage, elle devient une cinéaste alors que 
le terme n’existe pas encore (il est attribué à Louis Delluc en 1920). « Votre
 recommandation est excellente mais c’est un poste important, j’ai peur 
que vous soyez bien jeune », aurait déclaré Léon Gaumont le jour de sa 
rencontre avec Alice Guy Blaché. Du haut de ses 21 ans, elle lui 
répondit : « Oh ! Mais ça me passera ». C’est ainsi qu’en mars 1894, 
Alice Guy Blaché devient la secrétaire de Léon Gaumont.

Alice Guy, première réalisatrice de films

Valentina
 Terechkova (née en 1937) est détentrice de deux records encore en 
vigueur : celui de la plus jeune cosmonaute de l’Histoire et du plus 
long voyage solitaire effectué par une femme (une mission de 70 heures et 41 minutes exactement, soit 48 orbites autour de la Terre et trois sacs à 
vomi). Malgré sa reconnaissance 
et son engagement politique, elle reste peu souvent citée, tant par les 
Occidentaux que par les Soviétiques dans le Panthéon de la conquête 
spatiale. Les femmes sont aujourd'hui un peu plus 
d'une cinquantaine contre 400 de leurs homologues masculins à s’être 
envoyé en l'air.

Valentina Terechkova, cosmonaute

run-eat-study-repeat:

congenitaldisease:In 1967, Kathrine Switzer was the first woman to enter and complete the Boston Marathon as a numbered entry. She registered under the gender-neutral name of “K.V. Switzer”. After realizing that a woman was running, race organizer Jock Semple went after Switzer shouting, “Get the hell out of my race and give me those numbers.” however, Switzer’s boyfriend and other male runners provided a protective shield during the entire Marathon. These photographs taken of the incident made world headlines.

inspiration

Kathrine Switzer en 1967 au Marathon de Boston, première femme à y participer et à le terminer. Sur ces photos l’organisateur tente de la chasser mais ses amis la défendent.

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