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Humanité, musique et communication. Renaud Capuçon et Khatia Buniatishvili

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Renaud Capuçon & Khatia Buniatishvili: Grieg, Sonata for Violin and Piano No.3 (from the album: Franck, Grieg, Dvořák)

Ecoutez le violoniste et la pianiste raconter comment et pourquoi ils apprécient de jouer ensemble et partagent les joies de l’interprétation commune de courtes pièce Franck, Grieg et  Dvorak

« On se parle, on dialogue ensemble Bien sûr qu’on est de pays différents, qu’on est d’éducation différente mais ce qui est formidable et assez incroyable en musique c’est justement qu’un homme et une femme de deux pays différents de deux personnalités différentes arrivent à correspondre comme une seule personne dans l’interprétation d’une oeuvre …dans la même direction, de donner aux notes le même sens ».

Partout dans le monde et à travers les âges, la musique a réuni des gens différents que la politique avait séparés ou monté les uns contre les autres.

Un exemple fameux est celui des musiciens juifs chassés d’Europe par l’antisémitisme à partir des années 30 qui ont découvert les musiciens noirs de Harlem repoussés dans les ghettos par les blancs. Les juifs de formation classique ont été enthousiasmés par la musique « nègre », de la musique avant tout. Benny Goodman a été le premier chef d’orchestre à intégrer des musiciens noirs dans sa formation qui connut un énorme succés et fit connaître ainsi la musique des ghettos.

C’est en juillet 1935 que naît le Benny Goodman Trio, grâce à l’arrivée de Teddy Wilson. Rejoint par Lionel Hampton en août 1936, il devient le Benny Goodman Quartet.

En formant ces petits groupes, Benny est un des premiers musiciens blancs à embaucher, à une époque où sévit une ségrégation raciale, des musiciens noirs. Le premier est le pianiste Teddy Wilson en 1935. Suivent levibraphoniste Lionel Hampton, le guitariste Charlie Christian et le trompettiste Cootie Williams (ces deux derniers musiciens font également partie du big band).

« 

Benny Goodman, clarinet; Lionel Hampton, vibes; Teddy Wilson, piano; Gene Krupa, drums. With George Duvivier on bass. Hey, that Lionel Hampton’s gotta be the King of Swing!

La musique est un merveilleux moyen de réunir les humains en leur donnant envie de faire la paix. C’est la démarche de Daniel Barenboïm qui rassemble des musiciens palestiniens et israéliens.http://www.danielbarenboim.com/journal/wagner-israel-and-the-palestinians.html

http://fr.timesofisrael.com/daniel-barenboim-veut-promouvoir-la-paix-au-proche-orient/

Le son donne une énergie extraordinaire, c’est un peu comme le soleil

joutée le 17 juil. 2012

Depuis 1942, la vie de Daniel Barenboim est un véritable roman dont le présent chapitre s’intitule West Eastern Divan Orchestra. A la tête de cette formation symbolique réunissant de jeunes musiciens juifs et arabes, le chef d’orchestre et pianiste livre ses idées politiques mais aussi musicales. Rencontre.

Les années ont beau défiler, le rythme de Daniel Barenboim n’est pas prêt de baisser… A l’aube de ses 70 ans qu’il fêtera le 15 novembre prochain, le chef d’orchestre et pianiste aux quatre passeports — argentin, israélien, espagnol et palestinien — n’a jamais été aussi actif, au disque comme à la scène. Au cœur de cette intense activité où l’on trouve tout de même la direction musicale du Staatsoper et de la Staatskapelle de Berlin mais aussi celle de la Scala de Milan, un projet semble l’habiter plus que tous les autres : le West Eastern Divan Orchestra qu’il a fondé en 1999 avec Edward Saïd, intellectuel palestino-américain disparu en 2003. A la tête de cette formation ô combien symbolique réunissant de jeunes musiciens juifs et arabes, originaires notamment d’Israël, de Syrie, du Liban, d’Égypte et de Jordanie, Barenboim parcourt le monde et enchaine les enregistrements dont une récente intégrale des symphonies de Beethoven chez Decca. Mais derrière le message de paix et de dialogue véhiculé par cette phalange atypique, le maestro s’applique à offrir un véritable projet musical. Pour celui qui donna son premier récital dans sa ville natale de Buenos Aires à seulement 7 ans, croisa la route des plus illustres musiciens du XXe siècle (Furtwängler, Rubinstein, Fischer, Markevitch, Klemperer, Boulez, Messiaen, Nadia Boulanger…) et visita un grand nombre de répertoires (Mozart, Brahms, Mendelssohn, Chopin, Tchaïkovski, Schubert, Bruckner, Schumann, Wagner, Mahler, Villa-Lobos, Bach, Albéniz, Debussy, Messiaen, Strauss, Liszt, Saint-Saëns, Fauré, Verdi, Bartók…), cette aventure est un moyen supplémentaire de vivre pleinement son oxygène à lui : la musique. Le 13 juillet, deux heures avant de monter sur scène pour diriger ce West Eastern Divan Orchestra dans la Neuvième de Beethoven dans le cadre lui aussi symbolique des jardins du Château de Versailles (la pluie diluvienne aura raison d’un concert finalement annulé), Daniel Barenboim revient sur ce que lui apporte son jeune ensemble mais aussi les origines de la verve, de l’envie et de l’énergie qui l’habitent toujours en 2012.

Propos recueillis par Marc Zisman

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