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La croix gammée et le turban, la tentation nazie du grand mufti » de Heinrich Billstein commenté par Véronique Chemla

Ce jour enfle une polémique au sein de la communauté juive à propos du rappel par le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, discours du 20/10/2015 au 37ème congrés sioniste, de la collusion criminelle antisémite génocidaire entre Hitler et lgrand-mufti Mohammad Amin al-Husseini.

Je vous confie ce remarquable article de Véronique Chemla, très sérieusement et complètement documenté sur cette collaboration visant à exterminer le peuple juif pour l’empêcher de s’installer en Palestine.

Je rappelle que si cette collaboration criminelle est l’objet de polémiques, elle circule depuis longtemps au sein des populations juives et non juives soucieuses de connaître la réalité des faits.

La Connectrice

VENDREDI 22 MAI 2015 http://www.veroniquechemla.info/2009/12/la-croix-gammee-et-le-turban-de.html

« La croix gammée et le turban, la tentation nazie du grand mufti » de Heinrich Billstein

La chaîne franco-allemande Arte a diffusé le documentaire intéressantLa croix gammée et le turban, La tentation nazie du grand mufti (Turban und Hakenkreuz, Der Großmufti und die Nazis),documentaire de Heinrich Billstein. Un film centré sur le grand mufti de Jérusalem Haj Mohammad Amin al-Husseini(1897-1974) et abordant un sujet tabou, méconnu : les alliances, fondées sur des affinités idéologiques et l’antisémitisme, entre cet important dirigeant musulman et ses homologues nazis avant – première rencontre avec Hitler le 28 novembre 1941, à Berlin – et pendant la Seconde Guerre mondiale. Lors de la fête de Chavouot en 1941 a éclaté le Farhud, pogrom contre les Juifs à Bagdad, scellé par l’alliance entre les Nazis et les Arabes musulmans, notamment le grand mufti de Jérusalem al Husseini qui s’était installé dans l’Irak pro-nazi, et qui a contribué à l’exode des Juifs irakiens de leur terre natale où ils vivaient généralement depuis des siècles.

Ce documentaire s’ouvre sur des images d’actualités allemandes de 1941 : la rencontre souriante entre le führer Adolf Hitler et legrand-mufti Mohammad Amin al-Husseini, « grand représentant du nationalisme arabe. En Palestine, il est juge suprême et grand argentier. Son nationalisme lui vaut la haine des Britanniques qui ont mis sa tête à prix pour 25 000 livres ».

Hitler déclare alors à al-Husseini qu’après la victoire du IIIe Reich contre l’Angleterre et l’URSS, l’Allemagne visera la destruction des Juifs vivant dans «  la sphère arabe sous la protection britannique » et al-Husseini déclenchera des «  opérations arabes qu’il aura secrètement préparées ».

L’antisémitisme du « glaive de l’islam »

Surnommé « le glaive de l’islam », Mohamed Amin al-Husseini est né en 1895 dans une famille influente de Jérusalem. Pendant la Première Guerre mondiale, il combat jusqu’en 1917 aux côtés des Ottomans alliés à l’empire allemand.

A 23 ans, « opposé à l’immigration juive, politicien ambitieux et brillant orateur »,Mohamed Amin al-Husseini «s’impose comme un des leaders du nationalisme arabe ». Ajoutons qu’il milite alors, et jusqu’en 1920, année du début du mandat de la France sur la Syrie, pour le rattachement de la « Palestine » à la Syrie. Ainsi, dans laphotographie ci-contre, les Arabes de la Palestine mandataire défilent à Jérusalem en mars 1920 contre l’immigration juive et pour le « pansyrianisme » : la « Palestine » est alors présentée tactiquement comme une province méridionale de la Syrie. Et ce, afin de lutter contre le sionisme.

En 1921, les Britanniques « le nomment grand mufti de Jérusalem malgré son jeune âge, 24 ans, et sa formation théologique plutôt rudimentaire. Il porte également le turban des théologiens et juristes… De quoi faire honneur à une famille qui revendique une descendance directe du prophète Mahomet ». Mohamed Amin al-Husseini nomme ses affidés aux postes clés.

En 1931, il organise le congrès mondial islamique. « A partir de là, la question palestinienne devient la cause de tous les Arabes et de tous les musulmans».

Mohamed Amin al-Husseini «était très violent, cruel et impitoyable. Il a tué tous ses rivaux au sein de la société palestinienne. Il considérait toute opinion différente de la sienne comme une trahison et y répondait par la violence », se souvient Uri Avnery, membre de l’Irgoun.

Mohamed Amin al-Husseini « rêve de diriger une grande Arabie et une Palestine débarrassée des juifs ». Né à Jérusalem en 1918, émissaire de l’Agence juive, Aharon Cohen l’a vu « de loin à la mosquée. Il incitait ouvertement à la haine contre les juifs… Il avait un grand charisme ».

Le terme « tentation » est inadéquat. Il s’agit d’une alliance précoce : fin mars 1933, le grand mufti affirme au consul d’Allemagne en Palestine sous mandat britannique que « les musulmans approuvent le nouveau régime. Il souligne la nécessité de combattre l’influence néfaste des juifs dans l’économie et la politique ». Rappelons que le 30 janvier 1933 Adolf Hitler est devenu chancelier d’Allemagne.

Ses affinités avec le nazisme sont profondes, et non pragmatiques, non motivées par un ennemi commun : « l’ennemi nazi de mon ennemi britannique est mon ami ». Elles sont cimentées par l’antisémitisme : dès avril 1933, le grand mufti demande à l’Allemagne « de ne plus envoyer ses Juifs en Palestine ». Il souhaite « bâtir une alliance durable».

Il déclare : « Les principes de l’islam et ceux du nazisme présentent de remarquables ressemblances, en particulier dans l’affirmation de la valeur du combat et de la fraternité des armes, dans la prééminence du chef, dans l’idéal de l’ordre ».

Il obtient « le soutien notamment financier des SS », en particulier pour la grande insurrection de 1936. Des relations secrètes se poursuivent.

Une participation active et protéiforme à la guerre et à la Shoah

« Il faisait des discours incendiaires pour éveiller les consciences : ‘Nous risquons de perdre la mosquée al-Aqsa et les lieux sacrés de l’islam’ », déclare Nasr ad-Din an-Nashashibi, écrivain.

« Face à tant de haine, la vie devenait très difficile pour nous », précise Aharon Cohen.

A Jérusalem « et dans d’autres villes, les Juifs fuient leur maison pour avoir la vie sauve… Certains émeutiers arabes portent la croix gammée».

En octobre 1937, recherché par les Britanniques en raison de l’assassinat d’un haut responsable britannique, le grand mufti fuit au Liban. Il continue à « orchestrer les émeutes ».

Fin 1940, quand les avions italiens et allemands bombardent les positions britanniques, tel le « port de Haïfa où débouche l’oléoduc acheminant le pétrole irakien », le grand mufti ne s’en émeut pas. « Au contraire, il va conseiller aux Allemands de bombarder Jérusalem… »

Il se trouve alors en Iraq, où il fomente un putsch pronazi, et propose «un soutien de guerre actif » à Hitler dès janvier 1941.

David Ben David, volontaire dans l’armée britannique, soldat de la Brigade juive, s’est engagé en mai 1941 « parce que les Nazis persécutaient nos familles en Europe et qu’il fallait que quelqu’un s’oppose à ces criminels, alors que les Allemands étaient à l’apogée de leur pouvoir. Seuls les Britanniques combattaient alors les Nazis… Les Arabes aiguisaient déjà leurs couteaux pour égorger les juifs avec l’aide des Allemands, des nazis. C’était vraiment la panique ». En 1942, leYichouv, ensemble des Juifs vivant en Palestine mandataire, est menacé au Sud par les chars de Rommel, à l’Ouest par les Allemands qui occupent la Grèce et la Crète, et à l’Est par des troupes allemandes du Caucase qui se dirigent vers Jérusalem, via l’Iraq.

La bataille de Stalingrad (17 juillet 1942-2 février 1943) et l’offensive du général Montgomery à al-Alamein (1942) marquent des défaites capitales du IIIe Reich.

Parrain de l’Institut central islamique de Berlin, le grand mufti voit son utilité croître pour les Nazis. Il « prêche la guerre sainte contre les juifs à la radio allemande. Il promeut sans relâche le régime nazi auprès des musulmans non arabes et tente de convaincre Indiens, Ouighours, Caucasiens Tatars de Crimée à s’engager au côté des Allemands… Il se fait grassement payer chaque service rendu par le ministère des Affaires étrangères et la SS… Ses prêches enflammés dans l’unique mosquée de Berlin mêlent habilement antisémitisme religieux et racisme, mettant ainsi l’islam au service de ses ambitions politiques… La plupart des musulmans allemands adhèrent » à son discours. Ajoutons le grand écho de la propagande nazie en Arabe écoutée avec attention par les auditeurs Arabes réunis à cet effet dans les cafés de la Palestine mandataire.

Dans ses émissions radiophoniques à Berlin, al-Husseini incite « à tuer les Juifs où qu’ils se trouvent. C’est la volonté de Dieu ». 

Début 1942, Adolf Eichmann lui révèle la Solution finale. Impressionné, le grand mufti envoie à l’été 1942 une délégation visiter le camp de concentration d’Oranienburg-Sachsenhausen. En 1943, son ami Heinrich Himmler, chef des SS, l’informe : « A ce jour, nous avons exterminé environ trois millions » de Juifs. Le grand mufti exhorte les autorités de Hongrie, Bulgarie et Roumanie à inclure les enfants Juifs dans la Solution finale. Et l’obtient.

Il « participe à la création de la division SS Handschar, appelée ainsi en référence à une épée orientale. A cette occasion, les nazis inventent le néologisme de « musulgermain ». L’unité comptera jusqu’à 20 000 hommes ». Al-Husseini est chargé de la formation culturelle et philosophique de ces soldats qui jurent d’obéir jusqu’à la mort à Hitler et de « rapprocher le monde germain et le monde arabe. Himmler lui accorde mollahs et imams pour encadrer les troupes ». Il les choisit et les forme dans une école particulière.

Son antisémitisme imprègne le pamphlet Islam i židovstvo(Islam et Judaïsme) destiné aux musulmans bosniaques engagés dans les SS. En 2015, Boris Havel a traduit ce texte en anglais pour le Middle East Quaterly.

Le 2 novembre 1943, al-Hussein harangue des milliers de manifestants musulmans à Berlin, en les exhortant à « expulser les Juifs des pays arabes« .

Il projetait de construire secrètement des camps d’extermination pour tuer les Juifs dans les pays Arabes et en Palestine mandataire, notamment près de Sichem (Naplouse).

A bord d’un avion allemand, il gagne la Suisse qui le remet à la France. Craignant que la France lui permette de fuir le tribunal de Nuremberg, un groupe de soldats Juifs songe à le tuer. Mais la crainte de violences contre les Juifs vivant dans des pays majoritairement musulmans les dissuade d’agir.

En mai 1946, le grand mufti fuit la France et se rend au Caire (Egypte) sous une fausse identité.

Il est refoulé par les Britanniques de la Palestine mandataire.

En 1947, le grand-mufti Mohammad Amin al-Husseini refuse la partition onusienne de cette Palestine sous mandat britannique – un Etat Juif, un Etat Arabe et une zone internationale (corpus separatum) incluant Jérusalem – et il rallie les armées arabes pour lutter contre l’Etat d’Israël renaissant.

Avant l’ouverture du procès Eichmann, installé à Beyrouth, il nie touteresponsabilité dans la Shoah. Il prétend même n’avoir jamais rencontré l’organisateur principal de la Solution finale.

Etonnantes carences informatives

C’est exceptionnel que la télévision française diffuse en prime time un documentaire historique sur « le grand mufti de Hitler ».

Se fondant sur des « biographies récentes », le réalisateur présente des archives rarement vues, voire inédites, et a choisi d’interroger des témoins ou acteurs. Certes, leurs interviews sont intéressantes et révélatrices : dans son intérieur cossu décoré de la photo de son père, Amina al-Husseini, la fille du grand mufti, n’émet aucune critique. Nasr ad-Din an-Nashashibi, écrivain, déplore ce « triste jour », la défaite du maréchal Rommel. Fuad Mujakić, imam de la division Handschar, rappelle : « Pour tenter de rassurer mes camarades, je leur expliquais que… tout musulman qui perdait la vie au combat pour l’islam serait un shahid, un martyr. Ils savaient ce que cela signifiait ».

Cependant, l’absence de contrepoints par des historiens manque à ce documentaire. Certains chiffres auraient mérité d’être cités : par exemple, plus de 100 000 musulmans européens ont combattu pour l’Allemagne nazie, dont dans une division SS en Bosnie.

Et que d’oublis !

Rien sur les pogroms commis à l’instigation d’al-Husseini : massacresde 67 Juifs et pillages des maisons juives et synagogues à Hébron le 24 août 1929, à Safed,  à Jérusalem, etc. Dans Le juif errant est arrivé, Albert Londres  décrit la barbarie des assassins à Hébron ce 24 août 1929 : « Ils coupèrent les mains, ils coupèrent les doigts, ils maintinrent des têtes au-dessus d’un réchaud, ils pratiquèrent l’énucléation des yeux. (…) Sur les genoux de Mme Sokolov, on assit tour à tour six étudiants de la Yeshivah [école religieuse juive] et, elle vivante, on les égorgea. On mutila les hommes. Les filles de treize ans, les mères et les grands-mères, on les bouscula dans le sang et on les viola en chœur ».

Le grand mufti al-Husseini joua un rôle dans le farhud, pogrom les 1er-2 juin 1941, à Bagdad (Iraq) : 175 Juifs tués, mille Juifs blessés, 900 maisons juives détruites, des biens Juifs pillés, etc.

Rien sur l’origine de la fortune personnelle – or et dollars – du grand mufti placée pendant la Deuxième Guerre mondiale dans des banques suisses : l’argent de Juifs spoliés.

Rien sur le rôle de la France qui évita son extradition et lui permit de s’évader pour fuir en Egypte en 1946.

Rien sur ses relations avec les Frères musulmans, mouvementislamiste fondé en 1928 par Hassan El Bana, dont l’un des petits-enfants est Tariq Ramadan, et aux nombreuses ramifications, dont le Hamas.

Rien sur les nazis promus après guerre conseillers de dirigeants arabes dont le grand mufti était proche. Citons notamment Nasser.

Rien sur les liens entre nazisme et islamisme.

Rien sur le négationnisme et le révisionnisme virulents dans le monde musulman, notamment dans l’Autorité palestinienne (AP) dirigé par Mahmoud Abbas (Abou Mazen), auteur d’une thèse révisionniste. Le 27 avril 2014, Mahmoud Abbas (Abou Mazen) a déclaré, en anglais et en arabe, et peu après la signature d’un accord avec le Hamasmouvement terroriste islamiste, et peu avant Yom HaShoah : « Ce qui est arrivé aux Juifs durant l’Holocauste est le crime le plus odieux qui soit survenu contre l’humanité pendant l’ère moderne ». Certains estiment à tort que cette déclaration serait nouvelle et romprait avec les propos précédents du dirigeant de l’Autorité palestinienne. Or, celui-ci n’a pas nié la Shoah dans sa thèse soutenue en Union soviétique (1982) et dans son livre (1984), il a allégué de manière infondée que les Juifs sionistes ont été complices des Nazis dans la commission de la Shoah, dont il doute du nombre de victimes Juives. Et l’Autorité palestinienne persiste à diffuser des émissions négationnistes, à nier dans ses manuels scolaires la Shoah et à refuser d’évoquer l’alliance et la complicité entre le grand mufti de Jérusalem al-Husseini et Hitler dans la Solution finale.

Aucune interview de Leila Shahid, petite-nièce du grand mufti, ancienne représentante de l’AP en France et actuelle représentante de l’AP auprès de l’Union européenne (UE).

Rien sur le rôle du grand mufti dans la création de l’OLP (Organisation de la libération de la Palestine) dont le but est la destruction de l’Etat Juif et longtemps dirigée par Arafat dont il fut le mentor…

De plus, ce documentaire use parfois d’une terminologie partiale : «esplanade des mosquées » au lieu de ou avec « mont du Temple », «Jérusalem, 1917, la Palestine est sous domination ottomane » – ce qui suggère à tort que la Palestine a existé comme Etat (souverain) – au lieu de « Jérusalem, 1917, Eretz Israël est sous domination ottomane », ou « à partir de 1933, la situation s’envenime avec l’arrivée massive de juifs allemands fuyant les Nazis » au lieu « de nombreux Arabes de la Palestine mandataire refusent l’arrivée massive de juifs allemands fuyant les Nazis », etc.

Par ailleurs, ce film véhicule le mythe « islamiquement correct » et dangereux de la « coexistence pacifique sous la férule musulmane ».

Enfin, on peut regretter que l’action menée par le grand mufti al-Husseini contre l’Etat d’Israël dans les enceintes internationales n’aient pas été évoquées : ralliement dès les années 1950 des pays non-alignés à la politique d’isolement et de stigmatisation de l’Etat Juif, etc.

Avec ses lacunes et partis pris, ce remarquable documentaire présente le grand   mérite de traiter d’un sujet tabou, même pour Arte qui dénature le titre en l’affaiblissant et ne transmet à la presse aucun visuel sur les rencontres entre le grand mufti et des dirigeants nazis.

A noter la notice biaisée de présentation du documentaire dans la version papier du Parisien TV Magazine : « Défenseur de la cause panarabe dès les années 1920, Amin al-Hussein lutte contre l’émigration des juifs organisée par les Britanniques dans son pays, la Palestine ». C’est nier le lien historique, biblique entre les Juifs et Eretz Israël, et donc la légitimité de l’Etat d’Israël. Le terme Palestine a été instrumentalisé dès son origine : après la révolte du patriote juif Bar Kokhba vaincu par l’empereur romain Hadrien en 135, les Romains veulent détruire en Judée tout souvenir d’histoire juive, y compris les noms de Judée et de Jérusalem. Ils nomment Jérusalem Ælia Capitolina, et, pour nommer ce territoire, ils forgent le terme « Palestine » à partir du mot Philistins, anciens ennemis des Hébreux et disparus (préhistoire). Le vocable « Palestine » désigne des territoires dont le périmètre a varié selon les périodes.

La notice de ce magazine occulte l’antisémitisme du grand mufti, son alliance avec les Nazis et sa participation à la Shoah, les Livres blancspubliés par les Britanniques et réduisant le nombre d’émigrants Juifs autorisés à émigrer en Palestine mandataire, etc. Une question demeure : al-Husseini a-t-il lutté pour « la Palestine » ou souhaitait-il recréer uncalifat ?

La croix gammée et le turban, la tentation nazie du grand mufti  (Turban und Hakenkreuz, Der Großmufti und die Nazis) de Heinrich Billstein. Allemagne, 2009. 53 minutes
Diffusions les 9, 12 décembre 2009 à 14 h et 15 décembre 2009 à 9 h 55, 11 décembre 2012 à 10 h 35

La croix gammée et le turban 1/3
La croix gammée et le turban 2/3
La croix gammée et le turban 3/3

Photos :
Portrait du Grand Mufti Mohammed Amin al-Hussein et le Grand Mufti Mohammed Amin al-Hussein lors d’une rencontre avec les chefs islamistes. © NDR-Said Ibraihim al-Husaini.

Autres photos : © DR

Pour en savoir davantage :

Matthias Küntzel, Jihad et haine des juifs, le lien troublant entre islamisme et nazisme à la racine du terrorisme international. Préface de Pierre-André Taguieff. L’œuvre éditions, 2009. 180 pages. ISBN : 978-2-35631-040-8

Martin Cüppers et Klaus-Michael Mallmann, Croissant fertile et croix gammée, le IIIe Reich, les Arabes et la Palestine. Traduit de l’allemand par Barbara Fontaine Ed. Verdier, 2009. 352 pages. ISBN : 978-2-86432-591-8

Cet article a été publié une première fois le 8 décembre 2009 et modifié le 17 mai 2015.

Il a été republié les :
– 18 novembre 2011 et 6 septembre 2012, 21 avril 2013 à l’occasion de ladiffusion le 19 novembre 2011, puis les 9, 12, 18 et 24 septembre, 1er et 17 octobre, 10 décembre 2012, les 21 avril 2013 à 20 h 35, 24 et 30 avril 2013 surHistoire TV du volet de la série Les collaborateurs des Nazis consacré au grand mufti de Jérusalem, Amin al-Husseini ;
– 22 août 2013 à l’approche de la commémoration du massacre de 67 Juifs et des pillages des synagogues et maisons Juives à Hébron le 24 août 1929 à l’instigation d’al-Husseini ;
– 9 octobre 2013 après le discours du Premier ministre israélienBinyamin Netanyahu le 6 octobre 2013 à l’université Bar Ilan rappelantles liens étroits entre le mouvement national « palestinien », notamment le grand mufti al-Husseini, et les dirigeants nazis ;
– 28 novembre 2013, 29 avril et 29 novembre 2014 2014 ;
– 3 juin 2014. Lors de la fête de Chavouot en 1941 a éclaté le Farhud, pogrom contre les Juifs à Bagdad, scellé par l’alliance entre les Nazis et les Arabes musulmans, notamment le grand mufti de Jérusalem al Husseini qui s’était installé dans l’Irak pro-nazi, et qui a contribué à l’exode des Juifs irakiens de leur terre natale généralement depuis des siècles.

PUBLIÉ PAR VÉRONIQUE CHEMLA LE 5/22/2015 02:07:00 PM

LIBELLÉS : ANTISÉMITISME, ARABES, AUTORITÉ PALESTINIENNE, DHIMMITUDE, FILM, ISLAM, ISRAËL, JIHAD,JUIFS, MUSULMANS, NAZIS, NÉGATIONNISME, PALESTINIENS,RÉVISIONNISME, SHOAH, TERRORISME, TÉLÉVISION

10 COMMENTAIRES:

  1. Haim9 décembre 2009 09:08Répondre
  2. bon article mais comporte trop de parti pris pro israelien (et je suis sioniste) mais ce genre d’article vous decredibilise et vous fait passer pour une extremiste (malheureusement car on a besoin de rééquilibrage face a une presse pro palestinienne).Exemple on ne peut reprocher à ce reportage d’appeler ce pays la palestine puisque c’était son nom!Même les juifs étaient des juifs palestiniens.Et je ne vois pas en quoi il est partial de dire que « à partir de 1933, la situation s’envenime avec l’arrivée massive de juifs allemands fuyant les Nazis » puisque c’est la verité qui fait partie de l’histoire etc…
  3. Anonyme9 décembre 2009 13:11Répondre
  4. http://aval31.free.fr
    la bibliothèque proche orientale
    le plus gros site au monde (livre documents photos) sur le….nazislamisme
  5. l9 décembre 2009 13:16Répondre
  6. Il y a forte à parier que le mufti faisait partie d’un plan d’ensemble des frères musulmans dont il était membre afin de créer un point de friction permanent avec l’occident dans cette région.Cette vision machiavélique de long terme qui aujourd’hui grâce à la passivité d’Israël est un succès complet est toujours oubliée par les occidentaux surtout les juifs, certainement à cause d’une forme répugnante de racisme.
  7. Botturi10 décembre 2009 07:43Répondre
  8. chère madame
    tout comme Haim, je suis désolé de voir que vous utilisez ce que vous reprochez, à savoir une terminologie partiale et je vous le dis sereinement car je suis Juif et sioniste comme pourrez le vérifier en visitant mes sites. Si vous voulez être précise, en 1917 il n’y avait ni Palestine, ni Israel mais le Sandjak de Jérusalem.
    Par ailleurs les Juifs du Yishouv se disaient palestiniens à partir de la nouvelle dénomination donnée par la SDN.
    Les références bibliques sont certes intéressantes en débat interne mais nulles et non avenues en terme de droit international.
    Par ailleurs il n’y a aucun islamiquement correct à déclarer que sous l’administration ottomane Juifs et Arabes coexistaient pacifiquement, c’est un FAIT. Il faut savoir que les autorités ottomanes encourageaient les implantations juives car elles étaient un facteur de stabilité et de développement économique dans le Sanjak et donc sources de recettes fiscales.
    Quant à votre connaissance de l’histoire de notre peuple dans l’antiquité elle est plus qu’approximative. En 135 c’est la province de Judée qui est « liquidée », province qui ne comprenait que 600 000 Juifs …que faites vous des 10 à 12 millions de Juifs répandus dans les empires romains et parthes ????
    communautés riches de convertis : égyptiens, grecs, cypriotes, araméens, yéménites, perses, latins, celtes, ibéres, éthiopiens….
    Seuls les juifs /judéens ont été l’objet de la guerre de 135, les autres communautés juives de l’empire romain n’ont pas été inquiétées.
    L’identité juive est multiple
    elle possède un fondement ethnique, une histoire nationale et une observance à dimension universelle…vouloir réduire l’identité juive à la seule identité de la Judée et des Juifs de Judée peut glisser vers des relents curieux…

Cordialement à vous
Bernard Botturi
http://www.facebook.com/bernard.botturi?ref=name
http://bernard-botturi.blog4ever.com/blog/article-352965.html
http://blog-de-bernard-botturi.over-blog.com/

  • Anonyme11 décembre 2009 08:52Répondre
  • Le livre de jean luc Aubarbier, Le chemin de jérusalem est aussi une bonne tentative de mettre en lumiere l’alliance entre Nazis et les islamistes.Il nous fait découvrir : la brigade Nord Africaine qui sème la terreur dans plusieurs départements français ; l’armée musulmane Bosniaque, la Handschar, qui s’entraine à Villefranche de Rouergue ; des membres de mouvements anticoloniaux et indépendantistes comme Belkacem Radjeff de l’étoile Nord Africaine, ou Mohammed el Maadi responsable du journal français “er rachid” ce qui signifie en français “le guide” en référence au Führer.
    Vous pouvez entendre l’auteur sur ce site;

http://luette.free.fr/spip/spip.php?article175

  • hohiss13 décembre 2009 10:01Répondre
  • merci de votre travail de documentation madame Chemla, certe, je suis d’accord avec nombre d’arguments de Haim et de Botturi, et j’irais volontier consulter leur sites respectifs, mais je comprends tout à fait votre volonté qui me semble légitime d’appuyer sur le fait que les Juifs ont toujours été chez eux au moyen-orient. de toute façons pour les nazislamistes, si Israel avait été fondé au pôle sud, ils auraient trouvé un lieu saint de l’Islam sous la calotte glacière pour contester la légitimité d’un état Juif et ahmadimachinchose menacerais tout pareil Israel de destruction par l’arme atomique.
  • Eliyahu m’Tsiyon11 janvier 2010 14:03Répondre
  • Chers Hayim, Botturi, et tout le monde.
    A l’apogee de l’Empire romain, les romains appelaient la Terre d’Israel par le nom Judee ou Province de Judee [Provincia IVDAEA]. L’empereur Hadrien changea le nom comme l’a dit Mme Chemla. Pour les Romains et les Grecs, la Judee [IVDAEA, IOUDAIA] etait toute la Terre d’Israel, y compris le Golan, la Galilee, la Samarie, la rive est du Jourdain, et le territoire de l’ancien royaume de Juda [le royaume du Sud], le nord du Neguev, etc. [consulter les livres du Pere Felix-Marie Abel, La Geographie de Palestine, et L’Histoire de Palestine].

En 1917, le nom « Palestine » etait un nom pour le pays accepte en Occident, parmi autres nom, tels Terre Sainte. Mais il n’etait pas le nom traditionnel du pays pour les Arabes et autres musulmans. A vrai dire, pour eux, le pays n’existait pas en tant que pays distinct. Pour les Arabes, le pays etait simplement une partie indistincte de Bilad ash-Sham [la Syrie ou la Grande Syrie]. Bien sur qu’un pays qui n’existait pas n’a pas de frontieres ni de confins.

Pendant la periode de dominion islamique en Israel [plus de mille ans], les Juifs (et chretiens) souffraient le statut humiliant de dhimmis en Israel comme ailleurs dans le domaine islamique, le Dar al-Harb. En fait, les Juifs etaient plus opprimes que les chretiens.

Botturi a raison de dire que le nom « palestine » n’etait pas courant pendant l’empire ottoman, mais est sorti avec l’etablissement du Foyer Juif National par la SDN. Neanmoins en outre du Sandjak de Jerusalem, le Neguev faisait partie de la vilayet de Sham [Damas] et le Nord [c-a-d la Galilee] faisait partie de la vilayet de Beirut.

  • dani ould25 avril 2014 23:54Répondre
  • Je suis un descendant d’un membre de la 13 ème division waffen ss Handschar de montage , j’en ai honte , que puis-je faire pour aider les juifs ??
  • Véronique Chemla26 avril 2014 23:57Répondre
  • Bonsoir,Vous n’êtes pas responsable des actes de ce membre de cette division SS.

    Il serait peut-être intéressant que vous établissiez ou contactiez un historien afin qu’il établisse les faits concernant ce membre de votre parentèle, et que cette division soit mieux connue.

    Cordialement,

  • Naibed16 juillet 2014 10:36Répondre
  • Il n’y a pas eu *une* mais bien *trois* divisions SS confessionnelles composées de volontaires musulmans, même si l’ Handschar fut la plus connue et la plus active! Outre la 13e division SS de montagne Handschar, il y avait la 21e division SS de montagne Skanderberg et la 23e division SS de montagne Kama.

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