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Le fanatisme de la bonne cause

Rosie Goldschmit Waldeck, journaliste politique a écrit « Athene Palace » entre 1940 et 1941, l’oouvrage a été publié pour la première fois en 1942 et a été réédité depuis en roumain, anglais et français.

L’Athénée Palace était ce grand hôtel de Bucarest (Roumanie) où se retrouvaient tout ce que le monde copttait de nazis et sympathisants nazis, de politiques, correspondants de presse, de conspirateurs, d’espions, de prostituées et de profiteurs.

Rosie sera envoyé à Bucarest par le magazine américain Newsweek. Elle y séjournera 7 mois et témoignera de ses observations dans son dernier ouvrage « Athénée Palace »

Réédition en français aux éditions De Fallois en 2014

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Plusieurs éditions roumaines et américaines en anglais

« Je me trouvais en face d’une dictature intellectuelle aussi totalitaire, aussi intolérante, aussi illogique que toutes les autres, la dictature de la Bonne Cause. Sa première loi consiste à nier les les faits et les conclusions, s’ils ne conviennent pas aux libéraux et à leurs partisans. Enfreindre cette loi revient à s’attirer un châtiment immédiat, psychologique et social, se traduisant par un ostracisme, des calomnies et la déformation de vos propos.
Les libéraux oublient que prôner l’idéal d’un monde meilleur est une chose, mais que ces valeurs n’ont rien à faire dans l’étude du monde tel qu’il est. Ils partent du principe que ce qui ne devrait pas être ne peut pas être. Moins les hommes et les événements correspondent à leur idéal, moins leur jugement sur ces hommes et ces événements devient fiable.
Et ceux qui refusent de jouer ce jeu, par stratégie ou pur sentimentalisme, deviennent victimes d’une sorte de terrorisme. Et le terrorisme ne rend les forces libérales ni plus fortes ni plus intelligentes. Au contraire, il se trouve seulement que la liberté de pensée est la pierre de touche du libéralisme. Dès l’instant où nous y renonçons, il ne reste plus grand-chose de la cause à défendre.

Je suis libérale non pas d’abord parce que je crois en un monde meilleur (fasciste et communistes y croient souvent eux aussi, et toutes les utopies se ressemblent étrangement), mais parce que je persiste à observer le monde intelligemment en essayant de le comprendre de façon dépassionnée, en profitant du beau, peu importe son étiquette, et en me moquant même de cette arrogante Dictature de la Bonne Cause. « Tu es folle, me prévient un ami, les libéraux ne te donneront plus jamais leur aval ! »

Cette idée consiste à toujours militer pour la liberté. Même si cela ne fait pas bon ménage avec la Dictature de la Bonne Cause. »

R.G. Waldeck (1898-1982) Athénée Palace (1942) Trad Française Editions de Fallois – 2014
Rosie Goldschmit Waldeck, née dans une famille de banquiers juifs à Manheim. Très éduquée et cultivée ; Ecrit le rapport de la conférence des nations à Genève, convaincue de l’inadéquation entre la politique et la réalité des peuples.
En 1928, périple de 4 mois en URSS. En 1931 se rend aux USA, journaliste pour revues et journaux américains. Continue ses voyages, observe la montée des extrêmes.
En 1940, elle arrive à Bucarest pour Newsweek, elle restera 6 mois à l’Athénée Palace, où se croisent tous les correspondants de presse, politiques européens, espions, nazis, …etc. Son livre paraitra en 1942.
Voici des extraits de son dernier chapitre .

Extrait du dernier chapitre cité par un internaute ici le 16/01/2016

Une réponse "

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