Flux RSS

Drapeau français interdit à Cagnes/mer ?

Pour trop de Français, le drapeau bleu-blanc-rouge est une tâche. Deux mamies viennent d’en faire l’expérience qui se sont vu reprocher de « dénaturer » la façade de leur immeuble en accrochant le drapeau national à leurs balcons.

Le drapeau tricolore est le symbole de la France et l’arborer est une manifestation de fierté et de patriotisme. Malheureusement, pour nombre de Français, c’est le pavillon du Front National, cette droite que la gauche s’obstine à diaboliser pour tirer les marrons du feu au détriment d’un patriotisme de bon aloi.

J’en ai fait la triste expérience le lendemain des attentats du 13 novembre 2015 quand j’ai réagi en distribuant de petits drapeaux français en disant « L’union fait la force’ ou « tous ensemble derrière le drapeau français ».  La plupart des français me regardaient avec méfiance et dégoût tandis que les étrangers étaient heureux d’accrocher ce petit drapeau à leur bonnet ou leur manteau, certains m’en redemandant pour leurs enfants ou leurs proches. Lire le compte-rendu de mon expérience ici

Permalien de l'image intégrée

https://www.francebleu.fr/infos/societe/deux-cagnoises-refusent-de-retirer-le-drapeau-francais-de-leur-balcon-1454883751

résidence Merryland II, au Cros de Cagnes, à deux pas de la plage

Dans son salon, Arlette montre alors une lettre du syndic J&E Noailly datée du mercredi 3 février. Anne-Marie a reçu la même. Il leur est demandé de retirer le drapeau français de leur balcon, rappelant qu’il est interdit de « modifier l’aspect » de la façade. C’est le choc. 

Arlette s’étonne d’ailleurs de la précision, « ce qui veut bien dire qu’il y a une antipathie profonde pour le drapeau français sinon ils auraient marqué drapeau tout court ! »…De son côté, Eric Noailly, l’auteur de la lettre se défend: « Compte tenu des derniers événements nous avons été tolérants et leur avons laissé la possibilité de laisser pendre leur drapeau en façade. Il était temps de revenir à la réalité et de se conformer au règlement de copropriété. » Et d’ajouter : « Vous pouvez regarder autour de vous et ne devriez pas voir beaucoup de drapeaux en façade ». 

A la suite des attentats du 13 novembre, deux mamies cagnoises avaient arboré le drapeau bleu blanc rouge à leurs balcons respectifs. Le syndic a jugé que pavoiser déparait la façade de l’immeuble, réglement de copropriété oblige.

Pourtant quand on voit la façade de l’immeuble (photo ci-dessus) on peut trouver qu’elle dépare la ville de Cagnes-sur-mer tant elle est moche …

Nous sommes bien loin du 30 juin 1878 quand Claude Monet peignait une rue Montorgueil riche des couleurs du drapeau national !

Claude Monet Rue Montorgueil Paris   Festival Of June 30 1878 canvas with Majestic Gold frame

source

Cette peinture a pour sujet la première fête nationale autorisée depuis la défaite de Napoléon III en 1870 et la reprise du pouvoir par les conservateurs. Célébrant l’Exposition Universelle de 1878, elle annonce aussi l’avènement de la IIIe République instaurée en France quelques mois plus tard. Les chroniqueurs ont relevé l’enthousiasme de cette journée du dimanche 30 juin où le drapeau tricolore triomphe dans les rues de Paris. Selon les Goncourt, même les corbillards emportant leurs morts au cimetière étaient pavoisés.
La rue est montrée, prise d’assaut par le peuple de Paris en liesse, en une vue plongeante, avec une forte perspective, le triangle sombre de la foule montant vers le triangle inversé du ciel. Posés d’une touche rapide, en flammèches de couleurs pures, les drapeaux flottent, claquent, se tordent et deviennent maîtres de l’espace. Dans ce milieu léger et instable, une banderole cache un « VIVE LA FRANCE » et un drapeau, « VIVE LA REP[ublique] ». On peut rappeler ici le mot du critique sur les impressionnistes (1876) :  « Ils prennent des toiles, de la couleur et des brosses, jettent au hasard quelques tons et risquent le tout ». Le succès de l’œuvre suivit celui de la fête : « musicale », elle fut achetée le 1er août par le compositeur Emmanuel Chabrier puis, après sa mort (1896), acquise par François Depeaux, donateur de la collection impressionniste du musée de Rouen.http://mbarouen.fr/fr/oeuvres/rue-saint-denis-fete-du-30-juin-1878

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :