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Mamans et mineures. Elles …les filles du Plessis

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http://www.lavoixdunord.fr/region/tourne-a-saint-amand-le-telefilm-elles-les-filles-ia27b36946n3372735?xtor=RSS-2

En 1971, les mineures enceintes, pour la plupart victimes de viol, étaient exclues des établissements scolaires et, si elles étaient « chanceuses » confinées dans les deux maisons maternelles qui existaient pour toute la France. Si quelques unes avaient la chance d’être soutenues par leurs parents, la majorité était jetée à la rue, une honte pour la famille et le voisinage qu’il fallait cacher pour l’honneur.

Fille mineure dans enceinte

http://fr.dreamstime.com/photo-stock-fille-mineure-dans-enceinte-image45400751

Quant aux géniteurs, très rares étaient ceux, souvent ados, qui assumaient leur paternité, surtout si la grossesse était issue d’un viol. A cette époque très peu de victimes osaient avouer le viol et porter plainte contre le violeur parce qu’elles se sentaient coupables avec le soutien de la société qui les persuadait que, si elles avaient été violées, c’est parce qu’elles l’avaient bien cherché. Il a fallu attendre 1992 pour que le viol soit puni de 15 ans de réclusion criminelle.

Le Mouvement féministe peut s’enorgueillir d’avoir contribué à la disparition de maisons de correction pour mineures enceintes et surtout d’avoir transformé leur statut de « fille-mère » en statut de « mère célibataire » pour bénéficier des mêmes droits que les mères mariées, pacsées ou accompagnées.

Pour autant, il existe toujours en France des mineures enceintes (à partir de 13 ans !) abandonnées par le géniteur, qu’il les ait violées ou non. Par contre les familles sont plus compréhensives, surtout quand il y a des allocations à la clef.

© Twentieth Century Fox France via AlloCiné / Film Juno de Jason Reitman.

http://www.caminteresse.fr/economie-societe/pourquoi-autant-davortements-chez-les-ados-119245/

Il n’empêche qu’une jeune fille a 5 fois plus de chances de mourir en couches ou d’avoir des complications qu’une femme adulte.

Au cours du débat qui a suivi le film, les intervenantes ont insisté sur l’importance de la prévention et de l’information sexuelles, autant pour les filles que les garçons, soit d’appliquer au moins la loi qui prescrit un minimum de 3 séances d’éducation sexuelle/an dans les établissements scolaires.La loi Aubry-Guigou du 4 juillet 2001 imposait trois séances par an d’éducation sexuelle, dans chaque milieu scolaire, entre le CP et l’âge de 16 ans. Pour Danielle Gaudry, co-responsable du Planning familial, cette loi n’est pas appliquée : « En réalité, même en classe de 4e ou de 3e, on arrive à peine à deux séances par an ! » Une situation qui a conduit le Planning familial a saisir le Conseil d’État sur le sujet.

Malgré l’invasion de la pornographie, du porno chic dans les pubs, les allusions sexuelles constantes dans les médias, le fait que les enfants ont tous vu un film porno à 11 ans, le harcèlement sexuel des filles et des femmes, les adultes hypocrites continuent à rejeter une information sociale, médicale et biologique saine dans les établissements scolaires.

La Connectrice

Encore 6 jours pour revoir en replay ce documentaire et le débat qui suit.

http://pluzz.francetv.fr/videos/elles_les_filles_du_plessis_,136528328.html

http://www.france3.fr/emissions/elles-les-filles-du-plessis/videos/replay_-_elles._les_filles_du_plessis_08-03-2016_1081418

Le téléfilm de Bénédicte Delmas, diffusé le mardi 8 mars sur France 3, a réussi à tenir la dragée haute à la série de TF1, “Person of Interest”, en attirant plus de 4,9 millions de téléspectateurs. Vous pouvez voir, ou revoir, l’histoire de la rébellion, en 1971, du foyer pour adolescentes enceintes du Plessis-Robinson, en replay sur le site de France Télévisions.

 

Amenées par des parents pétris de honte, Brigitte, Marie-France et Jacqueline rejoignent, en 1971, la Maison du Plessis. Dirigé d’une main de fer, l’établissement accueille des mineures enceintes. Recluses loin des regards, les pensionnaires découvrent que, sous une apparente hospitalité, l’institution les dépossède de leurs choix, déterminant leur avenir et celui de leur bébé. Avec la complicité d’une surveillante, les revendications et la rébellion s’ébauchent.

Inspirée de faits réels, cette fiction restitue le contexte des luttes féministes pour le contrôle des naissances et le droit à l’avortement, notamment des mineures. Prenant pour cadre l’année charnière 1971, la réalisatrice embrasse avec allant la combativité des résidentes du foyer du Plessis-Robinson, dont le soulèvement reçut l’appui des militantes du MLF. Malgré des effets mélodramatiques trop appuyés — musique larmoyante, ralentis démonstratifs —, cette peinture d’une France patriarcale, qui a légalisé la contraception quatre ans plus tôt mais tarde à publier les décrets d’application, saisit. Impressionnante de rudesse, Sandrine Bonnaire campe une directrice tout acquise à sa mission civilisatrice. Face à elle, Noémie Merlant, en fille du peuple en proie aux mauvais traitements et en butte aux préjugés, étincelle. — Hélène Rochette

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