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Environnement. Plastiques compostables, biosourcés ou biodégradables polluent aussi

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Le contenant comestible le plus ancien et le plus populaire. https://www.newstoprotect.axa/objectif-environnement/emballage-comestible-ne-s-emballe-pas

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Buvez et mangez-moi : récipient comestible à gauche http://blog.graphicstyle.fr/les-packagings-et-ecologie/

http://www.ecoconso.be/fr/content/ils-sont-bio-mes-plastiques

Le site « ecoconso » publie un dossier sur les plastiques dits « bio » ou « ok compost » qui conclue que les meilleures solutions pour éviter de polluer sont le recyclage ou la réutilisation de tous les produits en matière plastique, quel que soit leur étiquetage.

Il n’y a pour l’instant aucun emballage plastique réellement « écologique », la solution la plus radicale étant d’utiliser des contenants réutilisables et recyclables.

Le marketing veut nous faire croire que les sacs ou contenants recyclables produits à base de maïs auraient un impact nul sur l’environnement. Ce n’est pas exact car ils peuvent être produits à base de maïs OGM, de maïs assoiffé d’eau qui assèche les terres environnantes, de maïs nourri d’engrais et de pesticides.

Ce n’est pas tout, afin de les rendre esthétiques et malléables,  ces matières plastiques sont susceptibles de contenir des additifs (comme des phtalates, encres, colorants, agent de protection contre les UV, antioxydants ou retardateurs de flammes) qui ralentissent le processus de dégradation et peuvent être toxiques. Le devenir de ces additifs dans l’environnement est mal connu, mais ce n’est manifestement pas avec les bioplastiques que l’on va réduire la toxicité potentielle des plastiques. Ainsi, le bioPVC est aussi problématique que le PVC.

Contrairement aux idées reçues, les bioplastiques ne sont compostables que dans les composts industriels, pas dans les composts domestiques et ils ne sont pas plus biodégradables que les plastiques issus de produits pétroliers.

La conclusion du dossier est que pour être efficace en terme d’impact environnemental, la promotion de ces plastiques doit donc s’accompagner du développement des infrastructures permettant leur réelle revalorisation. Il reste de nombreux obstacles, notamment techniques, à lever.

En attendant, le nettoyage du milieu naturel est indispensable, mais les solutions techniques de type « nettoyage des océans », si elles semblent séduisantes, restent un pis-aller qui ne doit pas nous dédouaner de notre responsabilité en tant que consommateur. Il n’y a pas de plastique « bon pour l’environnement » et l’appellation biodégradable, compostable ou biosourcé ne doit en aucun cas être le prétexte à abandonner le produit dans la nature. La réduction à la source par le choix d’alternatives durables, la réutilisation, le recyclage… reste LA solution pour réduire l’impact environnemental des plastiques.

Quelques alternatives durables

On notera qu’en France, les supermarchés bio sont frileux pour proposer du vrac.

 

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