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Misogynie. Actes de guerre aux femmes (1)

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http://www.aidh-ong.org/?p=2006

Pakistan : « Battez légèrement » votre femme si elle refuse de coucher avec vous

Le Conseil de l’Idéologie islamique (CII) a rendu public cette semaine son projet de loi controversé en réponse à une législation progressiste adoptée en février au Pendjab, une province pakistanaise, accordant plus de droits et de protection aux femmes de cette province, la plus peuplée du Pakistan.

«Un homme devrait être autorisé à battre légèrement sa femme si elle refuse ses ordres et refuse de s’habiller tel qu’il le souhaite, décline des demandes de relations sexuelles sans justification religieuse, ou ne prend pas de bain après un rapport sexuel ou lorsqu’elle a ses règles», peut-on lire dans ce projet, dont des extraits ont été cités par les médias locaux.

Cette proposition a été accueillie vendredi par une vague de moqueries dans les médias et sur internet. Le premier journal en langue anglaise du pays, le Dawn, a publié un article satirique avec une liste de choses que les gens devraient battre à la place des femmes : notamment les oeufs, le dos des bouteilles de ketchup et le tube de Michael Jackson «Beat It»…

Le projet du Conseil de l’idéologie islamique, dont le mandat est de conseiller les parlementaires sur la religion musulmane, a également été critiqué par la Commission pakistanaise des droits de l’homme, un organisme indépendant, qui l’a qualifié de «ridicule» et appelé à la dissolution de ce conseil de «fanatiques».

«Il est difficile de comprendre comment une personne saine d’esprit pourrait croire qu’il faut plus d’encouragements et de justification aux violences faites aux femmes au Pakistan», a déclaré la Commission. «Ce conseil devrait être dissout, idéalement dans de l’acide», a écrit un utilisateur de Twitter, alors que d’autres internautes exprimaient leur choc et leur colère.

Le président du Conseil de l’idéologie islamique, le mollah Muhammad Khan Sherani, a expliqué que son projet de loi était encore en cours d’élaboration. «L’islam n’autorise pas la violence contre les femmes», a-t-il souligné, affirmant toutefois que les différends au sein d’un couple étaient «distincts» de la «torture envers les femmes»… 

Or la loi pour la protection des femmes adoptée au Pendjab et à laquelle s’oppose ce religieux redéfinit la «violence» comme «toute action à l’encontre d’une femme», y compris les abus domestiques. Des femmes militent depuis des décennies pour le respect de leurs droits au Pakistan, pays régulièrement endeuillé par des «crimes d’honneur» et des attaques à l’acide. 

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 Pour en savoir plus

Quand la misogynie paskitanaise s’exporte en France

Amer Moustaq Butt, un Pakistanais de 25 ans avait tenté de brûler vive Chahrazad Belayni., une jeune femme d’origine marocaine qui refusait ses avances. Elle est désormais mutilée et handicapée à vie malgré des dizaines d’opérations.

A la sortie du procés, le père du criminel avait osé déclarer qu’il était bien que la justice soit passée mais que la sanction était trop lourde !  Il a été condamné à 20 ans de prison pour « tentative d’assasinat ». http://lci.tf1.fr/france/justice/2009-02/la-douleur-de-chahrazad-au-proces-de-son-agresseur-4866975.html

Le criminel vivait depuis près de 15 ans en France et avait obtenu la nationalité française. Encore un bel exemple de l’intégration des musulmans en France !

Haine des femmes au Pakistan

Afghanistan : une militante des droits des femmes tuée par balle
Afghanistan : une femme violée contrainte d’épouser son agresseur
Afghanistan : la députée féministe Fawzia Koofi publie « Lettres à mes filles »
Malala Yousafzai transférée du Pakistan en Grande-Bretagne pour être soignée

Afghanistan : on y coupe encore le nez des femmes

Aisha Mohammadzai dévoile son nouveau nez après sa mutilation
Pour s’acquitter d’une « dette de sang », les parents d’Aisha Mohammdzai la marient de force à un homme plus âgé, proche du mouvement taliban : « J’étais quotidiennement abusée, aussi bien moralement que physiquement, par mon mari et sa famille. Le jour où c’est devenu insupportable, j’ai pris la fuite », explique-t-elle dans le documentaire, « Ils m’ont rattrapée et j’ai été emprisonnée pendant cinq mois ». Le tribunal décide alors de la renvoyer chez son mari qui lui promet qu’en guise dechâtiment, elle aurait le nez et les oreilles tranchés. Une punition dont il se charge lui-même tandis que son frère la tient solidement. En sang, elle est laissée sur le sol. Répudiée, elle parvient à obtenir de l’aide dans un hôpital américain alors que ses proches lui ont fermé leur porte. Elle y séjourne deux mois avant de trouver refuge dans un centre pour femmes battues dans un lieu secret de Kaboul. http://www.terrafemina.com/societe/international/articles/23192-aisha-mohammadzai-devoile-son-nouveau-nez-apres-sa-mutilation.html

Reza Gul, 20 ans, se remettait à l’hôpital de Maïmana, le chef-lieu de la province rurale de Faryab, au nord-ouest de l’Afghanistan, après sa mésaventure survenue dimanche. Son mari Mohammad Khan lui a tranché le nez après une dispute dont on ignore les causes.

Cet incident illustre la toujours très difficile condition des femmes afghanes, 14 ans après la fin du régime des talibans, épinglés par la communauté internationale pour les discriminations qu’ils faisaient subir aux femmes. Selon la police locale, le suspect aurait trouvé refuge chez les talibans juste après son forfait. Mais mercredi Nour Mohammad, un cadre taliban local, a réfuté ce récit et fait part de son «indignation». «Nous essayons de le trouver, car ce qu’il a fait est contraire à l’islam», a-t-il poursuivi.

Reza Gul, mariée depuis cinq ans à Mohammad Khan, a une petite fille de deux mois. Les autorités assurent que l’homme battait sa femme régulièrement.

Un promesse non tenue… à la justice talibane 

«A cause des coups qu’elle recevait, elle s’est réfugiée chez son père pendant 20 jours, mais notre tribunal (taliban) a résolu le problème», a expliqué Nour Mohammad, le commandant taliban. Selon lui, Khan aurait promis à la justice parallèle talibane de ne plus battre sa femme, une promesse qu’il n’a manifestement pas tenue.

On ignore quel sort sera réservé au mari s’il est retrouvé par les talibans, qui ont une vision particulièrement rigoriste de la charia, la loi islamique. 

Dans le même temps, le gouvernorat de Faryab a contacté le consulat turc de Mazar-i-Sharif, la grande ville du nord afghan, pour faciliter le transfert de Reza Gul vers la Turquie où elle pourrait être soignée. «Les responsables turcs nous ont promis qu’ils feraient leur possible», a expliqué Mohammad Marouf Samar, directeur des services sanitaires de Faryab. 

L’histoire de Reza Gul rappelle celle de Bibi Aïsha, une Afghane qui avait fait la couverture du magazine Time en 2010 après avoir eu le nez coupé par son mari. Face à la vague d’indignation, Bibi Aïsha avait bénéficié d’une opération de chirurgie reconstructrice aux Etats-Unis.

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Japon : sculptrice condamnée pour obscénité parce qu’elle s’est inspirée de sa vulve pour sculpter

Elle est bien bonne celle-là. Alors que le Japon pratique le culte du pénis qui en tant que phallus est représenté partout et vénéré, la représentation du vagin ou plus exactement de la vulve serait obscène !
Pourtant à en juger par la photo ci-dessous, il est bien mignon le vagin fleur de Megumi Igarash
LC
Megumi Igarash, a été condamné par la justice japonaise pour avoir représenté artistiquement son vagin sous forme de kayak entre autres. 

Le tribunal du district de Tokyo a infligé à Megumi Igarashi, 44 ans, une amende de 400.000 yens (3.280 euros), une somme cependant moitié moindre que celle requise. Igarashi avait été arrêtée en juillet 2014 pour avoir essayé de lever des fonds en ligne afin de financer la construction d’un kayak de la forme de cette partie de ses organes génitaux, dont elle avait diffusé une image 3D codée afin que les utilisateurs puissent en faire des copies.

Au Japon, pays dont le marché florissant de la pornographie pèse des milliards d’euros, certaines représentations d’organes génitaux sont interdites.

Igarashi, qui se fait appeler Rokude Nashiko, «l’enfant bonne à rien», avait été libérée quelques jours plus tard après s’être pourvue en appel et à la suite d’une pétition de milliers de personnes demandant sa libération.

Mais, des mois plus tard, la police de Tokyo l’avait à nouveau arrêtée pour diffusion de matériaux «obscènes» : elle avait exposé des sculptures de plâtre, toujours inspirées du même organe, et avait envoyé et vendu des CD-ROM comportant les données informatiques nécessaires à la fabrication du moule. Elle a été reconnue coupable de ces faits lundi.

Megumi Igarashi et ses partisans ont tourné ce procès en dérision. «Je suis innocente, je me battrai jusqu’au bout», a déclaré la prévenue lundi, annonçant son intention de «faire appel» du jugement.

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«J’oeuvre pour renverser la vision masculine du sexe féminin dont on ne parle qu’à travers le prisme du concept d’obscénité et je suis mortifiée que la juge n’ait pas compris cela», a déclaré Megumi Igarashi, qui a publié un livre dont la traduction anglaise est intitulée «What is obscenity ?»(Qu’est-ce que l’obscénité ?).

Kenya Sumi, un de ses avocats, a estimé «qu’il serait regrettable que la décision ait pour effet d’intimider d’autres artistes».

Au cours d’une conférence de presse organisée après l’audience,  Igarashi, a distribué à ses fans, hommes et femmes, des petites figurines roses représentant un sexe féminin avec des petits yeux écarquillés. Parmi les figurines posées sur une table devant elle trônait aussi la mascotte de la police japonaise: une sorte de petite souris avec un couvre-chef bleu.

Elle avait confectionné une carte de fidélité qu’elle couvrait elle-même de tampons rouges identiques à ses figurines pour ses adeptes qui avaient assisté à l’audience ou du moins tenté d’y obtenir une place. Elle s’est aussi rapidement attelée à la promotion de son livre à l’issue de la conférence de presse.

La prospère industrie du sexe au Japon répond à tous les goûts imaginables mais de strictes lois contre l’obscénité empêchent par exemple la représentation photographiée ou filmée d’organes sexuels, qui apparaissent généralement floutés ou masqués.

Mais des images d’organes génitaux masculins ou féminins sont néanmoins visibles à travers le pays. Le mois dernier, des festivaliers brandissant des statues géantes de phallus ont défilé comme tous les ans dans les rues de Kawasaki, près de Tokyo, pour rendre hommage à la fertilité. Des représentations de sexes féminins étaient aussi présentes, de manière plus discrète, à l’intérieur du sanctuaire de Kawasaki.

aikido Bruxelles  / procession du phallusaikido Bruxelles / Kanamara4aikido Bruxelles / kanamara 6aikido Bruxelles / image 178aikido Bruxelles / festival-phallus
Non, le pénis n’est pas obscène pour les Japonais mais la vulve, beurk !

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