Flux RSS

Ivresse nocturne aux Buttes-Chaumont. Braillements et vandalisme. Merci Hidalgo !

Publié le
Ci-dessus : Matin calme avant le nocturne dévastateur. Trois tortues se prélassent au soleil , au pied de la butte ; Le belvédère sourit du ciel tout bleu ; les jets d’eau rafraîchissent la pelouse assoiffée sous le ginkgo.

 

 

L’ouverture nocturne totale du parc des Buttes-Chaumont entraîne des incivilités, des comportements illégaux et une grande gêne pour les riverains et les amoureux respectueux de la flore et de la faune qui tentent de survivre à ces pauvres parisiens que la maire de Paris, Anne Hidalgo, invite à se rafraîchir toute la nuit durant. Curieusement, ces parisiens trouvent de la fraîcheur dans des boissons alcoolisés dont la consommation est interdite au titre de l’article  5 du réglement des parcs et jardins affiché à l’entrée de tous les parcs parisiens.

Dans la nuit du 27 au 28 août 2016, Je n’ai pu dormir que par petites périodes du fait de tam-tams, musique électro, cris, vociférations, bruits métalliques, etc.

J’étais debout à 6h, histàire de profiter de la fraîcheur matinale et du calme enfin revenu. Sidérée par les effets délétères de cette ouverture nocturne, je remontais chez moi pour me saisir de mon appareil photo afin de vous livrer la vision consternante de ce que je découvris.

Je poste mes photos en regard des articles du règlement des parcs et jardins de la Ville de Paris

article 5

Les activités de nature à troubler la jouissance paisible des sites, à porter atteinte à la tranquillité et à la sécurité du public, à causer des dégradations aux plantations, ouvrages ou aux immeubles bordant certains espaces verts, à générer des pollutions diverses, sont interdites.

*Vendredi matin, après une nuit perturbée par cris et boum boum sonore, la « musique » continue à brailler diffusée depuis le belvédère et je ne peux jouir paisiblement des sites selon les termes de règlement des parcs et jardins. J’ai mal à la tête à cause de cette pollution sonore autorisée au détriment de toute considération écologique, sanitaire et civile.

Les pique-niques individuels et familiaux sont autorisés, à condition que la propreté des lieux soit respectée,

*il suffit de regarder les photos que j’ai prises ce matin …Les habitués du jardin et le personnel sont cons-ter-nés.

05-IMG_1928

L’introduction et la consommation de boissons alcoolisées sont interdites, cette règle ne s’applique pas aux restaurants et chalets de vente conformément à leur titre d’occupation.

article 6

Pour préserver la propreté des sites les détritus doivent être, soit emportés par ceux qui les produisent, soit déposés dans les réceptacles prévus à cet effet. Lorsqu’un dispositif de collecte sélective est disponible, les détritus doivent également être triés préalablement à leur rejet et sont alors répartis selon les indications qui figurent sur les réceptacles spécifiques.

Article 10

– Bruit et nuisances sonores Sont interdits les bruits gênants par leur intensité, leur durée, leur fréquence ou leur caractère agressif, en particuliers ceux produits par les instruments de musique et de percussion et par la diffusion de musique amplifiée, sauf dérogation.

*Toutes les nuits, je suis gênée par des beuglements, des vociférations, des cris gênants par leur intensité, leur durée, leur fréquence ou leur caractère agressif, gênants par leur intensité, leur durée, leur fréquence ou leur caractère agressif, en particuliers ceux produits par les instruments de musique et de percussion et par la diffusion de musique amplifiée

Ces bruits gênants s’ajoutent à ceux des mariages ethniques accompagnés de séries de klaxons interminables, de tam-tams, de trompettes, de vrombissements de motos et grosses cylindrées qui de surcroît polluent l’atmosphère.

Jour et nuit résonnent les tam-tams dans la jungle buttechaumontaise, la police ayant pour ordre de les tolérer selon le terme d’un agent.

Les infractions au présent règlement feront l’objet d’un procès verbal conformément aux lois et règlements en vigueur. Les agents publics assermentés sont chargés de veiller à l’application du présent règlement. À ce titre ils peuvent requérir l’assistance de la force publique. Ils peuvent constater par procès verbal les contraventions à la réglementation en vigueur.

*Ah bon, des procès-verbaux sont prévus ? Je n’ai pas connaissance du nombre de procès-verbaux  et d’amendes établis pour ces nombreuses infractions au réglement signé par Bertrand Delanoë le 8 juin 2010. Et si des sanctions ont été attribuées, elles sont inefficaces puisque la pollution sonore (dont lOMS a établi qu’elle était responsable de nombreuses pathologies), la consommation constante et importante d’alcool ainsi que la consommation de drogue (cf photos ci-dessus) sont une constante dans le parc des Buttes-Chaumont le jour et surtout la nuit.

Fait à Paris le 8 juin 2010 Réglementation générale des jardins et bois appartenant à la Ville de Paris y compris les bois de Boulogne et de Vincennes DIRECTION DES ESPACES VERTS ET DE L’ENVIRONNEMENT Bertrand Delanoë Maire de Paris

Les conséquences des beuveries du parc

Ci-dessus : Triste spectacle ce matin près de l’entrée principale du parc sur la place de la Mairie du 19ème :

à gauche la vitre du café/tabac Le Marigny explosée

à droite, deux motos couchées à terre. Le rafraîchissement des Parisiens selon Hidalgo….

Pourquoi des parcs urbains ?

Les parcs urbains sont une représentation de la campagne, une vision apaisante pour des citadins qui mènent une vie de labeur et de stress. Au XIXème siècle, Napoléon III, Haussmann, Davioud et Alphand ont imaginé ces parcs parisiens à l’image d’une nature riche, harmonieuse et fertile. A cette époque, du fait de l’industrialisation, les paysans montaient à Paris pour travailler dans des usines et des ateliers dans une atmosphère polluée par les miasmes dégagés par les machines.

Le parc des Buttes-Chaumont était alors planté d’essences fruitières pour évoquer le paradis fertile que les paysans avaient été contraints de quitter pour gagner une vie meilleure. On s’y promenait tranquillement, on admirait la progression des saisons, on s’y amusait en dansant au son des petits orchestres nichés sous le dôme acoustique du kiosque à musique, on y  respirait l’odeur délicieuse de fleurs parfumées. Dans ce quartier populaire du Nord-Est de Paris, les promeneurs pouvaient s’identifier aux princes qui avaient leurs jardins et parcs privés et, dans le calme, donnaient libre cours à leur imagination nostalgique.

Les temps ont changé. Vandalisées, les essences fruitières ont été remplacées par des essences décoratives ; les guinguettes sont devenues des débits de boisson et de rencontres sexuelles sans poésie; le kiosque à musique a disparu, chacun apportant sa propre musique amplifiée ; la plupart des promeneurs ignorent la flore et la faune ; le bien commun a été remplacé par le chacun pour soi; les jeunes persécutent les vieux, les « normaux » se moquent des handicapés, les coureurs bousculent les flâneurs ; les voyeurs et les exhibitionnistes se défoulent ; les « nouveaux usages » prônés par Anne Hidalgo accélèrent névroses et maladies cardiaques. Seuls ceux qui en ont les moyens peuvent aller chercher calme ou fureur sous d’autres cieux. Les sédentaires qui n’ont pas ce choix doivent souffrir en silence sans espérer aucune considération d’une maire qui a pour seul objectif de satisfaire les petits copains qui la soutiennent et la tiennent par la burkinette.

La Connectrice

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :