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Paris, budget « participatif ». Pas de projet pour les seniors ni pour leurs chiens

Si la mairie de Paris déploie toute son énergie pour accueillir les Jeux Olympiques, on ne peut pas dire qu’il en soit de même pour les chiens. Pourtant on avait de quoi être confiant puisqu’Anne Hidalgo s’était engagée noir sur blanc à créer des parcs canins dans les différents arrondissements. Le temps passe et on ne voit toujours rien venir. La mairie fait la sourde oreille, sans compter les projets canins déposés dans le cadre du budget participatif qui ont tous reçu une fin de non recevoir. Y compris celui de « Mon chien, ma ville » sous prétexte que « notre projet n’ait pas d’impact durable sur le patrimoine de la collectivité ». Nos pattes en tombent ! Les chiens lien social devant l’univers, ont tout pour collaborer au mieux vivre d’une ville. Il suffit d’un minimum de bonne volonté et de bons sens. La création de parcs canins ne va pas plomber le budget municipal. Ah ! Si Paris pouvait s’inspirer d’autres capitales, ou d’autres villes comme Montpellier, Toulouse, les 200 000 chiens et maîtres n’auront plus l’impression d’être les mal aimés de la capitale.http://www.monchienmaville.com/

La mairie de Paris soumet au vote des projets devant être financés par le budget participatif.

Comme toujours avec la dictature PS sont soumis au « vote » des décisions déjà prises entre direction et militants. Mais pour pouvoir prétendre que les décisions sont prises en concertation avec la population parisienne, conformément à l’idéologie socialiste, il est nécessaire que les gogos votent, un simulacre écœurant de démocratie.

Et pourtant, les propriétaires de chiens participent abondamment à l’économie nationale et locale puisque la nourriture animale est taxée à 20% de TVA. L’alimentation animale industrielle pèse 3 milliards, faites le calcul de TVA. Nombre de petites gens, parmi elles de nombreuses retraitées isolées, se saignent pour nourrir leurs compagnons à quatre pattes, sans compter les frais de vétérinaire, accessoires et produits d’entretien. Le rapport Vautrin avait évalué le chiffre d’affaires de la filière canine à 5,6 milliards en 2008 et malgré cette somme conséquente, le parti socialiste qui se prétend épris de justice, ne donne rien en retour, au contraire, il prend encore plus puisque désormais, au titre des « incivilités » Mme Hidalgo a décidé de sanctionner la « divagation animale », c’est à dire les chiens non tenus en laisse, par une amende de 68 euros. Et qui sanctionnent les inspecteurs de la salubrité ? en priorité les petites vieilles trop faibles pour tenir leur gentil toutou en laisse, trop faibles pour courir, les agresser ou protester.

Les petites vieilles, les petits vieux et tous les retraités parisiens sont constamment mis en danger par la politique jeuniste et festive de Mme Hidalgo et ses mignons, un héritage du sieur Delanoë qui garde ses bureaux à l’Hotel de Ville pour tirer les ficelles.

Les passages piétons ne sont pas respectés par les automobilistes lorsqu’ils tournent, que le piétons marche avec une canne ou qu’il soit chargé. Les cyclistes qui se permettaient de griller les feux rouges sont encouragés maintenant à le faire par des panneaux ad hoc.

Les trottoirs sont devenus la voie privilégiées des cyclistes et de tout ce qui roule. Certains trottoirs se sont vus amputés par une piste cyclables matérialisée par des bandes blanches que les vélomanes empruntent à contre-sens insultant les piétons qui se trouvent sur leur passage. Drôles d’écologistes qui se targuent de respecter la planète mais sont prêts à bousculer, insulter et renverser les piétons qui osent marcher sur « leur » trottoir. L’être humain est-il, à leur petit cœur rabougri, moins respectable que la Terre ?

Comme dirait Philippe Muray, Festivus Festivus, Paris c’est la fête obligatoire, la liberté d’emmerder autrui sans vergogne, une conception très particulière du « Vivre ensemble ».

La Connectrice

Pour en savoir plus

*Les chiffres du rapport Vautrin sur la filière canine

La première chose qui frappe lorsqu’on veut procéder à l’analyse de la filière canine est l’indigence générale de données chiffrées, précises, fiables et actualisées dans la plupart des segments du secteur.

Il faut donc se contenter des estimations croisées fournies par les divers organismes intervenant dans la filière pour approcher une réalité globale qui s’articule autour de six grandes données :

– un foyer sur deux possède un chien ou un chat ;

– le nombre de chiens détenus par les foyers français est d’environ 8 millions en 2006 ;

– le chiffre d’affaires total généré par la filière, toutes activités confondues, de l’élevage aux soins, à l’alimentation et à l’équipement s’élève à un peu moins de quatre milliards d’euros ;

– le coût moyen d’un chien est de 950 euros à l’achat, auxquels s’ajoutent 650 euros d’entretien annuel ;

– le nombre de personnes employées par la filière dans ses diverses composantes est estimé à environ 27 000 ;

– celui des bénévoles militants est de l’ordre de 10 000.

La Société centrale canine (SCC), dont nous reparlerons, fournit de son côté des chiffres plus récents et plus élevés en englobant tout le secteur des animaux de compagnie. Elle estime, pour 2007, à près de 65 000 le nombre des emplois, directs et indirects qu’il génère, tous métiers confondus, et qui se répartissent ainsi :

– 13 500 vétérinaires praticiens ;

– 12 000 auxiliaires vétérinaires ;

– 5 000 éleveurs ;

– 6 000 personnes employées dans l’industrie alimentaire ;

– 4 000 dans l’industrie pharmaceutique ;

– 3 000 dans le commerce de détail ;

– 1 000 dans les services administratifs liés au secteur ;

– 20 000 emplois indirects.

De la même façon, elle apprécie le chiffre d’affaires correspondant, à hauteur de 5,6 milliards d’euros, dont :

– 3 milliards pour l’alimentation industrielle (l’alimentation familiale ou artisanale ne fait pas l’objet de chiffrages) ;

– 900 millions pour les accessoires et le toilettage ;

– 700 millions pour les soins vétérinaires ;

– 600 millions pour la pharmacie ;

– 400 millions pour les ventes d’animaux ;

– 45 millions d’assurances. La Chambre syndicale des fabricants d’aliments pour chiens, chats, oiseaux et autres animaux familiers (FACCO) a constaté, au cours des dernières années, une stagnation puis une diminution de la population de chiens en France, assorties d’une évolution parallèle des dépenses qui leur sont consacrées. Alors que, jusque-là et aussi loin que remonte la mémoire, la progression était continue. En 2000 on comptait neuf millions de chiens, soit une diminution de plus de 10 % en six ans. En revanche, le nombre de chats a continué de croître, dépassant maintenant les dix millions de sujets.

Toujours selon la FACCO, les volumes marchands de produits alimentaires pour animaux ont diminué également de 10 % au cours de la même période. Une esquisse d’explication a été fournie par un sondage commandé à la SOFRES qui fait ressortir, de 2003 à 2006, une augmentation de 57 à 61,5 % et de 65 à 70 % des deux motifs invoqués suivants :

– avec l’âge, il devient plus difficile de s’occuper d’animaux ;

– avoir un animal coûte cher.

Il est certain que les menaces sur le pouvoir d’achat ont un impact négatif sur les dépenses affectées à l’achat et à l’entretien des animaux de compagnie. Toutefois la SPA n’a pas observé d’augmentation récente du nombre des abandons, environ 60 000 par an. Elle a constaté, en revanche, un accroissement des demandes de secours qui lui sont adressées pour obtenir une aide alimentaire et vétérinaire, à laquelle l’association consacre chaque année environ trois millions d’euros.

 

*Homo Festivus Festivus, Paris c’est la fête, règne de l’infantilisation et de la médiocrité

Bertrand Delanoë, artificier de la vie festive

Philippe Muray ne s’y est pas trompé dans le portrait qu’il consacre à l’Homo festivus festivus. Vecteur de médiocrité festive ou figure allégorique de la post-histoire, Festivus festivus transfigure l’homme moyen en égérie du ridicule. Festivus festivus incarne le digne descendant de son prédécesseur Festivus ; on le rencontre au détour d’une rue comme dans les locaux de la mairie de Paris. De la même façon que l’Homo sapiens sapiens sait qu’il sait, Festivus festivus « festive qu’il festive ». Certes, Festivus festoyait déjà dans sa lutte contre l’ordre établi – et contre le Mal tout entier – qu’il devait définitivement écarter pour promouvoir son droit à la fête. Le soixante-huitard a accouché de Festivus festivus et lui a légué en héritage les clefs de l’après-histoire (de l’île aux enfants), et les vêtements bigarrés de l’ « après-dernier homme ». Après la fin de l’homme historique il n’y a plus que célébration : célébration de la célébration.

Une réponse "

  1. promesses non tenues encore une fois, les chiens ne sont pas les bienvenus et pourtant ils font du bien aux malades et aux bien portants, sans chien la vie est vide !

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