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Droit de mourir dans la dignité. RV samedi 18 au cirque d’hiver à Paris

Publié le

Qui a décrété que, à défaut de choisir de naître, chaque individu n’aurait pas le droit de choisir sa mort ?

Pendant longtemps, l’église catholique à interdit aux suicidés d’être enterrés aux côtés de leurs proches alors qu’elle reste encore de nos jours insensible  à la détresse des vivants comme ces petites filles violées interdites d’avorter ou ces jeunes garçons violés par des prêtres que l’Eglise laisse faire. Ceci étant dit, nous constatons que cette notion de « droit à la vie’ défendue par l’esprit catholique des législateurs manque de cohérence. La vie, oui, mais dans quelles conditions ?

Est-ce vivre qu’être attachée dans le lit d’un EPHAD aux mains d’aides soignantes négligentes parce que débordées, de croupir dans ses déjections pendant des heures, d’être nourrie par une sonde qui irrite la gorge, d’être incapable de se retourner à cause de tous les tuyaux qui nous cernent, de supporter les cris et les râles des patientes voisines, abandonnée par ses proches parce qu’on pue et qu’on est repoussante et qu’on ne les reconnaît plus ? Je passe sur les douleurs physiques et la détresse psychologique d’entrevoir son état sans rien pouvoir changer, de se savoir dépendante et au bon vouloir des médecins et du personnel médical qui ont d’autres vies vivantes à sauver…

Les rares personnes dépendantes qui échappent aux EPHAD restent à la charge  des femmes -surtout- de la famille qui doivent sacrifier leur propre vie pour s’occuper de leur proche. Et quand l’une ou l’un de ces aidants ne supporte plus de voir la personne aimée souffrir le martyr et qu’il y met un terme, l’institution judiciaire fond sur lui comme un rapace.

Dans le langage courant, dire qu’une personne est vivante, c’est souligner son énergie, son dynamisme, sa mobilité, sa promptitude, son indépendance et sa capacité à réagir à toute chose ainsi que ses dons de communications. Peut-on parler de vie lorsqu’on est privée de toutes ces facultés ?

Nous devons avoir le droit de choisir le moment de notre mort et de faire savoir, si nous étions dans l’incapacité de communiquer, quand, pourquoi et comment de mettre un terme à un état de mort vivant. C’est un droit humain.

La Connectrice

http://www.admd.net/

Meeting de l'ADMD le 18 mars 2017 au Cirque d'Hiver Bouglione

    Alors que les Français, à plus de 90%, se déclarent favorables à la légalisation de l’euthanasie, alors que la 3e loi Leonetti du 2 février 2016 n’apporte aucune réponse nouvelle puisque l’arrêt des traitements existait déjà dans la loi du 22 avril 2005 et que la sédation existait déjà dans le décret du 29 janvier 2010, alors que le président Hollande a trahi la proposition 21 du candidat Hollande, l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité invite les candidats à l’élection présidentielle à défendre leur position sur l’aide active à mourir lors d’une grande réunion publique au Cirque d’Hiver Bouglione (110, rue Amelot – Paris 11e), le samedi 18 mars, à partir de 14h30.

    Si certains candidats se sont clairement prononcés en faveur de la légalisation de l’aide active à mourir, comme Jean-Luc Mélenchon (qui propose de constitutionnaliser ce droit) ou Benoît Hamon, d’autres comme Emmanuel Macron, François Fillon ou Marine Le Pen devront préciser ce qu’ils entendent faire, s’ils sont élus à la présidence de la République, pour permettre aux Français de choisir eux-mêmes, en conscience, les conditions de leur propre fin de vie.

    Le jeudi 16 mars, l’ADMD dévoilera un sondage commandé auprès de l’Ifop sur le sujet des Français et de la fin de vie et dévoilera les noms des candidats qui seront présents au Cirque d’Hiver Bouglione, le samedi 18 mars.

    Préalablement à ce meeting, une Marche citoyenne partira à 12h30 de la place de la République, en direction du Cirque d’Hiver Bouglione.

 Demande d’accréditation et envoi des laissez-passer : dg@admd.net

ADMD : 01 48 00 04 16

Communiqué de l’ADMD – Meeting au Cirque d’Hiver

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  1. jean-pierre BACQUET

    Mourir dans la dignité … Pour le moment, je souhaiterais pouvoir vivre dans la dignité. Et ce n’est pas facile !

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  2. Courty Marie-Claude

    Maman est décédée le 27 /02/2017 après 1mois d’hospitalisation. Elle venait d’avoir 89 ans. Elle est entrée à l’hôpital pour équilibrer son traitement pour 2ou 3 jours. Elle y est restée 1mois et 10 jours.Est-ce le choc de l’hôpital mais en 3 jours elle était méconnaissable. 15 jours durant sous morphine et anxiolytiques avec une respiration qui allait et venait faisait des pauses respiratoire. J’ai vécu 15 jours traumatisant et je ne dis pas les reprises de conscience ou maman se voyait mourir. J’ai souhaité que cette respiration s’arrête tout en sachant que lorsqu’elle s’arrêterait… Pourquoi au nom d’un protocole laisse t’on ainsi des malades sous ce nom de soins palliatifs.

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