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Paris XIXème. Les petits commerçants font la gueule

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J’effectue la plupart de mes courses dans mon quartier autour de la place de la mairie. Je suis donc une habituée de certaines supérettes, boulangeries, pâtisseries, cafés, bazars, pharmacies et autres.  Je les ai choisis parce qu’ils offrent des produits que je consomme et aussi pour leur accueil , également pour leur bon rapport qualité/prix. Or depuis quelques temps, ces commerçants qui me connaissent sont désagréables, énervés jusqu’à la goujaterie. De mon côté, mon comportement sociable et respectueux n’ayant pas changé, je m’interroge.

Une seule réponse me vient à l’esprit : le commerce du quartier va mal. (je parle de celui que j’expérimente au quotidien). Difficulté de trouver du personnel compétent au SMIC, diminution de la clientèle qui va chercher de bons prix en banlieue dans les grandes surfaces -Carrefour, Auchan, Leclerc, Lidl-, pouvoir d’achat en baisse et économies en attendant de savoir à quelles mesures fiscales ils seront mangés avec le gouvernement Philippe/Macron.

La conséquence de la mauvaise humeur des petits commerçants qui survivaient grâce à la qualité de leur accueil, est que les consommateurs préfèrent l’anonymat des plus grandes surfaces où le personnel risque sa place s’il n’est pas aimable et serviable avec la clientèle qui, de ce fait est à l’abri de sautes d’humeur et d’incorrection.

http://www.altermedia.info/france-belgique/tag/pouvoir-dachat

Les statistiques officielles de l’INSEE montreraient que le pouvoir d’achat global augmente car il est global, il lisse tous les revenus, y compris celui des footballeurs et des patrons du CAC40 et comme l’explique pudiquement (ressenti réel sic) Bruce de Galzain de France sur Inter  Le pouvoir d’achat ne mesure pas les inégalités

L’explication, c’est donc que le pouvoir d’achat ne prend pas en compte les inégalités, il les lisse. Alors que pourtant les plus pauvres sont plus sensibles à la hausse des prix, à l’inflation dont dépend le pouvoir d’achat.

D’un côté, les plus pauvres qui voient augmenter les prix de leurs dépenses contraintes comme l’alimentaire, l’hébergement, l’électricité et profitent peu des prix qui baissent (télévisions, ordinateurs, voyage, tourisme) car ils voyagent moins ou ne change pas de télé tous les ans. D’où ce ressenti réel d’un pouvoir d’achat en berne en tous cas pour les moins riches.

En fait de « ressenti réel », les classes moyennes et inférieures économiquement regardent surtout le contenu du panier de la ménagère et constatent qu’il a sérieusement diminué. Le ressenti, c’est la frustration à l’épreuve de la réalité de la diminution du pouvoir d’achat quoiqu’en disent les statistiques. Dommage que les petits commerçants s’en prennent à leurs clients au lieu d’augmenter la qualité de leur service pour les retenir.

La Connectrice

 

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  1. Patrick Durand

    Chère madame,

    je suis également un habitué de certaines supérettes, boulangeries, pâtisseries, cafés, bazars, pharmacies et autres du quartier.

    il me semble que les équipes que je rencontre reste très professionnelles, en se donnant beaucoup de mal à tenir au mieux leur commerce, avec une profonde volonté d’établir des relations humaines et personnalisées avec chacun de leurs clients.

    Pour quelle raison auraient-ils changé soudainement de comportement? au nom de quoi, seraient-ils désagréables, visiblement en vers vous?

    Vous affirmez ne pas voir changé de comportement, mais comment le prouver?

    Je ne les défends pas particulièrement, mails je dois reconnaître que
    dans toute relation,il y a 2 perceptions des choses, et je vous garantis que les équipes avec qui je prends du plaisir à discuter, se donnent beaucoup de mal pour bien tenir leur magasin, tout en étant extrêmement à notre écoute!

    J’espère de tout cœur que vos anciennes bonnes relations avec ces commerçants reprendront surface très prochainement.

    Excellent été et au plaisir de vous rencontrer!

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    • laconnectrice

      Cher Monsieur,

      Je suis ravie que vous soyez satisfait des commerces de vôtre quartier mais que vous vous permettiez de douter de mon expérience pour me donner des leçons est d’une goujaterie indiscutable. Parlez pour vous mais abstenez vous de mettre l’expérience des autres en question. Le déni des réalités est aujourd’hui une attitude dominante à laquelle vous ne semblez pas échapper.Grand bien vous fasse !

      Cordialement,

      La Connectrice

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