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Revue de presse du 6 septembre 2017

Voici une sélection très subjective de ce que j’ai relevé ce jour.

Condition des femmes

Loi travail: les droits des femmes passent (aussi) à la trappe

6 SEPT. 2017 https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/060917/loi-travail-les-droits-des-femmes-passent-aussi-la-trappe

PAR 

    Les ordonnances ne sont pas neutres. Elles vont accroître les inégalités professionnelles, car «les salariés les plus touchés sont ceux en CDD ou travaillant dans des petites entreprises. Deux catégories où les femmes sont surreprésentées», alertent plus de 60 personnalités et organisations féministes.

    Emmanuel Macron l’a promis. Les femmes seront la grande cause nationale du quinquennat. Il est élu depuis à peine 150 jours et il a déjà réussi à se faire mentir 3 fois. Une première fois avec la nomination du gouvernement et l’absence de ministère dédié. Une deuxième fois cet été, avec la baisse de 27% du budget du Secrétariat d’État à l’Égalité. Une troisième fois avec la Loi Travail n°2.

    Comme souvent, des textes apparemment « neutres » ont en réalité des conséquences nettes sur les inégalités. Réforme des retraites, de l’assurance maladie ou du code du travail : toutes ces réformes qui visaient l’ensemble des salarié.e.s ont eu un impact différent sur les femmes et les hommes. Etonnant ? Pas tant que ça. Lorsque vous proposez une réforme dans un pays comme la France, où les inégalités professionnelles sont fortes (26% d’écart de salaire), la réforme est rarement neutre ou sans effet. Soit elle aggrave la situation et augmente les inégalités, soit elle s’attaque aux inégalités et les fait reculer.

    Les ordonnances rentrent dans la première catégorie. Les salarié.e.s les plus touché.e.s par la réforme sont ceux en CDD ou travaillant dans des petites entreprises. Deux catégories où les femmes sont surreprésentées. Plusieurs mesures vont donc peser particulièrement sur les femmes et accroître les inégalités professionnelles.

    L’inversion de la hiérarchie des normes renvoie à l’entreprise la définition de nombreux droits, et notamment les droits familiaux. Les congés enfants malades pris en immense majorité par les femmes, l’allongement du congé maternité et le maintien de la rémunération à 100%, l’allègement du temps de travail des femmes enceintes… tous ces droits, prévus jusqu’alors dans les conventions collectives de branche, pourront être demain remis en cause par accord d’entreprise. C’est le cas également des primes d’ancienneté, de départ en retraite ou de licenciement.

    Le gouvernement affaiblit les outils de l’égalité professionnelle en entreprise. La loi prévoit aujourd’hui une négociation annuelle « égalité professionnelle qualité de vie au travail » et oblige l’entreprise à fournir des données aux salarié.e.s sur les inégalités professionnelles femmes – hommes. Ces données sont celles de l’ancien Rapport de Situation Comparée, issu de la première loi sur l’égalité professionnelle de 1983 (loi Roudy). Ces données sont désormais intégrées dans la base de données économiques et sociales. Les entreprises qui n’ouvrent pas cette négociation et ne fournissent pas ces données peuvent être sanctionnées. Les ordonnances permettront, par accord d’entreprise, de changer le contenu de la négociation, de choisir les données sur l’égalité à transmettre (ou non), et de passer d’une négociation annuelle à une négociation quadriennale…Voire de ne pas négocier du tout.

    Il sera désormais possible d’imposer, par accord d’entreprise, des clauses de mobilité sans que la loi ne fixe de limite géographique ni d’obligation de prendre en compte la situation familiale des salarié.e.s. Idem pour des modifications d’horaires et de temps de travail ou encore des baisses de salaires. Les femmes, plus souvent à temps partiels, plus souvent précaires, à la tête de familles monoparentales et prenant en charge une immense partie des tâches parentales seront particulièrement pénalisées par ces mesures. Le premier argument invoqué par les femmes qui se retirent du marché du travail est l’impossibilité de remplir leurs responsabilités familiales du fait des horaires atypiques qui leur sont imposés. Les ordonnances ne risquent pas de les aider.

    La disparition du CHSCT (le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) prévue par les ordonnances va avoir un impact sur la prévention des violences sexuelles au travail. 20% des femmes déclarent avoir déjà subi du harcèlement sexuel sur leur lieu de travail. 5 ans après l’amélioration de la loi sur le harcèlement sexuel, le gouvernement décide de faire disparaitre l’instance dédiée à la santé et la sécurité au travail.

    Exit enfin le droit d’expertise dédié à l’égalité femmes – hommes, gagné en 2015, qui aidait élu.e.s et syndicats à identifier et comprendre les sources des inégalités. Auparavant à charge de l’employeur, ce droit d’expertise devra désormais être co-financé par le comité d’entreprise. Du fait de son budget limité, celui-ci devra faire des choix. Et souvent, dans ce cas, l’égalité passe au second plan.

    Les ordonnances ne sont pas neutres. Elles vont accroître les inégalités professionnelles.

    Emmanuel Macron, Marlène Schiappa, votre grande cause nationale commence mal. Changez de cap, ne bradez pas les droits des femmes aux exigences du MEDEF, retirez ces ordonnances.

    Les féministes l’exigeront dans la rue avec toutes et tous !

    Signatures: 

    Irène ANSARI, coordinatrice Ligue des Femmes Iraniennes pour la Démocratie ;

    Ana AZARIA, présidente de Femmes Égalité ;

    Delphine BEAUVOIS, France Insoumise ;

    Sophie BINET et Céline VERZELETTI, dirigeantes de la CGT en charge de l’égalité Femmes/Hommes ;

    Emmanuelle BOUSSARD VERRECHIA, avocate ;

    Le CEL ;

    Laurence COHEN, sénatrice, PCF ;

    Gérard CORNILLEAU, chercheur, OFCE ;

    Pierre CONCIALDI, chercheur, IRES ;

    Michèle CRES, Emission Femmes Libres ;

    Monique DENTAL, Réseau Féministe Ruptures ;

    Caroline DE HAAS, militante féministe ;

    Adèle DORADA, Alternative Libertaire ;

    Micheline DUPONT, collectif pour les droits des femmes 41 ;

    Pénéloppe DUGGAN, NPA ;

    Corine FAUGERON, Europe Écologie les Verts ;

    Jocelyne FILDARD, Coordination Lesbienne en France ;

    Forum Femmes Méditerranée ;

    Sigrid GERARDIN, cosecrétaire générale du SNUEP-FSU ;

    Cécile GONDARD LALANNE, co déléguée  générale de l’Union Syndicale Solidaires ;

    Bernadette GROISON, secrétaire générale de la FSU ;

    Mathilde GUERGOAT-LARIVIERE, chercheuse, CNAM, CEET ;

    Marie-Caroline GUÉRIN, secteur femmes de la FSU ;

    Gwenn HERBIN, coordinatrice nationale du Mouvement  de la Jeunesse Communiste de France ;

    Hélène HERNANDEZ, Emission Femmes Libres ;

    Images et Paroles ;

    Clara JABOULAY, Présidente de l’Union Nationale Lycéenne ;

    Camille LAINÉ, Secrétaire Générale du Mouvement  de la Jeunesse Communiste de France ;

    Jacqueline LAUFER, chercheuse, HEC-Paris ;

    Lilâ LE BAS, présidente de l’UNEF ;

    Laurence LE LOUËT, co Secrétaire Nationale du SNPES-PJJ-FSU ;

    Séverine LEMIERE, chercheuse, université Paris Descartes ;

    Daniéla LEVY, Collectif 13 Droits Des Femmes ;

    Myriam MARTIN, co porte-parole Ensemble ! ;

    Marie-Thérèse MARTINELLI, Marche Mondiale des Femmes ;

    Antoine MATH, chercheur, IRES ;

    Dominique MEDA, chercheuse ;

    Françoise MILEWSKI, chercheuse, OFCE ;

    Mathilde MONDON, porte parole des Effronté-e-s ;

    Françoise MORVAN, Coordination pour le Lobby Européen des Femmes ;

    Solmaz OZDEMIR, SKB Union des femmes Socialistes, Turquie ;

    Martine PERNOD, chercheuse, Université Lille 1 ;

    Emanuelle PIET, présidente du Collectif Féministe contre le Viol ;

    Sophie POCHIC, chercheuse, CNRS,Centre Maurice Halbwachs ;

    Christine POUPIN, Porte-parole nationale, Nouveau Parti Anticapitaliste ;
    Raphaelle REMY LELEU, porte-parole d’Osez Le Féminisme ;

    Suzy ROJTMAN, porte-parole du Collectif National pour les Droits des Femmes ;

    Cécile ROPITEAUX, secteur femmes de la FSU ;

    Roseline ROLLIER, Maison des Femmes de Montreuil ;

    Sabine SALMON, présidente de  Femmes Solidaires ;

    Muriel SALMONA, Mémoire Traumatique et Victimologie ;

    Véronique SEHIER et Caroline REBHI, co présidentes du  Planning Familial ;

    Rejane SENAC, chercheuse, CNRS, Sciences Po ;

    Rachel SILVERA, chercheuse, Université Paris-Nanterre ;

    Mireille STIVALA, Secrétaire Générale  de la Fédération  CGT Santé et Action Sociale ;

    Nora TENENBAUM, présidente de la  Coordination des Associations pour le  Droit à l’Avortement et la Contraception ;

    Aurélie TROUVE, porte parole d’Attac France ;

    Monique VÉZINET, Commission féminisme, Union des Familles Laïques UFAL ;

    Françoise VOUILLOT, chercheuse, CNAM ;

    Layla YAKOUB, Secrétaire Nationale du Parti de Gauche responsable du Féminisme.

    Mon commentaire : des signataires très marquées par la  gauche opposée à Macron et généralement plus indulgentes vis à vis de l’autre, par définition le pauvre immigré musulman discriminé par les islamophobes. Un féminisme à échelle variable.

    Toutefois, les observations de ces féministes de gauche sur les conséquences des lois Macron sont fondées. Il ne faut donc pas les jeter avec l’eau sale du boboïsme de gôche.

    Bravo les Nantaises !

    Nantes: Des femmes du numérique prennent la pose contre les clichés

    SEXISME Une quarantaine de start-upeuses nantaises se sont réunies, mercredi soir, pour réagir à une photo publiée la semaine dernière dans le magazine Capital

    Julie Urbach  http://www.20minutes.fr/nantes/2128067-20170906-nantes-femmes-numerique-prennent-pose-contre-cliches

    Publié le 06/09/17 à 20h18 — Mis à jour le 06/09/17 à 20h18

    Plusieurs dizaines de femmes du numériques se sont réunies à Nantes

    Plusieurs dizaines de femmes du numériques se sont réunies à Nantes — J. Urbach/ 20 Minutes

    • Une séance photo réunissant une quarantaine de Nantaises, travaillant dans le domaine du numérique, a eu lieu ce mercredi au Miroir d’eau.
    • Une action symbolique pour montrer que « les femmes sont là pour contribuer à l’économie du pays ».

    La photo a fait le tour des réseaux sociaux, et en a appelé une autre. La semaine dernière, le magazine Capital publiait un dossier à la gloire des start-up françaises « prêtes à jouer dans la cour des grands ». Et comme illustration, le journal avait demandé à une dizaine de chefs d’entreprise de poser ensemble, la Tour Eiffel en fond, vêtus d’une chemise blanche et les yeux tournés vers l’horizon. Problème, aucune femme n’avait été conviée à cette séance photo…

    Le cliché a fait bondir un bon nombre de startupeuses, et Sandrine Charpentier en fait partie. Cette Nantaise, à la tête de l’association Femmes du Digital Ouest, a décidé de répondre « avec humour » aux « clichés » qu’elle tente de combattre tous les jours. Ce mercredi soir, une quarantaine de femmes de l’écosystème numérique nantais, presque toutes en chemise blanche, ont répondu à son invitation et ont pris la pose devant le Miroir d’eau.

    Le cliché sera envoyé au magazine Capital, « comme un clin d’œil bienveillant » mais surtout pour montrer que « les femmes sont visibles et là pour contribuer à l’économie du pays ». Une autre initiative de ce type a eu lieu à Paris, mardi, et d’autres rendez-vous sont en préparation. Dans la Cité des Ducs, une deuxième photo a été prise dans la foulée avec quelques hommes, qui soutiennent la démarche.

    Mixité et diversité

    « L’objectif est de montrer qu’à Nantes, on prône le numérique dans sa mixité et sa diversité, insiste la chef d’entreprise. La photo de Capital véhicule une vision très lisse et uniforme de l’innovation, ce n’est pas mes valeurs. Le numérique doit être ouvert à tous : pas besoin de CV poussé pour monter sa start-up, juste de bonnes idées et de la curiosité ! »

    Si, selon l’association Femmes du digital, le numérique compte dans la région 28 % de femmes (moins de 10 % d’entre elles s’illustrent dans des métiers techniques), la situation serait en train de bouger notamment à Nantes. « Même si certaines se mettent des barrières, il y a de plus en plus de femmes, on le voit. La photo de Capitalest en décalage avec ce que l’on vit, juge Najette Fellache, 37 ans, CEO de Speach me et présidente de Woman@Nantes. Et elles réussissent aussi, comme les hommes. Pas forcément en levant des fonds, mais en ayant un impact sociétal ou environnemental. »

    Dans la cité des Ducs, la filière du numérique fait partie des plus dynamiques. La métropole s’est donnée l’objectif de créer 10.000 emplois supplémentaires en 10 ans.

    Mon commentaire : Moi, féministe historique, je me réjouis grandement de la réaction de ces jeunes femmes professionnelles du numérique.

    Moi aussi je suis agacée par ces clichés qui mettent toujours les mâles en première ligne ignorant la contribution des femmes à la bonne marche de la société en général et de l’économie en particulier. Les femmes actives méritent mieux que des strapontins et des moqueries sexistes. Hip hip hip hourra les Nantaises !

    Chasse à la femme

    VAUVERT Agression d’une lycéenne : un homme arrêté

    L’agression, par son mode opératoire, avait suscité une forte inquiétude chez les forces de l’ordre. En juin dernier, une adolescente attendait son bus dans un petit village proche de Vauvert, lorsqu’un homme aurait eu des gestes déplacés.

    Cet individu aurait surgi et se serait projeté sur la jeune femme, avant de lui imposer des attouchements sexuels. La lycéenne aurait reçu un violent coup de poing. Une plainte avait été déposée à l’époque à la brigade de gendarmerie de Vauvert et une enquête était active depuis pour identifier le curieux agresseur… Rebondissement mardi après-midi, puisque les enquêteurs ont interpellé un homme d’une trentaine d’années qui correspond au profil dressé par l’adolescente et à une façon particulière de marcher. Un homme qui aurait été retrouvé également grâce à un ADN partiel figurant sur un vêtement de la victime. Il est en garde à vue depuis mardi après-midi.

    Mon Commentaire : J’ai souvent eu l’occasion d’écrire que l’homme le plus moche et stupide de la terre considère qu’il a des droits sur toutes les femmes de la terre y compris la plus belle et la plus intelligente. Quand soignera-t-on ces millions d’hommes malades du sexe ? Et celui-ci sera-t-il libéré pour bonne conduite, libre de recommencer encore et encore ?

    Disparition de Maëlys : qui est l’homme mis en examen et en détention provisoire ?

    L’homme au cœur de l’enquête liée à la disparition de Maëlys a été mis en examen dimanche 3 septembre pour « enlèvement, séquestration ou détention arbitraire de mineur de 15 ans » et placé en détention provisoire à la Maison d’arrêt de Grenoble-Varces. Il fait figure de principal suspect, une semaine après la disparition de la fillette de 9 ans, lors d’une fête de mariage au Pont-de-Beuavoisin (Isère).

    Par Denis SouillaFrance Bleu BesançonFrance Bleu IsèreFrance Bleu Pays de Savoie et France Bleu

    https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/disparition-de-maelys-qui-est-l-homme-mis-en-examen-et-en-detention-provisoire-1504540635

    Mon commentaire : Ce n’est qu’un fait divers, une jolie fillette de 9 ans a disparu à l’occasion d’une fête de mariage, il y a dix jours. De graves soupçons, indices sérieux à l’appui, pèsent sur un homme de 34 ans, Nordahl L. que tout le monde, famille, amis et connaissances s’accordent à qualifier de gentil garçon. On sait que tous les criminels et terroristes sont de gentils garçons pour leurs proches. Considérons toutefois que, pour l’instant, l’homme n’a pas avoué et qu’il est peut-être innocent.

    En attendant, la fillette n’a pas été retrouvée et les enquêteurs sondent les lacs environnants. Après dix jours, les chances de retrouver Maëlys vivante et en bonne santé sont bien minces. Et même si on la retrouvait vivante imaginons le traumatisme à vie pour la fillette, sa famille, ses proches et les mariés dont le mariage est déjà terni.

    Trop de fillettes et de femmes sont victimes de prédateurs qui sont presque exclusivement des hommes. Que fait la société contre ce fléau tellement banal que tout le monde l’accepte comme une fatalité, sauf les familles des victimes.

    GARD L’instituteur mis en examen pour « viols » dort en prison

    Un enseignant de 58 ans a été mis en examen pour « viols et agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans ». Il a été écroué mercredi en soirée par un juge des libertés et de la détention du Palais de Justice de Nîmes. Cet instituteur avait été arrêté lundi matin, jour de la rentrée, chez lui dans une commune proche de Nîmes.

    Dorénavant c’est un juge d’instruction qui sera chargé de diriger le dossier criminel initié par des signalements et des plaintes de parents d’élèves âgés de 4 ans. L’instituteur officie depuis une vingtaine d’années dans des villages gardois. Il est en activité depuis quelques années dans une commune de l’agglomération de Nîmes d’où ont émané les premiers signalements. « L’enquête a débuté en décembre: « il fallait s’assurer l’authenticité et la cohérence des propos de l’enfant et faire la part des choses, déclare le Procureur de la République de Nîmes Eric Maurel, qui était en charge avec le parquet des mineurs de coordonner les investigations depuis plusieurs mois. Le maître d’école a été suspendu par l’éducation nationale en décembre dernier après la révélation des faits par des parents.

    « L’instituteur a été interpellé lundi matin et placé en garde à vue. Une perquisition s’est déroulée à son domicile avec la saisie de matériel informatique sophistiqué. La première exploitation n’a rien de suspect mais les experts de la gendarmerie vont tout vérifier », poursuit le Procureur. Les faits à connotation sexuelle décrits par les enfants se seraient déroulés dans la classe lorsque les élèves étaient séparés en début d’après-midi. Une partie des enfants restaient avec le maître, tandis que l’autre partie était pris en charge par l’Atsem. L’information judiciaire ouverte aujourd’hui vise une période qui débute en 2016 mais les investigations vont aussi être élargies aux précédentes classes dont l’enseignant avait la charge depuis 20 ans dans le Gard. Le dossier administratif de cet homme va être épluché par les gendarmes. L’enseignant est connu de la justice après une condamnation pour des « violences aggravées » sur sa dernière épouse qui était en état de vulnérabilité. Il a été condamné pour cette infraction devant le tribunal correctionnel de Nîmes.

    Le Procureur Eric Maurel a requis l’ouverture d’une information judiciaire pour « viols et agressions sexuelles sur mineurs. » « J’ai réclamé un placement en détention à cause de la gravité des faits, du risque de pression, du nombre de petites victimes qui sont au moins 6 et du renouvellement de l’infraction » a conclu le Procureur Eric Maurel lors d’un point avec la presse. Des réquisitions qui ont été entendues. Le mis en cause a demandé un débat différé sur sa détention. Une autre audience se déroulera dans quelques jours pour savoir si l’instituteur reste en prison pendant l’enquête.

    Mon commentaire : Cet homme avait été condamné pour violences sur son épouse et l’article le dit comme si cette condamnation pouvait justifier sa pédophilie ! De même on notera les guillemets du titre de l’article. Alors viols ou pas viols ? De quel droit le « journaliste  » (à mon tour d’user de guillemets) se permet-il de juger de la qualification de l’interpellation du criminel  mis en examen pour « viols et agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans ? Une fois de plus on constate que nous vivons dans la culture du viol qui d’office blanchit les violeurs.

    Fin de vie

    Maladie de Charcot: Atteinte, l’écrivaine Anne Bert explique vouloir se faire euthanasier

    SANTE «Si j’ai décidé de ne pas vivre cette agonie qui m’est promise, c’est parce que j’ai en moi une souffrance incommensurable, ineffable»…

    C. Ape. Publié le 06/09/17 à 18h59 — Mis à jour le 06/09/17 à 18h59 

    Atteinte de la maladie de Charcot, l’écrivaine Anne Bert a expliqué ce mercredi au micro de France Inter sa volonté de se faire euthanasier. « Je sais que dans deux mois, ça va être l’horreur, et dans quatre mois encore pire que l’horreur, et après la mort », a dit l’écrivaine de 59 ans.

     

    VIDÉO. « On n’est pas sérieux quand on va mourir »
    Atteinte de la maladie de Charcot, Anne Bert a choisi l’euthanasie ►http://bit.ly/7h50-bert 

    Et de poursuivre en expliquant son choix : « Si j’ai décidé de ne pas vivre cette agonie qui m’est promise, c’est parce que j’ai en moi une souffrance incommensurable, ineffable. » L’écrivaine a ainsi prévu de se faire euthanasier en octobre en Belgique, où cette pratique est autorisée, contrairement à la France.

    >> A lire aussi : Une alimentation riche en calories pourrait ralentir la maladie de Charcot

    Une paralysie « totale » avant « la mort par étouffement »

    Anne Bert a indiqué qu’en raison de sa maladie, ses muscles « meurent les uns après les autres » provoquant une paralysie « totale » avant « la mort par étouffement ». Aujourd’hui, elle a « dépassé le seuil d’acceptation », ne pouvant plus « rien faire du tout » sans assistance.

    Dans Le tout dernier été (édition Fayard), qui paraîtra le 9 octobre, après son départ, l’écrivaine raconte son combat. Un combat qui l’avait notamment amené à interpeller les candidats à la présidentielle. L’équipe d’Emmanuel Macron « m’a répondu, alors qu’il était encore candidat, que les questions éthiques et sociétales n’étaient pas une priorité », a-t-elle confié à la radio.

    http://www.20minutes.fr/societe/2128107-20170906-maladie-charcot-atteinte-ecrivaine-anne-bert-explique-vouloir-faire-euthanasier

     Mon commentaire : Je trouve qu’il est inhumain d’empêcher les êtres humains de choisir leur mort. Nous ne choisissons pas de venir au monde mais au moins nous devrions être libres de choisir le moment de notre départ. De quel droit politiques, moralistes, religieux, médecins et législateurs s’arrogent-ils le droit de décider du niveau des souffrances physiques et morales qui nous conduisent à vouloir mourir ?

    Les hôpitaux osent afficher à destination des malades des avis affirmant qu’ils traitent la douleur. Je suppose que ces affiches leur sont offertes par des labos pharmaceutiques qui se font du beurre avec la souffrance des malades, il est donc nécessaire de la faire durer le plus longtemps possible. Et pourtant, quand le patient quitte l’hôpital, je peux vous assurer que sa douleur n’intéresse plus les médecins. J’en ai personnellement fait l’expérience en quittant un hôpital parisien en larmes -et je suis résistante à la douleur-dans l’indifférence du personnel soignant. Je n’étais pas intéressante puisque je sortais alors que si j’avais été grabataire et condamnée on m’aurait fait durer le plus longtemps possible avec beaucoup de morphine et consorts en me refusant une fin de vie décente par « déontologieé. Tu parles !

    Pauvre Anne Bert, heureusement que la Belgique est plus humaine que la France …

    Dans

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