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Féminisme. On recherche Héritage, les tricots de ma mère

Héritage, les tricots de ma mère, devant et Raymonde Arcier

HERITAGE, LES TRICOTS DE MA MERE  2m60, 3m d’envergure, 1972-1973

Où est passée l’oeuvre monumentale de l’artiste féministe Raymonde Arcier  ? Elle a disparu pendant son transport à la fin de la  Biennale de Paris en 1977.

Aujourd’hui très sollicitée par les amateurs d’art féministe, Raymonde souhaiterait retrouver l’oeuvre qui lui a coûté des centaines d’heures de travail et des ampoules aux doigts.

Héritage, les tricots de ma mère, dos

Par cette opération d’agrandissement d’objets quotidiens, travaillés dans une matière dure, Raymonde Arcier met en évidence une transgression de ce qui est connoté féminin ou masculin. Elle montrait ainsi que les femmes effectuaient quotidiennement des tâches rudes et immenses qui n’étaient ni reconnues ni rémunérées. Le gigantesque chandail a été exposé à la Biennale de Paris en 1977, lieu de consécration artistique qui s’était ouvert à des oeuvres plus revendicatives.

« C’est seulement à partir du pull-over que j’ai soupçonné ma démarche, aidée de ceux qui me nommaient déjà « artiste ». Et, c’est ainsi que moi, née de ton ventre ma mère, comme tu aurais pu naître du mien, je fabriquais cet immense pull-over. Ma mère, ce pull-over, cet héritage qui est le tien donc le mien, éventre les murs de nos appartements étroits, ses manches veulent sortir par nos fenêtres. Le pull-over que tu m’as tricoté, je l’ai refait derrière toi, sans pouvoir le contrôler, le commander, faire aimer à tout prix. Il veut marcher tout seul, il est devenu indépendant de toi, de moi, ça te fait peur, moi ça me rend joyeuse ».

Héritage, les tricots de ma mère, devant

Aidez Raymonde Arcier à retrouver son pull Héritage. 

Email de Raymonde raymonde.arcier@gmail.com

Pour voir toutes les oeuvres de Raymonde Arcier : https://raymondearcier.jimdo.com/

Autoportrait à 18 ans. Pastels à l'huile - 2000

Autoportrait à 18 ans. Pastels à l’huile – 2000

RAYMONDE ARCIER, ART ET FÉMINISME

Active au sein du mouvement féministe dès ses débuts, Raymonde Arcier, employée de bureau et autodidacte, réalise, dès 1970, ses œuvres les plus marquantes, en crochetant de la laine, du coton, en tricotant du métal – chaque ouvrage pouvant nécessiter une année de travail. A travers le détournement de cet apprentissage culturel féminin, elle évoque avec humour son enfermement social, cherchant, selon ses propres mots, à «porter à la connaissance de tous l’immense labeur des femmes».
Le mouvement féministe a été au coeur de son processus de création. Elle a mis au point des techniques novatrices, en réutilisant des acquis culturels dans un autre contexte, pour dire un vécu particulier.
Tout en continuant ses activités professionnelles et avec une licence de sociologie, Raymonde Arcier s’est ensuite consacrée à l’écriture et à divers travaux plastiques, qu’elle poursuit encore aujourd’hui.
 

« Je cherche à porter à la connaissance de tous l’immense labeur des femmes. »

R. Arcier

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