Flux RSS

Opération camembert au lait cru à l’Assemblée nationale

Publié le

https://www.change.org/p/c-est-le-camembert-de-normandie-au-lait-cru-d-appellation-d-origine-que-l-on-assassine/u/24287942

Histoire du camembert de Normandie

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Camembert_de_Normandie

Légende ou pas, la contribution de Marie Fontaine, épouse Harel reste fondamentale du fait de l’engagement de sa descendance dans la fabrication et l’essor du camembert. Comme on le sait, les femmes créatrice sont la plupart évacuées del’histoire et leur contribution ignorée. Pourtant il est indiscutable que Marie Fontaine-Harel a joué un rôle significatif dans les technique de fabrication et la notoriété du camembert. LC

« Camembert […] est le nom donné (1867) à un fromage fabriqué pour la première fois à la fin du xviiie siècle par Marie Fontaine, fermière de la commune de Camembert (Orne). »

— Alain Rey (dir.), Le Robert Dictionnaire historique de la langue française, Dictionnaires Le Robert, Paris, nouvelle édition janvier 1994, tome I, p. 333.

Selon la légende, historiquement peu crédible[6], le camembert de Normandie a été mis au point en 1791 par une fermière de Camembert, Marie Harel (née Fontaine), avec les conseils avisés d’un prêtre réfractaire (Charles Jean Bonvoust, religieux bénédictin, prieur de Roiville), originaire de la Brie, réfugié chez elle dans sa ferme de Beaumoncel[7].

Cette légende se retrouve dans de nombreux ouvrages, avec de surprenants enrichissements[8]. Le nom de Marie Harel, inventrice du camembert, apparaît en 1850, grâce à son petit-fils[9]. La légende est due à la remarquable réussite de sa famille et à l’intérêt commercial retiré[10]. Au début du xxe siècle, le syndicat des fabricants du véritable camembert de Normandie prend la relève des héritiers de Marie Harel pour perpétuer la légende du camembert normand[11] ; au xxie siècle, l’association de défense et de gestion de l’AOC camembert de Normandie[* 3] le remplace.

Je préfère les fromages au lait cru

Personnellement, je préfère les fromages au lait cru parce qu’ils ont plus de goût avec une texture à la fois moelleuse et feuilletée selon leur degré de maturité. Rien à voir avec les camemberts pasteurisés et industriels au coût uniforme dont le goût et la texture n’évoluent pas et qui se dessèchent rapidement. laissant ressortir la saveur salée au détriment de l’arôme.

Je consomme des  fromages au lait cru depuis 70 ans et je n’en ai jamais été malade.

Les américains consomment aussi des fromages au lait cru

Ayant vécu aux USA, j’ai souvent été invitée par des américains qui, pour me faire plaisir, m’offraient du camembert ou du brie au lait cru, souvent servis avec des tranches de pomme fraîche. J’ignorent comment ils se le procuraient. Contrairement aux préjugés des Français contre les américains, ces derniers apprécient la bonne chère en fonction de leurs moyens et de leurs goûts. Des organismes se sont spécialisés dans la bonne  bouffe bio comme « whole food » ou les farmer markets 

qui connaissent beaucoup de succès.

Vouloir normaliser nos productions alimentaires traditionnelles est contraire à nos traditions gastronomiques, aux intérêts des paysans et des consommateurs ainsi qu’à la réputation internationale de nôtre gastronomie. La résistance s’impose pour défendre nôtre patrimoine gastronomique et les paysans producteurs sans lesquels la France ne serait plus la France.

La Connectrice

Pour en savoir plus

http://www.fromages-de-terroirs.com/index.php?lang=fr

 

Actualité : Le camembert de Normandie AOP va autoriser la pasteurisation. C’est un renoncement aux valeurs de l’appellation et une victoire des multinationales !
Usages ancestraux, loyaux et constants : trois mots gravés dans le marbre lorsque la France a créé les appellations d’origine au tout début du XXè siècle, et pourtant, le camembert de Normandie, symbole s’il en est de notre pays, va être pasteurisé en 2021 ! Autant dire un nivellement par le bas, qui s’accompagnera de l’arrêt du moulage à la louche.
Décidément, l’histoire se répète. L’AOP normande n’a pas tiré la leçon du passé, elle s’enfonce inexorablement dans la médiocrité. En voulant faire retirer le terme Normandie des camemberts industriels, en somme faire appliquer la loi après 20 ans de laxisme, le camembert de Normandie hérite du pire scénario pour sortir de ce bras de fer entre fabricants du camembert « de Normandie » sous AOP et ceux du « fabriqué en Normandie », la version industrielle, dont Lactalis est le premier opérateur avec 95 % de la production. La fin du « Fabriqué en » se solde avec une AOP pour tous, déclinée en deux versions : l’une de base sous le nom actuel « Camembert de Normandie » et l’autre, plus qualitative, sous le nom de « Véritable camembert de Normandie ». La loi du marché voudra que 9 camemberts AOP sur 10 soient pasteurisés et industriels, fabriqués à la chaîne comme de vulgaires produits. Donc moins chers.
L’association Fromages de Terroirs dénonce un détournement grave de l’AOP qui donne en vérité aux industriels ce dont ils avaient rêvé en 2007 lorsqu’ils avaient réclamé la pasteurisation. On sait ce qu’il en advient de cette assouplissement dans les cahiers des charges – course au volume, standardisation, disparition des fermiers – et empilement des sous labels qui ne crée que de la confusion pour le consommateur. L’entrée des camemberts industriels dans le périmètre de l’AOP, est la mort programmée du véritable camembert !
PÉTITION À SIGNER SUR CHANGE.ORG :C’est le camembert de Normandie qu’on assassine !
Mercredi 21 février, la réunion « de la dernière chance » a abouti à cette imposture ! Les protagonistes de la longue bataille qui oppose les fabricants de « camembert fabriqué en Normandie, aux opérateurs de l’AOP Camembert de Normandie au lait cru, ont tranché. La filière s’oriente vers une AOP élargie, avec deux niveaux :
-  Une version plancher autorisera la dénomination commerciale « Camembert de Normandie », venant remplacer le « fabriqué en ». Cette version autorisera le lait pasteurisé, en contre partie, elle imposera une normandisation des troupeaux à hauteur de 30%. C’est peu ! D’autant que rien n’est précisé pour les 70% restants. Plus de moulage à la louche par des mains expertes, mais un robot mouleur. La fabrication restera donc très industrielle, à la chaîne comme c’est le cas actuellement pour les marques Président, Lanquetot, Lepetit, Cœur de Lion, le Rustique… On nous dit que le pâturage serait rendu obligatoire 6 mois de l’année, avec une part d’herbe minimale dans la ration estivale (25 ares d’herbe par vache). Et puis, la filière se réjouit semble t-il qu’on garantisse le caractère mi-lactique mi-présure qui caractérise le camembert traditionnel. En aucun cas, ce futur cahier des charges n’offrira la qualité d’un camembert digne d’une AOP.
-  Une version plus haut de gamme, strictement au lait cru, baptisée « Véritable Camembert de Normandie », voulant se substituer à l’actuelle AOP, avec des critères d’exigence relevés. On nous promet que la part de Normandes serait portée à 70% contre 50% actuellement, (imposée depuis mai 2017). Le bocage serait revalorisé : 100 mètres de haies pour un hectare de pâture, cela pour encourager la biodiversité. La ration hivernale devrait, quant à elle, comporter obligatoirement une proportion d’herbe. Soit, mais ce sont de bien minces avancées, et pour la plupart déjà acquises !
Pour les deux catégories de l’AOP, des règles générales vont également s’appliquer comme la suppression des OGM dans l’alimentation pour l’ensemble des producteurs. La zone pourrait intégrer les actuels producteurs hors zone dans l’Eure, la Seine-Maritime, la Manche, l’Orne et le Calvados, peut-être plus largement..
Les Normands exhument donc Le « Véritable camembert de Normandie », dénomination qui avait disparue en 1983 lors de la naissance de l’AOP. Elle est censée porter le « très haut de gamme » sauf qu’en autorisant la pasteurisation, c‘est la mort de l’AOP en tant que telle, dès lors qu’on introduit des niveaux de qualité si différents dans le label. On crée une concurrence au sein même d’une AOP.
La cohabitation lait cru-lait pasteurisé, pratiquée dans plus de 50 % des AOP nationales, pont-l’évêque, neufchâtel, livarot, ossau-iraty, saint-nectaire, cantal, fourmes d’Ambert et de Montbrison, bleu d’Auvergne, époisses, maroilles, munster… n’ont entraîné que médiocrité et tensions dans la filière laitière, accélérant la disparition des fermiers. Beaucoup d’entre elles ont en réalité perdu des parts de marché.
D’autres AOP admettent différentes déclinaisons : le beaufort (versions « été » et « chalet d’alpage »), le laguiole (« Grand Aubrac »), le salers (« Tradition ») … mais il y a une grande différence, elles sont toutes au lait cru, ce qui maintient une qualité optimale et une reconnaissance unique.
La nouvelle règle ne devrait pas être effective avant 2021. Une commission d’enquête nommée par l’Inao aura pour mission de lancer les travaux sur la définition de la nouvelle zone et les conditions de production.
Faits et chiffres :
Le camembert de Normandie AOP au lait cru a obtenu l’AOC en 1983 et l’AOP en 2007. L’AOP actuelle produit 5 400 tonnes en 2017 soit 6 % de la fabrication totale du camembert. Les 94% restant sont industriels : Lactalis représente hors AOP et en AOP, 95% de la production.
Liste des opérateurs et des marques dans l’AOP Camembert de Normandie au lait cru
Les fermiers 
-   Ferme du Champ Secret, dirigée par Patrick Mercier, à la Novère dans l’Orne. Marque : Champ Secret. 
-   Ferme de la Héronnière, à Camembert dans l’Orne, récemment reprise par Nicolas Durand. Marque : François Durand.
Les laiteries 
-   Laiterie de Saint-Hilaire-de-Briouze – Fromagerie Gillot détenue par la famille Fléchard. Marques : Gillot, Marie Harel et Saint-Hilaire. 45 % des parts de marché de l’AOP. 
-   Domaine de Saint-Loup – Ex-Graindorge, détenue par Lactalis. Marques : Domaine du Plessis, Fleuron du Plessis, Domaine de Saint-Loup, La Petite Normande et E.Graindorge. 
-   Fromagerie de Jort, détenue par Lactalis. Marque : Jort. 
-   Fromagerie du Moulin de Carel, détenue par Lactalis. Marque : Moulin de Carel. 
-   Fromagerie d’Orbec, à Orbec-en-Auge, détenue par Lactalis. Marque : Bourdon. Lactalis détient 50% des parts de marché de l’AOP.
-   Fromagerie du Val-de-Sienne, détenue par Pascal Beillevaire et Pierre Marty. Marques : Pré Saint-Jean, Le Bon Choix et Beillevaire. 
-   Coopérative Isigny-Sainte-Mère. Marque : Isigny-Sainte-Mère. 
-   Fromagerie Réaux, détenue par Maîtres Laitiers du Cotentin-Groupe Disfrais. Marques : Réo et Le Gaslonde. 
-   Fromages de Stéphanie, à Saint-Léger-sur-Sarthe dans l’Orne, détenue par Stéphanie Conrad. Marque : Les Fromages de Stéphanie.

https://www.courrierinternational.com/article/vu-des-etats-unis-alerte-camembert-en-danger

Vu des États-Unis.Alerte, camembert en danger  !

Un camembert normand – au lait cru.  Photo12 / Gilles Targat

Le site d’information américain Bloomberg tire la sonnette d’alarme : “L’un des meilleurs fromages au monde pourrait être en voie de disparition.”

Bloomberg rappelle que, pour qu’un camembert reçoive cette appellation, il doit être fabriqué avec du lait cru non filtré possédant une teneur en matière grasse d’au moins 38 % et venant de vaches normandes qui bénéficient de conditions d’élevage précises. “Si c’est ce fromage que vous cherchez, en particulier en dehors de France, alors bonne chance”, assène le site d’information américain, avant de préciser que seuls 1 % des camemberts français sont produits de cette façon. “Et avec les grands propriétaires qui s’emparent des petites fermes, ce nombre est en train de s’effondrer rapidement”, s’alarme Bloomberg.

Une conséquence de la “guerre des fromages”

La publication attribue ce net recul des petites exploitations à la “guerre des fromages” de 2007, lors de laquelle les grands producteurs ont vu leur demande d’utiliser du lait pasteurisé pour fabriquer le camembert de Normandie rejetée par l’État français. Les grandes industries ont alors “quitté la course au vrai camembert” et étiquettent à présent leurs produits“fabriqués en Normandie”. “Ce qui n’est pas la même chose”,précise Bloomberg.

Le site d’information américain donne les clés pour distinguer le “vrai” camembert :

Quand vous l’apercevrez sur le plateau à fromages, vous reconnaîtrez son cœur crémeux épais. Si vos hôtes l’ont laissé dehors suffisamment longtemps, il sera possible de le presser. (Le Brie, à l’inverse, sera coulant.) La croûte, que vous devez manger, devrait avoir une fine marbrure marron. S’il est trop blanc et brillant, cela signifie que vous êtes en train de consommer une version industrielle. (Évidemment, s’il y a trop de marron, c’est qu’il a dépassé sa date.)”

Un test auquel les lecteurs de Bloomberg ne pourront procéder que s’ils voyagent en dehors des États-Unis, le camembert y étant interdit, comme tous les fromages à base de lait cru, depuis 1949. La publication les encourage donc à “prendre la direction de la France et [à] y trouver un authentique camembert à dévorer”.

 

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :