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Derrière les parents Lambert, la secte Lejeune et du pognon

Publié le

Jacqueline Salenson s’engage en faveur de la fin de vie dans la dignité et elle nous en révèle de belles sur l’obstination déraisonnable des parents Lambert au mépris des sentiments de l’épouse de Vincent et de leur petite fille de dix ans.

Rappelons nous de la famille Lejeune dont le patriarche, Jérôme, généticien de son état se prétendait découvreur du gène de la trisomie 21 et luttait avec le soutien des nervis de l’extrême droite contre la liberté de l’avortement. J’ai assisté à ses prêches quand il comparait une femme enceinte à une voiture dont le conducteur déciderait de tuer ses occupants. Dans ses meetings il était protégé par des racailles qui cognaient sans scrupules tous les opposants au discours du gourou.

Jérôme Lejeune était non seulement un fanatique misogyne mais aussi un usurpateur qui avait exploité à son compte les recherches de Marthe Gautier. Une réalité que la Fondation Lejeune combat afin de ne pas nuire au projet de béatification de son gourou……

LC

http://www.jacquelinesalenson.com/2019/06/oui-vincent-lambert-est-en-realite-mort-mort-cerebral.html

oui, Vincent Lambert est en réalité mort (mort cérébral) .

Un « fou de Dieu » dangereux…et riche, très riche de par sa secte et sa Fondation ……….d’où vient tout cet argent ?pourquoi cette fondation est-elle reconnue d’utilité publique? arnaque à la sécurité sociale?un homme

  • qui confond la vie végétative, le cerveau mort, avec la vraie vie :

communiquer, bouger, ne serait-ce que un peu…

  • qui n’a pas assimilé la définition récente de la mort 

Dès l’après-guerre,la définition légale de la mort change en France (et en Occident)à cause du développement des greffes d’organes et de tissus :elle devient la « mort cérébrale »les greffes d’organe qui exigent un corps chaud , alimenté par le sang,(sinon, les organes meurent avec le mourant)donc « vivant » artificiellement avec des machines :le minimum est

  • l’alimentation artificielle ne se fait pas à la cuillère, mais par sonde gastrique
  • l’hydratation artificielle ne se fait pas en donnant à boire, mais par injection de serum, c’est bien entièrement artificiel !

voir:http://www.espace-ethique-poitoucharentes.org/obj/original_152122-les-nouvelles-definitions-de-la-mort-dr-lesieur.pdfLe Pr Régis Debré l’a dit hier à la radio :oui, Vincent Lambert est en réalité mort (mort cérébral) .https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2019/05/31/jean-marie-le-mene-le-magistrat-qui-finance-la-croisade-pro-vie-des-parents-de-vincent-lambert_5469630_4500055.html?fbclid=IwAR39vMZZiGk5MRI9oBH_ztlaYUK_b_Hj85k0LNA6wouR7HzcpanZQuyABoIcitations :« Jean-Marie Le Méné, 62 ans, magistrat à la Cour des comptes, d’abord connu pour sa fonction de président de la Fondation Jérôme Lejeunene cache pas avoir assisté le couple Lambert dans leur combat.La Fondation Lejeune finance quasi intégralement leurs frais d’avocats (autour de 100 000 euros par an).« On s’achemine vers la fin de vie programmée : cela mérite un investissement total de notre part,car nous avons vocation à défendre la vie », explique-t-il.Père de neuf enfants, Jean-Marie Le Méné est marié à Karin Lejeune, fille du professeur de médecine Jérôme Lejeune et sœur de Clara Lejeune, l’épouse d’Hervé Gaymard.En 1996, lorsque la Fondation Lejeune est reconnue d’utilité publique, ce dernier est secrétaire d’Etat à la santé et à la Sécurité sociale.M. Le Méné appartient à l’Académie pontificale pour la vie, fondée par Jean Paul II en 1994, qui a pour but « la promotion de la valeur de la vie humaine ».Ses membres les plus radicaux ont été révoqués par le pape François« Ce n’était pas juste », commente-t-il à ce propos.Très influent dans les milieux catholiques et ultraconservateurs,M. Le Méné mène un combat acharné contre l’interruption volontaire de grossesse (IVG).En 2017, la Fondation Lejeune, dont la mission est d’accueillir « les rescapés de l’eugénisme », selon la formule de son président, a été accusée par des scientifiques d’entrave à la recherche médicale sur l’embryon.Un an plus tôt, même le représentant de l’Enseignement catholique avait relevé et dénoncé « une certaine forme deviolence » dans un manuel de bioéthique publié par la Fondation à destination des jeunes lycéens.Jean-Marie Le Méné intervient régulièrement dans les médias ousur son propre site Genethique.orgoù il se prononce contre l’IVG, la Procréation médicale assistée (PMA), la gestation pour autrui (GPA)…En mars 2015, dans une interview publiée sur le site d’extrême droite Boulevard Voltaire, il suggérait une corrélation entre« avortement de masse » et « immigration de masse ». »

Pour en savoir plus sur Marthe Gautier

Sciences – Injustice envers Marthe Gautier : un de ces conflits entre chercheurs sur la paternité d’une découverte qui rejaillit avec violence plusieurs décennies après les faits ?

LE MONDE | 04.02.2014 |

Trisomie : une pionnière intimidée

Le rôle de Marthe Gautier, 88 ans, dans la découverte de l’anomalie chromosomique responsable du mongolisme a été occulté. Sa conférence sur le sujet n’a pu avoir lieu en raison de la présence d’huissiers mandatés par la Fondation Jérôme Lejeune
 C’est une injustice vieille d’un demi-siècle qui aurait dû être réparée symboliquement à Bordeaux le 31 janvier. En attribuant, à l’unanimité de son conseil scientifique, son grand prix à Marthe Gautier, 88 ans, la Fédération française de génétique humaine comptait honorer le rôle de la chercheuse dans l’identification, en 1958, du chromosome 21surnuméraire qui a transformé le mongolisme en trisomie 21.

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Marthe Gautier, le 30 janvier à Bordeaux. | RODOLPHE ESCHER POUR le Monde
Mais la Fondation Jérôme Lejeune, du nom du généticien (mort en 1994) qui a également participé à cette découverte, en a décidé autrement : l’intimidation par les huissiers qu’elle a envoyés au colloque de Bordeaux a conduit à l’annulation de la conférence de Marthe Gautier (Le Monde du 3 février).
Pourquoi un de ces conflits entre chercheurs sur la paternité d’une découverte qui fait le quotidien des laboratoires rejaillit-il avec une telle violence plusieurs décennies après les faits ?
UN TRAVAIL DE POINTE
L’histoire commence en 1956. Jeune médecin, Marthe Gautier revient des Etats-Unis, où son mentor Robert Debré, grand modernisateur de la médecine française après la Libération, l’a envoyée en stage. Elle devient chef de clinique – une des deux seules femmes à occuper ce poste – à l’hôpital Trousseau. Les après-midi sont libres et Marthe Gautier décide de les consacrer à la recherche, une activité encore rare dans le milieu médical français. Son patron, Raymond Turpin, est un des meilleurs spécialistes du mongolisme, comme on dit alors. Il soupçonne depuis longtemps une origine innée de la maladie, mais ne dispose pas d’un laboratoire où tester cette hypothèse.
Aux Etats-Unis, Marthe Gautier a appris à cultiver des cellules humaines. Elle propose à Turpin de mettre en culture des cellules d’enfants sains et d’enfants atteints de mongolisme, puis d’en comparer les chromosomes observables sous microscope. Son patron est immédiatement d’accord. L’expérience semble toute simple. Alors que l’on vient de découvrir que l’espèce humaine a 46 chromosomes, l’étude représente pourtant un travail de pointe et, dans le grand dénuement des laboratoires français des années 1950, un véritable tour de force.
 « DU SÉRUM ET DU PLASMA »
Sans soutien, travaillant seule, Marthe Gautier transforme une petite pièce de l’hôpital en laboratoire. « Pour cultiver des cellules, se souvient-elle, il me fallait notamment du sérum et du plasma. Le sérum, eh bien j’ai pris le mien ! Et pour le plasma, je suis allée dans une ferme chercher un coq. Je l’ai installé dans un coin de la cour de l’hôpital, et j’allais le piquer à la veine alaire chaque fois que j’avais besoin de plasma. Cela ne me faisait pas peur, je suis née dans une ferme, j’ai l’habitude des animaux. » Sur la cheminée de son vaste appartement parisien encombré des dossiers de toute une vie de recherche, un coq en faïence témoigne de cette contribution involontaire des gallinacés à la découverte de la trisomie 21.
Début 1958, ses techniques étant au point, elle met en culture les premières cellules de patients atteints de mongolisme. Quelques semaines plus tard, elle découvre qu’elles possèdent toutes un petit chromosome en trop (qui s’avérera plus tard être le 21). Pour la première fois, un retard mental trouve une explication biologique. Jérôme Lejeune, médecin stagiaire du CNRS travaillant également dans le service de Raymond Turpin, a bien compris toute l’importance de la découverte. Il étudie lui-même les dermatoglyphes (les lignes de la main) des retardés mentaux, dans le but d’en faire un outil de diagnostic, et s’intéresse à la génétique. Lejeune propose d’aller présenter les résultats de sa collègue à un congrès à Montréal auquel il est invité. « Avec mon petit traitement de chef de clinique, je n’avais pas les moyens d’y aller. Et puis j’étais naïve et, à sa demande, j’ai confié à Lejeune mes lames d’observation microscopique de chromosomes pour qu’il les photographie », raconte Marthe Gautier.
EXPULSÉE DE LA PREMIÈRE POSITION
Mais, au congrès, Lejeune présente sous son seul nom la découverte. « Il n’avait pas prévu d’en parler, car sa communication portait sur l’effet mutagène des rayons ionisants. Ce n’est que dans le fil du débat au congrès, pour répondre à un contradicteur, qu’il a été amené à montrer les images de triple chromosome 21 », soutient Marie-Odile Réthoré, directrice médicale de l’Institut Jérôme Lejeune, qui travaillait à l’époque sur les rayons ionisants dans le service de Raymond Turpin.
Avec mon petit traitement de chef de clinique, je n’avais pas les moyens. Et puis j’étais naïve et, à sa demande, j’ai confié à Lejeune mes lames d’observation microscopique de chromosomes pour qu’il les photographie », raconte Marthe Gautier
 Puis, en janvier 1959, Marthe Gautier apprend, l’avant-veille de sa publication, que la communication à l’Académie de médecine qui annonce la découverte est signée de Lejeune, Gauthier (l’orthographe de son nom a été écorchée et on l’a prénommée Marie) et Turpin. Elle se retrouve expulsée de la première position parmi les signataires, celle qui, selon l’usage, est réservée au chercheur qui a mené les expériences. « Marthe Gautier a fait un excellent travail de technicienne, mais la vraie réflexion provenait de Lejeune, qui a lui-même rédigé l’article », justifie Marie-Odile Réthoré. Technicienne, une chercheuse ayant réussi l’internat de médecine et formée ensuite à Harvard ? Le propos en dit long sur le machisme ordinaire qui régnait dans le milieu très masculin de la recherche médicale.
Avec mon petit traitement de chef de clinique, je n’avais pas les moyens. Et puis j’étais naïve et, à sa demande, j’ai confié à Lejeune mes lames d’observation microscopique de chromosomes pour qu’il les photographie », raconte Marthe Gautier
« LEJEUNE ÉTAIT AMBITIEUX »
« Lejeune était ambitieux, et il avait besoin de cette signature pour espérer le Nobel, raconte, sans amertume ni rancœur, Marthe Gautier, qui s’éloigne au début des années 1960 de Lejeune pour se consacrer à la cardiopédiatrie. La cytogénétique ne m’intéressait qu’assez peu. Je n’avais pas fait de la médecine pour compter des chromosomes, mais pour soigner des enfants. »
Jérôme Lejeune, lui, poursuit une brillante carrière, créant une école française de cytogénétique, dont il devient la figure de proue incontestée. Dès 1962, il reçoit, seul, le prix Kennedy, doté de près de 200 000 nouveaux francs, pour « sa » découverte de la trisomie 21. Les difficultés commencent lorsqu’il devient techniquement possible de dépister la trisomie 21 in utero. Lejeune réunit les responsables de services de cytogénétique en France et les somme de ne pas pratiquer ce dépistage. Fervent catholique et opposant intransigeant à l’avortement, il voit bien que la possibilité de dépister la trisomie 21 in utero va conduire nombre de femmes à choisir d’interrompre leur grossesse.
Rares sont ceux qui s’opposent, sur le moment, à cet oukase. A partir des années 1970, la croisade de Lejeune contre la contraception et l’avortement en fait une figure de plus en plus contestée politiquement, mais on oublie les conditions de la découverte de la trisomie.
« DISTORSIONS DE LA RÉALITÉ »
Ce n’est qu’en 2007, lorsque l’Eglise envisage de béatifier le chercheur, que l’affaire ressort. Une généticienne britannique, Patricia A. Jacobs, elle-même découvreuse à la fin des années 1950 d’une des premières anomalies chromosomiques, écrit au pape pour l’informer que Lejeune s’est, à au moins deux reprises, présenté publiquement comme le seul découvreur de la trisomie 21. « Les distorsions de la réalité opérées par le professeur Lejeune devraient être sérieusement examinées dans toute discussion sur sa possible béatification », écrit la chercheuse, rejointe par d’autres généticiens britanniques. En France, plusieurs médecins catholiques écrivent à leur évêque dans le même sens. Marthe Gautier est convoquée à l’évêché de Paris pour déposer devant la commission qui instruit le procès en béatification.
La procédure est toujours en cours. Il est permis de penser que la Fondation Jérôme Lejeune est d’autant plus virulente dans sa défense de l’image du chercheur qu’elle conserve l’espoir qu’il sera un jour béatifié. Ce qui semble improbable, s’il se confirme qu’il s’est montré pour le moins indélicat dans ses rapports avec Marthe Gautier.
Nicolas Chevassus-au-Louis Journaliste au Monde
Le précédent de Rosalind Franklin
« L’histoire de Marthe Gautier rappelle beaucoup celle de Rosalind Franklin quelques années plus tôt au Royaume-Uni », relève Alain Bernheim, président de la Société française de génétique humaine. Jeune physico-chimiste, Rosalind Franklin se spécialise, après la seconde guerre mondiale, dans l’étude des spectres de diffraction aux rayons X, technique qui permet d’obtenir des indices sur la forme des molécules. Elle obtient, au début des années 1950, les premiers clichés de diffraction aux rayons X d’ADN. Ce sont ces images que James Watson et Francis Crick vont utiliser pour parvenir à leur célèbre découverte de la structure en double hélice de la molécule de l’hérédité. Les deux hommes ne reconnaîtront jamais le rôle déterminant de Rosalind Franklin dans la découverte qui leur vaudra le prix Nobel en 1962… La chercheuse est morte en 1958 d’un cancer de l’ovaire vraisemblablement dû à l’exposition aux radiations.

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