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PMA, GPA. La transformation de la parentalité est-elle inéluctable ?

J’ai eu des enfants naturellement sans avoir eu recours à la médecine et sans complications particulières. Je n’ai donc jamais été confrontée à la stérilité ce qui ne m’empêche pas d’éprouver de l’empathie pour les gens qui désirent avoir des enfants et sont confrontés à une impossibilité biologique.

Il m’est difficile de comprendre qu’une femme en mal de maternité puisse accepter au détriment de sa santé, de son temps et de sa charge mentale de traverser la dure épreuve de la fécondation artificielle. Les femmes paient toujours un lourd tribut à la démographe : contrôle des naissances médicalisé, grossesses non désirées, avortement, séduites et abandonnées avec les enfants, maternité toujours à risques, accouchements parfois problématiques, prise d’hormones pour les fécondations médicalisées ou le don d’ovocytes, charge d’enfants handicapés de naissance ou par accident,etc. Le corollaire de la charge maternelle étant la dévalorisation de leur activité et de leur carrière professionnelles .,  du salaire et de la retraite en conséquence.

J’ai toujours trouvé normal que l’on veuille adopter un enfant quand on ne peut pas en fabriquer soi-même car c’est l’occasion de sauver un orphelin, un enfant abandonné ou un enfant malheureux. Malheureusement, tout est fait pour décourager les intentions d’adoption et les adoptants doivent faire preuve de courage, de patience, d’imagination et de ressources financières pour adopter. C’est injuste pour les adoptants et pour les enfants abandonnés.

Il suffirait sans doute de changer les lois réglementant l’adoption pour résoudre le problème mais je suppose qu’une telle décision politique irait à l’encontre de considérations natalistes et des intérêts du lobby médical qui, depuis des décades a inventé toutes sortes de solutions couteuses pour la collectivité mais fort rentables pour le secteur médical comprenant médecins, laboratoires, fabricants de matériel et intermédiaires.

Les candidats parents se sont ainsi vu proposer toutes sortes de solutions qui, à défaut d’être éthiques, leur permettent de satisfaire leur droit à l’enfant, une notion nouvelle qui a envahi le monde occidental en modifiant profondément la société. Le mérite, la créativité, l’imagination, le courage et la persévérance ont été oubliés au profit du droit à l’enfant, du droit au logement, du droit au travail, du droit à la sexualité, du droit à se faire plaisir et du droit à agir selon son bon plaisir sans se soucier de l’autre et encore moins du Bien commun.

Et l’enfant dans tout ça ? Il est devenu un monarque, surtout l’enfant mâle, qui a droit à tous les plaisirs, tous les désirs, à un monde sans frustrations où les efforts demandés autrefois sont remplacés par des combines, des manipulations, des truanderies, des mensonges et des paradis artificiels, qu’il s’agisse de mondes virtuels, de pornographie ou de drogues. Il en résulte un chaos sociétal où  chacun établi un rapport de force contre toutes celles et ceux qui osent se mettre sur son chemin. L’état qui était traditionnellement un régulateur, un administrateur de la péréquation, un égalisateur des richesses, un ordonateur des devoirs et des droits, cet Etat est devenu une marionnette qui cède à toutes les pressions ballottant entre les intérêts des uns et des autres « par souci d’apaisement » et surtout par souci de conserver ses prérogatives et de permettre à se représentants de rester en place le plus longtemps possible pour profiter des ors et de l’or de la République, obsédé par le court terme électoral au détriment de l’avenir du pays et de son peuple.

Il est tout de même paradoxal que les LGBT Q etc. qui se sont longuement battus contre la qualification de maladie de l’homosexualité, s’adressent aujourd’hui à l’assurance maladie pour réclamer que la PMA (et bientôt la GPA ?) soit remboursée au même titre que le cancer, les soins dentaires, les soins ophtalmologiques, le diabète, la maladie de Crohn ou la sclérose en plaques. Mais alors si l’homosexualité n’est pas un choix mais conduit à la stérilité, c’est donc que c’est une maladie. Allez comprendre !

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