Flux RSS

Archives de Catégorie: Actualité de la Connectrice

Moments de ma chienne chérie

Publié le

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Euthanasie. Je veux mourir aussi sereine que ma chienne

Publié le

Ma chienne s’est endormie pour l’éternité à 14 ans et 3 mois, un bel âge pour une labrador. Elle a été euthanasiée en toute sérénité le 7 mai 2019 vers 13:30. Le sinistre déballage autour de Vincent Lambert entre dans mon processus de deuil d’une manière inattendue.

Ma Zaza était sourde, aveugle, mi-paralysée du train arrière, parfois Alzheimer (les synapses des chiens vieillissent comme le reste), incontinente urinaire et fécale, collante, m’obligeant à l’enjamber pour circuler dans l’appartement, puante et trop lourde pour être douchée.

Elle était gloutonne, toujours fouineuse et chapardeuse

Elle avait le poil doux et  tiède

Elle manifestait son plaisir d’être massée en grognant doucement ou en me léchant les mains

Elle tournait sa gueule vers moi lorsque je lui parlais

Elle gémissait pour me prévenir qu’elle s’était lâchée sous elle

Elle participait aux conversations par sa présence bienveillante et s’installait sur les pieds des gens qu’elle aimait

Malgré ses handicaps, elle communiquait, exprimant volontés et plaisirs sans doute possible. Je ne lui attribuais pas mes fantasmes car nous échangions depuis 13 années et je connaissais la réalité de ses signaux comme elle connaissait la réalité des miens.

Je passais des heures à nettoyer pipi et KK sur elle, sur le plancher, sur mes couvertures et couvre-lit, parfois à la terrasse d’un bistrot où je sirotais un café ou même une fois dans un restau, moment à partir duquel je ne devais plus la faire entrer dans des commerces.

Parfois, elle ne pouvait plus du tout marcher et je la sortais en poussette à condition de pouvoir draguer un voisin ou un passant pour amener ses 30 kg dans la nacelle…

Quand mon ascenseur fut immobilisé pendant 10 jours, je dus payer une personne pour la monter et la descendre du 5e étage car elle ne pratiquait plus les marches.

Qui d’autre que moi aurait eu la patience, l’attention et la tendresse nécessaires à son maintien en vie ? Je suis allée jusqu’au bout du possible autant pour elle que pour moi et durant cette période difficile nous avons toujours communiqué et tant que nous communiquions normalement, j’endurais tout ce qu’il y avait à endurer. Je ne me forçais pas, je ne déléguais pas, je faisais ce qu’il y avait à faire, nécessité faisant loi.

Début mai, la condition de Zaza s’aggrava, elle peinait à marcher et je peinais à la tirer du fait de mon arthrose lombaire. Elle semblait essoufflée. Elle toussait depuis un certain temps et j’avais appris que la cause pouvait être cardiaque. Le lundi 6 mai au soir, sa toux devint plus forte pour finir en râles.  Elle ne pu même pas monter sur mon lit, sa couche préférée et ce malgré mon aide et s’aplatit sur le sol contre le sommier. Je compris qu’elle ne tiendrait pas la nuit et envoyai un message à son véto pour demander un RV le lendemain. Le matin suivant, elle respirait encore mais bougeait à peine. Elle prit quand même son petit déjeuner et nous descendîmes vers Belleville après l’avoir installée dans la poussette avec l’aide d’un garçonnet qui passait par là.

Pendant le voyage, elle se réjouissait de ce que je lui distribue des friandises. Elle semblait aussi éveillée et sociable que d’habitude. Mais, arrivées chez notre bon véto, comme dirait la comtesse de Ségur, la pauvre bête ne put même pas sortir de la poussette que je dus incliner pour la faire glisser sur le sol de la salle d’attente où elle s’aplatit presque inerte, les pattes écartées comme celles d’une grenouille. Toujours aimante, elle se tournait vers moi, sensible aux vibrations de mes paroles affectueuses, sa gueule toujours expressive, belle et touchante.

Notre bon véto la prit dans ses bras pour la déposer sur la table d’examen. Je continuais à lui parler doucement tout en lui donnant chocolat et biscuits, choses interdites en temps normal mais si délicieuses pour ma goulue de chienne. Le climat était serein. Le véto désinfecta sa patte pour lui administrer un calmant mais s’exclama « il n’y a pas de pression ! ». Je ne compris pas sur le moment mais plus tard je saisis que le cœur battait si faiblement que le sang  peinait à circuler. Je continuais à caresser et entretenir de discours ma chérie, compagne drôle, attentive, aimable, et fidèle de 14 années. Elle était ma première chienne et, à mon grand étonnement, elle m’inspira de l’amour parce qu’elle acceptait mon amour et réciproquement. Nous étions dans un échange parfaitement équilibré, harmonieux.

Après quelques minutes, Zaza reçut une injection de morphine qui l’endormit au point qu’elle négligea les fragments de chocolat qui traînaient encore sous son museau. Je continuais à lui parler tout en collant ma joue contre la sienne toute tiède et douce. J’échangeais quelques anecdotes sur les chiens avec le véto qui bientôt procéda à la piqûre létale qui provoqua un léger soubresaut mécanique. L’usage du stéthoscope confirma que le cœur avait cessé de battre  Je n’avais pas cessé de la caresser et de la masser pendant tout le processus. Je l’embrassais et caressais son corps souple et tiède une dernière fois. Sortie du labo je dis au véto que j’aimerais avoir une mort aussi sereine et douce et que je ne comprenais pas que cela ne soit pas autorisé pour les humains qui le demandent. Le véto me répondit qu’en effet, Zaza n’avait pas souffert alors que pour les chiens, le décès par crise cardiaque était terriblement douloureux. J’étais heureuse de lui avoir épargné cette peine et je me demandais si les humains partant d’une crise cardiaque  étaient aussi dans une grande douleur.

J’aimerais que mon départ pour l’éternité soit aussi doux et serein que pour ma chienne. J’ai rédigé mes directives anticipées et j’espère que l’euthanasie ou le suicide assisté me seront possibles si je le souhaite.

Le départ provoqué à temps de ma chienne avait été tellement serein que je n’avais pas versé une larme, que j’étais à peine triste tant je me louais d’avoir réagi à temps en comprenant qu’elle était à bout de souffle.

Toutefois, je me doutais qu’une réaction psychosomatique me guettait au tournant et elle arriva plus tôt que prévu. En sortant de chez le véto, je m’étendis de tout mon  long sur le trottoir et, depuis, je peine à marcher, souffrant sérieusement de la jambe gauche.  En psychanalyse, on parle de déplacement du traumatisme…

Alice Braitberg

article publié en premier ici https://ripostelaique.com/euthanasie-je-veux-mourir-sereine-comme-ma-chienne.html

Humour. le 8 mars en Arabie saoudite

Publié le

Source pour moi (source primaire, secondaire, tertiaire ?)

PARCE QU’IL FAUT BIEN EN RIRE : l’interdiction faite aux de conduire en

Humour. Le jour où j’ai appris que j’étais juif par Jean-François Derec

Le jour où j'ai appris que j'étais juif Théâtre du Petit Montparnasse Affiche

du mardi 12 mars 2019
au dimanche 14 avril 2019

« Le jour où j’ai appris que j’étais juif »

Chez mes parents on parlait le non-dit, avec J-F Derec  (18 min)

J-F. Derec – comédien – F. Médioni – journaliste-écrivain

http://www.akadem.org/magazine/2018-2019/chez-mes-parents-on-parlait-le-non-dit-avec-j-f-derec-28-11-2018-105990_4783.php

L’action se passe à Grenoble. J’ai 10 ans. Christine, 11 ans, me propose de me montrer ses seins si je baisse mon pantalon.
Je suis timide, je décline la proposition. Elle me lance :  » Je sais pourquoi tu ne veux pas me le montrer. Parce que tu es juif et que tu as le zizi coupé en deux ! « . Le ciel m’est tombé sur la tête.
Ma mère était-elle au courant qu’elle avait mis au monde un enfant juif ?
Devais-je lui dire ?
Comment arrêter d’être juif et devenir un vrai Grenoblois comme tout le monde ?
C’est la petite histoire qui raconte la Grande. 

61 critiques avec une note globale de

9/10

Afficher toutes les critiques sur Le jour où j’ai appris que j’étais juif>>

7 pages de résultats
1 / 2 / 3 / 4 / 5 / 6
Cecilem1Inscrite Il y a 7 ans15 critiquesAjouter

Utile: Oui Non

-Le jour où j’ai appris que j’étais juif 

7/10

Très beau texte grave et sensible dit avec humour par Jean-François Dérec! Il nous fait partager l’étonnement de la découverte de ses origines. Et nous le suivons du début à la fin sans relâcher notre attention.
#écrit Dimanche , a vu cet évènement avec BilletReduc.com

bounsInscrite Il y a 9 ans3 critiquesAjouter

Utile: Oui Non

-Formidable !

9/10

Super spectacle , sensible , drôle , émouvant Une grande performance d’acteur A voir absolument
#écrit Aujourd’hui à 12h09

Moana1Inscrite Il y a 9 ans3 critiquesAjouter

Utile: Oui Non

-Un beau moment 

9/10

Nous partageons l’histoire de Jean-François Derec tout en finesse, pudeur et… humour. Un beau moment partagé. Merci Monsieur Derec
#écrit Il y a 1 semaine , a vu cet évènement avec BilletReduc.com

clio!Inscrite Il y a 9 ans31 critiques1Ajouter

Utile: Oui Non

-Absolument génial drôle et touchant

10/10

Il faut aller voir ce spectacle. Très beau texte, très juste et plein d’humour (juif bien sûr) et en même temps très touchant, tout en finesse, on éclate souvent de rire. Ce texte est riche, il aborde des thématiques parfois difficiles lorsque l’histoire de Jean-François DEREC croise la grande Histoire. C’est très bien dit, on ne s’ennuie pas une seconde. Allez y vite.
#écrit Il y a 1 semaine , a vu cet évènement avec BilletReduc.com

benji3Inscrit Il y a 9 ans48 critiques1Ajouter

Utile: Oui Non

-Drôle et touchant

9/10

Jean- François Derec reste pour moi un des plus brillants membres du génial « Théâtre de Bouvard », plus à mon sens que certains autres qui sont devenus célèbres par la suite. Son one man show qui explore, au travers de sa vie, son rapport à la judéité est une parfaite réussite: grand professionnalisme, diction impeccable et claire, texte parfaitement maîtrisé, contenu profond, humour dépourvu de toute lourdeur et méchanceté(pas facile vu les sujets traités)visant toujours juste et beaucoup d’émotion et de nostalgie. Merci M. Derec pour ce moment privilégié: on est loin des spectacles où les auteurs n’ont pas grand chose à dire et nous font perdre beaucoup de temps pour l’exprimer.
#écrit Il y a 2 semaines , a vu cet évènement avec BilletReduc.com

N OInscrite Il y a 6 ans2 critiquesAjouter

Utile: Oui Non

-Enrichissant

7/10

Spectacle avec une mise en scène très simple, des textes bien travaillés. On rit ou sourit, mais on aborde aussi des sujets de fonds. Beaucoup de personnes venues chercher des souvenirs, mais même les ados ont appréciés.
#écrit Il y a 1 semaine , a vu cet évènement avec BilletReduc.com

adrienissyInscrit Il y a 8 ans198 critiques5Ajouter

Utile: Oui Non

-très belle surprise

9/10

Très belle surprise avec Derec. une diction parfaite et un texte à la fois touchant et plein d’humour
#écrit Il y a 2 semaines , a vu cet évènement avec BilletReduc.com

arloucheInscrite Il y a 8 ans13 critiquesAjouter

Utile: Oui Non

-A voir !!

8/10

Très beau texte, pudique, à voir !!!
#écrit Il y a 3 semaines , a vu cet évènement avec BilletReduc.com

Olivier_iteInscrit Il y a 2 ans5 critiquesAjouter

Utile: Oui Non

-La transmission

8/10

C’est l’histoire de l’absence d’une transmission consciente et assumée et le trouble qu’elle crée. C’est touchant et dit avec humour. Une leçon au delà du cas juif.
#écrit Il y a 3 semaines , a vu cet évènement avec BilletReduc.com

MathildeVparisInscrite Il y a 7 ans5 critiquesAjouter

Utile: Oui Non

-Drôle et mélancolique à la fois

8/10

Beaucoup d’humour, une fraicheur dans le ton, un comédien touchant. J’ai aimé la jolie mise en scène et la force de ce texte. Merci pour cette soirée !
#écrit le 15/12/18 , a vu cet évènement avec BilletReduc.com

Mouvement des Gilets jaunes et Mouvement de Libération des Femmes en 1968

Un Mouvement est une révolte spontanée provoquée par une accumulation d’ abus qui fait déborder le vase de la patience et de la soumission à une dictature. Un Mouvement touche des populations qui n’ont pas forcément des points communs hormis  les motifs d’indignation qui les rassemble. Un Mouvement, comme le nom l’indique, n’a pas de références ni d’actions établies et définitives, n’a ni idéologie, ni chefs, ni partis, ni organisation, ni une seule solution pour résoudre les questions soulevées et ne rentre pas dans les cadres prédéfinis par les philosophies et idéologies politiques, ni dans les analyses sociologiques classiques ni dans les schémas de lecture des experts en tous genres. Un Mouvement est en mouvement, donc insaisissable par les paresseux intellectuels et politiques avides de le mettre en boite.

Je sais de quoi je parle puisque je me suis engagée dans le Mouvement des femmes en 1969 et que j’y ai milité activement jusqu’en 1971. J’en ai pris de la distance précisément quand le Mouvement a cessé d’être en mouvement. En effet, dès le début de ce renouveau du féminisme, des groupes et des partis ont tenté de nous canaliser et de récupérer en leur nom nos revendications et actions. Nôtre révolte étant puissante, il leur fallu près de deux ans avant de nous étouffer et de nous diviser en suscitant des rivalités et nous montant les unes contre les autres. Des cheffes se distinguèrent dont une certaine Antoinette experte  en manipulation et prédation qui se comporta comme le gourou d’une secte en utilisant le sexe ,l’argent et la fragilité psychologique de certaines d’entre nous. J’en fus témoin et ostracisée dès que j’eu l’audace de souligner cette manipulation anti-féministe. De leur côté les trotskistes, les maoïstes et les marxistes nous serinaient que l’oppression des femmes était une « contradiction secondaire » de la lutte des classes et que nous devions les rejoindre pour satisfaire nos revendications … quand la lutte des classes aurait gagné la partie.

La lutte des classes n’a pas remporté la victoire et si la condition des femmes a progressé nous sommes loin d’avoir obtenu satisfaction en matière d’égalité Femmes/hommes et de respect. Bien au contraire la condition des femmes est en régression du fait de l’islamisation qui libère par l’exemple les hommes de leur machisme et les femmes du confort dangereux et fugace de la servitude volontaire.

Nôtre expérience du Mouvement des Femmes peut servir d’avertissement au Mouvement des Gilets Jaunes dans le but d’éviter les pièges dans lesquels nous sommes tombées parce que nous étions innocentes des magouilles politiques et que nous étions sincères et enthousiastes dans nos revendications, parce qu’enivrées par la solidarité et l’amitié qui nous rassemblaient nous ne voyions pas l’armée de prédateurs qui nous encerclait.

Comme l’écrivent Anne et Manu dans leur article, Il importe d’insister sur cette dimension méconnue du féminisme : la prétention à rendre la vie plus douce entre les gens, un aspect du Mouvement qui doit nous inciter à entretenir le mouvement pour ne pas nous endormir sur nos lauriers en laissant les prédateurs nous mettre le grappin dessus.

Vive les Gilets Jaunes, vive les femmes, vive le Mouvement !

La Connectrice, féministe et Gilet jaune


https://www.causeur.fr/gilets-jaunes-feminisme-mai-68-158066

On n’entend guère les féministes actuelles, aveuglées par leurs œillères de gauche, défendre les revendications des gilets jaunes. Pourtant, dans l’esprit de mai 68, un vent émancipateur souffle sur toutes ces femmes aujourd’hui précarisées.


En mai 2018, on a célébré mai 1968. En novembre 2018, a commencé la révolte des gilets jaunes. Hasard ou correspondances souterraines ? Il y a un lien invisible indéniablement. Les féministes que nous sommes, « intello » et classées « bourge », ont retrouvé, cinq décennies après, le même esprit. Peu importe les divergences grossies à dessin par les médias. Nous avons ressenti le même élan, le même enthousiasme qu’il y a cinq décennies. Nous avons respiré plus large, nous avons dit bye bye à la résignation ordinaire qui nous plombe tous.

Le souffle de 68

L’esprit de mai 68, ce n’est pas celui des caciques gauchistes auto-proclamés, qui aujourd’hui paradent sur les plateaux télé et prennent de haut ce mouvement populaire. L’essentiel de 68, il faut le chercher dans les coins, en dehors des projecteurs. Alors quoi de commun entre 68 et les gilets jaunes ? Le même souffle, la même aspiration à un monde meilleur, oui n’ayons pas peur des mots. Un monde meilleur. Penser par soi-même, rejeter les diktats venus d’en haut, inventer des modes nouveaux d’intervention, occuper et subvertir des lieux morts qu’ils revivifient. Qui aurait pu imaginer que les mornes et moches ronds-points deviendraient des lieux de rencontre et de solidarité, où l’on mange ensemble, où l’on se parle, où l’on imagine le monde autrement. Là est le génie du « peuple » : redonner vie aux déserts imposés. Mai 68 venait « d’en haut », les gilets jaunes plutôt « d’en bas ». Il n’y a pas d’antinomie. Ce qui avait été commencé se continue sous d’autres formes. Les étudiants d’alors avaient ouvert la voie, une partie de la population avait suivi. Aujourd’hui, les gilets jaunes reprennent l’initiative en partant aussi d’eux-mêmes. Partir de soi, maître-mot de tous les mouvements de libération.
L’insupportable solitude de notre monde mondialisé et déshumanisé recule. Quel bonheur de renouer avec le bon sens tant décrié par nos « experts » !

Et les féministes là-dedans ? 

De dire enfin les choses telles qu’elles sont, et non telles qu’elles devraient être ! Loin des contorsions langagières et des dénis mortifères. Ces gens-là ne se racontent pas d’histoire. Ils nous remettent les pieds sur terre. Grâce à eux, il n’y a pas de fatalité à la résignation, à la morosité, au malheur. Y aurait-il un avenir autre que le CAC 40, le déferlement migratoire et l’apocalypse climatique ? Rêvons-un peu.

A lire aussi: Les manifs qui marchent ne sont pas de gauche

Et les féministes là-dedans ? On ne les entend guère, pas plus que la gauche dans son ensemble. Or, la majorité des néo-féministes déclarées sont toujours marquées à gauche, cette gauche qui s’est détournée de ses idéaux. Cela les a amenées à donner la priorité à certaines luttes, au détriments d’autres : un antiracisme obsessionnel, la défense des nouveaux opprimés venus d’ailleurs, la promotion du multiculturalisme. La gauche, on le sait, a abandonné les siens pour privilégier « l’Autre ». De ce fait, elle a tourné le dos à son universalisme fondateur par souci du respect des cultures. Or le féminisme, dans son essence, est universaliste et libertaire. Rappelons que mai 68 a permis sa renaissance. En cela la question des gilets jaunes le concerne. 40% des gilets jaunes seraient des femmes. Elles sont à l’initiative du mouvement. Sur leurs épaules pèsent la précarité et la monoparentalité. Il s’agit dans les deux cas d’un combat de libération, d’une aspiration à plus de justice.

Une occasion en or

Ne serait-ce pas l’occasion pour les féministes, au-delà de leurs divergences, d’élargir leur champ politique ? Le féminisme officiel est occupé ailleurs, dans ses propres chapelles, à juste titre. Mais le combat des femmes va bien au-delà du catégoriel. Le féminisme a de vastes ambitions. Il ne se limite pas à la simple égalité entre les sexes. Il prétend bouleverser la donne des relations hommes-femmes, et partant, de la relation humaine. Les gilets jaunes sont un symbole de la domination qu’exercent les uns sur les autres, en l’occurrence les riches sur les pauvres. Elle est source d’une souffrance qui a éclaté au grand jour.

Il importe d’insister sur cette dimension méconnue du féminisme : la prétention à rendre la vie plus douce entre les gens. Voilà qui permet de mieux comprendre les correspondances entre nous et les gilets jaunes.

Rahaf Mohammed : je vais travailler en soutien à la libération des femmes dans le monde

La jeune saoudienne réfugiée au Canada vient de faire ce mardi matin sa dernière déclaration aux médias avant de se consacrer à son installation et au perfectionnement de l’anglais.

https://www.journaldemontreal.com/2019/01/15/rahaf-mohammed-sadresse-une-derniere-fois-aux-medias-1

«Je voudrais d’abord vous dire merci. Merci au gouvernement du Canada, à la Thaïlande, au Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH), et à tout ceux qui m’ont aidée à trouver un pays sécuritaire où je pouvais vivre. 

Je fais partie des personnes chanceuses. Je sais que plusieurs femmes sont disparues après avoir tenté de fuir. Quand j’ai entendu aux nouvelles que le Canada avait été sélectionné pour devenir ma nouvelle maison, tout le stress que je vivais depuis les dernières semaines s’est envolé. 

Je n’étais pas traitée avec respect par ma famille, je n’avais pas le droit d’être moi-même, ou ce que j’avais envie d’être. 

Comme vous le savez, en Arabie saoudite, cette situation est vécue par toutes les femmes, exceptées pour celles qui sont assez chanceuses pour avoir des parents compréhensifs. 

Les femmes ne peuvent pas être indépendantes, et elles ont besoin de l’approbation de leur gardien pour faire absolument tout. 

Toute femme qui planifie de s’échapper, ou qui s’échappe, est persécutée. 

Je veux être indépendante, voyager, prendre mes propres décisions concernant mon éducation, ma carrière, à qui je vais me marier et quand. 

Aujourd’hui, je peux enfin dire que je suis en mesure de prendre toutes ces décisions. 

Je suis très reconnaissante de toutes les offres de soutien, les logements et les amitiés qui m’ont été présentées. 

Merci à tout le monde de m’avoir tendu la main et de m’avoir fait sentir bienvenue dans ma nouvelle maison.

Je comprends que tout le monde, ici et dans le monde entier, me souhaite bonne chance et aimerait continuer à entendre parler de mes progrès. Mais je ne ferai plus d’entrevue avec les médias pour le moment. Je demande à tous de respecter mes souhaits. 

J’aimerais commencer une vie privée normale, comme toute autre jeune femme vivant au Canada. Cela commence par mon processus d’installation et, bien sûr, par l’apprentissage de l’anglais. 

Aujourd’hui et dans les années à venir, je vais travailler en soutien à la libération des femmes dans le monde. Pour la même liberté que j’ai ressentie en arrivant au Canada.»

Interview de Rahaf par Sophie Macneill, la journaliste qui l’a accompagnée pendant les jours de terreur à Bangkok

Rahaf al Qunun poses for a portrait.

https://www.abc.net.au/news/2019-01-15/rahaf-alqunun-speaks-first-time-from-canada-asylum/10716182

Le père a déclaré publiquement lundi :

« We disavow the so-called ‘Rahaf Al-Qanun’ the mentally unstable daughter who has displayed insulting and disgraceful behaviour. »

Nous désavouons la dite Rahaf Al-Qanun, la fille mentalement perturbée qui a affiché un comportement insultant et honteux.

Le père a également affirmé son soutien au roi et au prince, sages responsables de la tutelle des deux mosquées sacrées

The family expressed their support behind the « the wise leadership of the Custodian of the Two Holy Mosques, King Sulaiman Bin Abdul Aziz and his Crown Prince, Prince Mohammed Bin Salman ».

 

Combattre les violences sociales, individuelles ou collectives

LIGUE DU DROIT INTERNATIONAL DES FEMMES,

ASSOCIATION PLURIEL FACE AUX ABUS SEXUELS

      REUSSIR L’EGALITE FEMMES HOMMES

                               LE CRI

                       LES FEMMES d’AB

                                                                                                 Paris, le 13 janvier 2019

 

                   Gilets jaunes, CRS, ou casseurs : halte au feu !

 

A Toulouse une journaliste à La Dépêche du Midi a été agressée lors des manifestations des gilets jaunes, et menacée de viol.

A Bordeaux une femme a été rouée de coups par sept CRS.

A Paris une femme gilet jaune est trainée par terre et tirée par les cheveux par un CRS…

Nous sommes solidaires de celles qui, refusant la spirale de la violence, ont organisé des rassemblements pacifiques à Paris et en province, afin de montrer un autre visage d’une révolte juste.

En tant qu’associations féministes nous dénonçons depuis des années les « logiques de précarisation » qui touchent prioritairement les femmes tout comme les violences dont elles sont les victimes dans l’espace public, privé ou professionnel.

Nous ne saurions rester silencieuses face à ces nouvelles violences, de quelque côté qu’elles viennent et qu’elles touchent des femmes ou des hommes.

Les femmes gilets jaunes ont pris leur destin en main et nous nous en réjouissons. Il s’agit de combattre les violences sociales, individuelles ou collectives.

Contact : 06 38 39 42 92

 

 

 

 

%d blogueurs aiment cette page :