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Archives de Catégorie: Actualité de la Connectrice

Ecologistes et islamophiles, une alliance contre (la) nature

La plupart des écologistes et les défenseurs de la planète, ces gens qui s’investissent bruyamment et agressivement dans le véganisme, le développement durable, la production éthique et l’antispécisme figurent parmi les plus fervents défenseurs des musulmans et de leurs pratiques. Pourtant, à ma connaissance la majorité des musulmans n’ont rien à cirer des préoccupations des écologistes.

Les voiles et les robes des salafistes et autres musulmanes sont-elles en coton  bio,  leur confection ne rejetant pas dans la nature des teintures et produits toxiques ? Sont-elles cousues par des employés protégés par le code du travail dans des conditions humaines et sans l’aide d’enfants esclaves  ?

La nourriture halal est-elle bio, produite dans des conditions éthiques, avec le souci du développement durable? La certification halal qui rapporte de l’argent aux mosquées et à leurs imams prend-t-elle en compte les qualités sanitaires et diététiques des produits ?

La multiplication des ouvertures de boucheries halal laisse entendre que les musulmans sont de gros consommateurs de viandes et qu’ils ne se soucient guère de la souffrance des bêtes et de leur abattage sans étourdissement. Les végans et autres antispécistes ont-ils attaqué des boucheries halal ? Les pensent-ils écolo, éthiques et durables ? Ou manquent-ils de logique, de bon sens et de courage ? Ou bien encore méprisent-ils les musulmans au point de ne pas vouloir déranger leurs pratiques primitives mais respectables au nom de la lutte contre l’islamophobie ?

Les corans sont-ils fabriqués dans des conditions écolo, éthiques et durables ? Le papier provient-il de l’exploitation respectueuse des arbres ? Le traitement du papier est-il exempt de pollution chimique ? L’encre est-elle garantie non toxique ? Et que dire des corans virtuels et des prêches enregistrés qui utilisent des technologies de l’information qui participent au réchauffement de la planète, à l’exploitation des terres rares, à l’exploitation des enfants des pays pauvres  (souvent musulmans) pour le recyclage des terminaux envoyés à la casse ?

Quel est donc l’intérêt des verts, des verdâtres et des prétendus défenseurs de la planète à protéger les djihadistes civilisationnels et l’insurrection musulmane ? Électoralisme ou suicide ?

La Connectrice

 

Le voile est aux européens ce que la toile d’araignée est aux insectes : un piège mortel

Je dois me faire violence pour écrire le mot « voile », l’entendre et le lire partout car y penser c’est bourrer notre disque dur mental de déchets obérant notre intelligence.

Le voile et toutes ses déclinaisons ne sont que leurres destinés à nous affaiblir afin de nous dhimmiser en phagocytant nos forces.  Comme ces insectes éblouis par les perles de rosée retenues dans les toiles d’araignée, nous fonçons dans un piège qui anesthésie afin de faciliter la voracité de l’araignée, pour les humains, celle des musulmans.

Au lieu de défendre nos libertés durement acquises, nos usages, notre culture, notre histoire et nos valeurs, nous nous débattons vainement contre les torpilles que nous lancent les djihadistes. Ces torpilles nous atteignent tout azimut en prenant toutes sortes de formes :  les armes des terroristes solitaires ou réunis, le voile, le halal, la séparation des femmes et des hommes, la culpabilisation de nos guerres religieuses et coloniales, la laïcité à la sauce halal, le droit -de- l’hommisme, le racisme, la démocratie, le capitalisme et j’en passe.

Ouvrons les yeux, libérons nos esprits, reposons nous sur les réalités et cessons de nous laisser manipuler par les djihadistes de tous bords et leurs collabos. Rappelons-nous cette évidence : aucune conquête n’a pu se faire sans la collaboration des autochtones. Il est tant de choisir activement la France ou le califat.

La Connectrice

La question du voile est le leurre du djihad. Ne nous laissons pas décérébrer par le djihad.

Assez de se laisser mener par le coin du voile !

S’interroger sur le voile est un piège dans lequel toute la population est tombée. Depuis la provocation de la belphégor du Conseil général de Bourgogne, on ne parle plus que de cette paille dans la poudre de l’islamisation qui a déjà mis une bonne partie de la population musulmane en état d’insurrection.

 

La courbe de la croissance des voilées est proportionnelle à la croissance de la population musulmane en France. Dans mon quartier du 19ème arrondissement de Paris, une femme sur 5 est voilée : simple foulard sur tête maquillée avec jeans moulants, tissus enveloppant les épaules et tombant jusqu’aux genoux sur robe longue grise, noire, beige. Dans ce même quartier, il y a 20 ans, les femmes n’étaient pas déguisées comme aujourd’hui La population musulmane était moindre, les attentats, les agressions, les décapitations, les revendications et le nombre de mosquées étaient moins nombreuses. On ne remettait pas en question la laïcité ni les lois de la République. On n’entendait pas proclamer que les lois d’Allah étaient supérieures à celles de la République.

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Alors qu’en France des musulmanes  sunnites imposent leur étendard islamique, en Iran des  musulmanes chiites sont séquestrées, battues, violées,  torturées , supprimées parce qu’elles refusent de vêtir le tchador. Des hommes de plus en plus nombreux sont solidaires de leur combat. Photo extraite de https://fr.wikipedia.org/wiki/My_Stealthy_Freedom

La population française n’était pas segmentée comme aujourd’hui en musulmans versus français sachant que de nos jours un français de religion musulmane dénomme ‘français » le non musulman, le kouffar, le colonisateur, le blanc, la pute blanche, l’Hitler.

Souvenez-vous de Mohamed Laidouni, ce jeune marocain battu à mort sur l’A13 en 2010 pour avoir voulu faire un constat d’accident « comme les français ».

Pour la plupart des femmes et hommes français, le voile est symbole de soumission, de discrimination sexiste et d’obsession sexuelle pathologique. Les femmes n’ont pas à cacher leur corps parce que des hommes sont incapables de maîtriser leur pulsion de domination et que leur éducation les encourage à s’approprier toutes les femmes.

Je ne ferai plus attention au voile lorsque j’aurais été égorgée dans un pays où femmes et hommes porteront voiles et autres accoutrements musulmans, le califat en France.

La Connectrice

 

Pour en savoir plus

https://laconnectrice.wordpress.com/2011/04/17/flora-tristan-na-jamais-prone-le-voile-integral/

En 2010, des dizaines d’articles ont fleuri sur le net, reprenant en général les mêmes sources et les mêmes arguments pour démontrer que, comme autrefois les « tapadas » à Lima (femmes cachées), le voile était un accessoire de la liberté des femmes. L’argument a notamment fait fureur sur les sites islamistes comme celui-ci :

http://muslimahmediawatch.org/2010/12/learning-from-las-tapadas-of-yesterday/

……..Quelles que soient les origines du voile et l’obligation pour les femmes de dissimuler leurs cheveux et leur visage, ces coutumes avaient été abandonnées dans certains pays musulmans et elles sont réapparues en France dans le contexte de l’impérialisme musulman, de l’intégrisme musulman et de l’importation du conflit isarélo-palestinien. Le port du voile est aujourd’hui une mode qui repose sur un substrat politique qui utilise les femmes pour mener le djihad. Le voile est avant tout l’étendard d’une armée de conquête…

En réalité, les partisans du voile musulman oublient que ce fut d’abord un accessoire juif, puis, dans l’ordre chronologique d’apparition des religions, un élément du vêtement chrétien, puis musulman. Il est possible d’ailleurs que le voile ait même été antérieur à la civilisation hébraïque, un tissu commun à tous les peuples de la région du Moyen-Orient quand, du fait des conditions climatiques, hommes et femmes se couvraient la tête, à l’image, par exemple, des touaregs qui s’enveloppent complètement pour se protéger du soleil, du froid la nuit, du vent, du sable et, éventuellement des mouches…

Dans toutes les civilisations à travers les âges, il était courant, parfois obligatoire de se couvrir la tête. Pour les hommes, la coiffe, le couvre-chef était le signe de son appartenance sociale et surtout de son rang. On se souvient de François 1er appelant ses troupes à se « rallier à son panache blanc ». Pour les femmes, la coiffe est, depuis des millénaires, une obligation :

La tradition a longtemps voulu que les femmes dissimulent leur chevelure. Déjà vers 1115 avant J.C., le roi d’Assyrie, Téglath-Phalasar Ier ordonne que  » les femmes mariées qui sortent dans la rue n’auront pas la tête découverte « . Par la suite les religions ont imposé aux femmes de couvrir leurs cheveux. Ainsi saint Paul, dans la 1ère Lettre aux Corinthiens au chapitre 11 affirme que  » la femme … doit avoir sur la tête une marque de l’autorité dont elle dépend « , la coiffure étant signe de soumission. Dans De virginibus velandis en 213, Tertullien, un des Pères de l’Eglise, va plus loin, puisqu’il impose une coiffure également aux jeunes filles :  » il faut voiler nos vierges dès qu’elles sortent de l’enfance « …

La voilette française a peu avoir avec la voilette algérienne qui a encore ses nostalgiques

http://www.dziriya.net/forums/sujet-culturdz.php?p=35734&l=1&topic=les-voilettes-algeriennes

Après la révolution algérienne, les femmes laissaient tomber le voile et la voilette en signe d’émancipation. Elles avaient été nombreuses à participer à la libération de l’Algérie et comptaient bien trouver leur place dans la nouvelle gouvernance. Malheureusement, il n’en faut rien et elles furent progressivement renvoyés à leurs fourneaux.

Femmes algériennes avant la révolution

La lutte contre le voile avait commencé sous l’administration coloniale française et pour comprendre l’épidémie de voiles comme réappropriation de son identité d’origine en sus de la pression religieuse intégriste, il est intéressant de relire Franz Fanon qui est toujours une référence pour les idéologues anti-capitaliste, anti occident.

Campagne de l’administration coloniale en Algérie contre le voile

Dans « L’An V de la révolution algérienne » de Franz Fanon ou sous un autre titre « Sociologie d’une révolution » l’auteur évoque l’enjeu du voile chez le colonisateur français dans « L’Algérie se dévoile ». Extrait :
« Avec le voile, les choses se précipitent et s’ordonnent. La femme algérienne est bien aux yeux de l’observateur : « Celle qui se dissimule derrière le voile ».
Nous allons voir que ce voile, élément parmi d’autres de l’ensemble vestimentaire traditionnel algérien, va devenir l’enjeu d’une bataille grandiose, à l’occasion de laquelle les forces d’occupation mobiliseront leurs ressources les plus puissantes et les plus diverses, et où le colonisé déploiera une force étonnante d’inertie. La société coloniale, prise dans son ensemble, avec ses valeurs, ses lignes de force et sa philosophie, réagit de façon assez homogène en face du voile. Avant 1954, plus précisément, depuis les années 1930-1935, le combat décisif est engagé. Les responsables de l’administration française en Algérie, préposés à la destruction de l’originalité d’un peuple, chargés par les pouvoirs de procéder coûte que coûte à la désagrégation des formes d’existence susceptibles d’évoquer de près ou de loin une réalité nationale, vont porter le maximum de leurs efforts sur le port du voile, conçu en l’occurrence, comme symbole du statut de la femme algérienne. Une telle position n’est pas la conséquence d’une intuition fortuite. C’est à partir des analyses des sociologues et ethnologues que les spécialistes des affaires dites indigènes et les responsables des Bureaux arabes coordonnent leur travail. A un premier niveau, il y a une reprise pure et simple de la fameuse formule : « Ayons les femmes, le reste suivra ». Cette explicitation se contente simplement de revêtir une allure scientifique avec les « découvertes » des sociologues ».

On comprend mieux alors comment la revendication du port du voile et tout ce qui la sous-tend peut inciter une manifestante à se voiler avec le drapeau français, étendard de la République laïque.

Message du voile musulman pour les Françaises

Pour les Françaises, depuis des siècles, le voile a été associé à la soumission des femmes, leur oppression, leur analphabétisme, un grand nombre d’enfants, leur exclusion de la politique et de l’économie noble, leur infériorisation, la polygamie, le harem, l’excision, la lapidation, l’absence de droits, leur minorisation, leur discrimination et les violences conjugales et crimes d’honneur.

Pour les féministes, le voile (quelle que soit sa longueur, sa forme, sa couleur-haïk, burqa, niqab, hidjab, tchador, etc.- a toujours été le symbole de l’oppression des femmes. Les féministes historiques se souviennent de la révolution algérienne quand, au début, la victoire des femmes s’est manifestée par l’abandon du voile. Elles éprouvaient de la sympathie pour Ataturk qui avait instauré la laïcité en Turquie et proscrit le voile.

Les Françaises se souviennent de l’époque, pas si lointaine, où les femmes devaient porter un chapeau, un foulard ou un fichu pour être respectées et l’obligation de se couvrir la tête d’une mantille pour entrer dans une église.

Les Françaises ont été consternées d’assister à une épidémie du voile depuis une quinzaine d’années car, auparavant, les musulmanes pratiquantes ne le portaient plus en France. Les seules femmes voilées étaient les vieilles algériennes qui venaient rendre visite à leur famille ou les riches femmes du Golfe qui venaient faire du shopping sur les champs Elysées.

Les Françaises, qu’elles soient féministes actives ou citoyennes ordinaires, ont bénéficié de la lutte pour l’émancipation et l’égalité des droits depuis la Révolution de 1789 qui a servi de modèle d’émancipation pour le monde entier, à l’exception des femmes. La plupart des pays qui se réfèrent à notre révolution et à la Déclaration des droits de l’homme en ont réservé les principes à la seule gens masculine. Seuls les pays occidentaux, chrétiens dans leur immense majorité, ont concédé des droits aux femmes. Même si la partie n’est pas gagnée, les femmes occidentales de culture judéo chrétiennes sont les plus émancipées du globe.

En portant le voile, les immigrées musulmanes ainsi que les françaises converties, envoient un message négatif aux Françaises, un message de déni de leur émancipation, de leur histoire, de leurs luttes et de leurs revendications pour parfaire l’égalité et la parité qui laissent encore à désirer. Elles tirent la condition des femmes par le bas. A Paris, les femmes voilées sont nombreuses dans les logements sociaux, les centres d’aide sociale de la Ville de Paris (CASVP), les salles d’attente des services d’urgence dans les hôpitaux, celles de la sécurité sociale, de la CAF, des mairies et de tous les lieux publics et associatifs qui distribuent de l’assistance. Elles sont nombreuses aussi dans les manifestations de mal logés et de sans papiers.

En se signalant par le voile, les femmes musulmanes renvoient aux Françaises une images de femmes soumises, pauvres, assistées, incapables de planifier les naissances, économiquement dépendantes, parasites, incultes et illettrées.

Contrairement aux discours dominants, les musulmanes ne sont pas stigmatisées, elles se stigmatisent elles-mêmes par leur code vestimentaire. Elles sont entièrement responsables de leur image et de l’hostilité qu’elles génèrent dans la population françaises. Et ce n’est pas la minorité éduquée qui revendique le port du voile et l’application de la charia en France qui les sortira du dégoût et de la pitié qu’elles inspirent aux Françaises qui, dans leur immense majorité sont éduquées et indépendantes économiquement.

Féminisme et humour. Marie-Paule Belle et Françoise Mallet-Joris. Chansons.

Quand les nouvelles féministes post 68 chantaient avec humour, dérision, ironie et fous-rires.

Nous n’étions pas toutes lesbiennes mais celles-ci étaient particulièrement créatives et nous leur devons la plupart des chansons des années 68-80. (Christiane Rochefort, Christine Delfy, Monique Wittig, Emmanuelle de Lesseps (égorgée et violée par un musulman aux Buttes-Chaumont en novembre ), …

A cette époque le Mouvement était uni et nous ne faisions pas de distinctions entre homos, hétéros, célibataires, en couple, trotskistes, maoïstes, marxistes, apolitiques. Ce qui nous réunissait devrait encore constituer la base du féminisme : la discrimination sexiste, la stigmatisation des femmes, leur infériorisation sociale et économique, le machisme et les lois patriarcales. De nos jours trop d’hommes et de femmes prétendent que « les femmes sont libérées » jusqu’à ne pas craindre l’oxymore de « la féministe voilée’. Ironie du sort, je me souviens qu’au début du Mouvement, en 1969, le voile était le principal symbole de l’oppression des femmes ! Et nous ne mégotions pas sur la longueur de l’étoffe, haïk grillagé, tchador en Iran, Niqab, burqa, saoudiennes masquées dépensant leur pognon dans les boutiques de luxe de l’avenue Montaigne.

Malheureusement, le superbe Mouvement des femmes fit l’objet de tant de convoitises  politiciennes qu’à peine deux ans après sa naissance, il fut la proie de prédatrices et de prédateurs qui semèrent une division mortelle identique aujourd’hui à celle qui afflige le Mouvement de gilets jaunes …quoique les GJ fasse preuve d’une résistance populaire qui trouve des échos dans le monde entier : Hong Kong, Liban, Argentine, Catalogne…

https://fr.wikipedia.org/wiki/Marie-Paule_Belle

 

 

 

 

 

 

Marie-Paule Belle « La Parisienne » (live officiel) 1976| Archive INA

 

A écouter aussi ces quelques tubes féministes

https://www.franceculture.fr/histoire/chanter-contre-le-pouvoir-du-phallus-ces-tubes-feministes-quon-redecouvre

 

Illusions, déni, lâcheté. 1935-2019. Tout va très bien Mme la marquise …

Certains thèmes philosophiques s’appliquent à presque toutes les périodes historiques comme le contenu de cette chanson inspirée du thème populaire désignant l’aveuglement devant une situation désespérée telle que celle que nous connaissant actuellement en France et dans le monde occidental en chute vertigineuse.

Comme il vaut mieux rire que pleurer, surtout en attendant que le ciel nous tombe sur la tête et que le plancher des vaches ne s’effondrent, rigolons avec cette chanson …

L.C.

S. Distel, J P Cassel, J M Thibault, R Pierre et J Yanne 1967

« Tout va très bien, Madame la Marquise » est une chanson de 1935, paroles et musique de Paul Misraki, publiée aux éditions Ray Ventura; c’est un des grands succès de l’orchestre de Ray Ventura et ses Collégiens avec de nombreuses autres chansons. « Tout va très bien Madame la Marquise » est devenu une expression proverbiale pour désigner une attitude d’aveuglement face à une situation désespérée. Cela peut encore se vérifier de nos jours….

Un dialogue de ce type figure déjà, en plusieurs versions, dans les Contes populaires russes d’Alexandre Afanassiev (1871), sous le titre générique Khorocho, da khoudo (« Ça va bien, mais ça va mal »). En particulier la version numérotée 230f/4171, intitulée en français par Lise Gruel-Apert « Tout va très bien ou le Noble ruiné »2, qui reproduit un dialogue entre un barine (châtelain) et son intendant, est très similaire au texte de la chanson. Ce texte, recueilli dans la province de Perm, avait été censuré dans la première édition du recueil. Le thème circule à travers toute l’Europe depuis le Moyen Âge3

‘origine (moderne) du refrain est attribuée à Bach et Laverne, auteurs d’un sketch portant le même titre.

Sa création résulte, selon Paul Misraki lui-même [Tout va très bien, la vie d’un compositeur, manuscrit inédit] de l’échec d’une première soirée de tournée de Ray Ventura et ses Collégiens, à Nîmes, dans le sud de la France. L’ambiance était morose, et l’orchestre ne parvenait pas à réchauffer la salle. Les musiciens catastrophés cherchaient tous une idée pour relancer le spectacle. C’est Coco Aslan qui semble avoir suggéré l’idée du « sketch avec la Lady écossaise ». Paul Misraki se mit alors au travail, trouva assez vite le « départ » (les premières notes), puis composa toute la nuit, avec comme compagnon un camembert, qu’il mangea en entier. Au petit matin, le compositeur s’accorda une ultime fantaisie : le « pont » qui commence par « un incident, une bêtise… », en rupture totale avec le rythme et l’ambiance de la chanson jusque-là. Et le soir, ce fut un triomphe.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Tout_va_tr%C3%A8s_bien_madame_la_marquise_(chanson)

Avez-vous oublié que la femme est au djihad ce que le canari est au grisou ?

Quand une femme se voile elle désigne les autres femmes comme des putes à violer. Voilà pourquoi nous femmes françaises, iraniennes, algériennes, marocaines, américaines et toutes les femmes dignes et libres refusons le voile

Historique du phénomène des agressions collectives en public[modifier | modifier le code]

Le phénomène a été observé dans plusieurs contextes. L’un des plus documentés est la société égyptienne, notamment sous la forme de harcèlement au quotidien et d’agressions sexuelles commises comme forme de répression par la police lors de manifestations opposées notamment au régime d’Hosni Moubarak. Le phénomène a néanmoins été rapporté de source policière lors d’un festival de musique d’été à Stockholm en 20141 et durant la nuit de la saint-Sylvestre 2015 en Allemagne (dans les deux cas des migrants originaire du monde musulman sont responsables). D’après des organisations féministes et des sources policières, il touche de façon récurrente des rassemblements comme la Fête de la bière de Munich2 ou la Feria de Nîmes3. Les rassemblements militants tel le campement du mouvement Occupy Wall Street ont également été concernés4.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Agression_sexuelle_de_masse

Grand bazar de l’intox : voile, musulmans, islam, coran, charia, takkiya, halal, salafistes, radicalisés, attentats, terrorisme, islamophobie, laïcité, wahabbites, burqa, dette coloniale,koufars, lois d’Allah supérieures à la République, esclavage, crimes contre l’humanité, mahométans, djihad, Daech,colonialisme, crimes contre l’humanité, Hitler,…

Marre, marre, marre de ne pouvoir passer une journée sans être envahie par la plus grande intox de tous les temps en France : la France n’existe pas, les français sont des ordures colonialistes et racistes, la culture française n’existe pas, l’Histoire de France est hfalsifiée, Louis XIV et Jeanne d’Arc étaient musulmans, la France a été fondée par les musulmans et sans les travailleurs musulmans l’économie française serait proche de celle du Yemen, sans les mercenaires musulmans la France serait dominée par les nazis et seuls les musulmans respectent la femme en protégeant sa dignité par les voiles et la virilité de leur homme, mari, père, fils, frère, cousin ou voisin.

Marre de voir des femmes voilées promener un bébé avec une kalachnikov en plastique posée sur le berceau.

Marre de voir des voilées arabo musulmanes dont le tissu et la peau ne font qu’un interdisant de distinguer les traits du visage.

Marre de constater l’ignorance des usages de civilité qui permettent des déplacements libres et sereins

Peut-on aujourd’hui penser et parler d’autre chose que de l’islam et de ses déclinaisons ? Peut-on vivre en France sans rencontrer une voilée,un barbu, un arabe, une boutique halal, des vendeurs de drogue, des artistes insultant la salope blanche, le porc de flic ?

Puis-je sortir de chez moi sans être insultée en arabe, sans croiser des regards arabo musulmans ou afro musulmans hostiles, surtout quand je promène une chienne ? Ai-je le droit de demander poliment à un enfant musulman de faire silence dans un hôpital sans que la mère voilée ne m’agresse et alerte tout le personnel qui menace d’appeler la police  pour me faire taire ?

Mardi 22 octobre 2019

9 h ce matin, j’allume Sud radio et qu’entends-je ? débat sur les listes municipales électorales « communautaristes ». Et rebelote, les invités sont musulmans et défendent le droit à présenter des listes musulmanes. Et on reparle de la laïcité, bien entendu mal comprise par les français et parfaiement comprise par les musulmans comme tarik Ramadan qui nous en a fait des tonnes sur la démocratie et la laïcité, On reparle du « racisme » anti musulman, on reparle de ce qui arrange le communautarisme musulman à savoir l’existence d’une parti chrétien démocrate et ça repart islam, diversité, persécution des musulmans à devoir s’assimiler après s’être intégrés, intolérance des français et légitimité tout azimut de l’islam à s’installer en France au mépris de la culture française…Les mahométans nous envahissent physiquement, économiquement, culturellement, spatialement et occupent notre espace de cerveau disponible comme dirait Boris Le lay mais de sont les français (c’est comme ça qu’ils dénomment les non musulmans de France) les méchants, les bourreaux, les racistes et au réel les empêcheurs de djihader en rond, amusement qui trouve son apogée dans le taharruch

Quand cessera-t-on de se soumettre au harcèlement des mahométans ? Que le monde est stupide donc lâche !

Pour en savoir plus

N’oublions jamais que les femmes sont au djihad ce que le canari est à la mine.

Djihader en rond, le taharruch, les tournantes, les viols en réunion

Taharrush Gamea ou le paradis sur terre

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Cancer de la prostate. Stop au dépistage inutile

A 70 Ans, 70% des hommes seraient atteints d’un cancer dormant de la prostate sans manifestations douloureuses ou handicapantes. Par contre les effets d’interventions chirurgicales ou radiothérapies sur la prostate ne sont que trop connues depuis que quelques urologues avides de gains ont effectué des opérations abusives : impuissance et incontinence sont  humiliantes, dévirilisantes et handicapantes pour les hommes qui en sont affectés, ont un impact catastrophique sur leurs relations intimes, leur confort de vie et leur moral.

Dans la vidéo ci-dessous, le cancérologue  explique très clairement, en détail et longuement la nocivité de la pression faite sur l’organisation aveugle du dépistage du cancer de la prostate et donne quelques conseils pour savoir si l’on doit s’inquiéter de certains symptômes et consulter le cas échéant.

 

On trouve des lésions cancéreuses au niveau de la prostate chez la plupart des hommes qui n’ont aucun symptôme et n’en auront jamais. Les études épidémiologiques internationales montrent que le dépistage du cancer de la prostate ne permet pas de réduire la mortalité des hommes qui s’y soumettent et aucune organisation de santé ne promeut le dépistage du cancer de la prostate. Malgré cela, les urologues ainsi que les médecins généralistes qui n’ont pas cherché à remettre en question la propagande des urologues continuent à recommander le dépistage du cancer de la prostate. Dans cette vidéo, le cancérologue et chirurgien Gérard Delépine nous explique pourquoi le dépistage du cancer de la prostate est un problème et pourquoi même dans le cas (peu fréquent) d’un cancer de la prostate évolutif, les traitements ne sont pas efficaces pour ralentir la maladie, et au mieux palliatifs. — Retrouve cette vidéo et l’article complet sur mon blog : https://www.jeremie-mercier.com/depis…

Références : • La Haute Autorité de Santé ne recommande pas le dépistage du cancer de la prostate : https://www.has-sante.fr/portail/jcms… • Guy Vallancien promeut le dépistage du cancer de la prostate malgré toutes les preuves scientifiques qui disent le contraire : https://www.lepoint.fr/invites-du-poi… • Essai randomisé d’Andriole et al (2002) : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/m/pubmed… • Essai randomisé de Schröder et al (2009) : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/1… • Les autopsies faites dans les années montrant qu’il y a un cancer de la prostate chez 70% des hommes de plus de 70 ans morts d’une cause autre : https://onlinelibrary.wiley.com/doi/a… • L’étude Fang et al. (2012) qui voit une forte augmentation du taux de suicide des hommes après un diagnostic de cancer de la prostate : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/2… • L’article de Richard Ablin, découvreur du PSA, et condamnant son utilisation fallacieuse pour dépister le cancer de la prostate : https://www.nytimes.com/2014/11/26/op…

Cancer du sein. Stop au dépistage inutile et nuisible

J’ai été diagnostiquée d’un cancer du sein en 1998.

J’ai subi une tumérectomie qui a confirmé le diagnostic puis une mastectomie. J’ai compris que c’était un tout petit cancer de rien du tout puisqu’il n’y a pas eu de radiothérapie ni de chimiothérapie, que tous mes ganglions n’ont pas été enlevés, que  par la suite je n’ai pas fait d’infection à la suite de petites blessures, ni de gros bras puisque mes ganglions faisaient barrage. J’ai ensuite passé un temps trop long dans une maison de repos tenue pas des religieuses à Chaville où j’ai rencontré des femmes dont certaines avaient subi une double mastectomie et des récidives. Compagnie idéale pour se remonter le moral.

J’en ai quand même bavé car la mastectomie n’est pas une partie de plaisir, que perdre un sein affecte mon image corporelle et mes relations intimes. J’ai porté une prothèse extérieure en silicone qui n’adhérait pas complètement à mon corps interdisant les décolletés et provoquant une transpiration excessive l’été.

J’ai donc cédé aux sirènes de mon beau chirurgien qui m’a persuadée de l’intérêt d’une reconstruction autologue, à l’époque le nec plus ultra de la chirurgie esthétique en sennologie. J’ai fait l’éffort d’arrêter de fumer et de perdre qulques kilos pour éviter l’amboli pulmonaire sur la table d’opération.

En 2000, je suis donc repassée sur le billard. J’ao été ouverte d’une hanche à l’autre pour prélever un beau morceau de chair, un lambeau, qu’on à fait translater sous la peau de ma poitrine pour ressortir à l’endroit de la cicatrice de la mestectomie, réouverte pour l’occasion. Pendant que le chirurgien oncologue esthéticien dirigeait l’opération de reconstruction, un microchirurgien cautérisait au laser les vaisseaux sanguins rompus par le passage du lambeau. (flap). A l’occasion, il ajoutait quelques agrafes en platine que j’eu l’occasion de repérer sur une radio ultérieure de mon torse. Non, ça ne sonne pas au passage des portiques de contrôles des aéroports et autres lieux protégés.

Alors que je devais sortir de Curie une semaine après mon admission, je m’évanouissais à la descente de mon lit, un événement dont je perçus vaguement l’importance une foule de blouses blanches et bleus entourant mon lit, un déplacement vers le bloc opératoire sur un brancard poussé par mon chirurgien arraché à ses consultations, et finalement un diagnostic d’hémorragie interne qui nécessitait une réopération totale avec aboutissement dans une chambre de soins intensifs. Je suis restée hospitalisée à Curie 20 jours au lieu de 8…Mon chirurgien désolé m’expliqua qu’en 10 ans de chirurgie sennologique il n’avait jamais rencontré ce cas pourtant envisageable en chirurgie abdominale…Une cautérisation aurait sauté. Pas de chance !

Je n’eu qu’un regret, qu’on se soit cru obligé de me réanimer car perdre doucement conscience, devenir délicieusement légère et débarassée de toute douleur physique et mentale fut très agréable, plus qu’agréable et je ne compris la situation que lorsque commençant à reprendre conscience sur mon lit de réanimation j’entendis l’aide soignante antillaise s’exclamer : « Alors vous alors, on peut dire que ce n’était pas vôtre heure ! »

Au final, je suis très satisfaite de mon vrai faux sein car il grossit ou maigrit avec moi, il est ma chair, il a la même température que le reste de mon corps et je n’ai pas à m’en soucier bien que le mamelon soit absent parce que râté et que je n’ai pas eu envie de retourner à Curie pour peaufiner le tatouage de l’aréole.

Depuis cette aventure, j’ai lu  des documents et observé mon corps. J’ai compris que ce cancer avait sans doute inutilement été traité et que j’avais probablement souffert pour rien. Je laisse la radiologue sennologue Cécile Bour exposer mieux que moi la problématique des interventions probablement inutiles mais rentables pour le lobby médical.

Depuis que je suis informée de la malhonnêteté des invitations au dépistage et à une pseudo prévention, je jette à la poubelle sans les lire tous les courrier de l’assurance maladie m’invitant à des examens ou vaccinations gratuits. Je gère selon mon bon vouloir et mes informations recueillies librement par itération en toute sérendipité.

Dépistages et interventions inutiles selon la radiologue Cécile Bour

Dans une interview passionnante quoique  un peu longue, Cécile Bour, radiologue spécialisée en sénologie explique clairement pourquoi l’incitation au dépistage systématique du cancer du sein est non seulement inutile mais nuisible à la santé des femmes.

A écouter absolument pour avoir les informations nécessaires à la prise de décision qui ne concerne que soi-même.

Une fois de plus, on constate que le lobby médical qui inclut corporations spécialisées et laboratoires pharmaceutiques, est largement représenté dans les instances de décision à commencer par la ministre elle-même. Le spectre de la menace du cancer est largement entretenu par ce lobby au prétexte de la prévention alors que rien n’est fait pour la prévention puisque l’interdiction des perturbateurs endocriniens, nanoparticules cancérogènes, n’est pas de mise car elle représente des milliards d’euros et la campagn pour le dépistage rapporte aussi des milliards au lobby médical. Au bout de la chaîne, les femmes sont victimes et méprisées dans leur droit à  maîtriser leur corps.

 

Le dépistage du cancer du sein est non seulement inutile, mais en plus dangereux. Il profite à l’industrie du cancer, pas aux femmes. Par ignorance et naïveté (j’espère que ce n’est que ça), Cristina Cordula, marraine d’octobre rose, promeut le malheur et la mort des femmes qui l’écoutent ! Télécharge mon ebook gratuit « 5 habitudes simples à mettre en place pour péter le feu » : https://bit.ly/2IYXupy Cécile Bour, médecin radiologue, est la fondatrice de l’association Cancer Rose, qui diffuse de nombreuses informations scientifiques sur les dangers du dépistage organisé du cancer du sein : https://www.cancer-rose.fr Les études scientifiques traduites et décryptées par Cancer Rose : https://www.cancer-rose.fr/publicatio… La concertation de 2016, qui a proposé dans 1 des 2 scénarios d’arrêter le dépistage : http://www.concertation-depistage.fr/ L’étude canadienne qui montre le danger du dépistage systématique du cancer du sein : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/arti… Le dépistage systématique du cancer du sein encouragé par Octobre Rose et les autorités françaises, tue les femmes et cause de nombreuses souffrances inutiles, qui rapportent gros à l’industrie du cancer du sein. Si tu « crois » malgré tous les arguments scientifiques que nous avons donnés que promouvoir le dépistage organisé du cancer du sein permet de lutter efficacement contre le cancer du sein, lis cette récente étude qui enfonce le clou : https://www.sciencedirect.com/science… Aussi traduite ici : https://www.cancer-rose.fr/le-depista…

Dénonciation d’Octobre rose par le cancérologue Gérard Délépine

 

Arrête de courir bêtement pour Octobre Rose et reprends ta santé en main en commençant par télécharger mon ebook gratuit « 5 habitudes simples à mettre en place pour péter le feu » : ► http://bit.ly/ebookJeremieM Les livres de Nicole et Gérard Delépine sur le cancer : https://goo.gl/ubGMPy Et notamment « Cancer – les bonnes questions à poser à votre médecin » : ► https://amzn.to/2EsmNSw L’article de blog sur lequel tu peux retrouver cette interview et sa retranscription : ► https://www.jeremie-mercier.com/octob… L’autre vidéo dans laquelle avec Cécile Bour, médecin radiologue, nous dénonçons le dépistage organisé du cancer du sein est sur ce lien : ► https://youtu.be/Tar_075PeV4 L’étude canadienne qui montre le danger du dépistage systématique du cancer du sein : ► https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/arti… Le dépistage systématique du cancer du sein encouragé par Octobre Rose et les autorités françaises, tue les femmes et cause de nombreuses souffrances inutiles, qui rapportent gros à l’industrie du cancer du sein. Le film de Léa Pool : L’industrie du Ruban rose : ► https://www.onf.ca/film/industrie_du_…

La tuerie de Nantes fascine et une majorité croit à la survie de Dupont de Ligonnes

D’après un questionnaire du magazine Le Point, une claire majorité de ses lecteurs penserait que le meurtrier familicide est toujours en vie.

Bien que tout ce qu’on sait penche pour une préméditation de longue date et préparée avec soin, au vu de la personnalité du meurtrier, de son éducation et de son histoire familiale, je doute fort que son sens de l’honneur, mal placé mais honneur quand même, lui ait permis de survivre à son crime monstrueux. C’est ce que je raconte dans un conte que m’avait inspiré ce drame.

Voyez par vous-même :

https://laconnectrice.wordpress.com/2011/04/27/margarine-duras-a-vu-eric-durang-de-la-carriere/

Histoire du présumé coupable, Eric Durang de la Carrière alias Xavier Dupont de Ligonnes, imaginée par Margarine Duras

Château de Pomayrols

Éric descendait d’une famille de comtes occitans qui étaient déjà ruinés au moment de la Révolution. En effet, Jean-Chrétien avait hérité de son oncle, écuyer du Roy, le château de Pomayrols qu’il transmit à l’un de ses fils, Charles-Louis,  lui-même lieutenant de cavalerie au régiment du Roy. Chevaux et sabre faisaient déjà partie de la famille. Le goupillon s’y joignit comme il se doit dans une famille aristocratique catholique. Dans chaque lignée on vouait des enfants aux armes et d’autres à l’église.

Il faut dire que, soucieux de faire deux en un seul homme, Charles-Louis avait quitté le service de feu le roi pour rentrer dans les ordres à un niveau tout de même respectable. Il devint évêque de Rodez . Il avait eu un fils, François, né en 1845 à Mende, qui eut la fortune, au sens propre et figuré d’épouser Marie-Sophie de Lamartine, soeur d’Aphonse de Lamartine, le poète dont tout le monde a récité les vers à l’école. Margarine Duras avait conscience de s’embrouiller dans la généalogie de la famille mais cela n’avait guère d’importance puisqu’elle n’écrivait pas de biographie officielle mais recherchait des faits qui donneraient de la chair à des conclusions romanesques qu’elle pressentait déjà. Margarine se moquait un peu des généalogistes qui passent à côté des secrets de famille, des bâtards, des enfants naturels, des adoptions masquées et des familles polygames occultées.

 Après 1800, Charles-Louis qui avait survécu à la Révolution, peut-être en circulant et se réfugiant dans des sous-terrains secrets, ou bien parce qu’il combattait sous d’autres armes à l’étranger, vendit le château qui tombait en ruines. Ce fut probablement le dernier symbole de richesse et de pouvoir que connut cette famille et sur le souvenir duquel elle construisit sa propre légende et le véritable patrimoine qu’elle transmit à sa descendance. On ne compte plus le nombre de nobles ruinés par la Révolution qui se repaissent de leur lointaine gloire  et se comportent comme si, d’un instant à l’autre, le roi toquerait à leur porte pour les prier de rejoindre sa cour.

Malgré la situation relativement modeste de ses parents, le petit Éric avait été éduqué comme un chevalier. On lui avait inculqué l’art de la cavalerie et celui des armes. On lui avait appris à se contrôler, à retenir ses émotions et à sauver la face quoiqu’il advienne. On lui avait aussi montré que, lorsqu’on est un noble ruiné, on peut échanger sa particule contre la dot d’une riche bourgeoise, roture dont rien ne transpirera grâce à l’usage de la loi salique qui donne aux enfants le nom de leur père et leur transmet le titre de noblesse. Chez les Durang de la Carrière, on était comte de père en fils, au décès du père, une véritable incitation au parricide.

Éric fut un mignon petit garçon, le préféré de sa maman qui reportait sur lui ses espoirs déçus et sa frustration de femme exploitée et trompée. Elle entretenait une relation incestuelle avec son fils sans toutefois lui manifester d’affection  car elle avait appris de longue date à contenir ses émotions et adopté le comportement des bigotes qui trouvent dans la religion la consolation de leurs douleurs et humiliations quotidiennes. Elle avait sublimé son potentiel d’amour et d’affection dans son adoration pour le Christ, à la manière de Sainte Thérèse d’Avila. Dans la vie réelle, elle se montrait  austère et réservée et mettait toute son affection dans l’attention et le poids du regard qu’elle portait sur l’enfant qui entretenait avec sa mère une complicité forte mais implicite. On n’en parlait pas d’autant plus que le père, digne descendant de l’écuyer du Roy, terrorisait sa famille par ses comportements rigides, autoritaires et impériaux. Éric appris très tôt à dissimuler et mentir pour se protéger lui-même mais aussi couvrir ce penchant à la fois coupable et délicieux que sa mère lui portait. Il savait qu’il pouvait déroger à toutes les règles car elle le protégerait et lui pardonnerait. Il était déjà roi avant que d’être comte.

Le Père d’Éric, Jean-Félicien, ne communiquait avec les siens qu’à travers la transmission de l’histoire et des valeurs de sa noblesse provinciale. Le grand-père, Pierre avait été officier de cavalerie après avoir fait Saint-Cyr et aurait pu connaître une fin de vie couverte d’honneurs s’il ne s’était tué bêtement dans la cinquantaine en tombant de cheval. Funeste destin qui s’ajoutait aux déboires d’une famille qui ne les méritait pas parce que « bien-née ».

Défilé de Saint-cyriens auquel Éric ne devait jamais participer.

Jean-Félicien ne cessait de conter les prouesses de l’ancêtre écuyer du Roy, à l’origine du titre de noblesse de la famille, de l’aïeul évêque et de la grand-tante née La Martine. Il avait quitté le Sud de la France pour s’installer à Versailles comme si le château était toujours habité par Louis XIV et qu’il eut fait partie de sa cour. Chaque matin, il réveillait ses enfants au son du « Lever du Roy » de Couperin et il les expédiait au lit sur l’air du « Coucher du Roy ». Pas assez riche pour posséder une écurie, il menait ses enfants au manège et n’hésitait pas à manier la cravache contre eux lorsqu’ils étaient maladroits à monter la bête.  Chaque soir, après le souper, il réunissait ses enfants dans la bibliothèque pour leur conter les Croisades, les prouesses des preux chevaliers de l’Ordre de Malte, des Templiers et des Rose-croix. Les mystères mystiques qui entouraient ces ordres fascinaient le petit Éric qui s’était mis en tête de partir sur leurs traces et c’est ce qu’il fit plus tard lorsque, adolescent, il devint scout et campa au pied des ruines des châteaux et forteresses du Gévaudan, tout près du berceau de ses ancêtres. Il y découvrit des caches, des entrées effondrées de sous-terrains utilisés pendant la Révolution et rechercha dans les archives du pays des plans de labyrinthes et passages secrets.

Vestiges du château de Chanac en Lozère. Brûlé pendant la Révolution, il appartenait à l’évêché de Mende.

En attendant d’être assez indépendant pour approfondir ses recherches, il visitait les cimetières, forçait les portes des chapelles privées où il passait des heures seul à réfléchir sur la prégnance de l’esprit des défunts, à se familiariser avec la mort qu’à la fois il redoutait et désirait car elle lui permettrait de retrouver le paradis de ses ancêtres. Très tôt, la personnalité d’Éric s’affirma morbide, solitaire, secrète et cruelle. Pour retrouver la vue, le goût et l’odeur des croisades, il capturait des chats, les torturait, les éventrait et plongeait ses mains dans leur sang. La souffrance de l’animal ne le troublait ni ne le réjouissait. Il n’éprouvait aucune émotion car il accomplissait un devoir. Il agissait pour une grande cause. Il effectuait un travail avec toute la rigueur militaire dont il était déjà empreint. Il obéissait à un ordre supérieur comme un soldat à son officier.

Lorsqu’il échoua au concours d’entrée du lycée militaire de Saint-Cyr, Éric ne laissa rien paraître de son humiliation et commença doucement à construire un monde secret dans lequel il pouvait tranquillement suivre les sillages des plus glorieux de ses ascendants. En attendant de pouvoir hériter de son père, il se maria avec une belle femme, Anne-Laure qui, bien qu’ayant déjà un enfant, disposait de quelques liquidités qui valaient bien sa particule. Vaniteux, Éric n’était pas particulièrement sympathique mais il était assez bel homme, connaissait les bonnes manières, avait enregistré ces bons mots qu’on peut servir en toutes circonstances pour charmer la compagnie et présentait un mélange contrasté qui tenait du soudard et du héros romantique. Il plaisait aux femmes et ne se privait pas d’en profiter tant pour la bagatelle que pour leur générosité financière. Il prétendait travailler mais il n’en avait pas vraiment besoin. Son épouse s’occupait de l’essentiel, à savoir les enfants et la maison, quand lui se consacrait à sa carrière d’aristocrate , une réelle besogne qui exigeait temps et concentration. Ses ancêtres et sa particule constituaient un véritable capital qu’il exploitait au mieux. Il avait toutefois la réputation de travailler dur, même le dimanche, car il s’enfermait des journées entières dans son bureau. En réalité, il naviguait sur Internet à la recherche d’opportunités d’affaires qui n’étaient pas de l’ordre de celles que sa famille espérait de lui. Il regardait des sites pornos et surtout visitait des sites de rencontres, créait des contacts, échangeait des messages, faisait des propositions malhonnêtes au regard de sa situation matrimoniale puis, de temps en temps, pour se donner bonne conscience, il allait se mortifier sur des sites catholiques. Il choisissait des maîtresses isolées, riches et discrètes auprès desquelles il collecterait des subsides pour monter des affaires. En réalité, il se contentait de monter la pouliche et de la plumer, un système qui lui rapportait de quoi mener une vie confortable et sauver les apparences.

Éric appréciait l’existence qu’il menait car elle lui donnait la sensation excitante de guerroyer. Il affrontait habilement et avec succès tous les dangers que représente une vie de parasite, de faussaire, de menteur, de dissimulateur et d’hypocrite. Il avait beaucoup de chance mais, le temps travaillait contre lui. Au fil des années, son pouvoir de séduction s’amenuisait tandis que les dettes s’accumulaient. La panique commençait à le gagner à l’idée qu’il serait percé à jour et qu’on ne verrait plus en lui qu’un petit noble ruiné et un homme raté. On oublierait alors que ses ancêtres possédaient un château, qu’un arrière grand oncle avait été évêque et qu’il était l’arrière petit neveu de Lamartine. Comme un animal qui se sent pris au piège, il devint hargneux et commença à laisser tomber le masque. Même son épouse dévouée et dévote s’en aperçu mais il lui imposa le silence en la terrorisant sans en avoir l’air comme il savait si bien le faire.

Sur ces entrefaites, Éric toucha enfin son titre de comte au décès de son père, reçu un petit héritage qu’il s’empressa de dilapider en jouant les seigneurs dans un monde qui le regardait de travers et enfin reçu son bâton de commandeur en la carabine du patriarche. Désormais, il avait tous les pouvoirs, ce qui lui procura une énorme bouffée de vanité car, bien qu’il l’eut déjà forte, elle enfla jusqu’à lui donner le vertige des grandes hauteurs. Il ne se sentait plus, il était un autre homme, un vrai. Monsieur le comte allait pouvoir commencer la vraie vie, celle pour laquelle il avait vu le jour et dont de sordides vicissitudes l’avaient écarté.

Margarine Duras voyait le comte debout dans sa bibliothèque caressant délicatement la crosse et le canon de sa carabine. Il en retirait une jouissance sexuelle qui faisait gonfler sa braguette. Des frissons parcouraient ses tempes. ses mains devenaient moites. Un chant guerrier montait en lui qui ressentait les vibrations des cuivres. Une nouvelle vie commençait. Au diable cette femme et ces enfants qui avaient partagé sa déchéance, ces témoins gênants d’une erreur de parcours. Le monde avait été injuste envers lui qui n’avait pas su reconnaître sa valeureuse prouesse d’avoir survécu à la Révolution.

Éric Durang de la Carrière était de ces catholiques qui pratiquent par devoir, tradition et conformisme. Il donnait toutes les apparences d’un bon paroissien mais se permettait tous les écarts possibles sans le moindre remord. Il mentait et forniquait sans vergogne. Homme de peu de foi, il se confessait juste ce qu’il fallait pour donner le change. La morale d’Éric était complètement absorbée par les principes de domination qui étaient transmis sans faillir d’une génération à l’autre. Les Durang de la Carrière, quoi qu’il advienne, étaient d’une race supérieure appelée à dominer le monde. C’était une question de patience et de temps, Éric gagnerait la bataille sans coup férir.

La famille d’Éric était partagée en deux camps, l’épouse et les enfants d’un côté, le père de l’autre. Il disait qu’il travaillait et partait pour de longues périodes au prétexte de monter des sociétés, de les gérer, de trouver des partenaires. Il en profitait pour aller voir ses maîtresses, en rechercher d’autres disposées à remplir sa bourse et faire le tour des cousins et des amis pour contracter des emprunts destinés officiellement à alimenter ses sociétés qui promettaient de rapporter sinon des dividendes, du moins des intérêts. Les parents et les amis, quoique sans illusion,  acceptaient souvent de le financer pour ne pas abandonner l’un des leurs à une déchéance qui aurait porté ombrage à leur propre prestige. Les femmes souscrivaient à ses demandes impressionnées par l’histoire familiale glorieuse qu’il savait si bien raconter et éprises d’amour pour cet homme mystérieux qui les fascinait littéralement. Tout était calcul chez Éric. Il savait parfaitement ce qu’il faisait pour annihiler l’esprit critique et la volonté de ses proies. Il savait les attirer et les terroriser de manière subliminale. Elles en perdaient la tête et lorsqu’elles  en prenaient conscience , après qu’il les ait eu pillées et abandonnées, elles restaient sans voix, paralysées par la honte comme une femme violée, elles ne portaient pas plainte, évitaient de se plaindre, ravalaient leur humiliation et se préoccupaient de panser leurs plaies.

Toute chose ayant une fin, le dur labeur d’Éric ne portait plus de fruits en abondance. Les dettes s’accumulaient, Anne-Laure commençait à avoir des inquiétudes et des doutes, ses enfants avaient une vie sociale avec des amis qui étaient susceptibles de recevoir des confidences troublantes et de poser des questions gênantes. Eric n’était plus le jeune homme plein de brillantes promesses mais un quinquagénaire fauché et raté qui avait de plus en plus de mal à donner le change.

L’humiliation suprême se manifesta avec la poursuite engagée par une maîtresse qui lui avait prêté la bagatelle de 50 000 euros au prétexte avancé de monter une société qui rapporterait gros. Il lui avait présenté une étude de marché, un business plan qu’il avait copié-collé sur l’Internet et, en tant que femme d’affaires avisée, elle avait mordu à l’hameçon, sa sagacité étant quelque peu altérée par l’amour. Éric ayant eu l’imprudence de la contrarier, ses yeux se décillèrent et elle réclama son argent que le bonhomme avait rapidement dilapidé dans des opérations de paraître.  Il avait ainsi pu jouir de fréquenter du beau monde et de cultiver l’illusion d’être redevenu l’écuyer du Roy.

Éric se mit au travail. Il savait ce qu’il voulait, un destin exceptionnel qui participait de l’essence même de ses origines. Il élabora méticuleusement un plan de sauvegarde de sa vanité. Il fallait éliminer toutes les scories qui ternissaient sa propre histoire, mettre en oeuvre les outils de sa noblesse de robe et d’épée, effacer les témoins gênants de son paysage et retrouver ses origines intactes, vierges des tâches d’une vie médiocre qu’il n’avait pas méritée. Il était froid, lucide, pragmatique et déterminé. Il n’avait qu’un but, sauver l’honneur de la confiance que le Roy, héritier de droit divin, avait confiée à son écuyer. Il ne s’agissait pas de l’honneur de la France mais de son propre honneur d’être le dernier élu de la cavalerie royale et divine.

Maragarine Duras regardait Éric caresser sa 22 long rifle à la crosse patinée par des années de service à la cause de son patrimoine. Il était adossé à la bibliothèque dont les étagères ployaient sous des traités de guerre reliés de vieux cuir gravé à la feuille d’or, des carnets de mémoires de guerre de ses aïeux, d’histoire de la chevalerie, d’arbres généalogiques tracés sur du vélin, d’anciens livres pieux, de biographie d’évêques et d’hommes d’église, d’essais sur les châteaux du Vivarais et du Gévaudan. Dans l’esprit des Saint-cyriens il était agréablement pris entre l’arme et la lettre. Il rêvassait doucement quand son épouse l’appela pour le dîner et que la réalité s’imposa avec indécence. Il rejoignit la tablée de mauvaise humeur, s’assit en bout de table à la place du maître, récita le bénédicité machinalement et mangea en silence tandis que les quatre enfants et leur mère bavardaient à voix basse pour ne pas le déranger dans ses réflexions qu’ils pensaient professionnelles.

Éric éprouvait des difficultés à avaler son andouillette. Il ne supportait plus cette épouse trop sage et modeste et ces enfants qui ne s’intéressaient guère à l’art militaire et semblaient s’orienter ver l’art plastique et la philosophie, des balivernes, se disait-il. Il avait fait une mésalliance et il en subissait les conséquences. Bien sûr, il avait échangé sa particule contre une dot conséquente mais aujourd’hui, il n’en restait plus rien et les beaux-parents rechignaient à mettre la main à la poche. Ils voulaient bien aider leur fille et leurs petits enfants mais ne s’intéressaient plus aux affaires de leur gendre qu’ils n’osaient pas critiquer de peur de peiner leur fille. En bons chrétiens, il la laissaient souffrir en silence, la sachant entre les mains de Dieu qui n’aurait jamais admis un divorce.

Il en est ainsi de la bourgeoisie qui rêve d’enrichir de sang noble sa descendance quand l’aristocratie recherche des liquidités pour entretenir son patrimoine immobilier et perpétuer la grandeur de son ascendance. Nobles et bourgeois sont parfaitement complémentaires et la notion de mésalliance est hors propos si le nom et la gloire qui lui sont rattachés survivent. Le bonheur n’est pas une préoccupation majeure dans ces milieux puisque Dieu est sensé y pourvoir.

Cette année-là, Éric allait changer de décennie. Il allait avoir 50 ans au mois de mai. Pour les vieux jeunes, ces adultes immatures qui voudraient être conjointement libres et protégés, le cap des 50 ans est difficile à passer. Déjà, pour ses 40 ans, il avait vécu l’évènement comme un deuil insupportable qu’il avait noyé dans l’alcool, le bruit et la fureur. La nouvelle année venait de commencer et Éric accéléra la préparation de son plan. Tout devrait être prêt fin avril.

Éric s’enferma dans son bureau et se connecta à « Copains d’antan ». Il parti en chasse. Il recherchait deux ou trois femmes disponibles et aisées, qu’il aurait plus ou moins côtoyées à l’école et  qui ne manqueraient pas de se réjouir d’avoir de ses nouvelles. Ayant approximativement son âge, elles auraient eu le temps de se marier, de faire des enfants, de les élever, de divorcer, de rebondir, d’hériter et de s’assurer une situation confortable. Ce n’était pas très difficile. Il y avait de la demande et pas tellement d’offres d’hommes disponibles et cultivés. Certes, il n’était pas administrativement disponible mais il n’en dirait rien, et puis, de toutes manières, il était on ne peut plus disponible dans sa tête pour partir à la quête de la toison d’or. Il établit une dizaine de contacts et en sélectionna trois qui lui semblaient très prometteurs. Il rencontra rapidement les dames, les séduisit, leur promit monts et merveilles et entretint soigneusement ces relations.

Vers le mois de février, Éric annonça à Anne-Laure qu’ils devrait partir en voyage d’affaire de longue durée. Il serait sans doute absent trois semaines mais l’appellerait régulièrement pour lui donner de ses nouvelles. Anne-Laure fut contrariée une fois de plus mais que pouvait-elle y faire? Éric lui demanda de lui avancer 500 euros en attendant d’encaisser un chèque important- dit-il- et elle n’osa pas refuser. Il monta dans son 4X4 et prit la route. Il se dirigea d’abord vers Paris où habitait l’une de ses trois nouvelles conquêtes, Marie.

Marie était la fille d’un notaire de Versailles qui l’avait particulièrement irrité lorsqu’elle était arrivée au collège dans un coupé sport. La pétasse, pour qui se prend-elle avait il songé et il avait insidieusement passé le mot à ses condisciples qui s’étaient fait un malin plaisir de la harceler. La pauvre Marie en avait bavé mais elle n’était pas rancunière puisque leur contact électronique avait été lourd de promesses. Marie avait repris la charge notariale de son père, l’avait revendue pour s’installer dans le 7ème arrondissement près de la paroisse Sainte-Clothilde, le quartier le plus huppé de Paris. Ses affaires marchaient bien mais elle se sentait seule. Pour Éric, Marie était la proie idéale et il se frottait les mains à la perspective de la séduire, de la piller et de l’éconduire. Ce qui fut fait et bien fait. Lorsqu’ Eric reprit la route après avoir passé la nuit avec sa conquête, il palpait avec délices la liasse de billets que Marie avait pris dans le coffre de son étude pour les lui remettre. Quand on aime, on ne compte pas.

Éric suivait vaguement le chemin de Saint Jacques de Compostelle pour rencontrer ses conquêtes. La suivante vivait à Chartres. Tout se passa comme prévu. Blandine l’accueillit à bras ouvert et se montra fort généreuse. Éric palpait sa liasse qui enflait. Il se rapprochait du but de son voyage.

Margarine ne vous donnera pas de détails sur les ébats du comte Durang de la Carrière car ils n’avaient rien de particulier, ses demandes étaient dignes de ce qu’on peut voir dans un film porno et ses attentes étaient sado-maso. Tout ce qu’il y a de banal pour un mâle qui se fraye un chemin dans la jungle de la vie en usant de son pénis comme d’une machette.

Encore un arrêt à Poitiers pour plumer Bernadette et Éric se sentit les mains libres pour réaliser l’étape suivante de son plan. Il s’arrêta sur le parking d’un immense centre commercial perdu en pleine campagne du côté de Limoges. Il acheta une petite tente, un duvet, une parka, des chaussures et un pantalon en goretex, une couverture de survie, un sac à dos, une gourde, un réchaud à gaz, une lampe de camping, une torche électrique, une radio à piles, une pelle, une pioche, un kit de petits outils. Ensuite il fit des provisions d’eau et de nourriture, autant que pour nourrir une colonie de vacances. Il acheta trois téléphones portables. Il était très satisfait lorsqu’il reprit le volant.

Éric arriva à Lorgues, dans le Var, en début de soirée. La nuit était tombée, l’air était vif. Il s’installa dans un hôtel et appela un petit garagiste qu’il avait connu lorsqu’il habitait le Bourg. L’homme était un peu louche et n’hésitait pas à arranger ses clients moyennant quelques dessous de table. Il lui acheta une vieille jeep qu’il avait remise en état. Pour ne pas avoir à effectuer des démarches administratives, il lui raconta qu’il souhaitait rester discret pour faire une surprise à sa femme. C’était gros mais l’homme ne l’écoutait guère, le regard fixé sur la liasse de billets qu’Eric agitait sous son nez.

Le fugitif regagna sa chambre d’hôtel pour se décolorer les cheveux et les teindre en blond. Il fixa des lentilles vertes sur ses iris et chaussa des lunettes à monture d’écaille claire pour détourner l’attention sans pour autant l’attirer. Il enfila un gilet molletonné et trois pantalons les uns sur les autres afin de donner à sa silhouette un peu plus de corpulence. Au milieu de la nuit, Éric déchargea silencieusement son 4X4 pour remplir la jeep. L’opération ne prit guère de temps car l’homme était précis, méticuleux et très organisé. Le chargement terminé, il inspecta le 4X4 afin de vérifier qu’il n’avait rien oublié puis revint vers la jeep, desserra le frein à main, poussa la voiture pour l’éloigner au maximum des habitations afin qu’on ne l’entendit pas démarrer. La nuit était d’un calme étourdissant. Il se mit au volant et se dirigea vers la chapelle de Benva, une halte sur le chemin de Saint-Jacques.

Éric roulait sur de petites routes trouées de nids de poule en se repassant le film de sa séance avec cette pétasse de Marie. Il l’avait eue dans tous les sens du terme et trouvait le scénario très satisfaisant. Il était fier de lui.

Éric connaissait très bien la région où il avait habité pendant quelques années dans une maison dont la porte était ornée d’une crois de Malte. Au XIIème siècle, les templiers du Ruou en avaient été propriétaires et y avaient laissé des vestiges de leur présence. Il avait profité de son séjour pour explorer les bois et les massifs entre Draguignan et les gorges du Verdon. Il avait consulté des archives sur l’histoire de Lorgues, ses conflits avec l’abbaye cistercienne du Thoronet et l’établissement, dans le bourg, du commandeur des Templiers de Villecroze au Ruou. Il avait découvert que les deux bâtiments avaient été construits au XIIème siècle, à peu près en même temps et que l’architecte Pierre Pouillon dans « Les pierres sauvages » avait révélé des similitudes entre la structure de certaines parties des deux bâtiments qui, bien qu’isolés dans les massifs, n’étaient distants que de quelques kilomètres. Il savait par ailleurs que, malgré les apparences, templiers et cisterciens avaient une alliance spirituelle secrète, le Cercle intérieur. Les relations étaient d’autant plus étroites que le premier grand maître des templiers, Hugues de Payens avait offert à Bernard de Clairvaux le domaine sur lequel il avait construit le premier monastère cistercien.

Ces détails historiques n’auraient guère intéressé Margarine Duras s’ils ne l’avaient pas guidée vers l’itinéraire du fuyard. Elle était certaine que, pendant son séjour à Lorgues, il avait cherché et trouvé le souterrain qui reliait la commanderie du Ruou à l’abbaye du Thoronet. Officiellement, personne n’avait jamais attesté de l’existence de ce souterrain mais Éric savait que les deux lieux ayant été construits à la même époque, il était quasi certain que les mêmes ouvriers avaient travaillé sur les deux chantiers, se relayant en fonction de leur spécialité. Il était probable également qu’ils avaient utilisé la même carrière et taillé les pierres indifféremment pour l’un ou l’autre des bâtiments. C’est ce que Fernand Pouillon avait souligné dans « les pierres sauvages ». Ces ouvriers qui venaient d’Italie et de Compostelle repartiraient chez eux à la fin du chantier et garderaient de fait le secret de sa construction. On pouvait leur confier sans crainte d’être trahi le creusement d’un passage secret pour permettre aux membres du Cercle intérieur de se rencontrer sans témoins et aussi souvent qu’ils le souhaiteraient.

L’abbaye cistercienne du Thoronet à environ 5 km de Lorgues

Éric avait également remarqué que la tour de la commanderie présentait des murs relativement minces quand ceux de la chapelle étaient aussi épais que ceux d’une forteresse. Il en conclut qu’en cas de danger, les templiers se réfugiaient dans la chapelle d’où ils descendaient dans les souterrains où se trouvaient les celliers et une source leur permettant de tenir le siège le temps qu’il fallait ou de s’enfuir en sortant pas le cloître de l’abbaye. Du côté des moines du Thoronet, les préoccupations de sécurité étaient identiques et, s’il le fallait, ils descendaient sous terre, éventuellement ressortant par la commanderie.

La chapelle du Ruou telle que mise en scène sur le site des templiers

Ci-dessous, les ouvertures de la chapelle sont aussi profondes et étroites que des meurtrières de forteresse.

 Au cours de ses errances dans les massifs, après un orage, il avait découvert un éboulement non loin du Ruou. Ecartant quelques pierres, il découvrit une cavité qui semblait se prolonger assez loin sous terre. Il se pencha autant qu’il le put et jubila. Il était certain d’avoir découvert le passage secret qui reliait la commanderie au Thoronet. Il n’était pas du genre à partager ses découvertes aussi remit-il soigneusement les pierres en place, les recouvrit de terre et de branchages et se hâta vers Lorgues pour se procurer du matériel adapté. Il devait revenir plusieurs fois pour descendre dans la cavité et explorer les lieux qui semblaient parfaitement conservés. Il trouva un puits au fond duquel miroitait de l’eau. Progressivement, il entassa dans le cache quelques trésors militaires auquel il tenait particulièrement. Il consolida l’entrée avec de solides branches et construisit une porte qu’il cadenassa soigneusement. Il dessina dessus une tête de mort et reproduisit le logo des eaux et forêts pour plus de tranquillité. Chaque fois qu’il venait, il apportait de quoi aménager son antre et en partant prenait soin de masquer la porte. Il n’était pas vraiment inquiet, sûr de son habileté à dissimuler les choses et les pensées et estimait que le risque d’intrusion était réduit car le lieu était difficile d’accès, escarpé, dissimulé au milieu de tas de pierres, d’arbres déracinés enchevêtrés et de ronces.

Lorsque Éric et sa famille quittèrent Lorgues pour Nantes, il continua a visiter régulièrement son gîte et à l’aménager. Il avait la forte intuition d’avoir besoin de ce repaire aujourd’hui, demain et pour l’éternité. C’est là qu’il enfouirait ses plus grands secrets, ses rêves les plus fous, ses souvenirs les plus brûlants et ce qu’il avait en lui de plus cher, l’écuyer du Roy. Il le réscuciterait, le nourrirait, le soignerait et le lancerait sur le chemin de Compostelle vers Jérusalem où il déterrerait l’Arche d’alliance, la vraie, celle que personne n’avait encore trouvée. Notre-Dame  l’accompagnerait et le chant du cliquetis de sa cuirasse rythmerait sa marche. Au dessus de lui les anges souffleraient dans leur trompette. Éric se sentait ivre de bonheur, enfin, le bonheur du Dieu-tout-puissant.

Margarine Duras en resta là. La boucle était bouclée. Éric arrivait au bout de sa cavale. Il marchait vers le cache qui était son destin et y resterait quelques mois ou l’éternité. La suite était écrite dans la presse sous le nom de « tuerie de Nantes ».

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