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Archives de Catégorie: Afrique

Ségolène Royal sincèrement féministe et éclairée

« Ce que je peux enfin vous dire » aux éditions Fayard.

A l’occasion de la sortie de son livre témoignage de son expérience politique, Ségolène Royal est invitée dans les médias où elle apparaît lumineuse, digne, avec un sens de la répartie tel que j’avais pu le constater en meeting, pleine de sagesse et de réalisme. Elle ne semble pas épuisée par 40 années de vie politique comprenant des cruautés personnelles auxquelles elle a vaillamment fait face. Dans ce livre témoignage elle rappelle certaines perles sexistes venues de son propre camp qui a préféré la victoire de Sarkozy à celle de la femme qui avait été choisie démocratiquement par les militants de son parti. Elle revient aussi sur ses initiatives dénigrées à l’époque mais passées aujourd’hui dans l’ordinaire des réflexions : le métissage culturel, les initiatives citoyennes, le drapeau français, le service national citoyen, l’interdiction du bizutage, etc.

Ségolène Royal a longuement insisté sur la nécessité de prévenir les migrations de masse causées par la famine conséquence de la sécheresse, en confiant aux femmes africaines les moyens de développer l’irrigation et l’agriculture locales. Sauf erreur de ma part, je n’ai pas entendu qu’on l’ait interrogée sur l’invasion migratoire actuelle et les solutions pouvant être apportées en temps réel aux désordres qu’elle cause, en particulier l’islamisation. C’est bien regrettable !

Invitée sur le plateau de ONPC elle a brillamment tenu tête à un Charles Consigny borné et bourré de préjugés empressé d’exprimer ses opinions plutôt qu’écouter celles de l’invitée Ségolène et la conduire à approfondir sa pensée comme devrait le faire tout bon journaliste. (Consigny est-il seulement journaliste ou chroniqueur ?)

Je vous laisse faire vôtre opinion vous-même en écoutant/regardant cette vidéo.

 

Esclaves chrétiennes pour le plaisir des hommes musulmans

 

8 mars 2018. Faisons la fête aux migrants criminels que la France accueille bras ouverts

Chaque année, nous célébrons la journée internationale des droits des femmes pour honorer les grandes figures féminines de tous les temps, récapituler toutes les discriminations qui affligent les femmes en faisant le point sur le respect de leurs droits et exprimer notre solidarité avec toutes celles qui sont écrasées et torturées par des mâles cruels.

Que signifie le fait d’afficher notre solidarité avec des femmes cruellement opprimées quand nous accueillons des milliers de migrants qui viennent de pays où les femmes sont exploitées, marchandisées, martyrisées, infériorisées, prostituées et massacrées pour l’honneur ?

Il est tout de même aberrant que nous donnions l’hospitalité à des hommes au nom des droits de l’Homme alors qu’ils ne respectent ces droits ni chez eux ni chez nous où ils considèrent les femmes comme du gibier ou une opportunité de placement envers et contre tout respect.

Je vous invite à lire ou relire cet état des lieux que j’avais écrit en novembre 2016 et si vous avez encore envie d’héberger, protéger et nourrir des migrants, c’est que vous leur ressemblez et que vous devriez migrer dans leurs pays pour savourer les spécificités culturelles qui vous semblent si respectables. OK, je dis un peu n’importe quoi parce que je suis bouleversée d’indignation à la pensée que l’on puisse ouvrir les bras à de dangereux criminels qui seraient excusées parce que leurs victimes ne sont que de pauvres femmes.

Dans l’élan du  fantastique mouvement libérateur #balancetonporc il serait temps de rajouter #balancetonporcdemigrant.

La Connectrice

Migrants . Et si on s’apitoyait sur les femmes de leurs pays ?

Figure 1 : Excision rituelle avec infibulation.

Source image http://urofrance.org/science-et-recherche/base-bibliographique/article/html/chirurgie-plastique-reconstructrice-du-clitoris-apres-mutilation-sexuelle.html

Toutes les aimables et charitables bénévoles  qui se pressent autour des migrants, ces personnes compatissantes et pour la plupart sincères, savent-elles qu’elles aident des criminels de la guerre qu’ils mènent contre les femmes de leurs pays respectifs ?

Ces mâles migrateurs  originaires du Soudan, de l’Érythrée, de l’Afghanistan ou du Nigéria sont acteurs, complices et bénéficiaires de cultures où les femmes sont cruellement maltraitée. Elles son excisées, infibulées, mariées de force dès qu’elles sont nubiles. Elles sont vendues ou enlevées, séquestrées et violées pour faire baisser le prix de la marchandise. Elles y sont interdites d’éducation, privées de droits et de liberté de se déplacer sans autorisation du père, frère ou mari. Elles sont fouettées ou emprisonnées quand elles refusent de se soumettre à la charia, la loi islamique qui régit leur vie au service du mâle et de son bon plaisir.

On peut d’ailleurs se demander pourquoi ce ne sont pas ces femmes qui demandent l’asile politique. A une époque, nous, féministes, demandions que les femmes victimes de crimes sexistes bénéficient automatiquement de l’asile politique mais ce critère ne fut pas retenu parce que pour nos « amis » de gauche, la question des femmes n’est pas politique.

Imaginez qu’on nous demande d’accueillir en masse des bourreaux en fuite. Éprouveriez-vous  de la pitié et de la compassion pour ces pauvres prisonniers politiques qui fuiraient le régime qui voudrait les juger et les condamner pour leurs crimes ? Certainement pas. Mais quand il s’agit de victimes femmes, tout le monde ferme les yeux au nom du respect de la culture, de la religion et de la non ingérence dans les affaires de famille.

Pour exciter la pitié des Européens, ces mâles exhibent leurs cicatrices comme preuve des tortures qu’ils ont subies dans leur pays d’origine ou qui leur ont été infligées par des bandits sur le chemin de l’émigration.

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Un Érythréen exhibe ses cicatrices de tortures pour attendrir les bénévoles. Il a été victime du trafic humain dans le Sinaï où des bédoins (ou l’EI) kidnapperaient les migrants pour leurs organes ou pour exiger des rançons. Source image : http://alencontre.org/moyenorient/egypte/sinai-le-desert-des-tortures.html

Verrait-on des femmes exhiber leur vulve mutilée, leur périnée durci et déformé par de multiples bourrelets de cicatrisation , leurs fistules anales ou urinaires ? Savez-vous que la vulve, les lèvres vaginales, le périnée et parfois l’anus doivent être re-charcutés à chaque accouchement ou à chaque rapport pour les excisées et excisées/ infibulées ? Ces femmes n’exhibent jamais les conséquences de leur excision qui sont pourtant dramatiques et multiples y compris l’incontinence urinaire et fécale dont l’odeur sert de prétexte à les chasser de leur famille, à les exclure du village, à les répudier afin que le mari puisse en prendre d’autres plus neuves. Celles qui ne sont pas exilées dans leur propre pays sont mortes au cours de l’accouchement compliqué par leurs mutilations ou ont perdu leur bébé pour les mêmes raisons.

Désinfibulation pour permettre l’accouchement. Puis la femme sera recousue, ceci autant de fois qu’elle accouchera, avec chaque fois de nouveaux bourrelets de cicatrisation douloureux ou mettant la vie de la mère et de l’enfant en danger.

Kyste sébacé conséquence d’une excision

Source images ci-dessus http://mienmo.e-monsite.com/

Ces femmes mutilées par et pour leurs compatriotes ne méritent-elles pas votre compassion ou la méritent-elle moins que leurs hommes qui approuvent les horreurs qu’on leur inflige parce qu’une femme non mutilée est une femme « sale » dont personne ne veut sauf les prostituteurs ? Comment peut-on accueillir ces bourreaux, les nourrir, les soigner, les habiller, les héberger, les protéger en leur accordant l’asile politique ? Ignorance, mépris, cécité idéologique, cynisme politique, misogynie partagée ?

Même mis à l’abri en Europe, ces migrants, culture oblige, poursuivent leurs pratiques gynécidaires et misogynes en exploitant les gentilles bénévoles qui les aident, en en violant et tuant certaines comme la suédoise Elin Krantz en 2010 ou la petite Marion Bouguenais le 19 mars 2012. Une femme de 67 ans a été sexuellement agressée jeudi dernier, le 10 novembre 2016, par un migrant soudanais de 16 ans. Je ne reviendrai pas sur le taharruch, le jeu du viol collectif, qui a fait des centaines de victimes en Europe du Nord avant et après le drame de Cologne au Nouvel an 2016.

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Elin Krantz, militante suédoise anti raciste avant et après son viol par un immigrant Ethiopien en 2010

Une image vaut mieux que mille mots

Malgré tous ces événements tragiques pour les femmes et l’humanité tout entière, il s’est trouvé des gens pour donner des excuses culturelles à des migrants indifférents à la misère d’une des leurs marchant nu pieds dans la neige tout en portant deux enfants et en tenant une troisième par la main ! Non seulement ces virils migrants ne sont pas solidaires de leurs sœurs de misère mais tels les Nigérians, ils embarquent avec des milliers de jeunes Nigériannes  -certaines âgées de 12 ans-captives de réseaux de prostitution. 433 Nigérianes sont arrivées sur les côtes italiennes en 2013, 1.454 en 2014, 5.653 en 2015, 7.768 au 30 septembre de cette année. (Source OIM -Office international des migrations). Au mieux leurs compatriotes nigérians les ignorent, au pire ils gèrent les réseaux de prostitution et surveillent la marchandise.

Ne pas aider une femme en peine est culturel disent les défenseurs de ces migrants

Cette photo a été prise par le photographe Vajinovic,   de l’AP avec la légende suivante : «Un groupe de migrants marche dans la rue en direction de la frontière entre la Serbie et la Croatie, près du village de Berkasovo, lundi le 19 octobre 2015.  l’avocat militant conservateur Canadien Ezra Levant  le 3 janvier 2016, la photo est devenue virale et a fait le tour du monde soulevant l’indignation des authentiques humanistes de tous bords. Mais dans la sphère des pro-migrants des justifications « culturelles » abondent.

Ces jeunes mâles sont bien chaussés, bien habillés ils gardent leurs mains dans leur poches pour les protéger du froid, ils ont même mis des sacs poubelle sur leur tête pour s’abriter de la neige mais leur cœur de machos reste un glaçon.

Ne pas venir en aide à une mère en peine, mais c’est la coutume chez ces gens-là, Mesdames et Messieurs. Il faut les comprendre …Et si vous ne comprenez pas c’est que vous êtes d’extrême droite, lepéniste, facho, raciste, néo-colonialiste et xénophobe. Voilà aujourd’hui ce que les gens « politiquement corrects » pensent de ceux qui ne compatissent pas à leur manière. Un exemple de plus, s’il en fallait, du détournement des valeurs humaines.

Je ne peux pas passer en revue tous les pays dont proviennent ces migrants qui persécutent les femmes, des crimes que les généreux bénévoles ignorants justifient au nom du respect de leur culture. Tous ces hommes sont des tortionnaires qui ne se remettront jamais en question car  leur religion les manipule –Islam signifie soumission. Le pire est qu’ils n’ont aucune raison de ne pas traiter les femmes des pays d’accueil de la même façon. Pire que pire encore, ils servent de caution à nos mâles en lesquels sommeille un cochon dominateur et misogyne. La condition des femmes occidentales ne régresse-t-elle pas à vue d’œil ?

 Pour en savoir plus

Les fistules post excision, un fléau qui affecte plus de deux cent millions de femmes dans le monde .http://www.slateafrique.com/657971/niger-la-lutte-contre-les-fistules-fleau-pour-les-femmes-et-la-societe

https://www.plan-international.fr/info/actualites/news/2016-02-03-causes-et-consequences-de-la-pratique-de-lexcision

Martyr des femmes au Soudan

http://www.jeuneafrique.com/366958/societe/nations-unies-alertent-sort-petites-filles/

http://www.jeuneafrique.com/268104/societe/sud-soudan-milliers-de-femmes-reduites-esclavage-violees-soldats/

Femme fouetté pour avoir porté un pantalon

Martyr des femmes en Erythrée

Dans un rapport de l’UNICEF publié en février 2016, on apprend que 83% des Erythréennes sont excisées alors que le pays a officiellement aboli les mutilations sexuelles en 2007 mais rétabli la polygamie en même temps.

Filles astreintes au service militaire pour servir d’esclaves sexuelles. Jeunes gens et jeunes filles sont contraints de faire leur service militaire au camp de Sawa où les conditions seraient tellement épouvantables que ceux qui le peuvent fuient le pays tandis que les jeunes filles se marient ou tombent enceintes afin d’éviter de devenir des esclaves sexuelles.

http://www.lejdd.fr/International/Afrique/Pourquoi-il-y-a-autant-d-Erythreens-parmi-les-migrants-729014

http://senego.com/lerythree-decrete-la-polygamie-marier-au-moins-deux-femmes-ou-aller-en-prison_296599.html

Je suis de la RDC est je m’investis vivre en polygamie...Cette pratique va montrer aux deux futures epouses de bien aimer leur mari et a obeir l’aine.moi je veux que l’on dise l’avenir de l’Erythree est beau et qu’il attend de son peuple sa reconstruction.

Martyr des femmes en Afghanistan

Femme lapidée à mort soupçonnée d’ adultère. https://www.youtube.com/watch?v=M-jmGip4xI0

Nigéria, Gambie et Sénégal

Pour beaucoup, les abus et les violences ont déjà commencé en route, en particulier en Libye, mais la reconnaissance se mêle encore à la peur vis-à-vis des passeurs qui, malgré tout, ont tenu leur promesse de les conduire en Europe.- 20 à 50.000 euros à rembourser -…De plus, toutes les victimes sont liées par des rites vaudous parfois cruels réalisés avant le départ et redoutent un mauvais sort ou des représailles contre leur famille si elles ne remboursent pas leur dette.Aussi la plupart gardent-elles le silence pour suivre le flot vers un centre d’accueil où les trafiquants viendront les chercher... http://www.slateafrique.com/699506/litalie-voit-arriver-des-nigerianes-destinees-

Un migrant soudanais de 16 ans agresse une femme de 67 ans http://www.breizh-info.com/2016/11/13/53083/arzon-migrant-agresse-sexuellement-femme-procureur-confirme

http://ripostelaique.com/agression-sexuelle-120-bretons-devant-le-centre-pour-migrants.html

Réclusion criminelle à perpétuité pour le congolais qui avait violé et assassiné Marion, 14 ans http://www.20minutes.fr/nantes/1963475-20161117-assassinat-marion-bouguenais-yannick-luende-bothelo-condamne-perpetuite-reelle

 

 

 

La traite négrière est triple : l’occidentale (la plus dénoncée), l’intra-africaine (la plus tue) et l’orientale (la plus taboue).

Un article lucide et courageux de Karim Akouche : la traite négrière arabe ne s’est jamais arrêtée. Des sportifs et des travailleurs du Qatar et de l’Arabie saoudite en ont témoigné mais les droitsdel’hommistes ne sont pas descendus dans les rues pour protester en accusant la France comme ils viennent de le faire après la révélation des marchés aux esclaves de Libye. D’ailleurs, comme je l’écrivais dans un article précédent, l’ensemble des médias se tait sur l’origine des esclavagistes, passeurs, chasseurs, violeurs, geoliers et acheteurs. Silence au PIR-Houria Bouteldja protégée de nos intellos de gôche-, le CRAN, Dieudonné – martyr de la liberté d’expression et tous les arabo-islamophiles ? Rien. Ils diraient au mieux que c’est la faute à l’Etat islamique-c’est-pas-ça-l’islam alors que la culture de l’esclavage fait partie intégrante des pratiques des arabo-musulmans.

Merci au lecteur Pascal qui me  transmet cet article édifiant.

La Connectrice

Le tabou de la traite négrière arabe

par Karim AkoucheKarim Akouche est un écrivain algérien, auteur du roman La Religion de ma mère (éd. Écriture)

La traite négrière est triple : l’occidentale (la plus dénoncée), l’intra-africaine (la plus tue) et l’orientale (la plus taboue).

On y dénombre plus de 40 millions d’esclaves. La plus longue, la plus constante aussi, est l’orientale. A-t-on le droit de le dire ? A-t-on la liberté de l’écrire sans se faire taxer de néocolonialiste ?

Que les révolutionnaires de canapé soient rassurés ! Je ne recycle pas les clichés de Saint-Arnaud. Je ne repasse pas les chemises de Cavaignac ou les culottes de Bugeaud. Je ne suis pas atteint du syndrome du colonisé. Je ne suis pas non plus rongé par la haine de soi ou je ne sais par quel autre complexe.

Entre le Moyen Âge et le XXe siècle, les Arabes et les Ottomans ont vendu plus de 17 millions d’esclaves africains. C’est un fait. Ils approvisionnaient en zengis aussi bien les foyers des familles influentes arabes et turques, les palais, les souks, les fermes, les champs et les harems que les terres sous contrôle musulman à l’époque, comme la Péninsule Ibérique, l’Andalousie, la Sicile, les Balkans.

Les images, que les journalistes de CNN ont captées non loin de Tripoli, ont ému le monde entier. Au-delà des larmes versées en silence et la rage nouant nos tripes, elles nous renvoient à la face nos laideurs, nos bas instincts, nos plaies et nos guenilles. Le progrès a-t-il perdu en chemin la générosité et la justice ? La modernité n’a pas tué, hélas, les réflexes barbares en nous. L’être humain reste un animal tribal et froid : il a beau voter des lois, brandir le droit, revendiquer la démocratie et chanter la fraternité, l’ivresse de la domination, le mépris de l’autre et la préférence de soi ne l’ont guère quitté.

On ne veut pas fâcher les seigneurs africains et leurs clients

Les trafiquants vendant aux enchères des migrants africains rappellent, toute proportion gardée, ceux des cales de l’Île de Gorée, des comptoirs de Charleston et des marchés de Zanzibar. Le trafic des Noirs rapporte. Environ 400 euros la tête en 2017. Moins cher qu’un mouton de l’aïd. Mais peu importe. On mise sur la quantité. Les prisons libyennes sont pleines de chair noire, de bras noirs, de sueur noire, de sang noir, de torture noire, de douleur noire.

En Mauritanie, l’esclavage officiellement aboli en 1981, est toujours pratiqué. 300 000 à 700 000 individus ont des maîtres. On n’en parle pas. C’est tabou. On ne veut pas fâcher les seigneurs africains et leurs clients. Et si on faisait une enquête sérieuse sur le commerce des êtres humains au Congo, en Somalie, au Soudan, au Burundi, au Liberia, en Arabie saoudite ?

Le Qatar n’a supprimé la kafala, système ségrégationniste envers les étrangers, qu’en 2016. Avant, tout travailleur étranger avait un parrain et, pour quitter le pays ou changer de métier, celui-là devait en obtenir l’autorisation de celui-ci. Et quelle est la situation des migrants africains en Algérie ? C’est encore plus tabou. La négrophobie est revendiquée sans complexe par une partie de l’opinion publique.

Une directive de la wilaya de Mostaganem, avant d’être suspendue sous la pression des réseaux sociaux, recommandait aux taxis et aux chauffeurs de bus de ne pas transporter les Subsahariens. Ne qualifie-t-on pas en Algérie, de manière avilissante, le Noir de kehlouch, l’équivalent de « nègre » en langue dialectale ? Ne raconte-t-on pas dans les cafés cette blague aux relents racistes : « Un Algérien, devant un Noir, commande un café. Il dit au serveur : Je veux un café noir. L’Africain, se sentant visé, lui réplique gentiment : Pourquoi ajouter l’adjectif « noir », puisque le café est déjà de couleur noire ? L’autre lui tourne le dos et reformule sa demande : Je veux un café plus que noir, je veux un café négro. » ?

 SUR LE MÊME SUJET

Si noirs et blancs coopéraient ..

A propos des manifestations pour Adam et Théo.

A regarder les manifestations insurrectionnelles contre « la police raciste », je constate que de jeunes blancs se sont joints aux insurgés et je me dis qu’il est dommage, très dommage que tous ces jeunes choisissent de s’unir pour détruire et non pas pour construire, que les jeunes blancs ont la tête si mal faite qu’ils n’ont pas réfléchi au sens du comportement insurrectionnel des noirs.

Si les noirs se considéraient  humains comme les autres avec un potentiel individuel de développement personnel, tout le monde y gagnerait

Quand Louis Armstrong et Frank Sinatra chantaient en plaisantant ensemble, c’était possible parce qu’ils avaient, chacun de son côté, développé leur potentiel musical et partageaient la même créativité artistique.

 

 

Quand je regarde sur PublicSénat le débat qui accompagnait le film documentaire « Noirs de France », je n’entends aucun désir de coopération mais une liste de plaintes plus ou moins fondées dans lesquels le socle figé des récriminations est le racisme anti noir. Aucune remise en cause de l’attitude des noirs, de leur désintérêt pour la nation française, sa langue, ses lois et ses usages. Les couleurs de peau ne sont pas la réelle cause de rejet, ce sont les comportements qui se rapportent à telle ou telle couleur de peau. Parmi les invités, seul l’écrivain Gaston Kelman se distingue par sa lucidité positive. Quant à Rokhaya Diallo, regardez ce qu’en pense le Lapin Taquin

Les interlocuteurs du journaliste Benoit Duquesne sont d’une telle mauvaise foi qu’ils semblent ne pas se rendre compte des bêtises qu’ils expriment, encouragés par le co auteur blanc, Pascal Blanchard.

Si tous les Français, quelle que soit leur origine et leur couleur de peau, voulaient se donner la main pour construire au lieu de détruire …on peut rêver.

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En attendant, la réalité est que la France est un des pays européens qui compte le plus de mariages mixtes noir/blanche ou blanc/noire, que beaucoup de noirs bénéficient d’avantages conséquents dans l’administration française, que si les noirs le souhaitent ils peuvent gravir l’échelle sociale avec autant de difficultés -ni plus ni moins- qu’un petit blanc sans relations ni matelas financier.

La Connectrice

Pour en savoir plus

Gaston Kelman : des paroles de sagesse

Le français Gaston Kelman est né au Cameroun dans la religion chrétienne et a fait le séminaire. Sa religion explique certainement son adhésion à la culture française imprégnée elle-même de christianisme. Au sens étymologique, religion signifie « relier ». On peut dire que le christianisme relie contrairement à l’islam qui sépare et hait l’Autre. Malheureusement pour l’union, les afro-musulmans ne peuvent pas partager le discours de Gaston Kelman. LC

Mise en ligne le 30 mai 2008

C’est très Gaullien !!
Gaston Kelman, écrivain d’origine camerounaise, parle d’immigration, d’esclavage et de colonisation de l’Afrique, dans une émission télévisée le 23 Septembre 2007.

Pour ce que dit Gaston Kelman à la fin de cet extrait, il a de la chance d’être noir. On peut imaginer le tollé, actuellement, si un européen avait dit « Mon choix ce n’est pas que dans 50 ans le Président de la France soit un chinois » (ou un noir, ou un arabe). C’est une idée très gaullienne :

Dans le passé quand la liberté d’expression était moins bafouée, le Général De Gaulle a dit :

« Nous sommes avant tout un peuple européen de race blanche … » « Sinon, la France ne serait plus la France. »
(A l’Elysée, le 5 Mars 1959. Dans « C’était De Gaulle – Alain Peyrefitte – Editions de Fallois/Fayard, Paris 1994 ».).

Et le même jour De Gaulle a dit :
« Si nous faisions l’intégration, si tous les Arabes et Berbères d’Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s’installer en métropole ? Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées ! »
(Même source)

Pendant que Gaston Kelman expose ses idées pleines de bon sens, il est intéressant de remarquer la tête que font les collabos de la colonisation de l’Europe, Philippe Val (directeur de la rédaction de l’hebdomadaire Charlie-Hebdo), et Christiane Taubira (députée de Guyane).
Les autres invités de l’émission étaient Brice Hortefeux (ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale), Patrick Weil, Eric Zemmour (journaliste au Figaro).

——–
Le cameroun est africain, le gabon et le ghana aussi. En chine il y a des chinois asiatiques. En afrique il y a des africains noirs ou blacks. Le gaullisme a des gaullistes et gaulliste du général de gaulle. gaulisme et gauliste ou gaulistes sont des fautes comme de gaule. Il est gaullien. La résistance a un résistant et un collabo ou collabos de la collaboration. Les délinquants de l’immigration clandestine sont clandés ou clandé et passent les frontières. Les identitaires et le ji défendent l’identité de france et europe. L’union européenne est l’ue. De gaulle défend la race blanche et est contre le racisme antiblanc ( anti blanc ) ou les racismes antiblancs (blancs). Les immigrés sans papiers (ou sans papier) sont l’immigration subie et la colonisation de l’europe ou son invasion. Un immigré choisie c’est voulu par sarkozy ou sarko en plus des clandestins ou clandestin. L’esclavage fait des esclaves ou esclave. La colonisation des colons. La nationalité des français est française. En europe il y a des européens et européen. Parfois ils sont nationalistes, et ont du nationalisme. de gaulle fait du gaullisme avec les gaullistes.

  • LA France pays de race blanche…Réponse à Nadine Morano

https://youtu.be/jIBSwLlD9JA

Ajoutée le 16 juin 2016

Entretien avec Gaston Kelman, Auteur de « La France, pays de race blanche… vraiment ? » aux éditions de L’Archipel.
Ancien membre des Black Panthers, Gaston Kelman s’est fait connaître par un livre dont le titre a fait mouche : « Je suis noir et je n’aime pas le manioc ». Aujourd’hui, il revient avec une réponse à l’eurodéputée Nadine Morano pour qui « la France est un pays de race blanche ». Gaston Kelman conteste l’idée d’une société fragmentée en couleurs et nous met en garde : les races n’existent pas, le racisme est un piège.

sur le même sujet à partir de 5.37 

http://la1ere.francetvinfo.fr/emissions/paris-sur-mer/gaston-kelman-supermanioc-video.html

Ajoutée le 21 nov. 2013

L écrivain et l auteur du BEST seller  » je suis noir et je n aime pas le manioc  » remet les  » pendules mal mises a l heure  » par les castes des « élites  » en publiant son dernier ouvrage MONSIEUR VENDREDI EN CORNOUAILLE chez MICHEL LAFON : l histoire de KOFI YAMGNANE homme politique FRANCAIS au parcours inimaginable !

 

 

Ouganda. Viols, grossesses forcées, assassinats pour soumettre les populations

Le procès de l’Armée de résistance du Seigneur devant la CPI

Dominic Ongwen, l’un des principaux chefs de la rébébellion ougandaise de la LRA, lors de sa première comparution devant la Cour pénale intenationale (CPI), ce lundi 26 janvier 2015.
© REUTERS/Peter Dejong

Onze ans après l’émission d’un mandat d’arrêt contre lui, Dominic Ongwen sera jugé devant la Cour pénale internationale à partir de ce mardi 6 décembre. Enlevé à l’âge de 14 ans par les hommes de Joseph Kony, dans le nord de l’Ouganda, l’enfant soldat était devenu l’un des commandants redoutés de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), mais doit désormais répondre de crimes contre l’humanité et crimes de guerre.

De notre correspondante à La Haye,

Après lecture des 70 chefs d’accusation portés contre lui, Dominic Ongwen aurait perdu la joie qu’il manifestait lors de ses premières semaines en cellule. Poursuivi pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre, il doit répondre des attaques au nord de l’Ouganda de quatre camps de déplacés, émaillées de massacres, de pillage et d’enlèvements ; de la conscription forcée d’enfants de moins de 15 ans ; et de viols et grossesses forcées.

 

Lorsqu’il avait franchi les portes de la prison de Scheveningen en janvier 2015, Dominic Ongwen s’enchantait, pourtant, de son nouveau monde. Enlevé par l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) lorsqu’il avait 14 ans, il venait de passer 17 années dans le bush. Les échos de la prison laissaient entendre qu’il se « goinfrait de miel au petit-déjeuner » et contemplait ravi ses nouveaux costumes, autrement plus saillants que ses treillis élimés par des années de combat à la tête de la brigade Sinia. Excellent combattant, le jeune Ongwen s’était vite révélé pour ses talents de commandement et avait donc rapidement franchit les échelons hiérarchiques de l’Armée de résistance du Seigneur.

Les déplacés ciblés

Formée par Joseph Kony à la fin des années 1980, la LRA voulait renverser le régime de Yoweri Museveni. La milice s’inspire des 10 commandements de la Bible et exige le partage des richesses avec le nord du pays, délaissé. En 30 ans de combat, d’abord dans le nord de l’Ouganda, puis, suite à l’échec de négociations de paix, en Centrafrique, au sud du Soudan, et en République démocratique du Congo (RDC), la LRA aurait tué plus de 100 000 personnes et capturé au moins 30 000 enfants.

En 2003 et 2004, date des crimes reprochés à Dominic Ongwen, l’armée régulière ougandaise avance alors en godillots usés, malgré son budget exponentiel alimenté par Washington, fidèle parrain du régime. Les camps de déplacés, nés des massacres de la LRA, deviennent des cibles faciles pour les rebelles, qui tuent, enlèvent, et pillent. Pour les seules années 2002, 2003 et 2004, l’armée ougandaise a recensé 712 attaques de la LRA.

Un dossier à charge très étoffé

Au cours du procès qui s’ouvre ce mardi, le procureur reviendra en détail sur quatre de ces attaques, celles des camps de Pajule, Lukodi, Odek et Abok. Dans son mémoire, le procureur décrit les scènes terrifiantes que les témoins devraient évoquer à la barre dans les prochains mois. Des civils de 2 à 80 ans battus à mort, étranglés, brûlés vifs. Des femmes enlevées, obligées d’abandonner leur bébé sur la route. Le pillage des échoppes, et même d’un stock du World Food Programme. Des scènes d’enfants enrôlés, obligés à tuer et pour l’un, à regarder les corps, dont celui de son père, se décomposer pendant trois jours. Partout, M. Ongwen aurait ordonné de « tuer tous ceux qui ne sont pas les nôtres ».

Pour prouver les faits, le procureur dispose d’un solide dossier. Les communications de la LRA, à travers des radios hautes fréquences pillées dans les missions catholiques ou dans les véhicules des ONG, ont été écoutées pendant dix ans, et 24 heures sur 24, par les renseignements ougandais. Dix-huit auteurs de ces interceptions ont témoigné pour le procureur, qui en 2006, avait même dû leur fournir carnets, stylos, piles et enregistreurs. Le procureur fera aussi venir des victimes, des officiers de l’armée régulière et des insiders, dont deux anciens bras droits de Dominic Ongwen. Parmi ses témoins comptent aussi sept « ex-femmes » de l’accusé. Enlevées lors des combats, elles étaient « des butins de guerre », décrit le procureur dans son mémoire.

Viols et grossesses forcées

Car les règles de la LRA sont strictes : elles interdisent le sexe hors mariage. Ongwen choisit les épouses des officiers de sa brigade et gratifie aussi ses plus vaillants soldats, ce qui le rend « populaire » auprès de ses recrues. L’une des « épouses » du commandant Ongwen, enlevée à 7 ans, avait été forcée de porter des sacs de sel pendant plus d’un mois dans le bush, puis violé lorsqu’elle n’avait que dix ans. « Dégoutée et terrorisée », elle avait fini par céder au chef rebelle après avoir été battue avec des tiges de bambou pendant une semaine. Le procureur a identifié 12 enfants nés de ces viols, grâce à des tests de paternité. Selon l’une de ses « femmes », le commandant Ongwen donnait ses ordres aux gamins de 10 ans, conscrits de force, puis « quelquefois, allait jouer avec eux ».


 ■ Ouganda: un procès très attendu par les populations du Nord

Dominic Ongwen est poursuivi pour 70 charges de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Dans les communautés locales du nord de l’Ouganda, son procès est très attendu.

Je veux que ce procès ait lieu parce que je ne me sentirais pas bien que quelqu’un comme Dominic Ongwen soit laissé libre. Nous avons perdu nos enfants, moi-même j’ai deux enfants encore dans le bush. Je ne sais même pas s’ils sont vivants ou morts. Qu’il soit jugé et s’il est reconnu coupable qu’il aille en prison. Je ne veux pas qu’il soit tué mais comment un homme qui a causé tant de peine pourrait se promener libre ?
Reportage dans le nord de l’Ouganda
06-12-2016 – Par Charlotte Cosset

 

Tourisme. Attention au moustique porteur du virus Zika

Publié le

Nouveau au 09/10/2016

L’OMS vient de recommander au femmes et aux couple de 46 pays atteints par le virus Zika de reporter leur projet d’enfant, les risques de microencephalies et d’anomalies neurologiques graves étant trop élevés. On ne sait si la recommandation sera suivie dans les pays catholiques où contraception et avortement n’ont pas l’approbation du Vatican.

Les centres de santé et de prévention  (Centers for Disease Control and Prevention) ont refusé de soutenir la recommandation de l’OMS considérant que les médecins du service public ne devraient pas s’immiscer dans les choix des couples.

Les mineures victimes de viols et les femmes victimes de violences conjugales sont particulièrement à risques de grossesses infectées par le virus.

Les rapports sexuels sous la contrainte, qui touchent 10% des jeunes filles dont les premiers rapports sexuels ont eu lieu avant l’âge de 15 ans, contribuent aux grossesses adolescentes non désirées….

La proportion de naissances qui ont lieu au cours de l’adolescence est d’environ 2% en Chine, 18% en Amérique latine et dans les Caraïbes, et de plus de 50% en Afrique subsaharienne.

La moitié de toutes les naissances chez des adolescentes survient dans sept pays seulement: le Bangladesh, le Brésil, les États-Unis d’Amérique, l’Éthiopie, l’Inde, le Nigéria et la République démocratique du Congo.

http://www.nytimes.com/2016/06/10/health/zika-virus-pregnancy-who.html?rref=health&module=Ribbon&version=context&region=Header&action=click&contentCollection=Health&pgtype=Multimedia

http://www.who.int/maternal_child_adolescent/topics/maternal/adolescent_pregnancy/fr/

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 Le virus Zika est une épidémie «explosive»

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Les vacances d’été approchant, si vous comptez voyager  en Floride, Amérique centrale, Amérique du Sud, à Cuba ou en Guadeloupe (la liste n’est pas exhaustive) il importe de prendre des précautions afin de se prémunir contre la transmission du virus Zika, particulièrement dangereux pour le bébé que portent les femmes enceintes  car il provoque des anomalies du développement cérébral chez le fœtus et chez l’enfant. La recrudescence de microcéphalies au Brésil est particulièrement inquiétante et a popularisé le danger que fait courir Zika car on y a comptabilisé .entre 440 000 à 1 500 000 cas suspects rapportés.

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Microcéphalie © Lianne MILTON PANOS-REA

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Le virus ZIKA a été signalé dès les années en 1947 chez un singe en Ouganda, dans la forêt Zika, puis chez un moustique AEDES en 1948. avec un impact relativement faible, peu de sujets infectés mais a connu ses plus fortes atteintes en 2015.

Zika ©  Le Point

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Il n’existe pour l’instant que des traitements symptomatiques et pas de vaccin. La meilleure maniere de se protéger et de ne pas se faire piquer par le moustique AEDES.

Dans les régions infectées par  la dengue et le chikungunya, le diagnostic est plus difficile à établir car les symptômes se ressemblent.

On trouvera informations et conseils dans le document de l’Institut Pasteur ci-dessous.

LC

Tout savoir sur le virus Zika avec l’Institut Pasteur

Repas de sang d'Aedes aegypti femelle, moustique vecteur du Zika. © Institut Pasteur/Anna-Bella Failloux

Le virus Zika est un Flavivirus transmis par les moustiques du genre Aedes. Il est répandu en Asie et en Afrique, et a récemment émergé en Amérique centrale et en Amérique du Sud. La maladie qu’il provoque se manifeste trois à douze jours après la piqûre de l’insecte vecteur, par divers symptômes, évoquant ceux de la dengue ou du chikungunya, eux aussi véhiculés par ce même moustique : fièvre, maux de tête, éruption cutanée, fatigue, douleurs musculaires et articulaires … Silencieuse chez la plupart des personnes infectées, elle reste le plus souvent bénigne, et peut durer jusqu’à une semaine. Chez le foetus, transmis à la femme enceinte, le virus pourrait en revanche être à l’origine d’une malformation sévère, la microcéphalie, responsable d’un retard mental irréversible. Il n’existe actuellement pas de vaccin, ni de traitement spécifique de la virose Zika. Les seuls traitements disponibles sont symptomatiques.

CONSULTER LA FAQ CONSACRÉE AU VIRUS ZIKA

> Causes
> Symptômes
> Complications
> Epidémiologie
> Moyens de lutte contre la maladie
> A l’Institut Pasteur
> Les équipes mobilisées
> La carte des Instituts Pasteur mobilisés

CAUSES

La fièvre Zika est due à un arbovirus (virus transmis par les insectes), appartenant à la famille des Flaviviridae, du genre flavivirus, comme les virus de la dengue ou encore de la fièvre jaune. L’insecte vecteur de la maladie est le moustique femelle du genre Aedes qui est identifiable grâce à la présence de rayures noires et blanches sur ses pattes. L’espèce actuellement capable de transmettre le virus Zika est l’Aedes aegypti, originaire d’Afrique. L’Aedes albopictus (moustique tigre, originaire d’Asie) pourrait s’avérer également être un vecteur du virus Zika, comme il l’est déjà pour la dengue et le chikungunya. (Lire l’actualité du 04/03/2016 : Zika : le moustique Aedes peu compétent pour la transmission du virus)

Le moustique est infecté par le virus lors d’un repas sanguin, quand il pique une personne porteuse du Zika. Le virus se multiplie au sein du moustique sans conséquence pour l’insecte. Puis, lors d’une prochaine piqûre, le moustique déverse le virus dans le sang d’une nouvelle personne. Les symptômes apparaissent 3 à 12 jours après la piqûre, mais durant ce laps de temps la personne peut être à l’origine de l’infection d’autres moustiques si elle se fait piquer à nouveau. C’est pourquoi les malades atteints du Zika doivent éviter d’être piqués afin d’interrompre le cycle de transmission virale.

SYMPTÔMES

La majorité des personnes infectées par le virus (on estime 70 à 80 % des cas) ne développent aucun symptôme. Dans le reste de la population, les symptômes provoqués par le virus Zika sont de type grippal : fatigue, fièvre (pas nécessairement forte), maux de tête, douleurs musculaires et articulaires dans les membres. A ces symptômes s’ajoutent différents types d’éruptions cutanées. Une conjonctivite, une douleur derrière les yeux, des troubles digestifs ou encore des œdèmes des mains ou des pieds peuvent apparaitre. Dans la plupart des cas, les troubles sont modérés et ne nécessitent pas d’hospitalisation.

Ces symptômes étant peu spécifiques, et le virus Zika se trouvant dans les mêmes régions que ceux de la dengue et du chikungunya, rendent difficile le diagnostic exact.

COMPLICATIONS

Les complications sont peu fréquentes mais dans le cas d’une importante épidémie, elles ne doivent être négligées. Certains cas de complications neurologiques post-infectieuses, de type syndrome de Guillain-Barré, ont été constatés au Brésil et en Polynésie française. Ce syndrome se caractérise par une paralysie ascendante progressive qui peut atteindre les muscles respiratoires. (Lire le communiqué de presse du 01/03/2016 : Zika : confirmation d’un lien de causalité entre le virus Zika et les syndromes de Guillain-Barré)

Les femmes enceintes risquent de transmettre le virus au fœtus, ce qui peut engendrer de graves anomalies du développement cérébral chez l’enfant. (Lire le communiqué de presse du 16/03/2016 : Zika et microcéphalie : le premier trimestre de grossesse est le plus critique)

EPIDÉMIOLOGIE

Le virus Zika est détecté pour la première fois chez un singe en Ouganda en 1947. Un an plus tard, il est isolé dans la même région chez un moustique Aedes.

Les premiers cas humains apparaissent dans les années 1970 dans d’autres pays d’Afrique (Ouganda, Tanzanie, Égypte, République centrafricaine, Sierra Leone, Gabon et Sénégal), puis, dans certains pays d’Asie (Inde, Malaisie, Philippines, Thaïlande, Viêt Nam et Indonésie).

En 2007, une réelle épidémie s’est déclarée en Micronésie (Ile de Yap dans le Pacifique), causant 5 000 infections.

En 2013 et 2014, en Polynésie française, 55 000 cas de Zika ont été signalés. L’épidémie se propage ensuite dans d’autres îles du Pacifique et notamment, la Nouvelle-Calédonie, les îles Cook et l’île de Pâques.

Le virus Zika est détecté pour la première fois dans le Nord-Ouest du Brésil en mai 2015 et sa présence s’étend très rapidement dans les autres régions du pays. Le Brésil rapporte le plus grand nombre de cas de Zika jamais décrit jusqu’à présent : entre 440 000 à 1 500 000 cas suspects rapportés.

Le virus est présent depuis octobre 2015 en Colombie, Salvador, Guatemala, Mexique, Panama, Paraguay, Surinam, Venezuela et Honduras.

En novembre 2015, l’Institut Pasteur de la Guyane confirme les premières détections de virus Zika au Surinam.

Le 18 décembre 2015, deux cas ont été détectés en Guyane française par l’Institut Pasteur de la Guyane. Deux cas ont été identifiés également en Martinique.

A la date du 7 avril 2016, la Martinique compte 16 650 cas évocateurs (en cours de confirmation biologique). La Guyane en compte 3 620 et la Guadeloupe 1 090.

En France métropolitaine, 176 cas ont été confirmés biologiquement chez des personnes revenant de zone de circulation du virus Zika, dont 7 femmes enceintes et 1 cas de complications neurologiques. Une personne a été infectée par le virus Zika par voie sexuelle.  

L’expansion de la fièvre Zika pourrait avoir lieu dans les régions où le moustique Aedes est déjà implanté et où une personne déjà infectée par le Zika séjournerait. En France métropolitaine, le moustique Aedes albopictus (moustique tigre) est présent dans 22 départements du Sud. La période d’expansion vectorielle se produit en général au mois de mai et sa période d’activité (et donc le risque de transmission du virus) se situe entre mai et novembre.

MOYENS DE LUTTE CONTRE LA MALADIE

Traitement

Actuellement il n’existe pas de vaccin pour prévenir l’infection par le virus Zika, ni de médicament spécifique pour soigner la maladie.

Le traitement va consister à atténuer les symptômes douloureux, par la prise d’antalgiques. Toutefois, la prise d’aspirine est à éviter tant que le diagnostic n’a pas clairement écarté la possibilité d’une infection par le virus de la dengue, car dans ce cas l’action anticoagulante du médicament pourrait induire des saignements.

Diagnostic

Dès l’apparition des symptômes, des prélèvements de sang et d’urine doivent être effectués pour confirmer le diagnostic, grâce à une méthode de RT-PCR (Reverse Transcriptase – Polymerase Chain Reaction) qui permet de détecter la présence de gènes du virus.

En cas de doute après un résultat négatif par RT-PCR, un dosage sérologique pourra confirmer ou non la présence d’anticorps spécifiques du virus Zika.

Ces tests sont réalisés uniquement par les Centres nationaux de référence des arboviroses (CNR).

Prévention

La seule façon de se protéger de la maladie Zika est de se protéger des piqûres de moustiques de jour comme de nuit, en particulier en début et en fin de journée, périodes d’activité maximale du moustique, par des moyens physiques et chimiques : porter des vêtements couvrants (manches longues, pantalons), utiliser des produits répulsifs adaptés sur les vêtements et sur les parties découvertes du corps, utiliser des moustiquaires imprégnées d’insecticide et des diffuseurs électriques d’insecticides en intérieur.

Les femmes enceintes vivant dans les zones à risques doivent se protéger des piqûres de moustique par tous ces moyens, particulièrement pendant les deux premiers trimestres de la grossesse durant lesquels les risques de malformations fœtales sont les plus importants. Elles respecteront les précautions d’emploi recommandées dans leur cas, concernant les produits répulsifs.

Les femmes enceintes désirant se rendre dans une zone touchée par l’épidémie de Zika doivent évaluer les risques au préalable avec leur médecin traitant.

En parallèle de ces mesures de protection individuelle, la prévention de la maladie passe par la lutte contre la prolifération des moustiques. Pour cela, tous les gîtes potentiels pour le développement des larves de moustiques, c’est-à-dire les eaux stagnantes, doivent être éliminés : pots de fleurs, gouttières, pneus usagés, etc. Après chaque pluie notamment, il est recommandé de vider les rétentions d’eau qui peuvent se trouver autour de son lieu d’habitation.

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> Cliquer sur la carte pour l’agrandir

 Fort de son expertise historique dans le domaine des arboviroses, l’Institut Pasteur, ainsi que plusieurs instituts du Réseau international des Instituts Pasteur, sont mobilisés depuis l’apparition des premiers cas pour lutter contre cette épidémie. Dès novembre 2015, l’Institut Pasteur de la Guyane a confirmé la première détection du virus au Surinam, et le 18 décembre 2015, il a identifié le premier cas en Guyane française. Après la confirmation de ces premiers cas cette même équipe a publié dans la revue The Lancet le séquençage complet du génome du virus Zika responsable de cette épidémie, ce qui a permis de mettre en évidence l’homologie quasi complète avec les souches à l’origine de l’épidémie qui a sévi en 2013 et 2014 dans le Pacifique. Depuis 2015, l’Institut Pasteur travaille de manière étroite avec ses partenaires brésiliens, au travers d’un accord de coopération tripartite établi entre la Fiocruz, l’Université de Sao Paulo et l’Institut Pasteur. Il sollicite en parallèle ses équipes au sein du Réseau international des Instituts Pasteur, qui travaillent avec de nombreuses institutions et organisations locales. 

L’Institut Pasteur mobilise actuellement, au sein d’une task force coordonnée par Maria Van Kerkhove, plusieurs de ses unités de recherche pour développer des tests de diagnostic sérologique et moléculaire, travailler sur la conception de nouveaux vaccins et fournir des conseils sur les différentes options en matière de lutte contre les vecteurs. Ses équipes mènent également des études épidémiologiques, notamment afin de mieux comprendre les symptômes neurologiques observés chez les patients, et en particulier chez les femmes enceintes.

Développement d’outils de diagnostic moléculaire et sérologique

> La Cellule d’intervention biologique d’urgence (CIBU), dirigée par Jean-Claude Manuguerra, fait partie du Centre collaborateur de l’OMS de référence et de recherche pour les arbovirus et les fièvres hémorragiques virales. Elle est impliquée dans le diagnostic et la recherche sur le virus Zika au travers de plusieurs de ses équipes :

Le Pôle d’identification virale (PIV) de la CIBU a mis au point et validé une technique de sérologie permettant de réaliser rapidement et à haut débit le diagnostic du virus Zika et d’autres arbovirus. Cette technologie a été déployée dans le Pacifique, en Asie et en Afrique, et est en cours de déploiement en Amérique du Sud, afin d’aider à lutter contre l’épidémie. D’autre part, le PIV développe actuellement un test moléculaire simple, rapide et peu coûteux permettant de gagner du temps et d’augmenter l’efficacité de prise en charge des patients.

Le Pôle de génotypage des pathogènes (PGP) a quant à lui réalisé le séquençage de souches du virus Zika de l’épidémie en Polynésie française en 2013 et ayant circulé dans le Pacifique, en collaboration avec l’Institut Louis Malardé en Polynésie française. Par ailleurs, le PGP est partenaire de l’Institut Pasteur de Nouvelle-Calédonie pour le séquençage des isolats circulants actuellement dans le Pacifique, en Asie et en Afrique.

> L’unité Génétique fonctionnelle des maladies infectieuses, dirigée par Anavaj Sakuntabhai, travaille sur la susceptibilité génétique à l’infection au virus Zika chez l’homme. En collaboration avec Amadou Sall (Institut Pasteur de Dakar), les chercheurs ont mesuré le taux d’anticorps de plusieurs arboviroses au sein d’une population locale. Par l’étude des gènes au sein des familles, ils cherchent à identifier une région du génome contenant un gène de résistance au virus Zika. Pour cela, ils vont tester des gènes candidats se situant dans cette région, grâce à des modèles d’infection in vitro. Ils étudient plusieurs modèles de souris pour identifier le mieux adapté, en collaboration avec l’unité de Génétique fonctionnelle de la souris.

> L’Institut Pasteur de la Guyane héberge au sein du laboratoire de virologie, dirigé par Dominique Rousset, le Centre national de référence des Arbovirus, laboratoire associé pour la région Antilles-Guyane. Le laboratoire est donc légitimement sollicité pour toute suspicion d’arbovirose et notamment les émergences dans les territoires français des Amériques. C’est ainsi que les chercheurs ont pu confirmer début novembre 2015, par PCR en temps réel, les 5 premiers cas au Surinam. C’est en décembre que le laboratoire a détecté de façon assez rapprochée d’abord des cas d’infection importés du Surinam puis, des cas autochtones.

Grâce à ces échantillons, les chercheurs de l’Institut Pasteur de la Guyane ont pu séquencer l’intégralité du génome de ce virus. Le résultat publié dans The Lancet le 7 janvier 2016, montre que le virus qui circule actuellement est très proche de celui qui circulait en Polynésie française en 2013-2014.

> En 2014, suite à l’épidémie de virus Zika qui a concerné la Nouvelle-Calédonie, l’Institut Pasteur de Nouvelle-Calédonie a dû faire face à un afflux important de demandes de diagnostic. Dans ce contexte, les chercheurs de l’unité Dengue et autres arboviroses, dirigée par Myrielle Dupont-Rouzeyrol, ont démontré que le virus Zika était détecté beaucoup plus tardivement dans les urines par rapport au sang et que cela pouvait permettre ainsi un meilleur diagnostic biologique des patients (Gourinat et al, 2015). Dans la prolongation de ces résultats préliminaires, les chercheurs collaborent à un projet avec l’Institut scientifique de santé publique (Belgique), l’Institut Pasteur de la Guyane et l’Institut Pasteur (Paris), qui vise à améliorer le diagnostic des arboviroses et plus particulièrement celui du virus Zika, en comparant l’utilisation des prélèvements d’urine et salive par rapport au prélèvement de sang. L’unité cordonne également avec l’Institut Pasteur de Dakar (et impliquant l’Institut Pasteur du Cambodge, l’Institut Pasteur du Laos, l’Institut Pasteur à Paris et l’Institut Louis Malardé) un projet visant à évaluer la capacité de différents moustiques à transmettre le virus Zika lors d’une piqûre et à étudier la diversité génétique du virus Zika en Afrique, Asie, Pacifique et Amériques.

> En Décembre 2015, l’Institut Pasteur de Dakar a transmis son savoir-faire et formé pendant quatre semaines les équipes de l’Université de Sao Paulo (USP) sur la culture d’isolats viraux, l’utilisation sur le terrain de son laboratoire mobile et les outils moléculaires et biologiques en vue du développement de tests diagnostiques spécifiques du virus Zika. Depuis, l’Institut PasteurParis  et le Réseau international) a soutenu la création du Réseau de diversité génétique des virus (VGDN) qui a créé la force d’intervention « Rede Zika », impliquant plus d’une trentaine de groupes de l’état de Sao Paulo, en collaboration avec des équipes nationales et internationales (Fiocruz, Unicamp, UNESP, Institut Butantan, Adolfo Lutz, Emilio Ribas…) et des Hôpitaux (Clinicas, Sao Joje do Rio Preto, Botucatu, Universitario, Unicamp…).  

> Depuis mars 2016, l’Institut Pasteur de Madagascar est capable de diagnostiquer le virus Zika dans le cas d’une éventuelle épidémie à Madagascar. En effet, l’unité de Virologie, qui héberge le Laboratoire national de référence pour les arbovirus, a mis en place un test moléculaire pour détecter le virus Zika. Ce test pourra être utilisé pour identifier des potentiels individus infectés.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé Madagascar parmi les pays vulnérables. C’est pourquoi, les chercheurs de l’Institut Pasteur de Madagascar, en collaboration avec les équipes du Ministère de la santé publique, travaillent activement sur la construction d’un plan d’action en cas de survenue du virus Zika sur la Grande Ile. La complémentarité des expertises de l’Institut en virologie, épidémiologie, immunologie et entomologie, est un atout réel pour mieux comprendre l’émergence de ce virus et se préparer collectivement à une riposte.

Epidémiologie – comprendre le lien entre le virus Zika et les complications neurologiques

> En collaboration avec le Bureau de veille sanitaire en Polynésie française, le Centre hospitalier de Polynésie française ainsi que l’Institut Louis Malardé, l’unité Epidémiologie des maladies émergentes (UEME), dirigée par Arnaud Fontanet à l’Institut Pasteur, travaille depuis janvier 2014 sur l’épidémie de Zika ayant touché la Polynésie française d’octobre 2013 à avril 2014.

Le projet, financé en partie par le LaBex IBEID, a confirmé le lien entre le virus Zika et l’augmentation nette de manifestations neurologiques graves à type de paralysie, appelés syndromes de Guillain-Barré (GBS), observée pendant la période épidémique du virus Zika. Ce travail a associé également les équipes de laCellule d’intervention biologique d’urgence (CIBU) et de l’unité Génétique fonctionnelle des maladies infectieuses à l’Institut Pasteur. Les résultats ont été publiés dans The Lancet le 1er mars 2016.

Suite à l’augmentation suspecte de l’incidence des microcéphalies, l’UEME a travaillé également sur une description de l’incidence de cette malformation congénitale avant et après l’épidémie ainsi qu’à déterminer si l’infection par Zika de la femme au cours de la grossesse en est la cause, d’estimer la période de grossesse la plus à risque en cas d’infection ainsi que la probabilité de malformation chez l’enfant dont la mère aurait contracté le virus. Les chercheurs ont confirmé dans un article paru dans The Lancet le 16 mars 2026, que le risque de microcéphalie est de l’ordre de 1% pour un fœtus/nouveau-né dont la mère a été infectée par le virus Zika durant le premier trimestre de sa grossesse.

Recherche sur le moustique vecteur> En collaboration avec l’Institut Oswaldo Cruz à Rio de Janeiro (Brésil), les chercheurs de l’unité Arbovirus et insectes vecteurs, dirigée par Anna-Bella Failloux, ont testé la réceptivité (la capacité à contracter le virus) des moustiques Aedes aegypti et Aedes albopictus du Brésil et de Floride où ces deux espèces cohabitent. Par ailleurs, ils ont évalué la compétence vectorielle (l’aptitude à transmettre le virus) d’Aedes aegypti de Guyane française, de Martinique et de Guadeloupe, où cette espèce est présente seule.

Ces populations de moustiques récemment récoltées sur le terrain ont été infectées en laboratoire de haute sécurité de niveau P3 avec le virus Zika de génotype asiatique qui provient de l’Institut Pasteur de Nouvelle-Calédonie. Ce virus est quasiment identique à celui qui circule actuellement en Amérique centrale et en Amérique du Sud.

Ces travaux ont permis de déterminer la contribution des deux espèces Aedes aegypti et Aedes albopictusdans la dynamique de l’épidémie de Zika dans les Amériques. Les résultats publiés dans PLoS Neglected Tropical Diseases montrent que bien qu’Aedes aegypti et Aedes albopictus soient tous deux capables de s’infecter et de disséminer le virus en leur sein, ils sont en revanche très peu compétents à transmettre le virus Zika au cours d’une piqûre. Ainsi, d’après les scientifiques, plus que la compétence vectorielle des moustiques d’Amérique, l’importante population humaine naïve sur le plan immunitaire pour ce nouveau virus vivant à proximité d’une forte densité de moustiques vecteurs pourrait plus probablement expliquer la diffusion rapide du virus Zika en Amérique.

Afin d’anticiper l’éventuelle implantation du virus Zika en France et en Europe, à l’image de ce qui s’est produit avec le chikungunya et la dengue (cas autochtones en France de chikungunya en 2010, 2014 ; et de dengue en 2010, 2014, et 2015) avec une transmission par Aedes albopictus, les chercheurs ont testé deux populations d’Aedes aegypti de l’île de Madère et deux populations d’Aedes albopictus du Sud de la France (Nice et Bar-sur-Loup).

Ces deux projets ont été financés par le LaBex IBEID (dirigé par Pascale Cossart et Philippe Sansonetti) et le projet européen DENFREE (coordonné par Anavaj Sakuntabhai).

> L’équipe de l’unité d’Entomologie médicale, dirigée par Romain Girod au sein de l’Institut Pasteur de la Guyane, travaille à la mise au point de systèmes de piégeage couplés à des appâts sucrés pour la détection précoce de la circulation du virus Zika en Guyane. Il s’agit pour les chercheurs de tester, au laboratoire et sur le terrain, de nouveaux outils de surveillance entomologique et virologique dont l’objectif est d’identifier les zones et les périodes de transmission les plus propices au virus, afin de guider efficacement les actions de prévention et de lutte antivectorielle. Des travaux antérieurs menés dans le cadre de l’épidémie de chikungunya qui a touché la Guyane en 2014-2015, ont déjà montré les potentialités des outils développés. C’est dans cette continuité que les travaux actuels se poursuivent sur le virus Zika.

> Au sein de l’Institut Pasteur de la Guadeloupe, le laboratoire d’Entomologie médicale, dirigé par Anubis Vega-Rua, a participé à l’évaluation de la compétence vectorielle des populations de moustiques des Amériques vis-à-vis du virus Zika dans le cadre d’un projet coordonnée par Anna-Bella Failloux à l’Institut Pasteur à Paris. Le laboratoire a également été impliqué avec l’Agence régionale de la santé de Guadeloupe (ARS) dans des actions de sensibilisation sur le risque que représente le virus Zika pour la population guadeloupéenne. Actuellement le laboratoire et l’ARS sont en train de définir une nouvelle stratégie d’intervention et d’investigation entomologique qui pourrait être déployée en cas de détection de cas autochtones de Zika en Guadeloupe. Par ailleurs, le laboratoire de biologie médicale de l’Institut Pasteur de Guadeloupe réalise le diagnostic moléculaire des infections par le virus Zika.
> Le Groupe Arbovirus, au sein de la Cellule d’intervention biologique d’urgence (Institut Pasteur, Paris) s’intéresse à développer des modèles animaux afin de mieux comprendre les effets pathologiques observés chez l’homme. Par ailleurs, il cherche à mieux définir l’interaction entre le virus Zika et les moustiques Aedes aegypti (vecteur principal) et Aedes albopictus (vecteur potentiel d’émergence et/ou de propagation du virus au niveau mondial) afin de mieux comprendre les mécanismes impliqués dans la transmission vectorielle de ce virus et de pouvoir définir de nouvelles cibles pour bloquer l’infection de nouveaux hôtes vertébrés.

VIDEO – VIRUS ZIKA, POURQUOI AUJOURD’HUI ?

Arnaud Fontanet, responsable de l’unité d’épidémiologie des maladies émergentes, co-directeur de l’école Pasteur/CNAM de Santé publique

Arnaud Fontanet nous explique dans cette vidéo les résultats obtenus avec ses collègues de Polynésie française lors de l’épidémie de Zika de 2013-2014 : les scientifiques ont établi le lien de causalité entre le virus et certains cas graves avec syndromes de Guillain-Barré d’une part, et d’autre part des cas de microcéphalie chez des enfants nés de femmes ayant été infectées au cours de leur grossesse.

VIDEO – ZIKA SUMMIT 2016

Zika virus poses many questions and concerns for humanity. Scientists and experts are racing to understand the relationship between Zika virus infection and associated neurological complications such a microcephaly and Guillain-Barré syndrome. 
The Institut Pasteur, WHO and other partners convened reserachers and public health experts working on this ongooing public health emergency to share preliminary results and discuss next steps.

Les équipes de l’Institut Pasteur mobilisées sur le virus Zika

À l’Institut Pasteur à Paris : 

Unité Arbovirus et insectes vecteurs
dirigée par Anna-Bella Failloux

Unité Epidémiologie des maladies émergentes
dirigée par Arnaud Fontanet

Cellule d’intervention biologique d’urgence
dirigée Jean-Claude Manuguerra

Unité Génétique fonctionnelle des maladies infectieuses
dirigée par Anavaj Sakuntabhai

Dans le Réseau international des Instituts Pasteur :

L’Institut Pasteur de la Guyane
Centre national de référence des arbovirus, laboratoire associé pour la région Antilles-Guyane
dirigé par Dominique Rousset

Unité d’Entomologie médicale
dirigé par Romain Girod

L’Institut Pasteur de la Guadeloupe

Laboratoire d’Entomologie médicale
dirigé par Anubis Vega-Rua

L’Institut Pasteur de Nouvelle-Calédonie

URE Dengue et autres arboviroses
dirigé par Myrielle Dupont-Rouzeyrol

L’Institut Pasteur de Dakar (Senegal)

Unité d’Arbovirologie
dirigée par Amadou Sall

L’Institut Pasteur de Madagascar

Unité de Virologie
dirigée par Jean-Michel Heraud

Dans les instituts partenaires :

L’Institut Oswaldo Cruz – Fiocruz (Rio de Janeiro, Brésil)

Laboratório de Transmissores de Hematozoários
dirigé par Ricardo Lourenço-de-Oliveira

L’Institut de sciences biomédicales de l’Université de Sao Paulo (Sao Paulo, Brésil)

« Force Tarefa Zika « , dirigée par Paolo M.A. Zanotto
Département de Microbiologie, dirigé Luís Carlos Souza Ferreira

L’Institut Butantan (Sao Paulo, Brésil)

Dirigé par Jorge Kalil

Avril 2016

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