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Archives de Catégorie: Amériques

Québec. La neige est arrivée au lac Saint-Jean

Tourisme. Attention au moustique porteur du virus Zika

Publié le

Nouveau au 09/10/2016

L’OMS vient de recommander au femmes et aux couple de 46 pays atteints par le virus Zika de reporter leur projet d’enfant, les risques de microencephalies et d’anomalies neurologiques graves étant trop élevés. On ne sait si la recommandation sera suivie dans les pays catholiques où contraception et avortement n’ont pas l’approbation du Vatican.

Les centres de santé et de prévention  (Centers for Disease Control and Prevention) ont refusé de soutenir la recommandation de l’OMS considérant que les médecins du service public ne devraient pas s’immiscer dans les choix des couples.

Les mineures victimes de viols et les femmes victimes de violences conjugales sont particulièrement à risques de grossesses infectées par le virus.

Les rapports sexuels sous la contrainte, qui touchent 10% des jeunes filles dont les premiers rapports sexuels ont eu lieu avant l’âge de 15 ans, contribuent aux grossesses adolescentes non désirées….

La proportion de naissances qui ont lieu au cours de l’adolescence est d’environ 2% en Chine, 18% en Amérique latine et dans les Caraïbes, et de plus de 50% en Afrique subsaharienne.

La moitié de toutes les naissances chez des adolescentes survient dans sept pays seulement: le Bangladesh, le Brésil, les États-Unis d’Amérique, l’Éthiopie, l’Inde, le Nigéria et la République démocratique du Congo.

http://www.nytimes.com/2016/06/10/health/zika-virus-pregnancy-who.html?rref=health&module=Ribbon&version=context&region=Header&action=click&contentCollection=Health&pgtype=Multimedia

http://www.who.int/maternal_child_adolescent/topics/maternal/adolescent_pregnancy/fr/

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 Le virus Zika est une épidémie «explosive»

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Les vacances d’été approchant, si vous comptez voyager  en Floride, Amérique centrale, Amérique du Sud, à Cuba ou en Guadeloupe (la liste n’est pas exhaustive) il importe de prendre des précautions afin de se prémunir contre la transmission du virus Zika, particulièrement dangereux pour le bébé que portent les femmes enceintes  car il provoque des anomalies du développement cérébral chez le fœtus et chez l’enfant. La recrudescence de microcéphalies au Brésil est particulièrement inquiétante et a popularisé le danger que fait courir Zika car on y a comptabilisé .entre 440 000 à 1 500 000 cas suspects rapportés.

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Microcéphalie © Lianne MILTON PANOS-REA

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Le virus ZIKA a été signalé dès les années en 1947 chez un singe en Ouganda, dans la forêt Zika, puis chez un moustique AEDES en 1948. avec un impact relativement faible, peu de sujets infectés mais a connu ses plus fortes atteintes en 2015.

Zika ©  Le Point

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Il n’existe pour l’instant que des traitements symptomatiques et pas de vaccin. La meilleure maniere de se protéger et de ne pas se faire piquer par le moustique AEDES.

Dans les régions infectées par  la dengue et le chikungunya, le diagnostic est plus difficile à établir car les symptômes se ressemblent.

On trouvera informations et conseils dans le document de l’Institut Pasteur ci-dessous.

LC

Tout savoir sur le virus Zika avec l’Institut Pasteur

Repas de sang d'Aedes aegypti femelle, moustique vecteur du Zika. © Institut Pasteur/Anna-Bella Failloux

Le virus Zika est un Flavivirus transmis par les moustiques du genre Aedes. Il est répandu en Asie et en Afrique, et a récemment émergé en Amérique centrale et en Amérique du Sud. La maladie qu’il provoque se manifeste trois à douze jours après la piqûre de l’insecte vecteur, par divers symptômes, évoquant ceux de la dengue ou du chikungunya, eux aussi véhiculés par ce même moustique : fièvre, maux de tête, éruption cutanée, fatigue, douleurs musculaires et articulaires … Silencieuse chez la plupart des personnes infectées, elle reste le plus souvent bénigne, et peut durer jusqu’à une semaine. Chez le foetus, transmis à la femme enceinte, le virus pourrait en revanche être à l’origine d’une malformation sévère, la microcéphalie, responsable d’un retard mental irréversible. Il n’existe actuellement pas de vaccin, ni de traitement spécifique de la virose Zika. Les seuls traitements disponibles sont symptomatiques.

CONSULTER LA FAQ CONSACRÉE AU VIRUS ZIKA

> Causes
> Symptômes
> Complications
> Epidémiologie
> Moyens de lutte contre la maladie
> A l’Institut Pasteur
> Les équipes mobilisées
> La carte des Instituts Pasteur mobilisés

CAUSES

La fièvre Zika est due à un arbovirus (virus transmis par les insectes), appartenant à la famille des Flaviviridae, du genre flavivirus, comme les virus de la dengue ou encore de la fièvre jaune. L’insecte vecteur de la maladie est le moustique femelle du genre Aedes qui est identifiable grâce à la présence de rayures noires et blanches sur ses pattes. L’espèce actuellement capable de transmettre le virus Zika est l’Aedes aegypti, originaire d’Afrique. L’Aedes albopictus (moustique tigre, originaire d’Asie) pourrait s’avérer également être un vecteur du virus Zika, comme il l’est déjà pour la dengue et le chikungunya. (Lire l’actualité du 04/03/2016 : Zika : le moustique Aedes peu compétent pour la transmission du virus)

Le moustique est infecté par le virus lors d’un repas sanguin, quand il pique une personne porteuse du Zika. Le virus se multiplie au sein du moustique sans conséquence pour l’insecte. Puis, lors d’une prochaine piqûre, le moustique déverse le virus dans le sang d’une nouvelle personne. Les symptômes apparaissent 3 à 12 jours après la piqûre, mais durant ce laps de temps la personne peut être à l’origine de l’infection d’autres moustiques si elle se fait piquer à nouveau. C’est pourquoi les malades atteints du Zika doivent éviter d’être piqués afin d’interrompre le cycle de transmission virale.

SYMPTÔMES

La majorité des personnes infectées par le virus (on estime 70 à 80 % des cas) ne développent aucun symptôme. Dans le reste de la population, les symptômes provoqués par le virus Zika sont de type grippal : fatigue, fièvre (pas nécessairement forte), maux de tête, douleurs musculaires et articulaires dans les membres. A ces symptômes s’ajoutent différents types d’éruptions cutanées. Une conjonctivite, une douleur derrière les yeux, des troubles digestifs ou encore des œdèmes des mains ou des pieds peuvent apparaitre. Dans la plupart des cas, les troubles sont modérés et ne nécessitent pas d’hospitalisation.

Ces symptômes étant peu spécifiques, et le virus Zika se trouvant dans les mêmes régions que ceux de la dengue et du chikungunya, rendent difficile le diagnostic exact.

COMPLICATIONS

Les complications sont peu fréquentes mais dans le cas d’une importante épidémie, elles ne doivent être négligées. Certains cas de complications neurologiques post-infectieuses, de type syndrome de Guillain-Barré, ont été constatés au Brésil et en Polynésie française. Ce syndrome se caractérise par une paralysie ascendante progressive qui peut atteindre les muscles respiratoires. (Lire le communiqué de presse du 01/03/2016 : Zika : confirmation d’un lien de causalité entre le virus Zika et les syndromes de Guillain-Barré)

Les femmes enceintes risquent de transmettre le virus au fœtus, ce qui peut engendrer de graves anomalies du développement cérébral chez l’enfant. (Lire le communiqué de presse du 16/03/2016 : Zika et microcéphalie : le premier trimestre de grossesse est le plus critique)

EPIDÉMIOLOGIE

Le virus Zika est détecté pour la première fois chez un singe en Ouganda en 1947. Un an plus tard, il est isolé dans la même région chez un moustique Aedes.

Les premiers cas humains apparaissent dans les années 1970 dans d’autres pays d’Afrique (Ouganda, Tanzanie, Égypte, République centrafricaine, Sierra Leone, Gabon et Sénégal), puis, dans certains pays d’Asie (Inde, Malaisie, Philippines, Thaïlande, Viêt Nam et Indonésie).

En 2007, une réelle épidémie s’est déclarée en Micronésie (Ile de Yap dans le Pacifique), causant 5 000 infections.

En 2013 et 2014, en Polynésie française, 55 000 cas de Zika ont été signalés. L’épidémie se propage ensuite dans d’autres îles du Pacifique et notamment, la Nouvelle-Calédonie, les îles Cook et l’île de Pâques.

Le virus Zika est détecté pour la première fois dans le Nord-Ouest du Brésil en mai 2015 et sa présence s’étend très rapidement dans les autres régions du pays. Le Brésil rapporte le plus grand nombre de cas de Zika jamais décrit jusqu’à présent : entre 440 000 à 1 500 000 cas suspects rapportés.

Le virus est présent depuis octobre 2015 en Colombie, Salvador, Guatemala, Mexique, Panama, Paraguay, Surinam, Venezuela et Honduras.

En novembre 2015, l’Institut Pasteur de la Guyane confirme les premières détections de virus Zika au Surinam.

Le 18 décembre 2015, deux cas ont été détectés en Guyane française par l’Institut Pasteur de la Guyane. Deux cas ont été identifiés également en Martinique.

A la date du 7 avril 2016, la Martinique compte 16 650 cas évocateurs (en cours de confirmation biologique). La Guyane en compte 3 620 et la Guadeloupe 1 090.

En France métropolitaine, 176 cas ont été confirmés biologiquement chez des personnes revenant de zone de circulation du virus Zika, dont 7 femmes enceintes et 1 cas de complications neurologiques. Une personne a été infectée par le virus Zika par voie sexuelle.  

L’expansion de la fièvre Zika pourrait avoir lieu dans les régions où le moustique Aedes est déjà implanté et où une personne déjà infectée par le Zika séjournerait. En France métropolitaine, le moustique Aedes albopictus (moustique tigre) est présent dans 22 départements du Sud. La période d’expansion vectorielle se produit en général au mois de mai et sa période d’activité (et donc le risque de transmission du virus) se situe entre mai et novembre.

MOYENS DE LUTTE CONTRE LA MALADIE

Traitement

Actuellement il n’existe pas de vaccin pour prévenir l’infection par le virus Zika, ni de médicament spécifique pour soigner la maladie.

Le traitement va consister à atténuer les symptômes douloureux, par la prise d’antalgiques. Toutefois, la prise d’aspirine est à éviter tant que le diagnostic n’a pas clairement écarté la possibilité d’une infection par le virus de la dengue, car dans ce cas l’action anticoagulante du médicament pourrait induire des saignements.

Diagnostic

Dès l’apparition des symptômes, des prélèvements de sang et d’urine doivent être effectués pour confirmer le diagnostic, grâce à une méthode de RT-PCR (Reverse Transcriptase – Polymerase Chain Reaction) qui permet de détecter la présence de gènes du virus.

En cas de doute après un résultat négatif par RT-PCR, un dosage sérologique pourra confirmer ou non la présence d’anticorps spécifiques du virus Zika.

Ces tests sont réalisés uniquement par les Centres nationaux de référence des arboviroses (CNR).

Prévention

La seule façon de se protéger de la maladie Zika est de se protéger des piqûres de moustiques de jour comme de nuit, en particulier en début et en fin de journée, périodes d’activité maximale du moustique, par des moyens physiques et chimiques : porter des vêtements couvrants (manches longues, pantalons), utiliser des produits répulsifs adaptés sur les vêtements et sur les parties découvertes du corps, utiliser des moustiquaires imprégnées d’insecticide et des diffuseurs électriques d’insecticides en intérieur.

Les femmes enceintes vivant dans les zones à risques doivent se protéger des piqûres de moustique par tous ces moyens, particulièrement pendant les deux premiers trimestres de la grossesse durant lesquels les risques de malformations fœtales sont les plus importants. Elles respecteront les précautions d’emploi recommandées dans leur cas, concernant les produits répulsifs.

Les femmes enceintes désirant se rendre dans une zone touchée par l’épidémie de Zika doivent évaluer les risques au préalable avec leur médecin traitant.

En parallèle de ces mesures de protection individuelle, la prévention de la maladie passe par la lutte contre la prolifération des moustiques. Pour cela, tous les gîtes potentiels pour le développement des larves de moustiques, c’est-à-dire les eaux stagnantes, doivent être éliminés : pots de fleurs, gouttières, pneus usagés, etc. Après chaque pluie notamment, il est recommandé de vider les rétentions d’eau qui peuvent se trouver autour de son lieu d’habitation.

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> Cliquer sur la carte pour l’agrandir

 Fort de son expertise historique dans le domaine des arboviroses, l’Institut Pasteur, ainsi que plusieurs instituts du Réseau international des Instituts Pasteur, sont mobilisés depuis l’apparition des premiers cas pour lutter contre cette épidémie. Dès novembre 2015, l’Institut Pasteur de la Guyane a confirmé la première détection du virus au Surinam, et le 18 décembre 2015, il a identifié le premier cas en Guyane française. Après la confirmation de ces premiers cas cette même équipe a publié dans la revue The Lancet le séquençage complet du génome du virus Zika responsable de cette épidémie, ce qui a permis de mettre en évidence l’homologie quasi complète avec les souches à l’origine de l’épidémie qui a sévi en 2013 et 2014 dans le Pacifique. Depuis 2015, l’Institut Pasteur travaille de manière étroite avec ses partenaires brésiliens, au travers d’un accord de coopération tripartite établi entre la Fiocruz, l’Université de Sao Paulo et l’Institut Pasteur. Il sollicite en parallèle ses équipes au sein du Réseau international des Instituts Pasteur, qui travaillent avec de nombreuses institutions et organisations locales. 

L’Institut Pasteur mobilise actuellement, au sein d’une task force coordonnée par Maria Van Kerkhove, plusieurs de ses unités de recherche pour développer des tests de diagnostic sérologique et moléculaire, travailler sur la conception de nouveaux vaccins et fournir des conseils sur les différentes options en matière de lutte contre les vecteurs. Ses équipes mènent également des études épidémiologiques, notamment afin de mieux comprendre les symptômes neurologiques observés chez les patients, et en particulier chez les femmes enceintes.

Développement d’outils de diagnostic moléculaire et sérologique

> La Cellule d’intervention biologique d’urgence (CIBU), dirigée par Jean-Claude Manuguerra, fait partie du Centre collaborateur de l’OMS de référence et de recherche pour les arbovirus et les fièvres hémorragiques virales. Elle est impliquée dans le diagnostic et la recherche sur le virus Zika au travers de plusieurs de ses équipes :

Le Pôle d’identification virale (PIV) de la CIBU a mis au point et validé une technique de sérologie permettant de réaliser rapidement et à haut débit le diagnostic du virus Zika et d’autres arbovirus. Cette technologie a été déployée dans le Pacifique, en Asie et en Afrique, et est en cours de déploiement en Amérique du Sud, afin d’aider à lutter contre l’épidémie. D’autre part, le PIV développe actuellement un test moléculaire simple, rapide et peu coûteux permettant de gagner du temps et d’augmenter l’efficacité de prise en charge des patients.

Le Pôle de génotypage des pathogènes (PGP) a quant à lui réalisé le séquençage de souches du virus Zika de l’épidémie en Polynésie française en 2013 et ayant circulé dans le Pacifique, en collaboration avec l’Institut Louis Malardé en Polynésie française. Par ailleurs, le PGP est partenaire de l’Institut Pasteur de Nouvelle-Calédonie pour le séquençage des isolats circulants actuellement dans le Pacifique, en Asie et en Afrique.

> L’unité Génétique fonctionnelle des maladies infectieuses, dirigée par Anavaj Sakuntabhai, travaille sur la susceptibilité génétique à l’infection au virus Zika chez l’homme. En collaboration avec Amadou Sall (Institut Pasteur de Dakar), les chercheurs ont mesuré le taux d’anticorps de plusieurs arboviroses au sein d’une population locale. Par l’étude des gènes au sein des familles, ils cherchent à identifier une région du génome contenant un gène de résistance au virus Zika. Pour cela, ils vont tester des gènes candidats se situant dans cette région, grâce à des modèles d’infection in vitro. Ils étudient plusieurs modèles de souris pour identifier le mieux adapté, en collaboration avec l’unité de Génétique fonctionnelle de la souris.

> L’Institut Pasteur de la Guyane héberge au sein du laboratoire de virologie, dirigé par Dominique Rousset, le Centre national de référence des Arbovirus, laboratoire associé pour la région Antilles-Guyane. Le laboratoire est donc légitimement sollicité pour toute suspicion d’arbovirose et notamment les émergences dans les territoires français des Amériques. C’est ainsi que les chercheurs ont pu confirmer début novembre 2015, par PCR en temps réel, les 5 premiers cas au Surinam. C’est en décembre que le laboratoire a détecté de façon assez rapprochée d’abord des cas d’infection importés du Surinam puis, des cas autochtones.

Grâce à ces échantillons, les chercheurs de l’Institut Pasteur de la Guyane ont pu séquencer l’intégralité du génome de ce virus. Le résultat publié dans The Lancet le 7 janvier 2016, montre que le virus qui circule actuellement est très proche de celui qui circulait en Polynésie française en 2013-2014.

> En 2014, suite à l’épidémie de virus Zika qui a concerné la Nouvelle-Calédonie, l’Institut Pasteur de Nouvelle-Calédonie a dû faire face à un afflux important de demandes de diagnostic. Dans ce contexte, les chercheurs de l’unité Dengue et autres arboviroses, dirigée par Myrielle Dupont-Rouzeyrol, ont démontré que le virus Zika était détecté beaucoup plus tardivement dans les urines par rapport au sang et que cela pouvait permettre ainsi un meilleur diagnostic biologique des patients (Gourinat et al, 2015). Dans la prolongation de ces résultats préliminaires, les chercheurs collaborent à un projet avec l’Institut scientifique de santé publique (Belgique), l’Institut Pasteur de la Guyane et l’Institut Pasteur (Paris), qui vise à améliorer le diagnostic des arboviroses et plus particulièrement celui du virus Zika, en comparant l’utilisation des prélèvements d’urine et salive par rapport au prélèvement de sang. L’unité cordonne également avec l’Institut Pasteur de Dakar (et impliquant l’Institut Pasteur du Cambodge, l’Institut Pasteur du Laos, l’Institut Pasteur à Paris et l’Institut Louis Malardé) un projet visant à évaluer la capacité de différents moustiques à transmettre le virus Zika lors d’une piqûre et à étudier la diversité génétique du virus Zika en Afrique, Asie, Pacifique et Amériques.

> En Décembre 2015, l’Institut Pasteur de Dakar a transmis son savoir-faire et formé pendant quatre semaines les équipes de l’Université de Sao Paulo (USP) sur la culture d’isolats viraux, l’utilisation sur le terrain de son laboratoire mobile et les outils moléculaires et biologiques en vue du développement de tests diagnostiques spécifiques du virus Zika. Depuis, l’Institut PasteurParis  et le Réseau international) a soutenu la création du Réseau de diversité génétique des virus (VGDN) qui a créé la force d’intervention « Rede Zika », impliquant plus d’une trentaine de groupes de l’état de Sao Paulo, en collaboration avec des équipes nationales et internationales (Fiocruz, Unicamp, UNESP, Institut Butantan, Adolfo Lutz, Emilio Ribas…) et des Hôpitaux (Clinicas, Sao Joje do Rio Preto, Botucatu, Universitario, Unicamp…).  

> Depuis mars 2016, l’Institut Pasteur de Madagascar est capable de diagnostiquer le virus Zika dans le cas d’une éventuelle épidémie à Madagascar. En effet, l’unité de Virologie, qui héberge le Laboratoire national de référence pour les arbovirus, a mis en place un test moléculaire pour détecter le virus Zika. Ce test pourra être utilisé pour identifier des potentiels individus infectés.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé Madagascar parmi les pays vulnérables. C’est pourquoi, les chercheurs de l’Institut Pasteur de Madagascar, en collaboration avec les équipes du Ministère de la santé publique, travaillent activement sur la construction d’un plan d’action en cas de survenue du virus Zika sur la Grande Ile. La complémentarité des expertises de l’Institut en virologie, épidémiologie, immunologie et entomologie, est un atout réel pour mieux comprendre l’émergence de ce virus et se préparer collectivement à une riposte.

Epidémiologie – comprendre le lien entre le virus Zika et les complications neurologiques

> En collaboration avec le Bureau de veille sanitaire en Polynésie française, le Centre hospitalier de Polynésie française ainsi que l’Institut Louis Malardé, l’unité Epidémiologie des maladies émergentes (UEME), dirigée par Arnaud Fontanet à l’Institut Pasteur, travaille depuis janvier 2014 sur l’épidémie de Zika ayant touché la Polynésie française d’octobre 2013 à avril 2014.

Le projet, financé en partie par le LaBex IBEID, a confirmé le lien entre le virus Zika et l’augmentation nette de manifestations neurologiques graves à type de paralysie, appelés syndromes de Guillain-Barré (GBS), observée pendant la période épidémique du virus Zika. Ce travail a associé également les équipes de laCellule d’intervention biologique d’urgence (CIBU) et de l’unité Génétique fonctionnelle des maladies infectieuses à l’Institut Pasteur. Les résultats ont été publiés dans The Lancet le 1er mars 2016.

Suite à l’augmentation suspecte de l’incidence des microcéphalies, l’UEME a travaillé également sur une description de l’incidence de cette malformation congénitale avant et après l’épidémie ainsi qu’à déterminer si l’infection par Zika de la femme au cours de la grossesse en est la cause, d’estimer la période de grossesse la plus à risque en cas d’infection ainsi que la probabilité de malformation chez l’enfant dont la mère aurait contracté le virus. Les chercheurs ont confirmé dans un article paru dans The Lancet le 16 mars 2026, que le risque de microcéphalie est de l’ordre de 1% pour un fœtus/nouveau-né dont la mère a été infectée par le virus Zika durant le premier trimestre de sa grossesse.

Recherche sur le moustique vecteur> En collaboration avec l’Institut Oswaldo Cruz à Rio de Janeiro (Brésil), les chercheurs de l’unité Arbovirus et insectes vecteurs, dirigée par Anna-Bella Failloux, ont testé la réceptivité (la capacité à contracter le virus) des moustiques Aedes aegypti et Aedes albopictus du Brésil et de Floride où ces deux espèces cohabitent. Par ailleurs, ils ont évalué la compétence vectorielle (l’aptitude à transmettre le virus) d’Aedes aegypti de Guyane française, de Martinique et de Guadeloupe, où cette espèce est présente seule.

Ces populations de moustiques récemment récoltées sur le terrain ont été infectées en laboratoire de haute sécurité de niveau P3 avec le virus Zika de génotype asiatique qui provient de l’Institut Pasteur de Nouvelle-Calédonie. Ce virus est quasiment identique à celui qui circule actuellement en Amérique centrale et en Amérique du Sud.

Ces travaux ont permis de déterminer la contribution des deux espèces Aedes aegypti et Aedes albopictusdans la dynamique de l’épidémie de Zika dans les Amériques. Les résultats publiés dans PLoS Neglected Tropical Diseases montrent que bien qu’Aedes aegypti et Aedes albopictus soient tous deux capables de s’infecter et de disséminer le virus en leur sein, ils sont en revanche très peu compétents à transmettre le virus Zika au cours d’une piqûre. Ainsi, d’après les scientifiques, plus que la compétence vectorielle des moustiques d’Amérique, l’importante population humaine naïve sur le plan immunitaire pour ce nouveau virus vivant à proximité d’une forte densité de moustiques vecteurs pourrait plus probablement expliquer la diffusion rapide du virus Zika en Amérique.

Afin d’anticiper l’éventuelle implantation du virus Zika en France et en Europe, à l’image de ce qui s’est produit avec le chikungunya et la dengue (cas autochtones en France de chikungunya en 2010, 2014 ; et de dengue en 2010, 2014, et 2015) avec une transmission par Aedes albopictus, les chercheurs ont testé deux populations d’Aedes aegypti de l’île de Madère et deux populations d’Aedes albopictus du Sud de la France (Nice et Bar-sur-Loup).

Ces deux projets ont été financés par le LaBex IBEID (dirigé par Pascale Cossart et Philippe Sansonetti) et le projet européen DENFREE (coordonné par Anavaj Sakuntabhai).

> L’équipe de l’unité d’Entomologie médicale, dirigée par Romain Girod au sein de l’Institut Pasteur de la Guyane, travaille à la mise au point de systèmes de piégeage couplés à des appâts sucrés pour la détection précoce de la circulation du virus Zika en Guyane. Il s’agit pour les chercheurs de tester, au laboratoire et sur le terrain, de nouveaux outils de surveillance entomologique et virologique dont l’objectif est d’identifier les zones et les périodes de transmission les plus propices au virus, afin de guider efficacement les actions de prévention et de lutte antivectorielle. Des travaux antérieurs menés dans le cadre de l’épidémie de chikungunya qui a touché la Guyane en 2014-2015, ont déjà montré les potentialités des outils développés. C’est dans cette continuité que les travaux actuels se poursuivent sur le virus Zika.

> Au sein de l’Institut Pasteur de la Guadeloupe, le laboratoire d’Entomologie médicale, dirigé par Anubis Vega-Rua, a participé à l’évaluation de la compétence vectorielle des populations de moustiques des Amériques vis-à-vis du virus Zika dans le cadre d’un projet coordonnée par Anna-Bella Failloux à l’Institut Pasteur à Paris. Le laboratoire a également été impliqué avec l’Agence régionale de la santé de Guadeloupe (ARS) dans des actions de sensibilisation sur le risque que représente le virus Zika pour la population guadeloupéenne. Actuellement le laboratoire et l’ARS sont en train de définir une nouvelle stratégie d’intervention et d’investigation entomologique qui pourrait être déployée en cas de détection de cas autochtones de Zika en Guadeloupe. Par ailleurs, le laboratoire de biologie médicale de l’Institut Pasteur de Guadeloupe réalise le diagnostic moléculaire des infections par le virus Zika.
> Le Groupe Arbovirus, au sein de la Cellule d’intervention biologique d’urgence (Institut Pasteur, Paris) s’intéresse à développer des modèles animaux afin de mieux comprendre les effets pathologiques observés chez l’homme. Par ailleurs, il cherche à mieux définir l’interaction entre le virus Zika et les moustiques Aedes aegypti (vecteur principal) et Aedes albopictus (vecteur potentiel d’émergence et/ou de propagation du virus au niveau mondial) afin de mieux comprendre les mécanismes impliqués dans la transmission vectorielle de ce virus et de pouvoir définir de nouvelles cibles pour bloquer l’infection de nouveaux hôtes vertébrés.

VIDEO – VIRUS ZIKA, POURQUOI AUJOURD’HUI ?

Arnaud Fontanet, responsable de l’unité d’épidémiologie des maladies émergentes, co-directeur de l’école Pasteur/CNAM de Santé publique

Arnaud Fontanet nous explique dans cette vidéo les résultats obtenus avec ses collègues de Polynésie française lors de l’épidémie de Zika de 2013-2014 : les scientifiques ont établi le lien de causalité entre le virus et certains cas graves avec syndromes de Guillain-Barré d’une part, et d’autre part des cas de microcéphalie chez des enfants nés de femmes ayant été infectées au cours de leur grossesse.

VIDEO – ZIKA SUMMIT 2016

Zika virus poses many questions and concerns for humanity. Scientists and experts are racing to understand the relationship between Zika virus infection and associated neurological complications such a microcephaly and Guillain-Barré syndrome. 
The Institut Pasteur, WHO and other partners convened reserachers and public health experts working on this ongooing public health emergency to share preliminary results and discuss next steps.

Les équipes de l’Institut Pasteur mobilisées sur le virus Zika

À l’Institut Pasteur à Paris : 

Unité Arbovirus et insectes vecteurs
dirigée par Anna-Bella Failloux

Unité Epidémiologie des maladies émergentes
dirigée par Arnaud Fontanet

Cellule d’intervention biologique d’urgence
dirigée Jean-Claude Manuguerra

Unité Génétique fonctionnelle des maladies infectieuses
dirigée par Anavaj Sakuntabhai

Dans le Réseau international des Instituts Pasteur :

L’Institut Pasteur de la Guyane
Centre national de référence des arbovirus, laboratoire associé pour la région Antilles-Guyane
dirigé par Dominique Rousset

Unité d’Entomologie médicale
dirigé par Romain Girod

L’Institut Pasteur de la Guadeloupe

Laboratoire d’Entomologie médicale
dirigé par Anubis Vega-Rua

L’Institut Pasteur de Nouvelle-Calédonie

URE Dengue et autres arboviroses
dirigé par Myrielle Dupont-Rouzeyrol

L’Institut Pasteur de Dakar (Senegal)

Unité d’Arbovirologie
dirigée par Amadou Sall

L’Institut Pasteur de Madagascar

Unité de Virologie
dirigée par Jean-Michel Heraud

Dans les instituts partenaires :

L’Institut Oswaldo Cruz – Fiocruz (Rio de Janeiro, Brésil)

Laboratório de Transmissores de Hematozoários
dirigé par Ricardo Lourenço-de-Oliveira

L’Institut de sciences biomédicales de l’Université de Sao Paulo (Sao Paulo, Brésil)

« Force Tarefa Zika « , dirigée par Paolo M.A. Zanotto
Département de Microbiologie, dirigé Luís Carlos Souza Ferreira

L’Institut Butantan (Sao Paulo, Brésil)

Dirigé par Jorge Kalil

Avril 2016

Donald Trump peut-être patriote mais sûrement obscène maquereau

Publié le
Donald Trump makes a face at his caucus night rally in Des Moines. (REUTERS/Scott Morgan)
Donald Trump est connu pour sa carrière de play boy mise au service de son ambition capitaliste , de l’utilisation du corps des femmes pour sa propre consommation et  de leur utilisation cynique pour fertiliser ses casinos et concours de beauté.
Donald Trump millionnaire a construit sa fortune en exploitant ses conquêtes féminines, des jeunes femmes de plus en plus jeunes au fur et à mesure qu’il vieillissait.
Ses apparitions publiques sont depuis toujours ponctuées de propos sexistes, outrageants, insultants et obscènes. Il souligne le physique de ses « belles » femmes quand elles lui sont soumises et les attaque cruellement sur un physique qu’il trouve ingrat quand elles le contredisent. Les médias rappellent en particulier sa sortie à la journaliste Megyn Kelly qui lui demandait s’il estimait que ses propos misogynes pouvaient faire de lui un président acceptable. Vexé,  Donald Trump s’adressa au public de CNN : « Sur ce point on peut constater que du sang sort de ses yeux-du sang coulant d’elle de partout ». Et comme si ça ne suffisait pas il lui jeta qu’elle était une bimbo surfaite.
Le New York Times a enquêté auprès d’un cinquantaine de femmes qui l’avaient connu de près, de très près ou de moins près afin d’illustrer un aspect volontairement ignoré par ses affidés : misogynie, mépris, sexisme, vulgarité, machisme, cynisme, incapacité à se contrôler, obscène, prostituteur, prédateur et immoral…………http://www.nytimes.com/2016/05/15/us/politics/donald-trump-women.html?action=click&contentCollection=U.S.&module=Trending&version=Full®ion=Marginalia&pgtype=article
Le NYT a collecté des dizaines d’anecdotes de première main qui illustrent l’ignoble personnalité de ce harceleur sans scrupules, cet exploiteur des plus belles filles (selon ses critères) qu’il recrute pour doper son business juteux, en particulier ses casinos et concours de beauté. Quand on me parle de milliardaire, je m’interroge : d’où vient l’argent ? Et si on cherche, on se rend compte qu’on ne peut pas s’enrichir autant sans compromissions, mensonges, trafics, pots de vin, et surtout sans esclaves pour minimiser le coût du travail, chez Trump l’exploitation sexuelle des femmes est son fer de lance.
2012 Miss USA Contestants Visit Trump Tower
Une lectrice du NYT commente ainsi l’article : Cet article illustre combien le sexisme, comme le racisme sont tellement ancrés dans notre culture. De nombreux hommes sont comme Donald Trump et beaucoup de femmes encouragent de tels comportements. Il utilise les femmes pour servir ses propres fins soit parce qu’il estime que ce sont de  » remarquables travailleuses », soit parce qu’elles sont dotées d’un corps remarquable. Dans les deux cas il se comporte en prédateur de personnes vulnérables.
Ce commentaire répond à l’allégation évoquée par le NYT selon laquelle Donald Trump aurait encouragé la présence de femmes à de hauts niveaux dans le secteur du bâtiment dès 1980. Les esprits critiques se demandent si ces femmes ont été engagées pour leur beauté ou pour leurs réelles compétences et si oui dans le deuxième cas, se demandent si elles ont eu une véritable indépendance, un  budget conséquent et un réel pouvoir de décision.
Une autre lectrice du NYT s’inquiète pour l’avenir du pays: Quel recul pour les Etats-Unis, et quel horrible message cet homme envoie aux jeunes femmes d’ici et à l’étranger. Imaginez un peu que les femmes dirigent et qu’elles ne valorisent les homme que pour leur sex appeal… ? Nous n’aurions pas les présidents mâles, les PDG, les scientifiques, les athlètes, les professeurs ni les ingénieurs que nous avons aujourd’hui qui font progresser les connaissances et construisent l’économie. Il seraient tous exhibés dans les gymnases attendant au bord des piscines que nous les sélectionnions (et nombre d’entre eux ne seraient même pas reçus !)
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Personnellement, je ne peux pas respecter un homme qui ne respecte pas les femmes, eut-il la réputation d’être le plus grand patriote que l’Amérique eut jamais porté. Le Respect est une attitude absolue, indivisible et universelle. Je ne conçois pas que l’on prétende respecter son pays et utiliser les femmes comme faire valoir viril et appâts pour les affaires. Le sort de la moitié féminine de l’humanité n’est pas une question secondaire.
Comme l’affiche le dessin ci-dessous : Rachida, Cris et Cléo préfèrent ne pas parler de féminisme en famille parce qu’on leur demande de réfléchir plutôt à des sujets plus importants.
Les filles, votre combat pour un environnement plus sûr et plus respectueux est loin d’être une question mineure. Ne laissez-pas les haineux vous décourager !
Rashida, Cris and Cleo
Malgré un comportement misogyne, machiste et abusif connu de longue date et justifiée, il se trouve de nombreux français pour soutenir et priser le macho Trump parce qu’il serait patriote. Strauss Kahn, Sapin, Baupin aussi sont des patriotes.
Nous n’avons pas voulu de Strauss Kahn comme président, les Italiens ont viré son clone Berlusconi et nous voudrions de son alter ego Trump pour les Américains et, surtout, pour les Américaines ?
La Connectrice

Verdun 1916. Rappeurs guinéens néonazis morts pour la France ?

Publié le

Actualité au 14/05/2016

Black M  réagit à sa déprogrammation du concert Verdun 2016

La réaction du rappeur appelle plusieurs remarques : Il ne présente aucune excuse pour les insultes au peuple français (pays de kouffars) et ne dit pas qu’il regrette ;  il se présente comme une pauvre victime lui « enfant de la République et fier de l’être », il n’a qu’à le faire entendre dans ses textes ; Il en appelle à son grand-père tirailleur sénégalais en…39-45 ! alors qu’il s’agit d’une commémoration de Verdun 1916. Cet « enfant de la république » ignore son histoire et le prouve ; il accuse de « propos haineux » ses détracteurs et ne comprend pas la polémique incompréhensible et inquiétante que sa participation a engendrée, il n’a pas appris à lire, à réfléchir ni la causalité à l’école de la République ?

Bonjour à tous, Je m’appelle Alpha Diallo, je suis français, né en France, à Paris, et j’ai 31 ans. Eduqué par la France, terre d’accueil de mes parents, terre qui m’a vu grandir et permis de vivre de ma passion. Une terre pour laquelle mon grand-père Alpha Mamoudou Diallo ( photo ci dessus ) d’origine guinéenne, a combattu lors de la guerre 39-45 au sein des Tirailleurs Sénégalais – ces mêmes Tirailleurs Sénégalais qui étaient également présents lors de la Bataille de Verdun. J’ai ressenti une immense fierté lorsque l’on a fait appel à moi pour participer à un concert en marge de la commémoration de la Bataille de Verdun pour l’ensemble des jeunes français et allemands réunis ce jour-là. Une polémique incompréhensible et inquiétante a malheureusement entraîné l’annulation de ma participation à cette manifestation. Je ne peux rester sans réponse face aux propos d’une extrême violence, tenus à mon égard, ces derniers jours. Je suis d’autant plus attristé par cette situation qui peut aujourd’hui toucher des milliers d’autres français. Moi, Alpha Diallo, enfant de la République et fier de l’être, souhaite, par ce communiqué, faire barrière à ces propos haineux. Merci à tous ceux qui me soutiennent depuis le début, je ne ferai pas d’autres commentaires. Peace. #ALPHADIALLO #BLACKM

De leur côté la ministre de la Culture et son prédécesseur  nous servent le politiquement correct :

«Des voix déchaînées ont obtenu l’annulation d’un concert au nom d’un ordre moral nauséabond et décomplexé. N’acceptons jamais cela. Ce n’est pas la première fois que l’autocensure succède à ces coups de forces inacceptables», martèle-t-elle, devant des professionnels du festival du cinéma.

Un peu plus tôt, l’ancien locataire de la rue de Valois, Jack Lang, avait estimé sur France Inter, qu’il ne fallait pas «capituler devant l’idéologie frontiste». «La mairie de Verdun aurait dû maintenir le concert, et d’ailleurs c’est illégal d’interdire une manifestation artistique comme celle-là, aucune raison ne le justifiait, il n’y avait aucune menace à l’ordre public, aucun risque de violence», a poursuivi l’ancien ministre de la Culture. «Je souhaiterais que nous soyons nombreux à dire que nous condamnons cette interdiction. Il ne faut pas capituler devant cette idéologie frontiste» , a-t-il ajouté.

Vendredi,  Jean-Marc Todeschini, le secrétaire d’Etat aux Anciens combattants avait déjà exprimé sa «colère».http://www.leparisien.fr/laparisienne/actu-people/annule-a-verdun-black-m-evoque-son-grand-pere-tirailleur-senegalais-13-05-2016-5793471.php

_____________________________________Rachid Taha : Douce France de Charles Trenet

Comme l’ont dit les internautes, il y a des patriotes dans la « diversité »…

 

Actualité au 13/05/2016

Le concert de Black M est annulé sans mea culpa des organisateurs qui se renvoient la balle et, officiellement, par crainte de trouble à l’ordre public

La subvention de 67 000 euros est annulée mais combien coûtera au contribuable cette annulation ?

«Ce n’est ni l’État, ni le gouvernement, ni le président de la République qui ont choisi tel ou tel chanteur», se défendait le secrétaire d’Etat aux Anciens Combattants, Jean-Marc Todeschini. Quant à la Mission du Centenaire, opérateur de l’État pour ces commémorations de la Première Guerre mondiale, assurant que «la décision a été prise par l’agglomération du Grand Verdun», elle avait jeudi décidé de ne pas lui accorder la subvention de 67.000 euros demandée pour le concert dont le budget total était de 150.000 euros.

Mercredi encore, le maire de Verdun défendait néanmoins le choix d’inviter le chanteur Black M, qui «est tout simplement un enfant de la République», soulignant qu’il était «plébiscité actuellement par les jeunes comme aucun autre artiste français» et s’est vu «décerner le Kid’s Choice Awards de l’artiste international de l’année 2016». Des arguments qui n’ont toutefois pas suffi à éteindre la polémique face à laquelle Samuel Hazard se dit «contraint» de rendre les armes.

Dans un communiqué diffusé ce vendredi matin, il invoque des «risques forts de troubles à l’ordre public», en raison d’une «polémique d’ampleur sans précédent» et d’un «déferlement de haine et de racisme». Une décision, précise Samuel Hazard, prise par «la majorité municipale et le maire de Verdun, en concertation avec la région et le Département».

http://www.leparisien.fr/societe/le-rappeur-black-m-ne-chantera-pas-pour-le-centenaire-de-la-bataille-de-verdun-13-05-2016-5792417.php

Je vous invite à lire les commentaires qui suivent cet article, mazjoratirairement satisfaits de l’annulation avec des réflexions pertinentes comme celles-ci :

Verdun n’est pas une « fête » pour les jeunes c’est une commémoration de tous les morts de la guerre 14, si les jeunes veulent faire la fête ils vont ailleurs, je n’ai jamais vu de ma vie un hommage à des morts qui devient une foire, un peu de respect SVP, même si les jeunes qui sont morts avaient le même âge que nos jeunes de maintenant, un monde les sépare, ils ne seront jamais à la hauteur de ces héros !!! C’est très bien que ce concert soit annulé.

VICTOIRE! VICTOIRE! VICTOIRE!!!!! ce gueux pourra toujours aller brailler à la fête de sa musique dans ces quartiers choyés ou en Guinée sa « patrie d’origine » comme il le dit si bien …!!

Pas besoin d être au FN pour être scandalisé ! Comment un maire et un préfet peuvent-ils envisager cette offense aux poilus et à la France une seule seconde ?

pays de koufar veut dire pays de mécréants donc oui black m na pas a venir commémoré nos ancêtres c’est un raciste de la France je rappel que se genre de mots est dit surtout par les terroristes islamistes!!! pour ma part ils aurait dit prendre Kerry James qui pour moi est un vrai poète ! ! !

« un déferlement de haine et de racisme »,ben voyons,en faite ils ont du se rendre compte de leur erreur à posteriori mais pas foutu de faire leur auto critique ils nous sortent l’excuse de l’extrême droite,cette histoire ça dépasse le clivage politique c’est une question de valeurs morale et pour une fois la morale l’a emporté.maintenant que cette histoire est terminée on peut remarquer comment les responsables se défilent,en plus de ne pas être courageux moi je m’interroge aussi sur leurs capacités intellectuelle.

Enfin. Si nos dirieants tellement en desir de diversite avait voulu choisir quelqu’un pour lacommemoration de la Bataille de Verdun )600 000 morts des 2 cotes) pourquoi n’avoir pas choisi Rachid Taha et sa reprise de Trenet Douce France au lieu de ce minable antisemite, sexistre et homophobe.

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Monument aux morts de Cholet. Beaucoup de Français morts pour la patrie France en 14-18 pour la seule petite ville de Cholet. Pour lire les noms aller sur le site

On obtient une idée de l’ampleur de l’hécatombe de la grande guerre par la juxtaposition de sa stèle avec celle des morts de 39-45 au dessous

LA VICTOIRE OUVRE LE LIVRE D’OR DE LA FRANCE
À LA GLORIEUSE PAGE DE CHOLET
LA VILLE DE CHOLET
À SES ENFANTS MORTS POUR LA FRANCE

 

Dans la perspective de la célébration du centenaire de l’hécatombe de Verdun, le 29 mai, le gouvernement français a invité le rappeur guinéen néonazi Black M qui promet qu’on va s’amuser et que « si le public et chaud, il donnera tout ».

Alors là, je tombe des nues. Je me pince pour savoir qui je suis, où je vis, quelles est ma culture, ma langue, mes concitoyens, mes semblables et ce que je peux bien partager avec toutes ces cultures imposées qui dévorent sans merci tout ce que j’ai pu apprendre et connaître dans un pays qui s’appelle encore France mais qui n’en a plus ni l’aspect, ni le goût ni la chanson.

Pour paraphraser le tableau de Paul Gauguin, petit-fils de la grande féministe Flora Tristan , je me dis : D’où viens-je ? Qui suis-je ? Où vais-je ?

 

D’où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ?

Paul Gauguin.Tahiti 1897–1898, musée des beaux-arts de Boston,  Massachusetts, aux États-Unis. Source http://www.weblettres.net/blogs/article.php?w=MonplaisirLett&e_id=52125

La guerre de 14-18 a été la plus grande hécatombe militaire et civile des temps modernes. Des millions de soldats et de civils y ont perdu la vie des deux côtés de la Frontière, entre la France et l’Allemagne.

Il suffit  de lire les noms inscrits sur les monuments aux morts de tous les villages de France pour avoir une idée de l’importance du massacre des forces vives de la nation qui, au début du XXème siècle étaient dans leur grande majorité issus de nos campagnes qui rassemblaient encore la majorité de la population française. Certaines familles ont perdu en même temps père, frères, maris, enfants et cousins. La litanie des prénoms d’un même nom de famille est impressionnante. Nier cette évidence relève de la maladie mentale.

Personne n’osera nier qu’il y eut des étrangers dans les bataillons français et les travailleurs qui les assistaient. Il y eut des Algériens, des Marocains, des Africains de l’Ouest, tous ceux qui furent appelés « indigènes de la République » ou « Force noire » qui depuis quelques années ont imposé leur vision de l’Histoire dont un trouvera un exemple typique ici

Toutefois, il n’y eut pas que des colonisés enrôlés de force ou appâtés par le gain, il y eut aussi par solidarité obligée, alliée ou choisie des Espagnols, des Polonais, des Chinois, des Anglais, des Américains, des Canadiens et même quelques Allemands.

Nous savons aussi que la France n’a pas traité tous ses soldats de la même manière, que les nationaux bénéficiaient d’un peu plus d’égards que les étrangers mais que quand l’Etat-major le décidait ils servaient autant de chair à canon que leurs compagnons d’infortune, ce qui a été relaté dans de nombreux ouvrages.

Sans vouloir nier les pertes et les souffrances des soldats colonisés et étrangers, la guerre de 14-18 et Verdun en particulier ont surtout été une tragédie française (250 000 français) qui a supprimé de la surface de la terre de France des millions de jeunes gens qui en avaient la culture, la langue et les dialectes, les traditions et étaient dans leur majorité de religion catholique.

Nous vivons dans une France tellement décérébrée que nous allons bientôt apprendre que le soldat inconnu devant la tombe duquel s’incline chaque année le président de la République française est en réalité un rappeur guinéen néonazi. L’impossible est désormais possible.

La Connectrice consternée

Le monument aux morts de La Rochelle, beaucoup de monde

Pour en savoir plus

http://ripostelaique.com/commemorer-verdun-avec-des-rappeurs-ils-iront-cracher-sur-nos-tombes.html

Les Augustin, Albert, Lucien et autres Ferdinand doivent se retourner dans leurs tombes, eux qui étaient la lignée de la France d’hier, de la France éternelle, une lignée longue comme la nuit des temps.

Alpha, Lefa et Abou, rappeurs de leur état, incarnent la France d’aujourd’hui, ce sont donc eux qui ont été désignés pour venir festoyer sur leur souvenir et leurs ossements le 29 mai prochain, afin de commémorer une guerre particulièrement sanglante.

Hollande s’est montré désireux d’inviter le rappeur Black M, un « artiste populaire », en espérant acheter ainsi l’apaisement et surtout les voix des cités. On s’en doute, la symbolique de la commémoration de la bataille de Verdun ne signifie absolument rien pour un homme qui méprise les sans-dents. Alors tous ces tués, la belle affaire ! L’important, n’est-ce pas, c’est qu’on s’amuse.

Avec ce spectacle au goût douteux, ce sont des centaines de milliers de tombes et de dépouilles que l’on profane, ce sont les morts et tous leurs descendants que l’on insulte …Alpha Diallo, connu sous le nom de Black M, M pour Mesrimes en hommage au tueur Jacques Mesrine, a fait partie du groupe Sexion d’Assaut, un nom qui trouve son origine dans la fameuse Section d’Assaut des nazis. Dans le genre artiste de bon goût, on a fait mieux…

De la douceur dans ce monde de brutes. Vaches du Québec en Hiver

Publié le

vaches Québec6

Comté de Charlevoix, village de Saint-Irénée.

Bien loin de chez nous par la distance géographique mais très proches par le coeur, la langue et la culture vivent nos cousins québécois.

L’un d’entre eux, Roger Audet, lecteur fidèle de ce blog.a sursauté de ravissement à la lecture de l’article du Marianne que j’avais posté ici, dans lequel le philosophe et académicien Alain Finkielkraut exposait avec une joie de petit garçon son affection pour les vaches.

Roget Audet a eu la gentillesse de transmettre des impressions et des images des vaches du village de Saint-Irénée dans le comté de Charlevoix. Il évoque ainsi ce monde lointain où nous rêverions d’avoir notre « petite cabane au Canada », même sous la neige.

La Connectrice

le 28 décembre 2015:

Vingt-25 cm de neige sont tombés aujourd’hui et premier voyage en raquettes.
Les vaches de Martin le déneigeur se fondaient dans la neige, serrées les unes contre les autres pour se protéger. Peut-on être indifférent au regard triste ou curieux des vaches? On dirait qu’elles veulent nous dire quelque chose. Cela m’intrigue! Tristes d’elles ou de nous? 

27 avril 2016
Martin est agriculteur et élève des bovins de boucherie. L’hiver, il fait aussi du déneigement dans le coin, donc vient déneiger chez moi avec un gros tracteur de ferme et c’est pour cela que je l’appelle le « déneigeur ».

Cette première randonnée de raquette dura 2 1/2 heures et elle fut agréable à cause de la neige. La majeure partie de la randonnée est en forêt.  La neige qui tombe en décembre est toujours plus agréable que celle qui tombe en avril alors que la lumière nous aspire ailleurs. Voici quelques photos.
Roger Audet

Vaches QuébecVaches Québec2Vaches Québec3Vaches Québec4Vaches Québec5

Viols de Cologne. Réaction du Parti Des Femmes du Québec

  • Lettre ouverte au premier ministre du Québec

Le 16 janvier 2016

M. Philippe Couillard, Premier ministre du Québec,

Madame Kathleen Weil, ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion

Monsieur le Premier ministre, Madame la ministre,

Toute la planète ressent les contrecoups des événements survenus à Cologne le 31 décembre 2015. L’indignation est d’autant plus forte qu’on a découvert que ces agressions sexuelles de masse avaient d’abord été cachées puis que des événements similaires étaient également survenus, et cachés, en Suède, en Finlande et dans d’autres villes allemandes.

Comme on dit, l’enfer est pavé de bonnes intentions et si on peut comprendre que les autorités veuillent éviter de susciter la xénophobie et le racisme, on doit bien constater que la vérité, même si elle est déplaisante, doit être dite. Et la vérité, c’est que des immigrants et des réfugiés ont attaqué des femmes, les ont intimidées.

Si les agressions sexuelles sont une plaie universelle, les agressions de Cologne sont différentes par leur caractère organisé qui vise à semer la peur et à renvoyer les femmes dans leurs chaumières. C’est un modus operandi privilégié des islamistes, – on pense par exemple à des événements semblables survenus au Caire et à Tunis – et donc clairement un geste politique et terroriste que nous dénonçons fortement.

Les femmes sont toujours les premières à subir les retombées des problèmes sociaux quels qu’ils soient – et en temps de guerre plus que jamais : viols, mauvais traitements, etc. Le silence complice de la police et des autorités est par conséquent une trahison de leur devoir de protection à l’endroit des femmes qui fait craindre à beaucoup d’entre nous que ces agressions, ces «taharrush gamea», le nom qu’on donne à ce harcèlement sexuel collectif dans les pays arabes, se reproduisent un peu partout, aidées par ce silence complice des bien-pensants. Au Canada et au Québec, pays des accommodements religieux et du multiculturalisme, les femmes risquent là encore de faire les frais de cette complaisance des autorités à l’endroit des immigrants qui commettent des agressions.

Parce que le silence autour des agressions quotidiennes, «ordinaires », pourrait être encore plus tonitruant si les agresseurs sont des immigrants, toujours au nom de la compassion. Au moment où le Québec revoit sa Loi sur l’immigration (PL77), nous demandons au gouvernement de s’engager à prendre toutes les mesures pour garantir la protection des femmes et pour cela, il doit notamment informer et former les nouveaux arrivants sur le droit à l’égalité des femmes au Québec et au Canada.

Ce n’est pas faire injure aux réfugiés et aux immigrants que de prendre acte de ces différences culturelles et de mettre en place les moyens de les informer adéquatement de ce que l’égalité entre les hommes et les femmes signifie dans le concret. Bien au contraire, un discours clair et cohérent sur le droit à l’égalité ne pourra que favoriser leur intégration à la société d’accueil et ce, pour le plus grand bien de tous et de toutes.

Merci de votre attention, Les membres du conseil d’administration de PDF Québec (Pour les droits des femmes du Québec Michèle Sirois, présidente Diane Guilbault, vice-présidente Lyne Jubinville, trésorière Ghislaine Gendron, secrétaire Fernanda Bonatti-Fidelis Leila Lesbet Salimata Sall Sophie Stanké Andrée Yanacopoulo

  • Protéger les femmes des agressions par Diane Guilbault

http://www.tvanouvelles.ca/videos/4721170073001

  • Réaction de Diane Guilbault PDF

http://quebec.radiox.com/emission/martineau/article/martineau_feministe_radical

Féminisme. Les squaws à l’honneur le 19 novembre 2015 au Musée du quai Branly

Une lectrice, Dorothée Beytout, me fait part de son enthousiasme pour l’ouvrage de Patrick Deval « Squaws, la mémoire oubliée » qui rend un hommage documenté et illustré aux grandes dames oubliées de la culture amérindienne.
LC
 » LES SQUAWS SORTENT DE LEURS RESERVES ! . .
L’histoire des USA nous laisse la vision de grands chefs emplumés,
leurs femmes cachées sous des couvertures, bâtées et battues . . .
Sous la couverture sépia de  » SQUAWS, la mémoire oubliée «  de Patrick DEVAL (HOEBEKE),
nous découvrons des femmes remarquables, depuis l’époque précolombienne, 
leurs différents métissages à l’Espagnol, à l’Anglais et au Français, négociatrices ou guerrières,
en passant par les Squaws d’Hollywood.
Si les hommes – des guerriers vaincus – ont souvent sombré dans l’alcoolisme dans les réserves, 
les Indiennes ont réagi: romancières, ethnologues, avocates, historiennes de leur peuple,
militantes écologistes  etc . . .
Cet ouvrage richement illustré nous parle aussi des traditions, de la spiritualité,
de  l’éducation des enfants, de la place des grand-mères etc . . . 
On y découvre le SQUAW POWER.
Patrick DEVAL le présentera le 19 Novembre à 19H au Musée du Quai BRANLY »
 Deux Indiennes piegans face à l’horizon. Photographie de Edward S. Curtis, 1910.
 Deux Indiennes piegans face à l’horizon. Photographie de Edward S. Curtis, 1910.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/culture/portfolio/2014/11/13/figures-de-squaws_4522556_3246.html#GjPiHoJH5QlciO9y.99
Lors de la cérémonie des Oscars, en 1973, l’actrice Sacheen Littlefeather, vêtue d’une robe apache, lit une déclaration sur la manière méprisante dont Hollywood montre les Indiens.>
Lors de la cérémonie des Oscars, en 1973, l’actrice Sacheen Littlefeather, vêtue d’une robe apache, lit une déclaration sur la manière méprisante dont Hollywood montre les Indiens.>
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/culture/portfolio/2014/11/13/figures-de-squaws_4522556_3246.html#GjPiHoJH5QlciO9y.99
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