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Archives de Catégorie: amour

Ma chienne Zaza vient d’avoir 14 ans !

 

Zaza a eu 14 ans le 28 janvier 2019. L’espérance de vie théorique du labrador est de 12 à 14 ans.


Thomas Fersen: Zaza 01/09

Comme dans la chanson de Thomas Fersen, je peux dire « Zaza tu pues mais j’taime quand même »

J’ai adopté Zya lorsqu’elle avait 18 mois, sa maîtresse ne pouvant la garder pour des raisons d’organisation familiale. Je n’avais jamais eu de chien, je les trouvais puants et collants et, en conséquence je ne les connaissais pas du tout. Mais j’avais un ami qui me rendait visite avec son labrador, qui était donc la seule race que j’eus jamais un peu approchée. Prudente, je demandais à la donneuse, Cécile, de bien vouloir me la laisser une semaine, ce qu’elle accepta gentiment et au bout d’une semaine nous remplîmes les papiers d’adoption. Zya était à moi et j’étais responsable de son destin. Je le reste toujours bien qu’elle parvienne au bout de sa course et je me dis que si on pensait au vieillissement de l’animal, on n’en adopterait jamais.

Depuis environ une année, Zaza devient aveugle, sourde, incontinente, handicapée de l’arrière train et des synapses comme les humains qui deviennent Alzheimer. Elle peine à commander son corps pour me suivre et m’attends parfois devant la boutique que je viens de quitter. Depuis trois jours, je la déplace en poussette, ce qui lui plait beaucoup.

Ayant toujours été gloutonne, elle a toujours de l’appêtit et je la gâte parce que ça lui fait très plaisir et que la maîtrise de son poids n’est plus le souci principal.

Malgré ses handicaps, Zaza reste sociable avec ses congénères comme hier lorsque nous avons rencontré Zoé au Carrefour City de l’avenue de Laumière. Le gérant a l’intelligence et la gentillesse de nous laisser attacher nos compagnes à l’entrée du magasin, ce qui n’est pas courant dans ce quartier, en particulier au Monoprix qui vend des produits pour animaux mais ne les tolère pas à l’entrée et ne dispose pas d’anneau pour les attacher. Je boycotte.

Mais le problème le plus difficile est la gestion de l’incontinence. J’ai acheté une culotte pour chienne mais elle ne tient pas. J’ai essayé des couches avec un trou pour la queue qui ne tiennent pas plus. Alors je m’équipe de lingettes et d’un balai/seau/serpillière pour l’intérieur et bien sûr de sachets pour l’extérieur.

Ouf, je viens de la baigner ! 30 kg de corps passif dans la baignoire.  Heureusement, une amie m’a aidée à l’y mettre mais j’ai du l’en sortir toute seule, la laver, la frictionner, la rincer, la sécher alors qu’elle se tortille dans tous les sens et ne veut pas se mettre debout pour que je sèche ventre, pattes, cuisses et queue. J’ai étendu un grand drap de bain sur mon lit et elle semble heureuse. Elle a même réussit à s’y mettre toute seule alors que habituellement, elle n’y arrive pas du premier coup. Au troisième je l’aide. Elle reste volontaire et je ne veux pas freiner ses ambitions.

Depuis des années Zaza dort sur mon lit, souvent en compagnie de la chatte Citrouille. Et je ne pense pas l’en chasser autant pour son plaisir que pour le mien. Quand je dors sans elle, elle me manque. L’autre soir je suis allée dormir dans le fauteuil relax du salon parce que mon lit était encombré. Zya a fait des dizaines d’aller-retours entre la chambre et le salon jusqu’à ce qu’elle jette au bas du lit les paniers qui l’encombraient et s’y installe. La plupart des chiens détestent le changement et l’inconstance des humeurs de leurs maîtresses. L’instabilité matérielle et psychologique peut les rendre hargneux et méchants parce qu’elle les angoisse.

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Sur cette photo, Zya et Citrouille se partagent un coussin chauffant

Après avoir essayé différents systèmes de protection, j’ai opté pour un protège matelas imperméable, une bâche et par dessus une couverture polaire que je dois changer presque tous les jours : la machine à laver tourne et retourne. Je m’y suis habituée mais ça prend du temps.

Nantie  d’un odorat délicat, je dois supporter effluves de pipi et kk. Je brûle de l’encens et je répands des huiles essentielles. La verveine est la plus efficace et tenace. Un cadeau de mon amie Carole que Zaza adore particulièrement parmi mon entourage. D’ailleurs Carole m’accompagnera demain soir chez le vétérinaire pour connaître un diagnostic qui risque d’être sombre. Ma chienne gémit de plus en plus souvent et longtemps, ce qui est déchirant. Avant d’adopter ma labrador, je n’aurai jamais cru pouvoir souffrir de sa souffrance comme si elle était mon enfant.

Ma vie avec ma chienne m’a appris énormément de choses sur le vivant et sur l’amour. Cet amour ordonné par l’hormone de l’attachement, l’ocytocine (le chien est la seule espèce qui déclenche la production d’ocytocine chez l’humain et inversement) est d’une réciprocité absolue. Son affection est définitivement acquise lorsque nous lui faisons du bien. C’est sans doute la meilleure explication de la co-évolution humain/chien observée par les scientifiques, une coévolution qui nous a fait descendre des arbres pour cultiver la terre.

La Connectrice

Cinéma »21 nuits avec Pattie ». Critique féministe

Publié le

Les Frères Larrieu affirment dans Télérama qu’ils ont voulu faire du « porno verbal » et c’est réussi dans ce genre qui exprime les fantasme phalliques de vieux et jeunes cochons obsédés par leur machin qui, malheureusement forment à la sexualité les hommes de demain puisque nous savons que, dès l’âge de 11 ans, pratiquement tous les enfants ont visionné de la pornographie.

Les petites filles sont moins nombreuses à se faire bourrer le crane par ces fantasmes qui réifient, humilient et dressent les femmes à la soumission au désir des mâles et à l’ignorance de leur propre sexe et de leur désir. Désespérant !

Je partage totalement la critique de Roselyne Ségalen que vous pourrez lire ci-dessous.

La Connectrice

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http://www.arte.tv/fr/le-clitoris-ce-cher-inconnu/387780,CmC=387788.html

https://laconnectrice.wordpress.com/2006/06/04/le-clitoris-en-trois-dimensions-une-revolution/

Réponse de Roselyne Segalen à l’article de Ariane Allard dans Causette de Décembre 2015 sur « 21 nuits avec Pattie. »

http://www.telerama.fr/cinema/films/21-nuits-avec-pattie,501862.php

Tout sauf une ode à la chatte !

Un peu stupéfaite en lisant le texte de Ariane Allard dans le Causette de ce mois sur le
film « 21 nuits de Pattie ». D’après Ariane A, Les frères Larrieu adopteraient un point de
vue féminin sur la sexualité. On y voit en fait l’histoire romancée de deux femmes, l’une
écoute : Caroline/ Isabelle Le carré, et l’autre, Pattie/ Karine Viard, parle de ses
expériences sexuelles dans un verbe fleuri et certes libéré.

Pour moi, il n’y a que cette parole qui soit libérée. En revanche, elle ne parle que de « bite » de fascination pour celle-ci, de fellation comme élément quasi unique de plaisir, « La chatte » est évoquée en passant et de façon collatérale.
De plus, le désir freudien pour la mère, évoqué longuement par Jean, le protagoniste
masculin, incarné par Dussolier est en quelque sorte réalisé. En effet, Jean a eu sa
première jouissance sexuelle en se frottant à sa mère morte, depuis lors, il ne peut jouir
qu‘avec des mortes. Il le dit et le redit de manière intellectuelle et poétique, ce qui
présente la chose comme une douce perversion.
Et incroyable mais vrai, cette femme soit disant libérée Pattie, qui parle de fellations et
de ses bites choisies, devient une femme qui fait la morte pour faire plaisir à Jean et son
fantasme !

Alors qu’elle avait clamé haut et fort en début de film qu’elle ne voulait pas
d’amour mais seulement de sexe, elle affirme être sous le charme du discours de cet
homme nettement plus savant qu’elle, ce n’est après tout qu’un femme de ménage, et
pour couronner le tout dit qu’elle est jalouse !
Tous les ingrédients des fantasmes masculins sont présents : l’hymne permanent à la
bite, en apparence seul élément actif de la sexualité, des femmes qui en redemandent,
flattent cette bite, et vont jusqu’à s’oublier totalement pour satisfaire les fantasmes les
plus fous des hommes !
Caroline, est elle, présentée comme une petite bourgeoise coincée, qui grâce aux
histoires grivoises de Pattie, se décoince progressivement. Les frères Larrieu nous
amènent à attendre le moment où elle va se lâcher et en effet, elle le fait à la fin en
tombant en quasi extase devant « la bite » de son mari, (Sergio Lopez). Elle, elle ne fait
rien, elle demande qu’il fasse ! L’image la plus osée arrive : Caroline, prise en levrette !
C’est l’apothéose !
Il semble évident que la sexualité féminine n’a pas été prise en compte. Ce sont
clairement des fantasmes de mecs : fascination des femmes pour leur engin et fantasme
d’imposer à une femme qui fait la morte tous leurs désirs quels qu’ils soient ! On n’est
franchement pas loin de la femme–objet !

Comment ces aspects ont échappé à Ariane Allard, on se le demande ! Il suffit de lire
n’importe quel livre sur le désir féminin, pour se rendre compte que la fellation et la
sodomie ne sont pas les modes les plus prisés pour arriver à l’orgasme féminin… ! On ne
doute pas que les frères Larrieu connaissent l’existence du clitoris mais on aurait pu
espérer qu’ils en fassent au moins mention pour prétendre refléter un point de vue
féminin sur la sexualité.
A bonnes entendeuses salut !

Roselyne Ségalen

De la douceur dans ce monde de brutes . Chansons d’am(e)our pour rire, rêver ou pleurer

Publié le

Lucienne Delyle (1960)

J’attendrai …

Rina Ketty

Plaisir d’amour (1939)

Luis Mariano

L’amour est un bouquet de violettes

Luis Mariano

Rossignol de mes amours

Luis Mariano

La belle de Cadix (1966)

Georges Brassens

Dans l’eau de la claire fontaine (1967)

Georges Brassens

L’orage

Georges Brassens

J’ai rendez-vous avec vous

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