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Archives de Catégorie: animal de compagnie

Ma chienne Zaza vient d’avoir 14 ans !

 

Zaza a eu 14 ans le 28 janvier 2019. L’espérance de vie théorique du labrador est de 12 à 14 ans.


Thomas Fersen: Zaza 01/09

Comme dans la chanson de Thomas Fersen, je peux dire « Zaza tu pues mais j’taime quand même »

J’ai adopté Zya lorsqu’elle avait 18 mois, sa maîtresse ne pouvant la garder pour des raisons d’organisation familiale. Je n’avais jamais eu de chien, je les trouvais puants et collants et, en conséquence je ne les connaissais pas du tout. Mais j’avais un ami qui me rendait visite avec son labrador, qui était donc la seule race que j’eus jamais un peu approchée. Prudente, je demandais à la donneuse, Cécile, de bien vouloir me la laisser une semaine, ce qu’elle accepta gentiment et au bout d’une semaine nous remplîmes les papiers d’adoption. Zya était à moi et j’étais responsable de son destin. Je le reste toujours bien qu’elle parvienne au bout de sa course et je me dis que si on pensait au vieillissement de l’animal, on n’en adopterait jamais.

Depuis environ une année, Zaza devient aveugle, sourde, incontinente, handicapée de l’arrière train et des synapses comme les humains qui deviennent Alzheimer. Elle peine à commander son corps pour me suivre et m’attends parfois devant la boutique que je viens de quitter. Depuis trois jours, je la déplace en poussette, ce qui lui plait beaucoup.

Ayant toujours été gloutonne, elle a toujours de l’appêtit et je la gâte parce que ça lui fait très plaisir et que la maîtrise de son poids n’est plus le souci principal.

Malgré ses handicaps, Zaza reste sociable avec ses congénères comme hier lorsque nous avons rencontré Zoé au Carrefour City de l’avenue de Laumière. Le gérant a l’intelligence et la gentillesse de nous laisser attacher nos compagnes à l’entrée du magasin, ce qui n’est pas courant dans ce quartier, en particulier au Monoprix qui vend des produits pour animaux mais ne les tolère pas à l’entrée et ne dispose pas d’anneau pour les attacher. Je boycotte.

Mais le problème le plus difficile est la gestion de l’incontinence. J’ai acheté une culotte pour chienne mais elle ne tient pas. J’ai essayé des couches avec un trou pour la queue qui ne tiennent pas plus. Alors je m’équipe de lingettes et d’un balai/seau/serpillière pour l’intérieur et bien sûr de sachets pour l’extérieur.

Ouf, je viens de la baigner ! 30 kg de corps passif dans la baignoire.  Heureusement, une amie m’a aidée à l’y mettre mais j’ai du l’en sortir toute seule, la laver, la frictionner, la rincer, la sécher alors qu’elle se tortille dans tous les sens et ne veut pas se mettre debout pour que je sèche ventre, pattes, cuisses et queue. J’ai étendu un grand drap de bain sur mon lit et elle semble heureuse. Elle a même réussit à s’y mettre toute seule alors que habituellement, elle n’y arrive pas du premier coup. Au troisième je l’aide. Elle reste volontaire et je ne veux pas freiner ses ambitions.

Depuis des années Zaza dort sur mon lit, souvent en compagnie de la chatte Citrouille. Et je ne pense pas l’en chasser autant pour son plaisir que pour le mien. Quand je dors sans elle, elle me manque. L’autre soir je suis allée dormir dans le fauteuil relax du salon parce que mon lit était encombré. Zya a fait des dizaines d’aller-retours entre la chambre et le salon jusqu’à ce qu’elle jette au bas du lit les paniers qui l’encombraient et s’y installe. La plupart des chiens détestent le changement et l’inconstance des humeurs de leurs maîtresses. L’instabilité matérielle et psychologique peut les rendre hargneux et méchants parce qu’elle les angoisse.

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Sur cette photo, Zya et Citrouille se partagent un coussin chauffant

Après avoir essayé différents systèmes de protection, j’ai opté pour un protège matelas imperméable, une bâche et par dessus une couverture polaire que je dois changer presque tous les jours : la machine à laver tourne et retourne. Je m’y suis habituée mais ça prend du temps.

Nantie  d’un odorat délicat, je dois supporter effluves de pipi et kk. Je brûle de l’encens et je répands des huiles essentielles. La verveine est la plus efficace et tenace. Un cadeau de mon amie Carole que Zaza adore particulièrement parmi mon entourage. D’ailleurs Carole m’accompagnera demain soir chez le vétérinaire pour connaître un diagnostic qui risque d’être sombre. Ma chienne gémit de plus en plus souvent et longtemps, ce qui est déchirant. Avant d’adopter ma labrador, je n’aurai jamais cru pouvoir souffrir de sa souffrance comme si elle était mon enfant.

Ma vie avec ma chienne m’a appris énormément de choses sur le vivant et sur l’amour. Cet amour ordonné par l’hormone de l’attachement, l’ocytocine (le chien est la seule espèce qui déclenche la production d’ocytocine chez l’humain et inversement) est d’une réciprocité absolue. Son affection est définitivement acquise lorsque nous lui faisons du bien. C’est sans doute la meilleure explication de la co-évolution humain/chien observée par les scientifiques, une coévolution qui nous a fait descendre des arbres pour cultiver la terre.

La Connectrice

Le langage canin bientôt traduit en anglais

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https://crm48.com/dressage-de-chien-le-chien-leche-le-visage/

La plupart des maîtresses et maîtres de chien ont appris à traduire leur langage sonore et corporel et comprennent leurs besoins. Toutefois, des doutes naissent parfois dans l’interprétation de leur langage non verbal (aboiements, gémissements, attitudes, mouvements de la queue ou des oreilles, etc.) en fonction du contexte.

Comprendre le langage de son chien est particulièrement nécessaire quand il est malade, quand il souffre, quand il est agité ou présente un comportement inhabituel. Mieux le comprendre est aussi mieux le soigner et répondre à ses attentes.

Grâce à l’intelligence artificielle et la technologie, un dispositif devrait traduire tous les signaux émis par le chien d’ici à une dizaine d’années.

Dr. Con Slobodchikoff, professeur de biologie à la  Northern Arizona University et auteur de  “Chasing Doctor Dolittle: Learning the Language of Animals, » est à l’avangarde de la recherche sur la communication animale. Depuis plus de 30 ans il étudie les sons émis par les chiens de prairie et a découvert qu’ils produisent des sons très sophistiqués équivalents à un langage.

Dans cette video (en anglais), le dr Slobodchikoff présente la vie sociale de 5 variétés de chiens de prairie

Nous ne le savons que trop bien (les correcteurs d’orthographe en sont un exemple) , les machines, fussent-elles les plus intelligentes possible, peuvent commettre des erreurs et ne pas traduire la sensibilité d’une émotion animale ou humaine. On sait aussi que la communication chien/humain passe par la libération de l’ocytocine, hormone de l’attachement et, s’il n’est pas impossible à une machine de reproduire cette échange, ce n’est pas demain la veille qu’il sera concrétisé.

Le développement d’un dispositif de traduction intelligent demande une grande capacité matérielle et logicielle et il n’est pas certain que les dix années de recherche et développement annoncées suffisent à produire un dispositif satisfaisant. En attendant, humains et chiens ont intérêt à s’observer mutuellement attentivement pour se comprendre mutuellement.

La Connectrice

Pour en savoir plus

  • Il semble que les ouvrages du dr Slobodchikoff ne soient pas traduits en français

https://www.amazon.fr/Con-Slobodchikoff/e/B009EU0BBU

  • Un article en français de 2013

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1506/Sciences/article/detail/1646695/2013/06/05/Un-chercheur-decode-le-langage-des-animaux.dhtml

  • Présentation en anglais de la vidéo ci-dessus, du dr Slobodchikoff

This program discusses the Social Life and behavior of the 5 species of prairie dogs; the Black-tailed prairie dogs and the Mexican prairie dogs are the black-tailed group who have black tail tips, and the Gunnison’s prairie dogs, the White-tailed prairie dogs, and the Utah prairie dogs are the white-tailed group who have white tail tips. All prairie dogs live in the grasslands of western central North America, and all are social. They live in relative harmony within their social groups. All of the species are similar in their social behavior, although the black-tails are somewhat more social than the white-tails. Learn about a type of hibernation called Torpor that prairie dogs employ. See pups before they emerge from their natal burrows as well as in different stages of life (an average prairie dog lives 3-4 years), rare above ground mating, a lot of greet-kissing, territorial behavior from fighting and aggressive chases to social structure based on plant food sources on each territory, mutual grooming, and prairie dog personalities! Prairie dogs are considered Keystone Species of their grassland ecosystems — some 200 vertebrate species and a number of invertebrate species of animals depend on them for food or for their burrows. Prairie dogs survive in 1-2% of their historic range of habitat. Their numbers have declined drastically over the past 100 years to 1-2% of the number of animals there were historically. Agriculture, land development, target shooting and disease are the primary reasons for their continuing decline. The Mexican prairie dogs are listed as Endangered (under the Convention on International Trade in Endangered Species — CITES, as well as recognized by the Mexican government as at high risk of extinction), but are still being killed primarily for agricultural land interests. The Utah prairie dogs are listed as Threatened (under the United States’ Endangered Species Act — ESA), but they are being killed due to land development. The other three species need to be listed also in order to have some protection under the law. The Gunnison’s prairie dogs are currently under review for listing under the ESA. A number of prairie animals are at risk of extinction (as well as prairie dogs themselves) because prairie dog numbers are so low. Five animals that are dependent on prairie dogs and are at highest risk are Black-Footed Ferrets, Swift Foxes, Mountain Plovers, Burrowing Owls and Ferruginous Hawks.

  • Les cris du chien de prairie dans la nature

Le chien de prairie (prairie dog) est appelé ainsi pour la similitude de son cri avec celui du chien.

  • Source première de mes informations

https://www.nbcnews.com/mach/science/dogs-can-t-speak-human-here-s-tech-could-change-ncna836811

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http://ageheureux.centerblog.net/43085-langage-du-chien-image

Paris, un nouveau parc canin bancal dans le 19ème

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Quel site splendide où la maîtresse qui est au bout de la laisse de son chien ne pourra :

*ni admirer la nature faute de diversité en flore et faune

*ni s’asseoir faute de bancs

*ni boire ou se laver la mains faute de point d’eau

*ni jeter les sachets de crottes faute de poubelles

*ni s’abriter en cas d’intempérie faute de kiosque

*ni se promener le soir faute d’éclairage

*ni s’y rendre faute de transports publics qui acceptent les chiens

Malgré les 20% de TVA sur la nourriture canine, la redistribution de cette taxe ne profite pas à celles et ceux qui la payent et nos édiles font semblant de répondre à nos attentes par une demie mesure avant les prochaines élections. Et en plus, il faudrait leur dire merci !

Vous qui lisez ce texte, dites-moi si vous pourrez vous rendre en ce lieu excentré et déficient. Pour moi, c’est impossible…car ma chienne et moi sommes percluses d’arthrose qui limite les déplacements à pied, les transports en commun nous sont interdits par leur règlement et nous ne sommes pas assez fortunées pour prendre des taxis-qui par ailleurs acceptent rarement les chiens.

La Connectrice

 

Source :http://www.monchienmaville.com/

Si la vie citadine nous demande d’être patient, les bonnes nouvelles permettent de savourer les petites victoires. Après la mairie du 14ème, c’est au tour de celle du 19ème d’ouvrir un parc canin de liberté, boulevard Sérurier, en face du tramway, non loin de la porte des Lilas. Un espace déjà existant, à l’abri des habitations, qui jusqu’alors restait en friche ! Seul un petit panneau sur le portillon d’entrée indique que les chiens peuvent maintenant courir et s’amuser ensemble. Quelques recommandations d’usage sont affichées dont celle évidemment de ramasser les « cdc » de son chien. Garder cet endroit propre est loin d’être gagné, pour preuve, lors de notre visite nous avons déjà repéré un certain nombre de « cdc » gisant sur le terrain. Il est évident qu’avec une unique poubelle sur le site, le langage de prévention n’est guère incitatif pour les récalcitrants. Sans compter que le parc n’étant pas éclairé, il est extrêmement difficile, le soir de positionner exactement le lieu du « délit ». Et vouloir ramasser une « cdc » sans mettre les pieds dans celle d’une autre peut relever de l’exploit. Restons dans l’esprit de la COP 21, si cher à Madame Hidalgo, pour préconiser d’installer à chaque extrémité du parc, 2 récupérateurs à compost ! C’est possible, c’est écolo, c’est 100% français ! Et penser que les « cdc » de son chien, puissent servir d’engrais pour embellir les parcs et jardins de Paris, ça motive !

patrick-loiseauC’est à nous aussi propriétaires de chiens de maintenir ce lieu attractif et d’en faire une réussite mais c’est aussi aux municipalités de réfléchir pour qu’il soit le mieux adapté aux besoins des chiens et aux attentes des propriétaires.
Pour l’instant il n’y a qu’une malheureuse poubelle, aucun point d’eau et surtout à notre grande surprise, aucun banc ! Il est important de rappeler à nos élus que derrière chaque laisse il y a un propriétaire citadin ! Pensons par exemple aux séniors qui aiment s’asseoir sur un banc et en profiter pour faire un brin de causette. Favoriser l’échange et la parole, c’est ça aussi créer du lien social !
Si l’idée de laisser ouvert le parc canin 24h/24 est séduisante sur le papier, la réalité est tout autre, cela l’expose au quotidien d’être délaissé par les pouvoirs publics. Parc canin ne veut pas dire uniquement lieu fermé, entre quatre grilles. Pour éviter qu’il se transforme en terrain vague, il doit être aussi aménagé. Imaginons un espace pour enfants sans jeux, un terrain de basket sans panier, un Paris-plage sans sable ? Il faut bien avouer qua ça n’a guère de sens.
Merci à François Dagnaud, maire du 19ème, d’avoir tenu ses engagements. Il est le reflet de la promesse d’Anne Hidalgo selon laquelle chaque arrondissement de la capitale bénéficiera d’un parc canin. Espérons que d’autres arrondissements emboitent vite « la pate » et que Paris en 2017 ne reste pas la lanterne rouge des villes où il fait bon vivre avec son chien.

l1100846Le magazine « 30 Millions d’Amis » consacre un dossier très instructif sur « Les français et leurs chiens…vus par les éducateurs canins » et nous rappelle que par ces périodes de grand froid il est nécessaire de protéger son compagnon, surtout s’il est âgé.

Et selon le magazine « Inexploré », dans un article consacré aux « Animaux télépathes » : plus de 2000 programmes de recherches aux Etats-Unis attestent du bienfait apporté par les animaux dans les hôpitaux, les maisons de retraite et les prisons.

 

 

Chats. #cats against Brexit et chat thérapeute

Publié le

Les chats s’engagent contre le Brexit

Un nouveau parti vient de naître au Royaume-Uni Cats against Brexit, les chats contre la sortie de l’Europe: https://twitter.com/hashtag/CatsAgainstBrexit?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw. Les commentaires qui accompagnent les nombreuses photos de chats sont plus drôles les uns que les autres. En voici quelques échantillons.

Nishi worries that building a wall between us and the EU will block her sunbeam. Nishi craint que l’édification d’un mur entre nous et l’Europe empêche son bain de soleil.

Sasha is worried for her future after as she knows she looks ‘foreign’.

Sasha est inquiète pour son avenir après le Brexit car elle sait qu’elle a un look d’étrangère

Chaka is 19 & part Persian. She worries she might be deported if Boris knows where Persia is.

Chaka est croisée de Persan et s’inquiète d’être déportée si Boris sait où se situe la Perse (Boris Johnson est l‘ancien maire de Londres et milite pour le Brexit)

Le chat est bon pour la santé

La dernière édition de Passeportsanté nous résume quelques études scientifiques qui confirment les bienfaits apportés par la fréquentation des chats.

Bien sûr, les propriétaires de chat ressentent spontanément, sans avoir besoin de preuves scientifiques, que la présence d’un chat leur fait du bien. Observer son comportement, la grâce de ses mouvements, sentir sous sa main son poil lisse et soyeux ainsi que sa douce chaleur animale, laisser résonner en soi les vibrations délicates de son ronronnement, savoir qu’il répond à l’appel et aux ordres indispensables, le voir s’installer dans les endroits les plus divers de sa maison pour occuper le plus vaste territoire possible, regarder son interaction avec d’autres animaux, tout cela réjouit adultes et enfants possesseurs de chats.

La Connectrice

Côtoyer les chats serait bon pour la santé !

Le 16 mai 2016.

Sur le campus de l’Université d’Augsburg, dans le sud de l’Allemagne, un chat apporte un vrai soutien psychologique et affectif aux étudiants.

Les chats aident à la relaxation

Selon une étude menée en 2015 par des chercheurs de l’université d’Indiana, aux États-Unis, regarder des vidéos de chats, sur Internet, permettrait de se sentir plus énergique et avoir moins d’émotions négatives comme l’anxiété, l’ennui ou la tristesse. Un sentiment de bien-être, qui se vérifierait aussi au contact direct de ces animaux de compagnie.

À l’Université d’Augsburg, en Allemagne, une chatte remonte le moral des étudiants uniquement par sa présence. Surnommée « Campus cat » ou encore « Sammy », elle se promène depuis plusieurs années sur le campus, pour la plus grande joie des étudiants. « De nombreux étudiants nous ont confié qu’elle les aide à se relaxer avant leurs examens », explique Andreas, le secrétaire de l’université, sur le site Bored Panda.

La star du campus

Véritable star au sein du campus, cette chatte au poil roux a même sa propre page Facebook, sur laquelle plus de 20 000 « fans » partagent des photos de leur mascotte. Campus cat n’est pas une chatte errante, elle a un propriétaire qui habite près de l’université. Mais il faut croire qu’elle prend, elle aussi, plaisir à se faire caresser et dorloter par les étudiants.

Vivre aux côtés des chats ne serait pas uniquement bon pour le moral. Selon une autre étude menée cette fois-ci par des chercheurs de l’université du Minnesota, les personnes possédant un ou plusieurs chats ont 30 à 40 % de risques en moins de mourir d’une maladie cardiovasculaire. Par ailleurs, être élevé au contact d’un chat permet aux enfants de développer naturellement une certaine résistance aux allergies et aux problèmes respiratoires.

À lire aussi : Humour : pourquoi avoir un chat ?

Le vendeur d’un chien malade doit payer ses soins

Source https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A10239?xtor=EPR-100

Garantie de conformité : un animal de compagnie n’est pas une chose

Publié le 17 décembre 2015 – Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre)

Un animal de compagnie n’est pas une chose et de ce fait n’est pas toujours remplaçable. C’est ce que vient de juger la Cour de cassation le 9 décembre 2015.

Un litige opposait l’acquéreur d’un chiot qui s’était révélé atteint de troubles graves de la vision quelques mois après l’achat, à l’éleveur qui le lui avait vendu.

L’acheteur demandait à l’éleveur la prise en charge du coût de l’intervention chirurgicale nécessaire pour éviter que le chien ne devienne aveugle.

De son côté, l’éleveur faisait valoir que la loi permet au vendeur d’imposer le remplacement du bien plutôt que la réparation lorsque celle-ci a un coût disproportionné (2 400 €) par rapport à la valeur du bien vendu (800 €). Il se proposait de seulement rembourser à l’acquéreur le prix d’achat du chiot.

La justice n’a pas suivi son argumentation. La Cour de cassation à considéré que le chien était un être vivant, unique et irremplaçable, et un animal de compagnie destiné à recevoir l’affection de son maître, sans aucune vocation économique et que son remplacement était impossible. Le vendeur devra en conséquence verser à l’acquéreur la somme de 2 400 €.

Jessi, chienne offerte à la Tunisie après la mort d’Akil au Bardo

 

Récemment deux chiens policiers sont morts en service dans la lutte anti-terroriste contre l’Etat islamique. Akil, le 18 mars 2015 et Diesel le 18 novembre 2015.

Akil, berger allemand de la police tunisienne a été tué après avoir débusque les terroristes responsables de l’attentat commis au musée du Bardo à Tunis le 18 mars 2015 ayant causé la mort de 24 personnes dont 21 touristes étrangers. Cet attentat avait été revendiqué par l’Etat islamique.

Akil, chien policier de la brigade “ »Al Anyab »” n’avait qu’un an et demi. Source photo 

Jessi est une bergère malinoise de 15 mois.Voir la vidéo de Jessi ici

Éduquer un chien policier est un investissement sérieux en patience, affection et confiance. Malheureusement, on ne peut pas remplacer un individu par un autre, fut-il un chien. La sensibilité d’un chien et l’attachement qu’il porte à ses maîtres comme l’attachement de maîtres à leur chien est irremplaçable parce que la relation est unique et que maître et chien forment une dyade, un couple, une association indestructible. Heureusement on peut se consoler en adoptant un autre chien , ce qui aide au processus de deuil. C’est ce à quoi contribue le geste de la France comme celui de la Russie qui a offert Dobrynya, une chienne à la France pour remplacer Diesel, chien policier abattu au cours du siège des terroristes islamiques de Saint-Denis responsables des attentats du 13 novembre à Paris.

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Diesel avait 7 ans. Source photo

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Dobrynya lors de la cérémonie de sa remise à l’ambassadeur de France http://www.holidogtimes.com/fr/dobrynya-le-chiot-policier-offert-par-la-russie-apres-la-mort-de-diesel-vient-detre-remis-a-lambassadeur-francais-a-moscou/#gs.sNYRbzs

Voir ici les images de Dobrynya

La Connectrice

EXCLUSIF. Jessi, le chien policier offert par la France à la Tunisie

Jeudi 10 Décembre 2015 | 02:26

Au lendemain de l’attentat du musée du Bardo, à Tunis, le président tunisien s’était ému de la mort du chien policier Akil. C’est grâce au flair de ce Berger Allemand que les forces spéciales tunisiennes étaient parvenues à débusquer les terroristes qui l’avaient abattu. Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve avait proposé de remplacer cette perte. 9 mois plus tard, Jessi, berger malinois femelle de quinze mois, qui a suivi une formation intensive à la détection d’explosifs en compagnie de son futur maître Riad, policier tunisien, s’apprête à s’envoler pour Tunis prendre la succession d’Akil. Nous l’avons rencontrée quelques heures avant son départ.Source

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200 000 chiens privés de parc à Paris. Manifestation dimanche 20/09/2015 à la Rotonde de Stalingrad

POINT DE RENDEZ-VOUS :
DIMANCHE 20 SEPTEMBRE À 14H30
DEVANT LA ROTONDE DE LA VILLETTE :
6-8 Place de la Bataille Stalingrad 75019 Paris

 

METRO : JAURES OU STALINGRAD
BUS : LIGNES 26-46-48

 

ARRIVÉE : Mairie du 19ème, face au

parc des Buttes-Chaumont

200 000 chiens à Paris, c’est au minimum 200 000 électeurs et au maximum 2 millions si on compte tous les membres d’une famille et les amis des chiens. De quoi faire la différence à toutes les élections !

La filière canine, c’est 5 milliards/an selon le rapport Vautrin déposé à l’Assemblée nationale en 2009 ! Voici un extrait de sa superbe introduction :

Si l’on en croit Charles Mouton, un des meilleurs amis du chien, celui-ci serait l’animal qui aurait connu la plus ancienne cohabitation avec l’homme (1). C’est en effet en Mésopotamie, dans l’actuel Irak, que l’on trouve, datant de plus de quinze mille ans, les premières traces d’une vie domestique partagée entre l’homme et le chien. Au nord de la Palestine, ont été récemment découverts les restes d’un squelette humain aux côtés de ceux d’un jeune chien dont il était peut-être le maître, enterrés là ensemble il y a environ douze mille ans.

Progressivement, le canis s’était détaché du lupus. Leur origine commune, qui remonterait à environ trois cent mille ans avant Jésus-Christ, ne fait aujourd’hui plus de doute. Mais on ne sait pas exactement comment la scission s’opéra. L’hypothèse la plus vraisemblable renvoie à la responsabilité de l’homme. Il est, en effet, probable, qu’autour des campements et des foyers de celui-ci, des groupes de canes-lupi rodaient et tentaient de s’approcher pour chaparder quelque relief de viande tout en se tenant à distance par crainte du feu. Certains, à la fois plus courageux et moins farouches, osèrent s’avancer davantage et finirent ainsi par entrer en contact avec l’homme. S’apprivoiser l’un à l’autre, au sens où l’entendait Antoine de Saint-Exupéry (2), nécessita sans doute plus de mille ans. Mais le processus était irréversible et l’alliance finit par se conclure pour la plus grande satisfaction des deux parties.

Il faudrait encore attendre cinq mille ans pour que l’homme apprivoise le cheval, pourtant présent sur terre bien avant lui, apparu il y a environ soixante millions d’années(3).

Dans l’Amérique précolombienne, Mayas et Aztèques déposaient des chiens dans les tombes pour servir aux défunts de guide vers l’au-delà et assimilaient son image à celle du Dieu du soleil couchant.

Ainsi l’image du chien a-t-elle toujours été, et partout dans le monde civilisé, associée aux éléments fondamentaux de l’existence : la naissance, la nourriture, la reproduction et la mort, avec un caractère prédominant pour cette dernière.

Le chien incarne les contradictions de la vie humaine, ce qui explique largement pourquoi, à la différence des autres animaux, il jouit d’un statut extrêmement ambigu, balançant entre côté clair et côté obscur.

Pourquoi aussi, jusque dans la législation, il oscille entre régimes totalement opposés : protection du chien contre les mauvais traitements humains, protection de l’homme contre les dangers recélés par le chien. Mais la nature, essentiellement affective, des relations canido-humaines, même dans les cas où le chien est d’abord un travailleur qui assiste l’homme dans sa tâche, a longtemps fait obstacle à l’organisation rationnelle d’une filière canine. En France, comme dans les autres pays d’Europe, on observe une organisation essentiellement empirique, qui nécessite aujourd’hui une mise en ordre autour de quelques principes de bon sens.

Nous payons 20% de TVA pour l’alimentation de nos compagnons. Et qu’avons-nous en échange ? Sanctions, ignorance de la contribution du chien à la civilisation, hostilité, brimades et désagréments.

La liberté du chien en ville est la liberté de ses maîtres car, au bout d’une laisse, il y a un être humain qui se promène avec son chien, non seulement pour qu’il puisse faire sa pause technique mais aussi parce qu’il est agréable de se promener avec son compagnon, de jouer avec lui et de partager avec lui le plaisir de la représentation de la nature en ville, dans les parcs et les jardins de Paris.

Les ignorants ne comprennent pas que maître et chien forment un couple solidaire qui existe depuis le début de l’humanité. Sans le chien, l’humain ne serait pas passé du stade de chasseur/cueilleur à celui de sédentaire/cultivateur/éleveur.

Le chien joue de multiples rôles dans notre société que certains s’évertuent à ignorer : compagnon, sentinelle, assistance aux aveugles et autre handicapés, détecteur de maladies, de drogues ou d’explosifs, sauveteur en mer, chien de chasse, chien de berger, sauveteur en montagne, recherche de personnes disparues, dissuasion d’agression et d’intrusion, surveillance des enfants et compagnon de jeu, confident des rois, des reines et des présidents, etc.

Toutes les grands capitales d’Europe ont des parcs canins, des espaces réservés et protégès où les chiens rencontrent leurs semblables, jouent en liberté tandis que maîtresses et maîtres socialisent, échangent tuyaux et expériences.

Pourquoi Paris est-il aussi réticent à accorder aux chiens et à leurs maîtres ce que quelques villes françaises et toutes les grandes capitales occidentalent leur accordent ?

Lorsque j’ai exposé le problème au maire du 19ème, j’ai été surprise d’entendre qu’il confondait parc canin avec chiottes pour chiens ! Il m’a ensuite expliqué qu’il n’était pas question de « privatiser » le parc des Buttes-chaumont et qu’il ne cèderait pas aux demandes des cyclistes comme à celle des propriétaires de chiens. Et pourtant il ne s’offusque pas de tous les coureurs qui insultent et bousculent les flâneurs qui déambulent dans le parc !

Ma chienne se baignant dans la petite cascade des Buttes-Chaumont. Photos LC

Les jardiniers protestent contre les dégâts que font les chiens en jouant autour du ruisseau de la grande cascade, or ce problème n’existerait pas si un espace dédié était accordé aux chiens ET à leurs maîtres. C’est une question de bon sens et d’humanité qu’ont compris toutes les grandes capitales occidentales à l’exception de Paris. Pourquoi ?

La Connectrice

Une manif, sinon rien

Par Christine d’Hauthuille, journaliste et coordinatrice du Comité OKA

L1230596Si nous avons choisi de manifester une troisième fois dans les rues de Paris ce n’est ni par plaisir, ni par goût prononcé et acharné de défiler, mais le constat est là : Devant l’indifférence et l’inaction  totale de nos élus, avons nous le choix ? Pour preuve, lorsque nous avons soumis un questionnaire concernant l’avenir du chien en ville, aux 20 maires d’arrondissements de Paris, seulement deux mairies nous ont répondu : la mairie du 20ème constatant  de nombreuses plaintes de riverains concernant les « cdc » (les crottes de chiens) et la mairie du 14ème, la seule a avoir ouvert un square de liberté pour les chiens, place Denfert-Rochereau. En clair, 18 arrondissements ignorent totalement les 200 000 chiens parisiens et leurs propriétaires. Un manque de considération qui laisse pantois.

L1230585A qui s’adresser pour faire entendre notre voix, à la mairie de Paris, aucun chargé de mission, lié à la cause animale et dans les mairies aucun interlocuteur ne se presse pour répondre. Le discours avec les élus restent globalement le même : « nous avons d’autres priorités ». Défendre la place du chien en ville ne fait pas sérieux aux yeux de nos représentants et  les sourires en coins des interlocuteurs nous confirment dans ce sens. Et pourtant dans cette ville de grande solitude, le chien a un rôle social important. Alors le propriétaire de chien parisien se sent-il le mal aimé de la cité ? Il suffit de s’entretenir au quotidien avec les maîtres pour accumuler des témoignages : « Rien n’est fait à Paris pour les chiens, il n’y a que des interdits ». Il est toujours utile de rappeler que près de 85% des parcs et squares de la capitale sont inaccessibles aux chiens.

L1140703Après le 1er arrondissement et le 5ème l’année dernière, c’est maintenant au tour du nord est de la capitale. Pour que cette manifestation soit un plaisir aussi pour les chiens nous partirons de la rotonde de la Villette place Stalingrad et nous remontrons par les quais pour rejoindre la Mairie du 19ème, située juste en face du Parc des Buttes Chaumont. Un parc de plus de 25 hectares où les chiens en laisse sont autorisés. Ce parc attire les chiens du quartier, certains riverains nous expliquant qu’ils ont choisi de vivre ici  pour la proximité du parc. Les Buttes Chaumont  attirent aussi les propriétaires d’autres arrondissements. C’est le cas de cette jeune comédienne, qui vient du 9ème,  pour faire courir son jeune teckel : « dans mon quartier il n’y a que le trottoir. Il m’arrive  après la fermeture du parc, d’escalader la grille, pour le laisser gambader une demi heure ». Comme elle, nombreux sont les propriétaires qui lâchent leurs chiens, pour qu’ils s’amusent et se sociabilisent entre eux ! Ils savent qu’ils sont dans l’illégalité mais qu’importe, voir son chien se dépenser et être heureux n’a pas de prix ! C’est pour éviter de se retrouver comme « délinquant canin » qu’ils réclament des espaces de liberté pour leurs chiens

Ils étaient nombreux dimanche au parc, de toutes les tailles, de toutes les races, chiens et propriétaires confondus. A la remise de nos flyers et appel à la manifestation, à part quelques mauvais promeneurs, les retours sont chaleureux et encourageant. Pas besoin de long discours pour convaincre, les propriétaires sont les mieux placés pour se rendre compte que rien n’est fait sur Paris pour faciliter leur quotidien.

L1130566Et comment ne pas remercier ceux qui à leur tour se proposent de mobiliser les propriétaires de leur quartier. Car dans le monde chien, si on connaît pas forcément le nom ou prénom du propriétaire, on reconnaît souvent celui du chien.

C’est en échangeant avec les propriétaires que nous sommes convaincus du bien fondé de notre mission. Le chien est surtout en temps de crise reste un compagnon et un lien social indispensable. 

Anne Hidalgo s’était engagée en campagne électorale. Le temps passe et nous ne voyons toujours rien venir. Si les publicitaires ont compris que le chien  aimé des français, pouvait aider à vendre une voiture, des téléphones ou promouvoir les services d’une banque, les politiques, eux s’en soucient le moins du monde. Ceux qui ont toujours un avis sur tout devraient jeter un coup d’œil sur les nombreuses études scientifiques qui démontrent qu’avoir un chien à ses côtés est très bénéfique pour l’homme.

Si on se félicite que la mairie de Paris « bichonne les abeilles », comme titrait récemment le Parisien, on aimerait bien que les chiens subissent enfin le même sort !

 

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