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Archives de Catégorie: animaux

Journée mondiale de l’intelligence animale samedi 26 mai à Thoiry

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Les animaux ont précédé l’humanité laquelle n’aurait pas évolué sans eux. La coexistence entre l’animal et l’humain est la source de la civilisation, de la croissance démographique de notre espèce en même temps qu’à l’origine des créations humaines. Par exemple, l’avion imite l’oiseau ou le chien a apporté la sécurité qui a fait descendre l’homme de l’arbre, l’a sédendarisé pour développer l’agriculture, etc. Selon les espèces, l’animal nous nourrit directement (viande, lait, miel) ou indirectement (les vers travaillent la terre en profondeur, les insectes pollinisent les plantes et les arbres fruitiers). Les animaux sont également porteurs d’information car leur comportement nous éclaire sur l’état de la terre et les évènements climatiques.

Comprendre et connaître l’intelligence animale c’est aussi nous connaître mieux, améliorer nôtre coexistence et la créativité humaine par l’observation, l’inspiration et l’imitation. C’est encore développer la réciprocité des échanges dans l’intérêt des uns comme des autres.

La Connectrice

4 conférenciers explorent l’intelligence animale : réservez votre 26 mai !

Samedi 26 mai à Thoiry

L’association l’Animal et l’homme organise la 1ère Journée Mondiale de l’Intelligence Animale le samedi 26 mai. Un événement dédié à une révolution en cours qui va bouleverser notre vision du monde. Une journée pour mettre en lumière nos connaissances et découvertes récentes sur l’intelligence animale. Retrouvons-nous à Thoiry, dans l’Orangerie du château et du parc, de 10h à 19h.

Des conférenciers de renom

La Journée Mondiale de l’Intelligence Animale réunit scientifiques de renom, audio-naturaliste, écrivains pour explorer le génie des animaux. Venez nombreux assister aux conférences et dialoguer avec les spécialistes ! La billetterie est ouverte.

Consultez l’intégralité du programme et réservez vos places

Quatre spécialistes travaillant sur des horizons divers ont aussitôt accepté de venir présenter leur travail et leur passion : Emmanuelle Pouydebat, biologiste, Pascal Picq, paléo-anthropologue, Boris Jollivet, audio-naturaliste, Sylla de Saint Pierre, écrivaine spécialisée dans l’étude des abeilles.

Intelligence animale, en finir avec les idées reçues, par Emmanuelle Pouydebat

L’intelligence est partout et plurielle. On la rencontre chez tous les animaux et au travers une multitude de comportements comme l’utilisation d’outils, la navigation, la mémoire, la coopération, l’innovation, la tricherie, l’empathie…

Chercheuse au CNRS et au Muséum national d’Histoire naturelle, la biologiste Emmanuelle Pouydebat travaille en particulier sur l’évolution des comportements, notamment l’utilisation d’outils. Elle a publié « L’intelligence animale : cervelle d’oiseaux et mémoire d’éléphants » préfacé par Yves Coppens.

L’humanité entre l’intelligence animale forte et l’intelligence artificielle faible, par Pascal Picq

Alors que persiste le dogme dualiste de la séparation homme et animal, qui
obscurcit la connaissance des intelligences animales, on assiste à une déferlante inquiète de rapports et d’articles sur l’intelligence artificielle. Face à l’arrivée des intelligences artificielles, il serait fort utile de comprendre, enfin, les intelligence animales.

Paléo-anthropologue, Pascal Picq est maître de conférences au Collège de France. Ses recherches sur l’évolution de l’homme s’intéressent à ses origines comme aux profonds changements anthropologiques en cours. Il a publié de nombreux ouvrages dont « Qui va prendre le pouvoir ? Les grands singes, les hommes politiques ou les robots ».

La symphonie animale, par Boris Jollivet

Ouvrons nos oreilles, fermons les yeux et prenons le temps… le printemps est le moment idéal pour vibrer aux sons des milles symphonies animales.

Audio-naturaliste, il capte des sons de la nature, des tambours d’araignées à la coulée de sève des arbres. Au-delà de la simple écoute, il propose de sentir et ressentir la forêt et ses habitants à travers des expériences qui peuvent avoir la forme de « cartes sonores » ou de dispositifs d’immersion sensorielle.

Et si les abeilles étaient intelligentes ? par Sylla de Saint-Pierre

L’organisation de la cité des abeilles est fascinante, mais qu’en est–il de leur intelligence individuelle ? Leurs cerveaux minuscules sont capables de prouesses que l’on attribuait il y a peu aux seuls vertébrés supérieurs.

Auteur notamment du livre « Le Génie des abeilles » aux côtés de son mari Éric Tourneret, connu comme le “photographe des abeilles”. Elle a mis dans cet ouvrage la richesse de sa plume, inspirée par sa fascination et son amour des abeilles, et la rigueur de ses enquêtes. 

 

 

 

 
 
Une journée orchestrée par Yolaine de la Bigne, fondatrice de l’association L’Animal et l’Homme

Journaliste presse écrite et radio (connue notamment pour sa chronique sur France Info « Quelle époque épique ! »), écrivain, Yolaine de la Bigne est spécialisée dans les mouvements de notre époque. Elle a travaillé avec Nicolas Hulot et Allain Bougrain Dubourg et très vite, s’est tournée vers un des sujets fondamentaux de notre temps : la protection de la planète.

L’Orangerie du château et parc de Thoiry nous reçoit

Enthousiastes à l’idée d’accueillir cette Journée Mondiale de l’Intelligence Animale, Paul de La Panouse et sa famille nous reçoivent dans un nouveau lieu au cœur du domaine de Thoiry.

Consultez l’intégralité du programme et réservez vos places

Contact : redaction@lanimaletlhomme.com

Revue de presse aléatoire et subjective

Publié le

 

  • On a retrouvé l’identité de la scientifique inconnue photographiée lors d’une Conférence internationale sur la biologie des baleines en Virginie, en 1971, au milieu de 32 hommes qui eux avaient été parfaitement identifiés. Elle s’appelle Sheila Minor Huff et, après une brillante carrière, elle a pris sa retraite et s’occupe de ses petits-enfants. Elle a maintenant 71 ans. Sheila a été identifiée grâce à l’appel sur twitter de l’illustratrice américaine Candace Jean Andersen. Voilà une bonne idée d’investigation pour les féministes qui auraient envie de retrouver leurs glorieuses prédécesseuses.

https://www.20minutes.fr/insolite/2241571-20180321-etats-unis-internautes-mobilisent-retrouver-identite-scientifique-prise-photo-annees-70

  • En Allemagne, le nombre de viols a quadruplé depuis 2014, date à partir de laquelle un million de migrants ont été autorisés. Le chef de l’association de la police criminelle affirme que 90% des viols n’apparaissent pas dans les statistiques officielles. Les autorités ont donné l’ordre aux policier de ne pas mentionner les crimes commis par les réfugiés. La Justice allemande est particulièrement indulgente avec les migrants coupables de crimes sexuels ce qui les autorise à récidiver.

L’article (en anglais) donne une liste impressionnante des cas de viols commis par des migrants de fin 2017 à fin février 2018. La plupart des femmes sont attaquées dans les transports en commun. La majorité des agresseurs sont musulmans.

https://www.gatestoneinstitute.org/12066/germany-rape-crisis

Le caractère vivant et sensible des animaux reconnu depuis février 2015

« Le Code de l’animal découle directement du Code civil que nous avons réussi à changer et qui reconnaît le caractère vivant et sensible des animaux depuis février 2015 », a expliqué à l’AFP Reha Hutin, présidente de la Fondation 30 millions d’amis.

« Il fallait que l’on aille plus loin pour que les magistrats, les avocats, puissent avoir un véritable outil. Et c’est la première fois en Europe et même dans le monde que l’on a un recueil de tout ce qui concerne les animaux dans les différents Codes. On trouve tout en matière de directives européennes et de jurisprudence », a-t-elle ajouté.

Des milliers de dispositions françaises et européennes recensées

Selon elle, ce Code de l’animal « recense de nombreux textes, hier encore dispersés, qui régissent notre rapport aux animaux ». Il regroupe les milliers de dispositions françaises et européennes ainsi que les grandes décisions jurisprudentielles​ qui concernent les animaux de compagnie, de ferme, sauvages ou apprivoisés.

>> A lire aussi : Les défenseurs des animaux lancent leur parti politique

Préfacé par la philosophe Florence Burgat, cet ouvrage de 1.058 pages, vendu au prix de 49 euros, a nécessité plus d’un an de travail. Avec le Code de l’animal, « il est plus facile et pertinent de préparer la prochaine étape : la reconnaissance de la personnalité juridique des animaux selon des modalités auxquelles la Fondation 30 millions d’amis et les auteurs travaillent déjà », a conclu Reha Hutin.

TRIBUNE EXCLUSIVE – Dans Le Figaro, ils dénoncent «un nouveau totalitarisme» qui «menace la liberté en général».

Nous sommes des citoyens d’opinions différentes et très souvent opposées qui se sont trouvés d’accord pour exprimer, en dehors de toute actualité, leur inquiétude face à la montée de l’islamisme. Ce ne sont pas nos affinités qui nous réunissent, mais le sentiment qu’un danger menace la liberté en général et pas seulement la liberté de penser. Ce qui nous réunit aujourd’hui est plus fondamental que ce qui ne manquera pas de nous séparer demain.

Le nouveau totalitarisme islamiste cherche à gagner du terrain par tous les moyens et à passer pour une victime de l’intolérance. On a pu observer cette stratégie lorsque le syndicat d’enseignants SUD Éducation 93 proposait il y a quelques semaines un stage de formation comportant des ateliers de réflexion sur le «racisme d’État» interdits aux «Blanc.he.s». Certains animateurs étaient membres ou sympathisants du Collectif contre l’islamophobie en France et du Parti des indigènes de la République. Les exemples de ce genre se sont multipliés dernièrement. Nous avons ainsi appris que la meilleure façon de combattre le racisme serait de séparer les «races». Si cette idée nous heurte, c’est que nous sommes républicains…

Les signataires

Waleed al-Husseini, écrivain
Arnaud d’Aunay, peintre
Pierre Avril, universitaire
Vida Azimi, juriste
Isabelle Barbéris, universitaire
Kenza Belliard, formatrice
Georges Bensoussan, historien
Corinne Berron, auteur
Alain Besançon, historien
Fatiha Boudjahlat, essayiste
Michel Bouleau, juriste
Rémi Brague, philosophe
Philippe Braunstein, historien
Stéphane Breton, cinéaste, ethnologue
Claire Brière-Blanchet, reporter, essayiste
Marie-Laure Brossier, élue municipale
Pascal Bruckner, écrivain
Eylem Can, scénariste
Sylvie Catellin, sémiologue
Gérard Chaliand, écrivain
Patrice Champion, ancien conseiller ministériel
Brice Couturier, journaliste
Éric Delbecque, essayiste
Chantal Delsol, philosophe
Vincent Descombes, philosophe
David Duquesne, infirmier libéral
Luc Ferry, philosophe, ancien ministre
Alain Finkielkraut, philosophe, écrivain
Patrice Franceschi, écrivain
Renée Fregosi, philosophe
Christian Frère, professeur
Claudine Gamba-Gontard, professeur
Jacques Gilbert, historien des idées
Gilles-William Goldnadel, avocat
Monique Gosselin-Noat, universitaire
Gabriel Gras, biologiste
Gaël Gratet, professeur
Patrice Gueniffey, historien
Alain Guéry, historien
Éric Guichard, philosophe
Claude Habib, écrivain, professeur
Nathalie Heinich, sociologue
Clarisse Herrenschmidt, linguiste
Philippe d’Iribarne, sociologue
Roland Jaccard, essayiste
Jacques Jedwab, psychanalyste
Catherine Kintzler, philosophe
Bernard Kouchner, médecin, humanitaire, ancien ministre
Bernard de La Villardière, journaliste
Françoise Laborde, journaliste
Alexandra Laignel-Lavastine, essayiste
Dominique Lanza, psychologue clinicienne
Philippe de Lara, philosophe
Josepha Laroche, universitaire
Alain Laurent, essayiste, éditeur
Michel Le Bris, écrivain
Jean-Pierre Le Goff, philosophe
Damien Le Guay, philosophe
Anne-Marie Le Pourhiet, juriste
Barbara Lefebvre, enseignante
Patrick Leroux-Hugon, physicien
Élisabeth Lévy, journaliste
Laurent Loty, historien des idées
Mohamed Louizi, ingénieur, essayiste
Jérôme Maucourant, économiste
Jean-Michel Meurice, peintre, réalisateur
Juliette Minces, sociologue
Marc Nacht, psychanalyste, écrivain
Morgan Navarro, dessinateur
Pierre Nora, historien, éditeur
Robert Pépin, traducteur
Céline Pina, essayiste
Yann Queffélec, écrivain
Jean Queyrat, réalisateur
Philippe Raynaud, professeur de sciences politiques
Robert Redeker, écrivain
Pierre Rigoulot, historien
Ivan Rioufol, journaliste
Philippe San Marco, auteur, essayiste
Boualem Sansal, écrivain
Jean-Marie Schaeffer, philosophe
Martine Segalen, ethnologue
André Senik, enseignant
Patrick Sommier, homme de théâtre
Antoine Spire, vice-président de la Licra
Wiktor Stoczkowski, anthropologue
Véronique Tacquin, professeure, écrivain
Pierre-André Taguieff, politologue
Maxime Tandonnet, auteur
Sylvain Tesson, écrivain
Paul Thibaud, essayiste
Bruno Tinel, économiste
Michèle Tribalat, démographe
Caroline Valentin, essayiste
David Vallat, auteur
Éric Vanzieleghem, documentaliste
Jeannine Verdès-Leroux, historienne
Emmanuel de Waresquiel, historien
Ibn Warraq, écrivain
Yves-Charles Zarka, philosophe
Fawzia Zouari, écrivaine

Et critique de cette tribune par Pierre Cassen de Riposte laïque

https://ripostelaique.com/le-separatisme-islamiste-cest-lislam-votre-petition-a-10-ans-de-retard-camarades.html

La cause animale est un sujet politique. Qu’en pense vôtre chien Figaro Président Macron ?

Publié le

Malgré de petites avancées législatives sur la cause animale grâce a des études, des pétitions, des manifestes et des actions d’information, nous sommes loin du compte. L’utilité et l’intérêt de l’animal qui est aussi celui de l’humain ne passionne pas les politiques et les amis des animaux crient dans le désert.

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Dame de compagnie de ma chienne, je suis confrontée chaque jour à l’indifférence des responsables pour la dyade que forme le couple humain/chien, à l’ignorance des gens qui les rend méchants,  méprisants, intolérants et hostiles. Par exemple, Paris est la seule capitale d’Europe dénuée de parcs canins dignes de ce nom. Dans le 19ème arrondissement,  nous disposons en théorie d’un parc canin installé à la périphérie de l’arrondissement, sans accès public autorisé puisque les transports publics refusent les chiens moyens et grands qui ne rentrent pas dans un petit sac. De surcroît, ce parc excentré n’est pas équipé de bancs, de point d’eau, de poubelles en nombre suffisant ni de lumière le soir. Encore une fois les autorités persistent à ignorer qu’au bout d’une laisse, il y a un humain qui flâne, se réjouit du paysage, admire la végétation, se grise du parfum des fleurs, bavarde avec ses semblables, joue avec son animal qui lui-même joue avec ses congénères. Ce genre de fête paisible et discrète ne compte pas pour Paris c’est la fête qui se doit d’être obligatoire, bruyante, tapageuse, perfusée de DMDA, d’alcools avec les vomissures et les incivilités agressives qui en résultent .

La question animale est un sujet plus qu’écologique, mais apparemment moins écologique que bronzer à poil à Paris (et détruire l’écosystème du lac Daumesnil à cet effet), rouler à bicyclette sur les trottoirs au détriment des piétons, empester les citoyens avec les odeurs nauséabondes et les pétarades des motos et autres cyclomoteurs, construire autour des arbres des barrières à l’OK coral au prétexte de végétaliser c’est à dire semer sans repiquer et laisser radis et choux mourir de soif et de manque d’espace, etc. des enclos qui servent surtout de poubelles et qui doivent être repensés à nos frais puisque récemment ils ont été sciés à la base…

L’article qui suit fait le point sur le combat pour la cause animale et nous présente le manifeste de la philosophe Corine Pelluchon.

Emmanuel Macron étant propriétaire de Figaro dogue argentin, sera-t-il défenseur de la cause animale, de tous les animaux ? A suivre.

La Connectrice

L’homme ne peut plus être un loup pour l’animal

Un manifeste réaliste pour nos amies les bêtes

Paulina Dalmayer

Paulina Dalmayer
est journaliste et travaille dans l’édition.

Publié le 07 mai 2017 / Politique

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Si le goût assumé pour la salade au quinoa ne garantit pas (encore) l’accession à la présidence de la République, les candidats auraient néanmoins eu intérêt à tendre l’oreille vers les électeurs sans voix. Les défenseurs de la cause animale ne ménagent pas leurs efforts pour l’inscrire sur le calendrier politique à coup de pétitions et d’initiatives diverses. Ces temps-ci, nos amis les bêtes en ont inspiré une pléthore : en octobre 2013, nous avons vu paraître le « Manifeste des 24 intellectuels » pour changer le statut juridique des animaux. Une année plus tard, Franz-Olivier Giesbert mobilisait le gotha de l’intelligentsia avec son Manifeste pour les animaux.

En octobre dernier, une vingtaine de personnalités scientifiques a demandé, dans une tribune au Monde, la création d’un Secrétariat d’Etat à la condition animale, tandis que 26 ONG de protection animale appelaient à inscrire la condition animale au débat politique. Entre temps, le premier Parti animaliste de France était fondé, en mars 2016. Et voici que la philosophe politique, Corine Pelluchon, publie un Manifeste animaliste pour « politiser la cause animale », justifié par un constat amer : « Nous n’avons jamais autant débattu des conditions de vie et de mort des animaux, mais dans les faits rien ne change pour eux ».

Pour le code civil, l’animal est désormais un « être vivant doué de sensibilité »

Certes, les avancées sont maigres, si on se réfère à la modification du code civil, lequel qualifie désormais l’animal d’« être vivant doué de sensibilité » dont on reconnaît la valeur intrinsèque et non plus uniquement la valeur marchande. Reste à savoir en quoi un énième fascicule sur le sujet serait utile. La réponse est claire : pour une fois, la défense de la cause animale ne vise pas au demeurant à supprimer les humains, ni même à les stigmatiser comme une race de barbares ensanglantés. « La tyrannie du bien est souvent le masque de la présomption. Elle est assurément la tentation à laquelle cède tout individu enclin à mirer sa vertu ou sa pureté dans les vices ou l’impureté d’autrui. Parce qu’il a besoin d’écraser les autres, il trouve ainsi dans la cause animale un exutoire à ses passions tristes. », écrit la philosophe. Soyons d’accord. Ce qui est dit donne envie d’en entendre d’avantage.

En effet, le manifeste de Corine Pelluchon sonne un peu comme « Imagine » de John Lennon. Il y a notamment ce passage, beau à en pleurer, sur notre sentiment humain de pitié : « Celle-ci désigne la répugnance innée que l’on éprouve devant tout être sensible en proie à la souffrance ». Les djihadistes trouveraient à y redire. Mais les gens de bonne volonté que nous sommes peuvent accepter d’imaginer la vie antérieure d’une tranche de jambon pour vite constater les aberrations qui ont conduit à sa production. Les bêtes bourrées d’antibiotiques auxquelles les humains résistent de mieux en mieux, l’attrayante couleur rose obtenue par l’ajout du cancérigène nitrite de sodium, les ouvriers des abattoirs malmenés par des cadences infernales au travail et les éleveurs insolvables. Dante n’a décrit que neufs cercles de l’enfer, en voilà le dixième. Corine Pelluchon tend la main pour nous sortir de là, en proposant une évolution politique et sociétale à long terme, en accord avec les attentes de la majorité des Français. Car, reconnaît-elle, « la plupart des citoyens ne sont pas des ennemis des animaux, mais des individus capables de cloisonner leur vie morale et psychique ».

Des sujets politiques comme les autres

Mais comment agir concrètement quand ni la compassion, ni l’argumentation rationnelle, ne sont suffisantes pour corriger nos habitudes ? La philosophe veut politiser la question animale. A nous les humains de nous demander, non sans appréhension, ce que cela signifie. Pas de panique. Corine Pelluchon distingue avec nuance le statut de citoyen et celui de sujet politique. Si nos chiens ou nos chats ne sont pas nos concitoyens « parce qu’ils ne se pensent pas eux-mêmes comme faisant partie de notre communauté politique », ils sont bel et bien des sujets politiques, « puisqu’ils ont des intérêts à défendre, des préférences individuelles et qu’ils ont la faculté de les communiquer », sous réserve que leurs conditions de vie le leur permettent. Une telle position implique justement la transition vers une société capable de concilier nos droits et les intérêts des animaux. Ceci à raison d’une remise en question d’une conception élitiste, donc spéciste, de l’humain, qui fera grincer les dents de certains. N’en déplaise aux féministes, avec la cause animale c’est un peu comme avec l’émancipation des femmes, laquelle n’aurait pas été possible sans l’engagement de quelques hommes. A défaut d’humains qui bataillent pour la reconnaissance des droits des animaux, ceux-ci ne sauraient se défendre. Les spécistes, dont le point de vue attribue à l’espèce humaine un statut supérieur, y verront un argument en faveur de leur position et n’auront peut-être pas complètement tort.

A ce propos, il convient de saluer l’effort de l’auteur pour éclairer les termes du débat, à l’aide d’un mini-dictionnaire. De même que donner des exemples sur la manière dont la politisation de la cause animale pourrait opérer. L’abolition de l’esclavage en est un des plus éloquents car loin d’être consensuelle à l’époque. La vision de Lincoln a néanmoins atteint ses objectifs, en tablant sur la nécessité de refonder le monde social. A présent, le système établi sur l’exploitation insensée d’êtres vivants et sensibles, ne nous est bénéfique qu’en apparence. « A qui profitent les fermes-usines, quand on sait que les ouvriers agricoles doivent castrer à vif les porcelets, qu’ils mettent des boules Quiès pour ne pas entendre leur cris, se transforment en tueurs pour éliminer ceux qui ne sont pas « conformes » et que le lisier est à l’origine d’une pollution des nappes phréatiques et de la profusion d’algues dangereuses pour la santé ? », demande la philosophe.

Interdire l’abattage sans étourdissement préalable

Laissons les intégristes vegan se déchaîner dans leur coin. C’est parce que la proposition de Corine Pelluchon reste mesurée qu’elle a des chances d’être réalisée un jour. Le besoin de deux temporalités dans l’action le prouve bien. Premièrement, il s’agirait de promouvoir davantage le « welfarisme », c’est-à-dire le courant de l’éthique animale qui prône l’amélioration des conditions de vie des animaux. Le retour vers l’élevage extensif en est une des mesures pratiques, surtout qu’il s’accompagnerait de politiques adéquates à l’adresse des professionnels. Bien qu’il soit évident qu’en sortie de crise songer à des aides financières destinées à élargir un mode de production moins nuisible ou à faciliter la reconversion des éleveurs relève de l’utopie, les exigences de nous tous vont dans ce sens. 88% des Français estiment en effet que le bien-être des animaux d’élevage devrait être mieux protégé, selon une enquête Eurobaromètre de 2016. D’autres dispositions concrètes envisagées par la philosophe paraissent non moins populaires. Interdire la chasse à courre ? Nous sommes 79% à l’approuver. Mettre fin à l’abattage des animaux sans étourdissement préalable ? 72% des Français votent « pour », en dépit de la sensibilité du sujet par rapport aux questions religieuses qui y sont liées. Sinon, qu’on se dise enfin que ni nos traditions ni notre héritage culturel ne disparaîtront avec la fermeture des delphinariums et la suppression des corridas. Et si un tiers des Français avoue orienter son vote en fonction de la sensibilité des présidentiables à la question animale, il ne faut pas y voir un signe majeur de la sensiblerie nigaude de notre époque, mais plutôt une aspiration à nous réconcilier avec une partie de nous-mêmes, la plus humaine justement.

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Cause animale. Disparition de Tom Regan

Professeur émérite de philosophie à l’université de Caroline du Nord, Tom Regan a écrit Les droits des animaux, ouvrage publié en 1983 aux Etats-Unis (The case for animal rights) et traduit en plusieurs langues, dont le français en 2013.

En France, la Fondation Brigitte Bardot a rendu hommage au « principal théoricien des droits des animaux« . « Son analyse est la plus impressionnante et approfondie jamais produite« , peut-on lire sur le compte Twitter de l’organisation.

Le site officiel de Tom Regan met en avant son plus célèbre discours, prononcé en 1988, contre la vivisection, et dans lequel il interpellait les chercheurs travaillant avec les animaux: « Déposez ces armes du mal et rejoignez-nous, vous les scientifiques assez courageux et assez bons pour défendre ce qui est juste et vrai« .

Ci-dessous, vidéo montrant des animaux de laboratoire soumis à des expériences horribles. Réalisée en 1986 par Tom Regan pour illustrer sa conférence  contre la vivisection et en faveur du droit des animaux.

 

28 novembre 1938 – 17 février 2017

Bonne année 2017 avec les loutres du parc de Yellowstone

Publié le

Je souhaite à mes lectrices et lecteurs beaucoup de petits bonheurs et encore plus de satisfactions dans ce monde chamboulé dont il serait vain d’attendre LE bonheur. Il vaut mieux espérer petit et durable-modeste et local- pour ne pas être contrarié ;-).

Je vous propose pour un petit moment de simple plaisir, ce film sur la vie des loutres dans le parc naturel de Yellowstone. Vous y trouverez des curiosités, de la drôlerie, des exemples plutôt pacifiques de lutte pour la vie et le plaisir de voir une belle nature au fil des saisons.

Je n’avais pas prévu de vous offrir ces étrennes mais venant de regarder ce film avec plaisir j’ai eu envie de vous le faire partager car c’est un superbe film avec de très belles images montrant une famille de loutres terrestres (différentes des loutres de mer par les pattes arrières  palmées entre les doigts mais pas soudées en palmes) dans le grand parc de Yellowstone (superficie approximative de trois états de l’Ouest américain avec vastes forêts, de nombreux lacs, cascades et chutes d’eau, monts et reliefs volcaniques avec sources d’eau chaude)..

A bientôt pour de nouvelles aventures de la pensée,

La Connectrice

https://i1.wp.com/i33.fastpic.ru/big/2014/0120/58/f9a77f7c5083a33ce9b84139c240be58.jpg

PBS Otters Of Yellowstone PDTV x264 AAC MVGroup org. 1997   durée 54.43 mn Commentaires en anglais mais images très explicites si on ne comprend pas la langue.

Cliquez ci-dessous pour voir le film.Si vous ne souhaitez pas tout regarder, vous trouverez ci-dessous des repaires pour ne voir que ce qui vous intéresse.

https://youtu.be/S_c_JOtZu4Q

Au début du film, c’est l’hiver et les loutres glissent joyeusement sur la neige qui recouvre les collines pour rejoindre un lac au pied d’une grande cascade. La loutre serait dotée de la fourrure la plus dense du monde animal, ce qui la protège efficacement des glaces. Elles plongent au milieu des glaces pour pêcher et ramener des truites qu’elles dévorent hors de l’eau, sur la berge ou un tronc d’arbre, tout en se garant des prédateurs, en particulier les coyotes et les aigles. Pendant que la mère se restaure, sa progéniture tient un coyote à distance en grognant et tentant de lui mordre le museau. Il finira par s’enfuir mais reviendra plus tard avec un complice sans toutefois avoir gain de cause. En été, le coyote ne constitue pas une menace sérieuse pour les loutres car il se nourrit en abondance de petits rongeurs mais en hiver il convoite le poisson pêché par les loutres.A 17.25, la femelle rencontre un mâle. Grognements, lutte pacifique, contorsions de séduction jusqu’à ce qu’un autre mâle se présente. Les deux mâles entreprennent de se battre tandis que la femelle s’ennuyant retourne dans les eaux pêcher. Quand les mâles s’aperçoivent de son absence, elle est déjà loin…

18.22, Dégel du lac avec l’arrivée du printemps et de nouvelles venues, les oies bernaches du Canada. Elles entreprennent de se battre entre elles pour le contrôle du territoire. Pas très amènes ces bestioles que nous pouvons observer à Paris, entre autres au lac du parc des Buttes-Chaumont.

22.00, La glace a disparu, les eaux sont limpides et pullulent de bancs de poissons, une opportunité que va saisir la maman loutre pour éduquer à la pêche ses rejetons. Après le déjeuner de sa portée, la mère retourne chercher sa propre pitance mais elle est encore forcée de partager. Puis sieste postprandiale en totale relaxation sur les troncs d’arbre pointant hors de l’eau.

27.00, c’est l’été et nous pouvons voir un échantillon de la faune du parc : cervidés, coyotes, bisons, aigles, loups…

27.40, l’orage éclate et il se met à pleuvoir. Les loutres plongent dans l’eau pour se mettre à l’abri ! L’orage terminé, les jeunes se mettent à jouer entre eux avec une énergie renouvelée.

30.20, la famille se met en route à la recherche d’autres campements. Elle rencontre un troupeau de loups, récemment réintroduits dans le parc, et se sentent en danger à proximité de ces chasseurs qu’elles connaissent moins bien que les coyotes et savent plus dangereux. Elles s’aplatissent dans l’herbe en attendant de pouvoir repartir.

32.58, arrive l’automne et la baisse drastique de la température mais la mère connait les poches d’eau encore tièdes où se sont réfugiées petites et géantes truites. Elle connait aussi les sources de vapeur volcanique qui permettent à la faune et la flore du parc de survivre en toute saison. Il est temps pour les enfants de pêcher pour eux-mêmes. On dit que Yellowstone n’a que trois saisons : printemps, été et hiver car, à partir de septembre, il fait déjà très froid.

38.20, Une jeune loutre vient de se joindre à la petite famille qui rencontre un mur de béton. La mère le franchit aisément mais les petits n’y parviennent pas alors, après plusieurs essais infructueux, la mère les saisit par la tête et les voilà hors de portée du coyote qui attendait avec impatience un nouvel échec pour se saisir de la proie.

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Source images capture d’écran https://ebookee.usbypass.info/PBS-Otters-Of-Yellowstone-1997-PDTV-x264-AAC-MVGroup_2479482.html

35.00, dans le ciel deux jeunes aigles (bald eagle, pygargue à tête blanche ) se livrent à un étonnant et acrobatique rituel de renforcement de leurs liens de couple (renouvellement de voeux). L’aigle est monogame et fidèle pour la vie.

40.00 Quand l’hiver est revenu et que toutes les eaux sont gelées, la mère connait les emplacements des sources d’eau chaude où il est possible de pêcher la truite alors que les autres animaux sont condamnés à la faim, la transhumance, la migration ou l’hibernation. Le coyote les suit car, à défaut de petits rongeurs, il se contenterait bien de poisson mais …la famille loutre veille. A 43.50, profitant de l’inattention d’une loutre trop occupée à dévorer sa truite, il réussi à lui chiper ce qu’il en reste et, malgré les grognements des loutres, il l’avale tout en restant à proximité.

47.45, un aigle tente de ravir la proie des loutres qui s’enfuient en abandonnant quelques restes dans la neige mais un corbeau vient les disputer à l’aigle.

50.00, le coyote retrouve deux congénères et ils décident ensemble de chasser la loutre. La fille réussit à prendre la fuite mais la mère est coincée par les trois prédateurs. Elle tente de les éloignée en crachant, se contorsionnant et les mordant au museau.à 51.53, elle trouve un trou et échappe pour cette fois aux trois coyotes. Sur la neige, des traces de sang indiquent qu’elle a été blessée. Curieuse, elle pointera le nez hors de son trou pour assister à la retraite des prédateurs.

Le film se termine avec l’arrivée d’un mâle. Le fils est parti vivre sa vie et la mère, le mâle et la fille repartent vers de nouvelles aventures en glissant sur la neige comme au début de ce beau documentaire.

La Connectrice

Foutoir parisien. L’écosystème du lac Daumesnil sacrifié pour une piscine

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  • En seulement 30 ans, plus de 420 millions d’oiseaux en Europe ont disparu à cause de la destruction des écosystèmes

http://www.notre-planete.info/actualites/actu_4132.php

En seulement 30 ans, plus de 420 millions d’oiseaux en Europe ont disparu

13 novembre 2014, 11 h 58

60 % des tourterelles ont disparu en Europe © Bernard Piquenard – Licence : Tous droits réservés

La sixième extinction massive de la biodiversité est bien en marche : en seulement 30 ans, 421 millions d’oiseaux ont disparu, non pas sur Terre mais seulement en Europe ! C’est l’estimation édifiante réalisée par une étude publiée dans le journal scientifique Ecology Letters. Pour les auteurs, « le déclin global de la biodiversité est sans précédent » (dans l’histoire de l’humanité). Les alertes scientifiques, les mobilisations internationales et locales semblent inefficaces devant le rouleau-compresseur d’une société marchande aveugle à son propre support de vie. Résultat : les écosystèmes s’appauvrissent ou sont méthodiquement stérilisés comme en témoigne le projet de barrage de Sivens en France qui a détruit une zone humide remarquable qui abritait de nombreuses espèces pourtant « protégées ». Si quelques espèces en voie d’extinction connaissent parfois un peu de répit, elles sont trop souvent les représentantes de la biodiversité symbolique, celle qui marque les esprits : pandas, baleines… Laissant de côté les espèces plus communes, dont les oiseaux, qui paient pourtant un lourd tribut. Cette étude menée par Richard Inger et Richard Gregory s’est basée sur 144 espèces d’oiseaux européens sur une échelle de 30 ans. Les données exploitées proviennent du Pan-European Common Bird Monitoring Scheme (PECBMS) et de Bird Life International. Résultat : on compte aujourd’hui 421 millions d’oiseaux en moins qu’il y a 30 ans ! Environ 90 % de ces pertes proviennent des 36 espèces les plus communes et les plus répandues, comme les moineaux domestiques, alouettes, perdrix grises et étourneaux, soulignant la nécessité de redoubler d’efforts pour mettre un terme à la disparitions des oiseaux de nos campagnes les plus connus à l’échelle continentale. D’une manière générale, l’étude rapporte que les petits oiseaux déclinent plus vite que les grands et que les espèces les plus communes sont les plus touchées, avec des baisses de population considérables et rapides.

Les principales causes de la disparition des oiseaux Cette disparition des oiseaux est liée à deux phénomènes principaux : les méthodes agricoles intensives et la destruction des habitats. Si de nombreuses espèces d’oiseaux présents dans les campagnes connaissent un très fort déclin, cela s’explique principalement par les méthodes agricoles conventionnelles : l’usage intensif des pesticides tue les insectes dont se nourrissent les oiseaux, qui meurent alors de faim. De surcroît, les haies sont coupées ou détruites, les arbres taillés : les oiseaux ne peuvent plus y nidifier. Enfin, la chasse de loisirs décime des millions d’oiseaux chaque année, et notamment en France. Une perte préjudiciable pour l’environnement et les Hommes Selon Richard Inger : « la perte importante des oiseaux communs pourrait être très préjudiciable à la société humaine ». En effet, ces oiseaux offrent de multiples avantages pour les écosystèmes : ils aident à lutter contre les ravageurs en contrôlant leur prolifération, ils disséminent les graines des fruits qu’ils mangent et participent ainsi à la reproduction des végétaux. De plus, les oiseaux détritivores jouent un rôle clé dans l’élimination des charognes dans l’environnement. En outre, pour beaucoup de gens, les oiseaux demeurent le principal moyen dont ils interagissent avec les animaux sauvages, en écoutant leurs chants, en profitant de leur présence, en les alimentant et les observant. Quelques espèces d’oiseaux ne sont pas en déclin Cette hécatombe masque pourtant la bonne santé de certaines populations d’oiseaux communs : grandes mésanges, rouges-gorges, mésanges bleues et merles ; mais aussi plus rares : busards des roseaux, buses et courlis. Cela pourrait s’expliquer par des mesures de conservation ciblée en Europe. Toutefois, ces plans de gestion offrent peu de protection pour les espèces les plus communes et les plus répandues. Si la disparition des oiseaux les plus communs était déjà connue, cette étude la confirme et la quantifie à l’échelle européenne. De plus, elle donne tout son sens à l’extinction massive de la biodiversité en cours et dont nous sommes les premiers responsables. Malheureusement, bien d’autres espèces sont concernées, mettant en péril l’avenir de l’humanité étroitement dépendant des ressources de la nature.

Référence Common European birds are declining rapidly while less abundant species’ numbers are rising ; Richard Inger, Richard Gregory, James P. Duffy, Iain Stott, Petr Voríšek, Kevin J. Gaston – DOI: 10.1111/ele.12387 Auteur Christophe Magdelaine / notre-planete.info Source : notre-planete.info, http://www.notre-planete.info/actualites/actu_4132.php

  • une vaste aire de « baignade biologique » – publique et gratuite – dans le bois de Vincennes en 2019.

http://www.lejdd.fr/JDD-Paris/Un-premier-lac-ouvert-a-la-baignade-a-l-ete-2019-808423

11 septembre 2016  |  Mise à jour le 12 septembre 201 ! 

A Paris, un premier lac ouvert à la baignade à l’été 2019

Une délibération soumise fin septembre au Conseil de Paris lancera la création d’une vaste aire de « baignade biologique » – publique et gratuite – dans le bois de Vincennes.

La zone de baignade (hachurée en blanc) de 8.000 m2 du lac Daumesnil sera filtrée naturellement. La plage en herbe sera située au sud de l’île de Bercy. (DR)

Nager ou barboter dans le lac Daumesnil, en plein bois de Vincennes (12e arrondissement), à deux pas du périphérique, de la Foire du Trône ou du zoo de Paris : certains en rêvent depuis longtemps alors que d’autres jugent l’idée ridicule. Initié en 2011, puis abandonné avant d’être ressorti des tiroirs début 2014 par Anne Hidalgo, alors candidate à la mairie de Paris, le projet se concrétise. Lors du prochain Conseil de Paris, les 26, 27 et 28 septembre, la maire socialiste proposera une délibération visant à instituer une aire de « baignade biologique » de 8.000 m2, estivale et gratuite, aménagée à l’ouest du lac Daumesnil.

En 2014, cette promesse de campagne avait fait jaser les maires de droite des communes riveraines du bois de Vincennes – Saint-Mandé, Saint-Maurice, Charenton-le-Pont, Joinville –, lesquels la qualifiaient (dans Le Parisien) d’initiative « aberrante », d' »idée de bobo » ou de « supercherie ». Depuis, la maire de Paris s’est engagée à rendre la baignade possible dans la Seine d’ici à 2024. Et elle a fait voter un plan Nager à Paris – 104 mesures et une enveloppe budgétaire de 150 millions d’euros –, dévoilé dans le JDD le 14 juin 2015. Ce plan prévoit, outre quatre nouvelles piscines dans la capitale, la création d’une baignade dans le lac Daumesnil. A l’été 2017, une partie du bassin de la Villette (19e) sera aussi ouverte aux baigneurs… qui n’ont pas attendu l’autorisation pour y plonger fin août.

Le lac Daumesnil aujourd’hui « impropre à la baignade »

« L’idée progresse, le sujet devient plus consensuel », se félicite Célia Blauel, adjointe EELV à la maire, chargée de l’eau et de l’environnement, qui ne craint pas de vagues de la part de l’opposition municipale. Et d’ajouter : « Le projet Daumesnil n’a pas été facile à mettre en œuvre. Nous avons beaucoup discuté avec les services techniques pour lever les points de blocage sur l’amélioration de la qualité de l’eau pour les baigneurs, sur l’insertion paysagère ou sur l’impact – moindre – pour le site et les animaux. » Le bois de Vincennes est classé au titre du Code de l’environnement, mais également par le PLU, « espace boisé » et « zone naturelle et forestière ». L’aménagement du plan d’eau devra aussi être compatible avec les usages actuels que sont le canotage et la pêche.

Les premières études de faisabilité ont vite montré que la qualité sanitaire de l’eau du lac laissait à désirer. De « fortes concentrations de bactéries pathogènes […] dues à la présence d’animaux domestiques ou sauvages » le rendaient « impropre à la baignade », souligne le texte qui sera présenté au Conseil de Paris. Le projet initial de permettre la baignade « sans aucun aménagement » a donc été abandonné, le traitement de l’eau étant indispensable. La zone « baignable » sera séparée du reste du lac par « deux jardins aquatiques » de 2.000 m² de part et d’autre, constitués de « plantes immergées » choisies pour leur capacité à filtrer l’eau biologiquement, l’épurer et la recycler. Créé artificiellement en 1858 par Jean-Charles Alphand, ingénieur des ponts et chaussées du baron Haussmann, ce bassin de 10 ha a d’abord été alimenté par la Marne ; il l’est aujourd’hui par le réseau d’eau non potable de la Ville de Paris. De la vase recouvre encore le fond du lac.

L’équivalent de trois piscines olympiques

A compter de l’été 2019, cette nouvelle aire de baignade gratuite ouvrira au public tous les ans, de mi-juin à mi-septembre, de 10 heures à 20 heures. Les « espaces enherbés existants » dans le sud de l’île de Bercy – accessibles par l’île de Reuilly – serviront de plages. Le site doit être divisé en trois zones, précise la délibération : « Un espace ludique et familial de 2.600 m² dont la profondeur sera comprise entre 30 et 60 cm, un espace de baignade autonome de 2.200 m² d’une profondeur comprise entre 30 cm et 1,5 m et un espace de 3.200 m², de 2,5 m de profondeur dédié à la nage. » Soit quasi « l’équivalent de trois piscines olympiques [1.250 m²]! », se réjouit Célia Blauel.

Douches, cabines pour se changer, locaux pour le personnel, platelages ou rampes d’accès des personnes à mobilité réduite… les équipements seront montés pour les trois mois d’été. L’accueil du public se fera via le poste de garde existant, à l’entrée de l’île de Bercy. « Le coût annuel de la maintenance et de l’exploitation de l’ensemble des installations est estimé à 450.000 € TTC », stipule le projet de délibération. Agents de la Ville, les maîtres-nageurs sauveteurs veilleront à la sécurité des quelque 2.200 personnes attendues chaque jour sur l’aire de baignade – 75.000 sur une saison. La capacité est estimée à 1.000 baigneurs en même temps.

Bertrand Gréco – Le Journal du Dimanche

De la douceur dans ce monde de brutes. Vaches du Québec en Hiver

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Comté de Charlevoix, village de Saint-Irénée.

Bien loin de chez nous par la distance géographique mais très proches par le coeur, la langue et la culture vivent nos cousins québécois.

L’un d’entre eux, Roger Audet, lecteur fidèle de ce blog.a sursauté de ravissement à la lecture de l’article du Marianne que j’avais posté ici, dans lequel le philosophe et académicien Alain Finkielkraut exposait avec une joie de petit garçon son affection pour les vaches.

Roget Audet a eu la gentillesse de transmettre des impressions et des images des vaches du village de Saint-Irénée dans le comté de Charlevoix. Il évoque ainsi ce monde lointain où nous rêverions d’avoir notre « petite cabane au Canada », même sous la neige.

La Connectrice

le 28 décembre 2015:

Vingt-25 cm de neige sont tombés aujourd’hui et premier voyage en raquettes.
Les vaches de Martin le déneigeur se fondaient dans la neige, serrées les unes contre les autres pour se protéger. Peut-on être indifférent au regard triste ou curieux des vaches? On dirait qu’elles veulent nous dire quelque chose. Cela m’intrigue! Tristes d’elles ou de nous? 

27 avril 2016
Martin est agriculteur et élève des bovins de boucherie. L’hiver, il fait aussi du déneigement dans le coin, donc vient déneiger chez moi avec un gros tracteur de ferme et c’est pour cela que je l’appelle le « déneigeur ».

Cette première randonnée de raquette dura 2 1/2 heures et elle fut agréable à cause de la neige. La majeure partie de la randonnée est en forêt.  La neige qui tombe en décembre est toujours plus agréable que celle qui tombe en avril alors que la lumière nous aspire ailleurs. Voici quelques photos.
Roger Audet

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