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Archives de Catégorie: botanique flore et faune urbaines Paris

Paris 19. Stop à l’ouverture nocturne du parc des Buttes-Chaumont. Signez !

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L’ouverture nocturne du parc des Buttes-Chaumont est un drame pour la faune et la flore du lieu, ses monuments et les riverains. Oiseaux aquatiques et passereaux ont déserté le parc dérangés par le vacarme et les lumières ; lac, végétation et pelouses sont pollués ; arbres cassés et mobilier et monuments tagués ; malgré la réglementation des parcs et jardins les visiteurs viennent avec des packs de bière, des litres de vin et d’alcool fort s’enivrent et hurlent toute la nuit ; trafic et consommation de drogues créent de l’insécurité, entraînent des hurlements et favorisent la battement de tams-tams et autres tambours sans relâche. Les riverains ne connaissent ni repos diurne ni repos nocturne. Les ivrognes et les drogués débordent sur le quartier se livrant à du vandalisme sur les plantes, les deux roues, les voitures et les commerces dont ils brisent les vitrines. Ils vomissent sur les trottoirs urinent dans les massifs et agressent les passants qu’il croisent.

Nous demandons la fermeture nocturne du parc des Buttes-Chaumont afin de limiter les incivilités, la délinquance et la criminalité dans l’intérêt de la faune, de la flore et des êtres humains riverains.

 

De gauche à droite, un arbre tagué parmi d’autres, L’homme vient se rafraîchir avec son pack de bière comme tant d’autres, le pique-nique est largement arrosé, un gros pack de bière pour un seul couple …

Un papillon Myrtil sur mon balcon parisien !

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Myrtil

 

 

 

La première photo est celle de wikipedia. On ne voit pas très bien le myrtil sur mes photos car je les ai prises à l’aveugle, éblouie par le soleil je ne voyais rien dans le viseur.

Pourquoi me suis-je étonnée de la visite de ce papillon ? Parce que les insectes sont rares à butiner mes fleurs. Dernièrement, mon mandarinier étant fleuri, j’espérais que les abeilles des ruches alentour viendraient butiner et en même temps polliniser l’arbuste. Il n’en fut rien à ma grande surprise car les petites fleurs blanches étaient merveilleusement odorantes.

J’ai ouïe dire que les insectes se faisaient rares à Paris à cause de la pollution, de la lumière et du bruit qui est favoriser par la politique de la ville de Paris, en particulier avec l’ouverture nocturne des parcs et les autorisations pléthoriques de concerts électroniques , la privatisation d’espaces  naturels pour le bronzage comme le lac Daumesnil et bientôt l’ouverture des cimetières pour la fête. Cet état de fait fait également disparaître les petites oiseaux au profit de leurs prédateurs comme les corneilles et les cormorans.

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De la douceur dans ce monde de brutes. Iris translucide dans tous ses états

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Evolution des trois pieds d’iris de mon balcon du 9 au 14 mai 2018 par temps maussade et pluvieux. Je ne me lasse pas d’admirer leur beauté complexe avec leurs couleurs et leur fragrance subtiles, la translucité de leurs pétales ondulées, leur résistance à la pluie et à la morosité du temps.

J’ai attendu dix ans la floraison de l’unique rhizome que j’avais acquis quai de la Messagerie, je l’ai divisé au fil des années et puis j’ai abandonné la jardinière dans un coin désespérant de voir sortir des fleurs et je ne m’y attendais plus lorsqu’enfin elles sont apparues.

Une chose que j’ai apprise avec le jardinage, c’est que les plantes sont imprévisibles. Les graines peuvent éclore une ou deux années après les semis, certaines plantes fleurissent une année ou plus après la plantation (giroflées), certaines graines produisent des plantes stériles (volubilis)et beaucoup d »espèces ne résistent pas au soleil et au vent de mon balcon (rosiers, jasmin, bambou, laurier rose, chèvrefeuille…). D’autres plantes comme les pensées s’autosèment.

Avril frisquet aux Buttes-Chaumont mais ça piaille…

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Ce soir, vers 20h, il faisait frisquet et les oiseaux du parc étaient agités. Comme à chaque prélude au crépuscule, mésanges, pigeons et canards étaient très actifs, les premiers volant de branche en branche pour s’élancer vers le ciel jusqu’à disparaître à ma vue. Les passereaux surtout, bien que rares, faisaient un joyeux tintamarre. Les gros nuages sombres se laissaient pousser par le vent froid pour laisser la place à des confrères plus légers qui jouaient avec les rayons du soleil. Les branches nues des marronniers commençaient à se gonfler de bourgeons brillants.

5 jours auparavant, le 31 mars.

Buttes-Chaumont. Les cormorans sont à la fête

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http://sureaux.blogspirit.com/archive/2015/02/01/les-cormorans-de-paris-3036117.html

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Des cormorans perchés sur un « reposoir », ici un platane près du lac des Buttes-Chaumont

Hier, je m’interrogeais sur l’identité de ces oiseaux haut perchés et un lecteur me répondait qu’il s’agissait de cormorans ce qui m’a été confirmé aujourd’hui par plusieurs personnes. J’ai même pu les voir plonger depuis le sommet du platane sur le lac, replonger pour pêcher et se reposer sur la digue en déployant leurs ailes à moitié.

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Pourquoi le cormoran déploie-t-il ses ailes lorsqu’il est au repos ? Pour les sécher ? pour se réchauffer en faisant travailler ses muscles ? pour mieux digérer le poisson qu’il vient d’avaler tout cru ? http://lesoiseauxenville.skynetblogs.be/archive/2014/02/02/les-voies-du-cormoran-sont-difficiles-a-suivre-8092889.html

Une amie me racontait qu’elle en voyait régulièrement depuis environ quatre ans sur le canal de l’Ourcq. On lui avait dit que leur présence annonçait un changement de temps et je veux bien le croire si, comme les mouettes, en cas de tempête sur les côtes ils remontent la Seine pour se mettre à l’abri dans les terres.

Cormoran nuisible

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L’arrivée des cormorans ( ph. Y.Gestraud) http://lesoiseauxenville.skynetblogs.be/archive/2010/11/28/d-ou-viennet-les-cormorans.html

Il y a quarante ans, ils étaient au bord de la disparition dans nos pays. Aujourd’hui, ils sont presque devenus un fléau, provoquant depuis plusieurs années la colère des pisciculteurs et des pêcheurs, inquiétant les responsables d’aéroports, mobilisant les députés français et européens, des dizaines d’équipes de recherche de par le monde, suscitant des plans d’action et de lutte, des réunions de toutes sortes… Les cormorans sont devenus une «cause». Peut-être moins médiatiques que les loups ou les ours, ces oiseaux illustrent parfaitement la difficulté des relations entre l’homme, et ses activités, et la faune sauvage. Et leur pullulation menace de plus certaines espèces rares de poissons.

Le cormoran n’a pas, en général, dans nos esprits, une image trop négative. Pourtant, il était parti du mauvais pied. Ainsi, à bord de l’Arche de Noé, il est puni par le patriarche pour mauvaise conduite. Qui lui retire donc la petite glande productrice d’une substance qui, chez les autres oiseaux, imperméabilise le plumage. Noé lui donne également une couleur noire. D’où sans doute son nom. Car cormoran veut dire «corbeau de mer». Ce qui n’est pas trop encourageant. Même La Fontaine le brocarde dans la fable Les Poissons et le Cormoran où il apparaît sous un jour très fourbe…

http://www.lefigaro.fr/sciences/2009/08/26/01008-20090826ARTFIG00318-pourquoi-les-cormorans-sont-ils-devenus-un-fleau-.php

Tout d’abord, deux mots sur le Grand Cormoran qu’on peut voir en hiver à Paris et en banlieue : il nous vient du nord, essentiellement Pays-bas et Danemark,  pour passer l’hiver dans toute la France. C’est un pêcheur de poisson qui vit en groupe. La sous-espèce qui nous visite se reconnait en plumage nuptial ( dès janvier…) à sa nuque marquée de blanc.

lI coupe son temps de pêche de périodes de repos où on le voit souvent prendre sa position caractéristique, ailes écartées. Cela a longtemps été interprété comme une manière de sécher ses ailes, mais c’est actuellement remis en cause : on parle plutôt d’une méthode pour se réchauffer le corps en faisant travailler ses muscles.

La population hivernante de la Petite Couronne est d’environ 700 individus qui se regroupent en 2 gros dortoirs ( sur la Seine en aval de Saint-Denis et sur la Marne, dans la bouche de St-Maur) ainsi que 3 dortoirs de taille plus réduite ( Île Seguin, la Courneuve et Villepinte )…

Donc… souvent je me suis levé de bonne heure… pour être sur le terrain avant les cormorans, que ce soit à la Villette où arrive un canal qui conduit les cormorans venant de Saint-Denis, à Sevran pour voir s’il en venait de Villepinte ( un peu) ou de plus à l’est (un peu aussi), au pont de Sèvres ou au pont d’Austerlitz. J’ai ainsi pu confirmer l’idée qu’ils suivent bien les cours d’eau, du moins à l’aller. Je pense même que c’est ce qui explique la modification progressive des lieux de pêche : les plus motivés partent tôt et savent où ils vont. Les autres attendent un peu puis longent les cours d’eau jusqu’à trouver des copains en train de pêcher ! Ils se joignent alors à la pêche qui peut donc rapidement atteindre la centaine de participants( cas de la Villette en 2011). Quand le secteur est épuisé, ou si les premiers arrivés n’ont rien trouvé, ils vont plus loin… C’est ainsi qu’un joli groupe ( au moins 70) a visité plusieurs jours de suite le secteur de la Folie à Bobigny avant d’aller plus loin jusqu’au pont de Bondy.

C’est à cette occasion qu’ils peuvent former des reposoirs comme on en voit par exemple en plein coeur de Paris.

http://lesoiseauxenville.skynetblogs.be/archive/2014/02/02/les-voies-du-cormoran-sont-difficiles-a-suivre-8092889.html

Le cormoran est le symbole des contradictions de notre époque. Devenu protégé sur ses lieux de nidification dans les pays scandinaves , il prolifère. Et donc extermine les poissons de nos rivières au grand dam des pêcheurs et surtout vide les étangs, ce qui porte un coup mortel à une pisciculture douce.
Un cormoran isolé c’est joli sur la Seine, une troupe de cormorans qui digère sur les bords d’un étang vers midi, c’est sombre, inquiétant, et ça sent très mauvais…http://www.pariscotejardin.fr/2018/01/grand-cormoran-sur-la-seine-a-paris/

Buttes-Chaumont. Temps doux, nuageux, la nature revit sous la neige fondue

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Je rentre dans le parc par la porte principale en face de la mairie. Quelques points de neige soulignent les reliefs assombris par les nuages.

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Mais quels sont ces oiseaux qui sifflent sur nos têtes ? Ils restent là, immobiles sommet de ce platane, loin de la petite marée de coureurs qui envahissent les allées au mépris des vieux, enfants, chiens, flâneurs qui tentent de se faufiler entre les plaques de neige aussi tassée et glacée que  les névés des montagnes.

Je suis habituée à voir des perruches installées dans les branches comme sur un présentoir de bijouterie. Mais ces oiseaux, je ne le reconnais pas. Et vous ?

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Ce camélia extrêmement florifère chaque année ne semble pas avoir souffert de l’épais manteau de neige qui le recouvrait encore au début de la semaine. Sa gangue blanche a retardé sa floraison et ses nombreux boutons ont sagement attendu que le temps soit plus clément pour déployer leurs pétales rouge sang.

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Ma chienne a aimé se vautrer dans la boue et il est dommage qu’elle n’ait pas été chaude car c’eut été un bon traitement de son arthrose. Elle a eu droit à une douche chaude de retour à la maison.

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Sur sa surface nord, le lac est encore gelé.

Sur les pierres qu’abrite ce mélèze (?), venaient se poser alternativement trois hérons dont deux ont disparu depuis l’été dernier. Lorsqu’ils décollaient ou atterrissaient, l’envergure de leurs ailes était superbe et impressionnante. Il y a quelques jours, tandis qu’il neigeait, le troisième se tenait perché haut dans un platane.

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De loin, je croyais voir un canard colvert pris dans les glaces et je me demandais comment il s’en dégagerait. Heureusement, il ne s’agissait que d’une bouteille en plastique dont le lanceur a du jouir de la voir rebondir sur la glace ;-(

Ce dimanche ensoleillé, le printemps des perruches

Ce dimanche avait un air de printemps aux Buttes-Chaumont. Quelques perruches voletaient de branche en branche poussant des cris. La plupart des oiseaux se perchaient séparément jusqu’à ce que deux d’entre eux se rassemblent sur une même branche, bien serrés et immobiles l’un contre l’autre.

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