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Archives de Catégorie: chasse à la femme

#balancetonporc. Jean-Michel Apathie plus solidaire des victimes qu’Elisabeth Lévy

Élisabeth Lévy, directrice de la rédaction de « Causeur » et Natacha Polony, journaliste et essayiste.Les dénonciations de cas harcèlement sexuel se multiplient… Et pourtant certains et certaines dénoncent le harcèlement « féministe » : « Arrêtez la chasse à l’homme », c’est le titre de la Une du magazine Causeur. Comment nos invitées expliquent-elles ce paradoxe ?

Elisabeth Lévy et Natacha Polony ont pour priorité de défendre les pauvres hommes persécutés par les méchantes féministes qui osent prendre la parole pour dénoncer le harcèlement sexuel dont elles ont été et sont encore victimes. Je suppose que ces deux femmes sont accompagnées de gardes du corps en permanence car moi qui me déplace seule je subis encore des apostrophes immondes malgré mon grand âge.

Polony et Lévy sont furieusement égocentriques ramenant la condition des femmes à leur propre statut privilégié. Le harcèlement sexuel, elles ne connaissent pas et leurs copains mâles sont blessés et outrés par le mouvement #balancetonporc. Les hommes sont les véritables victimes à leurs yeux et elles ont envie de les materner et les protéger des allégations « délatrices » des harpies féministes. Dans l’histoire du féminisme, il n’est pas rare de voir des femmes s’opposer aux femmes en émancipation pour prendre le parti de leurs petits hommes faibles et fragiles qui ne pourraient rien sans elles.

Je trouve incroyable et ironique que, face à leur critique sévère et injuste de la campagne #balancetonporc, il faut que les hommes présents sur le plateau, le journaliste Apathie et l’animateur de l’émission Ali Baddou, remettent les choses en place. Tant mieux car sans la participation des hommes à nos luttes, nous n’avancerons pas. Et eux non plus.

Depuis le début de la campagne #balancetonporc, Elisabeth Lévy et les rédacteurs de son magazine Causeur se déchaînent contre les féministes, ces délatrices, affabulatrices, amalgamatrices, hystériques, misandres et perverses. C’est d’ailleurs un parti pris chez Causeur, l’intérêt et la vision des hommes priment sur la maltraitance par réification des femmes. Ainsi le magazine s’est prononcé fermement en faveur des clients de prostituées https://www.causeur.fr/prostitution-laurence-rossignol-clients-37821 par de nombreux articles et le lancement de la pétition 343 salauds.

causeur pute manifeste salauds

 

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Elisabeth Lévy fait partie de ces femmes qui ont largement bénéficié des luttes féministes et qui osent renier l’origine de ces bénéfices pourtant obtenus de haute lutte et pour certains pas complètement passés dans la pratique comme l’égalité salariale. Elisabeth Lévy aurait-elle accédé au poste de directrice de rédaction sans le féminisme ? A qui et quoi doit-elle de ne pas devoir demander la permission de son père , frère aîné ou mari pour étudier, travailler, ouvrir un compte en banque, contrôler son corps, etc ?

Materner les hommes de la naissance à la mort est un conditionnement psychologique qui inhibe la part de libre arbitre de nombreuses, trop nombreuses femmes.

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J’ai bien connu, de près ou de loin,  certains rédacteurs du magazine Causeur dans les années 70, grande période de la vague féministe de cette période et j’admets que nous  avons fait voir à nos hommes toutes les couleurs tant notre enthousiasme était grand. Nous remettions en cause toutes leurs prérogatives et ils s’y soumettaient parce qu’ils avaient envie de faire partie de l’aventure vers une société plus juste, plus égalitaire, plus humaine, plus généreuse et plus libre. Le féminisme faisait partie de cette belle utopie. Ces messieurs se soumettaient à nos exigences aussi parce qu’ils y trouvaient leur compte : notre libération sexuelle contribuait à la constitution de leur harem, la pilule leur permettait de sexer sans risque et sans devoir se retirer (le préservatif, ils n’ont jamais beaucoup aimé), la légalisation de l’avortement les libérait de leurs obligations, le partage des responsabilités parentales et financières les soulageaient du lourd fardeau des responsabilités, ils n’avaient plus le devoir de nous protéger nous qui n’étions plus de « faibles femmes » et ceux qui étaient mariés ou en couple pouvaient faire leur outing homosexuel, etc.

Je reconnais que nous avons parfois été excessives et injustes mais eux, ils l’étaient depuis des millénaires, ils peuvent bien nous pardonner parce qu’au final, ils n’ont pas été perdants, quoiqu’ils prétendent. S’ils avaient tout perdu, ils n’occuperaient pas encore les meilleurs postes de la société comme président, PDG, promoteur, directeur, responsable en tous genres et …producteur.

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J’avais participé à la réalisation de ce numéro et je m’étais follement amusée tant nous regorgions d’idées et d’humour.

On ne critique bien que ceux qu’on aime et il va de soi que si je n’appréciais pas moult positions du magazine Causeur je ne prendrai pas la peine d’en parler.

La Connectrice, féministe historique (depuis 1969)

La chanson Nous qui sommes sans passé, les femmes… a été d’emblée plébiscitée par les militantes du MLF. Mais, depuis notre première manifestation massive le 20 novembre 1971 (consultez une vidéo sur le site de l’INA) jusqu’aux plus récentes apparitions publiques des jeunes féministes, la fougue des manifestantes a complètement métamorphosé le rythme d’origine et rendu moins direct l’emprunt de l’Hymne du MLF au Chant des marais. « 

‘ Hymne du MLF ‘

Nous, qui sommes sans passé les femmes,
nous qui n’avons pas d’histoire,
depuis la nuit des temps, les femmes,
nous sommes le continent noir.

refrain :
Levons nous, femmes esclaves
Et brisons nos entraves,
Debout! Debout !

Asservies, humiliées, les femmes
Achetées, vendues, violées ;
Dans toutes les maisons, les femmes,
Hors du monde reléguées
(refrain)
Seules dans notre malheur, les femmes
L’une de l’autre ignorée,
Ils nous ont divisées, les femmes,
Et de nos sœurs séparées.
(refrain)
Reconnaissons-nous, les femmes,
Parlons-nous, regardons-nous,
Ensemble on nous opprime, les femmes,
Ensemble révoltons-nous.
(refrain)
Le temps de la colère, les femmes
Notre temps est arrivé
Connaissons notre force, les femmes
Découvrons-nous des milliers

 

 

Agression sexuelle sur mineur. Le sénat s’émeut

S’étant émue, comme l’opinion publique, de l’indulgence de la Justice vis-à-vis de l’adulte de 28 ans ayant violé (c’est la réalité, pas les attendus du jugement), une fillette de 11 ans, les sénatrices et sénateurs ont déposé deux propositions visant à protéger les mineurs victimes d’agressions sexuelles : en abaissant l’âge de la majorité sexuelle et en augmentant le délai de prescription des crimes sexuels.

Renforcement de la protection juridique des mineures et mineurs contre les agressions sexuelles N°28 et 53 enregistrées au mois d’octobre 2017

LC

N° 28

SÉNAT

SESSION ORDINAIRE DE 2017-2018

Enregistré à la Présidence du Sénat le 17 octobre 2017

PROPOSITION DE LOI

tendant à renforcer la protection des mineurs contre les agressions sexuelles,

Une décision récente du parquet de Pontoise a suscité une violente polémique en requalifiant « d’atteinte sexuelle sur mineure de quinze ans » une plainte initialement déposée pour viol par une fillette de onze ans contre un agresseur âgé de vingt-huit ans, l’argumentation se fondant sur la passivité de l’enfant et l’absence de violence ou de contrainte lors de la relation sexuelle, pourtant visiblement imposée. Il en résulte évidemment une échelle des peines réduite, le viol étant passible en l’occurrence d’un emprisonnement de vingt années alors que l’atteinte sexuelle sur mineur n’est punie que de 75 000 euros d’amende et cinq ans d’emprisonnement.

Cette décision, vivement critiquée par l’opinion publique, a mis en lumière l’étroitesse juridique de la définition du viol, l’absence de critères de mesure du consentement et la non-prise en compte, par notre droit, des circonstances liées à l’âge de la victime. Un mineur de quinze ans peut être, par définition, âgé de zéro à quinze ans, écart qui n’est pas anodin en matière d’activité sexuelle…

Afin de corriger les approximations de la loi française et de lui conserver une cohérence d’ensemble avec la définition des peines, cette proposition de loi fixe à quinze ans l’âge à partir duquel on peut estimer que le mineur est en mesure d’entretenir volontairement une relation sexuelle avec un adulte dans une situation de consentement éclairé. À l’inverse, au-dessous de cet âge, il ne saurait être question de faire valoir ou présumer d’un quelconque consentement à une relation sexuelle quel qu’en soit le contexte. Il y aurait alors présomption irréfragable de viol

Cette même présomption irréfragable s’appliquerait aux mineurs de plus de quinze ans lorsque l’adulte est une personne ayant sur eux une autorité de droit ou de fait.

Par ailleurs, le code pénal français ne traite pas des relations sexuelles entre mineurs. Or, ces relations sont évidemment une réalité et peuvent provoquer d’immenses dégâts, en particulier sous l’influence des jeux vidéo, de la pornographie et des réseaux sociaux. Il est donc également urgent de clarifier cette situation notamment au regard du fait que, si un enfant sur cinq est victime d’agression sexuelle en Europe1(*), la part des agressions entre mineurs est en augmentation. Il convient donc de pouvoir les condamner, et d’instaurer parallèlement les mesures, avant tout éducatives, appropriées2(*).

Afin d’encadrer les relations sexuelles entre mineurs et limiter les risques de pression d’un partenaire à l’égard de l’autre, il est ici proposé de prévoir qu’en deçà de l’âge de quinze ans, un mineur peut consentir à des activités sexuelles avec un partenaire mineur si celui-ci est de moins de deux ans son aîné et qu’il n’exerce aucune relation d’autorité, de dépendance ou de forme d’exploitation à son endroit.

Enfin, il apparaît nécessaire de rendre obligatoire l’inscription au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAISV) instauré par l’article 48 du 9 mars 2004 toutes les personnes condamnées à des peines, même inférieures à cinq années d’emprisonnement, dès lors que la victime en était mineure.

Tels sont les objectifs de cette proposition de loi…suite

N° 53

SÉNAT

SESSION ORDINAIRE DE 2017-2018

Enregistré à la Présidence du Sénat le 26 octobre 2017

PROPOSITION DE LOI

pour une meilleure protection des mineur.e.s victimes de viol et des autres agressions sexuelles,

…Malgré la récente extension des délais de prescription prévue par la loi n°2017-42 du 27 février 2017, les mineur.e.s victimes de crimes et délits sexuels ne bénéficient pas d’un caractère dérogatoire au droit commun : le point de départ placé à partir de la majorité « est justifié par le fait que la victime mineure n’a pas la capacité d’agir en justice et doit se faire représenter. Par ailleurs, ce report est d’autant plus justifié pour les crimes sexuels qu’ils sont le plus souvent commis par un.e membre de la famille ou une personne de l’entourage, qui exerce sur la victime une autorité ou une influence »3(*).

Ainsi, le délai en vigueur n’est pas adapté au caractère très souvent tardif de la révélation des violences (l’amnésie traumatique est souvent levée après 40 ans, alors que l’action publique s’éteint après 38 ans pour les victimes mineures).

La spécificité des crimes sexuels sur mineur.e.s justifie la création d’un délai de prescription dérogatoire de 30 ans à compter de la majorité, une évolution cohérente et lisible au regard du droit de la prescription en vigueur, et répondant aux attentes légitimes des victimes4(*)suite

Harcèlement sexuel : les stagiaires sont plus exposées

Dans nos sociétés conçues par et pour les hommes, les femmes sont par définition vulnérables lorsqu’elles ne s’abritent pas physiquement, économiquement, socialement et psychologiquement derrière les hommes. Il y a toutefois des situations où les femmes sont particulièrement vulnérables, en particulier lorsqu’il s’agit de demander quelque chose en toute légitimité, à l’homme détenteur d’un pouvoir.

Demander un stage pour poursuivre ou terminer un cursus de formation, pour valoriser son CV, pour acquérir de l’expérience, pour élargir son réseau ou mettre le pied dans une entreprise en espérant y être embauchée, gagner un peu d’argent, telles sont les attentes des jeunes filles stagiaires en poste ou en devenir. L’attente étant particulièrement importante et vitale, la demanderesse est en position vulnérable face à un responsable employeur ou décideur. Il n’y a rien de surprenant, et c’est malheureux, à ce que ces décideurs de petite ou grande importance, abusent de leur position en faisant clairement comprendre à la stagiaire qu’elle a intérêt à se soumettre si elle veut le stage, les moyens matériels et administratifs de le réaliser, la rémunération, l’attestation, les recommandations et une embauche éventuelle.

La stagiaire se retrouve en position de proie face à un maître chanteur potentiel. C’est pourquoi je pense qu’on devrait lancer #balancetonmaîtrechanteur.

La Connectrice

http://www.huffingtonpost.fr/2017/11/09/paroles-de-stagiaires-les-victimes-les-plus-fragiles-du-harcelement-sexuel-au-travail_a_23271715/

 

C’EST LA VIE (titre de rubrique déplacé ! LC)

Paroles de stagiaires, les victimes les plus fragiles du harcèlement sexuel au travail

Pour la Journée internationale des stagiaires, ces témoignages révèlent leur vulnérabilité.

10/11/2017 02:14 CET | Actualisé il y a 7 heures
HARCELEMENT SEXUEL – « Elle est toujours aussi frigide votre collègue? » « Nooon, nous, pour lui dire bonjour, on lui met un main au cul, elle préfère ça. »

La question vient du rédacteur en chef des sports auquel Hélène vient de tendre la main alors qu’il s’apprêtait à lui faire la bise. Elle a tendu la main parce que c’est ce qu’on lui avait appris quand elle était en études de commerce. Cette fameuse poignée de main qui ne doit être ni trop molle ni trop ferme. Maintenant, elle fait du journalisme, c’est son premier stage et elle croit que certains codes lui échappent.

 

La réponse, encore plus déplacée que la question, vient du journaliste qui travaille en face d’elle, avec lequel elle s’entend pourtant bien. Hélène est en colère. Elle contrôle, ironise et vanne du tac au tac son collègue. Ça y est, la rédaction s’excite: « Bah alors, elle a ses règles maintenant?! »

 

Retourner devant son ordinateur. Serrer les dents bien fort. Surtout ne pas tout exploser. Dans l’open space d’à côté, deux jours plus tôt, une de ses amies, Lucie, stagiaire elle aussi, lui a raconté une anecdote similaire. Ça commence comme ça. Une blague potache, de la lourdeur, du sexisme… Ou bien est-ce plus grave? Comment savoir?

 

Des années plus tard, après un appel à témoignages pour écrire cet article, Clotilde, Caroline, Sara, Maud, Marion, elles aussi, nous racontent être sorties de leur stage de presse quotidienne régionale avec des anecdotes similaires. Et certaines sont bien plus graves qu’une petite phrase.

 

Alors, la précarité du métier, les horaires à rallonge et la proximité entre confrères font-ils du journalisme un milieu particulièrement propice à ce genre de dérapage?

Non.

Marine, elle, a encore du mal à réaliser ce qu’il lui est arrivé, lorsqu’en stage chez un libraire, elle raconte ce moment où son patron, qui lui parlait volontiers de sa relation libre avec sa femme, lui a intimé de cirer les marches de la boutique devant des clients, alors qu’elle était en petite jupe.

Anaïs, aujourd’hui infirmière, raconte pire encore. « En stage, un interne qui avait jeté son dévolu sur moi me demandait systématiquement de faire des photocopies. C’était dans un cagibi, et à chaque fois, il fallait que j’y refuse ses avances. ‘Je vais finir par te prendre ici sur la photocopieuse’, me disait-il. Jusqu’au jour où il m’a attrapée par les cheveux et m’a embrassée dans le cou. »

Louise était stagiaire-avocate, quand son supérieur l’a harcelée. Elle pensait que c’était un risque banal de son futur métier. « L’égo des avocats, qui empire avec l’âge, la séduction et la rhétorique sont des caractéristiques du métier. La frontière entre ces caractéristiques professionnelles et leurs agissements personnels est très floue. À l’époque, je pensais que c’était normal. » Normal, alors pourquoi toujours si pesant?

De l’autre côté de la Manche, Laura avait 18 ans quand elle a connu le viol en même temps que La City de Londres. Elle était en stage de découverte dans un grand fond d’investissement, c’était son supérieur direct.

Le stagiaire-contrainte

Au moment où ça leur arrive, ces jeunes femmes-là ne savent pas comment réagir. Et par-dessus tout, elles sont stagiaires. Au bas de l’échelle, interchangeables, présentes pour une durée parfois extrêmement limitée, et dont l’avenir proche dépend essentiellement du bon vouloir de leur hiérarchie.

« La question du court terme est un levier de désintérêt et de sévérité de la part du supérieur », explique Ariane Calvo, psychologue spécialiste du souvenir traumatique et reconvertie après dix ans passés en ressources humaines. « Je l’ai constaté en RH. On ne voit les stagiaires qu’en terme de gestion logistique profondément ennuyeuse. Ça nous rajoute du temps de travail, on peut penser que c’est une perte de temps qui n’apporte rien. »

Quid du maître de stage? « Il peut être tenté de voir ça comme de la formation qu’on dispense sans gagner d’argent dessus. Certains ont vraiment du mal à saisir le bénéfice des stagiaires. »

Le stagiaire seul

« Quand un problème grave t’arrive, tu ne sais pas à qui parler, le risque c’est qu’ils ne te reprennent pas en contrat après. Là où j’étais par exemple, ils n’embauchent que rarement des gens qui ne sont pas déjà passés chez eux », raconte Manon, dont le maître de stage l’a très mal notée dans son rapport en lui disant d’un air narquois « Estime-toi heureuse, comme ça on ne dira pas que tu as couché avec moi ». Tandis qu’un autre se plaisait à lui répéter: « Ma petite chérie, si c’est pas bien, je vais te donner des fessées ». « J’ai rien dit. J’avais peur du blacklistage. »

Si les stagiaires harcelés viennent voir les RH, « on va les renvoyer à leur école avec cette réflexion ‘on est pas le bureau des pleurs ici' », relate la psychologue Ariane Calvo.

La position hiérarchique basse du stagiaire est par ailleurs schizophrénique: face à lui, « il a plusieurs référents: les collègues, le maître de stage, son directeur d’école, son prof, son responsable pédagogique… », énumère l’ancienne salariée en ressources humaines. « Et le stagiaire a parfois du mal à définir les rôles ». Assez rapidement il se retrouve en réalité sans personne d’autorité à qui parler.

« On peut aussi reprocher au stagiaire de ne pas en avoir parlé avant. Cette remontrance va renforcer le sentiment du stagiaire de ne pas avoir été aussi débrouillard qu’on lui demandait. Et cette culpabilité en amont va contribuer à le pousser à ne rien dire du tout », termine Ariane Calvo.

Alice a le sentiment d’avoir eu plus de chance. Un photographe de son service de stage avec qui elle se retrouvait régulièrement seule en voiture, insistait pour faire avec elle des photos de nu. Elle a fini par en parler au directeur de sa rédaction avec qui elle s’entendait très bien. « Mais s’il n’y avait pas eu cette proximité avec ma hiérarchie, je ne l’aurais certainement pas évoqué. Ni à lui, ni à personne. »

L’avenir en miroir

Louise, évoquée plus haut, a donc travaillé pour un cabinet d’avocats. Ici pas de ressources humaines, bien sûr. Mais un célèbre avocat, qui ne tarde pas à mettre sa confiance en elle et elle en lui. Quand, peu de temps après la fin de son stage, très pressant, il lui propose un verre, elle ne se méfie pas, il veut peut-être lui confier un dossier, qui sait?

Ce n’est que lorsqu’il a commencé à la caresser dans une chambre, dans laquelle elle avait refusé fermement d’entrer avant d’obtempérer face à l’autorité, que Louise prend conscience de ses intentions. Tout en réalisant que si elle refuse ses avances, il s’occupera de sa réputation.

Après le « non » définitif de Louise, il n’a pas tardé à mettre ses menaces à exécution en appelant différents cabinets pour ternir l’image de la future postulante. « Ce sont des hommes qui ont du pouvoir, qui ont de l’argent, qui se permettent tout et qui sont très vexés de se cogner à un refus », constate-elle. « Il y a le choc du harcèlement, où tu réalises que tu intéresses plus pour ton corps que pour tes compétences et où, de toute façon, tu ne peux rien dire car tu te ferais virer. Mais il y ensuite le choc professionnel: quand j’ai compris qu’il s’assurait de mon silence en me mettant des bâtons dans les roues pour la suite de ma carrière, j’ai trouvé ça profondément insupportable. »

La toute-puissance issue du lien hiérarchique. « C’est cette autorité qui peut amener un chef à une prise de pouvoir perverse sur le stagiaire, qui conduit souvent au laisser-faire de la victime », explique la Ariane Calvo. Le sentiment de ne pas avoir le choix. Et surtout, « ce ‘sentiment de valeur personnel bas’, comme on dit en psychologie, du stagiaire, toujours demandeur, qui va le pousser à chercher l’approbation de son supérieur pour exister ». Avec l’avenir en ligne de mire qui empêche de dire non, voilà les composantes de la mise en place du silence.

Parler malgré tout…mais à qui?

Pour briser l’omerta lors du stage, des cellules d’écoute psychologique au travail avec un numéro vert disponible 24h sur 24 existent sur internet. Mais la mieux référencée sur Google n’a pas de solution à nous apporter quand on la contacte. « Aucun stagiaire ne nous a jamais appelés », nous apprend notre interlocuteur. « Et si ça arrivait, on lui conseillerait éventuellement d’aller voir les représentants du personnel… » Sait-on seulement qui ils sont, lors d’un stage?

Cette cellule d’écoute semble soudain prendre conscience que les stagiaires n’ont quasiment aucun recours établi au sein de l’entreprise. « Même dans nos missions de sensibilisation chez le client, nous n’avons jamais pensé à les inclure dans nos de travaux de groupe », nous avoue-t-on.

Vers qui d’autre se tourner sans risque alors?

Ariane Calvo recommande l’école comme meilleur recours. « Ils peuvent prendre le stagiaire sous leur aile, lui retrouver un stage. C’est vraiment leur rôle plus que celui de l’entreprise elle-même. Parce qu’en payant l’école, l’élève est censé payer une forme de tutelle d’apprentissage. »

« L’école? Quand j’ai évoqué le harcèlement sexuel à mon retour de stage, on m’a dit en rigolant ‘Ah, ça c’est les risques du métier' », se rappelle alors Maud.

Aucun nom, même après une plainte pour viol

Face à la hiérarchie, une autre composante renforce la vulnérabilité du stagiaire victime de harcèlement sexuel: la crainte de nuire à sa propre carrière ou même de faire trop de vagues. À tous les niveaux. Surtout ne pas se faire la réputation de celui ou celle par qui le scandale arrive. Tout au long de cette enquête, pour chaque témoignage, les victimes nous on fait la même mise en garde: « Aucun nom, peu d’indices, s’il te plaît, c’est vraiment important pour moi ». Important de ne prendre aucun risque, ni pour les victimes, ni pour les auteurs. On est loin de la « chasse à l’homme » dont certains ont accusé les #balancetonporc et autre #metoo.

C’est pourtant grâce à l’émergence de la parole permise par la triste affaire Weinsteinque certaines anciennes stagiaires ont accepté de témoigner. C’est bien souvent en lisant des tweets ou en écoutant les médias qu’elles ont réalisé ce qu’elles avaient vécu. « Je pensais que c’était banal en tant que stagiaire, mais j’ai réalisé d’un coup que ça ne touchait pas que mon milieu professionnel », raconte Louise.

Laura aussi nous a dit « aujourd’hui je vais mieux, mais j’insiste, je veux que tu anonymises tout ». Elle reconnaît cependant que « c’est important d’en parler, justement parce que notre vulnérabilité et notre quotidien nous obligent à ne jamais rien dire ».

Et ce qu’elle a subi est particulièrement grave. Quand elle raconte son viol, ses mots sont clairs et précis, sa pensée structurée. Si un an plus tôt, Laura a porté plainte, ce n’était pas pour la reconnaissance, ni la justice, et encore moins pour l’argent, comme on a pu lui dire. C’était surtout pour que l’entourage de cet homme -son supérieur hiérarchique direct lors de son stage découverte de la finance à La City- ne se fourvoie pas. « Je me suis mise à sa place de sa fiancée, je me suis dit que c’était trop horrible d’épouser un violeur sans le savoir ».

Laura a tout de suite su qu’elle venait d’être violée. « Mon ‘non’ avait été très clair et ma surprise aussi. Quand bien même je n’aurais rien dit, mon corps inerte et crispé suffisait à lui faire comprendre que je ne voulais pas ». Le lendemain, elle retourne au travail pour assumer son dernier jour de stage. « J’étais au fond du trou mais je ne voulais surtout pas être la stagiaire qui avait peur, c’était exactement ce que mon agresseur aurait voulu. »

La police londonienne a fini par classer sa plainte sans suite par manque de preuve. Au dernier étage de l’immeuble où les faits se sont déroulés, il n’y avait pas de caméra de vidéosurveillance. Les blessures sur son corps n’étaient pas suffisantes. « Et un rapport sexuel peut laisser des traces, ça ne veut pas forcément dire qu’il y a viol », lui a-t-on expliqué.

On le voit, il faut vraiment beaucoup de détermination pour porter plainte, avec le risque d’un « parole contre parole » harassant et souvent vain.

D’où l’importance pour les victimes de parler. « Je n’étais pas la seule, il en harcelait d’autres avant moi », murmure Louise. Autant de témoignages potentiels capables d’abolir l’impunité, même du plus intouchable des supérieurs. Car c’est bien l’union qui pourrait faire tomber ce règne du silence.

Stagiaire, salarié, même protection

Depuis 2013, le Code de l’éducation a changé. Aujourd’hui les stagiaires bénéficient des mêmes protections et des mêmes droits que les salariés. C’est à dire que selon l’article 1153 du Code du travail:

  • Aucun stagiaire ne peut être sanctionné ou discriminé pour avoir subi ou refusé de subir des agissements de harcèlement sexuel.
  • Aucun stagiaire ne peut-être sanctionné ou discriminé pour témoigner des agissements de harcèlement sexuel ou pour les avoir racontés.
  • Tout salarié ayant procédé à des agissements de harcèlement sexuel est passible d’une sanction disciplinaire.
  • Et enfin, tout employeur doit prendre toutes les dispositions nécessaires en vue de prévenir ces agissements.

Pour les auteurs, le code pénal indique une peine pouvant aller jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. Et, ce, dans le seul cas d’un harcèlement sexuel.

Lire aussi :

• Une Française sur deux a été victime de harcèlement ou d’agression sexuelle

• Drague ou harcèlement? Ces comédies romantiques flirtent avec les limites

• « Je vous invite à faire de #metoo autre chose qu’un buzz sur les réseaux sociaux »

Marylin Monroe, le modèle de Sugar Baby en quête de Sugar Daddy qui fait rêver

Norma Jeane Baker connu la gloire sous le pseudonyme de Marilyn Monroe grâce à sa plastique avantageuse remarquée par un photographe militaire. Bien qu’elle fut une femme intelligente, cultivée et formée à l’Actors studio par le couple Strasberg, producteurs et réalisateurs lui confièrent des rôles  de ravissante idiote désirée par des milliardaires pour ses lignes voluptueuses. Elle entra dans la mythologie hollywoodienne comme BabyDoll et Sugar Baby avide de diamants à la recherche de milliardaires.

http://www.dvdclassik.com/critique/certains-l-aiment-chaud-wilder

Et elle s’appelle comment Marylin dans Certains l’aiment chaud ? Elle se prénomme SUGAR !

Même dans la comédie « Certains l’aiment chaud » son prétendant se déguise en milliardaire pour la séduire. Dans les années 60, elle incarne la femme sexy suffisamment idiote et faible pour être adoptée par un Sugar Daddy. Ses personnages évoluent dans un univers de paillette, une atmosphère glamour et luxueuse qui séduit femmes et hommes. Aujourd’hui encore, elle demeure un modèle de femme pour les hommes et les femmes en recherche de protection et de diamants. Cet exemple de femme est destructeur pour les petites filles mais aussi pour les garçons persuadés que les femmes  sont intéressées avant toute chose par l’argent. Il y a du Marylin dans la publicité faite aux Sugar Babies et Daddies en direction des étudiantes et aussi des étudiants.

Les étudiantes américaines sont sollicitées depuis plusieurs années pour vendre leur corps (prostitution), leurs ovocytes (PMA) et leur utérus (PMA) car les études universitaires coûtent cher et il est difficile de les réussir quand on doit travailler pour assurer le quotidien. Il est pourtant relativement facile d’obtenir une bourse d’études à condition d’avoir un garant et de réussir ses examens.

La prostitution a de tous temps été une possibilité de revenus pour les femmes parce que la demande est forte. Il n’est donc pas étonnant qu’elle se démocratise aujourd’hui sous la forme glamour d’échanges entre SugarBaby et SugarDaddy ou SugarMama. Ce phénomène en dit long sur la régression de la condition des femmes et la régression de la moralité des hommes. On remarquera que le scandale de la publicité pour devenir SugarBaby prend précisément place au moment où les scandales de harcèlement sexuel sont mis en lumière et ce n’est pas un hasard.

« Everybody Needs a Dada Daddy » de Marilyn Monroe (iTunes)

MOI..AH..AH..Mon coeur est à Papa…You know…Le Propriétaire…The Famous Musical Scene with Marilyn Monroe singing « My heart belongs to Daddy » in color and high quality. My Name is Lolita and….I am not supposed to… PLAY …with BOYS

Marilyn Monroe – Diamonds are a girl’s best friend

A 1’58 elle repousse les nombreux admirateurs qui lui offrent leur coeur disant qu’elle préfère les diamants qui sont les meilleurs amis d’une fille…

Dans une autre chanson, elle flashe sur un homme dont la poche  lui paraît gonflée par une bague montée d’un solitaire

Extrait de Gentlemen Prefer Blondes 1953 -les hommes préfèrent les blondes

Pour en savoir plus

  • Origines de la locution SugarDaddy

In 1908, Adolph Spreckels, heir to the Spreckels’ sugar fortune (along with his brother), married a woman 24 years his junior. Alma was apparently quite a babe. She called her husband Adolph her « Sugar Daddy. »

http://www.reporterherald.com/ci_22623737/sugar-daddy-has-sweet-history

Chasse à la femme, harcèlement sexuel, actualités au 26/10/2017

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Ne nous laissons pas impressionner et encore moins décourager par le lobby des machos et des « jenesuispasféministemais… »

Poursuivons la campagne exceptionnelle #balancetonporc, #moiaussi en battant les émules de Weinstein tant qu’ils sont sur le grill, une campagne qui nous donne enfin la chance de dénoncer un problème de santé publique qui touche en particulier les femmes et les maintient dans le mépris et l’infériorisation. Ce mouvement nous donne une opportunité historique de sortir de nôtre instrumentalisation au service des mâles sans foi ni loi. Chaque jour apporte les résultats  de la chasse à la femme.

N’écoutons pas celles et ceux qui voudraient nous museler avec les mêmes arguments que les harceleurs : menaces, dénigrement, insinuations, détournement des faits à leur profit en inversant les rôles et faisant du harceleur une victime. A moins de considérer que toute victime est une délatrice en puissance, c’est-à-dire une personne dénonçant des faits pour en retirer un intérêt trouble et mauvais.

Nous devons tenir bon et continuer à surfer sur la vague de notre parole enfin libérée.

La Connectrice

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  • Le Parquet général avait requis 6 ans de prison et une interdiction définitive du territoire. Cet homme de 23 ans, défendu par maître Carmelo Vialette a été sanctionné par la cour d’appel de Nîmes à 18 mois de prison.

    Il était poursuivi pour proxénétisme aggravé sur une mineure, sa copine, qui « enchaînait les passes » pour faire vivre le couple. « Oui j’ai profité de l’argent, mais j’avais des sentiments pour elle. Je ne savais pas qu’elle était mineure, elle m’a toujours dit qu’elle avait 19 ans. Elle se prostituait avant de me connaître « , affirme le prévenu qui est détenu depuis juillet dernier, date de son interpellation. Et si le supplice de cette adolescente de 17 ans est terminé, elle le doit à la vigilance d’une personne surprise de voir des hommes accéder à un appartement de fonction d’un établissement scolaire gardois. La jeune femme accueillait des hommes en l’absence de ses parents, concierge. « Les faits sont graves, ils se sont déroulés sur presque un an. Et nous ne sommes pas dans l’amateurisme. Il y avait des photos suggestives sur un site, avec un pseudo, une liste sur les prestations sexuelles », note l’avocat général qui réclame 6 ans ferme et une interdiction du territoire pour l’homme déjà connu de la justice pour 7 autres condamnations. « On à l’impression qu’elle était sous votre coupe, elle devait effectuer un minimum de chiffre d’affaire, souligne la présidente de la chambre des appels correctionnels. Elle déclare qu’en moyenne elle devait recevoir 5 clients par jour, cela fait 15 000 euros par mois. Elle affirme aussi qu’elle vous remettait tout avant de réaliser la prestation » poursuit la juge. http://www.objectifgard.com/2017/10/25/nimes-proxenetisme-mineure-compagnon-condamne-a-18-mois-de-prison/

 

  • Morgan Simon, attaché parlementaire militant LREM

    L’attaché parlementaire de la députée nantaise Valérie Oppelt (La République en marche) est visé par un dépôt de plainte pour agression sexuelle. Morgan Simon aurait eu le 1er décembre 2016, lors d’une soirée mêlant plusieurs jeunes militants du parti fondé par Emmanuel Macron, des gestes « plus que déplacés » à l’encontre d’une autre militante ligérienne, devenue depuis attachée parlementaire du député vendéen LREM Philippe Latombe, révèle le site Internet d’investigation Médiacités.

    Harcèlement par messages téléphoniques . La jeune femme, qui a déposé plainte lundi devant le procureur de la République de Nantes, évoque aussi l’envoi de messages à caractère sexuel sur son téléphone. Un harcèlement qui l’a obligé à se mettre pendant quelques mois en marge du mouvement Les Jeunes avec Macron (JAM) qu’elle animait, précise Médicacités. «S’il m’avait présenté des excuses, je lui aurais sans doute pardonné. Mais je n’avais pas envie que cela arrive à d’autres et cela me rendait malade de ne pas être reconnue comme victime», a-t-elle confié au site Internet. http://www.20minutes.fr/societe/2158391-20171026-lrem-attache-parlementaire-nantais-morgan-simon-vise-plainte-agression-sexuelle

 

  • Le photographe  Terry Richardson viré du groupe Condé Nast

Parce que les victimes ont parlé trop longtemps dans le vide

L’affaire Weinstein révèle non pas que la parole se libère enfin, mais qu’on n’a longtemps pas écouté les femmes. Et c’est également le cas concernant Terry Richardson. Charlotte Waters, Jamie Peck, Sarah Hilker, Liskula Cohen… elles ont été nombreuses à avoir le courage de raconter l’envers des tournages et photoshoots du prédateur dès le début des années 2010. Nudité, contacts physiques non recherchés, allant jusqu’à la masturbation ou à d’autres actes plus poussés, le photographe a utilisé les femmes pour des fantaisies sexuelles sous couvert de faire de l’art. Les médias s’en sont largement fait l’écho, se demandant parfois s’il fallait le boycotter. Les femmes, traumatisées, évoquent ces agressions, lui parle d’actes consentis. Parole contre parole. David contre Goliath…Parce que le milieu de la mode n’a pas encore fait son examen de conscience  Carla Bruni, au cours d‘une interview donnée au magazine américain In Style, parlait du harcèlement dans le milieu de la mode. Elle y assurait entre autres que c’est un milieu sain, arguant qu’elle n’a jamais été agressée par qui que ce soit. La mannequin Cameron Russell dit le contraire et a exhorté les femmes à livrer leurs expériences sur les réseaux sociaux avec le hashtag #MyJobShouldNotIncludeAbuse. Elle en a profité pour lancer un appel à son milieu : « Publicitaires et magazines, arrêtez d’employer ces gens. Agences, ne leur envoyez plus de modèles. Arrêtez ça aujourd’hui. N’attendez pas que des avocats s’en mêlent pour agir. Faites ce qu’il faut car faire le contraire est horrible. » ..http://www.20minutes.fr/mode/2158399-20171026-terry-richardson-travaille-plus-conde-nast-trop-tot

  • Incitation des étudiantes et étudiants à la prostitution

Le camion publicitaire vantant un site de rencontres à proximité d’universités parisiennes, accusé d’inciter à la « prostitution » par la mairie, a été saisi ce jeudi pour « affichage » non autorisé, a-t-on appris auprès de la préfecture de police de Paris.

Le camion de  saisi pr affichage non autorisé. On veut une condamnation pr incitation à la prost.! https://www.change.org/p/procureur-interdiction-des-publicit%C3%A9s-sugardaddy-destin%C3%A9es-aux-%C3%A9tudiant-es?recruiter=167117369&utm_source=share_petition&utm_medium=facebook&utm_campaign=share_petition&utm_term=share_petition 

Signez la pétition

Procureur: Interdiction des publicités « SugarDaddy » destinées aux étudiant-es

change.org

 « Le camion a été localisé et remorqué », a indiqué la préfecture de police. Les responsables seront entendus au commissariat du XVe arrondissement, lieu où a été localisé le véhicule, pour « affichage d’un support sans autorisation préfectorale », a-t-on précisé.

Une incitation à la prostitution ?

La mairie de Paris a saisi mercredi la justice pour demander des poursuites contre le site internet RichMeetBeautiful.fr et sa publicité mobile, qui constituent selon elle une incitation à la prostitution.

La Fage, premier syndicat étudiant, a pour sa part annoncé porter plainte « du chef de proxénétisme », estimant que la publicité sur ce site « a pour objet d’attirer les étudiant-es en situation de précarité (…) et de les inciter à accepter de se livrer à des actes sexuels avec des personnes plus âgées ». « Très honnêtement il y a un doute »

La secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a annoncé ce jeudi sur Sud Radio avoir été « saisie » à propos de cette publicité, soulignant qu’il fallait voir s’il s’agit d’« incitation à la prostitution ».

« Est-ce qu’il s’agit de rencontres consenties ou est-ce qu’il s’agit de proxénétisme et d’une forme d’incitation à la prostitution qui pourrait tomber sous le coup de la loi ? On est en train de regarder très précisément les aspects juridiques », a-t-elle expliqué. Selon elle, « très honnêtement il y a un doute ».

http://www.20minutes.fr/societe/2158491-20171026-richmeetbeautiful-saisie-camion-publicitaire-site-internet-accuse-inciter-prostitution

  • 20 ex-collaboratrices de Pierre Joxe le dédouanent de harcèlement sexuel

L’ancien président du Conseil constitutionnel Pierre Joxe est accusé d’agression sexuelle par Ariane Fornia, la fille d’Eric Besson, ancien ministre de Nicolas Sarkozy . — SIPA

Elles lui apportent leur soutien. Vingt ex-collaboratrices affirment ce mercredi dans une lettre ouverte avoir « confiance » en l’ancien membre du Conseil constitutionnel Pierre Joxe, âgé de 83 ans. Il est accusé d’avoir, lors d’une soirée à l’opéra au printemps 2010, agressé sexuellement l’écrivaine Ariane Fornia, la fille d’Eric Besson, ex-ministre de Nicolas Sarkozy,.

http://www.20minutes.fr/societe/2158455-20171026-agression-sexuelle-vingt-ex-collaboratrices-confiance-pierre-joxe

Triste de constater que des femmes, malgré leur préambule- elles affirment dans un premier temps être « solidaires de toutes les victimes de harcèlement ». Et affirment « que les femmes sont l’égale des hommes, qu’elles ont droit au respect en toutes circonstances et que tout geste, tout propos, tout écrit qui vise à les humilier est fondamentalement et définitivement condamnable »-se précipitent pour défendre l’honneur d’un vieux politique de 83 ans contre le témoignage d’une toute jeune femme. Elles auraient pu attendre le résultat de l’enquête mais non, le mâle est toujours plus respecté que la femme. Ce comportement phallophile rappelle que si les femmes sont maltraitées, c’est souvent avec la complicité d’autres femmes avides de posséder leur petit bout de phallus.

  • Les hommes aussi

Dans le flot de témoignages relatant des agressions sexuelles, l’histoire de Nacho Vidal sort du lot.

Cet acteur espagnol de films X a déposé une plainte pour « abus sexuel » après s’être vu contraint de baisser son pantalon lors d’une consultation médicale pour une douleur à… l’oreille. Les faits ont eu lieu dans une clinique colombienne, a indiqué ce mardi son avocat, Daniel Mendoza…« Baissez votre pantalon », lui a demandé le médecin au cours de la consultation, puis « il a commencé […] à le toucher », selon l’avocat. « Nacho a été un peu surpris » et a eu une érection « car Nacho est Nacho », a expliqué l’avocat. http://www.20minutes.fr/monde/2157987-20171025-video-colombie-acteur-porno-nacho-vidal-agresse-sexuellement-clinique

  • Battue férocement par son mari, elle refuse de porter plainte

37 ans de mariage, un mari brutal. Dans les Côtes-d’Armor, cette femme ne veut pas porter plainte. Au tribunal, elle dit que tout va bien. La situation est hallucinante. À la barre du tribunal correctionnel de Saint-Brieuc, cette femme, au visage marqué par les épreuves, tremble. C’est elle qui est venue, alors qu’elle est la victime. L’auteur des violences, avec qui elle est mariée depuis 37 ans, n’a pas jugé bon de se déplacer. Il n’en a « rien à foutre ».  ..

Une voisine, qui travaille dans le paramédical, assure que cette femme a déjà eu la mâchoire cassée par son mari en avril 2016, le nez cassé en octobre 2016. « Des violences extrêmement graves, qui durent depuis des années », souligne la juge. L’homme est condamné à six mois de prison, avec sursis.

http://www.20minutes.fr/justice/2157999-20171025-bretagne-frappee-depuis-annees-mari-refuse-porter-plainte

#balancetonporc. Des hommes se victimisent pour étouffer la voix des victimes

Le formidable élan de délivrance des femmes victimes de harcèlement sexuel trouve un triste et minable écho chez des hommes qui adoptent une position victimaire. Dommage, très dommage pour eux qui ne comprennent pas qu’ils ont tout à gagner d’une amélioration pacifique des relations femme/homme. Mais ce qui est plus grave est qu’ils défendent les harceleurs avec les mêmes arguments que ces derniers utilisent pour étouffer la parole des femmes qu’ils agressent sexuellement.

Ce matin sur Sud Radio passionnant débat à propos de #balancetonporc dans lequel le donneur de leçon Régis de Castelnau, bien qu’élevant sa grosse voix et s’abritant derrière un savoir cautionné -selon son aveu- par l’existence de 4 filles et 2 petites filles, a trouvé une brillante répartie de Fathia Boudjalat et Valérie Expert. Bravo les filles !

Régis de Castelnau ne craint pas de se déjuger, ce qui démontre sa confusion mentale sur le sujet, car il commence son intervention en désignant le féminisme victimaire pour poursuivre dans le machisme victimaire. Vous l’avez compris, aujourd’hui les véritables victimes du harcèlement sexuel ne sont pas les femmes qui dénoncent son emprise mais les hommes qui se sentent pointés du doigt. A ce propos Valérie Expert rappelle pertinemment dans le débat que sur plus de 200 000 twitts #balancetonporc, on ne trouve que 5 noms d’hommes.

Régis de Castelnau, avocat, sévit régulièrement dans le magazine Causeur pour défendre les clients de prostituées, la prostitution, les harceleurs comme Baupin et Weinstein en s’abritant derrière la loi. Dura Lex sed Lex. Ce faisant, Monsieur de Châteauneuf  vous négligez, quand cela sert votre idéologie machiste honteuse, le fait que la loi est sujette à interprétation ce dont témoigne la jurisprudence et aussi qu’elle est sujette à évolution en fonction des opinions et nécessités du contexte sociétal.

Monsieur de Châtauneuf se pose déjà en avocat du macholand, prêt à défendre tous ces pauvres hommes victimes de délation, de dénonciation calomnieuses, innocents désignés coupables par la furie de centaines de milliers de twitteuses qui les accuseraient par frustration, haine du mâle, féminisme outrancier, féminisme victimaire, vengeance et pur abus de situation dominante par le bruit et le nombre.

Ecoutez les propos de Régis de Castelanu et les arguments de Fathia Boudjalat et Valérie Expert. https://www.sudradio.fr/le-10h-12h-158 à partir de 15’24.

Surtout, Mesdames, ne lâchez rien, continuez à twitter #balancetonporc ou #moiaussi, nôtre parole doit se multiplier. Refusons de laisser étouffer notre juste protestation contre des habitudes culturelles machistes, épiphénomène du mépris dans lequel trop d’hommes veulent nous maintenir afin de nous exploiter économiquement, sexuellement et psychologiquement (la fameuse charge mentale). Il n’y a qu’un tout petit pas du harcèlement sexuel à l’absence de parité, l’absence de femmes aux postes de direction du CAC40, l’absence d’égalité salariale, l’absence d’égalité économique, l’absence des femmes dans les écoles et emplois d’ingénieur, l’absence des femmes à la présidence de la République depuis qu’elle existe

#blancetonporc. Macholand monte encore à l’assaut des victimes

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Lueurs dans la trouble obscurité de l’omerta et du déni du harcèlement sexuel

Nous serions nombreuses à oublier, sinon pardonner les harcèlements que nous avons subis et subissons, si les mâles en cause s’amendaient sincèrement et honnêtement. A vous de jouer, Messieurs : assumez au lieu de nier et calomnier les victimes. 

Le mouvement #balancetonporc permet aux victimes du harcèlement sexuel de libérer leur parole et déboucher les oreilles -et ce qu’il y a entre- de certaines et certains. Ce succès suscite un tollé dans la machosphère qui hurle à la délation, à la calomnie, au féminisme castrateur, à la majorité morale et à l’excès. Les articles fleurissent, écrits dans leur majorité par des mâles, pour cracher sur la parole des victimes qualifiées d’hystériques, de délatrices, de pétasses et d’affabulatrices. Or c’est précisément ce genre de jugement qui explique pourquoi les victimes se sont tues pendant des décades et ouvrent aujourd’hui en grand les vannes de leur témoignage. Merci Weinstein, on devrait lui offrir une médaille spéciale, celle de la goutte qui fait déborder le vase car la monstruosité du porc en chef a atteint les limites de l’omerta.

En attendant, de courageuses femmes osent poursuivre la campagne #balanceton porc en témoignant. Espérons que le contre feu machiste n’étouffera pas ce mouvement tant que les hommes ne remettront pas en question leur comportement de prédateur en s’engageant à le modifier. Nous serions nombreuses à oublier, sinon pardonner, si les mâles en cause s’amendaient sincèrement et honnêtement. A vous de jouer, Messieurs : assumez au lieu de nier et calomnier les victimes. 

De nouveaux témoignages

  •  la députée Europe-Ecologie-Les Verts (EELV) d’Hénin-Beaumont Marine Tondelier, ancienne attachée parlementaire. Interrogée par 19h le dimanche, sur France 2, elle confie que ses collègues d’alors devaient adopter des stratagèmes pour éviter de se retrouver coincée avec un parlementaire, dans le couloir ou dans un ascenseur.

    Entre femmes, des « noms de parlementaires circulaient » car, pour certains, « il y avait un risque qu’ils vous collent une main aux fesses et qu’il y ait des histoires. […] On savait qu’il ne fallait pas prendre l’ascenseur avec eux. Il y avait une « blacklist » des mecs avec qui il ne fallait pas trop prendre de risques ».

http://www.20minutes.fr/politique/2156015-20171023-video-harcelement-sexuel-deputee-eelv-parle-blacklist-mecs-fallait-trop-prendre-risques

  • Agnès Buzyn, ministre de la Santé

    « Comme beaucoup de femmes, j’ai eu affaire à des comportements très déplacés dans mon milieu professionnel », a déclaré la ministre, ancien médecin et professeur spécialisé en hématologie.

    « Des chefs de service qui me disaient : « Viens t’asseoir sur mes genoux » Des choses invraisemblables… qui faisaient rire tout le monde », a-t-elle précisé, ajoutant que « la libération de la parole » après le scandale Weinstein « fait prendre conscience qu’une lutte quotidienne se joue dans l’espace public et professionnel ».
    Relevant qu’une « femme qui réagit face à un propos sexiste n’est jamais prise au sérieux », la ministre a dit attendre « que les hommes se rebellent publiquement, à nos côtés »

http://www.20minutes.fr/politique/2155583-20171022-harcelement-sexuel-ministre-sante-victime-comportements-tres-deplaces

 

Haro sur les victimes qui ont l’outrecuidance de parler

Vous constaterez que dans les exemples ci-dessous, les reproches faits aux victimes sont précisément ceux qui les ont empêchées de parler.

  • paradoxal

Si je comprends bien… nombreuses sont les femmes qui ont accepté certains comportements pour faire leur carrière. Elles ont laissé faire pour réussir et encourager de tels comportements .
Et maintenant, comment distinguer le vrai du faux, les règlements de compte , les vengeances ou l on se fait aider du lynchage populaire en lieu et place d une justice extatique ?

  • Le magazine Causeur se distingue particulièrement par sa défense du macholand : défense du client de prostituées et contre l’abolition de la prostitution, défense du harceleur Baupin et maintenant indignation contre l’incitation à la délation de la campagne #balancetonporc . Dommage pour un média qui se veut au-dessus de la mêlée. Pas  touche aux privilèges de Macholand.

Elisabeth Lévy a allumé l’offensive : https://www.causeur.fr/balance-ton-porc-weinstein-lemaire-147263  

  • S’il fallait ne décerner qu’un seul mérite à la campagne de dénonciation #BalanceTonPorc lancée sur Twitter, ce serait celui de lever le voile sur la violence inouïe d’une certaine police de la pensée féministe en France, pour ceux qui ne l’auraient jusque-là regardée qu’avec des yeux indifférents sinon bienveillants.

    Il serait donc admis désormais qu’au seul titre de la peine, de la crainte ou de l’humiliation ressenties nous pourrions nous octroyer le droit de jeter à la vindicte populaire le nom de quelqu’un qui nous aurait causé du tort. Sous le prétexte d’une prétendue insuffisance de l’arsenal juridique (seule une part infime des harcèlements subis serait effectivement déclarée à la justice), la délation pure et simple se retrouve érigée en arme légitime saisie par les minorités opprimées, les femmes en l’espèce, et acquiert soudain ses lettres de noblesse…Outre un risque de dérive vers une forme moderne d’inquisition, cette chasse aux sorciers met à jour un autre aspect marquant de notre époque, celui du recours systématique à une grille manichéenne dès lors qu’on s’attelle à analyser le monde. La nuance n’est pas convoquée quand il s’agit de traiter de sujets de sexualité : l’homme est par essence coupable, la femme victime. .. https://www.causeur.fr/balance-ton-porc-femmes-hommes-147388

  • https://www.causeur.fr/weinstein-femmes-pourquoi-balancetonporc-147282
  • http://www.bvoltaire.com/metoo-hysterie-mondiale-contre-males-blancs/?mc_cid=29ccb76748&mc_eid=bef168d638

Le monde ne bruisse que des viols commis par un producteur de cinéma américain, et du mouvement international de dénonciation qui les a suivis – « MeToo » : « Balance ton porc » en France –, qui demande à chaque femme de mettre un terme au règne, pourtant agonisant, du mâle blanc hétérosexuel.

J’ouvre la presse. « MeToo! MeToo! » On se bouscule, on veut son viol, dont le sens s’étend désormais à des régions très éloignées, où n’a jamais été frappée la même monnaie, où n’a jamais flotté le même drapeau, de sorte que le mot finit par désigner un geste grossier, une blague déplacée, un regard appuyé…

Pour ma part, je vois dans ces avances et harcèlements le fruit d’une simple évolution de la société. La relation physique a grandement perdu tout aspect amoureux ou même de simple tendresse. Quant à son caractère sacré… 68 est passé par là et l’a balayé depuis longtemps. L’éducation au libre choix, à la normalité d’avoir des rapports comme on a envie d’une partie tennis, avec des « partenaires » variant au fil des classes si ce n’est des genres. Il n’est que de s’informer sur les programmes du primaire pour le voir. Dès lors, certains se permettent des propositions directes. Directes, simples et bêtes ; desquelles toute cour, toute élégance et toute admiration sont absentes.

Quelle différence entre les propos de ce contributeur et ceux de Soreinte violeur de la gamine de 11 ans ? Vous savez, maintenant, les filles sont faciles. Avant, à mon époque, il fallait rester au moins un an avec une fille pour la baiser, mais maintenant c’est en dix minutes. » ?

 

 

 

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