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Archives de Catégorie: Christianisme

Beyrouth illumine le sapin de Noël quand la France souhaite l’éteindre

Alors que des voix s’élèvent en France contre la tradition de Noël au nom du détournement de la laïcité, Beyrouth vient d’illuminer un gigantesque sapin de Noël sur sa place centrale, la place des Martyrs. Quel courage pour un pays sous la coupe du hezbollah !

 

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https://fr.news.yahoo.com/beyrouth-illumine-son-sapin-no%C3%ABl-113000094.html

blob:https://www.dailymotion.com/734183d4-6050-43a9-b8da-22aa078f20dc

https://www.lepoint.fr/video/beyrouth-illumine-son-sapin-de-noel-04-12-2018-2276434_738.php

Noël exceptionnel au Liban

https://www.konbini.com/fr/tendances-2/pourquoi-le-noel-au-liban-est-exceptionnel/

(article publié en 2016 toujours valable)

4. Le Liban est le seul pays arabe où 30 % de la population est chrétienne

Même si il n’y a pas eu de recensement de la population depuis 1932, on estime généralement que les chrétiens représentent environ un tiers de la population libanaise. Ces chrétiens d’Orient se répartissent en onze Églises différentes. La majorité appartient à l’Église maronite, mais il y a aussi des orthodoxes, des catholiques, des arméniens, des syriaques, des chaldéens, des assyriens et même des protestants ! Pas toujours facile de s’y retrouver…

Contrairement aux autres pays de la région, les chrétiens sont largement représentés en politique. La constitution libanaise, qui répartit le pouvoir suivant des quotas confessionnels, leur réserve la présidence de la République, le commandement de l’armée et 64 sièges sur 128 au Parlement.

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5. Les musulmans aussi participent à la fête

Noël a beau être la fête chrétienne par excellence, au Liban les musulmans y participent aussi : c’est l’occasion de décorer les maisons et les rues, d’offrir des cadeaux, de faire un bon repas. Vous me direz, globalisation, société de consommation et père Noël Coca-Cola obligent, mais pas seulement. En Islam, Jésus est considéré comme un prophète, il n’est donc pas mal vu de célébrer sa naissance.

De même, durant le mois du Ramadan, il n’est pas rare de voir des chrétiens être invités à l’iftar, le repas qui interrompt le jeûne des musulmans à la tombée de la nuit. Dans un pays où 18 confessions religieuses sont officiellement reconnues, il est important de montrer qu’on sait se réjouir pour la fête de l’autre.

6. La cuisine libanaise

D’ordinaire, la cuisine libanaise c’est déjà des centaines de mezzés, ces petits plats dont les plus connus sont le houmous et le taboulé, qu’on dévore jusqu’à plus faim au restaurant.

Mais à Noël, on dîne en famille et c’est donc l’occasion de déguster des plats plus rares : des feuilles de vignes fourrées à la viande et mijotées avec des côtelettes d’agneau, ou bien un poulet au riz aux sept épices servi avec des amandes. Pour le dessert, les Libanais préparent le meghlé, une crème à la cannelle. Habituellement servi pour célébrer la naissance d’un bébé, on le déguste à Noël pour symboliser la venue au monde de l’Enfant Jésus.

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7. Solidarité avec les réfugiés

Le Liban est le pays qui a la plus forte densité de réfugiés au monde : environ un habitant sur trois est un réfugié. Parmi les nationalités les plus représentées, on compte environ 1,5 million de Syriens, 450 000 Palestiniens et 18 000 Irakiens. Plus de 90 % d’entre eux sont musulmans sunnites, mais il y a aussi des chrétiens.

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Noël, grande fête des cadeaux et des retrouvailles, est un jour de solidarité très important entre les Libanais et leurs voisins réfugiés. Les Églises et les ONG comme Kahwit Al Franj, Sawa for Development and Aid ou encore SOS Villages d’Enfants organisent des distributions de vêtements, de repas et de cadeaux pour les plus démunis.

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8. Les chants de Noël

Au Liban, le mois de décembre est l’occasion de passer des chants de Noël à fond dans les rues. À fond. Dans certains quartiers chrétiens de Beyrouth, comme Furn el Chebbak, des haut-parleurs sont placés sur les côtés de la rue principale et crachent toute la journée une bouillie sonore arabo-franco-anglophone. Tant pis si les habitants du coin ont mal au crâne, l’esprit de Noël est dans les baffles.

Mais qui dit musique de Noël à la libanaise, dit aussi de grandes voix, comme celle de Fayrouz (l’une des plus grandes stars du monde arabe). L’artiste interprète des chants de Noël comme « Douce nuit », « Sainte nuit » ou « Jingle bells » en arabe et en syriaque (une langue utilisée pour certaines messes).

9. On chausse les skis

Pour ceux qui pensent encore qu’ils vont trouver des déserts de sable et les chameaux au Liban, raté. Ici c’est plutôt montagne et même sports d’hiver ! À partir du mois de décembre, les sommets se couvrent d’une épaisse couche de neige et les Libanais chaussent les skis. Il fait souvent très beau, ce qui permet de dévaler les pistes en T-shirt tout en regardant la Méditerranée.

Les stations les plus connues sont celles de Faraya-Mzaar, à environ une heure de route de Beyrouth, mais il y en a d’autres plus au nord, dans la réserve naturelle du Chouf. Et après le sport, la récompense : comme chez nous, les soirées à la montagne sont agrémentées de vin chaud et de fromage fondu.

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10. Quand c’est fini, y en a encore !

Pour ceux qui auraient raté le coche, il est toujours temps de se rattraper car au Liban on fête Noël deux fois. En effet, tandis que la grande majorité des chrétiens du monde célèbrent la naissance de Jésus le 25 décembre, l’Église arménienne considère que la naissance a en fait eu lieu le même jour que l’Épiphanie (lorsque les Rois mages ont offert leurs présents à Jésus), soit le 6 janvier.

Du coup, les Arméniens du Liban fêtent Noël dix jours plus tard que les autres chrétiens. L’occasion d’aller se balader dans le quartier de Bourj Hammoud, à la lisière de Beyrouth, et de goûter aux spécialités locales.

Un reportage de Chloé Domat, édité par Rachid Majdoub.

Le « Printemps républicain » s’insurge contre le nouvel antisémitisme. Et après ?

Je viens de recevoir ce manifeste contre le nouvel antisémitisme, un antisémitisme différent de celui des nazis mais qui sème le désordre et la terreur dans la communauté juive, encore et toujours bouc émissaire des maux du monde.

Il est salutaire de s’insurger contre l’antisémitisme actuel mais appeler à la formation à l’esprit critique des enfants est un pari sur l’avenir, non sur le présent car le mal est profond qui n’a jamais cessé de flatter le potentiel de malveillance de l’humanité dans toutes ses expressions politiques et religieuses.

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source image http://www.ikonet.com/fr/ledictionnairevisuel/societe/religion/chronologie-des-religions.php

Le poison antisémite n’a jamais cessé d’influencer les religions monothéistes telles le christianisme et l’islam, ces réformes du judaïsme qui, pour l’avoir quitté n’ont de cesse de justifier combien il est mauvais et pernicieux. Après deux mille ans d’existence, le christianisme le pardonne pas au judaïsme de l’avoir précédé de trois mille ans quand l’islam après 1500 ans d’existence lui en veut férocement de l’avoir précédé de trois mille cinq cents ans. Elles sont d’autant plus rancunières qu’elles ont emprunté nombre de paroles et de rites au judaïsme.

Si le christianisme a pu atténuer sa haine et sa jalousie de la religion juive, l’islam n’a cessé d’entretenir ces dernières au profit de l’homogénéité conquérante de l’Oumma islamiya.

Face au regain de l’antisémitisme parallèlement au renouveau salafiste de l’islam, l’éducation des enfants ne suffit pas. En France, nous disposons de tout un arsenal juridique pour sanctionner propagande, propos et actes antisémites et seule une ferme volonté politique permettrait de le mettre strictement en oeuvre.

La Connectrice

Pour en savoir plus

https://www.printempsrepublicain.fr/notre-manifeste/#menu

https://www.facebook.com/PrintempsRepublicain/

 

Chers signataires du manifeste du Printemps Républicain,

L’augmentation des actes antisémites n’est pas une fake news !
La tribune publiée le 9 novembre sur Facebook par le Premier ministre Edouard Philippe établit un parallèle avec la Nuit de cristal du 9 novembre 1938 afin de dénoncer la hausse de 69% des actes antisémites depuis le début de l’année 2018. Cette insistance mémorielle est salutaire, mais malheureusement insuffisante.
En effet, si le passé est un guide pour la mémoire, il l’est rarement pour l’action. Or nous ne sommes pas dans les années 30. Ce n’est pas l’antisémitisme nazi de 1938 qui se dresse devant nous, mais bien celui de 2018 touchant particulièrement la France et plus communément appelé « nouvel antisémitisme ». Ce rapport au réel nous oblige à adopter une nouvelle grille de lecture si l’on veut s’attaquer aux racines du problème.
Que nous dit le réel ?
Que l’antisémitisme tue : en France d’abord. Il est utile de rappeler les noms de Sébastien Selam, sans doute la première victime, d’Ilan Halimi tué par le gang des barbares ; de Jonathan, Arieh et Gabriel Sandler, de Myriam Monsonégo, tous exécutés par Mohamed Merah ; de Yohan Cohen, Philippe Braham, François-Michel Saada et Yoav Hattab, tous abattus à l’hyper casher de Vincennes par Amedy Coulibaly. De Sarah Halimi battue et défenestrée par Kobili Traoré. De Mireille Knoll, rescapée de la Shoah mais poignardée à son domicile. A l’étranger, souvenons-nous de Emanuel et Miriam Riva, Dominique Sabrier et Alexandre Strens assassinés lors de l’attaque du musée juif de Bruxelles, de Dan Uzan tué devant la Grande synagogue de Copenhague ; de Sylvan et Bernice Simon, Cecil et David Rosenthal, Joyce Fienberg, Richard Gottfried, Rose Mallinger, Jerry Rabinowitz, Daniel Stein, Melvin Wax, et Irving Younger assassinés dans une synagogue de Pittsburgh. Tous tués au cri de « Les Juifs doivent mourir ». Morts, parce que juifs ! Comme on le voit, cette hausse de l’antisémitisme n’est pas spécifiquement française, elle se répand dans toutes les sociétés aux Etats-Unis, en Angleterre et en Allemagne.
Certes l’antisémitisme ne mène pas forcément à la mort. C’est un poison quotidien qui, à force de violences verbales et physiques, de propos dégradants, de menaces, de harcèlement, transforme en cauchemar la vie de nos concitoyens de confession juive. Les forçant, dans certains endroits, à vivre dans la peur et à se sentir partout en insécurité, y compris à l’école où ils scolarisent leurs enfants.
Que nous dit encore le réel ?
Que l’antisémitisme est un trait caractéristique de tous les extrêmes politiques et culturels, des « suprématistes blancs » aux islamistes, de l’extrême-droite à l’extrême-gauche. Une partie de la gauche, en effet, fait preuve de complaisance avec ce nouvel antisémitisme. N’ayons pas peur de le dire, la solidarité inconditionnelle avec le peuple palestinien conduit certains responsables de gauche à supporter des paroles inacceptables et à partager des combats avec des activistes infréquentables. Le Labour de Jeremy Corbyn, qui se révèle gangréné par des courants antisémites, en est l’exemple le plus frappant. Pourtant, la cause palestinienne mérite un meilleur soutien que celui d’antisémites à peine grimés en antisionistes. En France, la complaisance avec les thèses indigénistes conduit aux mêmes dérives.
Que nous dit toujours le réel ?
Qu’après l’école, l’antisémitisme gagne du terrain à l’Université. Jadis lieu de culture et d’élévation intellectuelle, l’Université est devenue à certains endroits un lieu où les propos et les tags antisémites fleurissent. Si ce fait est surprenant, il nous invite à méditer sur les rapports complexes de l’instruction et du fanatisme. L’école forme autant des citoyens que des individus et son développement n’est pas la garantie, comme le croyaient les premiers Républicains à la suite de la Révolution française, de l’essor des Lumières et de l’esprit critique. Au contraire, elle fabrique avant tout désormais des consciences individuelles qui vont chercher dans tous les récits disponibles de quoi se bricoler des identités personnelles. Sans esprit critique, le niveau d’instruction condamne à l’adhésion à toutes sortes de croyances, menant parfois ces esprits à se complaire dans l’abject.
Que nous dit enfin le réel de manière insistante ?
Que l’antisémitisme se répand surtout chez les jeunes et particulièrement sur internet, sur fond de multiplication des théories du complot associant les juifs au pouvoir, à l’argent et les rendant responsables de la plupart des maux de notre temps. Situation ô combien paradoxale : internet permet à la fois d’accéder à l’ensemble des connaissances de l’humanité, depuis le creux de sa main, tout en s’exposant aux pires rumeurs, idées reçues et aux messages de haine les plus funestes. De fait, l’antisémitisme se répand sur fond de complotisme pour qui les attentats du 11 septembre 2001 tiennent lieu de véritable date de naissance. Attaque terroriste la plus documentée de l’histoire de l’humanité, elle n’en reste pas moins la plus grande source de fake news. Encore à ce jour, 17 ans plus tard, certains croient dur comme fer qu’il s’agissait d’un « inside job » de la CIA, sous l’influence du Mossad et plus globalement d’Israël conduisant à la libération de la parole antisémite et raciste.
Telle est la réalité.
Il faut donc reprendre la lutte contre l’antisémitisme à la base !
D’abord, en déclarant la lutte contre l’antisémitisme grande cause nationale et en mettant à disposition des pouvoirs publics et des acteurs de terrain les moyens nécessaires pour agir.
En sanctionnant plus sévèrement les propos antisémites, notamment ceux tenus sur les réseaux sociaux, et ce dès le premier dérapage pour prévenir la récidive. Pour cela il est temps de mettre en place une législation qui oblige les hébergeurs à prendre leurs responsabilités.
En ne montrant plus aucune complaisance pour les thèses indigénistes parce qu’elles permettent le développement de l’antisémitisme sous couvert d’antisionisme.
En luttant contre le complotisme. L’éducation nationale doit continuer de développer certaines initiatives pédagogiques déjà lancées : dès le collège, des activités d’éveil à l’esprit critique. Une véritable éducation à l’usage des moteurs de recherche, couplée à une sensibilisation aux risques que rencontrent particulièrement les jeunes adolescents sur internet, en s’exposant à des dévoiements pervers de la réalité, véhiculant de plus en plus souvent des messages antisémites à peine latents voire totalement assumés comme tels !
Le combat contre l’antisémitisme est un combat universel et républicain. C’est l’un des combats premier du Printemps Républicain. Nous ne pouvons pas tout attendre de la puissance publique. Nous devons nous mobiliser collectivement et ce qu’importe nos religions, nos convictions politiques et nos philosophies. Ce n’est pas un problème qui ne concerne que les juifs mais bien tout le monde ; au même titre que la haine antimusulmans ne concerne pas que les musulmans et que l’homophobie n’est pas le seul problème des homosexuels.
C’est tout le corps social qui doit s’élever contre cette infamie.

Salutations républicaines,
Le bureau du Printemps Républicain

Adresse aux prétendus laïques qui ne veulent pas que l’on « juge les religions » …

Publié le

Liberté d’expression, liberté de croire ou de ne pas croire en Dieu et autres divinités, liberté de philosopher et donc de critiquer. La liberté est indivisible. La liberté de penser et de dire grandit l’humain parce qu’elle est la manifestation la plus haute du Respect. La liberté de penser, ce n’est pas la liberté de faire n’importe quoi et d’agir contre autrui. L’incitation à la haine, ce n’est pas la liberté.

Elisseievna me transmet ce cri de colère contre des intégristes laïques qui s’allient aux intégristes politiques et religieux. Je partage.

La Connectrice

 

Adresse aux prétendus laïques qui ne veulent pas que l’on « juge les religions » …

Si vous étiez des VRAIS LAIQUES vous ne mettriez aucune doctrine à l’abri des JUGEMENTS DE VALEUR, et vous n’invoqueriez pas l’argument totalement à côté de la plaque de l’inquisition, JE JUGE L’ISLAM, JE JUGE LE CHRISTIANISME, JE JUGE LE NAZISME, ETC : TOUTE DOCTRINE.

Ceux qui ne le font pas ne sont que des laïques de pacotille, vénérant au fond le « sacré » de religions » et … en fait , étant surtout animé par la haine des idées de base chrétiennes et utilisant les autres religions comme prétexte pour l’écraser, la réalité en France est celle-là, la réalité en France est la guéguerre Francsmacs contre Cathos, guerre dont je n’ai rien à faire,

Moi je combats ( 1 ) LES DOCTRINES NAZIES, LES DOCTRINES QUI NE DONNENT PAS LA MEME VALEUR A TOUS LES ETRES HUMAINS, soit le nazisme, l’islam, certaines versions élitistes du christianisme (pour le coup vraiment déviées de la bible), le communisme de Lénine issue de la haine antijuive de Marx et d’autres doctrines de massacres systématiques.

Vous et vos amis haissez le christianisme parce que vous etes des obsédés du cul, qui, c’est vrai, n’est pas franchement respecté par une doctrine assez teintée de méfiance envers la « chair », pour moi cette question est bien ridicule et secondaire par rapport aux questions de vie ou mort.

(1)     Je tente d’écrire ce verbe, ce mot auquel je suis si allergique, de même qu’au mot « collaborateur », tant il représente une réalité que je voudrais ne plus vivre, une réalité que je voudrais que personne ne vive, et je m’aperçois … que je ne sais même pas le conjuger à la première personne du singulier … j’ai du consulter une grammaire pour corriger mon premier écrit … vraiment je déteste ce mot, nom [ en allemand Kampf, mein Kampf ] ou verbe.

elisseievna

Faut-il abolir la fête des Rosières ?

Publié le

Une polémique fait actuellement rage chez les zidioridiculi  au sujet de la fête des Rosières, une tradition qui remonte au Vème siècle faisant l’orgueil de nombreuses communes françaises pour les réjouissances et l’affluence dont elle est l’occasion. Une pétition circule pour demander son abrogation.

Le couronnement de la rosière d’Enghien le 25 juin18761.

Une rosière est une jeune fille qu’on récompense pour sa réputation vertueuse.

Instituée, selon la légende, par saint Médard à la fin du ve siècle, la fête de la Rosière est née à Salency (Oise).

Elle consiste, à l’origine, en la remise d’une couronne de roses (d’où le nom) à la jeune fille dont la conduite irréprochable, la vertu, la piété et la modestie ont marqué le village.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Rosi%C3%A8re

La jeune fille sacrée Rosière devrait être la plus recommandable du village, c’est à dire chaste, pure et vierge. La plupart des opposants n’étant pas sur place, tout comme moi, ils ont élaboré leur indignation sur des principes et des théories que seuls les participants et participantes locaux peuvent infirmer ou confirmer.

Je ne m’étendrai donc pas sur les motivations  de cette célébration et ce qui est retenue d’une tradition aussi ancienne. On remarque toutefois que la pétition en cours ne s’adresse qu’au maire de Salency alors que la fête de la Rosière est célébrée dans des dizaines de communes françaises, ce qui en fait un cas national digne d’une intervention de l’Etat, si on est logique.

Mon opinion porte sur le contenu des traditions en général. En effet, les traditions anciennes reposent pour la plupart sur des convictions et des croyances qui ne sont plus d’actualité ou qui ont été détournées de leur signification originelle. Croyant ou athée nous sommes heureux de célébrer la Saint-Jean et ses feux, Noël ou la Saint-Nicolas, Pâques et la Chandeleur. Les mariées portent des robes blanches symbole de la virginité et de la monarchie, ce n’est pas pour autant qu’elles sont vierges ou princesses. Pour le 14 juillet les pétards et les feux d’artifice sont un simulacre de guerre et une marque d’appétit pour l’odeur de poudre.

Je suis féministe et je ne censure pas tout ce que notre culture peut avoir de misogyne et gynéphobe car il n’en resterait pas grand chose. Les traditions et les légendes ne nécessitent pas d’être prises à la lettre lorsqu’on comprend le contexte de leur naissance et de leur raison d’être. Elles appartiennent à l’Histoire de France.

Alors en CP j’ai effectué l’année scolaire à Pessac près de Bordeaux. La maîtresse nous apprenait de jolies chansons dont « le petit chemin de fer » qui m’avait marqué avec la Rosière et les vaches mélancoliques …

LC

 

Le petit chemin de fer

– 1 –
Au beau pays de Cocagne
On vient d’construire un ch’min d’fer
Qui traverse la campagne
Entre deux rangs d’arbres verts
Sur les fils télégraphiques
Se sont perchés les oiseaux
Et les vaches mélancoliques
Bouchent les passages à niveau
Pour guetter dans le lointain
Le panache du premier train.
Refrain 1
Tchou tchou tchou…
Voilà qu’il arrive
Avec sa locomotive
Tchou tchou tchou…
On l’entend fort bien
Le voilà qui vient.
– Non! c’est pas lui!– 2 –
La gare est toute flambante
De drapeaux et de lampions
Une foule impatiente
Attend l’inauguration
C’est pourquoi monsieur le Maire
La fanfare et les pompiers
Accompagnés d’la Rosière
Depuis c’matin sont sur pied
Comme il est midi moins l’quart
Ça n’fait jamais qu’trois heures de r’tard.Refrain 2
Tchou tchou tchou…
Voilà qu’il arrive
Avec sa locomotive
Tchou tchou tchou…
On l’entend fort bien
Le voilà qui vient.
– Mais Non! c’est une mouche !
– 3 –
Le chef de gare comme soeur Anne
En ne voyant rien venir
Dans le téléphone en panne
Appelle à n’en plus finir
Tandis qu’un bel homme d’équipe
En uniforme coquet
Murmure en fumant la pipe
Tranquillement au bout du quai:
Si le train n’est pas ici
C’est peut-être ben qu’il n’est pas parti.
Refrain 3
Tchou tchou tchou…
Voilà qu’il arrive
Avec sa locomotive
Tchou tchou tchou…
On l’entend fort bien
Le voilà qui vient.
– Mais Non! c’est pas l’train, c’est l’café qui bout!– 4 –
Les jours et les nuits passèrent
Mais c’qui n’passa pas, c’est l’train
Car on n’a, chose singulière,
Pas trouvé d’mécanicien
Les gens du pays d’Cocagne
Sont tellement bien chez eux
Qu’ils se font une montagne
D’un voyage aventureux
Pourquoi donc prendre le train
Quand on a l’bonheur sous la main!Refrain 4
Tchou tchou tchou…
Tant pis s’il arrive
Avec sa locomotive
Tchou tchou tchou…
Nous prendrons plaisir
À le voir partir.
– Salut!

Paroles et musique: P-R Groffe et Zimmermannhttp://gauterdo.com/ref/pp/petit.chemin.de.fer.html

La pétition des zidioridiculi

 

En France, en 2019, certains prétendent encore évaluer la pureté et la virginité des filles – avec l’argent public !

Le 02 juin 2019 devrait se tenir à Salency une « Fête de la Rosière », à l’initiative de Bertrand Tribout, fervent catholique, président de la Confrérie de Saint-Médard. Cette initiative doit recevoir le soutien logistique et financier du maire, Hervé Deplanque (SE).
Qu’est-ce donc qu’une fête de la Rosière ? Une fête, instituée selon la légende, par Saint Médard au Ve siècle, qui consiste à la remise d’une couronne de roses (et souvent d’une dot, pour les jeunes filles pauvres) à une jeune fille vertueuse. Mais, et c’est là que cette fête doit nous indigner, comment ces gens prétendent-ils défendre la vertu ? Un des critères retenus est la virginité.Comment compte-t-on évaluer la virginité d’une fille, en France, en 2019, alors qu’on sait bien que les pseudo-examens scientifiques n’ont aucune valeur ? Bertrand Tribout répond simplement qu’il faut s’en remettre, comme à l’époque « à la rumeur publique » (http://www.leparisien.fr/salency-60400/a-salency-la-purete-des-filles-sera-bien-celebree-en-2019-08-08-2018-7847031.php L’organisateur de cette « fête » sous prétexte de célébrer des jeunes filles, entend donc mener une enquête et interroger habitants et habitantes sur les pratiques sexuelles des jeunes filles, et se permettre de les juger.

Cette « fête » est révoltante. La virginité peut être un choix, qui relève du domaine intime et privé, et ne doit en aucun cas être ni évaluée ni jugée par une institution qu’elle soit politique ou religieuse. Sous prétexte de célébrer la virginité, l’organisateur de cette fête et le maire qui la soutient livrent le corps, les actions, la réputation des jeunes filles à la rumeur publique. Cette définition de la « vertu » est rétrograde et insultante. Les organisateurs ont-ils pensé, par exemple, aux victimes de violences sexuelles ? Doivent-elles conclure, si elles ont été violentées, qu’elles ne sont plus « vertueuses » ? On remarquera l’aspect sexiste de cette démarche : il s’agit toujours d’évaluer la virginité des filles, pas celles des garçons.
Ce critère de la virginité a fait scandale : nombreuses sont les personnes qui ont réagi, notamment sur twitter (https://twitter.com/Laelia_Ve/status/1027856581944336384 et ont envoyé des mails au maire pour témoigner de leur désaccord. Bertrand Tribout semble faire machine arrière et dévoile ses autres critères : « Le dévouement à sa famille, la disposition à faire le bien et à éviter le mal, être toujours de bonne humeur et souriante… être quelqu’un de sympathique au final ! Et ces choses-là se savent, on est un petit village. » (https://www.nouvelobs.com/societe/20180813.OBS0819/fete-de-la-vertu-a-salency-on-me-taxe-de-sexiste-alors-que-je-mets-en-valeur-la-jeunesse.html?utm_term=Autofeed&utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Twitter#Echobox=1534223798 Encore un portrait de la « femme idéale » parfaitement sexiste : les femmes n’ont pas conquis leurs droits en étant « toujours de bonne humeur et souriante[s] » et nous avons vocation à être autre chose que les potiches de Bertrand Tribout.

Nous conseillons à Bertrand Tribout de s’occuper d’autre chose que d’évaluer la pureté et la virginité des jeunes filles.
Nous faisons remarquer au maire Hervé Deplanque que l’engagement d’une institution publique dans une telle fête contrevient à la fois au principe de laïcité et aux valeurs d’égalité entre femmes et hommes rappelées dans notre Constitution.
Nous déplorons l’absence totale de réactions des politiques. Aurions-nous eu le droit à un telle silence s’il s’agissait d’une association musulmane en banlieue qui prétendait évaluer la pureté et la virginité des jeunes filles ?

Nous encourageons la célébration de la jeunesse. Pourquoi ne pas célébrer les jeunes filles, mais aussi les jeunes garçons, en mettant en valeur par exemple leurs projets, leurs actions de solidarités, par exemple ?

Nous pouvons proposer à M. Deplanque des idées alternatives de fête (et encourageons les personnes qui signeraient cette pétition à indiquer, en commentaire, des idées alternatives!) Par exemple la lecture publique du « Rosier de Mme Husson » de Maupassant (qui se moquait déjà de cette fête au XIXe siècle!) ou encore de « Madame Baptiste » du même auteur (qui dénonçait déjà l’évaluation publique de la sexualité des femmes). Puisque certains sont restés au XIXe (ou au Ve?) siècle…

https://www.change.org/p/f%C3%AAte-de-la-rosi%C3%A8re-laissez-les-filles-tranquilles-f%C3%AAtedelarosi%C3%A8re

 

Arnaud Beltrame. Le croisé contre le sarrazin

Publié le

AFP

Source image http://www.sudinfo.be/id45504/article/2018-03-25/hommage-ce-dimanche-aux-victimes-de-lattentat-de-trebes-et-hommage-national-en

Les attentats musulmans et les revendications musulmanes visent à imposer les principes de leur religion dans la vie quotidienne pour convertir et dominer le monde non musulman. Ils nous ramènent au Moyen-âge, époque durant laquelle la Chrétienté et les musulmans s’affrontaient au Moyen-Orient. La croisade est l’équivalent du djihad, tous deux étant une guerre sainte. Le héros Arnaud Beltrame a affronté le sarrazin comme un preux chevalier croisé, terme repris aujourd’hui par les terroristes musulmans pour désigner les occidentaux. Retour au VIIIème siècle.

Ommettre de mentionner la foi chrétienne d’Arnaud Beltrame serait le trahir car son engagement catholique animait sa bravoure. Selon le témoignage du père Jean-Baptiste Golfier, le prêtre qui accompagnait Arnaud Beltrame dans sa conversion et qui l’a marié religieusement sur son lit de mort, on comprend l’engagement du lieutenant-colonel au service de l’humanité. L’homme avait adopté la foi catholique avec passion et ferveur. Son dévouement au service de la gendarmerie que reconnaissent tous ceux qui l’ont connu professionnellement et individuellement, était porté par ses convictions religieuses concrétisées depuis environ dix ans :
Né dans une famille peu pratiquante, il a vécu une authentique conversion vers 2008, à près de 33 ans. Il reçoit la première communion et la confirmation après deux ans de catéchuménat, en 2010.

Comme tous les convertis, il assumait sa foi avec enthousiasme et sans retenue, ce qui peut expliquer en partie qu’ils se soit rapidement dévoué pour remplacer une otage. Comme un chevalier croisé, il a foncé sans retenue vers l’affrontement. S’il avait hésité et pris le temps de réfléchir, il aurait protégé sa gorge car depuis que nous sommes victimes d’attentats nous savons tous que le djihadiste égorge le kouffar. Arnaud Beltrame, professionnel de la Défense, ne pouvait pas l’ignorer.

De nombreux versets du Nouveau testament louent le sacrifice de Dieu et de Jésus, le premier ayant donné son fils unique pour sauver l’humanité, le second ayant sacrifié sa vie pour sauver ses frères . Ainsi il est écrit dans l’évangile de Jean: 1 Jean 3:16
Nous avons connu l’amour, en ce qu’il a donné sa vie pour nous; nous aussi, nous devons donner notre vie pour les frères.
Arnaud Beltrame a suivi le chemin de Jésus ce qui lui a valu d’être égorgé par un sarrazin.

Lundi soir, le procureur Molins persistait dans le déni de la réalité terroriste en refusant de dire que le gendarme avait été égorgé : c’est une blessure « très importante à la trachée » qui avait conduit à sa mort. Le gendarme a aussi été touché par balle à la jambe et au bras.

De son côté le djihadiste a obéit strictement aux principes de Mahomet. Ceux qui ne veulent pas voir ce parallèle qui nous ramène au VIIIème siècle, plus de mille ans en arrière, oeuvrent à la destruction de notre civilisation, au mépris de nos ancêtres qui, comme Arnaud Beltrame, on donné vie et sueur pour construire un monde de paix et de bien-être.

La Connectrice

Un hommage national devrait être rendu ce mercredi au lieutenant-colonel Beltrame. Espérons qu’il sera plus grandiose et patriote que celui rendu à Johnny Halliday qui n’avait de patriote que la source de ses revenus. Les mots tabous seront-ils prononcés ? Osera-t-on parler du terrorisme musulman, du djihad, de la foi chrétienne du héro ?

 

Tradition de Noël et rigolade : Les trois messes basses

La tradition de Noël c’est aussi rigoler de l’hypocrisie de certains prêtres et de la rouerie des enfants de chœur. Alphonse Daudet s’était fait une spécialité de cet anticléricalisme bon enfant et bien de chez nous. Marcel Pagnol et Fernandel lui donnent un beau coup de main dans cet extrait du film « Les lettres de mon moulin ». J’avais vu ce film dans mon enfance lointaine et je n’ai jamais oublié sa truculence bien que je ne sois ni catholique ni croyante. C’est ça la culture, faire siennes toutes les belles choses de son pays.

 

Ajoutée le 21 déc. 2016
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Les Trois Messes basses est un conte de Noël d’Alphonse Daudet d’abord publié en 1875 dans les Contes du lundi, puis intégré à la version définitive du recueil Lettres de mon moulin en 1879. C’est un récit irrévérencieux mettant en scène l’un des sept péchés capitaux, la tentation de gourmandise : le prêtre, dom Balaguère, va être tenté par son petit clerc, Garrigou, possédé par le diable, et muni de sa diabolique clochette. L’histoire se situe au milieu du xviie siècle dans le château de Trinquelage, château imaginaire situé au sommet du mont Ventoux. Le diable a pris les traits du jeune Garrigou, clerc de Dom Balaguère, ancien prieur des Barnabites et à présent chapelain gagé des marquis de Trinquelage, afin d’induire le prêtre en tentation et de lui faire commettre « un épouvantable pêché de gourmandise » : usant du faible de Dom Balaguère pour la bonne chère, il commence, tout en l’aidant à se préparer pour la messe, par lui décrire les différents plats qui seront servis (dindes, gélinottes, vins, faisans, truites…). Les Lettres de mon moulin est un film français, réalisé par Marcel Pagnol, sorti en 1954. Le film est l’adaptation de trois des vingt-neuf Lettres de mon moulin, d’Alphonse Daudet

Histoire. Le passé interdit de l’Alsace.

Je viens de découvrir un article sur le passé historique et ethnologique de l’Alsace, passionnant à lire absolument. Il est écrit par un Alsacien érudit passionné par sa province et son histoire. J’ai découvert cet article parce que l’auteur a visité mon blog, comme quoi, le réseau informel des blogs fonctionne positivement et ce n’est d’ailleurs pas la première fois que je découvre de belles choses grâce aux personnes qui me rendent visite. Chères lectrices, chers lecteurs, continuez ! 😉

https://elsasserwurtzle.wordpress.com/2017/11/17/7-evocations-dun-passe-interdit/

7 évocations d’un passé interdit

Derrière ce titre volontairement provocateur, de vraies et profondes interrogations se profilent, mais je dois avouer que 7 évocations d’un passé peu glamour sonnerait quand même plus juste.  L’Alsace se présente dans un paysage mental, façon carte postale. Nous y visualisons les maisons à colombages fleuries, de jolies filles vêtues traditionnellement, une gastronomie renommée. Le tout rapporté par l’autochtone avec un dialectal accent qui pourrait, tout aussi bien, servir à dresser une meute de loups. 

L’Alsace est le plus beau coin sur terre, les Alsaciens sont les plus travailleurs, chrétiens et autres clichés bien vendeurs. Rien n’apparaît jamais à son désavantage, pas même ses défauts. 

On efface bien malgré nous de la mémoire collective tout ce qui nuirait à ce joli tableau et aux impératifs politiques du moment. Dans ce nombrilisme pervers, l’autocritique a-t-elle encore sa place? Elle m’apparaît nécessaire et salutaire. Du passé interdit au passé composé, voire recomposé,  je vais tenter vous entretenir de sujets que l’on ignore habituellement, mais qui font partie intégrante du vécu de notre région. Un billet qui ne fera qu’évoquer, de survoler ces thèmes , mais sur lesquels je reviendrais cycliquement, car ils puisent leurs sources dans mon vécu d’Alsacien; dans des histoires ou des faits qui m’ont été rapportées de diverses façons incluant la lecture d’alsatiques et sur lesquelles je m’interroge cycliquement.  Des dents vont grincer, ce sont des portraits déconcertants, mais sincères que j’offre à votre esprit critique…

L »article se découpe en 7 thèmes : Patriotisme et francophilie, anthropophagie, illuminati, amaroli, pédophilie, habitudes alimentaires d’antan et pratiques païennes.

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